Théorie du gender : la jeunesse en danger

Son rôle dans la destruction de la Nation
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Pat
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Théorie du gender : la jeunesse en danger

Messagepar Pat » 14/08/2011 - 22:25

Théorie du gender : la jeunesse en danger

On le sait, la rentrée scolaire est toujours l’occasion pour nos gouvernants et les lobbies qui les dirigent d’expérimenter voire d’imposer des réformes désastreuses. L’année 2011 ne faillit pas à la règle et la rentrée des classes début septembre promet d’être mouvementée pour les professeurs de SVT (Science de la vie et de la terre, le nom ronflant donné à la biologie) qui risquent de se trouver au coeur d’un débat enflammé. Certains refuseront peut-être d’aborder les trois chapitres controversés des nouveaux manuels exposant la «théorie du genre», ou gender, et seront traités de “réactionnaires” ou de «catholiques intégristes», voire persécutés par les collègues, les parents, la hiérarchie.

*

Les parents qui n’ont pas la possibilité d’inscrire leurs enfants dans un établissement hors contrat doivent absolument s’informer au sujet du nouveau programme officiel de SVT de la classe de première. Dans une matière que les élèves pensent être scientifique, ils étudieront en réalité un discours idéologique propre à satisfaire les associations LGBT. De la même façon qu’on leur enseigne en histoire à haïr la France coloniale et les idées nationales, on s’apprête à leur faire considérer l’hétérosexualité comme une orientation au même titre que l’homosexualité, et surtout — c’est la théorie du genre proprement dite — leur identité sexuelle (masculine ou féminine) comme l’objet d’un choix. Le manuel Bordas pour les séries L et ES affirme ainsi sans ciller que « le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et le contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l’autre. Devenir un individu sexué fait partie intégrante de la construction identitaire. »

Si l’identité sexuelle est cette interaction entre sexe biologique et contexte socio-culturel, pourquoi diable est-ce à la biologie d’étudier le problème de cette identité? La biologie ne doit-elle pas se cantonner plutôt à son domaine, à savoir, selon ces manuels, la seule différenciation entre l’individu mâle et l’individu femelle? Le dessein des rédacteurs du nouveau programme est évident : puisque les discours angéliques contre l’“homophobie” ne suffisent pas, il s’agit d’enseigner deux fausses vérités scientifiques pour faire accepter les revendications gays.

La première, que l’identité sexuelle est librement choisie — les transsexuels ne peuvent dès lors plus être considérés comme des personnes marginales — ; la seconde, qui en découle, que l’homosexualité ou la bissexualité sont des orientations au même titre que l’hétérosexualité. L’orientation sexuelle est d’ailleurs dans ce programme complètement séparée de l’identité sexuelle. Cette théorie fait perdre aux jeunes tout repère, alors même que les lycéens vont pour la plupart faire leurs premières «expériences sexuelles» dans les trois années qui mènent au bac. Il ne s’agit donc plus d’instruire, mais de pervertir, avec ces manuels qui tiennent plus du dépliant arc-en-ciel ou du manifeste du Planning familial que du livre scientifique.

Malheureusement, le changement des programmes n’est qu’une évolution logique dans une école déjà noyautée par les lobbys homosexualistes. Pas un couloir, pas une salle des professeurs, pas un CDI (bibliothèque) où l’on ne puisse en effet rencontrer une affiche qui promeuve ouvertement l’inversion des mœurs: «homo, hétéro, tous égaux», ou «Julie aime les filles. Mais elle n’aime pas les filles qui n’aiment pas les filles qui aiment les filles». Ces affiches, pour faire bonne mesure, représentent souvent un groupe de jeunes Black-Blanc-Beur… ou comment faire de l’antiracisme en même temps que de la propagande gay.

En cours de SVT, au chapitre “Reproduction”, qui était déjà le moment privilégié de la distribution de préservatifs et d’adresses de centres de Planning, il n’était en outre pas rare de voir les professeurs zélés inviter des associations homosexuelles. C’est désormais une obligation pour tous les professeurs d’aborder la question, et de l’aborder bien évidemment dans le sens du Système. Il ne s’agirait pas de prendre Philippe Isnard pour modèle et de proposer un débat honnête avec la présentation des arguments de deux parties adverses. Il faut certes que les élèves réfléchissent, mais en raisonnant à partir des vérités pseudo-scientifiques qu’on leur a exposées.

*

Pour se convaincre de la perversité de ces manuels, il n’est que d’en lire des extraits : « L’identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme. Et ce n’est pas si simple que ça en a l’air ! » nous dit ainsi le manuel Hatier. « Cette identité dépend […] du conditionnement social. En effet, chacun apprend à devenir homme ou femme selon son environnement, car on ne s’occupe pas d’un petit garçon comme d’une petite fille: on ne les habille pas de la même façon, on ne leur donne pas les mêmes jouets… »

Le discours est profondément malhonnête. D’abord, l’usage de la robe voire de la jupe, même pour les petites filles, tombe hélas en désuétude, et l’on voit désormais indifféremment garçons et filles en pantalons ou en jeans, réputés plus pratiques alors qu’ils sont d’une épouvantable laideur. Il est vrai cependant qu’on ne propose qu’aux petites filles, pour l’instant, des strings, des bikinis, et des poses lascives dans les pages de Vogue. Patience, le tour des garçons viendra. En tout cas, nul ne peut nier que les différences tendent à disparaître dans les tenues vestimentaires des enfants. Quant aux jouets, n’importe quelle mère pourra témoigner que les garçons s’intéressent rarement aux poupées de leurs soeurs, et que les filles ne demandent pas souvent des fusils, sabres, et autres engins de guerre pour leur anniversaire.

La malhonnêteté consiste plus profondément dans la relation de cause à effet qui est suggérée en filigrane : les filles seraient conditionnées à devenir des femmes dès la plus tendre enfance, via les jeux qu’on leur propose. Les rédacteurs du manuel écartent d’emblée l’idée que l’on offre tel ou tel jouet à un enfant après avoir constaté qu’il se portait plus volontiers vers telle occupation ludique que telle autre.

Un adolescent, même s’il a des frères et soeurs, n’a pas nécessairement fait le constat par lui-même de la différence patente de comportement entre filles et garçons, et l’argumentation du manuel peut lui sembler satisfaisante, il est donc fort probable qu’il soit convaincu par cette introduction. D’ailleurs, poursuit le manuel, nous avons la preuve que l’identité est une question culturelle, car il existe dans d’autres culture trois genres: l’homme, la femme, etc. Et là le livre est bien en peine de catégoriser le troisième genre : « une troisième catégorie, considérée comme ni femmes ni hommes(sic), tels que les berdaches Nord-Amérindiens ou les Fa’afafine en Polynésie: ce sont biologiquement des hommes mais qui se comportent de manière typiquement féminine. »

Ces tribus primitives doivent-elles donner le la à nos sociétés occidentales? Pas d’“homophobie”, en effet, chez les Indiens d’Amérique et les Polynésiens : « Mahus ou fa’afafines peuvent avoir une vie sexuelle et être en couple avec un homme ou une femme sans être considérés comme homosexuels, car ils constituent un véritable troisième genre. »

L’élève est aussi amené à s’émerveiller de ce que le singe bonobo ait des comportements sexuels « pas forcément liés à la reproduction », bref il faut comprendre que l’homosexualité n’est absolument pas contre-nature !

*

Comme tous les autres chapitres, ceux-ci comportent des exercices qui achèveront de graver dans la mémoire de nos chères têtes blondes (et crépues) la théorie abracadabrante. Dans un exercice de «vrai ou faux» du même manuel Bordas, l’élève doit réfléchir à la proposition C : « l’identité sexuelle peut être en désaccord avec le phénotype sexuel » et la proposition D : « il existe un stade chez l’embryon pour lequel il n’y a pas de différence entre un individu masculin et un féminin. » L’une des deux est exacte, la deuxième. Dans les sept premières semaines d’une grossesse, les organes sexuels du fœtus ne sont pas formés ; cela ne signifie pas pour autant qu’il n’est pas déjà un petit garçon ou une petite fille en puissance, puisque l’on sait que le sexe dépend d’un chromosome X ou Y donné par le spermatozoïde au moment de la conception. Cette vérité scientifique sert de justification au mensonge que l’on veut imposer à l’école : « l’identité sexuelle peut être en désaccord avec le phénotype sexuel. » Le manuel Hachette pousse l’absurde plus loin en écrivant, à côté d’une photo représentant deux homos hilares à la Gay Pride: « Tout le monde a le droit élémentaire à une sexualité épanouie. » À cette affirmation correspond aussi un exercice : « Expliquer pourquoi l’orientation sexuelle fait partie de la sphère privée. » Il est loin, le temps des calculs de la superficie du champ d’un agriculteur, ou du bénéfice de l’épicier exprimé en anciens francs !

On pourrait multiplier les exemples tous plus scandaleux les uns que les autres.(1) Simone Veil est bien sûr mise en avant ainsi que le féminisme ; est dressée une peinture caricaturale de la famille traditionnelle ; un encadré intitulé « que pense la Bible de l’homosexualité ? » affirme « l’Église ne condamne pas les personnes homosexuelles » en omettant de préciser que l’homosexualité y est absolument interdite et condamnée.

L’enseignement catholique sous-contrat — mollement — et des associations catholiques comme les AFC, ainsi que des membres de la FSSPX — plus vigoureusement —, ont protesté contre les nouveaux programmes et proposent des pétitions sur internet. Christine Boutin a rédigé une lettre ouverte au ministre de l’Éducation Luc Chatel afin de demander la révision des manuels avant la rentrée. Des questions écrites à l’adresse de Luc Chatel ont été rédigées par des députés UMP et publiées au Journal Officiel. Aucune réponse n’a bien évidemment été faite.

Ces demandes légitimes sont même attaquées par le syndicat UNSA Education pour qui «les associations familiales catholiques lancent leur nouvelle croisade. Elles ont décidé de s’en prendre aux programmes de première des SVT et, comme le rappellent les programmes, à l’acceptation des différences». Et le syndicat d’agiter le spectre de l’intégrisme et d’invoquer la laïcité. Les autres syndicats ne sont évidemment pas en reste.

C’est de toute façon l’affrontement du pot de terre contre le pot de fer, et l’issue ne fait pas de doute, faisant de l’école de la République, de plus en plus, une matrice de citoyens dociles : dociles face à la version officielle et obligatoire de l’histoire de France et de l’Europe, persuadés du bien-fondé d’une tolérance qui, en matière de moeurs, est une licence, et enfin convaincus non pas de l’égalité des races mais, anti-racisme oblige, de la supériorité de toutes sur la race blanche.

Pour les catholiques, elle devient de plus en plus l’école du diable; pour tous elle est une école de médiocrité, dont on sort au mieux inculte, au pire illettré, et, comme le débat sur le gender nous l’enseigne, programmé pour accepter sans réfléchir toutes les opérations de propagande, même les plus abominables.

Avant d’être politique, économique, sociale ou écologique, la crise inouïe que nous vivons est morale et spirituelle. Aucun redressement n’est possible sans le rétablissement des valeurs traditionnelles tant dans la vie individuelle que sur le plan collectif. J. B. http://rivarol.over-blog.com/
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Messagepar Pat » 07/11/2011 - 19:07

Les Catholiques, le genre et les autres...

L'ABRUTISSEMENT des jeunes adolescents hexagonaux n'en finit plus. Dernière offensive répertoriée, celle de L'Éducation “nationale” dans son ensemble qui incite par la création et la diffusion de nouveaux manuels scolaires à l'accroissement du néant identitaire de notre jeunesse. Ainsi, et ce sont les associations catholiques qui sonnèrent les premières la sonnette d'alarme, les décideurs de l'enseignement étatique ont mis en place pour la prochaine rentrée de septembre 2011 un programme totalement irrationnel inspiré par les travaux de la pire gauche culturaliste assoiffée de dégénérescence dans lequel la théorie - des genres occupera une place importante dans les cours de SVT des classes de première. Que viennent faire en effet là (dans des leçons de biologie) ces thèses de cinglés qui consistent tout simplement à nier les identités sexuelles, le masculin et le féminin ? Les sexes n'étant que virtualités selon ces coquecigrues faussement intellectuelles mais véritablement néfastes pour l'équilibre psychique des enfants. Notons encore pour bien cerner l'imbécillité scandaleuse de ces théorèmes que pour leurs thuriféraires, seul l'individu asexué devrait être socialement pris en considération : il n'y aurait pas d'hommes et de femmes, de petits garçons et de petites filles, mais uniquement des individus totalement indifférenciés. .. Même sexuellement !

Il faut avoir rencontré au moins une fois dans sa vie un de ces apôtres défendant de telles idées pour se rendre compte de la folie qui les habite. Votre serviteur a eu l'occasion d'avoir suivi une quarantaine d'heures de cours de sociologie sur le sujet prodiguées par une fanatique de la cause, et en est ressorti avec la certitude que ladite professeurs et ses thèses débiles n'avaient absolument aucune autorité scientifique, aucune ! Pour faire court, son discours se résumait à une raillerie interminable sur le pénis, simple morceau de peau (sic) conférant au “supposé” garçon une autorité morale et spirituelle injustifiée dans la société… « Coupez-lui la verge et les testicules et l'homme disparaît », hurlait-elle hystériquement pour ne pas dire magistralement. « Encore fallait-il lui couper lui » répondis-je en pince sans rire avant de la renvoyer dans sa cour de récréation : « Mais Mademoiselle […], vous n 'êtes pas sans savoir que le petit garçon ne naît pas seulement avec ces particularités physiques qui le différencient apparemment de la petite fille. Le petit garçon, très invisiblement, bénéficie des chromosomes XY quand la petite fille jouit des chromosomes XX. Vous savez également que le taux de testostérone chez l'enfant de sexe masculin est déjà largement supérieur à celui de la petite fille du même âge alors que les testicules ne jouent encore aucun rôle dans son développement physique et mental ! Bien d'autres organes, à commencer par le cerveau, participent à la différenciation sexuelle innée de l'individu. Le nourrisson masculin possède du septième au dixième jour un taux d'hormones 30 fois supérieur à celui d'une fillette du même âge. »

Inutile de vous préciser que Mademoiselle la professeure prit une colère dévastatrice et m'informa que mes propos étaient intolérablement réactionnaires et fascistes, machistes et certainement racistes. Puis, la révélation, celle dont je n'avais pas besoin pour rejeter violemment ces idées comme l'on recrache un poisson amer, la révélation qui prouvait aux étudiants modérément décérébrés que l'idéologie des genres ne constituait qu'un verni logique destiné à légitimer socialement la folie de certains individus complexés. « Moi, déclara la professeure dans un aveu émouvant, je suis née sans utérus, et je suis donc bien placée pour vous dire qu'il n'existe ni homme ni femme...». Nous nous sommes alors montrés discrets afin de respecter la souffrance soudainement dévoilée de notre enseignante fanatique. Mais tous avaient identifié la source de cette croyance et de cette idéologie…

Si ce paradigme des genres apparaît comme une manie de gauchistes fanatiques qui n'a rien à faire dans l'enseignement universitaire des sciences humaines, que penser alors de son intrusion au lycée dans des matières empiriques et parfaitement scientifiques comme la biologie ? Le secrétaire général adjoint des associations familiales catholiques, Claude Berruer, a parfaitement résumé le problème dans un courrier envoyé à l'inénarrable Luc Chatel où il qualifie avec justesse la théorie des genres de pure construction. Nous pouvons aussi parler à la manière de feu François Bourricaud de vulgaire bricolage idéologique. La maison d'édition Bordas qui considère certainement les lycéens comme des éponges acéphales qu'il faut malaxer au maximum, a répondu aux terribles attaques des catholiques atteints d'obscurantisme : « on nous demande d'évoquer l'influence du contexte sur le comportement sexuel. Il n'y a là rien de choquant », estime-t-elle, s'appuyant sur une étude sociologique évoquée ensuite par le manuel de première visé par la critique. « À Hambourg, en 1970, dans les années de la révolution sexuelle, 18 % des adolescents avaient ainsi des activités homosexuelles alors qu'en 1990, avec le sida et les changements culturels, ils n'étaient plus que 2 % ». Étrange argument laissant penser d'une part (la polémique porte, répétons-le sur la théorie des genres) que les homosexuel(le)s ne se considéreraient pas comme des hommes ou des femmes comme les autres, d'autre part que l'homosexualité se développe en fonction du climat culturel entretenu par certains mouvements politiques.

Selon Claude Berruer, « on naît fille ou garçon, on n'est pas un être indifférencié sexuellement à la naissance. Ce n'est pas rendre service à des jeunes de leur dire que tous les possibles sont équivalents. Le choix des manuels n'est pas anodin. Nous recommandons de faire preuve de vigilance, sans pour autant dramatiser. » Les catholiques libéraux dénoncent mais ne veulent pas dramatiser. Tous les opposants institutionnels (autorisés à parler) dénoncent mais ne dramatisent jamais. Les nationalistes devraient se regrouper autour de ce combat et attaquer, en dramatisant comme il se doit, et sans ménagement les ennemis de l'identité. Les païens, les athées, les agnostiques, les positivistes comme les catholiques n'ont aucun intérêt à laisser discourir la peste “éducative” sur ce point dans le seul but de désexualiser nos enfants !

François-Xavier ROCHETTE Rivarol 11 juin 2011
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Re: Théorie du gender : la jeunesse en danger

Messagepar Pat » 22/02/2013 - 16:39

La confusion des genres

Tandis qu'il esquisse des « orientations stratégiques pour les recherches sur le genre », le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche cultive la confusion, confondant la quête du savoir et prosélytisme éhonté.
Les "études de genre" ont acquis une notoriété inédite à la faveur de leur immixtion, sinon dans la lettre des programmes scolaires, du moins dans les manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) de première. La faute aux éditeurs trop zélés ? Peut-être faut-il y voir, également, l'influence des milieux universitaires, où l'intérêt pour les gender studies va croissant : tandis que sept revues leur seraient entièrement consacrées, elles auraient mobilisé, ces dernières années, plus ou moins assidûment, près de deux mille chercheurs. Des « orientations stratégiques » devraient leur être assignées, clame le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui vient de publier un rapport en ce sens, coordonné par Alban Jacquemart, Agnès Netter et Françoise Thibault.
Genre et sexe
« Le genre est d'abord un concept, initialement issu des sciences médicales et de la grammaire française puis repris par les sciences sociales », rappellent-ils. Un concept censé aider « à mettre au jour, en les questionnant, les rapports sociaux entre hommes et femmes ». Le psychiatre Robert Stoller aurait été le premier à l'utiliser, dans les années soixante, pour « distinguer la conformation sexuelle des individus (le sexe) de l'identité sexuée, psychologiquement et socialement construite (le genre) ». Outre l'anthropologie, la psychologie, la littérature et les langues, le "genre" affecterait plus particulièrement la sociologie et l'histoire, disciplines où il serait majoritairement enseigné. Aux dires des rapporteurs, par exemple, la compréhension du fait colonial s'en serait trouvée revisitée.
Une priorité du CNRS
Le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) se serait saisi des ces recherches dans les années quatre-vingt. En son sein, l'Institut des sciences humaines et sociales (INSHS) les a depuis érigées au rang de priorité, permettant le recrutement de sept chargés de recherche. Toujours sous la houlette du CNRS a été créé, l'année dernière, l'Institut du genre, un "groupement d'intérêt scientifique" réunissant trente-cinq universités et autres institutions. Parallèlement, l'Institut d'études politiques de Paris, ainsi que l'université Paris 7, ont décidé de familiariser leurs étudiants avec les gender studies. Aux yeux des rapporteurs, cependant, cela reste insuffisant. Ainsi conviendrait-il, selon eux, d'« inciter les universités à construire des licences qui comportent aux moins deux modules obligatoires sur le genre ». Mais aussi d'y confronter tous les enseignants au cours de leur formation. Voire un plus large public, à l'intention duquel pourrait être créée une « université populaire ». D'autres propositions sont formulées « afin de lutter contre [des] inégalités persistantes » et « de faire évoluer les établissements supérieurs et de recherche vers la parité », ceux-ci devant « prendre conscience de l'existence des stéréotypes de genre qui biaisent l'évaluation ». Si, contrairement à d'autres, les rapporteurs ne demandent pas que soit rebaptisée l'école maternelle, ils appellent néanmoins à « généraliser l'usage d'une langue non sexiste » - ce à quoi ils s'emploient en bannissant le "masculin générique" : sous leur plume, ce sont des chercheur-e-s qui se sont ex-primé-e-s !
Mouvement LGBT
Parmi eux, relèvent-ils, « plusieurs [...] sont, par exemple, membres de l'Observatoire de la parité et permettent que les politiques publiques se nourrissent des savoirs académiques ». Autant dire qu'ils versent volontiers dans un certain prosélytisme. En cela, ils s'inscrivent d'ailleurs dans un tradition historique. Les recherches portant plus particulièrement sur « les sexualités et les identités de sexe [...] en partie initiées par le mouvement LGBT (qui regroupe des militant-e-s lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et transgenres), ont été particulièrement importantes dans l'élaboration même du concept de genre », soulignent les rapporteurs. C'est dire combien le militantisme interfère, depuis l'origine, dans les études de genre. Comment s'étonner, dans ces conditions, que « la recherche sur le genre peine à trouver, dans l'organisation scientifique actuelle, la reconnaissance » que revendiquent ses promoteurs ?
Grégoire Dubost Action Française 2000 février 2013
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Re: Théorie du gender : la jeunesse en danger

Messagepar Pat » 09/04/2013 - 8:26

L’idéologie du genre : une anthropologie destructrice de l’identité
« On ne naît pas femme, on le devient ».
Ce postulat édicté, dès 1949, par Simone de Beauvoir, véritable symbole de la féminisation extrémiste, est devenu la pierre d’angle de l’idéologie du genre (gender, pour les Américains).
En 2012, Polémia a publié plusieurs articles condamnant bien évidemment ce « lyssenkisme pédagogique » introduit dans les manuels scolaires. On trouvera les titres renvoyant auxdits articles en bas de page.
La polémique, ouverte au moment de la rentrée scolaire de septembre dernier, s’est quelque peu apaisée, mais le « mariage pour tous », invention diabolique du gouvernement socialiste, a relancé la diatribe, avec les contre-manifestations que l’on sait de janvier et de mars.
Abbon, contributeur, hélas irrégulier, de Polémia revient sur cette « théorie » qui, associée au « mariage pour tous », au mondialisme, à l’avortement, à l’homosexualité, à la PMA et à l’adoption mode socialo-homosexuelle, contribue à cette offensive d’humiliation de l’homme. polemia
On sait que le mariage homosexuel, présenté par le gouvernement comme « le mariage pour tous » émane de l’idéologie du genre, concoctée dans le dernier tiers du XXe siècle par les universités américaines sous le nom de gender et importée chez nous par les instances de l’Union européenne dont elle inspire largement les directives. Mais connaissons-nous toutes les implications de cet ensemble de représentations collectives, inspiratrices des lois plus ou moins récentes sur la contraception, l’avortement ou la répression de l’homophobie ? Il vaut la peine d’étudier de près les origines et la doctrine constitutive d’une idéologie dont les implications transforment peu à peu nos existences sans que nous en soyons toujours pleinement conscients.

Une anthropologie révolutionnaire
À la base, l’idéologie du genre se présente comme une anthropologie révolutionnaire niant l’altérité sexuelle.Tirant la conséquence des conquêtes du féminisme qui ont ouvert aux femmes des possibilités de promotion jusque-là réservées aux hommes, Judith Butler et ses émules en déduisent l’identité entre hommes et femmes, prétendant que les sexes sont de simples « constructions sociales » n’ayant d’autre fin que de justifier la domination des mâles. La notion d’égalité en droit qui inspirait le féminisme traditionnel est ici sublimée en revendication de similitude, sous prétexte que la différence des sexes a trop longtemps servi d’argument pour justifier la discrimination et l’assujettissement des femmes. Ainsi peut-on lire dans l’ouvrage phare de ce néo-féminisme radical : « Homme et masculin pourraient aussi bien désigner un corps féminin qu’un corps masculin ; femme et féminin autant un corps masculin qu’un corps féminin » (1). La division immémoriale de l’humanité entre hommes et femmes ne devrait donc rien à la nature mais tout à la culture et pourrait être éradiquée par l’action révolutionnaire. S’inspirant de la célèbre citation de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient », les néo-féministes radicales soutiennent que chacun peut s’inventer lui-même homme ou femme selon le rôle social ou l’orientation sexuelle de son choix, en dehors de tout déterminisme physique .D’après Monica Wittig, « Il s’agit de détruire le sexe pour accéder au statut d’homme universel » (2). Aussi devrait-on rejeter le terme de sexe pour le remplacer par celui de genre, plus neutre, désignant l’homme nouveau d’un ordre nouveau.
On perçoit ici la nature idéologique de cette doctrine qui, poussant jusqu’à l’absurde la logique de l’idée, aboutit au déni du réel, ne laissant d’autre issue qu’un constructivisme abusif, au nom d’un messianisme délirant. Elle partage avec la gnose antique une haine de la création conduisant à un progressisme prométhéen, plus radical que le communisme dont le programme visait la suppression de la propriété privée : il est question, dans l’idéologie du genre, de rien moins que de transformer l’homme.

L’ennemie de la famille et de la religion
Contrairement aux idéologies qui ont assombri le XXe siècle, le genre ne se réclame pas de la science, dont les récentes découvertes touchant les chromosomes XX féminins et XY masculins, ou les hormones mâles et femelles, ou encore le phénotype déterminant les organes de la reproduction n’apporteraient qu’un démenti à son propos. L’idéologie de la désexualisation de l’humain procède d’une démarche purement philosophique apparentée à l’école de la déconstruction popularisée par Derrida et Michel Foucaud. Ces penseurs spéculaient sur un réel social fluide, sujet à perpétuelle contestation car toujours soupçonné de compromission avec le pouvoir, qui serait maléfique par définition. Ainsi la famille patriarcale, théoriquement conçue chez saint Paul comme un foyer d’amour dans une perspective chrétienne, se voit contestée en tant que matrice de toutes les oppressions, le pouvoir du mari préfigurant celui du patron. La lutte des sexes serait le prélude à la lutte des classes : thèse formulée par Engels en 1884.
S’attaquant à la famille, comme tous les totalitarismes qui l’ont précédée, l’idéologie du genre prend nécessairement pour cible la religion, fondatrice de l’institution du mariage et garante de la pérennité familiale. L’Eglise catholique est particulièrement visée sous l’accusation de propager une morale sexuelle : sacrilège pour des genderistes concevant la liberté sexuelle comme le paradigme de toute liberté ! Leur acharnement ne vient pas seulement de ce que les prêtres valorisent la vertu de chasteté, il est peut-être plus motivé encore par la condamnation de l’homosexualité que le catéchisme qualifie de comportement intrinsèquement désordonné.
Nous touchons là un point nodal de l’idéologie du genre : puisqu’il n’existe ni dualité des sexes ni tabou sexuel, l’idéologie du genre en déduit l’équivalence des orientations sexuelles. Aussi le nouveau féminisme radical, qui n’a plus beaucoup de rapport avec le féminisme d’autrefois, uniquement préoccupé d’égalité entre hommes et femmes, cible-t-il prioritairement son action revendicative sur la parité des hétérosexuels et des homosexuels. Cette croisade d’un type nouveau suscite des raffinements de distinctions sexologiques portant le nombre de pratiques sexuelles à cinq, toutes aussi légitimes les unes que les autres, si bien que la bonne vieille hétérosexualité de nos ancêtres en vient à paraître bien minoritaire face aux homosexuels féminins, aux homosexuels masculins, aux bisexuels et aux transsexuels. Bravant l’étonnement du vulgaire face à une théorie focalisée sur les intérêts d’infimes minorités de l’espèce humaine, les tenants de l’idéologie du genre lui ont accolé le terme de « queer theory ». Ces revendications portent sur les moyens de normaliser l’homosexualité : par la répression de l’homophobie, la reconnaissance légale du mariage des couples invertis, enfin, l’encouragement aux techniques destinées à pallier la stérilité des couples de même sexe (procréation assistée comportant fécondation in vitro grâce aux donneurs de sperme et d’ovule, gestation pour autrui, en attendant l’utérus artificiel qui n’est pas encore au point). Ces pratiques, hasardeuses et coûteuses, génèrent une nouvelle forme de prostitution et de marchandisation du sexe avec le recours à des mères porteuses payées et les ventes de sperme ou d’ovule. La légalisation du mariage homosexuel entraîne par ailleurs un bouleversement du Code civil du fait qu’il brouille la filiation en raison de la banalisation des familles à deux mères et un père virtuel, ou à deux pères et une ou deux mères, ces termes devant désormais être remplacés par celui de parent.

Les paradoxes du genre
On ne peut manquer d’être frappé par l’attitude paradoxale des tenants de l’idéologie du genre qui, d’une part, se mobilisent pour assurer la fécondité des paires homosexuelles, et, d’autre part, militent pour la contraception et l’avortement quand il s’agit de couples hétérosexuels. Les idéologues du genre s’efforcent de déconstruire la maternité, comme ils s’efforcent de déconstruire le mariage, niant l’existence de l’instinct maternel à l’instar de Madame Badinter, laquelle prétend que l’amour maternel est d’invention récente. La grossesse et l’allaitement, en effet, singularisent outrageusement les femmes dans une humanité que les genderistes rêvent uniforme et homogène. Leur propagande, présentant l’avortement comme un droit au nom d’un individualisme confinant au nihilisme, s’est peu à peu imposée à l’Union européenne dont les 27 Etats ont presque tous adopté des lois autorisant le meurtre des enfants à naître « dépourvus de projet parental », en dépit des dégâts psychiques et physiques induits sur la mère.
Autre paradoxe : les genderistes n’ont pas de mots assez durs pour stigmatiser l’Eglise, accusée de discriminer et d’asservir les femmes, alors que nulle religion au monde n’a porté à un aussi haut degré la dignité des femmes dans leur spécificité, notamment par le culte de la Vierge Marie, mais elles restent muettes devant le traitement que l’islam inflige aux femmes ainsi, d’ailleurs, qu’aux homosexuels, férocement réprimés en pays de chariah. L’infériorité de la femme est pour le musulman un dogme incontournable inscrit dans le Coran (Sourate IV, verset 34) et dans de nombreux hadiths ; il figure même dans la Déclaration des droits de l’homme musulman rédigée au Caire en 1990 sous l’égide de la Conférence islamique, ce qui laisse peu augurer d’une évolution du monde musulman sur ce point. Cette base théologique justifie la condition d’éternelle mineure de la musulmane, laquelle n’échappe jamais à la tutelle masculine, qu’il s’agisse de son père – lequel la marie autoritairement, à un âge précoce – ou qu’il s’agisse de son époux, voire de son fils en cas de veuvage. La polygamie, catastrophique pour l’éducation des enfants, la répudiation arbitraire par le mari, la lapidation des femmes accusées d’adultère qui ne peuvent guère se justifier devant des cadis attachant à leur témoignage une valeur deux fois moindre qu’à celui des hommes, figurent parmi les innombrables brimades infligées à la musulmane dont l’infériorité est symbolisée par le port du voile, « cette étoile jaune de la condition féminine », selon l’expression de l’Iranienne Djavat Tchadortt. En définitive, la femme musulmane, frappée d’impureté à partir de la puberté, n’est valorisée que par la maternité que l’islam instrumentalise en vue du djihad. La déclaration adressée à l’ONU de Boumedienne aux diplomates occidentaux est sans équivoque : « Nous vous conquérerons par les ventres de nos femmes. » Cette menace s’inscrit dans une longue tradition dont un hadith fait foi : « Epousez des femmes aimantes et fécondes : je veux par vous dépasser les nations en nombre. »

Idéologie du genre et mondialisme : même combat
L’indulgence des néo-féministes radicales pour l’islam n’est paradoxale qu’en apparence. Si l’on creuse l’analyse, on s’aperçoit que le genre s’intègre dans un complexe idéologique où l’antiracisme joue un rôle déterminant ; il obéit à une métapolitique de la diversité qui interdit la discrimination entre hommes et femmes, entre hétérosexuels et homosexuels, entre immigrés et autochtones. Le drapeau arc-en-ciel symbolise le nouvel idéal qui veut juxtaposer sans exclusive les communautés, s’interdisant de les unifier autoritairement dans le cadre d’une nation ou d’un Etat. Cette métapolitique aboutit au cosmopolitisme assignant à tout individu les mêmes droits, où qu’il soit, quelle que soit son origine ethnique et son orientation sexuelle, dans un monde abolissant la distinction entre l’étranger et le citoyen de souche, où, à terme, les Etats seraient abolis. On désigne aussi cette nébuleuse idéologique du mot de « mondialisme » défini par le Robert comme « une approche des problèmes politiques, économiques, sociaux dans une optique mondiale et non nationale ». Telle est bien, en définitive, la logique de l’idéologie post-féministe du genre qui favorise la stérilité des Occidentaux mais ferme les yeux sur le natalisme des immigrés : elle apparaît ainsi comme le meilleur agent du « grand remplacement », terme par lequel Renaud Camus désigne l’entreprise mondialiste de destruction des nations par l’immigration-invasion de manière à faciliter la gouvernance de l’hyperclasse mondiale sur des populations réduites à l’état de consommateurs interchangeables, esseulés, privés d’identité, d’histoire, de repères moraux et donc d’ambition politique. Un « meilleur des mondes » dont Aldous Huxley nous a offert la terrifiante anticipation. Nous avons bien des raisons de contester la politique de l’Union européenne, laboratoire du mondialisme, dont une directive concerne, pour la France, le mariage homosexuel : aujourd’hui comme dans un passé qui n’est pas si lointain, l’UE prétend nous imposer la pseudo-éthique du genre dont les conséquences pourraient conduire à des lendemains qui déchantent, car, selon l’avertissement de Roland Hureaux, « l’idéologie est la plus grave maladie qui puisse affecter le politique » (3).
Abbon 3/04/2013 http://www.polemia.com
Notes:
1) Judith Butler, Gender Trouble and the Subversion of Identity, New York, 1991.
2) Monica Wittig, La Pensée straight, Paris, 2001.
3) Roland Hureaux, Les hauteurs béantes de l’Europe, 1999.
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.


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