Les preuves du complot contre la Syrie
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Bataille d’Alep : le ton monte
Il aura fallu l’irruption de la Fédération de Russie sur le champ de bataille pour que la duplicité de la coalition occidentalo-arabe anti-État islamique apparaisse finalement au grand jour.
L’armée arabe syrienne a lancé le 1er février, avec l’appui de l’aviation russe, une vaste opération pour libérer Alep, ancienne capitale économique syrienne et place forte de la rébellion depuis 2012. Comme toujours, les médias se sont complaisamment apitoyés sur les colonnes de ceux qui fuyaient les combats et l’avance des troupes gouvernementales. Manquait au tableau l’image de ces Aleppins des quartiers ouest restés fidèles à Damas dont la « la foule en liesse » accueillait les troupes gouvernementales en libératrices !
Vivement ému, le secrétaire d’État américain John Kerry exigeait aussitôt l’arrêt des bombardements russes au motif de pertes civiles. La vérité est plus prosaïque, car si Alep se trouve complètement encerclée par les forces gouvernementales, le couloir de ravitaillement des rebelles avec la Turquie se verra coupé. À savoir les deux axes routiers Mayer/Anadan et Azaz/Alep par lesquels les unités salafo-wahhabites reçoivent leurs renforts en personnels, armes et munitions expédiés par les islamo-kémalistes de l’État profond turc. Autant dire que la rébellion court maintenant le risque d’un effondrement à court terme, surtout que l’armée de Damas est parvenue, le 4 février, à briser l’encerclement (en place depuis 2012) par les djihadistes de deux petites villes chiites, Nouboul et Zahra, dont la population a reçu les soldats loyalistes sous des pluies de riz et de fleurs. Ce qui signifie que plusieurs milliers, 5.000 peut-être, miliciens chiites seront disponibles pour joindre leurs forces à celles des assiégeants d’Alep.
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelverno ... nte,237573
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Il aura fallu l’irruption de la Fédération de Russie sur le champ de bataille pour que la duplicité de la coalition occidentalo-arabe anti-État islamique apparaisse finalement au grand jour.
L’armée arabe syrienne a lancé le 1er février, avec l’appui de l’aviation russe, une vaste opération pour libérer Alep, ancienne capitale économique syrienne et place forte de la rébellion depuis 2012. Comme toujours, les médias se sont complaisamment apitoyés sur les colonnes de ceux qui fuyaient les combats et l’avance des troupes gouvernementales. Manquait au tableau l’image de ces Aleppins des quartiers ouest restés fidèles à Damas dont la « la foule en liesse » accueillait les troupes gouvernementales en libératrices !
Vivement ému, le secrétaire d’État américain John Kerry exigeait aussitôt l’arrêt des bombardements russes au motif de pertes civiles. La vérité est plus prosaïque, car si Alep se trouve complètement encerclée par les forces gouvernementales, le couloir de ravitaillement des rebelles avec la Turquie se verra coupé. À savoir les deux axes routiers Mayer/Anadan et Azaz/Alep par lesquels les unités salafo-wahhabites reçoivent leurs renforts en personnels, armes et munitions expédiés par les islamo-kémalistes de l’État profond turc. Autant dire que la rébellion court maintenant le risque d’un effondrement à court terme, surtout que l’armée de Damas est parvenue, le 4 février, à briser l’encerclement (en place depuis 2012) par les djihadistes de deux petites villes chiites, Nouboul et Zahra, dont la population a reçu les soldats loyalistes sous des pluies de riz et de fleurs. Ce qui signifie que plusieurs milliers, 5.000 peut-être, miliciens chiites seront disponibles pour joindre leurs forces à celles des assiégeants d’Alep.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
La responsabilité de la CIA dans le conflit syrien épinglée par… la presse US !
♦ Un récent article du New York Times (*) confirme ce que de nombreux spécialistes pressentaient et que No Terror affirme depuis un long moment : la CIA dans sa guerre contre Bachar al-Assad, a bien soutenu des groupes djihadistes !
Et elle l’a fait avec le soutien financier de l’Arabie Saoudite.
Cette guerre secrète avait même un nom : Opération « Timber Sycamore » (Bois de platane). Et elle fut financée à raison de plusieurs milliards de dollars par l’Arabie Saoudite. Ce soutien se manifesta parfois même par une livraison directe par les Saoudiens de missiles antichar TOW à des groupes djihadistes tels que l’Armée de la Conquête, réputée proche d’Al Qaeda… Les Saoudiens avaient de quoi puisqu’ils ont acheté, à cet effet, pas moins de 13.000 (!) missiles TOW à l’armée américaine.
Mais pourquoi ce financement saoudien d’une opération américaine alors que les Saoudiens avaient leurs propres canaux de financement pour la rébellion syrienne ? Tout simplement car comme toute opération secrète et donc, quelque part illégale aux yeux de la propre loi américaine, la CIA a eu besoin de budgets « spéciaux », de « caisses noires ». Mais vu l’ampleur de l’opération, ces budgets parallèles n’ont pas suffi et c’est là qu’on a fait appel aux Saoudiens. D’autant plus facilement que les services secrets US et saoudiens ont une longue expérience d’organiser en commun des opérations de ce type. De plus, au début du conflit syrien, le chef des services secrets saoudiens était le prince Bandar qui était l’homme des Américains depuis bien longtemps. Il fut ainsi ambassadeur aux USA pendant de longues années et était réputé être un proche du clan Bush.
Et il a joué un rôle de premier plan dans ce soutien. En particulier, en chargeant ses services de racheter des armes et des munitions en Europe de l’Est (et en particulier en Croatie) pour les fournir par la suite aux groupes terroristes.
Le problème est que selon la DIA (Defense Intelligence Agency – Les services de renseignements de l’armée US), 60 à 80% des armes livrées par les USA et les Saoudiens sont tombées « dans de mauvaises mains ». Comprenez, des groupes djihadistes dont certains sont directement liés à Al Qaeda.
Notons que la DIA a toujours manifesté son hostilité à soutenir inconditionnellement les groupes rebelles syriens sans vraiment s’assurer de qui il s’agissait ! Il est certain qu’on aurait dû les écouter !
Centre Européen d’Information sur le Terrorisme
www.noterror.eu 8/02/2016
Source : http://www.noterror.eu/fr/la-responsabi ... presse-us/
http://www.polemia.com/la-responsabilit ... esse-us/(*) Article original The New York Times, 23/01/2016
http://www.nytimes.com/2016/01/24/world ... .html?_r=0
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
♦ Un récent article du New York Times (*) confirme ce que de nombreux spécialistes pressentaient et que No Terror affirme depuis un long moment : la CIA dans sa guerre contre Bachar al-Assad, a bien soutenu des groupes djihadistes !
Et elle l’a fait avec le soutien financier de l’Arabie Saoudite.
Cette guerre secrète avait même un nom : Opération « Timber Sycamore » (Bois de platane). Et elle fut financée à raison de plusieurs milliards de dollars par l’Arabie Saoudite. Ce soutien se manifesta parfois même par une livraison directe par les Saoudiens de missiles antichar TOW à des groupes djihadistes tels que l’Armée de la Conquête, réputée proche d’Al Qaeda… Les Saoudiens avaient de quoi puisqu’ils ont acheté, à cet effet, pas moins de 13.000 (!) missiles TOW à l’armée américaine.
Mais pourquoi ce financement saoudien d’une opération américaine alors que les Saoudiens avaient leurs propres canaux de financement pour la rébellion syrienne ? Tout simplement car comme toute opération secrète et donc, quelque part illégale aux yeux de la propre loi américaine, la CIA a eu besoin de budgets « spéciaux », de « caisses noires ». Mais vu l’ampleur de l’opération, ces budgets parallèles n’ont pas suffi et c’est là qu’on a fait appel aux Saoudiens. D’autant plus facilement que les services secrets US et saoudiens ont une longue expérience d’organiser en commun des opérations de ce type. De plus, au début du conflit syrien, le chef des services secrets saoudiens était le prince Bandar qui était l’homme des Américains depuis bien longtemps. Il fut ainsi ambassadeur aux USA pendant de longues années et était réputé être un proche du clan Bush.
Et il a joué un rôle de premier plan dans ce soutien. En particulier, en chargeant ses services de racheter des armes et des munitions en Europe de l’Est (et en particulier en Croatie) pour les fournir par la suite aux groupes terroristes.
Le problème est que selon la DIA (Defense Intelligence Agency – Les services de renseignements de l’armée US), 60 à 80% des armes livrées par les USA et les Saoudiens sont tombées « dans de mauvaises mains ». Comprenez, des groupes djihadistes dont certains sont directement liés à Al Qaeda.
Notons que la DIA a toujours manifesté son hostilité à soutenir inconditionnellement les groupes rebelles syriens sans vraiment s’assurer de qui il s’agissait ! Il est certain qu’on aurait dû les écouter !
Centre Européen d’Information sur le Terrorisme
www.noterror.eu 8/02/2016
Source : http://www.noterror.eu/fr/la-responsabi ... presse-us/
http://www.polemia.com/la-responsabilit ... esse-us/(*) Article original The New York Times, 23/01/2016
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : la mise en garde russe porte ses fruits ? accord sur la cessation des hostilités
(NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.
À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine et décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.
L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », ont précisé les ministres des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov et américain, John Kerry. Les États-Unis et la Russie vont piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités. Sans doute les avertissements du premier ministre russe Dmitri Medvedev ont-ils été entendus.
Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, paru aujourd’hui, le Premier ministre russe adresse une solennelle mise en garde aux États-Unis et à leurs vassaux.
Dmitri Medvedev a en effet estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait « Le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale ». « Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ? Pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre ? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe », avertit M. Medvedev.
L’Arabie saoudite a en effet récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.
Une proposition soutenue directement par le Pentagone. Pour Washington, il s’agit de contrer, par alliés interposés, l’offensive victorieuse de Bachar El-Assad contre Daech. À tel point qu’on peut se demander qui est l’ennemi principal pour les États-Unis : Bachar ou Daech… Rappelons qu’après la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Moshé Yaalon n’avaient pas caché leur sympathie finale pour Daech. Rappelons également que depuis la mise sur pied de la coalition Occidentale anti-Daech, à l’été 2014, l’aviation américaine a mené quelque 10 000 sorties dont le seul résultat tangible semble d’avoir favorisé l’expansion du groupe islamo-terroriste. Vous avez dit bizarre ?
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a par ailleurs fait une offre concrète de cessez-le-feu, lors de la réunion du « Groupe international de soutien à la Syrie », hier à Munich.
Offre qui a donc été acceptée et ce alors qu’au même moment, en parfait petit vassal des États-Unis, le président français François Hollande demandait l’arrêt des frappes aériennes russes en soutien à l’armée syrienne contre Daech. L’indépendance de la politique étrangère française n’est décidément plus qu’un souvenir.
http://fr.novopress.info/
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(NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.
À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine et décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.
L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », ont précisé les ministres des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov et américain, John Kerry. Les États-Unis et la Russie vont piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités. Sans doute les avertissements du premier ministre russe Dmitri Medvedev ont-ils été entendus.
Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, paru aujourd’hui, le Premier ministre russe adresse une solennelle mise en garde aux États-Unis et à leurs vassaux.
Dmitri Medvedev a en effet estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait « Le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale ». « Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ? Pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre ? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe », avertit M. Medvedev.
L’Arabie saoudite a en effet récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.
Une proposition soutenue directement par le Pentagone. Pour Washington, il s’agit de contrer, par alliés interposés, l’offensive victorieuse de Bachar El-Assad contre Daech. À tel point qu’on peut se demander qui est l’ennemi principal pour les États-Unis : Bachar ou Daech… Rappelons qu’après la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Moshé Yaalon n’avaient pas caché leur sympathie finale pour Daech. Rappelons également que depuis la mise sur pied de la coalition Occidentale anti-Daech, à l’été 2014, l’aviation américaine a mené quelque 10 000 sorties dont le seul résultat tangible semble d’avoir favorisé l’expansion du groupe islamo-terroriste. Vous avez dit bizarre ?
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a par ailleurs fait une offre concrète de cessez-le-feu, lors de la réunion du « Groupe international de soutien à la Syrie », hier à Munich.
Offre qui a donc été acceptée et ce alors qu’au même moment, en parfait petit vassal des États-Unis, le président français François Hollande demandait l’arrêt des frappes aériennes russes en soutien à l’armée syrienne contre Daech. L’indépendance de la politique étrangère française n’est décidément plus qu’un souvenir.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Le président al-Assad à l’AFP : La France doit changer ses politiques erronées envers la Syrie pour lutter contre le terrorisme
Damas / Le président Bachar al-Assad a accordé un entretien à l’AFP sur les développements en Syrie et dans la région.
Entretien de Monsieur le Président avec l’AFP
Journaliste : Monsieur le Président quels sentiments vous inspire la vue de dizaine de milliers de vos compatriotes affamés sur les routes qui tentent de rejoindre la Turquie pour échapper aux bombardements de vos alliés russes sur Alep, et aussi la vue d’enfants syriens qui sont noyés en tentant de traverser la mer pour rejoindre l’Europe ?
Monsieur le Président : Si vous voulez qu’on parle des sentiments, j’appartiens bien à ce peuple. Il est donc évident que j’éprouve les mêmes sentiments que lui. Tout spectacle douloureux nous fait tous ressentir de la peine en tant que Syriens. Mais en tant que responsable, la question devrait être non pas quel est votre sentiment, mais qu’est-ce que vous allez faire devant une telle situation.
Lorsque la cause n’est pas véritablement les bombardements russes, comme le prétendent aujourd’hui les médias occidentaux, mais plutôt les terroristes; lorsque l’embargo imposé par l’occident depuis déjà cinq ans est l’une des causes de la migration, il est normal que ma première mission, comme celle de tout responsable dans ce pays, dans cet Etat, soit d’abord de lutter contre le terrorisme, essentiellement par des moyens syriens, tout en demandant le soutien de nos amis pour combattre ce terrorisme. Le problème des réfugiés qui se trouvent à l’étranger, de même que celui de la famine comme vous dites, sont deux problèmes auxquels ont contribué les terroristes et l’embargo imposé sur le peuple syrien.
Journaliste : Justement nous parlons d’actes pour alléger cette souffrance, est-ce que vous pourriez envisager de cesser les bombardements sur la population civile et surtout le siège des villes, comme le demande d’ailleurs l’opposition, comme condition pour retourner à Genève ?
Monsieur le Président : Depuis le début de la crise, le conflit portait sur qui pourrait gagner la base populaire en Syrie. Théoriquement parlant, il nous est impossible de bombarder les civils et de vouloir en même temps les gagner à nos côtés. Quant à la pratique, vous pouvez vous-même effectuer des tournées en Syrie, dans les régions contrôlées par l’Etat. Vous trouverez alors que toutes les composantes de la société syrienne, y compris les familles des hommes armés, vivent sous la protection de l’Etat. En plus, pour ce qui est de la ville de Raqqa qui est totalement sous la domination de Daech, nous payons toujours les salaires des fonctionnaires et envoyons les vaccins aux enfants qui s’y trouvent. Il est donc illogique que l’Etat bombarde les civils en offrant tous ces services ; à moins qu’il y ait des erreurs, qui peuvent d’ailleurs se produire dans n’importe quel combat. La règle générale c’est d’avoir dans toute guerre des victimes innocentes, mais ce n’est certainement pas la politique de l’Etat syrien.
Journaliste : Que dites-vous des gens qui s’en vont pour l’Europe, vous leur dites revenez, qu’est-ce que vos leur dites ?
Monsieur le Président : bien sûr. J’espère certainement que toute personne ayant quitté la Syrie y retourne. C’est normal, mais cela ne suffit pas. Les sentiments ne suffisent pas. Ces gens-là vont me demander qu’est-ce qui nous pousse à revenir ? Est-ce que le terrorisme a cessé? Est-ce que les premières nécessités de la vie sont désormais disponibles? Beaucoup de ceux qui ont émigré ne sont pas contre l’Etat, ni pro-terroristes. Mais il y a parfois des circonstances qui vous obligent à émigrer. Aussi ma réponse à cette question sera-t-elle la suivante : lorsqu’il y aura un recul du terrorisme et que les choses s’amélioreront, ils retourneront de leur propre gré sans invitation. Plutôt donc que d’inviter ce citoyen à revenir, je vais appeler les gouvernements européens qui ont contribué directement à cet exode en assurant d’abord une couverture aux terroristes, et en imposant l’embargo à la Syrie, à aider au retour des Syriens chez eux.
Journaliste : Est-ce que la reprise d’Alep est une question de jours, et après quelles sont les prochaines étapes : la reprise totale de Lattaquié, d’Alep, d’Idleb ?
Monsieur le Président : Actuellement, le combat à Alep n’a pas pour but de récupérer la ville, car nous y sommes déjà. La bataille principale vise plutôt à couper la route entre Alep et la Turquie qui constitue la voie principale de ravitaillement des terroristes. Nous menons actuellement des combats sur plus de dix fronts, du Nord au Sud, à l’Est et au Nord-Est, de même qu’à Lattaquié à l’Ouest. Il y avait également des combats à Homs, lesquels ont maintenant pris fin. Toutes les étapes vont donc en parallèle.
Journaliste : Pensez-vous être capable de reprendre tout le territoire syrien et dans quel délai ?
Monsieur le Président : Que nous soyons capables de le faire ou non, c’est un but que nous œuvrerons à atteindre sans hésitation. Il n’est pas logique de dire qu’il y a une partie de notre territoire à laquelle nous renoncerons. Quant au délai, cela dépend de deux cas : à supposer d’abord que le problème est uniquement syrien, c’est-à-dire que la Syrie est isolée de son entourage, dans ce cas-là, nous pouvons régler le problème sur deux axes : le combat contre le terrorisme, et l’action politique. Dans le deuxième cas, le cas actuel où il y a ravitaillement permanent des terroristes à travers la Turquie, la Jordanie, et parfois encore à travers l’Irak bien sûr, puisque Daech s’y trouve avec les soutiens saoudien, turc, et qatari, il est évident que les délais de la solution soient longs et les prix lourds. Il est donc difficile de donner une réponse précise quant aux délais.
Journaliste : Vous ne pouvez pas dire dans combien d’années la paix reviendra en Syrie ?
Monsieur le Président : La question est de savoir combien d’années la Turquie et l’Arabie Saoudite maintiendront leur soutien au terrorisme. Telle est la question. Et quand l’Occident fera–t-il pression sur ces pays pour qu’ils cessent leur soutien au terrorisme.
Lire la suite=> http://www.altermedia.info/france-belgi ... ore-153845
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Damas / Le président Bachar al-Assad a accordé un entretien à l’AFP sur les développements en Syrie et dans la région.
Entretien de Monsieur le Président avec l’AFP
Journaliste : Monsieur le Président quels sentiments vous inspire la vue de dizaine de milliers de vos compatriotes affamés sur les routes qui tentent de rejoindre la Turquie pour échapper aux bombardements de vos alliés russes sur Alep, et aussi la vue d’enfants syriens qui sont noyés en tentant de traverser la mer pour rejoindre l’Europe ?
Monsieur le Président : Si vous voulez qu’on parle des sentiments, j’appartiens bien à ce peuple. Il est donc évident que j’éprouve les mêmes sentiments que lui. Tout spectacle douloureux nous fait tous ressentir de la peine en tant que Syriens. Mais en tant que responsable, la question devrait être non pas quel est votre sentiment, mais qu’est-ce que vous allez faire devant une telle situation.
Lorsque la cause n’est pas véritablement les bombardements russes, comme le prétendent aujourd’hui les médias occidentaux, mais plutôt les terroristes; lorsque l’embargo imposé par l’occident depuis déjà cinq ans est l’une des causes de la migration, il est normal que ma première mission, comme celle de tout responsable dans ce pays, dans cet Etat, soit d’abord de lutter contre le terrorisme, essentiellement par des moyens syriens, tout en demandant le soutien de nos amis pour combattre ce terrorisme. Le problème des réfugiés qui se trouvent à l’étranger, de même que celui de la famine comme vous dites, sont deux problèmes auxquels ont contribué les terroristes et l’embargo imposé sur le peuple syrien.
Journaliste : Justement nous parlons d’actes pour alléger cette souffrance, est-ce que vous pourriez envisager de cesser les bombardements sur la population civile et surtout le siège des villes, comme le demande d’ailleurs l’opposition, comme condition pour retourner à Genève ?
Monsieur le Président : Depuis le début de la crise, le conflit portait sur qui pourrait gagner la base populaire en Syrie. Théoriquement parlant, il nous est impossible de bombarder les civils et de vouloir en même temps les gagner à nos côtés. Quant à la pratique, vous pouvez vous-même effectuer des tournées en Syrie, dans les régions contrôlées par l’Etat. Vous trouverez alors que toutes les composantes de la société syrienne, y compris les familles des hommes armés, vivent sous la protection de l’Etat. En plus, pour ce qui est de la ville de Raqqa qui est totalement sous la domination de Daech, nous payons toujours les salaires des fonctionnaires et envoyons les vaccins aux enfants qui s’y trouvent. Il est donc illogique que l’Etat bombarde les civils en offrant tous ces services ; à moins qu’il y ait des erreurs, qui peuvent d’ailleurs se produire dans n’importe quel combat. La règle générale c’est d’avoir dans toute guerre des victimes innocentes, mais ce n’est certainement pas la politique de l’Etat syrien.
Journaliste : Que dites-vous des gens qui s’en vont pour l’Europe, vous leur dites revenez, qu’est-ce que vos leur dites ?
Monsieur le Président : bien sûr. J’espère certainement que toute personne ayant quitté la Syrie y retourne. C’est normal, mais cela ne suffit pas. Les sentiments ne suffisent pas. Ces gens-là vont me demander qu’est-ce qui nous pousse à revenir ? Est-ce que le terrorisme a cessé? Est-ce que les premières nécessités de la vie sont désormais disponibles? Beaucoup de ceux qui ont émigré ne sont pas contre l’Etat, ni pro-terroristes. Mais il y a parfois des circonstances qui vous obligent à émigrer. Aussi ma réponse à cette question sera-t-elle la suivante : lorsqu’il y aura un recul du terrorisme et que les choses s’amélioreront, ils retourneront de leur propre gré sans invitation. Plutôt donc que d’inviter ce citoyen à revenir, je vais appeler les gouvernements européens qui ont contribué directement à cet exode en assurant d’abord une couverture aux terroristes, et en imposant l’embargo à la Syrie, à aider au retour des Syriens chez eux.
Journaliste : Est-ce que la reprise d’Alep est une question de jours, et après quelles sont les prochaines étapes : la reprise totale de Lattaquié, d’Alep, d’Idleb ?
Monsieur le Président : Actuellement, le combat à Alep n’a pas pour but de récupérer la ville, car nous y sommes déjà. La bataille principale vise plutôt à couper la route entre Alep et la Turquie qui constitue la voie principale de ravitaillement des terroristes. Nous menons actuellement des combats sur plus de dix fronts, du Nord au Sud, à l’Est et au Nord-Est, de même qu’à Lattaquié à l’Ouest. Il y avait également des combats à Homs, lesquels ont maintenant pris fin. Toutes les étapes vont donc en parallèle.
Journaliste : Pensez-vous être capable de reprendre tout le territoire syrien et dans quel délai ?
Monsieur le Président : Que nous soyons capables de le faire ou non, c’est un but que nous œuvrerons à atteindre sans hésitation. Il n’est pas logique de dire qu’il y a une partie de notre territoire à laquelle nous renoncerons. Quant au délai, cela dépend de deux cas : à supposer d’abord que le problème est uniquement syrien, c’est-à-dire que la Syrie est isolée de son entourage, dans ce cas-là, nous pouvons régler le problème sur deux axes : le combat contre le terrorisme, et l’action politique. Dans le deuxième cas, le cas actuel où il y a ravitaillement permanent des terroristes à travers la Turquie, la Jordanie, et parfois encore à travers l’Irak bien sûr, puisque Daech s’y trouve avec les soutiens saoudien, turc, et qatari, il est évident que les délais de la solution soient longs et les prix lourds. Il est donc difficile de donner une réponse précise quant aux délais.
Journaliste : Vous ne pouvez pas dire dans combien d’années la paix reviendra en Syrie ?
Monsieur le Président : La question est de savoir combien d’années la Turquie et l’Arabie Saoudite maintiendront leur soutien au terrorisme. Telle est la question. Et quand l’Occident fera–t-il pression sur ces pays pour qu’ils cessent leur soutien au terrorisme.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Négociations de paix et indignations en Syrie pour stopper la défaite de nos alliés terroristes
Le monde politico-médiatique occidental et les USA critiquent violemment l’offensive des troupes syriennes et de leurs alliés russes contre les villes stratégiques de Madaya et d’Alep depuis décembre 2015, alors qu’il n’y avait eu aucune réaction ou information sur le siège de Deir Ezzor par l’État Islamique qui dure depuis 11 mois.
De même notre nouveau ministre des affaires étrangères n’hésite pas à parler de crime de guerre concernant les frappes russes alors que les écoles et hôpitaux détruits par nos alliés – et clients – saoudiens sont systématiquement ignorés.
Mais maintenant que les soldats de Bachar al Assad regagnent du terrain les gouvernements Européens s’inquiètent pour leurs alliés d’Al Qaida piégés à Alep et demandent, comme le faisait encore la semaine dernière Laurent Fabius au nom de la France « la levée de tous les sièges qui affament les populations et à l’arrêt des bombardements».
Ce silence est surprenant de la part d’une presse toujours prête à passer en boucle des photos d’enfants immigrants noyés. Il y aurait dans le drame de cette ville martyre des images-chocs à publier, mais comme il s’agit d’une population loyale au président Bachar al Assad, comme pour le massacre des chrétiens Yazidis, cela ne représente aucun intérêt pour nos journalistes et politiques.
Après tout, comme l’avait aussi déclaré notre ministre des affaires étrangères en 2012 « Bachar al-Assad ne mériterait pas d’être sur la terre » et cela visiblement s’applique aussi à ses partisans. Vous ne verrez donc jamais comme dans le journalLibération de ce mardi 16 février sur Alep une couverture et un reportage de 4 pages sur les massacres commis contre les populations loyalistes. Seuls quelques journaux étrangers osent publier de témoignages qui sortent de la propagande officielle.
Lire la suite=> http://fr.novopress.info/198374/negocia ... ore-198374
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Le monde politico-médiatique occidental et les USA critiquent violemment l’offensive des troupes syriennes et de leurs alliés russes contre les villes stratégiques de Madaya et d’Alep depuis décembre 2015, alors qu’il n’y avait eu aucune réaction ou information sur le siège de Deir Ezzor par l’État Islamique qui dure depuis 11 mois.
De même notre nouveau ministre des affaires étrangères n’hésite pas à parler de crime de guerre concernant les frappes russes alors que les écoles et hôpitaux détruits par nos alliés – et clients – saoudiens sont systématiquement ignorés.
Mais maintenant que les soldats de Bachar al Assad regagnent du terrain les gouvernements Européens s’inquiètent pour leurs alliés d’Al Qaida piégés à Alep et demandent, comme le faisait encore la semaine dernière Laurent Fabius au nom de la France « la levée de tous les sièges qui affament les populations et à l’arrêt des bombardements».
Ce silence est surprenant de la part d’une presse toujours prête à passer en boucle des photos d’enfants immigrants noyés. Il y aurait dans le drame de cette ville martyre des images-chocs à publier, mais comme il s’agit d’une population loyale au président Bachar al Assad, comme pour le massacre des chrétiens Yazidis, cela ne représente aucun intérêt pour nos journalistes et politiques.
Après tout, comme l’avait aussi déclaré notre ministre des affaires étrangères en 2012 « Bachar al-Assad ne mériterait pas d’être sur la terre » et cela visiblement s’applique aussi à ses partisans. Vous ne verrez donc jamais comme dans le journalLibération de ce mardi 16 février sur Alep une couverture et un reportage de 4 pages sur les massacres commis contre les populations loyalistes. Seuls quelques journaux étrangers osent publier de témoignages qui sortent de la propagande officielle.
Lire la suite=> http://fr.novopress.info/198374/negocia ... ore-198374
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie: Israël allume le front de Quneitra, ses milices battues de nouveau
Lésé par les changements sur le terrain en Syrie en faveur de l’armée syrienne et ses alliés, Israël tente tant bien que mal de reprendre le dessus dans le sud, où les milices qu’il soutient ont subi d’importants revers. Mais sa nouvelle tentative de mardi s’est à son tour soldée par un revers cuisant.
Selon le journal libanais al-Akhbar, citant des observateurs informés, des mouvements suspects avaient été détectés ces derniers jours sur le front de la province de Quneitra en particulier.
Au moment où mardi matin, 12 milices combattant dans le cadre de l'Armée syrienne libre (ASL) ont annoncé le lancement d’une bataille qu’ils ont baptisée « Si vous retournez, nous retournerons », dans le but de prendre le contrôle de plusieurs positions de l’armée syrienne. Ces milices lorgnent surtout la localité Cheikh Miskine, conquise par l’armée la semaine passée, ainsi que la localité avoisinante Atma.
Des sources sécuritaires syriennes ont confié pour al-Akhbar que cette bataille était attendue depuis bien longtemps, mais la décision de la déclencher a été prise depuis trois jours. Et pour cause : « la situation sur le terrain incommode Israël qui tente d’ouvrir une brèche en direction de la province ouest de Damas. Alors que les milices veulent à tout prix réaliser une victoire morale pour s’attirer le soutien des Etats » impliqués dans la crise syrienne, explique ces observateurs.
Surtout que les réconciliations battent leur plein à Deraa et Quneitra.
Mais comme la bataille était prévue, elle a été avortée avant son déclenchement.
Les miliciens étaient en train de s’attrouper dans la région al-Jaaila, (ouest de cheikh Miskine) lorsque des avions russes et syriens les ont bombardés. Il y a eu au moins 26 tués dans leurs rangs, et 40 blessés. D'autres miliciens sont tombés dans une embuscade de l'armée, essuyant des pertes dans leurs rangs.
Selon al-Akhbar, ces milices, en l’occurrence Bataillon al-Hamzé, Jaïch al-Ababil, Jaïch al-Yarmouk, Front des révolutionnaires de Syrie, et Bataillon al-Fourkane sont tous considérés par les puissances occidentales comme étant des "factions modérés". Alors que la milice wahhabite pro saoudienne Jaïch al-islam a fait part à la bataille, la branche d’Al-Qaïda en Syrie le front al-Nosra et le mouvement al-Mathanna étaient absents, remarque al-Akhbar. Ils ont du battre en retraite après leur perte de la localité de Cheikh Miskine, laquelle constituait leur principale voie d’approvisionnement.
Les pertes des milices s'étaient accentuées vers le dernier trimestre de 2015, lorsque les forces gouvernementales et leurs alliés avaient réalisé une opération-éclair au cours de laquelle elles ont reconquis le triangle de la province de Damas-Deraa-Quneitra, qui est vital pour la sécurité de la capitale. Les milices étaient alors parvenues à réaliser quelque progression dans la province de Quneitra et à y assiéger des localités loyalistes, et quelque région de Deraa. Mais elles se sont rétractées après l’échec de la campagne baptisée « Tempête du sud » sur les portes de la ville de Deraa.
Sachant que les milices soutenues par les puissances occidentales sont directement commanditées par les services de renseignements israéliens Amane, elles ont reçu ces derniers jours des munitions et des armes de leur part. Sans compter les trois camions conteneurs chargés d’armements en provenance de la Jordanie qui ont traversé samedi dernier la frontière. « Mais cette quantité est nettement inferieure à ce qui avait été envoyé dans le passé», constate une source sécuritaire. « Lors de la bataille de Bosra al-Cham et de l’aéroport al-Tahaalat, ce sont 40 camions conteneurs qui avaient été dépêchés », ajoute-t-elle.
Depuis un mois, l’armée syrienne avait bombardé un convoi d’ânes transportant des armes sur le versant de la montagne al-Cheikh. Ce convoi était sorti de l’observatoire de l’armée d’occupation israélienne installé sur la montagne de Jabal al-Cheikh.
« Ce que l’armée syrienne est entrain de reconquérir ces derniers temps, il sera presque exclu qu’elle le perde de nouveau », croient savoir les observateurs, conclut al-Akhbar.
Al manar :: lien
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuVVZV ... cWLa.shtml
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Lésé par les changements sur le terrain en Syrie en faveur de l’armée syrienne et ses alliés, Israël tente tant bien que mal de reprendre le dessus dans le sud, où les milices qu’il soutient ont subi d’importants revers. Mais sa nouvelle tentative de mardi s’est à son tour soldée par un revers cuisant.
Selon le journal libanais al-Akhbar, citant des observateurs informés, des mouvements suspects avaient été détectés ces derniers jours sur le front de la province de Quneitra en particulier.
Au moment où mardi matin, 12 milices combattant dans le cadre de l'Armée syrienne libre (ASL) ont annoncé le lancement d’une bataille qu’ils ont baptisée « Si vous retournez, nous retournerons », dans le but de prendre le contrôle de plusieurs positions de l’armée syrienne. Ces milices lorgnent surtout la localité Cheikh Miskine, conquise par l’armée la semaine passée, ainsi que la localité avoisinante Atma.
Des sources sécuritaires syriennes ont confié pour al-Akhbar que cette bataille était attendue depuis bien longtemps, mais la décision de la déclencher a été prise depuis trois jours. Et pour cause : « la situation sur le terrain incommode Israël qui tente d’ouvrir une brèche en direction de la province ouest de Damas. Alors que les milices veulent à tout prix réaliser une victoire morale pour s’attirer le soutien des Etats » impliqués dans la crise syrienne, explique ces observateurs.
Surtout que les réconciliations battent leur plein à Deraa et Quneitra.
Mais comme la bataille était prévue, elle a été avortée avant son déclenchement.
Les miliciens étaient en train de s’attrouper dans la région al-Jaaila, (ouest de cheikh Miskine) lorsque des avions russes et syriens les ont bombardés. Il y a eu au moins 26 tués dans leurs rangs, et 40 blessés. D'autres miliciens sont tombés dans une embuscade de l'armée, essuyant des pertes dans leurs rangs.
Selon al-Akhbar, ces milices, en l’occurrence Bataillon al-Hamzé, Jaïch al-Ababil, Jaïch al-Yarmouk, Front des révolutionnaires de Syrie, et Bataillon al-Fourkane sont tous considérés par les puissances occidentales comme étant des "factions modérés". Alors que la milice wahhabite pro saoudienne Jaïch al-islam a fait part à la bataille, la branche d’Al-Qaïda en Syrie le front al-Nosra et le mouvement al-Mathanna étaient absents, remarque al-Akhbar. Ils ont du battre en retraite après leur perte de la localité de Cheikh Miskine, laquelle constituait leur principale voie d’approvisionnement.
Les pertes des milices s'étaient accentuées vers le dernier trimestre de 2015, lorsque les forces gouvernementales et leurs alliés avaient réalisé une opération-éclair au cours de laquelle elles ont reconquis le triangle de la province de Damas-Deraa-Quneitra, qui est vital pour la sécurité de la capitale. Les milices étaient alors parvenues à réaliser quelque progression dans la province de Quneitra et à y assiéger des localités loyalistes, et quelque région de Deraa. Mais elles se sont rétractées après l’échec de la campagne baptisée « Tempête du sud » sur les portes de la ville de Deraa.
Sachant que les milices soutenues par les puissances occidentales sont directement commanditées par les services de renseignements israéliens Amane, elles ont reçu ces derniers jours des munitions et des armes de leur part. Sans compter les trois camions conteneurs chargés d’armements en provenance de la Jordanie qui ont traversé samedi dernier la frontière. « Mais cette quantité est nettement inferieure à ce qui avait été envoyé dans le passé», constate une source sécuritaire. « Lors de la bataille de Bosra al-Cham et de l’aéroport al-Tahaalat, ce sont 40 camions conteneurs qui avaient été dépêchés », ajoute-t-elle.
Depuis un mois, l’armée syrienne avait bombardé un convoi d’ânes transportant des armes sur le versant de la montagne al-Cheikh. Ce convoi était sorti de l’observatoire de l’armée d’occupation israélienne installé sur la montagne de Jabal al-Cheikh.
« Ce que l’armée syrienne est entrain de reconquérir ces derniers temps, il sera presque exclu qu’elle le perde de nouveau », croient savoir les observateurs, conclut al-Akhbar.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Que se passe-t-il réelement en Syrie ? Partie 1/4 : Raphael Berland
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Que se passe-t-il réelement en Syrie ? Partie 2/4 : Bassam Tahhan
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Que se passe-t-il réelement en Syrie ? Partie 3/4 : Pierre Piccinin Da Prata
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : des attentats revendiqués par l’Etat islamique font plus d’une centaine de morts à Homs et Damas
Syrie : des attentats revendiqués par l’Etat islamique font plus d’une centaine de morts à Homs et Damas
Ce sont plus d’une centaine de personnes qui ont été tuées, dimanche 21 février, dans des attentats dans les villes de Homs et de Damas, sous contrôle du régime. L’agence Aaamq, canal de revendication habituel de l’Etat islamique (EI), a attribué les explosions à l’organisation djihadiste.
Dans la capitale syrienne, au moins une soixantaine de personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées dans une série d’attaques, dont une à la voiture piégée, près du grand sanctuaire chiite de Sayeda Zaïneb, rapportent la télévision d’Etat et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Les attentats ont coïncidé avec la sortie des écoles, tuant plusieurs élèves », a précisé la télévision. « Il y a eu une voiture piégée et deux kamikazes qui se sont fait exploser. Quant à la quatrième explosion, on ignore s’il s’agissait d’une bombe ou d’une autre voiture piégée », a indiqué l’OSDH. Dans sa revendication, l’EI n’a fait état que de deux kamikazes. [...]
La suite sur Le monde.fr
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Sy ... evendiques
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Syrie : des attentats revendiqués par l’Etat islamique font plus d’une centaine de morts à Homs et Damas
Ce sont plus d’une centaine de personnes qui ont été tuées, dimanche 21 février, dans des attentats dans les villes de Homs et de Damas, sous contrôle du régime. L’agence Aaamq, canal de revendication habituel de l’Etat islamique (EI), a attribué les explosions à l’organisation djihadiste.
Dans la capitale syrienne, au moins une soixantaine de personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées dans une série d’attaques, dont une à la voiture piégée, près du grand sanctuaire chiite de Sayeda Zaïneb, rapportent la télévision d’Etat et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Les attentats ont coïncidé avec la sortie des écoles, tuant plusieurs élèves », a précisé la télévision. « Il y a eu une voiture piégée et deux kamikazes qui se sont fait exploser. Quant à la quatrième explosion, on ignore s’il s’agissait d’une bombe ou d’une autre voiture piégée », a indiqué l’OSDH. Dans sa revendication, l’EI n’a fait état que de deux kamikazes. [...]
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
La Syrie et le gaz du Qatar
L’avocat Robert Kennedy junior, neveu de l’ancien président américain John F. Kennedy, a révélé dans un article pour le magazine Politico les véritables causes de la guerre en Syrie.
La racine du conflit armé en Syrie, provient en grande partie du refus du président syrien Bachar al-Assad du passage d’un pipeline de gaz du Qatar vers l’Europe.
« La décision américaine. d’organiser une campagne contre Bachar al-Assad n’a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2009, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour 10 000 millions de dollars qui traverserait l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie.
Ce projet aurait veillé à ce que les pays arabes du Golfe aient un avantage décisif sur les marchés mondiaux de gaz et aurait renforcé le Qatar, un proche allié de Washington dans la région."
Le président syrien Bachar al-Assad, a rejeté le projet au motif que cela nuirait aux intérêts de son allié russe, le plus grand fournisseur de gaz naturel vers l’Europe. Un an plus tard, Al-Assad a commencé à négocier avec l’Iran pour construire un autre gazoduc qui transporterait le gaz de l’Iran vers le Liban et le pays perse serait devenu un des plus grands fournisseurs de gaz vers l’Europe.
Immédiatement après le refus du projet initial, les agences de renseignement américaines, Le Qatar, l’Arabie Saoudite et le régime israélien ont commencé à financer la soi-disant opposition syrienne et à préparer une révolte pour renverser le gouvernement syrien.
Dans cet objectif, la CIA a transféré six millions de dollars à la télévision britannique Barada dans le but de préparer des reportages en faveur du renversement du président syrien. La CIA a utilisé les membres du groupe extrémiste État islamique pour protéger les intérêts des Etats-Unis sur les hydrocarbures et instrumentaliser les forces radicales pour réduire l’influence de (l’ancienne) Union Soviétique dans la région. Pendant ce temps, les Etats-Unis poursuivent leur soutien financier, logistique et militaire aux groupes d’opposition armés, qui ont échoué à renverser le gouvernement syrien, malgré cinq années de guerre. Les États-Unis essayent même d’obtenir la levée des sanctions qui empêchent l’envoi d’armes anti-aériennes au territoire syrien dans le but de renforcer le front de groupes armés qui luttent contre l’armée arabe syrienne."
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... qatar.html
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La racine du conflit armé en Syrie, provient en grande partie du refus du président syrien Bachar al-Assad du passage d’un pipeline de gaz du Qatar vers l’Europe.
« La décision américaine. d’organiser une campagne contre Bachar al-Assad n’a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2009, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour 10 000 millions de dollars qui traverserait l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie.
Ce projet aurait veillé à ce que les pays arabes du Golfe aient un avantage décisif sur les marchés mondiaux de gaz et aurait renforcé le Qatar, un proche allié de Washington dans la région."
Le président syrien Bachar al-Assad, a rejeté le projet au motif que cela nuirait aux intérêts de son allié russe, le plus grand fournisseur de gaz naturel vers l’Europe. Un an plus tard, Al-Assad a commencé à négocier avec l’Iran pour construire un autre gazoduc qui transporterait le gaz de l’Iran vers le Liban et le pays perse serait devenu un des plus grands fournisseurs de gaz vers l’Europe.
Immédiatement après le refus du projet initial, les agences de renseignement américaines, Le Qatar, l’Arabie Saoudite et le régime israélien ont commencé à financer la soi-disant opposition syrienne et à préparer une révolte pour renverser le gouvernement syrien.
Dans cet objectif, la CIA a transféré six millions de dollars à la télévision britannique Barada dans le but de préparer des reportages en faveur du renversement du président syrien. La CIA a utilisé les membres du groupe extrémiste État islamique pour protéger les intérêts des Etats-Unis sur les hydrocarbures et instrumentaliser les forces radicales pour réduire l’influence de (l’ancienne) Union Soviétique dans la région. Pendant ce temps, les Etats-Unis poursuivent leur soutien financier, logistique et militaire aux groupes d’opposition armés, qui ont échoué à renverser le gouvernement syrien, malgré cinq années de guerre. Les États-Unis essayent même d’obtenir la levée des sanctions qui empêchent l’envoi d’armes anti-aériennes au territoire syrien dans le but de renforcer le front de groupes armés qui luttent contre l’armée arabe syrienne."
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : la bataille d’Alep et les mensonges de nos journalistes
Alain Corvez, ancien conseiller du général commandant la Force des Nations unies déployée au Sud-Liban (FINUL), ancien conseiller en relations internationales au ministère des Affaires étrangères. Actuellement conseiller en stratégie internationale.
♦ Guerre sans complexe de l’Occident contre l’information et la conscience politique.
L’accumulation des mensonges éhontés par lesquels les journalistes de nos principales chaines télé et de nos grands journaux nous racontent les actuelles opérations militaires en Syrie.
L’accumulation des mensonges éhontés par lesquels les journalistes de nos principales chaines télé et de nos grands journaux nous racontent les actuelles opérations militaires en Syrie – qui pourraient marquer un virage majeur dans le cours de cette guerre qui ensanglante le pays depuis cinq ans – est véritablement indigne et scandaleuse. Un sommet a été atteint récemment avec la description faite de la bataille d’Alep.
La grande ville industrielle située au nord de la Syrie a toujours été la capitale économique du pays. En 2012, Alep a été attaquée par des groupes djihadistes de diverses tendances, en grande partie constitués de djihadistes et de mercenaires étrangers, qui ont réussi à l’encercler presque complètement, à occuper certains quartiers périphériques où se trouvent différentes usines et centrales électriques et hydrauliques, et à s’infiltrer dans plusieurs quartiers du centre-ville. Les habitants n’ont absolument pas collaboré à l’attaque, et en ont subi au contraire toutes les conséquences. En fait, les usines ont été démantelées par les djihadistes, lesquels reçoivent continuellement des renforts… et des armes en provenance de la Turquie toute proche. Les équipements des usines ont tous été revendus en Turquie, avec évidemment la complicité des autorités d’Ankara.
Mais face à la résistance opposée par la ville, rendue possible par d’incertaines voies de ravitaillement au sud-est du centre-ville maintenues ouvertes tant bien que mal par l’armée, les djihadistes, appuyés par des miliciens de l’État islamique (EI) aussi appelé Daesh provenant de l’Est, de Raqqa, ont décidé de couper l’eau et l’électricité aux assiégés tout en bombardant les quartiers du centre-ville à l’aide de mortiers, et en harcelant les habitants par des attentats sanglants menés à l’aide – entre autres – de voitures piégées (le plus meurtrier a touché l’université et provoqué a mort de dizaines d’étudiants). Sur l’ensemble de ces faits, nous avons les témoignages répétés des évêques des communautés chrétiennes d’Alep, qui racontent également avoir fait creuser des puits pour essayer de soulager les souffrances de la population assoiffée, des témoignages que les journalistes ne pouvaient pas ignorer, même s’ils n’avaient pas forcément envie de faire confiance aux informations détaillées fournies par l’agence syrienne SANA ou par les différentes sources russes (Sputnik) ou libanaises (Al-Manar).
La contre-offensive de l’armée syrienne déclenchée au cours des derniers mois de 2015 avec l’appui de l’aviation russe vise avant tout à « mettre fin » au siège de la ville. L’armée a donc progressé « depuis le centre-ville vers les localités voisines » pour éloigner les assaillants. Au nord-est, elle a libéré la grande base militaire de Kuweiri, située à presque 25 km du centre et assiégée depuis plus de trois ans, en repoussant les miliciens de Daesh vers l’Euphrate. Au nord-ouest, deux autres villes situées à 40 km d’Alep ont également été libérées, elles étaient assiégées depuis 2012 par les djihadistes d’al-Nosra (branche syrienne d’al-Qaïda) et leurs alliés d’Harar al-Sham et de l’Armée syrienne libre (ASL). L’agence SANA a diffusé les images des foules en liesse accueillant l’armée « libératrice ». Et vers le sud-ouest également, l’armée avance pour rouvrir les routes vers les provinces d’Homs et de Hama, et permettre un meilleur afflux de ravitaillement de la population en biens de première nécessité.
Mais voilà, les mots utilisés par nos journalistes aux ordres disent exactement le contraire de la réalité, pour leur plus grande honte. D’après eux (et selon les directives qu’ils reçoivent), ce serait l’armée nationale qui «avancerait vers Alep » pour la « reconquérir », comme si la ville était aux mains des rebelles et des mercenaires étrangers, et non assiégée depuis plus de trois ans par les djihadistes. Selon eux, les habitants d’Alep fuiraient la ville, terrorisés par les bombardements russes.
En réalité, à l’intérieur du périmètre d’Alep, il n’y a plus de combats. Les groupes de djihadistes et de mercenaires qui s’étaient infiltrés en ville ont été isolés et ont comme seule perspective celle de se rendre ou bien de conclure un accord avec le gouvernement comme celui qui a permis aux djihadistes encerclés dans un quartier isolé de Homs d’être accompagnés à la frontière turque dans des autobus fournis par le gouvernement.
Le front se trouve désormais beaucoup plus au nord d’Alep, à seulement 20 km de la frontière turque (information du 7 février). L’armée nationale entend bien atteindre la ville frontalière d’A’zaz pour bloquer le ravitaillement permanent en armes et en mercenaires étrangers qui continuent d’affluer de la Turquie.
Dans d’autres régions de la Syrie comme l’extrême sud de la province de Deraa également, l’armée repousse les djihadistes vers la Jordanie (qui est en train d’abandonner prudemment son attitude hostile envers la Syrie), tandis que la bande frontalière avec la Turquie située au nord de la province de Lattaquié (où un avion russe fut traîtreusement abattu par un missile turc) est désormais sous le contrôle de l’armée de Bachar el-Assad, qui bloque ainsi l’infiltration de nouveaux mercenaires.
Face à ce revirement majeur dans la guerre syrienne, nos journalistes qui pendant toutes ces années ont refusé de parler de la faim et de la soif des civils piégés à Alep et se sont tus sur les conditions de vie dramatiques qui les ont obligés à quitter la ville et à devenir des réfugiés, changent du tout au tout et parlent maintenant abondamment des civils qui fuient les zones de combat.
Faisant écho à la propagande et aux requêtes de ces deux criminels que sont le président turc Erdogan et son Premier ministre Davutoğlu – qui sont les principaux responsables du massacre syrien, avec les Saoudiens et les États-Unis –, ils demandent maintenant la « fin des bombardements russes ». Mais cette ferveur pseudo-humanitaire est simplement due au fait que les mercenaires au service du néo-colonialisme et de l’impérialisme occidental et des monarchies obscurantistes du Golfe sont en train de perdre la guerre, et que la Syrie, aidée par la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, se révèle être un os bien plus coriace que prévu. Quand les peuples résistent vraiment, c’est vrai que « l’impérialisme n’est qu’un tigre de papier ».
Alain Corvez
Conseiller en stratégie internationale, 11/02/2016
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♦ Guerre sans complexe de l’Occident contre l’information et la conscience politique.
L’accumulation des mensonges éhontés par lesquels les journalistes de nos principales chaines télé et de nos grands journaux nous racontent les actuelles opérations militaires en Syrie.
L’accumulation des mensonges éhontés par lesquels les journalistes de nos principales chaines télé et de nos grands journaux nous racontent les actuelles opérations militaires en Syrie – qui pourraient marquer un virage majeur dans le cours de cette guerre qui ensanglante le pays depuis cinq ans – est véritablement indigne et scandaleuse. Un sommet a été atteint récemment avec la description faite de la bataille d’Alep.
La grande ville industrielle située au nord de la Syrie a toujours été la capitale économique du pays. En 2012, Alep a été attaquée par des groupes djihadistes de diverses tendances, en grande partie constitués de djihadistes et de mercenaires étrangers, qui ont réussi à l’encercler presque complètement, à occuper certains quartiers périphériques où se trouvent différentes usines et centrales électriques et hydrauliques, et à s’infiltrer dans plusieurs quartiers du centre-ville. Les habitants n’ont absolument pas collaboré à l’attaque, et en ont subi au contraire toutes les conséquences. En fait, les usines ont été démantelées par les djihadistes, lesquels reçoivent continuellement des renforts… et des armes en provenance de la Turquie toute proche. Les équipements des usines ont tous été revendus en Turquie, avec évidemment la complicité des autorités d’Ankara.
Mais face à la résistance opposée par la ville, rendue possible par d’incertaines voies de ravitaillement au sud-est du centre-ville maintenues ouvertes tant bien que mal par l’armée, les djihadistes, appuyés par des miliciens de l’État islamique (EI) aussi appelé Daesh provenant de l’Est, de Raqqa, ont décidé de couper l’eau et l’électricité aux assiégés tout en bombardant les quartiers du centre-ville à l’aide de mortiers, et en harcelant les habitants par des attentats sanglants menés à l’aide – entre autres – de voitures piégées (le plus meurtrier a touché l’université et provoqué a mort de dizaines d’étudiants). Sur l’ensemble de ces faits, nous avons les témoignages répétés des évêques des communautés chrétiennes d’Alep, qui racontent également avoir fait creuser des puits pour essayer de soulager les souffrances de la population assoiffée, des témoignages que les journalistes ne pouvaient pas ignorer, même s’ils n’avaient pas forcément envie de faire confiance aux informations détaillées fournies par l’agence syrienne SANA ou par les différentes sources russes (Sputnik) ou libanaises (Al-Manar).
La contre-offensive de l’armée syrienne déclenchée au cours des derniers mois de 2015 avec l’appui de l’aviation russe vise avant tout à « mettre fin » au siège de la ville. L’armée a donc progressé « depuis le centre-ville vers les localités voisines » pour éloigner les assaillants. Au nord-est, elle a libéré la grande base militaire de Kuweiri, située à presque 25 km du centre et assiégée depuis plus de trois ans, en repoussant les miliciens de Daesh vers l’Euphrate. Au nord-ouest, deux autres villes situées à 40 km d’Alep ont également été libérées, elles étaient assiégées depuis 2012 par les djihadistes d’al-Nosra (branche syrienne d’al-Qaïda) et leurs alliés d’Harar al-Sham et de l’Armée syrienne libre (ASL). L’agence SANA a diffusé les images des foules en liesse accueillant l’armée « libératrice ». Et vers le sud-ouest également, l’armée avance pour rouvrir les routes vers les provinces d’Homs et de Hama, et permettre un meilleur afflux de ravitaillement de la population en biens de première nécessité.
Mais voilà, les mots utilisés par nos journalistes aux ordres disent exactement le contraire de la réalité, pour leur plus grande honte. D’après eux (et selon les directives qu’ils reçoivent), ce serait l’armée nationale qui «avancerait vers Alep » pour la « reconquérir », comme si la ville était aux mains des rebelles et des mercenaires étrangers, et non assiégée depuis plus de trois ans par les djihadistes. Selon eux, les habitants d’Alep fuiraient la ville, terrorisés par les bombardements russes.
En réalité, à l’intérieur du périmètre d’Alep, il n’y a plus de combats. Les groupes de djihadistes et de mercenaires qui s’étaient infiltrés en ville ont été isolés et ont comme seule perspective celle de se rendre ou bien de conclure un accord avec le gouvernement comme celui qui a permis aux djihadistes encerclés dans un quartier isolé de Homs d’être accompagnés à la frontière turque dans des autobus fournis par le gouvernement.
Le front se trouve désormais beaucoup plus au nord d’Alep, à seulement 20 km de la frontière turque (information du 7 février). L’armée nationale entend bien atteindre la ville frontalière d’A’zaz pour bloquer le ravitaillement permanent en armes et en mercenaires étrangers qui continuent d’affluer de la Turquie.
Dans d’autres régions de la Syrie comme l’extrême sud de la province de Deraa également, l’armée repousse les djihadistes vers la Jordanie (qui est en train d’abandonner prudemment son attitude hostile envers la Syrie), tandis que la bande frontalière avec la Turquie située au nord de la province de Lattaquié (où un avion russe fut traîtreusement abattu par un missile turc) est désormais sous le contrôle de l’armée de Bachar el-Assad, qui bloque ainsi l’infiltration de nouveaux mercenaires.
Face à ce revirement majeur dans la guerre syrienne, nos journalistes qui pendant toutes ces années ont refusé de parler de la faim et de la soif des civils piégés à Alep et se sont tus sur les conditions de vie dramatiques qui les ont obligés à quitter la ville et à devenir des réfugiés, changent du tout au tout et parlent maintenant abondamment des civils qui fuient les zones de combat.
Faisant écho à la propagande et aux requêtes de ces deux criminels que sont le président turc Erdogan et son Premier ministre Davutoğlu – qui sont les principaux responsables du massacre syrien, avec les Saoudiens et les États-Unis –, ils demandent maintenant la « fin des bombardements russes ». Mais cette ferveur pseudo-humanitaire est simplement due au fait que les mercenaires au service du néo-colonialisme et de l’impérialisme occidental et des monarchies obscurantistes du Golfe sont en train de perdre la guerre, et que la Syrie, aidée par la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, se révèle être un os bien plus coriace que prévu. Quand les peuples résistent vraiment, c’est vrai que « l’impérialisme n’est qu’un tigre de papier ».
Alain Corvez
Conseiller en stratégie internationale, 11/02/2016
http://www.polemia.com/syrie-la-bataill ... rnalistes/
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Trêve syrienne : les Russes en force, les Turcs sous pression
Beaucoup de personnes se demandent pourquoi l’axe Russie-Damas-Iran-Hezbollah a accepté un cessez-le-feu en Syrie alors qu’il était en phase de reconquête.
Il y a plusieurs raisons à cela et de fins observateurs les ont déjà données : négocier en position de force, remettre Assad au centre du jeu (plus personne ne demande son départ), couper l’herbe sous le pied aux Saoudo-turcs…
Pour ma part, l’un des éléments qui me paraît le plus important est, selon une antique tactique russe, le saucissonnage de la rébellion.
L’opposition à Assad est en ruines et divisée comme jamais entre ceux (minoritaires mais médiatiques) qui ont accepté la trêve et ceux, les djihadistes (majoritaires), qui la refusent. Désormais, toute ambiguïté est levée et le « camp du Bien » ne trouvera rien à y redire : ceux qui continuent le combat contre Assad sont des terroristes qu’il faudra traiter comme tel.
On imagine l’immense malaise dans les salles de rédaction de la mafia médiatique occidentale… Déjà, des craquelures apparaissent dans des publications pourtant peu favorables à la position russe (Politico, Boston Globe, même Fox News qui nous fait un timide pas de danse).
Cette trêve permet ainsi de mettre le camp du Bien face à ses contradictions et de révéler au grand jour qui est qui en Syrie et qui soutient qui. Or, il n’aura fallu qu’un jour à la Turquie pour se faire prendre le doigt dans le pot de confiture !
Déjà terriblement isolée par une politique dont tout le monde reconnaît maintenant le caractère désastreux et sous forte pression économique de la part de Moscou, la Turquie d’Erdogan a tout perdu en Syrie. Non seulement il n’est évidemment plus question de renverser Assad depuis l’intervention automnale russe, mais il n’est même plus possible de faire quoi que ce soit contre les Kurdes ni d’avoir une quelconque voix au chapitre sur le futur syrien depuis la bourde du 24 novembre. Un flop retentissant dont il n’est pas sûr qu’Erdogan se remettre…
Or, à peine le cessez-le-feu entré en vigueur, voilà que le sultan semble avoir fait une nouvelle ânerie. Tell Abyad, tenue par les YPG kurdes, a été bombardée depuis le territoire turc. L’armée turque s’est empressée de nier toute implication (on a connu Ankara moins beaucoup timide il n’y a pas si longtemps…), mais l’important est que les Russes se sont aussitôt tournés vers les Américains pour leur demander des explications.
Et là, plus de faux fuyant possible. Si leur allié turc rompt la trêve si difficilement obtenue et dont les Etats-Unis sont l’un des garants, ils se verront dans l’obligation d’agir. Pour Moscou, mettre Washington en face de ses énormes contradictions et enfoncer un coin peut-être définitif entre l’OTAN et la Turquie n’est pas le moindre des avantages de cette cessation des hostilités.
Observatus geopoliticus
Source: Chroniques du Grand jeu
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuVyll ... MTWD.shtml
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Beaucoup de personnes se demandent pourquoi l’axe Russie-Damas-Iran-Hezbollah a accepté un cessez-le-feu en Syrie alors qu’il était en phase de reconquête.
Il y a plusieurs raisons à cela et de fins observateurs les ont déjà données : négocier en position de force, remettre Assad au centre du jeu (plus personne ne demande son départ), couper l’herbe sous le pied aux Saoudo-turcs…
Pour ma part, l’un des éléments qui me paraît le plus important est, selon une antique tactique russe, le saucissonnage de la rébellion.
L’opposition à Assad est en ruines et divisée comme jamais entre ceux (minoritaires mais médiatiques) qui ont accepté la trêve et ceux, les djihadistes (majoritaires), qui la refusent. Désormais, toute ambiguïté est levée et le « camp du Bien » ne trouvera rien à y redire : ceux qui continuent le combat contre Assad sont des terroristes qu’il faudra traiter comme tel.
On imagine l’immense malaise dans les salles de rédaction de la mafia médiatique occidentale… Déjà, des craquelures apparaissent dans des publications pourtant peu favorables à la position russe (Politico, Boston Globe, même Fox News qui nous fait un timide pas de danse).
Cette trêve permet ainsi de mettre le camp du Bien face à ses contradictions et de révéler au grand jour qui est qui en Syrie et qui soutient qui. Or, il n’aura fallu qu’un jour à la Turquie pour se faire prendre le doigt dans le pot de confiture !
Déjà terriblement isolée par une politique dont tout le monde reconnaît maintenant le caractère désastreux et sous forte pression économique de la part de Moscou, la Turquie d’Erdogan a tout perdu en Syrie. Non seulement il n’est évidemment plus question de renverser Assad depuis l’intervention automnale russe, mais il n’est même plus possible de faire quoi que ce soit contre les Kurdes ni d’avoir une quelconque voix au chapitre sur le futur syrien depuis la bourde du 24 novembre. Un flop retentissant dont il n’est pas sûr qu’Erdogan se remettre…
Or, à peine le cessez-le-feu entré en vigueur, voilà que le sultan semble avoir fait une nouvelle ânerie. Tell Abyad, tenue par les YPG kurdes, a été bombardée depuis le territoire turc. L’armée turque s’est empressée de nier toute implication (on a connu Ankara moins beaucoup timide il n’y a pas si longtemps…), mais l’important est que les Russes se sont aussitôt tournés vers les Américains pour leur demander des explications.
Et là, plus de faux fuyant possible. Si leur allié turc rompt la trêve si difficilement obtenue et dont les Etats-Unis sont l’un des garants, ils se verront dans l’obligation d’agir. Pour Moscou, mettre Washington en face de ses énormes contradictions et enfoncer un coin peut-être définitif entre l’OTAN et la Turquie n’est pas le moindre des avantages de cette cessation des hostilités.
Observatus geopoliticus
Source: Chroniques du Grand jeu
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Le président irakien salue l'efficacité des frappes russes contre Daech
Le succès de la campagne des Forces aériennes russes en Syrie favorise la lutte contre le terrorisme en Irak, a confié aux médias russes le président irakien Fouad Massoum.
"Toute frappe contre Daech, même effectuée au Maroc, nous aide à lutter contre les djihadistes. Le danger extrême que représente le groupe terroriste concerne non seulement la Syrie et l'Irak, mais aussi beaucoup d'autres pays. Les attentats perpétrés à Paris, ainsi que pléthore d'autres attaques partout dans le monde en constituent des exemples évocateurs", a-t-il souligné.
La Syrie est le théâtre d'un conflit armé depuis mars 2011. Selon l'Onu, dont les dernières statistiques remontent à 18 mois faute de données, cette guerre a déjà fait plus de 250.000 morts et poussé des millions de personnes à l'exil. Les troupes gouvernementales syriennes combattent des groupes terroristes dont les plus dangereux sont l'Etat islamique et le Front al-Nosra.
En l'absence d'un front unique anti-Daech, plusieurs forces luttent contre ces groupes djihadistes, qu'il s'agisse des troupes gouvernementales syriennes et irakiennes, de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis (qui se limite pour le moment à des frappes aériennes) et des combattants kurdes Peshmergas, ainsi que des milices libanaises et irakiennes.
Les forces aériennes russes ont lancé une opération militaire contre les terroristes en Syrie le 30 septembre 2015, à la demande du président syrien Bachar el-Assad.
https://fr.sputniknews.com/internationa ... utte-aide/
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Le succès de la campagne des Forces aériennes russes en Syrie favorise la lutte contre le terrorisme en Irak, a confié aux médias russes le président irakien Fouad Massoum.
"Toute frappe contre Daech, même effectuée au Maroc, nous aide à lutter contre les djihadistes. Le danger extrême que représente le groupe terroriste concerne non seulement la Syrie et l'Irak, mais aussi beaucoup d'autres pays. Les attentats perpétrés à Paris, ainsi que pléthore d'autres attaques partout dans le monde en constituent des exemples évocateurs", a-t-il souligné.
La Syrie est le théâtre d'un conflit armé depuis mars 2011. Selon l'Onu, dont les dernières statistiques remontent à 18 mois faute de données, cette guerre a déjà fait plus de 250.000 morts et poussé des millions de personnes à l'exil. Les troupes gouvernementales syriennes combattent des groupes terroristes dont les plus dangereux sont l'Etat islamique et le Front al-Nosra.
En l'absence d'un front unique anti-Daech, plusieurs forces luttent contre ces groupes djihadistes, qu'il s'agisse des troupes gouvernementales syriennes et irakiennes, de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis (qui se limite pour le moment à des frappes aériennes) et des combattants kurdes Peshmergas, ainsi que des milices libanaises et irakiennes.
Les forces aériennes russes ont lancé une opération militaire contre les terroristes en Syrie le 30 septembre 2015, à la demande du président syrien Bachar el-Assad.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Le responsable militaire de l’EI aurait été « droné » par les américains
Abou Omar al-Chichani (Abou Omar le Tchétchène), nom de guerre de Tarkhan Batirashvili est un djihadiste géorgien, chef militaire de l’État islamique.
Il aurait été visé par une frappe aérienne de la coalition, a indiqué mardi un responsable américain qui n’a pas pu préciser le sort du jihadiste.
« Omar al-Shishani a été visé » par une frappe en Syrie, a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat.
Cette source n’a pu préciser si Omar al-Shishani avait trouvé la mort dans le bombardement, ni où ce raid aérien s’était déroulé précisément. Le succès des opérations d’élimination des jihadistes est parfois difficile à établir avec certitude par les services de renseignement américains, faute de présence américaine sur le terrain.
Omar al-Shishani, connu pour son épaisse barbe rousse, est considéré comme l’un des plus hauts, voire le plus haut responsable militaire du groupe EI. L’administration américaine offrait 5 millions de dollars pour des informations fiables sur lui.
Source
http://www.contre-info.com/
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Abou Omar al-Chichani (Abou Omar le Tchétchène), nom de guerre de Tarkhan Batirashvili est un djihadiste géorgien, chef militaire de l’État islamique.
Il aurait été visé par une frappe aérienne de la coalition, a indiqué mardi un responsable américain qui n’a pas pu préciser le sort du jihadiste.
« Omar al-Shishani a été visé » par une frappe en Syrie, a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat.
Cette source n’a pu préciser si Omar al-Shishani avait trouvé la mort dans le bombardement, ni où ce raid aérien s’était déroulé précisément. Le succès des opérations d’élimination des jihadistes est parfois difficile à établir avec certitude par les services de renseignement américains, faute de présence américaine sur le terrain.
Omar al-Shishani, connu pour son épaisse barbe rousse, est considéré comme l’un des plus hauts, voire le plus haut responsable militaire du groupe EI. L’administration américaine offrait 5 millions de dollars pour des informations fiables sur lui.
Source
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Guerre en Syrie : pour une histoire de pipelines ?
Pourquoi l’U.E. laisse-t-elle les USA l’entraîner dans cette guerre « froide » et peut-être « chaude » avec la Russie ?
Pourquoi l’Union européenne laisse-t-elle les États-Unis l’entraîner dans cette guerre « froide » et peut-être « chaude » avec la Russie, contre ses propres intérêts ? Tout cela pour soutenir l’Ukraine, un des pays les plus corrompus (Le Monde du 5 février 2016) ?
Dans Le Monde diplomatique de juin 2015, Jean-Pierre Chevènement explique que « la russophobie médiatique relève d’un formatage de l’opinion comparable à celui qui avait accompagné la guerre du Golfe en 1990-1991. Cette mise en condition de l’opinion repose sur l’ignorance et l’inculture s’agissant des réalités russes contemporaines, quand ce n’est pas sur une construction idéologique manichéenne et manipulatrice. »
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/philippeannaba/ ... nes,243826
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Pourquoi l’U.E. laisse-t-elle les USA l’entraîner dans cette guerre « froide » et peut-être « chaude » avec la Russie ?
Pourquoi l’Union européenne laisse-t-elle les États-Unis l’entraîner dans cette guerre « froide » et peut-être « chaude » avec la Russie, contre ses propres intérêts ? Tout cela pour soutenir l’Ukraine, un des pays les plus corrompus (Le Monde du 5 février 2016) ?
Dans Le Monde diplomatique de juin 2015, Jean-Pierre Chevènement explique que « la russophobie médiatique relève d’un formatage de l’opinion comparable à celui qui avait accompagné la guerre du Golfe en 1990-1991. Cette mise en condition de l’opinion repose sur l’ignorance et l’inculture s’agissant des réalités russes contemporaines, quand ce n’est pas sur une construction idéologique manichéenne et manipulatrice. »
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/philippeannaba/ ... nes,243826
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Russes en Syrie : ils font du bon boulot… mais ils s’en vont !
Coup de théâtre ! L’intervention russe qui a remis en selle le gouvernement de Bachar El Assad et l’armée régulière syrienne prendrait fin prochainement. Trop tôt ?
Poutine a ordonné hier soir le retrait de la majeure partie du contingent militaire, essentiellement aérien, déployé en Syrie depuis le 30 septembre. Les milliers de raids de l’aviation et les bombardements de la marine russes ont permis à l’armée syrienne de reprendre l’avantage sur le terrain. Ils ont aussi démontré par le contre-exemple la duplicité de la coalition occidentale dirigée par les États-Unis qui prétendait combattre l’État islamique, mais n’ont jamais obtenu de résultat significatif.
Le Kremlin souligne que la décision du président russe fait l’objet d’un accord avec son homologue syrien :
Les dirigeants ont souligné que l’intervention des forces aériennes russes avait permis de radicalement changer la situation dans la lutte contre le terrorisme, de désorganiser les infrastructures des combattants (ennemis) et de leur porter un coup important.
Cette annonce-surprise s’explique par la volonté de Moscou de promouvoir un règlement politique du conflit, a affirmé l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine. Il s’agit « d’intensifier nos efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie. »
C’est en effet un signal fort envoyé au moment où a débuté à Genève un nouveau cycle de négociations entre des représentants du président Bachar El-Assad et de la très hétéroclite opposition syrienne représentée par le Haut comité des négociations (HCN). Signal fort et prématuré ? Alors que toutes les composantes de l’opposition sont sous pression militaire et acceptaient peu à peu le principe d’un dialogue avec Assad – sous l’impulsion aussi de leurs mentors américains, déboussolés par l’intervention russe — ce retrait subit risque de leur redonner des ailes.
Dès le premier jour, en effet, le sort réservé au président Bachar El-Assad faisait déjà débat et menaçait de faire capoter le processus de paix. Le HCN veut la mise en place dans les six mois qui viennent d’un « organe de transition » doté de tous les pouvoirs, une solution qui implique le départ d’Assad « vivant ou mort », selon les opposants. « Nous voulons un dialogue entre Syriens, mais sans condition préalable », a rétorqué M. Jaafari, ambassadeur de la Syrie à l’ONU. En effet, pour Damas, il est hors de question de parler du sort du président Assad et la transition ne doit être qu’un simple remaniement ministériel avec un « gouvernement d’union » élargi à des opposants.
Ces discussions sont rendues possibles par l’entrée en vigueur d’une trêve entre les belligérants, signée sous l’impulsion de la Russie et des États-Unis. Hormis quelques violations, elle tient, notamment par la menace directe de bombardements russes sur tous les groupes qui n’adhéreraient pas à son principe : s’engager dans un dialogue politique avec le pouvoir légal syrien. De même, la volonté turque d’intervenir directement en Syrie est pour le moment freinée par la présence dissuasive des forces russes. Le retrait russe risque de mettre à bas ce fragile équilibre… à moins que son annonce ne constitue un piège destiné à éprouver la sincérité de ces ralliements au processus politique.
C’est l’hypothèse optimiste. L’option plus réaliste est que la Russie a rempli ses objectifs stratégiques en sécurisant sa base navale de Tartous, le seul point de ravitaillement et de réparation de la Marine russe en mer Méditerranée. Elle permet aux navires de guerre russes d’éviter d’avoir à regagner leurs bases de la mer Noire en passant par les Détroits turcs et se trouvait menacée par l’avancée des différents groupes « d’opposition », plus ou moins djihadistes. Du point de vue russe, l’intégrité territoriale de la Syrie n’est pas forcément un objectif majeur (Poutine avait d’ailleurs fait des déclarations dans ce sens), tant que la « Syrie utile » reste aux mains de son allié Bachar El Assad.
L’avenir de la Syrie reste donc plus incertain que jamais.
C.D.
http://fr.novopress.info/199430/russes- ... ore-199430
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Coup de théâtre ! L’intervention russe qui a remis en selle le gouvernement de Bachar El Assad et l’armée régulière syrienne prendrait fin prochainement. Trop tôt ?
Poutine a ordonné hier soir le retrait de la majeure partie du contingent militaire, essentiellement aérien, déployé en Syrie depuis le 30 septembre. Les milliers de raids de l’aviation et les bombardements de la marine russes ont permis à l’armée syrienne de reprendre l’avantage sur le terrain. Ils ont aussi démontré par le contre-exemple la duplicité de la coalition occidentale dirigée par les États-Unis qui prétendait combattre l’État islamique, mais n’ont jamais obtenu de résultat significatif.
Le Kremlin souligne que la décision du président russe fait l’objet d’un accord avec son homologue syrien :
Les dirigeants ont souligné que l’intervention des forces aériennes russes avait permis de radicalement changer la situation dans la lutte contre le terrorisme, de désorganiser les infrastructures des combattants (ennemis) et de leur porter un coup important.
Cette annonce-surprise s’explique par la volonté de Moscou de promouvoir un règlement politique du conflit, a affirmé l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine. Il s’agit « d’intensifier nos efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie. »
C’est en effet un signal fort envoyé au moment où a débuté à Genève un nouveau cycle de négociations entre des représentants du président Bachar El-Assad et de la très hétéroclite opposition syrienne représentée par le Haut comité des négociations (HCN). Signal fort et prématuré ? Alors que toutes les composantes de l’opposition sont sous pression militaire et acceptaient peu à peu le principe d’un dialogue avec Assad – sous l’impulsion aussi de leurs mentors américains, déboussolés par l’intervention russe — ce retrait subit risque de leur redonner des ailes.
Dès le premier jour, en effet, le sort réservé au président Bachar El-Assad faisait déjà débat et menaçait de faire capoter le processus de paix. Le HCN veut la mise en place dans les six mois qui viennent d’un « organe de transition » doté de tous les pouvoirs, une solution qui implique le départ d’Assad « vivant ou mort », selon les opposants. « Nous voulons un dialogue entre Syriens, mais sans condition préalable », a rétorqué M. Jaafari, ambassadeur de la Syrie à l’ONU. En effet, pour Damas, il est hors de question de parler du sort du président Assad et la transition ne doit être qu’un simple remaniement ministériel avec un « gouvernement d’union » élargi à des opposants.
Ces discussions sont rendues possibles par l’entrée en vigueur d’une trêve entre les belligérants, signée sous l’impulsion de la Russie et des États-Unis. Hormis quelques violations, elle tient, notamment par la menace directe de bombardements russes sur tous les groupes qui n’adhéreraient pas à son principe : s’engager dans un dialogue politique avec le pouvoir légal syrien. De même, la volonté turque d’intervenir directement en Syrie est pour le moment freinée par la présence dissuasive des forces russes. Le retrait russe risque de mettre à bas ce fragile équilibre… à moins que son annonce ne constitue un piège destiné à éprouver la sincérité de ces ralliements au processus politique.
C’est l’hypothèse optimiste. L’option plus réaliste est que la Russie a rempli ses objectifs stratégiques en sécurisant sa base navale de Tartous, le seul point de ravitaillement et de réparation de la Marine russe en mer Méditerranée. Elle permet aux navires de guerre russes d’éviter d’avoir à regagner leurs bases de la mer Noire en passant par les Détroits turcs et se trouvait menacée par l’avancée des différents groupes « d’opposition », plus ou moins djihadistes. Du point de vue russe, l’intégrité territoriale de la Syrie n’est pas forcément un objectif majeur (Poutine avait d’ailleurs fait des déclarations dans ce sens), tant que la « Syrie utile » reste aux mains de son allié Bachar El Assad.
L’avenir de la Syrie reste donc plus incertain que jamais.
C.D.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : le joueur d’échecs
En prenant ses distances, Moscou dissipe les soupçons et les accusations.
Objectifs atteints ? Il y a cinq mois, l’immixtion spectaculaire de la Russie dans le conflit syrien faisait penser à celle d’un médecin, ou d’un chirurgien, appelé trop tard au chevet d’un malade condamné. À bout de force, à bout de souffle, exsangue, le régime syrien, abandonné à son sort par les Occidentaux comme par ses voisins sunnites, chancelait sur des bases progressivement rétrécies. En dépit de l’engagement à leur côté des volontaires du Hezbollah et de leurs alliés iraniens, les forces gouvernementales cédaient peu à peu du terrain. Le pouvoir de Bachar el-Assad tendait à se circonscrire aux dernières grandes villes qu’il tenait tant bien que mal. Le réduit alaouite même, autour de Lattaquié et de Tartous, n’était plus sûr. La fin, inéluctable, semblait proche.
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/ ... ecs,245103
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En prenant ses distances, Moscou dissipe les soupçons et les accusations.
Objectifs atteints ? Il y a cinq mois, l’immixtion spectaculaire de la Russie dans le conflit syrien faisait penser à celle d’un médecin, ou d’un chirurgien, appelé trop tard au chevet d’un malade condamné. À bout de force, à bout de souffle, exsangue, le régime syrien, abandonné à son sort par les Occidentaux comme par ses voisins sunnites, chancelait sur des bases progressivement rétrécies. En dépit de l’engagement à leur côté des volontaires du Hezbollah et de leurs alliés iraniens, les forces gouvernementales cédaient peu à peu du terrain. Le pouvoir de Bachar el-Assad tendait à se circonscrire aux dernières grandes villes qu’il tenait tant bien que mal. Le réduit alaouite même, autour de Lattaquié et de Tartous, n’était plus sûr. La fin, inéluctable, semblait proche.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Libération de Palmyre : l'angélisme doit laisser place au réalisme
Alors que l'Europe vient d'être frappée par de nouveaux attentats, l'armée syrienne a libéré Palmyre. Pour Hadrien Desuin*, la Russie est notre meilleure alliée avec Damas pour lutter contre Daech en Syrie. Nous partageons son point de vue et son article est remarquable. LFAR
L'Europe se relève à peine des derniers attentats bruxellois. Comme à chaque tuerie islamiste, la foule allume des bougies. On se recueille, on dessine des cœurs à la craie, les drapeaux sont en berne et on pleure. On se promet que rien ne doit changer et qu'on vivra comme avant. Surtout on veille à ne pas faire d'amalgames, on répète que ce n'est pas çà l'islam. On ne doit pas avoir peur, il faut vivre avec. Et puis on rappelle aux réfractaires que l'Islam est une religion de paix et d'amour. Au bout de quelques jours et de longues minutes de silence, on cible la vraie menace; «l 'islamophobie » est finalement identifiée comme le seul ennemi sérieux à combattre.
Tandis qu'en Europe on se drape dans le deuil et le déni, la bataille fait rage contre Daech en Syrie. Au moment où ces lignes sont écrites, les forces syriennes appuyées par les milices chiites irano-libanaises ainsi que l'aviation russe, se battent pour reprendre Palmyre aux mains des barbares. A l'heure qu'il est des soldats tombent et donnent leur vie pour nous venger. Quelle aide fournissons-nous à ces hommes qui tentent de libérer des populations civiles asservies par une charia implacable ? Que fait la France pour sauver ce qui reste de ce patrimoine mondial de l'humanité ? Rien. Absolument rien. Nous n'avons rien fait pour sauver Palmyre il y a un peu moins d'un an. Nous ne ferons rien pour libérer Palmyre. En dix mois, nous n'avons rien appris et rien compris.
Alors que toute la Syrie anti-islamiste s'apprête à remporter une victoire symbolique autant que stratégique contre les hordes djihadistes de Daech, les réactions occidentales risquent de se faire discrètes. Coïncidence heureuse ou rideau de fumée, on annonce une offensive imminente vers Mossoul en Irak. Pas question de remercier la Russie ou l'Iran de leur aide militaire en Syrie. Impossible d'applaudir à cette victoire contre Daech. Depuis le temps qu'on nous répète que Daech et Bachar sont complices, c'est un petit peu compliqué d'expliquer le contraire à présent. La réalité crève les yeux, et on continue à se mettre la tête dans le sable. La Russie est notre meilleure alliée avec Damas pour lutter contre Daech en Syrie. Et nous refusons toujours de nous unir à elle pour frapper Daech. Combien de fois a-t-on répété que la Russie et le régime syrien ne se battaient pas contre Daech mais contre « l'opposition modérée » ? Des milliers de fois sans doute. Cette version officielle a été reprise sans preuve dans les médias en dépit de l'évidence. Cette fois-ci, le récit officiel de la guerre va être difficile à entendre. Il faudra bien admettre que la Russie et la Syrie de Bachar Al-Assad sont en première ligne contre Daech tandis que nous les regardons faire.
Après plus de cinq ans de guerre civile syrienne, il serait temps de changer de stratégie et de sécher nos larmes. Contre Daech, on ne devrait pas avoir de scrupules à se battre aux côtés des Russes, des Kurdes et de l'armée syrienne. C'est un moindre mal qui doit l'emporter sur toute autre considération. A Palmyre, celui qui ne se bat pas contre Daech est quelque part avec lui.
La meilleure réponse à apporter aux attentats qui frappent notre continent tous les quatre mois, ce n'est pas de s'agenouiller devant un lumignon ou de s'interroger sur l'état d'urgence. Ce n'est pas de hisser un grand drapeau blanc en haut de la cathédrale de Strasbourg. Ce n'est pas seulement un grand sursaut national contre l'islam radical, infiltré sur notre sol, qui est nécessaire. C'est aussi en Syrie qu'il faut changer d'alliés. On renâcle à se battre aux côtés des russes et des syriens qui sont en première ligne contre Daech au prétexte qu'ils ne sont pas de parfaits démocrates. On préfère encourager contre eux une « rébellion modérée » qui n'en est pas une. Cette vision stratégique a un nom, l'angélisme. A Bruxelles, à Paris comme en Syrie, l'angélisme doit laisser place au réalisme.
Hadrien Desuin
Ancien élève de l'École spéciale militaire de St-Cyr puis de l'École des officiers de la Gendarmerie nationale, Hadrien Desuin est titulaire d'un master II en relations internationales et stratégie sur la question des Chrétiens d'Orient, de leurs diasporas et la géopolitique de l'Égypte, réalisé au Centre d'Études et de Documentation Économique Juridique et social (CNRS/MAE) au Caire en 2005. Il a dirigé le site Les Conversations françaises de 2010 à 2012. Aujourd'hui il collabore à Causeur et Conflits où il suit l'actualité de la diplomatie française dans le monde.
http://lafautearousseau.hautetfort.com/
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Alors que l'Europe vient d'être frappée par de nouveaux attentats, l'armée syrienne a libéré Palmyre. Pour Hadrien Desuin*, la Russie est notre meilleure alliée avec Damas pour lutter contre Daech en Syrie. Nous partageons son point de vue et son article est remarquable. LFAR
L'Europe se relève à peine des derniers attentats bruxellois. Comme à chaque tuerie islamiste, la foule allume des bougies. On se recueille, on dessine des cœurs à la craie, les drapeaux sont en berne et on pleure. On se promet que rien ne doit changer et qu'on vivra comme avant. Surtout on veille à ne pas faire d'amalgames, on répète que ce n'est pas çà l'islam. On ne doit pas avoir peur, il faut vivre avec. Et puis on rappelle aux réfractaires que l'Islam est une religion de paix et d'amour. Au bout de quelques jours et de longues minutes de silence, on cible la vraie menace; «l 'islamophobie » est finalement identifiée comme le seul ennemi sérieux à combattre.
Tandis qu'en Europe on se drape dans le deuil et le déni, la bataille fait rage contre Daech en Syrie. Au moment où ces lignes sont écrites, les forces syriennes appuyées par les milices chiites irano-libanaises ainsi que l'aviation russe, se battent pour reprendre Palmyre aux mains des barbares. A l'heure qu'il est des soldats tombent et donnent leur vie pour nous venger. Quelle aide fournissons-nous à ces hommes qui tentent de libérer des populations civiles asservies par une charia implacable ? Que fait la France pour sauver ce qui reste de ce patrimoine mondial de l'humanité ? Rien. Absolument rien. Nous n'avons rien fait pour sauver Palmyre il y a un peu moins d'un an. Nous ne ferons rien pour libérer Palmyre. En dix mois, nous n'avons rien appris et rien compris.
Alors que toute la Syrie anti-islamiste s'apprête à remporter une victoire symbolique autant que stratégique contre les hordes djihadistes de Daech, les réactions occidentales risquent de se faire discrètes. Coïncidence heureuse ou rideau de fumée, on annonce une offensive imminente vers Mossoul en Irak. Pas question de remercier la Russie ou l'Iran de leur aide militaire en Syrie. Impossible d'applaudir à cette victoire contre Daech. Depuis le temps qu'on nous répète que Daech et Bachar sont complices, c'est un petit peu compliqué d'expliquer le contraire à présent. La réalité crève les yeux, et on continue à se mettre la tête dans le sable. La Russie est notre meilleure alliée avec Damas pour lutter contre Daech en Syrie. Et nous refusons toujours de nous unir à elle pour frapper Daech. Combien de fois a-t-on répété que la Russie et le régime syrien ne se battaient pas contre Daech mais contre « l'opposition modérée » ? Des milliers de fois sans doute. Cette version officielle a été reprise sans preuve dans les médias en dépit de l'évidence. Cette fois-ci, le récit officiel de la guerre va être difficile à entendre. Il faudra bien admettre que la Russie et la Syrie de Bachar Al-Assad sont en première ligne contre Daech tandis que nous les regardons faire.
Après plus de cinq ans de guerre civile syrienne, il serait temps de changer de stratégie et de sécher nos larmes. Contre Daech, on ne devrait pas avoir de scrupules à se battre aux côtés des Russes, des Kurdes et de l'armée syrienne. C'est un moindre mal qui doit l'emporter sur toute autre considération. A Palmyre, celui qui ne se bat pas contre Daech est quelque part avec lui.
La meilleure réponse à apporter aux attentats qui frappent notre continent tous les quatre mois, ce n'est pas de s'agenouiller devant un lumignon ou de s'interroger sur l'état d'urgence. Ce n'est pas de hisser un grand drapeau blanc en haut de la cathédrale de Strasbourg. Ce n'est pas seulement un grand sursaut national contre l'islam radical, infiltré sur notre sol, qui est nécessaire. C'est aussi en Syrie qu'il faut changer d'alliés. On renâcle à se battre aux côtés des russes et des syriens qui sont en première ligne contre Daech au prétexte qu'ils ne sont pas de parfaits démocrates. On préfère encourager contre eux une « rébellion modérée » qui n'en est pas une. Cette vision stratégique a un nom, l'angélisme. A Bruxelles, à Paris comme en Syrie, l'angélisme doit laisser place au réalisme.
Hadrien Desuin
Ancien élève de l'École spéciale militaire de St-Cyr puis de l'École des officiers de la Gendarmerie nationale, Hadrien Desuin est titulaire d'un master II en relations internationales et stratégie sur la question des Chrétiens d'Orient, de leurs diasporas et la géopolitique de l'Égypte, réalisé au Centre d'Études et de Documentation Économique Juridique et social (CNRS/MAE) au Caire en 2005. Il a dirigé le site Les Conversations françaises de 2010 à 2012. Aujourd'hui il collabore à Causeur et Conflits où il suit l'actualité de la diplomatie française dans le monde.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : Mais où en sont les Américains ?
Le cessez-le-feu conclu en Syrie sous l’égide des Russes et des Américains tient bon… En surface. Car le feu couve encore sous la braise. Ankara l’attise, les Américains sont déboussolés et les Russes gardent leurs fers au feu.
Personne ne croyait vraiment au cessez-le-feu qui est entré en vigueur en Syrie le 27 février, y compris les Russes et les Américains, parrains de l'accord. Pourtant, il semble être globalement respecté et si le bruit médiatique reflète bien celui des canons, un calme relatif est revenu en Syrie. Ce n'est bien sûr pas si simple.
En premier lieu, la cessation des hostilités ne concerne que les « opposants modérés » et exclut donc les terroristes de l'État Islamique et du Front Al-Nosra. Pomme de discorde entre les USA et la Russie, la définition de l'introuvable « opposition modérée » a été réglée de manière imparable par Moscou : sont qualifiées de modérées les milices qui viennent s'enregistrer comme telles auprès du "Centre pour la réconciliation des parties en conflit syrien", près de Lattaquié, soit à ce jour environ 30 groupes de taille très variable. Cela leur assure d'être épargnés par les trappes russes ou américaines, mais ils doivent alors renoncer à renverser Assad et s'engager dans un processus politique en faveur d'une Syrie laïque et démocratique, donc abandonner le rêve d'un État islamique. Ils sont donc assez peu nombreux à avoir franchi ce pas, ce dont l'ONU et les USA ont dû convenir à mots couverts : les organisations classées « terroristes » par l'ONU couvrent une majorité absolue des forces anti-Assad.
Vers un processus politique avec Assad
Les autres sont invitées à la table des négociations à Genève du 14 au 24 mars. Conséquence diplomatique directe et majeure : plus personne ne parle d'exclure le président syrien légal du processus politique.
Autre conséquence, loin du regard un peu gêné des médias qui suivent docilement la politique américaine, les offensives se poursuivent tous azimuts contre les terroristes. La bavure qui remettrait en cause le fragile cessez-le-feu est donc toujours possible et même activement recherchée par le Front Al-Nosra, par des provocations à rencontre des Russes.
Front Al-Nosra que la Turquie et l'Arabie Saoudite considèrent comme un interlocuteur tout à fait valable et soutiennent activement. Car ces deux pays font tout pour faire capoter le timide début de processus politique. Si l'Arabie Saoudite joue pour le moment les faire-valoir, la Turquie y est allée franco, en bombardant régulièrement les forces kurdes anti-islamistes du YPG qui progressent le long de la frontière turco-syrienne.
Mieux, la Russie et la presse turque libre accusent Ankara, preuves à l'appui, d'alimenter en continu le Front Al-Nosra et d'autres groupes islamistes en armes, notamment dans les provinces d'Idlib et d'Alep. Les blessés de ces groupes sont d'ailleurs souvent soignés en Turquie. Une politique jusqu'au-boutiste qui isole le pays sur le plan international : l'OTAN a fait savoir qu'en cas d'agression turque en Syrie, Ankara ne serait pas soutenu.
Qui veut la paix ?
Outre sa guerre à outrance contre les Kurdes, sur son territoire et plus ou moins directement en Syrie, la Turquie soutient des « rebelles » turkmènes qui tiennent notamment la ville de Jisr Al-Shughur, entre Lattaquié et Alep. Une offensive de l'armée syrienne contre cette localité stratégique serait probablement considérée comme un casus belli par Ankara.
L'autre acteur qui ne veut pas être entraîné malgré lui dans les frasques d'Erdogan, ce sont les États-Unis. Leur diplomatie est en KO technique face à la Russie qui a su dicter ses conditions pour lancer le cessez-le-feu et le processus politique. Pire, l'Oncle Sam s'empêtre dans ses contradictions. Il somme Ankara d'arrêter ses bombardements contre ses affidés kurdes, mais rejette à l'ONU une résolution allant précisément dans ce sens. Allez comprendre... Plus fort encore, les Kurdes, soutenus par le Pentagone, ont attaqué la milice arabe Furqa al-Sultan Murad... soutenue par la CIA ! Bref, soit Washington est en pleine déconfiture sur le terrain, soit elle garde plusieurs fers au feu. Sa menace d'un plan B sous forme de confrontation militaire avec l'armée syrienne en cas d'échec des négociations est à prendre au sérieux, tant il serait étonnant que les USA renoncent aussi facilement à leur projet de destitution d'Assad. Comme l'a souligné le ministre russe des Affaires étrangères, « les États-Unis et leurs alliés sont à la recherche de la guerre et non de la paix en Syrie. »
Richard Dalleau monde&vie 16 mars 2016
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Le cessez-le-feu conclu en Syrie sous l’égide des Russes et des Américains tient bon… En surface. Car le feu couve encore sous la braise. Ankara l’attise, les Américains sont déboussolés et les Russes gardent leurs fers au feu.
Personne ne croyait vraiment au cessez-le-feu qui est entré en vigueur en Syrie le 27 février, y compris les Russes et les Américains, parrains de l'accord. Pourtant, il semble être globalement respecté et si le bruit médiatique reflète bien celui des canons, un calme relatif est revenu en Syrie. Ce n'est bien sûr pas si simple.
En premier lieu, la cessation des hostilités ne concerne que les « opposants modérés » et exclut donc les terroristes de l'État Islamique et du Front Al-Nosra. Pomme de discorde entre les USA et la Russie, la définition de l'introuvable « opposition modérée » a été réglée de manière imparable par Moscou : sont qualifiées de modérées les milices qui viennent s'enregistrer comme telles auprès du "Centre pour la réconciliation des parties en conflit syrien", près de Lattaquié, soit à ce jour environ 30 groupes de taille très variable. Cela leur assure d'être épargnés par les trappes russes ou américaines, mais ils doivent alors renoncer à renverser Assad et s'engager dans un processus politique en faveur d'une Syrie laïque et démocratique, donc abandonner le rêve d'un État islamique. Ils sont donc assez peu nombreux à avoir franchi ce pas, ce dont l'ONU et les USA ont dû convenir à mots couverts : les organisations classées « terroristes » par l'ONU couvrent une majorité absolue des forces anti-Assad.
Vers un processus politique avec Assad
Les autres sont invitées à la table des négociations à Genève du 14 au 24 mars. Conséquence diplomatique directe et majeure : plus personne ne parle d'exclure le président syrien légal du processus politique.
Autre conséquence, loin du regard un peu gêné des médias qui suivent docilement la politique américaine, les offensives se poursuivent tous azimuts contre les terroristes. La bavure qui remettrait en cause le fragile cessez-le-feu est donc toujours possible et même activement recherchée par le Front Al-Nosra, par des provocations à rencontre des Russes.
Front Al-Nosra que la Turquie et l'Arabie Saoudite considèrent comme un interlocuteur tout à fait valable et soutiennent activement. Car ces deux pays font tout pour faire capoter le timide début de processus politique. Si l'Arabie Saoudite joue pour le moment les faire-valoir, la Turquie y est allée franco, en bombardant régulièrement les forces kurdes anti-islamistes du YPG qui progressent le long de la frontière turco-syrienne.
Mieux, la Russie et la presse turque libre accusent Ankara, preuves à l'appui, d'alimenter en continu le Front Al-Nosra et d'autres groupes islamistes en armes, notamment dans les provinces d'Idlib et d'Alep. Les blessés de ces groupes sont d'ailleurs souvent soignés en Turquie. Une politique jusqu'au-boutiste qui isole le pays sur le plan international : l'OTAN a fait savoir qu'en cas d'agression turque en Syrie, Ankara ne serait pas soutenu.
Qui veut la paix ?
Outre sa guerre à outrance contre les Kurdes, sur son territoire et plus ou moins directement en Syrie, la Turquie soutient des « rebelles » turkmènes qui tiennent notamment la ville de Jisr Al-Shughur, entre Lattaquié et Alep. Une offensive de l'armée syrienne contre cette localité stratégique serait probablement considérée comme un casus belli par Ankara.
L'autre acteur qui ne veut pas être entraîné malgré lui dans les frasques d'Erdogan, ce sont les États-Unis. Leur diplomatie est en KO technique face à la Russie qui a su dicter ses conditions pour lancer le cessez-le-feu et le processus politique. Pire, l'Oncle Sam s'empêtre dans ses contradictions. Il somme Ankara d'arrêter ses bombardements contre ses affidés kurdes, mais rejette à l'ONU une résolution allant précisément dans ce sens. Allez comprendre... Plus fort encore, les Kurdes, soutenus par le Pentagone, ont attaqué la milice arabe Furqa al-Sultan Murad... soutenue par la CIA ! Bref, soit Washington est en pleine déconfiture sur le terrain, soit elle garde plusieurs fers au feu. Sa menace d'un plan B sous forme de confrontation militaire avec l'armée syrienne en cas d'échec des négociations est à prendre au sérieux, tant il serait étonnant que les USA renoncent aussi facilement à leur projet de destitution d'Assad. Comme l'a souligné le ministre russe des Affaires étrangères, « les États-Unis et leurs alliés sont à la recherche de la guerre et non de la paix en Syrie. »
Richard Dalleau monde&vie 16 mars 2016
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
En Syrie, des terroristes armés par le Pentagone combattent ceux armés par la CIA !
DAMAS (NOVOpress) : C’est une facette méconnue du conflit syrien : les affrontements entre la CIA et le Pentagone par factions terroristes interposées sur le théâtre d’opérations syriens. Le 27 mars dernier, le Los Angeles Times y a consacré une enquête édifiante. Nous en avons traduit cet extrait :
« Les milices syriennes armées par les différents intervenants de la machine de guerre américaine ont commencé à se battre entre elles dans les plaines entre la ville assiégée d’Alep et la frontière turque, soulignant combien les forces US présentes contrôlent mal les groupes qu’ils ont financés et entraînés dans cette guerre civile depuis cinq ans.
Les combats se sont intensifiés au cours des deux derniers mois. À la mi-février, une milice armée par la CIA appelée Fursan al Haq, ou Chevaliers de la Justice, a été repoussée hors de la ville de Marea, à environ 30 km au nord d’Alep, par les forces alliées… du Pentagone. reculant vers les zones contrôlées par les Kurdes, à l’est. « Nous nous battrons contre toute faction qui nous attaque, quels que soient ses soutiens », a déclaré dans une interview le major Fares Bayoush, chef des Fursan al Haq. Les combattants rebelles décrivent des affrontements similaires dans la ville d’Azaz, un point de transit clé entre Alep et la frontière turque, et, le 3 mars, dans le quartier de Sheikh Maqsud à Alep.
« C’est une guerre compliquée, multi-facettes, où nos options sont très limitées », a déclaré un responsable américain sous couvert d’anonymat. « Nous savons que nous avons besoin d’un partenaire sur le terrain. Nous ne pouvons pas vaincre Daech sans cette partie de l’équation, donc nous continuons essayer de nouer des relations. »
Le président Obama a autorisé ce mois-ci un nouveau plan du Pentagone pour former et armer des « rebelles » syriens, en relançant un programme suspendu à l’automne après une série de revers embarrassants où une grande partie des munitions et des camions américains avaient été retrouvés chez un groupe terroriste affilié à Al Qaida.
Le Pentagone avait alors déployé des forces spéciales dans les zones tenues par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie pour mieux se coordonner avec les milices locales et faire en sorte que les groupes terroristes soutenus par les États-Unis ne s’entre-déchirent pas. Mais ces escarmouches sont devenues routinières.
L’an dernier, le Pentagone a contribué à créer une nouvelle coalition militaire, les Forces démocratiques syriennes. Le but était d’armer le groupe et de se préparer à prendre le territoire de l’Etat islamique en Syrie orientale et à fournir des informations pour les frappes aériennes américaines. […]
Alors que les actions du Pentagone font partie d’un effort manifeste des États-Unis et de ses alliés contre l’État islamique, le soutien de la CIA vise uniquement à renverser le gouvernement d’Assad.
Dans un premier temps, les deux mouvements opéraient principalement dans les zones éloignées de la Syrie, les Forces démocratiques syriennes soutenues par le Pentagone dans la partie nord-est du pays et les terroristes soutenus par la CIA plus à l’Ouest. Mais au cours des derniers mois, les frappes russes contre tous les combattants anti-Assad dans le nord-ouest de la Syrie ont diminué leur territoire d’influence et ils se retrouvent maintenant voisins. »
http://fr.novopress.info/
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
DAMAS (NOVOpress) : C’est une facette méconnue du conflit syrien : les affrontements entre la CIA et le Pentagone par factions terroristes interposées sur le théâtre d’opérations syriens. Le 27 mars dernier, le Los Angeles Times y a consacré une enquête édifiante. Nous en avons traduit cet extrait :
« Les milices syriennes armées par les différents intervenants de la machine de guerre américaine ont commencé à se battre entre elles dans les plaines entre la ville assiégée d’Alep et la frontière turque, soulignant combien les forces US présentes contrôlent mal les groupes qu’ils ont financés et entraînés dans cette guerre civile depuis cinq ans.
Les combats se sont intensifiés au cours des deux derniers mois. À la mi-février, une milice armée par la CIA appelée Fursan al Haq, ou Chevaliers de la Justice, a été repoussée hors de la ville de Marea, à environ 30 km au nord d’Alep, par les forces alliées… du Pentagone. reculant vers les zones contrôlées par les Kurdes, à l’est. « Nous nous battrons contre toute faction qui nous attaque, quels que soient ses soutiens », a déclaré dans une interview le major Fares Bayoush, chef des Fursan al Haq. Les combattants rebelles décrivent des affrontements similaires dans la ville d’Azaz, un point de transit clé entre Alep et la frontière turque, et, le 3 mars, dans le quartier de Sheikh Maqsud à Alep.
« C’est une guerre compliquée, multi-facettes, où nos options sont très limitées », a déclaré un responsable américain sous couvert d’anonymat. « Nous savons que nous avons besoin d’un partenaire sur le terrain. Nous ne pouvons pas vaincre Daech sans cette partie de l’équation, donc nous continuons essayer de nouer des relations. »
Le président Obama a autorisé ce mois-ci un nouveau plan du Pentagone pour former et armer des « rebelles » syriens, en relançant un programme suspendu à l’automne après une série de revers embarrassants où une grande partie des munitions et des camions américains avaient été retrouvés chez un groupe terroriste affilié à Al Qaida.
Le Pentagone avait alors déployé des forces spéciales dans les zones tenues par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie pour mieux se coordonner avec les milices locales et faire en sorte que les groupes terroristes soutenus par les États-Unis ne s’entre-déchirent pas. Mais ces escarmouches sont devenues routinières.
L’an dernier, le Pentagone a contribué à créer une nouvelle coalition militaire, les Forces démocratiques syriennes. Le but était d’armer le groupe et de se préparer à prendre le territoire de l’Etat islamique en Syrie orientale et à fournir des informations pour les frappes aériennes américaines. […]
Alors que les actions du Pentagone font partie d’un effort manifeste des États-Unis et de ses alliés contre l’État islamique, le soutien de la CIA vise uniquement à renverser le gouvernement d’Assad.
Dans un premier temps, les deux mouvements opéraient principalement dans les zones éloignées de la Syrie, les Forces démocratiques syriennes soutenues par le Pentagone dans la partie nord-est du pays et les terroristes soutenus par la CIA plus à l’Ouest. Mais au cours des derniers mois, les frappes russes contre tous les combattants anti-Assad dans le nord-ouest de la Syrie ont diminué leur territoire d’influence et ils se retrouvent maintenant voisins. »
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Syrie : Poutine joue et gagne... encore !
Départ « surprise » des Russes de Syrie ? Non, simplement le nouveau chapitre d’un plan qui se déroule sans accroc. Il permet de conforter à la fois la position d’Assad dans les négociations de paix et celle de Poutine sur la scène internationale.
Sacré Poutine ! Il a autant surpris son monde en retirant le gros de ses troupes de Syrie le 14 mars dernier qu'en les déployant six mois plus tôt. À l’étonnement des commentateurs suivirent des spéculations en foule sur les tensions entre le président russe et son protégé syrien. La vérité est pourtant beaucoup plus simple : Moscou a simplement suivi, à quelques jours près, le plan qu'elle avait annoncé dès le départ. « En un bref laps de temps, la Russie a créé une force militaire petite, mais performante en Syrie. Le travail efficace de nos forces armées a permis au processus de paix de commencer », s'est félicité Poutine, qui détaille : « Notre objectif est de stabiliser l'autorité légitime et de créer les conditions pour un compromis politique. »
De fait, les milliers de raids de l'aviation et de la marine russes ont permis à l'armée syrienne de reprendre l'avantage sur le terrain. Les Syriens fidèles à Bachar el-Assad ont accessoirement démontré, par ce contre-exemple russe, la duplicité de la Coalition occidentale dirigée par les États-Unis, qui prétendait combattre l'État islamique, mais n'a jamais obtenu de résultat significatif sur le terrain. En outre, la dynamique diplomatique, engagée avec l'aide des Russes, a poussé les groupes d'opposition à jouer cartes sur table : ceux qui acceptent le processus politique lancé à Genève sont considérés comme « modérés », les autres comme « terroristes » ; et donc ils deviennent des cibles légitimes pour l'aviation russe ou coalisée.
Le sens d'un départ
En voilà assez pour tordre le cou à ce qu'il restait du mythe de « l'opposition modérée » qui traînait encore dans les médias. Car les professionnels savent depuis longtemps à quoi s'en tenir, à l'exemple du général Didier Castres qui expliquait devant le Sénat en décembre dernier : « Il existe en Syrie 100 000 (combattants), dont la France estime que 80 000 d'entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes. » Il reste donc à peu près 20 000 rebelles dits « modérés » d'après le renseignement militaire français. C'est peu... d'autant qu'ils combattent dans les mêmes zones que les 80 000 « terroristes », dont ils sont de facto les alliés sur le terrain.
« L'opposition » décrédibilisée, le régime légal se trouve également renforcé par le retrait russe du devant de la scène. Les Syriens reprennent ostensiblement la maîtrise de leur destin et la position d'Assad en sort consolidée. Plus personne ne parle sérieusement de son départ comme préalable à tout règlement politique et il peut de nouveau asseoir son pouvoir sur le peuple et les institutions.
L'opposition en miettes
Le tout s'opère à coût militaire pratiquement nul pour les Russes. Le gros des objectifs étant atteint, inutile de conserver l'ensemble du dispositif. Mais ils gardent leurs bases de Tartous et de Lattaquié, permettant un soutien aérien et naval, comme le montrent leurs raids réguliers contre Daesh. Une infrastructure intacte qui autorise aussi un retour rapide et massif en Syrie en cas de besoin. Poutine a expliqué que ses objectifs étaient « globalement accomplis », ce qui signifie en fait « imparfaitement atteints ». Il se laisse clairement toutes les portes ouvertes et le fait savoir à demi-mot.
Par ailleurs, l'armée syrienne, rééquipée de pied en cap et bien formée est désormais en position offensive, comme le montre son succès à Palmyre.
Accessoirement, Poutine conforte sa propre position à l'international. Il apparaît comme le seul intervenant respectueux du droit international. Arrivé sur la scène syrienne à l'invitation du gouvernement légal, il en repart avant que son opération ne puisse s'apparenter à de l'ingérence. Et il compte bien continuer à peser sur le règlement de la situation, mais comme « simple » acteur dans le processus politique et non comme mentor d'Assad. La déconfiture du Pentagone, de la CIA et leur troupeau de « rebelles modérés » pourrait bien amorcer un rééquilibrage des forces dans le monde, l'émergence d'un modèle multipolaire que Poutine appelle de ses vœux. La chaleur de la récente visite du Secrétaire d'État John Kerry à Moscou ne dit pas autre chose.
Richard Dalleau monde&vie 6 avril 2016
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Départ « surprise » des Russes de Syrie ? Non, simplement le nouveau chapitre d’un plan qui se déroule sans accroc. Il permet de conforter à la fois la position d’Assad dans les négociations de paix et celle de Poutine sur la scène internationale.
Sacré Poutine ! Il a autant surpris son monde en retirant le gros de ses troupes de Syrie le 14 mars dernier qu'en les déployant six mois plus tôt. À l’étonnement des commentateurs suivirent des spéculations en foule sur les tensions entre le président russe et son protégé syrien. La vérité est pourtant beaucoup plus simple : Moscou a simplement suivi, à quelques jours près, le plan qu'elle avait annoncé dès le départ. « En un bref laps de temps, la Russie a créé une force militaire petite, mais performante en Syrie. Le travail efficace de nos forces armées a permis au processus de paix de commencer », s'est félicité Poutine, qui détaille : « Notre objectif est de stabiliser l'autorité légitime et de créer les conditions pour un compromis politique. »
De fait, les milliers de raids de l'aviation et de la marine russes ont permis à l'armée syrienne de reprendre l'avantage sur le terrain. Les Syriens fidèles à Bachar el-Assad ont accessoirement démontré, par ce contre-exemple russe, la duplicité de la Coalition occidentale dirigée par les États-Unis, qui prétendait combattre l'État islamique, mais n'a jamais obtenu de résultat significatif sur le terrain. En outre, la dynamique diplomatique, engagée avec l'aide des Russes, a poussé les groupes d'opposition à jouer cartes sur table : ceux qui acceptent le processus politique lancé à Genève sont considérés comme « modérés », les autres comme « terroristes » ; et donc ils deviennent des cibles légitimes pour l'aviation russe ou coalisée.
Le sens d'un départ
En voilà assez pour tordre le cou à ce qu'il restait du mythe de « l'opposition modérée » qui traînait encore dans les médias. Car les professionnels savent depuis longtemps à quoi s'en tenir, à l'exemple du général Didier Castres qui expliquait devant le Sénat en décembre dernier : « Il existe en Syrie 100 000 (combattants), dont la France estime que 80 000 d'entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes. » Il reste donc à peu près 20 000 rebelles dits « modérés » d'après le renseignement militaire français. C'est peu... d'autant qu'ils combattent dans les mêmes zones que les 80 000 « terroristes », dont ils sont de facto les alliés sur le terrain.
« L'opposition » décrédibilisée, le régime légal se trouve également renforcé par le retrait russe du devant de la scène. Les Syriens reprennent ostensiblement la maîtrise de leur destin et la position d'Assad en sort consolidée. Plus personne ne parle sérieusement de son départ comme préalable à tout règlement politique et il peut de nouveau asseoir son pouvoir sur le peuple et les institutions.
L'opposition en miettes
Le tout s'opère à coût militaire pratiquement nul pour les Russes. Le gros des objectifs étant atteint, inutile de conserver l'ensemble du dispositif. Mais ils gardent leurs bases de Tartous et de Lattaquié, permettant un soutien aérien et naval, comme le montrent leurs raids réguliers contre Daesh. Une infrastructure intacte qui autorise aussi un retour rapide et massif en Syrie en cas de besoin. Poutine a expliqué que ses objectifs étaient « globalement accomplis », ce qui signifie en fait « imparfaitement atteints ». Il se laisse clairement toutes les portes ouvertes et le fait savoir à demi-mot.
Par ailleurs, l'armée syrienne, rééquipée de pied en cap et bien formée est désormais en position offensive, comme le montre son succès à Palmyre.
Accessoirement, Poutine conforte sa propre position à l'international. Il apparaît comme le seul intervenant respectueux du droit international. Arrivé sur la scène syrienne à l'invitation du gouvernement légal, il en repart avant que son opération ne puisse s'apparenter à de l'ingérence. Et il compte bien continuer à peser sur le règlement de la situation, mais comme « simple » acteur dans le processus politique et non comme mentor d'Assad. La déconfiture du Pentagone, de la CIA et leur troupeau de « rebelles modérés » pourrait bien amorcer un rééquilibrage des forces dans le monde, l'émergence d'un modèle multipolaire que Poutine appelle de ses vœux. La chaleur de la récente visite du Secrétaire d'État John Kerry à Moscou ne dit pas autre chose.
Richard Dalleau monde&vie 6 avril 2016
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie
Guerre en Syrie : un conflit appelé à durer ?
PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Nous nous étions réjouis de la nouvelle de la récupération de Palmyre par les troupes syriennes. Voilà qu’hier, on apprend que Palmyre est encerclée de toute part par Daesh. Ce conflit terrible, qui a déjà fait plus de 260 000 morts, semble donc ne jamais devoir s’arrêter.
Mais quel est donc l’état actuel du conflit ? Il faut savoir quels sont les principaux belligérants. La Syrie d’el‑Assad doit faire face à l’Etat islamique, mais aussi aux opposants à son régime, bénignement appelés « rebelles », qui sont souvent des dérivés d’Al‑Nosra et Al‑Qaeda. Daesh, ou état islamique on l’a compris, est l’ennemi de tout le monde. Assad est quant à lui soutenu par ses alliées, à savoir la Russie, l’Irak, l’Iran et le Liban. Les autres ennemis de Daesh, ce sont la coalition US, qui rassemble les pays européens dont la France et les pays du golfe. Cette coalition frappe Daesh, mais soutient aussi les rebelles.
On comprend donc mieux pourquoi l’armée syrienne peine face à Daesh. « Cela fait cinq ans que le peuple syrien meurt » s’écrit Riad Hijab coordinateur de l’opposition, « Nous voulons des actes, et non plus des paroles, de la part de nos amis ». La complexité de ce conflit, dû à la multiplication toujours croissante du nombre d’acteurs, prolonge le conflit, et donc le nombre de morts et de destructions de villes.
Pour illustrer le coup de poignard dans le dos que représentent les rebelles, il suffit de regarder les nouvelles d’hier. Un raid rebelle a tué plusieurs soldats de l’armée syrienne et enlevé des civils ; à Alep, les combats ont repris entre armée syrienne et rebelles et cela malgré la trêve.
« Ma priorité est de régler cette crise à travers un dialogue politique » a annoncé hier le secrétaire général des Nations unies. Néanmoins, résoudre ce conflit « pourrait prendre du temps », a‑t‑il ajouté. Vladimir Poutine a pourtant dû essuyer le refus d’ajouter sur la liste noire de l’ONU certains groupes rebelles. Le paradoxe de la position américaine est saisissant.
http://fr.novopress.info/
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PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Nous nous étions réjouis de la nouvelle de la récupération de Palmyre par les troupes syriennes. Voilà qu’hier, on apprend que Palmyre est encerclée de toute part par Daesh. Ce conflit terrible, qui a déjà fait plus de 260 000 morts, semble donc ne jamais devoir s’arrêter.
Mais quel est donc l’état actuel du conflit ? Il faut savoir quels sont les principaux belligérants. La Syrie d’el‑Assad doit faire face à l’Etat islamique, mais aussi aux opposants à son régime, bénignement appelés « rebelles », qui sont souvent des dérivés d’Al‑Nosra et Al‑Qaeda. Daesh, ou état islamique on l’a compris, est l’ennemi de tout le monde. Assad est quant à lui soutenu par ses alliées, à savoir la Russie, l’Irak, l’Iran et le Liban. Les autres ennemis de Daesh, ce sont la coalition US, qui rassemble les pays européens dont la France et les pays du golfe. Cette coalition frappe Daesh, mais soutient aussi les rebelles.
On comprend donc mieux pourquoi l’armée syrienne peine face à Daesh. « Cela fait cinq ans que le peuple syrien meurt » s’écrit Riad Hijab coordinateur de l’opposition, « Nous voulons des actes, et non plus des paroles, de la part de nos amis ». La complexité de ce conflit, dû à la multiplication toujours croissante du nombre d’acteurs, prolonge le conflit, et donc le nombre de morts et de destructions de villes.
Pour illustrer le coup de poignard dans le dos que représentent les rebelles, il suffit de regarder les nouvelles d’hier. Un raid rebelle a tué plusieurs soldats de l’armée syrienne et enlevé des civils ; à Alep, les combats ont repris entre armée syrienne et rebelles et cela malgré la trêve.
« Ma priorité est de régler cette crise à travers un dialogue politique » a annoncé hier le secrétaire général des Nations unies. Néanmoins, résoudre ce conflit « pourrait prendre du temps », a‑t‑il ajouté. Vladimir Poutine a pourtant dû essuyer le refus d’ajouter sur la liste noire de l’ONU certains groupes rebelles. Le paradoxe de la position américaine est saisissant.
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