• LA CONVENTION DE LILLE LE PEN président 2007
Les grands axes du programme présidentiel
Coordinateur des Commissions d'action présidentielle (CAP) mises en place par Marine Le Pen, Thibaut de La Tocnaye présente aux lecteurs de FDA la philosophie du projet lepéniste qui, nous a-t-il confié, repose sur un triple constat; prenant en compte une triple crise: « Une crise d'abord qui touche les gens de manière directe, la crise économique et sociale :
7 millions de pauvres, au moins 4,5 millions de chômeurs, plus de 8 millions de salariés avec un pouvoir d'achat insuffisant par rapport au coût de la vie et un nombre croissant de retraités vivant avec moins de 700 euros par mois. Une crise institutionnelle ensuite (abstention record à chaque élection) qui se traduit par le rejet de la classe politicienne par la majorité de la population. Une crise d'identité enfin, avec l'éclatement de la cellule familiale et l'échec de l'Éducation nationale qui ne transmettent plus aux enfants les richesses du savoir et les bienfaits de la morale. »
Dans ce contexte de crise profonde de la société française, le programme de Jean-Marie Le Pen vise d'abord à replacer la Nation au centre de nos préoccupations pour enrayer un déclin apparemment inexorable. C'est pourquoi tout un ensemble de mesures vise à redonner à notre État sa souveraineté concernant toutes ses fonctions régaliennes (sécurité, justice, maîtrise des frontières, Défense, Institutions, politique budgétaire ... ).
Parallèlement, notre programme décrit l'ensemble des actions nécessaires à la relance de la croissance et de l'emploi. En même temps que l'exercice de la solidarité nationale assurée en dernier ressort par l'État, ultime rempart des méfaits du mondialisme.
La Nation comme cadre politique du redressement
Parce que les flux migratoires ne peuvent être contrôlés qu'au niveau national, nous entendons dénoncer les accords de Schengen et recouvrer la maîtrise de nos frontières. De même nous exigerons vis-à-vis de l'Europe de Bruxelles de pouvoir appliquer le principe de la préférence nationale à toutes les aides sociales comme nous l'entendons (augmentation des cotisations maladie et chômage pour les travailleurs étrangers à prestation égale, suppression des allocations familiales et du regroupement familial). De plus, notre politique de Défense nationale sera relancée (objectif de passage à 2,6 % du PIB pour le budget de la Défense à 5 ans). Concernant la politique étrangère, notre diplomatie sera fondée sur le respect des souverainetés nationales dont la France doit redevenir la référence. Ainsi, nous souhaitons utiliser tous les droits que nous confère notre situation de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et nous sortirons de l'Otan. Pour ce qui est de la politique budgétaire, nous réclamerons de recouvrer l'ensemble des marges de manœuvre touchant à notre fiscalité dès que les intérêts vitaux de notre économie seront en jeu. Pour ce qui est de l'euro, nous exigerons que la politique monétaire de la Banque centrale européenne obéisse à des impératifs de relance économique (taux d'intérêt et parité de l'euro au service de la croissance et de l'emploi) en utilisant si besoin est la menace du retour au franc.
On parle beaucoup d'environnement mais nous sommes les seuls à rappeler que le respect de celui-ci est avant tout conditionné par la survie et le développement de notre agriculture et nous sommes les seuls à nous opposer à la mort programmée de nos agriculteurs. Premièrement, nous exigerons au minimum de reconduire la PAC à partir de 2014 dans les conditions actuelles. Deuxièmement, la mise en place de barrières douanières remboursables et modulables est un des moyens efficaces pour protéger nos produits agricoles du dumping social exercé par les producteurs étrangers. Troisièmement, nous prévoyons dans notre programme d'exonérer sur cinq ans les charges sociales et fiscales pesant sur le budget des agriculteurs.
Nos mesures pour la relance économique
Le seul moyen de sortir du marasme économique, et à terme de combler la dette, c'est de renouer avec l'accroissement des richesses et la création d'emplois. Or, les gisements d'emplois se trouvent aujourd'hui quasi exclusivement au niveau des PME. Voilà pourquoi nous proposons un ensemble extrêmement complet de mesures visant à favoriser la création, le développement et la transmission des PME. Par exemple, nous avons prévu de défalquer de la base de calcul de l'impôt sur le revenu les pertes éventuelles dues à des participations infructueuses dans des PME nouvelles. De même, nous demanderons aux compagnies d'assurance de consacrer 5 % de leurs emplois financiers à des investissements via des fonds spécialisés dans le développement des PME, Concernant les cessions d'entreprises (500 000 PME vont être cédées dans les 5 ans qui viennent) tout doit être mis en place pour que les transmissions s'effectuent dans les meilleures conditions. Ainsi nous abaissons le taux d'imposition sur les plus-values de cession d'entreprise de 26 % à 15 % (cession supérieure à 5 millions d'euros) et à 10 % (cession inférieure à 5 millions d'euros), sachant que l'État reversera respectivement le tiers ou la moitié de son produit fiscal aux salariés de l'entreprise concernée. Parallèlement, nous aurons libéré l'entreprise et le travail de toutes les entraves qni tendent à les asphyxier: diminution de 50 % de l'impôt sur le revenu en 5 ans en commençant par les basses tranches, abaissement de 33 % à 20 % du taux d'IS pour les PME, suppression des 35 heures en renégociant la durée hebdomadaire du temps de travail par branche, réforme de la représentativité professionnelle et renouveau syndical par la suppression du monopole du premier tour ...
La Solidarité nationale, un devoir d'État
Comme malheureusement l' économie n'est pas une science exacte, que par ailleurs toute mesure de relance ne peut avoir un effet immédiat, et que la création de richesses ne se diffuse jamais parfaitement, l'État se doit de protéger les plus faibles. Cette solidarité nationale implique que l'État contrôle totalement la Sécurité sociale. Ainsi le fonctionnement et la gestion de la Sécurité sociale devront être exclusivement la mission de l'État sous contrôle du Parlement. Rappelons d'ailleurs que déjà l'État assure une large part du financement de la Sécurité sociale. La gestion des quatre branches (maladie, famille, vieillesse, chômage et bientôt dépendance) devra être séparée. En revanche, les comptes de la Sécurité sociale depuis les caisses départementales jusqu'aux caisses nationales devront être parfaitement consolidés car aujourd'hui on ne connaît pas exactement les déficits des différentes branches. Dans le double but de mieux servir les Français et de couper les pompes aspirantes de l'immigration, nous avons décidé d'appliquer le principe de préférence nationale ; les cotisations patronales seront augmentées de 35 % pour les étrangers, les prestations restant les mêmes. En revanche, les allocations familiales seront supprimées pour les étrangers, mesure qui va de pair avec la suppression du regroupement familial. En ce qui concerne la Vieillesse, nous ne changerons rien. Bien évidemment, la distribution du RMI pour les étrangers, et de l'AME (aide médicale d'État) réservée aux immigrés en situation irrégulière (! .. ) n'aura plus cours. Nous avons d'ailleurs chiffré la diminution du coût de l'immigration (augmentation des cotisations et, dans un deuxième temps, retour des immigrés dans leur pays d'origine) à 30,5 milliards d'euros. Parallèlement à la relance économique liée à toutes nos mesures en faveur des entreprises, le programme de leanMarie Le Pen a souhaité prendre en compte plus que tous les autres une nécessaire et immédiate augmentation du pouvoir d'achat des salariés les plus défavorisés : une exonération de 200 euros sur les charges salariales pour les salaires allant jusqu'à 1,4 fois le Smic sera mise en place dès 2008.
En conclusion : replacer le cadre national, l'intérêt national la performance nationale au cœur de notre dispositif de redressement de la France.
- Lancer une grande politique d'accueil et de respect de la vie avec l'adoption prénatale et la mise en place d'une mesure phare: le salaire parental.
- Réconcilier enfin l'économique, et le social, en libérant le travail et l'entreprise. Telle est notre ambition pour assurer l'épanouissement et la promotion sociale de nos concitoyens et concitoyennes.
Thibaut de La Tocnaye FDA mars 2007
Les grands axes du programme présidentiel (2007)
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