attaque israelienne contre le Liban

Les mutations du monde.

si , dans les semaines qui viennent, une force internationale est déployée au Sud Liban, serez vous favorable à ce que la France y participe?

oui, et prendre le commandement si c'est possible
3
12%
oui, mais ne pas envoyer bcp de soldats
2
8%
non, ce ne sont pas nos oignons
19
73%
nspp
2
8%
 
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Anti-Plouc
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Messagepar Anti-Plouc » 03/08/2006 - 2:25

Un article avec une analyse que je trouve pas mal:

Les trois erreurs de Condi Rice
LIBAN - 30 juillet 2006 - par PATRICK SEALE

Après avoir paru, deux semaines durant, ignorer la guerre en cours, Condoleezza Rice, la secrétaire d’État américaine, a fini par se rendre au Liban et en Israël, les 24 et 25 juillet, puis par participer à une conférence du Groupe de contact sur le Liban, à Rome, le lendemain. Hélas ! dans l’un et l’autre cas, elle a presque tout fait de travers. Ce n’est d’ailleurs pas entièrement sa faute : elle n’est que l’instrument d’une diplomatie américaine particulièrement malavisée.

Sa première erreur - et la plus importante - a été de ne pas insister sur la proclamation immédiate d’un cessez-le-feu. Un cessez-le-feu aboutissant au maintien du statu quo entre Israël et le Hezbollah serait, à ses yeux, totalement inutile, puisque son ambition est de provoquer une amélioration décisive de l’environnement d’Israël - de créer un « nouveau Moyen-Orient démocratique ». Ce qui, bien sûr, rappelle l’habituelle rhétorique israélienne. Et s’apparente à un pur fantasme. Tant que les États-Unis ne prendront en compte que les seuls impératifs de la sécurité de l’État hébreu en ignorant les intérêts des Arabes, les efforts de Rice seront voués à l’échec.

Sa deuxième erreur a été de ne pas inviter à Rome des représentants du Hezbollah, de la Syrie et de l’Iran. Comment trouver un accord en l’absence de l’une des parties impliquées dans le conflit ? Certes, les Israéliens étaient également absents, mais leurs intérêts étaient amplement représentés par les Américains. La vérité est que Rice ne souhaite ni conclure un accord ni être l’intermédiaire d’un éventuel règlement. Elle veut imposer ses conditions aux ennemis d’Israël - ou permettre à ce dernier de le faire par la force.

Deux chiffres illustrent cette contradiction fondamentale de la politique américaine. D’un côté, l’administration Bush s’est empressée de fournir à Israël des bombes de précision et du carburant pour ses avions d’une valeur globale de plusieurs centaines de millions de dollars. De l’autre, elle a apporté à la population libanaise éprouvée une aide humanitaire de 30 millions de dollars. À Beyrouth, Rice a versé des larmes de crocodile sur la mort de 350 Libanais - devenus trois jours après plus de 400 -, les blessures infligées à plusieurs milliers d’autres et le déplacement forcé de villages entiers : entre 700 000 et 800 000 personnes au total. Mais, en Israël, elle n’a pas bronché quand le Premier ministre Ehoud Olmert a promis de poursuivre sa meurtrière offensive.

Ses objectifs déclarés sont d’obtenir la libération des deux soldats israéliens capturés, de désarmer le Hezbollah, de le contraindre à se replier à 20 km de la frontière et de déployer dans la zone évacuée une force internationale capable d’empêcher tout tir de missile contre le territoire israélien. Ce n’est pas réaliste, parce que le Hezbollah et ses commanditaires n’ont aucune raison d’accéder à ces exigences. Rice aurait sans doute été davantage écoutée si ses propositions avaient été plus équilibrées. Elle aurait pu, par exemple :

1. Appeler à une trêve, c’est-à-dire à une suspension des opérations militaires, des deux côtés, pour permettre aux Libanais de souffler ;

2. Favoriser un échange de prisonniers incluant certains Libanais détenus en Israël depuis près de trente ans ;

3. Demander au Hezbollah de se retirer de la zone frontalière en échange d’un retrait israélien des fermes de Chebaa, une parcelle de territoire libanais occupée depuis 1967.

Tout cela aurait pu préparer le terrain à la conclusion d’un cessez-le-feu durable.

La troisième erreur de Rice, c’est sa tentative précipitée de faire désarmer le Hezbollah par une force internationale - ce qui est absurde. Si une force de maintien de la paix est déployée dans le seul but de protéger Israël, il va de soi qu’elle sera immédiatement attaquée par le Hezbollah. Aucun pays ne prendra le risque d’exposer ainsi ses troupes. Si, néanmoins, une force internationale se voit confier le mandat de rétablir la paix, elle devra avoir les moyens de faire reculer Israël aussi bien que le Hezbollah. Mais sera-t-elle capable d’empêcher les incursions, les enlèvements et les assassinats ciblés ? De mettre un terme aux agissements des agents israéliens au Liban ? D’abattre un avion israélien en mission au-dessus du Liban ? Si la réponse à toutes ces questions est « non », alors mieux vaut abandonner tout de suite l’idée de mettre en place une telle force.

Pour son malheur, Rice a hérité d’une politique étrangère américaine profondément erronée. Elle ne semble pas l’avoir compris, ni disposer de l’autorité suffisante pour en changer le cours, à supposer qu’elle en ait la volonté.

Les Israéliens ont pour la première fois envahi le Liban en 1978. Jimmy Carter leur ayant ordonné de se retirer, ils ont obtempéré, mais après avoir créé une « zone de sécurité » contrôlée par une force de supplétifs. En 1982, nouvelle invasion : 20 000 Libanais et Palestiniens sont tués, Beyrouth est bombardé. Loin d’ordonner aux Israéliens de se retirer, Ronald Reagan entreprend de négocier leur retrait. Résultat : avec la complicité américaine, Israël poursuit son occupation de 10 % du territoire libanais. Jusqu’à ce que les incessantes opérations de guérilla menées par le Hezbollah contraignent les Israéliens à plier bagage, en 2000. Le mouvement chiite est le produit direct de cette politique.

Aujourd’hui, avec la bénédiction de l’Amérique, Amir Peretz, le ministre de la Défense, envisage à nouveau de créer une zone de sécurité au Liban. Comme prévu, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a promis de lancer ses combattants à l’assaut de ladite zone. C’est le meilleur moyen de prolonger indéfiniment le conflit. Quelqu’un devrait quand même expliquer à Rice que le Hezbollah n’est pas une organisation terroriste, mais un mouvement de libération résolu à en finir avec l’occupation israélienne et à protéger les populations chiites du Sud-Liban.

Peut-être les États-Unis ont-ils commis une erreur plus grave encore en autorisant Israël, depuis trente-neuf ans, à occuper et à coloniser illégalement la Cisjordanie et Gaza. Le mouvement islamiste Hamas est le produit direct de cette politique. Les conflits au Liban et dans les territoires palestiniens sont inextricablement liés. Israël ne peut continuer à tuer des Palestiniens au rythme de dix ou quinze par jour et espérer que le front libanais reste calme.

Troisième bourde américaine : avoir permis à l’État hébreu d’occuper les hauteurs du Golan depuis la guerre des Six-Jours et d’y implanter des colonies. Lors d’un sommet avec feu le président syrien Hafez al-Assad, en mars 2000, Bill Clinton avait été tout près de parvenir à un accord. Las, sous l’influence de conseillers très prévenus en faveur d’Israël comme Dennis Ross, il a fini par céder aux instances du Premier ministre Ehoud Barak : pas de retrait total, donc pas d’accord. L’hostilité que lui a par la suite manifestée la Syrie, puis l’alliance de cette dernière avec l’Iran, sont la conséquence directe de l’incapacité de l’Amérique à résoudre le conflit israélo-syrien sur une base juste et équitable.

La priorité de la Syrie est de récupérer le Golan, mais elle a aussi des intérêts vitaux au Liban. L’un des principes de base de sa politique est d’empêcher l’installation d’une puissance hostile - Israël, en premier lieu - dans ce pays. Les États-Unis avaient essayé de le faire en 1983, mais avaient été battus. Ils tentent aujourd’hui de renouer avec cette politique.

En cherchant à éliminer tout vestige de l’influence syrienne, et en tolérant que l’État hébreu détruise le Liban - voire l’y encourage -, l’administration Bush semble avoir pour dessein d’inclure ce pays, préalablement brisé et soumis, dans la sphère d’influence israélienne. Une nouvelle fois, la Syrie fera tout pour l’en empêcher. Rice veut faire en sorte, dit-elle, que la résolution 1559 du Conseil de sécurité appelant au désarmement du Hezbollah soit appliquée. Mais la résolution 242, adoptée après la guerre de 1967, qui proclame le caractère inadmissible de toute acquisition de territoire par la force ? La majorité des problèmes auxquels la région est confrontée a pour origine l’incapacité des États-Unis à la faire appliquer.

Ces derniers doivent de toute urgence résoudre les différents conflits dont le Moyen-Orient est le théâtre, mais dans un sens qui ne soit pas systématiquement à l’avantage d’Israël. Condoleezza Rice veut une paix « fondée sur des principes durables et non sur des solutions temporaires ». L’objectif est admirable. À condition que les principes soient les bons.

Source:
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afriq ... strecirid0

Si c'est pour envoyer des pantins avec des casques bleus sur la tête, qui coûtent cher, pour regarder les avions israéliens et les katioucha passer au-dessus de leur tête, je dis NON merci. On peut mieux dépenser cet argent...

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Lyllopop
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Messagepar Lyllopop » 03/08/2006 - 5:33

non ce ne sont pas nos oignons ! Et puis on va encore predre des vies et de l'argent pour des etrangers qui se tapent dessus ! On est pas des têtes turcs ! (quoique...)
"Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien dire" Einstein, cité par Marine Le Pen in "A Contre Flots"

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DuG
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Messagepar DuG » 03/08/2006 - 5:48

j'ai voté NON

Nous avons assez d’emmerdements chez nous, sans aller se mettre dans un bourbier pareil.
Nos petits soldats nous pouvons les mettre à surveiller nos banlieues, ils seront plus utiles que d’aller se faire tuer pour les intérêts des Ricains.

Maintenant avec le Chirak 1er, tout est possible, dès qu’il y a une connerie à faire il est toujours le 1er (d’où mon Chirak 1er)(si vous pensiez 1er de la classe.....NON)

:mortderire:

Cleo
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Messagepar Cleo » 03/08/2006 - 17:46

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C.N.
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Messagepar C.N. » 07/08/2006 - 17:54

Laissons les s'entretuer :D

et puis cela ne s'arrètera jamais ça fait 60ans que ça dure ce sont des barbares

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Charny
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Messagepar Charny » 09/08/2006 - 18:35

C.N. a écrit :Laissons les s'entretuer :D
et puis cela ne s'arrètera jamais ça fait 60ans que ça dure ce sont des barbares


60 ans???!!!!!! vous plaisantez mon ami :wink: ??? ca fait 3000 ans qu'ils se tapent dessus!!!
les Juifs sont originairement de Mésopotamie (pas de Palestine)
Ils conquirent la Terre de Canaan aux dépends des locaux: les Cananéens. Et depuis, ça n'a jamais cessé!
Les Juifs et les Arabes sont des Sémites, ce sont aussi des demi frères, d'après leurs livres sacrés, ils ont le même père: Abraham. L'Islam est un dérivé du Judaisme, les 2 religions ont donc beaucoup de points communs. ils devraient pouvoir s'entendre...

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Messagepar Demad05 » 10/08/2006 - 15:45

Le problème c'est de prendre parti pour des barbus et en plus, il y en a des deux côtés alors....

Le mieux c'est de ne pas s'y interesser du tout et après tout on n'est pas concerné.

supergaulois
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Messagepar supergaulois » 10/08/2006 - 15:49

apres une guerre en irak, le conflit entre israel et le liban et apres ce sera quoi, vu que l'onu est une bande d'incompetent on peut craindre le pire

Cleo
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Messagepar Cleo » 10/08/2006 - 16:22

bacchus une présentation c'est mieux pour commencer : http://www.forumpatriote.com/phpBB2/viewforum.php?f=5 :D

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Franky
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Messagepar Franky » 11/08/2006 - 12:18

je suis d accord avec toi CN,laissons les s entretuer,on a assez de problemes chez nous ,alors pourquoi prendre partis pour l un des deux;que ce soit le Liban ou Israel de toute facon ils se bouffent entre eux depuis longtemps,quand ce n est pas avec la Palestine c est avec le Liban,alors qu ils se demerde entre eux ce n est pas nos affaires.

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Kreuzer
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Messagepar Kreuzer » 12/08/2006 - 10:50

La neutralité, c'est l'option que nous nous devons de choisir par rapport à ce conflit.

Cela étant, je suis contre toutes attaques envers les chrétiens libanais. Si entre Hezbollah et Tshahal il n' y a aucun choix à faire et qu'il faut les renvoyer à dos tous les deux, autant en tant que chrétien je me dois de soutenir les libanais chrétiens.

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Kreuzer
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Messagepar Kreuzer » 12/08/2006 - 15:34

Surtout pas, faire le choix du plus fort sur le plan économique et militaire c'est trahir notre idéal. Et au nom de quoi devrait-on soutenir les israëliens ?

Se ranger du côté d'Israël (comme du Hezbollah) c'est pour moi de la traitrise, en tant qu'européens et français nous n'avons pas à se ranger de tel ou tel côté. Pourquoi soutenir des gens qui ne sous ont jamais soutenu et pire qui ont souvent essayé de nous nuire dans le passé ?

supergaulois
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Messagepar supergaulois » 12/08/2006 - 17:05

Ch'ti-Quinquin a écrit :
La Résistance libanaise utilise des lance-roquettes anti-char russes


Non, non, d'après les médias, ils utilisent des armes de fabrication artisanale ....


ils ne peuvent pas frapper jerusalem alors que les israeliens frappent beyrouth

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Franz
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Messagepar Franz » 14/08/2006 - 19:53

Une défaite israëlienne? Un article intéressant, désolé pour ceux qui sont en froid avec la langue de Benny Hill.


Israel, Defeated


Round one: Lebanon, 1 – Israel, 0
by Justin Raimondo



We hear much about "the cycle of violence" in the Middle East, with liberals and conservatives wailing that it needs to be "broken," but never do they say who started this "cycle," or whose brazen coercion and outright viciousness keeps it going. Yet even as the Israelis were approving UN Security Council Resolution 1701, which demands a cease-fire in Israel's war of aggression against Lebanon, the IDF was launching a huge offensive, and within minutes of the Israeli cabinet vote, the bombs were falling on Beirut. Right up until the last moment – 7 a.m., Monday morning – they were killing as many Lebanese as they could. And people wonder why Arabs teach their children to hate the Israelis. The feeling, rest assured, is mutual.

News of the Lebanese denouement is being covered as one would report a soccer match, with the gist of the story being "Who won?" Bothsides claim "victory." This is typical of the region, where chest-beating bravado long ago overshadowed efforts to reach a peaceful settlement. Alright, then, so who "won"? The answer, at least as far as the first round, is Hezbollah, and, standing behind them, the government of Lebanon.

Take a look at Resolution 1701: it is quite a lengthy document, which goes well beyond the call for a cease-fire and lays the groundwork for a comprehensive solution to the current crisis in the Middle East – one in which Israel gains not an inch. If implemented – and that, of course, is the key – it endorses the seven-point program of the Lebanese government, first put forward at the international conference of July 26. This means a mutual exchange of prisoners – not only the two Israeli soldiers, but the many Lebanese still being held by the Israelis – and the return of the disputed Shebaa Farms enclave to Lebanon. Resolution 1701 also harkens back to the 1989 Taif Agreement, brokered by the Arab League, that put the West's imprimatur on the Syrian "occupation," ending the Lebanese civil war.

When 1701 endorses the efforts of the Lebanese government "to extend its authority over its territory, through its own legitimate armed forces, such that there will be no weapons without the consent of the Government of Lebanon and no authority other than that of the Government of Lebanon," consider that Hezbollah's political arm has two ministers in this government.

The Lebanese army, furthermore, is urged to take control of southern Lebanon: and, in tandem with this, Hezbollah is to be "disarmed." But who, exactly, is in this army? Lebanon's military recruiters will have a field day, as the ranks of the armed forces swell with Hezbollah fighters. The resolution orders the Israelis out of south Lebanon, and invites Hezbollah back in.

Remember, Hezbollah is not some foreign force, or even an Iranian "proxy," as the Israelis (and George W. Bush) aver: it is a Lebanese institution, by far the best organized political force in the country – and one that now has the overwhelming support of the populace. The Israelis have not only lost militarily – in the sense that Hezbollah fought the IDF to a draw – they have also lost politically, within Lebanon, where they have alienated their former allies by bombing Christian neighborhoods. As the Washington Postreports:

"Israel's ferocious bombing has rallied many more Lebanese around Hezbollah, regardless of politics or religion, said Gen. Antoine Lahd, who led a now defunct militia that helped Israeli troops police the occupation zone before they withdrew six years ago.

"Beirut's leading newspaper, An-Nahar, has long been critical of Hezbollah – especially its harassing rocket attacks on Israel before the war began – but it urged all Lebanese to stand behind Nasrallah's group to achieve victory against the Jewish state."

The events surrounding Israel's second invasion of Lebanon underscore the utter isolation of the U.S. and Israel in the face of universal opposition: we are getting a taste of what it would be like if the Americans went along with Tel Aviv's strategy of a U.S.-Israeli alliance against the world. As the divergence between American and Israeli interests widened, the former blinked – and reined in the latter. But for how long?

That is the question we face as the cease-fire takes effect, and expectations are low. Condoleezza Rice anticipated this on Sunday, when she said there would no doubt be "skirmishes" but hoped that the major fighting would end. We can see, however, that it takes very little for a "skirmish" to turn into an all-out war: this, after all, is what precipitated the present conflict to begin with – a border skirmish between the IDF and Hezbollah, which Israel used as a pretext to put into operation its long-standingplan to take out Hezbollah.

The plan backfired, and badly, not only militarily but also politically. To begin with, it undermined support for Olmert's government within Israel. As the war went on, support for the Kadima-led coalition declined significantly, as did Olmert's personal popularity. This precipitated the Israeli decision to accept 1701.

The invasion also dealt a blow to the Israel lobby's efforts to retain control of American policy in the Middle East at a time when that stranglehold is being challenged as never before. Though subjected to a sharp attack by neoconservative guruRichard Perle for suggesting negotiations with Tehran over the Iranian nuclear program, the American secretary of state now looms all the larger in the Washington firmament, after having successfully chaperoned 1701 to its debut. This is, in effect, her debut – and, so far at least, she is the shining queen of the ball. Whether it all ends as did Carrie's night at the prom, in the famous American horror movie of the same name, remains to be seen; for the moment, at least, Secretary Rice is riding high.

That means the neocons are still bleeding and reeling from the wounds inflicted on their power and prestige by the near-meltdown of the American occupation in Iraq. The balance of power in Washington is shifting, as the reality of what professors John J. Mearsheimer and Stephen Walt call "the Lobby" reveals itself. What was chiefly notable, during this little episode, was the laughable crudity of the Lobby's propaganda. As Ken Silverstein acerbically remarked:

"With nearly one thousand people killed in Lebanon, the American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) has outdone itself – spinning press releases with a mastery of the form that could bring a tear to the eye of even the most hardened and cynical flack.

"Exhibit one is a July 27 memo entitled 'Beirut Largely Unscathed as Israel Targets Hezbollah Strongholds,' in which AIPAC suggested that IDF forces were using state-of-the-art technology to wage a surgical bombing campaign that spared civilians. Despite large-scale destruction in Beirut and beyond, AIPAC cheerily noted that 'an overwhelming majority of the city remains untouched' and lauded Israel for dropping 'leaflets and taking other measures to urge civilians to leave the area.'"

Who are you going to believe, the Lobby asked, us or your lying eyes? As propagandists, not even the Soviets were this bad.

The American public watched, aghast, as the Israelis heedlessly slaughtered Lebanese civilians and leveled the country's infrastructure, and, for the most part, they didn't like what they saw. The polls show decidedly mixed results, but what it comes down to is this: Americans are about evenly split when it comes to their stance toward Israel's actions in the Middle East. About half want us to side neither with the Israelis nor the Arabs, and a plurality disapprove of the way Bush is handling the situation, which, as we all know, is to give unconditional support to Israeli aggression. An ABC/Washington Post poll shows a plurality in favor of the proposition that Israel and Hezbollah are equally to blame for the outbreak of hostilities.

This is a defeat for Israel on every level: militarily, politically, and diplomatically. It is also a stunning setback for the War Party, which is already falling back on the argument that its platform, far from being discredited, was never acted on in the first place. As Jim Lobe points out, they are directing their fire at the Israelis for not killing enough Lebanese, and, now, for signing on to the cease-fire.

They may be down, but they are not out – not by a long shot. The cease-fire is fragile, and as we have seen, the Israelis are adept at provoking minor incidents and then blowing them out of proportion to carry out their preexisting agenda. However, in the developing regional conflict pitting Israel and the U.S. against Iran and Syria, we have to award round one to the latter. And for that, Tel Aviv and Washington have no one to blame but themselves.

As usual, Seymour Hersh has the inside dope, and he depicts Israel's failed blitz as a dress rehearsal for the main event: an American confrontation with Iran. Once again, as in the run-up to American's war with Iraq, Vice President Dick Cheney and his office were among the chief instigators. Hersh reports:

"Cheney's point, the former senior intelligence official said, was 'What if the Israelis execute their part of this first, and it's really successful? It'd be great. We can learn what to do in Iran by watching what the Israelis do in Lebanon.'"

If this dress rehearsal is any indication of how the show will be received once it hits the big time, then remember: this administration has been duly warned. As have the Democrats, who tried to outflank the GOP by being more royalist than the king on the question of unconditional support for Israeli aggression. Let those famed "antiwar" candidates the Democratic Party is fielding for Congress this summer come out against U.S. war plans for Iran – then, and only then, can we afford to breathe a sigh of relief.









Find this article at:
http://www.antiwar.com/justin/?articleid=9533
"Les Français sont les héritiers d'un patrimoine immense. Parce que les générations qui les ont précédés ont travaillé et lutté. Ce qui fait la différence à mes yeux entre un étranger, si respectable et sympathique soit-il, et un Français, si misérable soit-il, c'est qu'il a des droits parce qu'il est un héritier", JMLP


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