Les preuves du complot contre la Syrie

Tout ce qui concerne les rivalités de pouvoirs ou d'influence sur des territoires et les populations qui y vivent.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 23/10/2015 - 7:21

L'Orient compliqué: la Chine en Syrie pour se défendre des manigances turques ?

L'analyse d'Alexandre Latsa.

"Beaucoup de journalistes ont soulevé le fait que lors des deux premières semaines de frappes russes en Syrie, un grand nombre de ces frappes se sont concentrées sur la province d’Idlib au sein de laquelle Daech ne serait pas présent.

Les Russes ont néanmoins leurs raisons, qui sont évidentes, de frapper cette zone. Non seulement pour desserrer l'étau djihadiste qui se rapprochait du cœur alaouite côtier, mais aussi car nombre de groupes de cette zone connaissent des concentrations de minorités issues de la zone postsoviétique, telles que par exemple Katibat Al Tawhid Wal Jihad, ou encore Jaish Al Muhajireen Wal Ansar, dont les rangs comptent de nombreux combattants centrasiatiques ou tchétchènes.
Lors des violents combats qui à la fin du printemps dernier ont vu la chute d'Idlib et de la présence loyaliste dans la région, de nombreux observateurs de terrain ont également témoigné de la présence au sein des groupes rebelles de forces spéciales turquesou encore de combattants turcophones tandis que la presse turquedénonçait des livraisons non officielles d'armes et de munitions à divers groupes rebelles, un scandale qui a été du reste parfaitement étouffé au royaume d'Erdogan.

On aurait du reste apprécié que les journalistes français s'y intéressent en profondeur, pour démontrer ce que les journalistes syriens ne cessent de répéter, à savoir que c'est bien la seconde puissance de l'Otan qui alimente de nombreux groupes rebelles radicaux syriens en armes, hommes et soutiens logistiques ou encore médicaux.
Cette prise de contrôle de certaines branches de l'Etat profond turc sur cette zone de la Syrie n'est pas plus un hasard que le fait que le président Erdogan insiste sur la création d'une buffer-zone au nord d'Alep pour disposer d'un corridor d'accès au territoire syrien permettant officiellement de lutter contre Daech. Les objectifs turcs sont en réalité ailleurs et ne se limitent pas seulement à éviter l'installation d'une zone pan-kurde au nord de la Syrie.

Depuis plusieurs mois, Ankara a initié une politique d'immixtion forte en Syrie visant à ôter ces territoires de toute souveraineté du pouvoir politique syrien actuel. La frontière turque, poreuse pour les djihadistes qui viennent combattre en Syrie a par exemple permis à Ankara d'initier un gigantesque mouvement de peuplement de la zone par des colons, dont une grande majorité decombattants asiatiques et notamment des Ouïghours.

Au début du mois de septembre 2015, la chaine d'information MEMRI présentait dans un de ses reportages l'incroyable ouïghourisation de la province d'Idlib puisque ce sont près de 3.500 Ouïghours qui aurait été implantés de Turquie vers la province d'Idlib, devenant meme majoritaires dans certains villages tel que par exemple Zanbaq. Des images de camps d'entrainements pour enfants ont été tournées tandis que les sources de MEMRI affirment que la Turquie aurait soit disant en "réserve" près de 20.000 Ouïghours militants pouvant allermener le Djihad tant en Syrie qu'en Asie centrale ou… en Chine! Plus récemment c'est une école d'apprentis terroristes issus de pays russophones d'Asie centrale qui a été démantelée sur le territoire Turc.

En plus de la collaboration turco-ouïgoure en Syrie, des révélations par des membres de l'EI arrêtés confirment que des trafics de passeports initiées par Daech auraient permis à quelques 50.000 Ouïghours détenteurs de faux passeports de pays d'Asie de rejoindre la Syrie via la Turquie sans être inquiétés. Peut-on envisager un lien entre ces cellules terroristes et le terrible attentat de Bangkok du 17 août dernier alors que c'est précisément la piste des faux passeports turcs qui semble se dessiner, tout comme du reste lors des attaques en 2014 de la gare de Kunming?

L'équation ouïgoure en Syrie se greffe sur un contentieux complexe entre Ankara et Pékin à ce sujet. La Turquie hébergerait près de 350.000 Ouïghours et le "sultan" Erdogan intègre cette minorité comme une minorité périphérique à défendre comme les Tatars de Crimée ou les minorités musulmanes des Balkans, traduisant en quelque sorte une restauration d'un attentisme néo-ottoman. Alors que les relations entre les deux pays s'étaient considérablement améliorées, la crise en Syrie a refroidi la relation sino-turque.

En janvier 2015, lors de la visite du président Abbas au palais présidentiel d'Erdogan, on pu voir des mannequins représentant les 16 soldats de la garde présidentielle en tenue historique des "provinces" de l'empire turc, comprenant un guerrier en costume ouïghour, en l'espèce le sixième sur la photo.

Au sein d'une certaine presse non alignée, de plus en plus d'analyses laissent maintenant imaginer une plausible immixtion chinoise en Syrie, pourquoi passous couvert de l'Organisation de Shanghai, au vu du très grand nombre de djihadistes originaires de l'espace eurasiatique et pouvant menacer l'Eurasie et donc l'aire géographique de l'Organisation de Shanghai.


Et pourtant la Turquie, comme la Syrie et l'Egypte du reste, ont demandé à se rapprocher et à rejoindre l'Organisation de Shanghai. La politique turque pourrait-elle entrainer un certain engagement chinois en Syrie?

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Messagepar Pat » 24/10/2015 - 8:34

La Russie a créé en Syrie des zones impénétrables pour l’OTAN

Selon le Washington Post (Top NATO general: Russians starting to build air defense bubble over Syria) le commandant militaire de l’OTAN a reconnu publiquement, lors d’une conférence tenue à la Fondation Marshal, qu’en Syrie, la Russie a créé une zone d’exclusion, impénétrable pour tous moyens de l’OTAN (Anti-Access/Area Denial -A2/AD bubble).

La zone d’exclusion dispose des moyens de dernière génération, AA, navals en méditerranée orientale (S-300 PM 2) et terrestres (Pantsir-S1). La zone comprendrait 30 % du territoire de la Syrie, autour du gouvernorat de Lattaquié où se trouve la base aérienne russe de Hmeymim.

La zone est opaque à tous les moyens d’observation terrestres, navals, aériens et spatiaux de l’OTAN. N’étant pas en mesure de déterminer les caractéristiques des nouveaux systèmes de reconnaissance et de contrôle de feu déployés par les Russes, l’OTAN ne peut les annihiler par le biais du brouillage.

Par conséquence, tout transit ou transport utilisant cet espace d’exclusion aérienne par les puissances régionales ou mondiales, n’est possible qu’avec l’accord de la Russie. Étant donné les progrès indéniables de la Russie, ces dernières années, dans le domaine des systèmes radar, les planificateurs militaires américains suspectent que les avions F-22 de 5ème génération ne sont plus « invisibles » pour les Russes.

Cela expliquerait le fait que l’année dernière, la Russie ait diminué de manière drastique le financement des tests de l’avion de 5ème génération Su T-50 à une phase pourtant avancée, et le refus de créer une version à double commandes (pilote et instructeur), sans laquelle il ne peut y avoir passage à un nouvel avion.

Par manque d’argent, la Russie « gèle » le programme de l’avion Su T-50

Rappelons que sous la pression des États-Unis, les espaces aériens de la Grèce, de la Bulgarie et de la Turquie ont été fermés aux avions militaires russes, de sorte qu’ils ne puissent se déployer en Syrie. Les bombardiers Su-24, Su-25, Su-34 ont donc été obligés de s’équiper de conteneurs de brouillage SAP-518/ SPS-171, et les hélicoptères Mi-8AMTSh de conteneurs Richag-AV, leur permettant d’atteindre la Syrie au nez et à la barbe de tout le monde.

Comment les avions de combat russes sont-ils arrivés en Syrie sans que personne ne s’en aperçoive ?

La Russie avait décidé, dans le plus grand secret, d’amener en Syrie des avions de combat et du matériel, à l’insu des pays voisins dans lesquels opèrent les avions de la Coalition anti-EI conduite par les Etats-Unis pour soutenir ce qu’ils appellent des rebelles « modérés », auxquels sont transmises des données recueillies par les moyens d’observation aériens et satellitaires. Sur la base de ces informations, les rebelles avaient lancé une attaque surprise sur la base aérienne russe de Hmeymim avant la mise en place du dispositif aérien russe.

Comme les États-Unis s’opposaient de toutes leurs forces à une présence militaire russe en Syrie, l’État-major de l’armée russe a dû tout d’abord, créer en Syrie le puissant système automatisé C4I (commandement, contrôle, communications, informatique, renseignement et interopérabilité) qui lui a permis d’imposer sa suprématie dans la guerre radio électronique (Electronic Warfare -EW) contre les systèmes de reconnaissance terrestres, aériens et satellitaires américains, imposant ainsi, de facto, une zone d’exclusion de l’OTAN en Syrie (A2/AD bubble).

L’élément clé dans le dispositif mis en place par les Russes est constitué par les systèmes Krasukha-4 qui réalisent un brouillage non-stop des radars de surveillance, ceux des satellites militaires américains de la famille de Lacrosse/Onyx, ceux qui sont basés au sol dans les pays voisins de la Syrie, ceux des avions AWACS, E-8C, et ceux des avions sans pilote RQ-4 Global Hawk, MQ-1 Predator, MQ-9 Reaper.

La Russie a amené en Syrie d’autres types de matériel moderne, qui génèrent des contre-mesures, y compris dans le spectre visible, infrarouge ou laser, contre les moyens optoélectroniques de surveillance aérienne et satellitaire (IMINT) des Américains.

L’arme ultrasecrète qui permet à Poutine d’assoir sa suprématie dans la guerre radio électronique en Syrie ?

Selon le général Philip Breedlove, il n’y a pas qu’en Syrie que la Russie a créé des zones d’exclusion de l’OTAN. Ces zones existent déjà dans l’enclave Kaliningrad, en Mer Baltique, et sur la côte russe de la Mer Noire qui comprend également la Crimée.

notes

Traduction Valentin Vasilescu

Sources : Réseau International; ziarul de garda.

source : Al manar ::lien

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuuVyV ... BCub.shtml

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 25/10/2015 - 13:19

Médias US: les Syriens disent "merci" à Poutine

Des migrants syriens ayant trouvé asile dans un camp de réfugiés aux alentours du port de Lattaquié espèrent revenir chez eux après que les Forces aérospatiales russes auront frappé les positions de l’Etat islamique (EI) dans la région, écrit l’agence de presse américaine Associated Press.

"J'espère qu'avec le soutien de l'Armée de l'air russe, nos militaires parviendront à intensifier l'offensive et à infliger une défaite cuisante aux terroristes, si bien que nous pourrons revenir dans nos foyers", a fait remarquer Ahmed Attan, ancien combattant de l'armée syrienne, blessé lors d'une bataille, qui se trouve maintenant dans le camp de réfugiés.

Le cas d'Ahmed n'est pas unique en son genre. Une autre habitante du camp, Fadil Mahmoud Naasan, a raconté que toute sa famille avait été forcée de quitter sa maison après les attaques de djihadistes contre les partisans du président Bachar el-Assad, son fils étant engagé dans l'armée syrienne.

D'après l'agence, au moment où l'autobus à bord duquel se trouvaient les journalistes s'engageait dans le camp de réfugiés, des acclamations "Merci, Monsieur Poutine!" ont jailli de toutes parts.

"Vladimir Poutine a renforcé le rôle de la Russie dans le conflit syrien après avoir organisé une rencontre bilatérale avec le président syrien Bachar el-Assad et avoir entrepris des efforts diplomatiques visant à mettre à table des négociations les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et la Turquie afin de discuter du règlement politique de la crise dans le but de mettre fin à la guerre intestine qui dure déjà depuis cinq ans", souligne l'agence.

Lors d'une rencontre avec les représentants de la diaspora syrienne de Russie, le ministre syrien de l'Information Omran Zoubi a déclaré que l'étape la plus difficile de la guerre était franchie, tout en soulignant que la "victoire était proche" grâce à la coopération étroite avec la Russie dans la lutte contre l'EI. Il a également mis en avant l'amélioration de la situation politique en Syrie suite aux opérations militaires russes, ainsi que l'"échec total du projet américain visant à déposer le gouvernement syrien sur le plan politique et économique".

Le 30 septembre, l'armée de l'air russe a entamé une opération militaire contre l'EI en Syrie sur décision du président russe Vladimir Poutine et à la demande du président syrien Bachar el-Assad.

Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustible appartenant à l'EI.

Le 7 octobre, des missiles russes ont également été tirés sur les sites de l'EI depuis des navires en mer Caspienne.

source : Sputniknews lien

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuuVyZ ... ciRV.shtml

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 27/10/2015 - 14:51

Bachar El-Assad revient sur le devant de la scène politique

Assad est au centre des débats. Samedi dernier, Jean-Pierre Chevènement déclare que « Son élimination aboutirait à ouvrir les portes de Damas à Daech ». Il souligne ainsi la nécessaire collaboration avec le dirigeant syrien. De son côté, Dimitri Sabline membre du Conseil de la Fédération russe qui est la chambre haute du Parlement russe a annoncé qu’« Il était prêt à participer à des élections présidentielles anticipées si nécessaire. Il n’a pas peur de la concurrence politique, car il sent le soutien de son peuple ».

Comment ce représentant de la Douma est-il au courant de cette information ?
Bachar El-Assad a reçu une délégation russe dans sa résidence à Damas. Lors de la rencontre, le président syrien a évoqué la tenue d’élections anticipées.

Bachar El-Assad a-t-il posé des conditions pour la tenue d’élections anticipées ?
Le dirigeant syrien pense que l’heure sera propice aux élections quand les islamistes de Daech seront expulsés du pays. La tenue des élections présidentielles anticipées est conditionnée par la victoire contre L’État islamiste.

Des élections législatives sont-elles aussi prévues ?
Oui. Le chef de l’État syrien a évoqué cette possibilité d’organiser des élections législatives avec toutes les forces politiques qui souhaitent la paix et la stabilité en Syrie.

RFI
Photo published for Syrie: El-Assad prêt à organiser des élections, affirme Moscou - Moyen-Orient - RFI
Syrie: El-Assad prêt à organiser des élections, affirme Moscou - Moyen-Orient - RFI
By RFI @RFI
Après une semaine marquée par la venue de Bachar el-Assad au Kremlin et la réunion Russie-Etats-Unis-Arabie saoudite-Turquie, à Vienne, Moscou poursuit son offensive diplomatique pour tenter de...

Voir sur Internet=> https://twitter.com/ajcaloa/status/6586 ... wsrc%5Etfw
http://fr.novopress.info/194200/bachar- ... politique/

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 28/10/2015 - 13:27

Syrie, intervention russe. Daesh : début de débandade !

Depuis quelques jours, vous n’entendez plus rien à propos des frappes russes en Syrie, dans les médias occidentaux. Des consignes strictes ont été imposées à ceux-ci : plus question de relater les victoires russes, cela mettrait à mal la propagande distillée pendant plus d’un an, par les forces « occidentales ». C’est bien la preuve d’une censure de nos médias.
La réalité est que la Coalition bombardait daesh, juste pour maintenir la pression et pour démontrer à l’opinion publique qu’ils étaient le rempart contre les djihadistes, mais rien de plus. Car éliminer daesh, aurait aidé Bachar Al Assad. Or le régime d’Assad devait tomber. Cet allié des russes devait être éliminé. Le prétexte répété ad nauseam, était que Bachar était le barbare tuant son peuple.
L’ensemble des occidentaux bienpensants omettant d’expliquer que la férocité, la barbarie, avait commencé par des boucheries perpétrées par les « rebelles » au régime syrien.
Loin de nous l’idée de défendre un Bachar Al Assad, innocent et pacifique. Reconnaissons que le carnage se trouve autant du côté d’Al Nostra et des rebelles syriens qui font partie d’Al- Qaïda. Les médias occidentaux semblent frappés d’une amnésie grave à ce sujet.
Pire, ils mentent effrontément pour servir des causes qui veulent la disparition des valeurs européennes.
En même temps la gentille coalition fermait les yeux sur les crimes génocidaires des Turcs bombardant des Kurdes.
Tout ceci est de la géopolitique, le citoyen occidental lambda n’a qu’une solution : avaler les mensonges ou omissions de nos médias subsidiés et vérolés par un bobo-socialisme atlantiste dont le seul crédo sont des choix politiques contraires aux intérêts des peuples européens.
Au début la Coalition avait donné de la voix pour condamner les bombardements des « bons rebelles » par les Russes. Entendez les djihadistes rebelles syriens.
La Russie a répliqué avec un humour noir extraordinaire : « Surtout ne vous en faites pas pour vos bons rebelles, nous ne lançons sur eux que des bombes très peu létales : elles font moins de morts et de blessés que les bombes classiques».
Puisque les médias ne veulent plus vous informer sur la situation réelle, en Syrie et au Proche-Orient, nous vous dévoilons une nouvelle passée sous-silence par nos bons médias menteurs : Les Etats-Unis retirent leur porte-avions, « Theodore Roosevelt » du golfe Persique….. Est-ce le début d’un désengagement des USA, face à la montée en puissance russe ? Simple rappel : ce porte-avions abrite 65 avions de combats ….
L’excuse officielle américaine : notre navire doit réaliser des réparations et des maintenances …. Cela tombe bien. Continuons sur les informations qui rendent neurasthéniques les chefs de l’OTAN et de la Coalition en général.
Les bombardements russes opérés par des appareils ultra-performants que sont les Sukhoï plongent dans l’effroi les QG militaires de la Coalition, car les résultats sur le terrain sont patents. Peu d’experts ne connaissaient les performances de ces avions d’une efficacité hallucinante.
Il y a encore mieux : les hélicoptères de combat MI24 HIND sont devenus la terreur absolue des combattants de daesh. Ces appareils sont dotés d’un armement exceptionnel, dotés de contre-mesures anti-missiles et déboulant sans prévenir sur les positions des djihadistes vitrifiant toutes les casemates et grillant sur place les combattants.
La débâcle commence à l’Ouest de la Syrie.
C’est tellement vrai qu’un mouvement se dessine au sein de daesh et d’Al Nostra : les combattants se rasent la barbe, suprême insulte au Djihad, et s’enfuient par milliers vers la Turquie et l’Irak.
Certains sont déjà de retour, imberbes, en Lybie et en Tunisie. Dans six mois les Russes et leurs alliés Syriens auront expulsés daesh de Syrie, en laissant des dizaines de milliers de morts sur le théâtre des opérations. Restera tous ces déserteurs errants dans les différents pays du Moyen-Orient qui devront être éliminés par les différents pouvoirs.
Les Russes sont des gens déterminés, nous en voyons les premiers résultats !
Source
http://www.oragesdacier.info/

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 29/10/2015 - 10:57

Syrie : accusée de bombarder des civils, la Russie exige des preuves

L'armée russe a convoqué mardi les attachés militaires occidentaux pour leur demander d'apporter des "preuves officielles ou de démentir" les informations diffusées par les médias occidentaux faisant état de bombardements de civils par l'aviation russe en Syrie.

Au moment où le secrétaire a la défense américaine a annoncé que son pays a l’intention d’intensifier ses raids aériens contre Daesh et de mener d'autres "actions directes au sol" en Irak

Des preuves ou des démentis

"Nous avons invité aujourd'hui les attachés militaires américain, britannique, français, allemand, italien, saoudien, turc et celui de l'Otan pour leur demander de fournir des preuves officielles appuyant ces déclarations ou de les démentir", a déclaré aux journalistes le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov.

"On nous accuse non seulement de viser l'opposition +modérée+, mais aussi des sites civils comme des hôpitaux, des mosquées et des écoles. Selon les médias occidentaux, il y aurait des victimes civiles", a déclaré M. Antonov dans une vidéo diffusée sur le compte Facebook du ministère russe de la Défense.

"Malheureusement, certains responsables et hommes politiques d'un nombre de pays étrangers font des déclarations similaires", a-t-il déploré, en citant notamment les ministres de la Défense américain, britannique et français.

Depuis le début de son intervention en Syrie le 30 septembre, Washington et ses alliés mènent campagne contre la Russie, qui ne cache pas ses affinités avec le pouvoir syrien, et l’accablent d’accusations infondées.

Moscou quant à elle dit viser la milice wahhabite takfiriste Daesh ainsi que son frère ennemi, le front al-Nosra, branche d’Al-Qaïda, et d'autres groupes terroristes, à la demande des autorités syriennes.

"Dans le cas où les explications ne sont pas fournies et les accusations ne sont pas réfutées, nous qualifierons ces attaques antirusses d'une partie de la guerre médiatique à l'encontre de la Russie", a conclu M.Antonov.

La semaine dernière, l’OSDH, ONG basée à Londres, a affirmé qu'au moins 13 personnes avaient été tuées par une frappe russe ayant touché un hôpital de campagne dans la province d'Idleb (nord-ouest), ce que les autorités russes ont démenti.

Cette ONG accréditée par les puissances occidentales n’évoque que très rarement les pertes humaines et matérielles causées par les frappes aériennes de la coalition internationale, menée par les Etats-Unis

50 milliards USD de pertes dans les secteurs du pétrole et du gaz

Or, selon le ministre syrien du Pétrole, les 50 milliards de dollars de pertes essuyées dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines en Syrie depuis le début du conflit en 2011, sont causées entre autre par les frappes américaines .

Les attaques des groupes "terroristes" ainsi que les frappes aériennes menées par les Etats-Unis contre les jihadistes ont notamment gravement endommagé les infrastructures, a affirmé Souleimane Abbas cité mardi par le quotidien Al-Watan.

Selon l’AFP, cette estimation représente plus du double de celle annoncée par le gouvernement en juin 2014, lorsque les autorités syriennes avaient indiqué que les industries du pétrole et du gaz avaient perdu 21,4 milliards de dollars.

Avant le conflit, la Syrie produisait plus de 380.000 barils par jour.

De janvier à septembre 2015, la Syrie a produit en moyenne 9.688 barils de pétrole par jour et 14,8 millions de m3 de gaz naturel par jour, selon M. Abbas.

Le ministère du Pétrole syrien avait indiqué qu'en septembre 2014, l'EI produisait 80.000 bpj de pétrole. Et les autorités kurdes disent produire environ 15.000 barils par jour.

USA: des raids et des actions directes?

Autres position russe remarquable: le porte-parole du Kremlin a tenu à ne pas prendre au pied de la lettre les déclarations de Washington évoquant la possibilité pour l’armée américaine d’intervenir au sol en Irak et en Syrie.

«Pour le moment, il faut juste regarder les détails et comprendre ce que le Pentagone veut vraiment dire», a déclaré Dmitri Peskov, selon l'agence d'information Tass, lors d’une allocution face aux journalistes.

Il a averti que ce qui a été déclaré dans les médias américains n’est pas l’annonce d’une opération prochaine, mais bien que les Etats-Unis considèrent en ce moment la possibilité de lancer des opérations au sol contre Daesh.

Un peu plus tôt dans la journée, le secrétaire d’Etat américain à la Défense Ashton Carter avait annoncé face au Congrès la volonté des Etats-Unis de soutenir leurs partenaires dans leur combat contre l’Etat Islamique, y compris au sol.

"Nous prévoyons d'intensifier notre campagne aérienne, y compris avec des appareils supplémentaires de la coalition et des Etats-Unis, pour cibler l'EI avec des frappes plus nombreuses et plus fortes", a déclaré Carter, devant la commission des forcées armées du Sénat.

"Cela comprendra davantage de frappes contre des cibles de grande valeur de l'EI à mesure que notre renseignement s'améliore", a-t-il précisé.

"Nous ne nous interdirons pas de soutenir des partenaires capables de mener à l'occasion des attaques contre l'EI, ou de mener ces missions nous-mêmes, que ce soit par des frappes aériennes ou des actions directes au sol", a ajouté le secrétaire à la Défense.

M. Carter n'a pas précisé si ces actions seraient menées par des forces conventionnelles ou par des forces spéciales, mais il a répété qu'il ne soutenait pas l'idée de zones d'exclusion aérienne en Syrie.

Vendredi, M. Carter avait laissé entendre que des militaires américains pourraient de nouveau participer en Irak à des opérations terrestres contre l'EI, comme celle menée jeudi par des forces spéciales pour libérer des prisonniers du groupe jihadiste. Cette opération a coûté la vie à un soldat américain, le premier à mourir en Irak depuis 2011.

M. Carter a précisé que Washington se concentrerait désormais sur "trois R": Raqa, Ramadi et raids.

Ramadi est la capitale de la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak, que les forces irakiennes tentent de reprendre à Daesh, avec l'aide des forces volontaires , le soutien des frappes aériennes de la coalition.

Le ministre américain de la Défense a fait cette annonce alors que la coalition militaire semble mener moins de frappes qu'auparavant en Syrie contre l'EI, ce que les responsables du Pentagone attribuent au manque de cibles et non à la campagne aérienne lancée récemment par la Russie en Syrie.

source : Al manar :: lien

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuuypE ... ZiUL.shtml

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 29/10/2015 - 19:56

Bachar accuse la France de soutenir le terrorisme

Le président syrien Bachar al-Assad a reçu trois députés français, Jean-Frédéric Poisson, Véronique Besse et Xavier Breton, hier pendant un peu plus d'une heure. A l'issue, il a accusé les pays occidentaux
« dont la France de continuer de soutenir le terrorisme en donnant une couverture politique aux groupes terroristes en Syrie et dans la région ».

Bachar al-Assad a jugé que
« le terrorisme est la raison principale de la souffrance du peuple syrien, (...) ainsi que l'embargo imposé à la Syrie qui a influé d'une manière négative sur la vie des citoyens ».

Jean-Frédéric Poisson a déclaré :
« Le règlement de la situation politique syrienne passe nécessairement par un dialogue avec le président syrien qui est en place et qui est élu par le peuple syrien ». « Il n'appartient pas aux pays étrangers de décider qui doit diriger la Syrie, il appartient aux Syriens de décider ».
Laurent Fabius devait s'entretenir mercredi avec son homologue russe Sergueï Lavrov sur la crise syrienne avant des pourparlers à Vienne vendredi. Pour la première fois l'Iran participera à ces pourparlers internationaux.
Michel Janva
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 02/11/2015 - 21:10

SYRIE « Cette guerre ne finira pas de sitôt »

Le conflit syrien entre dans une nouvelle phase à même de bouleverser l’équilibre géopolitique international. C’est dans ce sens, que nous avons abordé le sujet avec Robert Bibeau. Pour rappel, ce dernier est un analyste économico-politique et directeur de la revue en ligne « Les7duQuebec.com » http://www.les7duquebec.com - Reporter Chérif Abdedaïm.

La Nouvelle République/ La crise syrienne connaît un nouvel essor avec l’implication directe de la Russie, ce qui bouleverse la donne géopolitique dans la région. Quel impact cela pourrait-il avoir sur la politique de l’Occident dans la région ?

Robert Bibeau : Les puissances impérialistes occidentales ont poussé jusqu'à l'extrémité afin de provoquer l'intervention de la puissance impérialiste russe dans la région, et elles y sont parvenues. Elles espèrent maintenant que la puissance russe s'enlisera là-bas comme en Afghanistan auparavant. Elle affichera ses armes sophistiquées, leurs capacités tactiques et stratégiques - et la Russie engouffrera des ressources dans cette guerre qui ne finira pas de sitôt pensent-ils.
La conjoncture économique et politique est toutefois bien différente qu'au temps des talibans afghans. L'agression des puissances occidentales contre l'Afghanistan (2000-2011) visait à ouvrir une brèche à l'est de l'Iran pour construire un oléoduc entre l'océan Indien et le Kurdistan au Nord ; - une brèche également pour encercler l'Iran pour mieux la faire chanter et l'éloigner de l'axe Moscou-Pékin ; - une brèche pour éventuellement miner les oléoducs russes ou d'autres pays de la CÉI approvisionnant le marché chinois. À cette époque le pétrole valait son pesant d'or et l'hégémonie américaine sur les autres puissances impérialistes occidentales était peu contestée. Cette guerre afghane fut le dernier acte de l'apogée de la puissance hégémonique étatsunienne.
Depuis, tant de choses ont changé. Il y a eu l'enlisement des Américains en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen et en Libye où ils ont allumé des feux qu'ils ne savent plus maîtrisés. Depuis, il y a eu l'effondrement du prix du pétrole. Depuis, il y a la crise économique systémique du capitalisme qui n'en finit plus de s'approfondir. Depuis, il y a eu la fronde de plus en plus évidente de puissances régionales qui voyant s'effriter la puissance de leur mentor, prennent leur distance et développe leur propre politique interventionniste parfois opposée aux visées américaines dans la région. Depuis, il y a eu l'affaiblissement du dollar et des pétrodollars qui ne représentent plus que 60% du commerce international (contre 90% en 1980). Depuis, il y a eu la montée en puissance régionale de l'Iran qui n'est pas du tout encerclé dans cette contrée et qui est lourdement impliqué en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. La puissance iranienne n'est pas en "faising out" bien au contraire. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle les Émirats arabes et l'Arabie Saoudite se collent de plus en plus à la petite puissance israélienne pour affronter l'Iran leur pire ennemi après la signature de l'entente "légalisant" le développement du nucléaire iranien. Israël leur fournira éventuellement les têtes nucléaires recherchées.

Lire la suite=> http://www.agoravox.fr/actualites/inter ... pas-173602

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 10/11/2015 - 12:20

Frappes françaises en Syrie: les bonnes questions de J-Do Merchet

Lu ici(1). Extrait.
"La France pourrait faire valoir le droit de poursuite, en frappant au-delà de la frontière syrienne une organisation qu’elle « tape » du côté irakien. Toutefois la justification juridique reste bien fragile. La France n’a ni l’accord explicite du gouvernement syrien, ni un mandat des Nations unies lui permettant de le faire. Un accord «implicite» de Bachar suffit-il ? Mais cela revient à lui reconnaitre sa légitimité...
On le voit, Paris change de posture en cours de route, abandonnant les premières explications sur la légitime défense. Paris rompt ainsi avec une longue tradition de défense du droit international. Est-on sûr que tout le monde a bien pris la mesure d’un tel revirement doctrinal, qui place la France de François Hollande plus près de George W. Bush que du discours de 2003 de Dominique de Villepin aux Nations Unies ?"
Paula Corbulon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
1) http://www.lopinion.fr/blog/secret-defe ... ense-90180

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 10/11/2015 - 18:21

Le fiasco syrien

Depuis plusieurs années, pour ne pas dire quelques décennies, la voix de la France est inaudible sur la scène internationale. Muselée par sa soumission aux volontés de Washington, Paris perd lentement mais sûrement son influence passée. Le fiasco syrien en est un bon exemple.
La Syrie était un pays stable avant que les Occidentaux ne décident au nom d’une moralité dévoyée de plonger cette nation dans une effroyable guerre civile, communautaire et religieuse. Le régime laïc baasiste réussissait, malgré ce qu’en disent ses détracteurs actuels, à faire vivre ensemble des communautés très différentes les unes des autres.
Dans un pays à majorité musulmane, il réalisait la prouesse d’assurer les mêmes droits à tous les citoyens syriens quelque soit leur confession. Avec l’Irak de Saddam Hussein, c’était la nation proche orientale dans laquelle les chrétiens pouvaient vivre leur foi dans la plus grande sécurité. Le grand malheur du régime de Bachar El-Assad fut d’être un allié inconditionnel de l’Iran face à l’Arabie saoudite et de préférer la Russie de Poutine à l’Amérique de Bush et d’Obama.
Depuis la Guerre froide, la Syrie fut un point d’appui pour l’ancienne Union soviétique et ce rapport privilégié entre Damas et Moscou ne s’est jamais effrité avec le temps. Désormais, la Russie, pour défendre ses intérêts, intervient énergiquement contre les islamistes en Syrie et les Occidentaux ont fait mine, pendant quelques jours, d’être scandalisés par les actions militaires russes !
Ceci démontre une incapacité chronique à ne pas voir le monde tel qu’il est.

Comment pouvions-nous croire que la Russie renoncerait à sauver un allié de poids en grande difficulté ? Comment pouvions-nous penser que la Russie laisserait la situation se dégrader en Syrie alors que le risque de voir le Caucase à nouveau s’enflammer est réel ? À présent que la Russie retrouve une capacité d’intervention sur la scène internationale, il était stupide de penser qu’elle s’effacerait docilement sur notre simple demande. Les Occidentaux ont pris le risque énorme de miser aveuglément sur les pays du Golfe persique, sur le sunnisme contre les chiites, mais aussi contre l’Iran, proche des intérêts russes dans le Caucase pour éradiquer entre autres les mouvements islamistes sunnites capables de mener des guérillas meurtrières comme ce fut le cas en Tchétchénie.L’intervention aérienne russe en Syrie contrarie les plans de Washington de déstabilisation de la région via des groupes sunnites extrémistes.
Sous le couvert des droits de l’homme, de la moralité humaniste, juste bonne à être servie comme propagande aux opinions publiques, l’Occident n’hésite pas à soutenir fidèlement des régimes religieux autoritaires comme ceux de l’Arabie saoudite en légitimant, la main sur le cœur, son action contre le régime syrien du fait que celui-ci soit une dictature !
Pour atteindre leurs objectifs, il n’hésite pas, comme ce fut le cas en Afghanistan, en Irak et en Libye, à entraîner, à armer et à financer des groupes islamistes sunnites. En Syrie, au nom des libertés individuelles, l’Occident, aligné en ordre de bataille derrière les États-Unis, a soutenu, dans le plus grand silence médiatique, le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaida au Proche Orient, contre l’armée officielle syrienne. Pour soi-disant lutter contre l’état islamique de Daech, nous avons équipé leurs congénères d’Al-Qaida !
Ceci paraît incroyable, mais ce fut jusqu’il y a peu la solution occidentale pour la Syrie. Visiblement, la fin justifiait les moyens et le justifie encore si l’on écoute la voix de la France représentée par celle du soldat Hollande. Derrière cet islamisme sunnite intransigeant, intolérant, liberticide, capable de massacrer des populations entières et de commettre les crimes les plus abominables, tout en ayant aujourd’hui la capacité de fragiliser nos sociétés européennes, nous avons systématiquement, en soutien logistique et financier, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, c’est-à-dire les principaux alliés de l’Occident au Proche Orient.

Ce jeu dangereux que nous menons avec ces groupes islamistes et ces pays, soi-disant alliés, car membres de l’OTAN ou bien alors partenaires privilégiés de nos économies, nous renvoie à notre incapacité à nommer objectivement nos ennemis, mais aussi à notre incapacité d’exister fièrement en tant que civilisation dans le monde contemporain.
Dans la plus grande indifférence médiatique, l’Occident ouvre toute grande sa confiance et ses portes à des gens qui ne nous veulent pas que du bien.

Vincent Revel

http://fr.novopress.info/194747/fiasco- ... ore-194747

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 13/11/2015 - 23:36

Le Nouvel Ordre Mondial passe par Damas

Ex: http://sans-langue-de-bois.eklablog.fr

Si la Syrie tombait, la Russie serait, en plus d’une humiliation diplomatique, menacée dans son intégrité territoriale, ce qui pourrait induire un éclatement de la Fédération de Russie. Les événements qui se déroulent actuellement en Syrie ne sont en aucun cas liés à la question de démocratisation de la société ni pour plus de liberté pour les Syriens.

Il s’agit d’un ordre mondial que cherchent à imposer les États-Unis avec leurs vassaux occidentaux prédateurs à un autre monde qui, la Russie en tête, réclame plus de participation dans la gestion des affaires internationales desquelles ils ont été exclus depuis des décennies.

Le point de départ pour la nouvelle configuration géopolitique du monde passe aujourd’hui par Damas. L’avenir de la Russie s’y joue actuellement. Poutine sur la ligne de Catherine II (1) qui considérait que « Damas détient la clé de maison Russie » comprend bien que « Damas est la clé d’une nouvelle ère ». Depuis le début des contestations en Syrie, la Russie, appuyée notamment par la Chine et l’Iran, a décidé de faire échouer toutes les tentatives d’un changement de régime car elle était persuadée que si le plan des Occidentaux réussissait, elle serait confinée dans un rôle de second plan et serait menacée dans son intégrité territoriale.

C’est pourquoi, dès le début de la crise, la Russie s’était montrée très ferme et s’est opposée à toute intervention militaire, et ce malgré les pressions du Conseil de sécurité, de l’assemblée générale de l’ONU et de la Ligue arabe. A chaque tentative visant la reproduction du scénario libyen ou yéménite, elle opposa un refus catégorique. Hypocritement, les Occidentaux semblent ne pas comprendre les raisons de la position russe en avançant que Moscou avait, en Syrie, des intérêts économiques et de soutiens logistiques pour sa flotte militaire.

Ce ne sont nullement les contrats d’armement passés avec ce pays, ni le port de Tartous qui sont les enjeux stratégiques russes dans la région au point de mener une lutte atroce pour éviter que l’État syrien ne tombe. Cela est confirmé en partie par le directeur du Centre d’analyse sur les stratégies et les technologies-Moscou Rousslan Poukhov, qui a déclaré : « penser que la Russie soutient Damas en raison des ventes d’armes est une aberration !

C’est totalement hors sujet ». (2)Loin de l’instauration de la démocratie ou des libertés, c’est le rôle résistant de la Syrie qui est visé. En soutenant les mouvements des résistances palestiniennes et libanaises, la Syrie a fait avorter tous les plans américains pour la mise en place du Grand Moyen-Orient dans lequel les États arabes seront atomisés et soumis au diktat israélien. Par ailleurs, son alliance stratégique avait l’Iran a fait que l’axe hostile aux plans étatsuniens se consolide dans la région.Pourquoi la Russie n’admettra-elle pas une victoire des prédateurs de la Syrie ?

Si la Syrie venait à tomber, de sérieuses menaces pèseraient sur elle, et les plus manifestes sont :A- AU PLAN ECONOMIQUEPoutine sait parfaitement que pour que son pays puisse prétendre au statut de grande puissance il faut qu’au travers de son économie il renforce sa force militaire et rende sa politique étrangère plus agressive en vue d’une influence réelle au niveau mondial. Il affiche ses prétentions en disant « en d’autres termes, nous ne devrions tenter personne en nous autorisant d’être faibles. » (3).

Dans cette notion de puissance, le facteur économique est déterminant. Si l’opposition syrienne l’emportait, cela signifierait que la bataille féroce pour le contrôle des sources d’énergie tournerait en faveur des États-Unis et de leurs alliés, permettant à ceux-ci d’étendre leur influence de la Syrie jusqu’en Australie. Les implications qui en découleraient seraient : l’avortement du programme ambitieux de développement économique basé sur la réduction de la dépendance de l’économie vis-à-vis des matières premières et sur l’innovation articulée autour des hautes technologies pour devenir une grande économie mondiale.

Dans une interview à la BBC, Douglas MC Williams, Chef du Centre de Recherches Britannique (CBER), déclarait : « La Russie arrivera en quatrième position dans le classement des plus grandes économies mondiales d’ici l’horizon 2020 » (4)Les ressources du financement de ce projet provenant essentiellement des exportations gazières seraient compromises.

Les recettes de Gazprom 2011 qui contrôle plus de 80% de la production de gaz s’élèvent à 118 M $. En vue d’empêcher que ces recettes atteignent le niveau escompté,, il devient impératif, de torpiller l’exportation du gaz russe vers l »Europe à travers les gazoducs paneuropéens en projet ; le South Stream et le Nord Stream. Les pays européens devraient être approvisionnés par le gaz iranien par le Nabucco (5), gazoduc reliant l’Iran à l’Europe centrale via la Turquie.

Le Qatar pourrait faire transiter son gaz pour l’Europe également par la nouvelle Syrie amie, écartant définitivement l’alimentation de ce continent par le gaz russe. Dans cette hypothèse, la Russie ne peut qu’enterrer son programme de développement, notamment son ambitieux programme militaire d’armement 2011/2020 d’armement pour l’équipement de ses forces armées pour lequel elle prévoit une enveloppe financière de 650 milliards de dollars » (6) au titre d’un programme et « 114 milliards de dollars au titre de la modernisation des équipements ». (7)

Les USA contrôleraient le Liban, la Syrie et l’Iran et, par conséquent, maitriseraient les sources d’approvisionnement énergétique situant dans un espace géographique et stratégique énergétique Liban Syrie, Irak et Iran. D’où cette lutte acharnée pour faire tomber la Syrie.B – AU PLAN SECURITAIRE :La chute de B. Al-Assad, ouvre la politique d’endiguement mis en place en 1946 par Georges. F. Kennan (8). Les actions d’encerclement de la Russie seront relancées. Cette stratégie, en matière de géopolitique, est fondée sur la ligne Brezinski (9) qui prévoyait la domination de l’Union Soviétique en deux étapes, l’encerclement de la Russie en premier lieu, pour ensuite passer à sa déstabilisation, pour mieux contrôler son espace périphérique. Cette stratégie est aussi valable pour la Russie d’aujourd’hui.

La politique de Gorbatchev que Poutine qualifiait de « La plus grande catastrophe du XXème siècle » (10) serait de retour pour démanteler définitivement la Fédération de Russie. Ce démantèlement induirait probablement un transfert, au nord du Caucase, des Djihadistes qui opèrent actuellement en Syrie en vue d’instaurer une république islamique. Il est rappelé que le nord du Caucase (Daghestan et Tchétchénie) est à prédominance musulmane.

Doku Umarov (11) n’avait-il pas proclamé « l’Emirat caucasien. » en 2007. (12)Un des pivots américains dans la région montrera ses crocs pour la restauration de l’Empire Ottoman. Il s’agit de la Turquie qui, base avancée des intérêts américains en Eurasie, rêve toujours d’un empire qui s’étendrait jusqu’à l’Asie centrale, ex territoires soviétiques. Une aubaine pour qu’elle étende son hégémonie jusqu’aux confins de Moscou sur les républiques turcophones qui sont l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Turkménistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan.

L’éventualité de leur intégration dans une alliance avec l’ancien occupant pourrait être envisagée. Elle est encouragée par les États-Unis pour faire désintégrer la Communauté des États Indépendants, composée de 11 sur 15 anciennes républiques soviétiques, créée le 8 décembre 1991 par le Traité de Minsk. Il est clairement établi que cette puissance soutient discrètement les mouvements séparatistes et ethno-religieux dans l’optique de briser définitivement la Communauté des États Indépendants (CEI).C – AU PLAN STRATEGIQUE.

Dans le prolongement de la ligne de Catherine II, Poutine considère Damas comme étant le point de départ du nouvel ordre mondial. Si cette capitale tombait, la Russie perdrait définitivement son rêve de retrouver son statut de grande puissance dans le monde du temps de la guerre froide. L’inflexion des rapports serait à son désavantage, avec en plus une humiliation diplomatique.En effet, une fois la Syrie soumise, l’Iran à son tour sera attaqué. L’axe chiite Syrie-Irak-Iran brisé sera sous la botte de l’Arabie Saoudite qui imposera la normalisation des relations avec Israël aux autres pays arabes.Ainsi, le proche orient sera modelé géographiquement au profit exclusivement des États-Unis et d’Israël, et de leurs vassaux occidentaux et arabes.

L’espace sunnite » modéré » dominera l’espace géographique qui s’étend du Maghreb, au Pakistan et l’Afghanistan en passant par la Turquie et la corne Africaine. La barrière séparant la Turquie des autres pays de confession musulmane sunnite n’existera plus. La Turquie, membre de l’Otan, qui constitue pour la Russie le chemin le plus court pour rejoindre les eaux chaudes, deviendrait une menace stratégique pour ce pays tant que celle-ci peut bloquer et assiéger sa flotte militaire de la mer Noire.Ainsi, la Russie aura devant elle un espace hostile qui s’étendra alors de la France à l’ouest jusqu’à la Chine à l’est. Elle sera chassée définitivement de la région du Grand Moyen-Orient où elle était naguère fortement présente.

A la lumière de ce qui précède, nous estimons que le soutien de Moscou à Damas est indéfectible car dicté par des impératifs liés à l’existence même de la fédération de Russie en l’état actuel. Pour contrer toutes les manoeuvres de l’Occident pour la déstabiliser et la fragiliser sur la scène internationale, elle fera tout ce qu’elle peut pour que l’ordre géopolitique du Moyen-Orient ne subisse aucun changement.Grâce au levier énergétique, elle cherche à renverser les alliances en se rapprochant de l’Europe, de la Chine, de l’Iran et de l’Inde.

Elle compte créer un espace eurasien pour contrer l’hyperpuissante Américaine.

Laid SERAGHNI

Références :

1- Catherine II, impératrice de Russie (1762-1796), surnommée Catherine la grande. Elle disait « je laisse à la prospérité de juger impartialement ce que je fais pour la Russie. ». Durant le plus long règne de l’histoire de la Russie, outre le développement et la modernisation de la société russe, elle tint tête à tous les envahisseurs voisins ou lointains.

2- Le Figaro du 31 mai 2012.

3- Atlantico du 21 février 2012.

4- RIA Novosil du 27 décembre 2012.

5- Nabucco dont le titre initial est Nabuchodonosor est un opéra de Verdi. Il évoque l’épisode de l’esclavage des juifs à Babylone. Cela dénote que tout l’enjeu en Syrie est centré autour de la sécurité d’Israël.

6- Voix de la Russie 14 décembre 2012.

7- Géostratégique.net du 6 mars 2012.

8- Diplomate, politologue et historien américain dont les thèses eurent une grande influence sur la politique américaine envers l’Union Soviétique au sortie de la deuxième guerre mondiale.

9- Z Brezinski : politologue américain, il a été entre autres, conseiller à la sécurité nationale du Président des Etats-Unis Jimmy Carter, de 1979 à 1981.

10- La dépêche.fr du 20 février 2012

11- Né en 1964 en Tchétchénie, Doku Umarov fut en 2005 le cinquième président de la république d’Ichkérie (Tchétchénie). Il abolit cette dernière pour en 2007 pour la remplacer par un « Émirat Tchétchénie » dont il s’autoproclame émir.

12- affaires géostratégiques.Info du 22 octobre 2012

http://euro-synergies.hautetfort.com/

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 15/12/2015 - 17:08

France Inter lâche le morceau : retour sur le conflit syrien !

À toute chose malheur est bon. Après le rouge 13-Novembre, des voix excédées s'élèvent pour exiger la dissolution du Syndicat de la magistrature. .. Au motif que ce prétendu syndicat n'est pas constitué de magistrats, mais d'idéologues sectaires, de véritables commissaires politiques ! Or voilà que dans le même ordre d'idées, France Inter se lâche et se met à parler vrai. Enfin presque, parce qu'il ne faut pas trop rêver. Ex abrupto, la radio du service public se met ainsi à poser des questions ébouriffantes, c'est-à-dire impensables jusqu'ici sous peine d'excommunication majeure* ! Et si ce sont "eux" qui le disent, alors cela vaut de l'or, car ce ne sont plus seulement de misérables conspirationnistes - qui œuvrent lâchement à dénigrer notre si loyale et désintéressée classe dirigeante — mais des stipendiés du pouvoir eux-mêmes. Toutefois gardons la tête froide : ces demi-aveux ne sont que des révélations partielles destinées à toujours masquer l'essentiel. Présentation des faits et réécriture de l'histoire qui signalent au final que se poursuit sans relâche un subtil travail de sape et de désinformation de l'opinion, certes maintenant à partir de nouvelles positions de repli.

Extraits du reportage avec commentaires en italiques

« Les Occidentaux ont-ils fermé les yeux sur la montée en puissance de ce groupe terroriste ? A-t-on volontairement ignoré le rôle joué par l'Arabie séoudite et le Qatar [y ajouter évidemment la Turquie - un oubli qui n'est pas du tout anodin] ? Comment expliquer les incohérences de la diplomatie française après le 11-Septembre 2001 ? »

Drôles d'incohérences comme on le voit ensuite : « L'État français a tout coordonné avec les services secrets, manipulant des islamistes comme des marionnettes, et ce dans leur [sic] propre intérêt : changer la Constitution, pour faire et imposer un Patriot Act à la française, comme les Américains après les attentats du World Trade Center. Ils se sont servis de Daesh et de ses agents... pour tenter de renverser Bachar al Assad en Syrie ». [Renversant ! Quel prodigieux aveu : l'Etat hexagonal en tant que parrain de Daech est, par conséquent, lui-même un État terroriste !?]

Remontons en 2003 et à la guerre d’Irak

« Lorsque les Américains décident de renverser le dictateur irakien, ils commettent deux erreurs [non pas des "erreurs" mais de froid calculs, totalement délibérés - nous vivons dans un monde de falsification sémantique permanente où les crimes prémédités sont rebaptisés "erreurs"]. Ils mentent sur les armes de destruction massive et sur les liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaïda... Pire ils marginalisent les sunnites afin de porter les chiites au pouvoir. Paul Bremer, gouverneur [proconsul] américain à Bagdad, commet une bourde [idem - il s'agit d'une décision parfaitement volontaire prise sur ordre de Washington] qui va jeter des dizaines de milliers de soldats aguerris [500 000 plus leurs familles, soit deux millions de personnes - on remarquera le sens de la précision de deux journalistes réputés pour leur professionnalisme] dans les bras du futur État Islamique...

Alain Juillet, ex-patron du renseignement de la DGSE, commente : "Brenner fait une erreur colossale. Il donne l'ordre de licencier tous les militaires de l'armée irakienne. Ils partent avec leurs armes, ils n'ont plus rien ni emplois. Cela va créer un ressentiment, une frustration et une haine terrible envers l'occupant et envers les Occidentaux"... ». [Le commentaire de Juillet n'est pas non plus totalement exempt de langue de bois puisque l'homme soi-disant le mieux informé de France parle encore d'erreur de la part de Brenner - cela douze ans après les faits !]

« Les Américains produisent donc un terreau de haine, un terreau sur lequel va se développer le groupe terroriste autoproclamé "État islamique" »... [Ajoutons que les cadres de la nation irakienne, les deux millions de militants baasistes sont aussi renvoyés voire traqués dans le cadre d'une politique de débaasification, laquelle rappelle évidemment la dénazification d'après guerre !].

« Sans l'appui des Russes [en dépit d'un net refus de Moscou, échaudé par le coup libyen], l'opération de déstabilisation de Bachar El Assad est donc lancée pour des raisons économiques liées à l'acheminement du pétrole, mais pas seulement. En effet si l'Arabie Séoudite et le Qatar soutiennent des groupes rebelles, c'est aussi dans le but de provoquer la chute du régime laïque syrien et d'y instaurer à terme

un régime islamique extrêmement sévère... telle est l'analyse d'Alain Juillet, cité plus haut » [Nous avons ici un état des lieux particulièrement pertinent : si aujourd'hui, après-un an d'inaction et d'esbroufe, Paris commence réellement à cogner sur Daech, ce n'est que pour éliminer les éléments incontrôlables de Daech ; un ménage préalable à l'établissement sur le territoire de l'État islamique d'un Sunnistan — Pays de sunnites - à cheval sur l'Irak et la Syrie ; un moyen de faire éclater ces deux États dans le cadre d'une fragmentation générale impliquant le Yémen et l'Arabie. Un préalable à la recomposition de l'espace géographique du Machrek en vue de la création d'un Grand Israël].

« Les opposants religieux, c'est-à-dire les Frères musulmans - dont le Qatar est un des supports reconnus - et les Séoudiens, vont financer des gens [les islamistes takfiristes] pour réinstaller dans ce pays la la vraie religion : la religion vue par les Salafistes [appelons un chat un chat et les terroristes des wahhabites, religion officielle du Qatar et de l'Arabie... « L'Arabie séoudite, un Daesh qui a réussi » titrait le New York Times - nytimes.com-21nov15]. Ainsi se consolident peu à peu deux mouvements terroristes, Daech et Al Nosra, financés par le Qatar et l'Arabie Séoudite, comme le relevait en mai 2015, un rapport du congrès américain » [Deux pays étroitement liés aux États-Unis et à la France, l'un et l'autre finançant les mosquées dans lesquelles sont lancés des appels au djihad avec la criminelle complicité des autorités judiciaires nationales ; on en voit les résultats].

Fin 2011 Paris arme Al-Qaïda sous couvert de l’armée syrienne libre

« Tandis que le Qatar et l'Arabie séoudite financent les groupes rebelles djihadistes, la France, elle, soucieuse de soutenir les forces dites progressistes, soutient l'ASL, l'Armée Syrienne Libre qu'on décrit alors à Paris comme une alternative démocratique crédible à Bachar El Assad [en fait ces forces progressistes liées aux Frères musulmans rivalisent largement de cruauté avec leurs homologues takfiristes]. Dès le départ, la France prend fait et cause pour les rebelles contre le dictateur syrien. "Le départ de Bachar n'est qu'une question de semaines" explique alors Laurent Fabius [qui prenait ses désirs pour des réalités !]. Et en août 2012, lors d'un déplacement à la frontière turque, le ministre français des Affaires étrangères déclare encore : "M. Bachar El Assad ne mériterait pas d'être sur la terre"... » !

« Officiellement, on livre [fin 2011] des gilets pare-balles, des outils de communication cryptée, des masques contre les armes chimiques, ou des lunettes de vue nocturnes*. Dans les faits, ce sont bien des canons de 20 mm, des mitrailleuses, des lance-roquettes, et des missiles antichars que la France livre à l'ASL... Mais on ne sait pas trop dans quelle main elles sont tombées ».

« On réalise en effet aujourd'hui que l'ASL ne pesait rien. Ceux qu'on appelait "les rebelles" correspondaient en réalité à une nébuleuse illisible. Certaines de ces armes sont donc effectivement passées dans les mains de Daech et d'Al Nosra, le [clone] d'Al Qaida. À ce sujet Alain Juillet, n'hésite pas à parler de faillite des renseignements dans ce domaine [ou, insistons, de cécité, ou pire, de falsification volontaire] ».

Comment expliquer cet aveuglement ?

« La faillite française dans cette affaire est aussi imputable aux intérêts économiques français [à court terme et au prix de flots de sang]. Ryad et Doha sont des partenaires économiques importants pour Paris. Et face à eux Damas ne pèse pas lourd... Alain Chouet, l'ancien patron de la Sécurité de la DGSE qui s'est rendu plusieurs fois en Syrie [en réalité, chef d'antenne, il y a séjourné plusieurs années notamment de 1976 à 1979], se souvient de ce qu'on lui répondait quand il alertait les autorités françaises sur la situation réelle du terrain : "Ecoute, tu ne vas pas nous embêter avec la Syrie, ce n'est même pas le PNB de la Slovénie, alors on a mieux à faire avec nos amis qataris et saoudiens" ».

« Cette erreur de jugement [comme s'il s'agissait d'une erreur de jugement et non de choix mûrement réfléchis, non seulement à Paris mais dans tous les "think tanks" bruxellois, londoniens et américains qui décident prioritairement de notre politique extérieure] fait tragiquement songer à une autre, lors de l'intervention en Libye, où la France a commis le même type d'erreur d'appréciation [idem ; si les responsables militaires et politiques commettent à répétition de telles erreurs, ils devraient être démis et traduits devant les tribunaux, non ?]. Au moment où Paris s'engage contre Kadhafi, c'est en réalité le Qatar qui tire les ficelles en s'appuyant sur sa chaîne de télévision Al Jazira. L'ancien diplomate Patrick Haimzadeh, en poste à Tripoli au moment des faits, témoigne : "L'objectif, était de faire sauter Kadhafi. Al Jazira avait dès le départ mis en place une cellule de désinformation pour relayer la parole [des opinions et des témoignages inventés] des Libyens depuis les studios d'Al JAzira à Doha et qui ont notamment évoqué [c'est-à-dire fabriqué de toutes pièces] l'histoire [le bobard] des [faux] bombardements reprise par Nicolas Sarkozy à Bruxelles !e 21 février, 4 jours après le début de l'insurrection, pour déclarer la logique [sic] de guerre contre Khadafi. Or des bombardements, il n'y en a jamais eu" [quel aveu et quel crime !] ».

Quand les séoudiens changent de stratégie

« À la mi 2013, tes Séoudiens prennent conscience que les rebelles qu'ils ont aidés peuvent se retourner contre eux... À ce moment-là les plus hauts dignitaires du pays reconnaissent qu'ils ont commis des erreurs [toujours et encore des erreurs]. C'est le cas du Prince Alwaleed Bin Talal. L'un des grands investisseurs séoudiens en France et la vingtième fortune du monde. Il possède entre autres l'hôtel Georges V à Paris et plusieurs à Disneyland. Mais en réalité l'Arabie continuerait indirectement [pourquoi indirectement et pourquoi un conditionnel ? au contraire très directement] à financer Daech, en achetant son pétrole au marché noir, avec la complicité de la Turquie » [le conditionnel en exprimant une simple hypothèse n'établit pas un fait pourtant parfaitement documenté. Le président Poutine, à la récente conférence du G20 d'Antalya en Turquie, parle de "colonnes de camions citernes longues de plusieurs dizaines de kilomètres" progressant vers la frontière turque. Des colonnes que la coalition anti-Daech s'est bien gardée de frapper jusqu'à présent].

Les États terroristes amis privilégiés de la France

« En dépit de tous ces éléments, la France entretient les meilleurs rapports avec ces pays... Hollande s'est rendu dans le Golfe en mai 2015. Il signe avec le Qatar un contrat portant sur la vente de 24 rafales. Et il y a un mois à peine, en octobre dernier, Manuel Valls se rend à son tour à Ryad pour signer des promesses de contrats [à hauteur de 11 milliards d'euros, là encore beaucoup d'indécente pudeur dans cette absence de chiffres]. La France n'est d'ailleurs pas seule à avoir joué avec le feu en Syrie... Les États-Unis qui ont déstabilisé l’lrak, les pays du Golfe qui ont financé des mouvements djihadistes [armés par les Etats-Unis, l'Union européenne, le Royaume-Uni, Israël, etc.], la France qui a joué les rebelles contre le pouvoir Syrien sans voir qui elle avait en face d'elle. Et la Turquie qui laisse prospérer les trafics sur son territoire [et beaucoup plus encore puisque les hommes et les armes y transitent, que l'on y a découvert des ateliers d'armes chimiques opérationnels avec l'active protection de l'État profond] ».

Diplomatie et diabolisation à géométrie variable

« Il est clair que la seule réponse possible est donc politique [Il aura fallu quatre ans et demi de guerre atroce pour s'en rendre compte !]. Mais en attendant, depuis les tragiques attentats du 13 novembre 2015, la réponse apportée reste militaire. Or cette campagne de frappes est un remarquable sergent recruteur pour l'État islamique. La campagne aérienne de la coalition a peut-être tué 400 civils, tout ça alimente le ressentiment sur place [est-il ici sous-entendu qu'il ne faudrait rien faire ?]. Aucune solution simple ne semble au moins à court terme se dégager [faux : il n'y aura effectivement pas de solution tant qu'Obama, Hollande, Cameron & Cie imposeront comme condition préalable à tout compromis politique le départ impératif du président Assad]... Reste la question qu'il est temps de poser, celle de nos alliances... Avec notamment le Qatar et l'Arabie séoudite. Peut-on adopter une posture morale lorsqu'il s'agit de Damas et fermer les yeux sur ce que font Doha et Ryad ? Comment peut-on être crédible si l'on fait du commerce avec des pays qui soutiennent un terrorisme que l’on dénonce par ailleurs ? » [Bravo les gars, encore un effort et les écailles vous tomberont peut-être des yeux... sur le Chemin de Damas].

Pourquoi maintenant ?

Comprenons en fin de compte que toutes ces révélations que nous livrent ces journalistes fonctionnaires étaient bien connues dès l'origine. Alors pourquoi maintenant ? parce qu'il faut faire la part du feu, amorcer un virage et préparer l'opinion à un changement de cap à l'égard de l'Arabie promise désormais officiellement au démantèlement au même titre que l'Irak, la Syrie et le Yémen. Avec ses schistes bitumineux les États-Unis sont quasiment énergétiquement auto-suffisants et le royaume wahhabite qui surproduit et brade son brut à prix cassé fait perdre beaucoup, beaucoup d'argent aux pétroliers américains dont les seuils de rentabilité sont significativement plus élevés. Le pacte du Quincy passé en 1945 entre Ibn Séoud et Roosevelt est à ce jour implicitement dénoncé et Paris, toujours à la remorque, est fermement convié à tirer toutes les conséquences de ce nouvel état de fait.

Léon CamusRivarol du 3 décembre 2015

* « Daesh : autopsie d'un monstre » Benoît Collombat et Jacques Monin - France Inter 20 novembre 2015 - http://www.franceinter.fr/emission-lenq ... un-monstre.

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 17/12/2015 - 12:00

En Syrie, les Etats-Unis ne ciblent pas Daesh mais le régime de Bachar el-Assad

Washington passe de la guerre contre le terrorisme au changement du régime en Syrie, a confié à RT Catherine Shakdam de l’Institut de Shafaqna à Londres concernant les frappes de la coalition contre le dépôt d’armes gouvernemental en Syrie.
RT : Nous venons d’entendre que John Kerry a parlé de choix difficiles. A quoi a-t-il fait référence ?
Catherine Shakdam, experte du Moyen-Orient à Londres (C.S.) : Je pense qu’ils poursuivent cette campagne pour diaboliser le gouvernement syrien, et ainsi le président Bachar el-Asad. Je pense qu’il est assez clair que l’attention de Washington est passée de la guerre contre le terrorisme à un changement de régime en Syrie. Je pense que c’est très révélateur, après que des positions syriennes aient été prises pour cible par l’armée américaine je veux dire quand la ciblage sur les positions syriennes s’effectue par les forces américaines, je pense que c’est assez évident, que cela montre bien ce que Washington veut faire en Syrie aujourd’hui. Ils veulent utiliser leurs forces militaires non pas pour cibler le terrorisme mais le président Bachar el-Assad, qui reste le seulement à se dresser entre Daesh et une domination complète du Levant.
RT : S’il s’agit d’une frappe effectuée par erreur, la présence de Daesh dans la région est importante, qu’est-ce qui peut être fait pour garantir que cela ne se répète plus ?
C. S. : La question dépend de ceux qui procèdent concrètement à la détermination des cibles, vous parlez de Daesh, les Etats-Unis parlent des rebelles modérés et parfois même de l’alliance contre le terrorisme… On ne sait plus vraiment qui est qui aujourd’hui. Toutes ces étiquettes ont été échangées tellement de fois que nous n’en sommes plus sûrs, même s’ils portent un drapeau américain on ne sait pas quels intérêts ils défendent. Mais cela montre surtout que nous n’en savons rien.
La guerre à laquelle nous assistons aujourd’hui en Syrie n’a rien à voir avec la lutte contre le terrorisme, il s’agit plutôt de contrôle et de manipulation politique. Je crains beaucoup que Washington vise maintenant le gouvernement syrien, au moins la Syrie, parce que les Américains visent en fait la Russie et qu’ils veulent vraiment empêcher la Russie de réussir à éradiquer le terrorisme en Syrie.
En quelques semaines la Russie a réussi là où les Etats-Unis échouent depuis des années. Cela montre que Moscou veut vraiment combattre le terrorisme avec détermination alors que Washington a plutôt essayer d’endiguer son essor et de l’exploiter plutôt que de le détruire.
RT : Pensez-vous qu’il y aura une coopération plus étroite avec les forces luttant contre Daesh sur le terrain après cet incident ?
C.S. : Absolument. Le gouvernement syrien fait beaucoup pour cela. Le président Assad a été très clair, il souhaite vraiment collaborer avec les forces étrangères si elles sont prêtes à l’aider à combattre le terrorisme. Et je ne vois pas où est le problème. Nous devons nous rappeler que la Syrie demeure en Etat souverain, qu’on soit d’accord ou non avec la façon dont agit son gouvernement. Cela regarde la Syrie et personne d’autre et la Russie a montré qu’il était possible de nouer une alliance avec la Syrie en dépit de différences ou de désaccords politiques, mais ce n’est pas l’essentiel, aussi longtemps que les parties se concentrent sur le véritable ennemi qui est censé être le terrorisme. J’aime à penser qu’il s’agit du terrorisme mais ce n’est de toute évidence pas le cas.
RT : Les Etats-Unis ont admis l’importance d’unir les forces qui luttent contre Daesh sur le terrain, l’armée syrienne est l’une de ses forces. Pensez-vous que Washington cherche son assistance ?
C.S. : Je pense que c’est de la langue de bois politique. Tout ce qu’a dit Washington par rapport à tout ce que Washington a fait sur le terrain se contredit. Et plutôt que de parler, je crois qu’il faut regarder ce qu’il se passe sur le terrain. Si l’on prend l’exemple de la Turquie et les allégation comme quoi elle aurait qui aurait bénéficié et aidé les terroristes de Daesh… La Russie a apporté des preuves et Washington choisit de les ignorer parce que cela comporterait des conséquences politiques pour les Etats-Unis dans la région et ils ne le veulent pas. En fin de compte, cela ne veut dire qu’une chose : que Washington utilise l’excuse du terrorisme pour manipuler un plan géopolitique qui n’a rien à voir du tout avec Daesh. Et d’ici à ce que les gens se réveillent pour voir que l’assomption selon laquelle Washington et les puissances occidentales combattent les terroristes n’est qu’un mensonge, je ne crois pas qu’il sera possible de discuter de cette situation. Les seuls à aider, concrètement sur le terrain sont l’Iran, la Syrie et la Russie. Qu’on soit d’accord ou non avec la politique de ces gouvernements n’entre pas ici en ligne de compte. La question est de savoir si l’on souhaite un monde dans lequel Daesh domine le Moyen-Orient ou si l’on se met d’accord avec certaines puissances pour lutter contre le terrorisme pour ensuite retrouver la table des négociations et respecter le droit international. Jusqu’à présent, les puissances occidentales ont agi en dehors du cadre du droit international.
Encore si les gens sont d’accord politiquement avec ses gouvernements ou non, ce n’est pas l’idée principale. L’idée principale c’est : est-ce que nous voulons avoir le monde, où le Daesh est en ce moment un leader à la région du Moyen-Orient, ou sommes-nous d’accord de ne pas être de même avis avec certaines forces, et puis revenir à la table de négociations et respecter la loi internationale, puisque jusque-là les forces occidentales se sont éloignées entièrement.
Source
http://www.oragesdacier.info/

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 17/12/2015 - 19:52

La politique « Assad doit partir » mène à la guerre contre la Russie, l’Iran et le Hezbollah

Par le Saker US – Le 12 décembre 2015

Source : thesaker.is
Article original paru sur Unz Review
Traduit par Diane, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone
L’information selon laquelle Israël et la Turquie violent systématiquement le droit international n’est pas nouvelle du tout. Après tout, nous savons tous que la Turquie a régulièrement bombardé les Kurdes en Irak et en Syrie, que la Turquie occupe toujours illégalement le nord de Chypre, tout comme les Israéliens ont bombardé la Syrie et le Liban depuis des dizaines d’années et occupent encore illégalement la Palestine [et le Golan syrien].
Le développement intéressant de cette semaine est que la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont officiellement décidé de rejoindre ces États voyous et d’agir exactement comme les Turcs et les Israéliens en intervenant illégalement en Syrie – en violation directe du droit international – prétendument pour combattre Daesh. Et même si Daesh est l’ennemi officiel, il se trouve précisément que des positions de l’armée syrienne ont été bombardées par l’armée de l’air US tandis que les Israéliens bombardaient des dépôts de missiles du Hezbollah. Apparemment, la politique « Assad doit partir » est toujours à l’ordre du jour. D’une certaine manière, on pourrait dire que l’Occident a maintenant (ré)affirmé le principe selon lequel force fait loi et que les menaces et la violence restent la seule politique de l’Empire au lieu d’une politique légale et négociée. Le problème avec ça est que l’autre côté pense fortement que se rendre aux exigences de l’Empire n’est tout simplement pas une option.
- De quel côté sommes-nous ?
- Je n’en sais rien !
(Coalition US)

L’avertissement russe
En réalité, cela est en cours depuis des années. Depuis la récente décision de bombarder la Syrie jusqu’à la récente décision du FMI de renflouer l’Ukraine en violation directe de ses propres règles (qui, apparemment, ne seront pas réécrites), l’Empire anglosioniste a violé ses propres prétendues règles et principes depuis des décennies sur un arrière-plan d’indifférence quasi générale à l’égard de la fin de l’ordre mondial international approuvé à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La grande différence aujourd’hui est que son imprudente arrogance l’a maintenant mis en contact direct avec les forces armées russes qui, apparemment, ne sont pas prêtes à accepter ce genre de brutalité et riposteront si elles sont attaquées : dans son adresse annuelle, à la rencontre élargie du Comité du ministère de la Défense de la Fédération de Russie, Poutine a clairement indiqué que le fait que la Russie choisisse de ne pas riposter à la Turquie était une exception et le resterait. Il a dit :
« Je veux mettre en garde ceux qui pourraient de nouveau tenter d’organiser toute sorte de provocation contre nos troupes : nous avons pris des mesures additionnelles pour assurer la sécurité des troupes et de la base aérienne russe. Elle est renforcée par de nouveaux escadrons de l’armée de l’air et des défenses aériennes. Tous nos avions de combat volent maintenant avec une couverture aérienne. Je vous ordonne d’agir avec la plus extrême fermeté. Toutes les cibles qui menacent le groupe de la Russie ou notre infrastructure terrestre doivent être immédiatement détruites. »

Ce que Poutine fait là est de mettre en garde la Turquie et, en réalité, l’OTAN et l’Empire, que la prochaine fois, la Russie ripostera, immédiatement. Cela montre aussi que l’autorité quant à la riposte a été transmise aux forces russes en Syrie et qu’aucune décision au sommet ne devra être requise pour riposter. C’est vrai que ce n’est pas une première. Unordre similaire avait aussi été donné à l’Armée de l’air russe en octobre déjà, mais puisque l’idée d’antiques Tornados abattant un SU-30SM est assez farfelue (même si la presse britannique insiste que leurs avions des années 1970 « sont capables de désintégrer n’importe quel avion dans le ciel »), la capacité des SU-30SM et même des SU-34 d’abattre un avion occidental de la 4e génération ne fait aucun doute. Les Russes ont la détermination et les moyens.
Mais l’Occident prendra-t-il les mises en garde russes au sérieux ?

Le contre-exemple israélien
Le contraste entre les pays de l’Otan et Israël ne pourrait, dans ce cas, être plus marqué. Bibi Netanyahou, de loin l’acteur le plus intelligent de l’Empire anglosioniste, s’est immédiatement rendu à Moscou pour rencontrer ses partenaires russes et négocier une sorte d’accord qui permettrait aux Russes et aux Israéliens de poursuivre leurs buts sans risquer une fusillade. Lorsque la première incursion de l’armée de l’air russe dans l’espace aérien israélien s’est produite, les Israéliens l’ont traité comme un événement complètement anodin. Le ministre israélien de la Défense Ya’alon a déclaré :
« Il y a eu une légère intrusion sur 1 mile (1,6 km) de profondeur dans notre espace aérien par un avion russe venant de Syrie, mais cela a été immédiatement résolu et l’avion russe est reparti pour la Syrie. C’était apparemment une erreur du pilote qui volait près du Golan. Les avions russes n’ont pas l’intention de nous attaquer, raison pour laquelle nous ne devons pas automatiquement réagir et les abattre lorsqu’une erreur intervient. »
Plus tard, un adjoint de Ya’alon, le général (de réserve) Amos Gilad, a déclaré lors d’un événement hebdomadaire à Tel Aviv que les avions russes avaient occasionnellement pénétré dans l’espace aérien israélien – mais que « la coopération très étroite entre la Russie et Israël » à propos des opérations dans et autour de la Syrie avait prévenu tout malentendu.
La contrepartie du côté de la Russie était tout aussi évidente, sinon officiellement admise : lorsque les Israéliens ont bombardé un dépôt d’armes du Hezbollah près de Damas, les Russes ont regardé de l’autre côté. Considérant que presque au même moment les agents du Hezbollah risquaient leurs vies pour sauver un pilote russe abattu, cette sorte d’accord est tout sauf d’une moralité exemplaire, mais les gens du Hezbollah sont aussi réalistes : il suffit de regarder comment ils ont toléré Assad même lorsqu’il torturait des gens pour la CIA (l’infâme programme de restitution) ou lorsque Imad Mughniyeh a été assassiné avec la complicité évidente de membres haut placés du régime de Assad [douteux voire absurde]. Les dirigeants du Hezbollah ont compris ce qui se passait ici : que cela plaise ou non, la Russie et Israël ont une relation spéciale qui, quoique loin d’être une lune de miel, inclut une combinaison unique de dur réalisme, confinant souvent au cynisme, et une reconnaissance réciproque qu’aucun des camps ne veut un conflit ouvert. Dans ce cas, on a dit aux Israéliens en termes très clairs que l’intervention russe pour sauver la Syrie de Daesh n’était pas négociable, mais que la Russie n’avait pas l’intention de protéger le Hezbollah des actions israéliennes aussi longtemps que celles-ci ne menacent pas les objectifs russes en Syrie. Comme Netanyahou est un réaliste, il a accepté le contrat.
Bien qu’il y ait eu une certaine confusion à ce propos, je crois comprendre que les Russes ont déployé des S-400 en Syrie, et qu’il existe quelques preuves de livraison (enfin) aux Syriens de batteries S-300 et qu’ils pourraient les avoir utilisées contre les Israéliens à une occasion au moins. Ce qui est absolument certain, c’est que selon le droit international, les Syriens auront le droit de tirer sur tout avion américain, français, allemand, turc ou autre volant dans leur espace aérien et que si cela arrive, les pays ayant violé le droit international n’auront aucun argument d’auto-défense légitime à invoquer. Par extension, cela signifie aussi que la Russie a également le droit de détruire tout système d’armement aérien, terrestre ou basé en mer visant l’aviation russe. Malheureusement, les politiciens et les propagandistes occidentaux (c.a.d les journalistes) font des contorsions verbales extraordinaires pour éviter de mentionner ces faits. Et si quelqu’un ose effectivement poser la bonne question, les responsables occidentaux ont un truc. C’est exactement ce qu’il s’est passé récemment entre la journaliste de RT Gayane Chichakyan et le porte-parole du département d’État John Kirby [Kirby attaque la journaliste sur sa bonne foi, tactique usée : tuer le messager pour tuer le message]. Regardez (la vidéo est en anglais) :

L’avertissement iranien
La Russie n’est pas le premier pays qui aurait mis l’Occident en garde à plusieurs reprises sur les dangers à rester crispé sur la politique « Assad doit partir » : l’Iran a aussi répété de tels avertissements. Le dernier est venu directement du conseiller en politique étrangère de la Révolution islamique d’Iran, Ali Akbar Velayati, qui a ouvertement déclaré que Bachar al-Assad est le président légal de la Syrie et que « l’Iran le considère comme sa ligne rouge ». Velayati a aussi dit que « seul le peuple syrien, qui a élu Assad, est habilité à décider de l’avenir de son pays (…) et aucun pays étranger ne sera autorisé à interférer dans les affaires internes de la Syrie ». De plus, un autre haut responsable, le président du Parlement iranien Ali Larijani, a déclaré que « la Russie n’a pas besoin d’un accord préalable pour utiliser l’espace aérien iranien pour bombarder des sites en Syrie » – autrement dit, un tel accord a déjà été négocié. Si on considère que Larijani et Velayati sont parmi les responsables les plus influents et de ceux qui font le plus autorité en Iran, on ne peut que conclure que les Iraniens sont en train de déclarer ouvertement qu’ils soutiennent pleinement les efforts russes en Syrie. Et cela, à son tour, signifie que l’Iran enverra autant de troupes que nécessaire pour empêcher Daesh de s’emparer de Damas. C’est l’autre facteur essentiel auquel l’Occident essaie désespérément de ne pas penser.
Le récit actuel de l’Occident tente de montrer que c’est la Russie (et seulement la Russie) qui maintient Assad au pouvoir. Mais c’est complètement faux. La réalité est que tant le Hezbollah que l’Iran sont pleinement engagés pour empêcher Daesh de renverser le gouvernement syrien et leur engagement est allé plus loin que les mots : le Hezbollah a envoyé des centaines de ses meilleurs combattants en Syrie et l’Iran a promis des milliers de soldats, la plupart membres de la Brigade al-Quds, pour faire la guerre en Syrie. Ce que ce degré de détermination montre est que l’Iran et le Hezbollah, exactement comme la Russie, ont conclu que leurs intérêts vitaux, existentiels, sont en danger et qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’entrer en lutte contre Daesh. Je crois que cette évaluation est absolument correcte.
Donc c’est la question essentielle ici : est-ce que les élites de l’État profond qui gouvernent l’Empire américain comprennent que ni la Russie ni l’Iran ni le Hezbollah ne pensent qu’ils peuvent reculer et accepter une victoire de Daesh en Syrie ? Est-ce que les dirigeants occidentaux réalisent que la Russie, l’Iran et le Hezbollah ne peuvent pas laisser l’Empire renverser Assad ? Y a-t-il quelqu’un là-bas qui ne réalise pas que la politique « Assad doit partir » implique une guerre contre la Russie, l’Iran et le Hezbollah ? La seule manière d’éviter une guerre est de renoncer enfin, même si c’est d’abord nié publiquement, à la politique « Assad doit partir ».
The Saker
par Salah Lamrani (Sayed 7asan) (son site)
http://www.agoravox.fr/actualites/inter ... tir-175514

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 30/12/2015 - 9:04

Les bombardements russes dévoilent le pillage pétrolier en Syrie

Les frappes aériennes russes visant des tankers de Daech transportant du pétrole syrien en Turquie ont révélé l'étendue du pillage de carburant, selon le ministre syrien de l'Industrie de l'électricité.
Le ministre syrien de l'Industrie de l'électricité Imad Khamis a mis en évidence l'importance de l'opération militaire russe en Syrie ayant permis de démasquer la perte de fonds étatiques.
"Le gouvernement turc et d'autres groupements qui lui sont alliés ont joué un rôle important dans le vol du pétrole syrien. C'est l'un des facteurs ayant le plus grand impact sur le secteur pétrolier et énergétique (syrien, ndlr)", a déclaré Imad Khamis à l'agence Sputnik.
"Ces derniers temps, on a pu voir un grand nombre de citernes et de tankers transportant illicitement du pétrole syrien volé en Turquie bombardés par les forces armées russes. Cela a permis d'exposer au grand jour le volume de pétrole que perd le gouvernement syrien. Il en a besoin pour produire de l'électricité", a-t-il poursuivi.
Le ministère russe de la Défense organise régulièrement des briefings où sont montrées des photos et vidéos présentant les résultats des opérations militaires des forces aériennes russes en Syrie.
L'état-major général des forces aériennes russes a décrit, vendredi, l'un des nouveaux itinéraires de la contrebande du pétrole syrien extrait illégalement par les terroristes de Daech: des camions font tout d'abord un raccourci en Irak pour ensuite atteindre la Turquie.
Al manar :: lien
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuVEuE ... QDHz.shtml

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 30/12/2015 - 15:04

Syrie : images des combats aux abords de Homs (décembre 2015)



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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 09/01/2016 - 22:54

« Echanges entre militaires » : les révélations de Seymour Hersh sur la Syrie (Première partie)

Dans un article publié le 21 décembre 2015 par la London Review Books, intituléMilitary to Military et traduit par le site Les Crises.fr sous le titre Echanges entre militaires, le journaliste américain Seymour Hersh qui obtint notamment le prix Pulitzer en 1970 pour son enquête sur le massacre de My lai, présente une analyse particulièrement intéressante sur les oppositions au sein du pouvoir américain concernant la politique des Etats-Unis vis-à-vis de la guerre en Syrie.

En effet, un désaccord serait apparu à l’été 2013 entre le comité des chefs d’Etat-major américain, dirigé à l’époque par le Général Dempsey, et le gouvernement d’Obama. Son caractère est essentiel puisqu’il porte en fin de compte, au travers des affrontements syriens, sur la désignation de l’ennemi principal. Pour l’Etat-major, il s’agit des groupes islamistes. Obama, au contraire, est fixé sur la Russie. Selon les éléments fournis par Hersh, qui confortent ceux d’autres experts, les livraisons d’armes qui furent organisées aboutirent dans les mains des formations djihadistes, l’opposition dite modérée n’ayant pas de réalité sur le terrain.

Pour l’essentiel, la classe politique américaine et les media ont épousé le point de vue d’Obama, dénonçant la Russie qui demeure un adversaire. Observons que les médias français se situent dans la même ligne.

Un autre aspect de l’article, qui n’échappera pas, est la mise en lumière du fonctionnement du système de pouvoir aux Etats-Unis, de ses multiples têtes et de ses antagonismes internes.

Au regard de cette politique étrangère conduite en Syrie par le président américain, opposition au régime syrien et à son allié russe au bénéfice des divers groupes islamistes, politique suivie par l’Union Européenne, il convient de s’interroger sur la part d’incompétence et sur celle d’un aveuglement idéologique face à la réalité du monde. Les choix sont bien funestes quant à leurs conséquences. L’article ne répond pas à cette question mais il est une des voies qui ouvre la réflexion.
Présentation de Michel Leblay, contributeur de Polémia que nous remercions.

Par ailleurs, en raison de sa longueur, l’article sera présenté en deux épisodes (Ndlr)

Première partie :

Obama prisonnier d’une vision de la Russie et de la Chine digne de la Guerre froide.

Le journaliste d’investigation Seymour Hersh livre ainsi un long article sur le partage du Renseignement américain sur la guerre en Syrie.

Il est spécialisé dans les affaires militaires américaines et les services secrets. Il a écrit notamment pour The New Yorker et le New York Times. Il est à l’origine de nombreuses révélations comme le scandale de torture de Abu Ghraib ou encore le Massacre de Mỹ Lai au Viêt Nam pour lequel il obtient un Prix Pulitzer. Il est considéré par le monde universitaire comme un des meilleurs journalistes des Etats-Unis.

L’insistance de Barack Obama à réclamer le départ d’Assad – et à affirmer qu’il y a des groupes de rebelles modérés en Syrie capables de le renverser – a provoqué ces dernières années des dissensions feutrées, et même une opposition ouverte parmi les plus hauts fonctionnaires de l’état-major conjoint du Pentagone. Leurs critiques se sont concentrées sur ce qu’ils considèrent comme une obsession de l’administration sur le principal allié d’Assad, Vladimir Poutine. Selon eux, Obama est prisonnier d’une vision de la Russie et de la Chine digne de la Guerre froide, et n’a pas ajusté son discours sur la Syrie, qui tiendrait compte du fait que tous deux partagent l’inquiétude de Washington de voir le terrorisme se propager dans et au-delà de la Syrie ; comme Washington, ils pensent que l’islamisme doit être stoppé.

La résistance de l’armée remonte à l’été 2013, lorsqu’un bulletin d’évaluation classé secret défense, rassemblé par l’Agence de renseignement du ministère de la Défense (DIA) et les chefs d’état-major interarmes, alors dirigés par le général Martin Dempsey, prévoyait que la chute d’Assad allait mener au chaos et sans doute à la conquête de la Syrie par des extrémistes djihadistes, à l’image de ce qui était en train de se passer en Libye. Un ex-conseiller de l’état-major interarmes me raconta que le document était une synthèse de sources diverses, élaborant un scénario à partir de signaux, de renseignements satellitaires et humains, et il voyait d’un mauvais œil l’entêtement de l’administration Obama à continuer de financer et d’armer les prétendus groupes de rebelles modérés. A cette époque, la CIA complotait depuis plus d’un an avec ses alliés du Royaume-Uni, d’Arabie Saoudite et du Qatar pour expédier des armes et des marchandises – dans le but de renverser Assad – à partir de la Libye, via la Turquie, jusqu’en Syrie.

Le nouveau Rapport estimatif pointait la Turquie comme obstacle majeur à la politique d’Obama en Syrie. Le document montrait, selon ce conseiller, « que ce qui avait débuté comme une opération secrète pour armer et soutenir les rebelles modérés luttant contre Assad avait été approuvé par la Turquie, et s’était transformé en un programme technique, militaire et logistique à cheval sur la frontière pour toutes les forces d’opposition, y compris, et l’Armée syrienne libre n’était qu’un mirage stationné sur une base aérienne en Turquie. Le constat était peu réjouissant : il n’y avait aucune opposition modérée viable face à Assad, et les USA armaient des extrémistes.

Le lieutenant général Michael Flynn, directeur de la DIA entre 2012 et 2014, confirma que son agence avait envoyé un flux constant de mises en garde secrètes à l’exécutif quant aux conséquences catastrophiques d’un renversement d’Assad. Les djihadistes, précisait-il, contrôlaient toute l’opposition. La Turquie n’en faisait pas assez pour stopper l’infiltration de combattants étrangers et d’armes le long de sa frontière. Lynn m’avait confié « Si le public américain avait accès au flux de renseignements que nous avons transmis quotidiennement, au niveau le plus sensible, il exploserait de rage. » « Nous avons compris la stratégie à long terme de l’Etat Islamique (EI) et ses plans de campagne, et nous avons aussi discuté le fait que la Turquie regardait ailleurs lorsqu’il s’agissait d’aborder l’expansion de l’EI en Syrie. » Le rapport de la DIA fut repoussé avec force par l’administration Obama. « J’ai eu l’impression qu’ils ne voulaient tout simplement pas entendre la vérité. »

L’ex-conseiller ajouta : « Notre politique visant à armer l’opposition à Assad était un échec, et avait même un impact négatif. » Les commandants interarmes étaient convaincus qu’Assad ne devait pas être remplacé par des fondamentalistes. La politique de l’Administration était contradictoire. Ils voulaient le départ d’Assad mais l’opposition était dominée par des extrémistes. Alors, qui allait bien pouvoir le remplacer ? Dire qu’Assad doit partir c’est bien beau, mais si vous suivez l’idée jusqu’au bout, eh bien vous ne trouvez personne de meilleur. C’est la question du « personne n’est meilleur qu’Assad » que l’état-major interarmes (JCS) soulevait face à la politique d’Obama. Les commandants du JCS sentaient qu’affronter directement la politique d’Obama n’aurait «aucune chance de succès ». C’est ainsi qu’à l’automne 2013 ils décidèrent de prendre des mesures contre les extrémistes sans passer par les canaux politiques, en fournissant des renseignements militaires aux autres nations, dans l’espoir bien compris qu’ils seraient transmis à l’armée syrienne et exploités contre l’ennemi commun, Jabhat al-Nosra et l’EI.

L’Allemagne, Israël et la Russie étaient en contact avec l’armée syrienne, et capables d’exercer une certaine influence sur les décisions d’Assad. C’est par leur intermédiaire que les renseignements américains seraient partagés. Chacun avait ses raisons de coopérer avec Assad : l’Allemagne redoutait ce qui pourrait se passer au sein de sa population de 6 millions de musulmans si l’EI s’étendait ; Israël se sentait concerné par la sécurité de ses frontières ; la Russie était alliée de longue date avec la Syrie, et s’inquiétait de la menace qui pesait sur son unique base en Méditerranée, à Tartous. « Nous n’avions pas la ferme intention de dévier de la ligne politique officielle d’Obama, mais partager nos évaluations de la situation au travers de relations d’armée à armée pouvait se révélerr plus productif. Il était clair qu’Assad avait besoin de renseignements tactiques plus précis et de conseils opérationnels. Les commandants en avaient déduit que si ces besoins étaient satisfaits, le combat contre le terrorisme en serait in fine renforcé. Obama n’était pas au courant, mais Obama ne sait pas toujours ce que fait l’état-major dans chaque circonstance, et il en va ainsi de tous les présidents. »

Lorsque le flux de renseignements américains débuta, l’Allemagne, Israël et la Russie commencèrent à transmettre les informations sur les déplacements et intentions des groupes de djihadistes radicaux à l’armée syrienne ; en échange, la Syrie a fourni des renseignements sur ses propres moyens et intentions. Il n’y avait pas de contact direct entre les USA et les forces armées syriennes ; en lieu et place, selon ce conseiller,« Nous leur avons fourni du renseignement, y compris des analyses à plus long terme sur l’avenir de la Syrie, rassemblées par des contractants ou l’une de nos écoles militaires – et ces pays pouvaient en faire ce qu’ils voulaient, y compris les partager avec Assad. Nous disions aux Allemands et aux autres : “Tenez, voilà des informations particulièrement intéressantes, et nos intérêts se rejoignent”. Fin de la conversation. L’état-major pouvait conclure que quelque chose de bénéfique en sortirait – mais c’était une action d’armée à armée, et non un quelconque complot sinistre des commandants pour contourner Obama et soutenir Assad. C’était beaucoup plus subtil. Si Assad se maintient au pouvoir, ce ne sera pas parce que nous l’y avons maintenu, mais parce qu’il aura été suffisamment malin pour exploiter les renseignements et les conseils tactiques avisés que nous avons fournis aux autres. »

***

L’histoire publique des relations entre les USA et la Syrie au cours des dernières décennies est celle d’une inimitié. Assad condamna les attaques du 11/9, mais s’opposa à la Guerre d’Irak. George Bush a, de façon répétée, lié la Syrie aux 3 membres de « l’axe du mal » – Irak, Iran et Corée du Nord – tout au long de sa présidence. Les messages du département d’Etat rendus publics par Wikileaks montrent que l’administration Bush tenta de déstabiliser la Syrie et que ces efforts se sont poursuivis au cours des années Obama. En décembre 2006, William Roebuck, alors en poste à l’ambassade américaine à Damas, rendit un rapport qui analysait les failles du gouvernement Assad, et proposait une liste des méthodes « susceptibles d’augmenter la probabilité » d’opportunités de déstabilisation. Il recommandait que Washington travaille avec l’Arabie Saoudite et l’Egypte pour développer les tensions sectaires et se concentre sur la médiatisation « des efforts syriens contre les groupes extrémistes » – les dissidents kurdes et les factions radicales sunnites – « de façon à suggérer une situation de faiblesse, des signes d’instabilité, et un effet boomerang hors de contrôle » ; ainsi il apparaîtrait nécessaire d’encourager « l’isolement de la Syrie », au travers du soutien américain au Front de Salut national en Syrie, dirigé par Abdul Halim Khaddam, un ex-vice-président syrien dont le gouvernement, en exil à Riyad était soutenu par les Saoudiens et les Frères musulmans. Un autre message transmis en 2006 montrait que l’ambassade avait dépensé 5 millions de dollars en financement de dissidents qui présentaient des candidats indépendants pour l’Assemblée Populaire ; les virements furent maintenus même lorsqu’il fut évident que les services secrets syriens étaient désormais au courant de ce qui se passait. Un message transmis en 2010 mettait en garde sur le financement d’un réseau télévisé aux mains de l’opposition syrienne à Londres, que le gouvernement syrien interpréterait comme « un acte hostile mené sous couverture contre le régime ».

Mais il y a aussi une histoire parallèle de la coopération secrète entre la Syrie et les Etats-Unis au cours de la même période. Les deux pays ont collaboré contre Al Qaïda, leur ennemi commun. Un consultant de longue date au sein du Commandement conjoint des Opérations spéciales (Joint Special Operations Command), déclara qu’ « à la suite du 11/9, Bachar fut extrêmement utile pour nous pendant des années, tandis qu’en retour, selon moi, nous fûmes très discourtois, et particulièrement maladroits dans l’usage que nous fîmes de l’or qu’il mettait entre nos mains. Cette coopération silencieuse se poursuivit entre certains éléments, même après que [l’administration Bush] eut décidé de le diaboliser. » En 2002, Assad autorisa les services secrets syriens à divulguer les dossiers internes sur les activités des Frères musulmans en Syrie et en Allemagne. Plus tard cette année-là, les services secrets syriens déjouèrent une attaque d’Al Qaïda contre le quartier général de la Ve Flotte de l’US Navy à Bahrein, et Assad donna son accord pour fournir à la CIA le nom d’un informateur vital d’Al Qaïda. En violation de cet accord, la CIA contacta directement cet informateur ; il rejeta l’approche, et rompit les relations avec ses interlocuteurs syriens.Toujours secrètement, Assad remit aussi aux mains des Américains des membres de la famille de Saddam Hussein qui avaient trouvé refuge en Syrie, et – comme les alliés des USA la Jordanie, l’Egypte, la Thailande et ailleurs – fit torturer des suspects de terrorisme pour le compte de la CIA dans une prison damascène.

C’est cette histoire de coopération qui rendait plausible l’idée que Damas coopérerait en 2013 au nouveau protocole d’échange d’informations indirect avec les USA. Les commandants interarmes firent savoir qu’en retour les USA souhaitaient quatre approbations :

Assad devait retenir le Hezbollah d’attaquer Israël ;
il devait reprendre les négociations avec Israël pour signer un accord sur le Plateau du Golan ;
il devait accepter la venue de conseillers militaires russes et d’autres pays ;
et il devait s’engager à organiser de nouvelles élections ouvertes après la guerre qui intègrent un large éventail de sensibilités politiques.
Le conseiller du JCS ajouta : « Nous avions un feedback positif des Israéliens, qui étaient d’accord pour soutenir le projet, mais ils voulaient savoir quelle serait la réaction de l’Iran et de la Syrie ». « Les Syriens nous ont dit qu’Assad ne prendrait pas sa décision de façon unilatérale – il avait besoin du soutien de sa propre armée et de ses alliés alaouites. Le souci d’Assad était qu’Israël dise oui puis ne tienne pas ses promesses ». Un haut conseiller du Kremlin aux affaires du Moyen-Orient m’a raconté que fin 2012, après avoir subi une série de revers sur le champ de bataille et des désertions au sein de l’armée, Assad s’était rapproché d’Israël via un contact à Moscou, et qu’il avait proposé de rouvrir les discussions sur le Plateau du Golan. Les Israéliens avaient rejeté l’offre. Mon interlocuteur me confia : « Ils déclarèrent “Assad est un homme fini” » ; « Il est proche de la fin ». Il m’expliqua que les Turcs avaient tenu à Moscou le même discours. Cependant, à la mi-2013, les Syriens purent croire que le pire était derrière eux, et ils voulaient avoir l’assurance que les propositions d’aide des Américains et d’autres étaient sérieuses.

Au début des pourparlers, selon ce conseiller, les commandants interarmes essayèrent de déterminer les besoins d’Assad en signe de bonnes intentions. Sa réponse fut transmise par l’intermédiaire d’un ami d’Assad : « Apportez-lui la tête du Prince Bandar. » Les membres de l’état-major ne donnèrent pas suite. Bandar ben Sultan avait servi les services secrets et la sécurité intérieure de l’Arabie Saoudite durant des décennies, et il avait passé plus de 20 années en tant qu’ambassadeur à Washington. Ces dernières années, il était connu pour vouloir la destitution d’Assad à tout prix. Alors qu’on le disait en mauvaise santé, il démissionna l’année dernière en tant que directeur du Conseil de sécurité saoudien, mais l’Arabie Saoudite continue d’être le principal pourvoyeur de fonds à l’opposition syrienne, dont le montant est estimé à 700 millions de dollars par le Renseignement américain. En juillet 2013, les chefs d’état-major interarmes découvrirent un moyen plus direct de démontrer le sérieux de leur proposition d’aide à Assad. A cette époque, le flux secret d’armes en provenance de Libye pour l’opposition syrienne via la Turquie était en place depuis plus d’un an (il débuta peu de temps après la mort de Kadhafi le 20 octobre 2011). L’opération était en grande partie organisée depuis une annexe secrète de la CIA à Benghazi, avec l’aval du Département d’Etat. Le 11 septembre 2012, l’ambassadeur US en Libye Christopher Stevens fut tué durant une manifestation antiaméricaine qui dégénéra en incendie du Consulat des USA à Benghazi ; des journalistes du Washington Post trouvèrent des copies de l’agenda de l’ambassadeur au milieu des ruines du bâtiment. Elles montraient que le 10 septembre, Stevens avait rencontré le chef des opérations de l’annexe de la CIA. Le jour suivant, peu avant de mourir, il avait rencontré un représentant de la Compagnie d’affrètement « Al-Marfa Shipping and Maritime Services », une société basée à Tripoli, qui, selon ce conseiller, était connue de l’état-major pour s’occuper de l’expédition d’armement.

A la fin de l’été 2013, le rapport de la DIA avait été largement diffusé, mais bien que de nombreux agents de la communauté du Renseignement aient été au courant de la domination de l’opposition syrienne par les extrémistes, l’armement fourni par la CIA continua d’affluer, ce qui constituait un problème permanent pour l’armée d’Assad. Les stocks et dépôts de Kadhafi étaient la source d’un marché international de l’armement, bien que les prix aient été élevés. Le conseiller de l’état-major interarmes déclara qu’ « Il n’y avait aucun moyen de stopper les expéditions d’armes qui avaient été approuvées par le président. La solution passait par mettre la main au portefeuille. La CIA fut approchée par un représentant de l’état-major qui suggéra que les arsenaux turcs renfermaient des armes bien meilleur marché qui pouvaient se retrouver dans les mains des rebelles syriens en quelques jours, sans transfert maritime. » Mais la CIA ne fut pas la seule à en bénéficier. « Nous avons travaillé avec les Turcs en qui nous avions confiance et qui n’étaient pas loyaux avec Erdogan, et nous les avons sollicités pour expédier toutes les armes obsolètes de leurs arsenaux aux djihadistes en Syrie, y compris des carabines M1 qui n’avaient pas servi depuis la Guerre de Corée, et des tonnes d’armes soviétiques. C’était un message qu’Assad pouvait interpréter comme “Nous avons la capacité d’endiguer la politique de notre président en remontant sur ses traces” ».

Le flux de renseignements en provenance des services US vers l’armée syrienne et la détérioration de la qualité des armes fournies aux rebelles marquèrent un tournant. L’armée syrienne avait subi de lourdes pertes au printemps 2013 lors de ses combats contre Jabhat al-Nosra (1) et d’autres groupes extrémistes, alors qu’elle ne parvenait pas à tenir la capitale provinciale Raqqa. Des raids sporadiques de l’armée syrienne et de l’aviation continuèrent pendant des mois sans grand succès, jusqu’à ce qu’elle décide de se retirer de Raqqa et d’autres zones difficiles à défendre ou peu peuplées au nord et à l’ouest, pour se concentrer sur la consolidation de la défense du bastion gouvernemental à Damas, et des zones densément peuplées reliant la capitale à Lattakié au nord-est. Mais alors que l’armée regagnait en force avec le soutien de l’état-major, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie augmentèrent leurs financements et armement de Jabhat al-Nosra et de l’EI, qui à la fin de 2013 avaient gagné un territoire énorme de part et d’autre de la frontière irako-syrienne. Les quelques rebelles non fondamentalistes qui restaient se retrouvèrent engagés dans des combats âpres – le plus souvent perdus – qui ciblaient les extrémistes. En janvier 2014, l’EI prit à la suite d’al-Nosra le contrôle de Raqqa et des zones tribales tout autour, et fit de la ville son quartier général. Assad contrôlait encore [un territoire occupé par] 80% de la population syrienne, mais il avait perdu des étendues considérables.

Les efforts de la CIA pour entraîner les forces rebelles modérées échouaient aussi lamentablement. Le conseiller expliqua : « Le camp d’entraînement était en Jordanie et sous le contrôle d’un groupe tribal syrien ». Certains de ceux qui avaient signé étaient suspectés d’appartenir à l’armée syrienne, à l’uniforme près. Cela était déjà arrivé, dans les pires moments de la guerre en Irak, lorsque des centaines de miliciens chiites se présentèrent à l’accueil des camps d’entraînement américains le temps d’enfiler de nouveaux uniformes, d’obtenir de nouvelles armes et de suivre quelques jours d’entraînement avant de disparaître dans le désert. Un programme d’entraînement séparé, conçu par le Pentagone en Turquie, ne donna pas plus de résultats. Le Pentagone reconnut en septembre que seuls 4 ou 5 de ses recrues combattaient toujours l’EI ; quelques jours plus tard, 70 d’entre eux « firent défection » pour rejoindre Jabhat al-Nosra juste après avoir franchi la frontière syrienne.

En janvier 2014, désespéré par le manque de progrès, John Brennan, directeur de la CIA, convoqua les chefs des services secrets américains et sunnites de l’ensemble du Moyen-Orient à une réunion secrète à Washington, dans le but de persuader l’Arabie Saoudite de cesser son soutien aux combattants extrémistes en Syrie. « Les Saoudiens nous déclarèrent qu’ils seraient heureux de nous écouter, et donc tout le monde s’assit autour d’une table à Washington pour écouter Brennan leur expliquer qu’ils devaient désormais prendre le même bateau que les modérés. Le message était que si tout le monde dans la région cessait de soutenir al-Nosra et l’EI, leurs munitions et leur armement se tariraient, et les modérés l’emporteraient. » Le message de Brennan fut ignoré des Saoudiens, qui retournèrent chez eux pour relancer de plus belle leurs efforts en faveur des extrémistes et nous demander d’accroître notre soutien technique. Et nous avons finalement accepté, et tout cela s’est terminé par le renforcement des extrémistes. »

Mais les Saoudiens étaient loin d’être le seul problème : le Renseignement américain avait accumulé des interceptions et des informations de source humaine qui démontraient que le gouvernement Erdogan soutenait Jabhat al-Nosra depuis des années, et faisait de même à présent avec l’EI. « Nous pouvons gérer les Saoudiens », me disait le conseiller ; « Nous pouvons gérer les Frères musulmans. Vous pouvez argumenter que l’équilibre global du Moyen-Orient repose sur une forme de destruction certaine mutuellement partagée entre Israël et le reste du Moyen-Orient, et que la Turquie peut déstabiliser cet équilibre – ce qui est le rêve d’Erdogan. Nous lui avons dit que nous voulions qu’il ferme le robinet des djihadistes étrangers qui se déversent en Turquie. Mais il rêve de grandeur – celle de restaurer l’Empire ottoman – et il n’a pas réalisé jusqu’où pourrait le mener la réussite de ce projet. »

***

L’une des constantes dans les affaires américaines depuis la chute de l’URSS a été d’entretenir des relations d’armée à armée avec la Russie. Après 1991, les USA ont dépensé des milliards de dollars pour aider la Russie à sécuriser son arsenal nucléaire, y compris lors d’une opération ultra-secrète qui consistait à déplacer de l’uranium enrichi à des fins militaires depuis des dépôts non sécurisés au Kazakhstan. Ces programmes conjoints pour superviser la mise en sécurité de matériaux à usage militaire se sont poursuivis au cours des 20 années suivantes. Pendant la guerre menée par les Etats-Unis en Afghanistan, la Russie autorisa son survol par des transporteurs et des ravitailleurs américains, ainsi que le transit terrestre pour le flux d’armes, de munitions, d’eau et de nourriture dont la machine de guerre américain avait quotidiennement besoin. L’armée russe fournit des renseignements sur les déplacements d’Oussama Ben Laden, et aida les Etats-Unis à négocier le droit d’utiliser une base aérienne au Kirghizstan. L’état-major interarmes a toujours été en contact avec ses homologues syriens, et les liens entre les deux armées sont opérationnels jusqu’au plus haut niveau. En août, quelques semaines avant sa retraite de chef de l’état-major interarmes, Dempsey fit une visite d’adieu au quartier général des forces de défense irlandaises à Dublin, et raconta à son auditoire qu’ils avaient mis un point d’honneur, lorsqu’il était en fonction, à garder le contact avec le chef de l’état-major russe, le général Valery Gerasimov : « En fait, je lui ai suggéré que nous ne terminions pas notre carrière comme nous l’avions commencée », a-t-il dit – celle d’un commandant de chars en Allemagne de l’Ouest pour l’un, et pour l’autre à l’Est.

Lorsqu’il s’agit de se confronter à l’EI, la Russie et les USA ont bien des choses à partager mutuellement. Beaucoup au sein de l’EI, de son commandement à la troupe, ont combattu pendant plus de 10 ans contre la Russie lors des deux guerres de Tchétchénie à partir de 1994, et le gouvernement de Poutine est totalement investi dans le combat contre le terrorisme islamique. « La Russie connaît les cadres de l’EI », m’a fait remarquer le conseiller, « et elle a accès à ses techniques opérationnelles, avec beaucoup d’informations à partager. » En échange, « Nous avons d’excellent formateurs qui ont des années d’expérience dans la formation de combattants étrangers, une expérience que la Russie n’a pas ». Le conseiller n’a toutefois pas évoqué ce dont les services secrets américains sont également capables : la capacité à obtenir des informations sur des cibles, souvent en les achetant pour de fortes sommes à des sources au sein même des milices rebelles.

Un ex-conseiller de la Maison Blanche pour les affaires étrangères m’a raconté qu’ « avant le 11-Septembre, Poutine avait l’habitude de nous dire : “Nous vivons le même cauchemar dans des endroits différents”. Il voulait parler de ses problèmes avec le Califat tchétchène, et de nos premiers affrontements avec al-Qaïda. Ces jours derniers, après l’attentat contre l’A320 Metrojet au-dessus du Sinaï et les massacres de Paris et ailleurs [Beyrouth], il est difficile de ne pas conclure que nous avons bien les mêmes cauchemars provenant des mêmes endroits. »

Pourtant l’Administration Obama continue de condamner la Russie pour son soutien à Assad. Un haut diplomate retraité qui fut en poste à l’Ambassade de Moscou m’a exprimé de la sympathie pour le dilemme devant lequel se trouve Obama, en tant que chef de la coalition occidentale opposée à l’agression russe en Ukraine : « L’Ukraine est une question sérieuse, et Obama l’a abordée de façon ferme avec les sanctions. Mais notre politique vis-à-vis de la Russie est trop souvent erratique. En revanche, en Syrie, il ne s’agit pas de nous, il s’agit d’être sûrs que Bachar ne perde pas. En réalité, Poutine ne veut surtout pas voir le chaos syrien se répandre en Jordanie ou au Liban, comme cela s’est passé en Irak, et il ne veut pas voir la Syrie tomber aux mains de l’EI. L’intervention la plus contreproductive qu’Obama a faite, et cela a causé beaucoup de torts à nos efforts pour en finir avec ce conflit, a été de dire : “Assad doit partir en préalable à toute négociation.” » Il a aussi fait écho à un point de vue adopté par certains au Pentagone, lorsqu’il a fait allusion à un facteur sous-jacent dans la décision russe de lancer des frappes aériennes en soutien à l’armée syrienne à partir du 30 septembre : le souhait de Poutine d’éviter à Assad de subir le même sort que celui de Kadhafi. On lui avait rapporté que Poutine avait visionné 3 fois la vidéo de la mort atroce de Kadhafi, une vidéo qui le montre sodomisé avec une baïonnette. Le conseiller du JCS m’a lui aussi parlé d’un Rapport des services secrets US qui concluait que Poutine s’était ému du sort de Kadhafi : « Poutine s’en est voulu d’avoir laissé tomber Kadhafi, et de ne pas avoir joué un rôle clé en coulisses » lorsque la Coalition occidentale a fait pression à l’ONU pour être autorisée à entreprendre des frappes aériennes qui allaient détruire le régime. « Poutine a pensé qu’à moins de s’engager, Bachar allait connaître le même sort – mutilé – et qu’il allait assister à la destruction de ses alliés en Syrie. »

Dans un discours du 22 novembre, Obama a déclaré que « les cibles principales » des frappes russes, ce sont l’opposition modérée ». C’est une ligne dont l’administration – ainsi que la plupart des médias grand public américains – n’a que rarement dévié. Les Russes insistent sur le fait qu’ils ciblent tous les groupes rebelles susceptibles de menacer la stabilité de la Syrie – y compris l’EI. Le conseiller du Kremlin aux affaires étrangères m’a expliqué, lors de notre entretien, que la première passe de frappes russes visait à renforcer la sécurité autour d’une base aérienne russe à Lattakié, bastion alaouite. Le but stratégique, m’a-t-il expliqué, était d’établir un couloir libéré des djihadistes entre Damas et Lattakié ainsi que la base navale russe de Tartous, puis d’infléchir graduellement les bombardements vers le sud et l’est, en se concentrant davantage sur les territoires tenus par l’EI. Les Russes ont frappé l’EI dans et autour de Raqqa dès le début octobre selon plusieurs comptes rendus ; en novembre, il y a eu d’autres frappes sur des positions de l’EI près de la ville historique de Palmyre, et dans la province d’Idlib, un bastion objet de féroces combats à la frontière turque.

Les incursions russes dans l’espace aérien turc ont débuté peu après le déclenchement des bombardements par Poutine, et l’armée de l’air russe a déployé des systèmes de brouillage électroniques qui interfèrent avec la couverture radar turque. Le message envoyé à l’armée de l’air turque, selon le conseiller du JCS, était « Nous allons faire voler nos avions là où nous voulons, quand nous le voulons, et brouiller vos radars. Alors pas d’embrouilles. Poutine faisait savoir aux Turcs à quoi ils devaient s’attendre. » L’agression russe fit place à des plaintes turques et des démentis russes, en même temps que l’armée de l’air turque intensifiait ses patrouilles à la frontière. Il n’y a eu aucun incident significatif jusqu’au 24 novembre, lorsque 2 F16 turcs, agissant apparemment selon des règles d’engagement plus musclées, descendirent un chasseur bombardier Su24M russe qui avait franchi la frontière pendant à peine 17 secondes. Dans les jours qui suivirent le crash du chasseur, Obama exprima son soutien à Erdogan, et après qu’ils se furent entretenus en privé le 1er décembre, il déclara à la presse que son administration restait « particulièrement soucieuse de la sécurité et de la souveraineté de la Turquie ». Il déclara aussi que tant que la Russie demeurerait alliée avec Assad, « beaucoup de ressources russes allaient encore être dirigées contre des groupes d’opposition… que nous soutenons… donc je ne pense pas que nous devions nous bercer d’illusions, et que d’une façon ou d’une autre la Russie allait soudain concentrer ses frappes uniquement contre l’EI. Ce n’est pas ce qui se passe. Cela ne s’est jamais passé. Cela ne se passera pas de sitôt. »

Le conseiller au Kremlin pour les affaires du Moyen-Orient, tout comme le conseiller du JCS et de la DIA, évacue d’un revers de main la question des « modérés » qui ont le soutien d’Obama ; il ne voit en eux que des groupes d’extrémistes islamistes qui combattent aux côtés de Jabhat al-Nosra et de l’EI (« Pas la peine de jouer sur les mots et séparer les terroristes entre modérés et non modérés », a rappelé Poutine dans son discours du 22 octobre) (2). Les généraux américains les considèrent comme des miliciens épuisés qui ont été forcés de s’entendre avec Jabhat al-Nosra ou l’EI afin de survivre. A la fin 2014, Jürgen Todenhöfer, un journaliste allemand qui fut autorisé à passer 10 jours dans les territoires tenus par l’EI en Irak et en Syrie, a raconté sur CNN qu’à la direction de l’EI : « Ils rigolent tous un bon coup à propos de l’Armée syrienne libre (ASL). Ils ne les prennent pas au sérieux. Ils disent : “Les meilleurs vendeurs d’armes que nous ayons sont l’ASL. S’ils touchent une arme de bonne qualité, ils nous la revendent illico.” Non, ils ne les prenaient pas au sérieux. C’est Assad qu’ils prennent au sérieux. Ils prennent au sérieux les bombes, bien sûr. Mais ils n’ont peur de rien, et l’ASL ne joue aucun rôle. » (A suivre)

Voir la deuxième partie :
« Echanges entre militaires » : les révélations de Seymour Hersh sur la Syrie (Deuxième partie)

Seymour Hersh
21/12/2015

Titre original : Military to Military
http://readersupportednews.org/opinion2 ... o-military

Sources : London Review of Books, 12/2015 et Les-Crises.fr

Traduction : BR pour le site Les-Crises.fr
http://www.les-crises.fr/echanges-entre ... our-hersh/

Notes du traducteur :

(1) Rappelons, comme l’ont indiqué les Américains, que al-Nosra est un pseudonyme pour Al-Qaïda en Syrie.
(2) Rappelons que Robert Baer, ancien chef de région de la CIA pour le Moyen-Orient, a déclaré en 2014 : « Les Etats-Unis ont été incapables d’identifier le moindre groupe syrien dit “modéré” lorsque la guerre civile a débuté. »

http://www.polemia.com/echanges-entre-m ... -la-syrie/

http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 10/01/2016 - 11:25

« Echanges entre militaires » : les révélations de Seymour Hersh sur la Syrie (Deuxième partie).

Deuxième partie

Implication de la Chine, alliée de Assad : quel soutien apportera-t-elle en hommes et en fonds ? Quelle sera l’exacte position d’Erdogan ?

Seymour Hersh, célèbre journaliste américain.

La campagne de bombardements de Poutine a déclenché une série d’articles antirusses dans la presse américaine. Le 25 octobre, le New York Times a rapporté, citant l’administration Obama, que des sous-marins et des navires espions russes opéraient de manière agressive à proximité des câbles sous-marins qui assurent le transfert de la majorité du trafic Internet mondial – bien que, selon l’article qu’il fallait lire jusqu’au bout, le journaliste reconnaissait qu’il n’y avait « aucune preuve à cette heure » d’une tentative russe d’interférer avec ce trafic. Dix jours plus tôt, le Times publiait un résumé des intrusions de la Russie dans ses anciennes républiques soviétiques satellites, et décrivait le bombardement de la Syrie comme l’incarnation, « dans une certaine mesure, d’un retour aux ambitions militaires de la période soviétique ». Le reportage ne mentionnait pas que c’est à l’invitation de l’administration d’Assad que la Russie intervenait, ni que les Etats-Unis bombardaient eux-mêmes en territoire syrien depuis septembre de l’année précédente, sans l’accord de la Syrie. Un éditorial du mois d’octobre, dans le même journal, signé de Michael Mac Faul, ambassadeur américain en Russie de 2012 à 2014, déclarait que la campagne aérienne russe visait « tout le monde à l’exception de l’EI ». Les histoires antirusses ne se calmèrent pas après le désastre de l’A320 Metrojet abattu, revendiqué par l’EI. Très peu au sein du gouvernement américain et des médias se demandèrent pourquoi l’EI viserait un avion de ligne russe transportant 224 passagers et son équipage, si l’armée de l’air russe n’attaquait que les rebelles syriens « modérés ».

Et pendant ce temps, les sanctions économiques sont toujours en vigueur, pour ce qu’un grand nombre d’Américains considèrent être les crimes de guerre de Poutine en Ukraine, tout comme le sont les sanctions du Trésor américain contre la Syrie et contre ces Américains qui font des affaires avec la Syrie. Le New York Times, dans un reportage de fin novembre sur les sanctions, a remis au goût du jour une insinuation ancienne et sans fondements, qui affirme que les actions du Trésor « mettent en relief un argument que l’Administration n’a cessé d’avancer à propos de M. Assad alors que le Trésor cherche à faire pression sur la Russie pour qu’elle cesse son soutien : que bien qu’il professe être en guerre contre les terroristes islamistes, il entretient une relation symbiotique avec l’EI qui lui a permis de prospérer alors qu’il se cramponne au pouvoir ».

***

Les quatre piliers fondamentaux de la politique d’Obama en Syrie restent intacts à cette heure : l’insistance sur le fait qu’Assad doit partir ; qu’aucune coalition avec la Russie n’est possible contre l’EI ; que la Turquie est un allié fiable dans la guerre contre le terrorisme ; et qu’il y a vraiment des forces d’opposition modérées significatives que les Etats-Unis doivent soutenir. Les attaques de Paris le 13 novembre ont fait 130 morts mais n’ont pas changé la ligne de conduite officielle de la Maison Blanche, bien que de nombreux leaders européens, y compris François Hollande, aient soutenu l’idée d’une plus grande coopération avec la Russie, et se soient mis d’accord pour mieux coordonner leurs actions avec son armée de l’air ; il y a eu aussi des discussions sur les modalités du retrait d’Assad : elles pourraient être plus flexibles. Le 24 novembre, Hollande s’est envolé pour Washington afin d’y discuter de la façon dont la France et les USA pouvaient collaborer plus étroitement dans leur combat contre l’EI. Lors d’une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche, Obama a déclaré que Hollande et lui-même s’étaient mis d’accord sur le fait que les frappes russes contre l’opposition modérée ne faisaient que renforcer le régime d’Assad, dont la brutalité était à l’origine de la montée de l’EI. Hollande n’est pas allé aussi loin, mais il a déclaré que le processus diplomatique issu à Vienne conduirait « au départ d’Assad… un gouvernement d’unité est nécessaire ». La conférence de presse négligea l’impasse entre les deux hommes concernant Erdogan. Obama défendit le droit de la Turquie à défendre ses frontières, tandis que Hollande déclara que c’était « une question d’urgence » pour la Turquie de prendre des mesures contre les terroristes. Le conseiller du JCS m’a dit que l’un des principaux buts de Hollande lors de son voyage à Washington était de persuader Obama de rejoindre l’UE dans une déclaration de guerre commune contre l’EI. Obama a répondu non. Les Européens ne se sont pas regroupés au sein de l’OTAN, dont la Turquie fait partie, pour une telle déclaration. « C’est la Turquie le problème », m’a confié le conseiller du JCS.

Assad, naturellement, n’accepte pas qu’un groupe de dirigeants étrangers veuillent décider de son avenir. Imad Moustapha, actuel ambassadeur de Syrie en Chine, était le doyen de la faculté des sciences de l’Université de Damas, et un proche collaborateur d’Assad, lorsqu’il fut nommé en 2004 ambassadeur de Syrie à Washington, poste qu’il occupa pendant 7 ans. Moustapha est connu pour être resté proche d’Assad, et il est digne de confiance pour refléter ses pensées. Il m’a raconté que pour Assad, renoncer au pouvoir signifierait capituler au profit des « groupes terroristes armés », et que des ministres dans un gouvernement d’Unité nationale – tel que celui proposé par les Européens – seraient considérés [par le peuple syrien] comme les otages des puissances étrangères qui les auraient nommés. Ces forces pourraient rappeler au nouveau président « qu’il est facilement remplaçable, comme son prédécesseur… Assad a une dette envers son peuple : il ne peut quitter son poste parce que les ennemis historiques de la Syrie exigent son départ ».

***

Moustapha a aussi impliqué la Chine, un allié d’Assad, qui a promis plus de 30 milliards de dollars pour la reconstruction de la Syrie après la guerre. La Chine aussi s’inquiète de l’EI. Il m’a expliqué que « La Chine apprécie la situation selon trois points de vue » : le droit international et la légitimité, le positionnement global de sa stratégie, et les activités des djihadistes Ouighours de la province extrême-orientale du Xinjiang. Le Xinjiang est frontalier avec 8 nations – la Mongolie, la Russie, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, le Tajikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde – et, selon le point de vue chinois, ils servent de porte d’entrée au terrorisme en provenance du monde entier et au sein même du pays. De nombreux combattants ouighours actuellement en Syrie sont connus pour être des membres du Mouvement islamique de l’est du Turkestan – une organisation séparatiste souvent violente qui cherche à établir un Etat islamique ouighour dans le Xinjiang. « Le fait qu’ils aient été aidés par les services secrets turcs pour se rendre en Syrie depuis la Chine en passant par la Turquie a été à la source de tensions énormes entre services secrets chinois et turcs » selon Moustapha. « La Chine est inquiète du soutien de la Turquie envers les combattants ouighours en Syrie, qui pourrait très bien s’étendre au Xinjkiang. Nous fournissons déjà des informations concernant ces terroristes et les routes qu’ils empruntent pour rejoindre la Syrie aux services secrets chinois. »

Les inquiétudes de Moustapha ont été répercutées par un analyste des questions de politique étrangère à Washington, qui a suivi de près le transit des djihadistes à travers la Turquie vers la Syrie. L’analyste, dont les points de vue sont recherchés de nombreux hauts fonctionnaires du gouvernement, m’a confié qu’ « Erdogan a transporté des Ouighours vers la Syrie par des moyens de transport spéciaux tandis que son gouvernement s’agitait en faveur de leur combat en Chine. Les terroristes musulmans ouighours et birmans qui s’échappent par la Thaïlande se procurent d’une manière ou d’une autre des passeports turcs puis sont acheminés vers la Turquie d’où ils transitent vers la Syrie ». Il a ajouté qu’il existait ce qui ressemble à une autre « ratline » [NdT : route secrète] qui acheminait des Ouighours – les estimations vont de quelques centaines à quelques milliers – depuis la Chine via le Kazakhstan pour un éventuel transit par la Turquie vers le territoire de l’EI en Syrie. Il m’a confié que « Le Renseignement américain n’est pas bien informé sur ces activités parce que les infiltrés qui ne sont pas satisfaits de la politique [américaine] ne communiquent pas là-dessus avec eux ». Il a ajouté qu’ « il n’était pas certain que les officiels responsables de la politique syrienne au Département d’Etat et à la Maison Blanche obtenaient ces informations ». Le journal IHS-Jane’s Defence Weekly a estimé en octobre qu’au moins 5000 futurs combattants ouighours étaient arrivés en Turquie depuis 2013, dont peut-être 2000 avaient fait mouvement vers la Syrie. Moustapha a déclaré qu’il détenait des informations selon lesquelles « au moins 860 combattants ouighours se trouveraient en Syrie ».

Les inquiétudes croissantes de la Chine sur la question des Ouighours et ses liens avec la Syrie et l’EI sont un sujet d’étude constant de Christina Lin, une universitaire qui s’est intéressée aux questions chinoises il y a 10 ans alors qu’elle était en poste au Pentagone sous la direction de Donald Rumsfeld : « J’ai grandi à Taïwan, et je suis venue au Pentagone comme experte de la Chine. J’avais l’habitude de démoniser les Chinois en les traitant d’idéologues, et ils sont loin d’être parfaits. Mais au fil des années, alors que je les vois s’ouvrir et évoluer, j’ai commencé à changer de perspective. Je vois désormais la Chine comme un partenaire potentiel pour différents enjeux globaux, particulièrement au Moyen-Orient. Il y a beaucoup d’endroits – la Syrie en est un – où les Etats-Unis et la Chine doivent coopérer en matière de sécurité régionale et de contre-terrorisme. Il y a quelques semaines, la Chine et l’Inde, deux ennemis issus de la Guerre froide qui se haïssent plus que la Chine et les Etats-Unis eux-mêmes, ont mené une série d’exercices conjoints de contre-terrorisme. Et aujourd’hui la Chine et la Russie souhaitent tous les deux coopérer en matière de terrorisme avec les Etats-Unis ». La Chine voit les choses de la façon suivante selon Lin : les militants ouighours qui se sont rendus en Syrie sont entraînés par l’EI aux techniques de survie qui leur permettront de retourner en Chine lors de voyages secrets, afin de perpétrer des actes terroristes là-bas. Lin a écrit dans un article paru en septembre : « Si Assad échoue, les combattants djihadistes de la Tchétchènie russe, du Xinjiang chinois et du Cachemire indien tourneront leurs yeux vers leurs fronts respectifs pour continuer le djihad, soutenus par une nouvelle base opérationnelle en Syrie, bien financée et au cœur du Moyen-Orient. »

***

Le général Dempsey et ses collègues du JCS ont gardé leur désapprobation en dehors des circuits bureaucratiques, et ont survécu à leur poste. Ce ne fut pas le cas du général Michael Flynn. Patrick Lang, un colonel de l’US Army à la retraite qui a servi presque 10 ans en tant qu’officier en chef du Renseignement civil au Moyen-Orient pour le compte de la DIA, a dit : « Flynn a subi les foudres de la Maison Blanche en insistant sur la nécessité de dire la vérité sur la Syrie. Il a pensé que la vérité était la meilleure chose et ils l’ont débarqué. Il ne voulait pas se taire. Flynn m’a dit que ses problèmes allaient bien au-delà de la Syrie. “Je secouais le cocotier à la DIA – et pas seulement en déplaçant les transats sur le pont du Titanic. Je prônais une réforme radicale. Je sentais que le commandement civil ne voulait pas en entendre parler. J’en ai souffert, mais je m’en suis accommodé” ». Dans un entretien récent accordé au Spiegel, Flynn a été direct à propos de l’arrivée de la Russie dans le conflit syrien : « Nous devons travailler de façon constructive avec la Russie. Que nous le voulions ou non, la Russie a pris la décision d’être présente et d’intervenir militairement. Ils sont bien là, et cela a complètement changé la donne. Et vous ne pouvez pas dire que la Russie est mal intentionnée, qu’ils doivent retourner chez eux ; cela ne se passera pas comme ça. Revenez sur terreez ! »

Très peu au Congrès US partagent cette opinion. L’une des personalités qui fait exception se nomme Tulsi Gabbard, une démocrate de Hawaï, membre du « House Armed Services Committee » [Commission parlementaire des services armés] qui a effectué deux campagnes au Moyen-Orient en tant que major de la Garde nationale. Dans un entretien sur CNN en octobre elle a déclaré : « Les USA et la CIA devraient stopper cette guerre illégale et contre-productive qui vise à renverser le gouvernement syrien, et ils devraient rester concentrés sur le combat contre […] les groupes rebelles extrémistes. »

« Mais est-ce que cela ne vous préoccupe pas que le régime d’Assad ait été brutal, tuant au moins 200.000 et peut-être 300.000 membres de son propre peuple ? » lui demanda le journaliste.

Elle a répondu : « Les choses qu’on raconte sur Assad en ce moment sont les mêmes que ce qui a été dit de Kadhafi, les mêmes que ce qu’on a dit de Saddam Hussein, et viennent des mêmes personnes qui défendaient l’idée de […] renverser ces régimes […] si cela arrive en Syrie […] nous finirons dans une situation de souffrances bien plus grandes, de persécutions des minorités religieuses et chrétiennes bien plus atroces en Syrie, et notre ennemi en sortira largement renforcé. »

« Donc ce que vous dites, c’est que l’implication militaire dans les airs de l’armée russe et au sol de l’armée iranienne – qu’en fait ils nous font une faveur ? »

« Ils travaillent à défaire notre ennemi commun », a répondu Gabbard.

Plus tard, Gabbard m’a confié que beaucoup de ses collègues au Congrès, tant Républicains que Démocrates, l’ont remerciée en privé de s’être exprimée publiquement. « Beaucoup de gens dans la population, et même au Congrès, ont besoin d’avoir des explications claires. Mais c’est difficile lorsqu’il y a autant de mensonges sur ce qui se passe. La vérité n’a pas éclaté. » C’est très inhabituel pour un politicien de mettre ainsi en cause la politique étrangère de son propre parti, enregistrée en direct. Pour quelqu’un « de l’intérieur », qui a accès aux renseignements les plus secrets, parler ouvertement et de façon critique peut interrompre brutalement votre carrière. Toute information dissidente peut se transmettre au travers d’une relation de confiance entre un journaliste et ceux qui le vivent de l’intérieur, mais cela se fait presque obligatoirement « sans signature ». Cependant, oui, la dissidence existe. Le commandant du JSOC n’a pas pu cacher sa satisfaction lorsque je lui ai demandé son point de vue sur notre politique en Syrie : « La solution en Syrie est sous notre nez. Notre menace principale est l’EI, et nous tous – les Etats-Unis, la Russie et la Chine – devons travailler ensemble. Bachar restera dans ses fonctions et, une fois le pays stabilisé, il y aura des élections. Il n’y a pas d’autre option. »

Le fonctionnement du système indirect de communication avec Assad s’est interrompu avec la retraite de Dempsey en septembre dernier. Son remplaçant à la tête de l’état-major interarmes, le général Joseph Dunford, a prêté serment devant la Commission sénatoriale des forces armées en juillet dernier, deux mois avant de prendre ses fonctions. « Si vous voulez parler d’une nation qui pourrait constituer une menace existentielle pour les Etats-Unis, je désignerais la Russie. Si vous observez son comportement, il est rien moins qu’alarmant. » En octobre, en tant que chef du JCS, Dunford a condamné les efforts russes pour bombarder [les djihadistes]. Il a déclaré à cette même commission que la Russie « ne combat pas l’EI », que l’Amérique doit « travailler avec ses partenaires turcs pour sécuriser la frontière nord de la Syrie » et que « nous devons faire tout ce que nous pouvons pour aider les forces d’opposition syriennes viables – c’est-à-dire les « modérés » – à combattre les extrémistes ».

Obama dispose maintenant d’un Pentagone beaucoup plus conciliant. Il n’y aura plus de contestation indirecte de la part du commandement militaire contre sa politique de dédain envers Assad et de soutien à Erdogan.Dempsey et ses associés sont déconcertés par l’entêtement d’Obama à défendre Erdogan, compte tenu du lourd dossier que la communauté américaine du Renseignement a accumulé contre lui – et des preuves qu’Obama, en privé, en accepte les conclusions. « Nous savons ce que vous faites avec les radicaux en Syrie », a déclaré le président au chef du Renseignement d’Erdogan lors d’une réunion tendue à la Maison Blanche (comme je l’ai rapporté dans le LRB [London Review of Books] le 17 avril 2014).

Le JCS et la DIA ont constamment alerté Washington sur la menace que constituent les djihadistes en Syrie, et de leur soutien par la Turquie. Le message n’a jamais été entendu. Pourquoi ?

Voir la première partie :
« Echanges entre militaires : les révélations de Seymour Hersh sur la Syrie (Première partie).

Seymour Hersh
21/12/2015

Titre original : Military to Military
http://readersupportednews.org/opinion2 ... o-military

Sources : London Review of Books, 12/2015 et Les-Crises.fr

Traduction : BR pour le site Les-Crises.fr
http://www.les-crises.fr/echanges-entre ... our-hersh/

Notes du traducteur :

(1) Rappelons, comme l’ont indiqué les Américains, que al-Nosra est un pseudonyme pour Al-Qaïda en Syrie.
(2) Rappelons que Robert Baer, ancien chef de région de la CIA pour le Moyen-Orient, a déclaré en 2014 : « Les Etats-Unis ont été incapables d’identifier le moindre groupe syrien dit “modéré” lorsque la guerre civile a débuté. »

http://www.polemia.com/echanges-entre-m ... me-partie/

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 10/01/2016 - 21:13

Syrie, Les Russes ont déployé des missiles BUK, panique dans la coalition !

Tout le monde a encore à l’esprit, la lâche agression de la Turquie, détruisant un Sukhoï SU-24. Aucune justification ne pouvait être acceptée, puisque l’attitude turque aurait dû être neutre.

Aujourd’hui, nous savons que c’est de rage que les Turcs ont abattu cet appareil, parce que les Russes avaient découvert le trafic de pétrole entre daesh et la Turquie.

Vladimir Poutine avait été d’un sang-froid admirable. Mais, il avait déclaré que la Turquie paierait cher cette traîtrise.
Il avait donné ordre à son armée d’abattre tout avion turc avion ou tout charroi turc entrant ou sortant de Syrie.

C’est ce qui passé avec des milliers de camions-citernes qui ont déjà été pulvérisés. Les images de convois en feu, ont abondamment circulé.

Afin de ne pas rater les avions turcs, la Russie a achevé de déployer en Syrie, ses redoutables missiles sol-air BUK. Cette famille de missile à longue portée est muni d’un système radar d’acquisition de la cible qui est d’une très grande fiabilité. Certains ont une portée de 30 km à mach 3.

Du coup, c’est la panique parmi l’aviation de la coalition. Ne cherchez pas cette information, dans les médias main Stream. La censure ne permet pas la diffusion de ce genre de renseignement. Vous citoyens, vous n’avez pas le droit de savoir, cela fausserait la propagande que l’on vous assène.

Désormais, l’aviation britannique ose à peine s’aventurer au-dessus de la Syrie. L’engagement des Britanniques se résume jusqu’à présent à trois missions. Des Tornados ont au total, lâché 19 bombes sur le champ pétrolifère d’Omar, entre la date de permission d’attaque, donnée par le parlement britannique et le 16 décembre 2015.

Lire la suite=> http://siecle21.com/2016/01/10/syrie-le ... coalition/

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 18/01/2016 - 14:56

Syrie: violents combats entre le régime et l'EI, des dizaines de morts

De violents combats se déroulaient samedi dans le nord et l'est de la Syrie où les forces du régime, soutenues par les frappes russes, affrontent le groupe Etat islamique (EI), qui a tué au moins 35 combattants progouvernementaux.
Dans la province d'Alep (nord), au moins 16 combattants de l'EI ont été tués dans une attaque avortée contre une position du régime près de la ville d'Al-Bab, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
La télévision d'Etat a également rapporté que les forces du régime avaient repoussé une offensive dans la région.
Selon l'OSDH qui dispose d'un large réseau d'informateurs en Syrie, des avions russes effectuaient des frappes dans la région entre l'aéroport militaire de Koueiris, contrôlé par le régime, et Al-Bab, dans le nord-est de la province.
Au cours des derniers jours, les forces prorégime ont progressé vers Al-Bab, un bastion de l'EI, en reprenant plusieurs villages aux alentours. Elles se trouvent désormais à moins de dix kilomètres de cette ville, une distance qu'elles n'avaient plus atteinte depuis 2012.
Située à 30 km au sud de la frontière turque, Al-Bab est tombée aux mains des rebelles en juillet 2012 puis de l'EI en novembre 2013.
Les combattants prorégime tentent notamment de couper l'accès des rebelles à Alep, la deuxième ville de Syrie, qui est divisée entre quartiers ouest contrôlés par le gouvernement et quartiers est sous contrôle rebelle.
"A travers cette opération, l'armée tente d'élargir sa zone de sécurité autour de la ville" d'Alep, et d'empêcher les rebelles de se réapprovisionner depuis les environs, a expliqué à l'AFP une source de sécurité.
Selon un commandant des forces progouvernementales, le régime se bat actuellement sur sept fronts différents dans la province d'Alep.
Le régime espère aussi affaiblir l'EI qui contrôle une partie de la province, voisine de celle de Raqa, dont le chef-lieu est la capitale de facto du groupe jihadiste.
"Les forces du régime ont un plan précis pour couper le territoire que contrôle l'EI dans (la province d')Alep de celui qu'il contrôle à Raqa", souligne Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH.
- 'Lourdes pertes' -
En difficulté l'été dernier, les forces de Bachar al-Assad ont repris l'offensive depuis le début le 30 septembre de l'intervention de la Russie, fidèle allié de Damas, qui a depuis mené des milliers de frappes aériennes.
Certaines opérations ont rencontré un réel succès, à l'image de la prise de Salma, quartier général des rebelles islamistes et du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, dans les montagnes de Lattaquié (nord-ouest).
Mais l'EI reste capable d'infliger des défaites au régime et a tué samedi 35 soldats et combattants de milices progouvernementales dans une offensive sur plusieurs fronts dans la ville de Deir Ezzor (est), selon l'OSDH.
L'ONG affirme que l'organisation jihadiste a avancé dans le nord de la capitale divisée de la province pétrolière du même nom et s'est emparée d'une banlieue de la ville, al-Baghaliyeh, lui permettant ainsi de contrôler désormais environ 60% de l'agglomération.
L'agence officielle syrienne Sana a de son côté affirmé que les troupes du régime avaient repoussé une attaque de l'EI dans la zone autour d'Al-Baghaliyeh et imposé "de lourdes pertes" au groupe.
Le régime contrôle toujours des portions de la capitale provinciale ainsi qu'un aéroport militaire à proximité, malgré les attaques répétées de l'EI.
Depuis le début en mars 2011 de la guerre civile en Syrie, devenue de plus en plus complexe avec une multiplication des acteurs, 260.000 personnes sont mortes et des millions ont été poussées à la fuite.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé vendredi la levée des sièges des villes qu'il a qualifiés de "tactique barbare" et de "violation grave du droit international".
Après des mois d'attente désespérée, les habitants de Madaya, ville assiégée près de Damas, ont reçu cette semaine une aide humanitaire d'urgence fournie par les agences de l'ONU, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge syrien (SARC).

Le Parisien :: lien

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuVkAy ... SIxU.shtml

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 22/01/2016 - 14:07

Syrie: violents combats entre le régime et l'EI, une centaine de morts

De violents combats se déroulaient samedi dans le nord et l'est de la Syrie où les forces du régime, soutenues par les frappes russes, affrontent le groupe Etat islamique (EI) qui a tué au moins 75 combattants progouvernementaux.
Ces soldats syriens et combattants de milices prorégime ont trouvé la mort lors d'une attaque revendiquée par le groupe jihadiste sur plusieurs quartiers de Deir Ezzor (est) et ses environs.
Dans la province d'Alep (nord), au moins 16 combattants de l'EI ont été tués dans une attaque avortée contre une position du régime près de la ville d'Al-Bab, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
La télévision d'Etat syrienne a également rapporté que les forces du régime avaient repoussé une offensive dans la région.
Selon l'OSDH qui dispose d'un large réseau d'informateurs en Syrie, des avions russes effectuaient des frappes dans la région entre l'aéroport militaire de Koueiris, contrôlé par le régime, et Al-Bab, dans le nord-est de la province.
Au cours des derniers jours, les forces prorégime ont progressé vers Al-Bab, un bastion de l'EI, en reprenant plusieurs villages aux alentours. Elles se trouvent désormais à moins de dix kilomètres de cette ville, une distance qu'elles n'avaient plus atteinte depuis 2012.
Située à 30 km au sud de la frontière turque, Al-Bab est tombée aux mains des rebelles en juillet 2012 puis de l'EI en novembre 2013.
Les combattants prorégime tentent notamment de couper l'accès des rebelles à Alep, la deuxième ville de Syrie, qui est divisée entre quartiers ouest contrôlés par le gouvernement et quartiers est sous contrôle rebelle.
"A travers cette opération, l'armée tente d'élargir sa zone de sécurité autour de la ville" d'Alep, et d'empêcher les rebelles de se réapprovisionner depuis les environs, a expliqué à l'AFP une source de sécurité.
Selon un commandant des forces progouvernementales, le régime se bat actuellement sur sept fronts différents dans la province d'Alep.
Le régime espère aussi affaiblir l'EI qui contrôle une partie de la province, voisine de celle de Raqa, dont le chef-lieu est la capitale de facto du groupe jihadiste.
"Les forces du régime ont un plan précis pour couper le territoire que contrôle l'EI dans la province d'Alep de celui qu'il contrôle à Raqa", a souligné Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH.
Dans la ville de Raqa, "au moins 16 personnes ont été tuées, dont des civils, et 30 ont été blessées dans huit raids qui ont visé des quartiers de la ville et ses alentours", a-t-il ajouté, sans préciser si les frappes ont été menées par l'aviation russe ou la coalition internationale menée par Washington.
- 'Lourdes pertes' -
En difficulté l'été dernier, les forces de Bachar al-Assad ont repris l'offensive depuis le début le 30 septembre de l'intervention de la Russie, fidèle allié de Damas, qui a depuis mené des milliers de frappes aériennes.
Certaines opérations ont rencontré un réel succès, à l'image de la prise de Salma, quartier général des rebelles islamistes et du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, dans les montagnes de Lattaquié (nord-ouest).
Mais l'EI reste capable d'infliger des défaites au régime et a revendiqué dans un communiqué une "vaste attaque" menée samedi sur plusieurs fronts dans la ville de Deir Ezzor, affirmant avoir pris le contrôle de la banlieue Al-Baghaliyeh.
Selon l'OSDH, l'offensive déclenchée par un attentat suicide à la voiture piégée, a tué 75 soldats et combattants de milices progouvernementales.
L'ONG affirme que l'organisation jihadiste a avancé dans le nord de la capitale divisée de la province pétrolière du même nom et contrôle désormais environ 60% de l'agglomération.
L'agence officielle syrienne Sana a de son côté évoqué "un massacre" et des "dizaines de civils tués" à Al-Baghaliyeh, une banlieue de Deir Ezzor.
Le régime contrôle toujours des portions de la capitale provinciale ainsi qu'un aéroport militaire à proximité, malgré les attaques répétées de l'EI.
Depuis le début en mars 2011 de la guerre civile en Syrie, devenue de plus en plus complexe avec une multiplication des acteurs, 260.000 personnes sont mortes et des millions ont été poussées à la fuite.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé vendredi la levée des sièges des villes qu'il a qualifiés de "tactique barbare" et de "violation grave du droit international".
Après des mois d'attente désespérée, les habitants de Madaya, ville assiégée près de Damas, ont reçu cette semaine une aide internationale humanitaire d'urgence.

afp via nouvel obs :: lien

http://www.voxnr.com/cc/dep_mondialisme ... MgKF.shtml

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 05/02/2016 - 8:53

L’armée arabe syrienne, appuyée par l’aviation russe, prépare la grande offensive

L’armée arabe syrienne, qui ne disposait pas d’avions de reconnaissance ni d’images satellite, est désormais épaulée par l’aviation russe. Comme prévu, l’action combinée de ces deux forces commence à se faire sentir, un mois après le début de la seconde phase des opérations conjointes. L’essentiel du pays devrait être libéré d’ici la fin mars, y compris Alep. Il semble qu’une troisième phase se prépare au cours de laquelle la Russie et les États-Unis pourraient enfin joindre leurs efforts contre Daesh au Nord-Est de la Syrie.

Conformément à l’accord conclu en vue d’un règlement pacifique de la guerre en Syrie, il a été créé un Groupe international de soutien pour la Syrie (ISSG : International Syria Support Group), qui comprend la Ligue arabe, l’Union Européenne, les Nations Unies et 17 États, dont les États-Unis et la Russie. Le cycle des négociations, qui a pris fin le 29 Janvier 2016 à Genève, n’ayant fait aucun pas en avant, est considéré comme un échec, en raison de l’attitude totalement non constructive de l’Arabie Saoudite, qui ignore la résolution 2254 de l’Onu et continue à soutenir le renversement du président élu Bachar el-Assad par la force [1]. En outre, tous les groupes terroristes composés d’étrangers, armés et soutenus par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, qui ont envahi et ruiné la Syrie, veulent être représentés dans la nouvelle formule gouvernementale.

Par conséquent, au cours des six prochains mois, il ne sera conclu aucun accord de cessez-le-feu et l’Onu devra entamer des négociations séparées avec le gouvernement syrien et les représentants des groupes soutenus par l’Arabie saoudite. La position de Riyad est d’autant plus incompréhensible, que la Russie bombarde régulièrement les positions de l’État islamique en faveur de l’Armée syrienne libre (ASL, créée par la France, armée par l’Arabie Saoudite et financée par les États-Unis et la Turquie), et que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a eu des réunions à Moscou avec des représentants de groupes armés et soutenus par l’Arabie saoudite.

Fondamentalement, les États qui ont financé, armé et introduit en Syrie des groupes dans le but de renverser la République arabe syrienne, espéraient un changement dans l’équilibre des rapports de force pour en tirer parti. Mais ce blocage semble profiter uniquement à l’armée arabe syrienne fortement soutenue par l’aviation russe.

Les bombardements de l’aviation russe ont visé jusqu’ici les dépôts d’armes et de munitions, des installations pour la fabrication d’explosifs, des dépôts de carburant, des parcs automobiles, des centres de commandement et de transmission des groupes armés en Syrie. Cela a eu pour effet la baisse jusqu’à 60-70 % de la capacité de combat des djihadistes, par la pénurie de munitions, l’incapacité à exécuter des manœuvres, de se coordonner et de communiquer entre eux.

Parallèlement à ces missions, les Russes surveillent à haute altitude, 24 heures sur 24, la frontière syrienne avec la Turquie, la Jordanie, l’Irak et Israël, avec des avions de reconnaissance sans pilote. Ils ont ainsi réussi à traquer toutes les colonnes d’approvisionnement des djihadistes et à les neutraliser à 65 % n les bombardant.

Les principales vulnérabilités restent toujours la frontière occidentale de la Syrie avec la Turquie, dans le gouvernorat d’Idlib, sur une longueur de 70 km, et le corridor nord Azaz-Jarablus, d’une longueur de 90 à 100 km, par lesquels affluent, à partir de la Turquie, des armes, des munitions et des recrues pour l’État islamique et d’autres groupes terroristes.

Les bombardements de l’aviation russe ont également eu un effet psychologique sur les caractéristiques des opérations de combat des djihadistes en Syrie, les forçant à arrêter leurs offensives, et ne se préoccuper qu’à défendre leurs positions. Pour être en mesure d’attaquer, les djihadistes doivent créer un rapport de force supérieur à l’armée arabe syrienne, dans certaines directions. Cela n’est possible qu’avec de vastes manœuvres et une concentration des forces, facilement repérables par les avions de reconnaissance russes. Chaque fois que les djihadistes ont commis cette erreur, les bombardiers russes ont réagi rapidement et neutralisé la quasi-totalité des groupes islamistes en mouvement vers la concentration en cours.

Suite à la stratégie mise en œuvre par la Russie, l’armée arabe syrienne a gagné une plus grande liberté d’action, matérialisée par de petites offensives qui ont abouti à la conquête des bastions des terroristes [2]. Le retrait des villes fortifiées par les islamistes a accru la mobilité des unités blindées syriennes qui ont imposé leur contrôle sur les voies de communication situées entre les localités occupées par les djihadistes. Elles ont réussi à encercler de nombreuses localités, soumises à des bombardements de l’aviation russe, avant de déclencher l’offensive terrestre.

Par exemple, la zone du Nord des montagnes turkmènes, dans le gouvernorat de Lattaquié, occupé par des groupes terroristes soutenus par l’Arabie saoudite, la Turquie et les États-Unis, est sur le point d’être libérée par la 103ème Brigade mécanisée de la Garde syrienne. Cela permet la sécurisation globale de la frontière avec la Turquie dans le gouvernorat de Lattaquié et assure à l’armée arabe syrienne, des positions de départ pour l’offensive pour la libération de Jisr Al-Choughour, une porte d’entrée fortifiée dans le gouvernorat d’Idlib. Ce gouvernorat est entièrement sous le contrôle d’environ 12 000 djihadistes appartenant à plusieurs groupes, dont celui d’al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaïda).

Dans le gouvernorat de Deraa, au sud de Damas, la 7ème Division mécanisée syrienne a créé une faille profonde sur un axe nord-sud, encerclant un groupe composé de 1 500 combattants islamistes. Après la libération de l’important nœud de communication de Sheikh Miskeenm, les 12ème et 15ème Brigades de la 5ème Division blindée syrienne ont continué l’offensive pour la conquête de la ville de Nawa. Cette commune est proche du plateau du Golan occupé, qui forme la zone de cessez-le-feu avec Israël. Avec cette manœuvre, l’armée syrienne a initié le mouvement d’encerclement de 9 500 djihadistes combattant dans l’ouest du gouvernorat de Deraa, sécurisant également la frontière avec Israël.

Les deux actions offensives sont des indications claires de la préparation d’opérations terrestres de grande envergure, qui seront probablement lancées en mars. Cette hypothèse est basée sur le fait que, durant la dernière semaine, la Russie a intensifié les missions de reconnaissance, et a doublé le nombre de drones de type Dozor en Syrie dans le but de surveiller strictement les mouvements rebelles.

L’armée arabe syrienne est le seul adversaire de tous les combattants islamistes en Syrie, le plus lourdement armé (avec des véhicules blindés, des mitrailleuses, artillerie lourde, des armes antichars) et avec une grande expérience de combat. La profondeur du territoire occupé par les djihadistes, ainsi que leur capacité de combat diminue exponentiellement, et leur moral, qui est au plus bas, augmente les chances qu’ils soient prêts à se rendre sans combattre.

Par conséquent, la tâche immédiate de l’élimination des groupes islamistes sur la ligne de contact, représente l’objectif le plus difficile pour l’armée syrienne et nécessitera un long moment. Il n’est pas exclu que, pour la neutralisation des points de résistance terroriste, l’armée arabe syrienne reçoive le soutien de détachements indépendants de commandos Spetsnaz ou d’un bataillon mécanisé des forces terrestres russes. Ceux-ci opèreraient avec des transporteurs 8 × 8 Boomerang ou le nouveau blindé T-15 Armata, que les Russes veulent tester en situation de combat. Le T-15 Armata a le même châssis et le même type de blindage que le nouveau char russe T-14 [3]. Une fois passé ce grand obstacle, pour la mission suivante, les troupes syriennes soutenues par l’aviation pourraient réaliser une offensive à un rythme de 20 km par jour dans le sud, l’ouest et le nord de la Syrie.

Prenant en compte les erreurs commises au cours de la première phase de la campagne de Syrie, les Russes ont déployé, de manière permanente, 12 bombardiers lourds Tu-22M3 à la base aérienne de Mozdok en Ossétie du Nord [4]. A partir de cette base aérienne, un Tu-22M3 peut atteindre la Syrie après deux heures et 44 minutes et peut effectuer quotidiennement deux missions de bombardement en Syrie.

Pour protéger ses bombardiers Tu-22M3 durant leur survol de l’espace aérien de l’Irak et le nord de la Syrie —où évoluent les avions de la coalition anti-ÉI dirigée par les États-Unis—, la Russie a déployé à la base aérienne de Hmeymim, l’une des quatre batteries de missiles anti-aériens S-400. Une seconde batterie a été déployée à la base aérienne syrienne de Kuweires, située à 30 km à l’est d’Alep. Dans le cadre de l’offensive de printemps, la Russie va utiliser 64 avions de combat stationnés à la base aérienne de Hmeymim, dans le gouvernorat de Lattaquié (24 Su-24M2, 12 Su-25, 12 Su-34 et 16 Su-30SM). Après l’achèvement du processus de modernisation de l’aviation militaire syrienne, la Russie peut compter sur 66 à 130 avions modernisés syriens (9 MiG-29SMT, 21 Su-24M2, 36 Yak-130, et probablement 64 MiG-23-98) et 112 autres avions syriens non modernisés, mais réparés par les Russes et prêts, de type MiG-21, Su-22M4, et L-39 [5].

Valentin Vasilescu
Traduction
Avic
Réseau International Seenthis Digg RSS

[1] « Du Communiqué de Genève à la Résolution 2254 », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 décembre 2015.

[2] « La situation militaire actuelle en Syrie », par Valentin Vasilescu, Traduction Avic, Réseau Voltaire, 22 janvier 2016.

[3] « Exclusif : les secrets du nouveau char russe T-14 Armata », Valentin Vasilescu, Traduction Avic, Réseau international, 30 avril 2015.

[4] « Les erreurs de la Russie en Syrie », Valentin Vasilescu, Traduction Avic, Réseau international, 28 novembre 2015.

[5] « La Russie modernise les forces aériennes de la Syrie », Valentin Vasilescu, Traduction Avic, Réseau international, 27 janvier 2016.

http://www.voltairenet.org/article190161.html

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 07/02/2016 - 22:52

La Russie remet les pendules de l’OTAN à l’heure sur la question de la Syrie: Bref, concis et sans bavures!

« l’origine de la crise en Syrie n’est pas l’opération des forces aérospatiales russes, mais l’activité insensée des pays de l’Otan qui ont plongé dans le chaos la région du Proche-Orient. » C’est ainsi que commence la mise-au-point du ministère russe de la Défense au secrétaire général de l’Otan qui avait prétendu que « l’opération des forces aérospatiales russes en Syrie entravait le règlement pacifique du conflit et conduisait à un regain de tension dans la région ».
Réponse complète du porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov (Photo ci-dessus):
« Je tiens à rappeler à M. Stoltenberg [Secrétaire Gl de l’OTAN] que l’origine de la crise en Syrie n’est pas l’opération des forces aérospatiales russes, mais l’activité insensée des pays de l’Otan qui ont plongé dans le chaos la région du Proche-Orient.
« Plus encore, avant l’arrivée en Syrie de l’aviation russe, les pays de l’Otan, pendant près de trois ans, faisaient semblant de combattre le terrorisme international.
« Pendant ces trois ans, personne en Occident, et encore moins à Bruxelles, n’a même évoqué de quelconques négociations sur la Syrie. Le seul souci consistait à préciser les délais de la destruction définitive du pays, à l’instar de la Libye où les pays de l’Otan instauraient le modèle occidental de la « démocratie » sans rencontrer aucun obstacle.
« Grâce à l’aviation russe, les Syriens ont retrouvé, en quelques mois seulement, la confiance dans la possibilité de combattre et d’éliminer le terrorisme international dans leur pays et, comme conséquence, se sont mis à penser à l’avenir de la Syrie.
Lire la suite. => http://www.medias-presse.info/la-russie ... ures/48776

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 09/02/2016 - 16:36

Progression de l’armée syrienne au nord, Israël se remet à s’inquiéter ...

Ce n’est un secret pour personne qu’Israël a été le premier à se réjouir de l’éclatement de la crise en Syrie et sa dégringolade vers la guerre. Pour l’unique raison qu’elle détourne de sa confrontation un important pays membre de l’axe de la Résistance.
Mais au fur et à mesure que le président syrien faisait preuve d’une ténacité inattendue, l’humeur israélienne n’a de cesse de ternir.
Depuis que les Russes et les Iraniens se sont impliqués corps et âme dans ce pays, facilitant les progressions importantes de l’armée syrienne sur plus d’un front syrien, l’inquiétude a pris place à l’euphorie.
Un changement dans l’équilibre des forces stratégiques, c’est avec ces mots que des poids lourds israéliens, politiques et médiatiques ont qualifié dernièrement les progressions importantes réalisées par l’armée syrienne avec l’aide de ses alliés russe, iranien et le Hezbollah au nord de la Syrie.
Selon Youval Steinitz, le ministre des services de renseignements israéliens, les victoires de l’armée syrienne suscitent l’inquiétude de Tel Aviv et constituent une menace sur le long terme, beaucoup plus importante que celle d’équiper le Hezbollah en armements de qualité au Liban, ou celles liées aux tunnels du Hamas dans la bande de Gaza.
Selon lui, le danger réside dans la présence militaire et d’intelligence iranienne en Syrie laquelle pourrait très bien s’étendre en direction des frontières nord avec Israël, sur les hauteurs du plateau du Golan, au cas où les victoires de l’armée syrienne se reproduisaient sur le front sud aussi.
« Nous devons faire comprendre à nos alliés, à leur tête les Etats-Unis, l’essence de ce danger provenant de la présence iranienne en Syrie et qui découle de la guerre en cours », a-t-il indiqué.
Et de poursuivre : « ce qui se passe en Syrie est une opération très dangereuse qui pourrait avoir des répercussions dangereuses sur Israël. L’Iran n’est pas les tunnels du Hamas, c’est une force énorme. Nous ne pouvons minimiser ses capacités, ses ressources et ses forces ».
« Nous appréhendons de devoir payer le prix de la victoire du régime syrien contre Daesh par le déploiement iranien sur nos frontières nord. Le monde est sous le choc en raison de la férocité de Daesh, et il y a une volonté de le vaincre, mais ceci pourrait très bien ignorer la menace de l’Iran et du Hezbollah », a-t-il ajouté, dans une invitation à se désister de la lutte contre Daesh, en faveur de celle contre le pouvoir syrien.
Et le général israélien d’extrapoler la menace : « ceci constitue une menace aux Turcs et aux Chypriotes, qui sont eux aussi préoccupés, parce que personne ne veut voir l’Iran atteindre le bassin méditerranéen ».
La deuxième chaine de télévision israélienne, a elle aussi laissé filtrer cette inquiétude face aux dernières évolutions en Syrie. Après avoir marqué le deuil de l’opposition syrienne, au motif que ses alliés l’ont abandonnée, elle a mis en garde contre la soi-disant menace qui guette la ville d’Alep et les séquelles qui en découleront lorsque l’armée syrienne la contrôlera entièrement. Selon ses analystes, Alep est un point important dans la guerre en Syrie, et sa chute veut dire que la menace qui pesait sur le régime s’est dissipée et qu’il a triomphé.
Et la télévision d’imputer aux Américains la responsabilité de cette situation : « Le président Barack Obama et son ministre des affaires étrangères ont laissé tomber les opposants syriens et les ont laissés au président russe Vladimir Poutine. Ce qui va permettre au président Assad et à l’Iran de réaliser la victoire sur eux ».
Toujours selon la Chaine 2, tous les choix alternatifs qui avaient été suggérés se sont dissipées car « les zones de sécurité qu’ils ont menacées d’instaurer n’auront plus aucun effet et ne sont d’ailleurs plus réalisables. De même, la Turquie qui appréhendait ce qui se passait à sa frontière n’a pas osé faire quoique ce soit face aux Russes ».
Et de conclure avec la plus grande hantise que ce qui se passe au nord de la Syrie pourrait très bien se produire au sud aussi. « Nous serions face aux Iraniens et au Hezbollah, avec une couverture aérienne russe, plus précisément près de la frontière avec le Golan ».
Quant à la 10ème chaine de télévision israéliens, elle a choisi dans son journal de dimanche de tourner en dérision tous ceux qui avaient dans le passé misé sur une chute imminente du président syrien, leur demandant de réviser leurs calculs « car ce que l’armée syrienne est en train de réaliser est un exploit très important qui transforme Assad en un acteur essentiel et en un président puissant ».
« Nous devons être conscients à la lumière des réalités sur le terrain en Syrie et de leurs conséquences,…, que Bachar al-Assad est aujourd’hui le gouverneur puissant de la Syrie. Le gel sur le terrain a été brisé à l’avantage de l’alliance russo-iranienne », a-telle conclu.
Quant au journal israélien proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israel Today, apres avoir lui aussi mis en garde contre la chute de la ville d’Alep, « le bastion des opposants » selon ses termes, il a écrit que « le soutien fourni par le Hezbollah, l’Iran et les frappes aériennes russes ont porté leurs fruits tandis que l’opposition soutenue par les Américains ne reçoit que des paroles ».
« Il en découle qu’Obama va quitter la maison Blanche alors qu’Assad va rester le président de la Syrie », constate-t-elle avec un air taquin.
Et le journal de poursuivre en tançant les Américains: « La Russie a changé l’équilibre des forces alors que les Etats-Unis continuent de se plaindre, sans savoir qu’ils devraient faire quelque chose au lieu de rester inactifs ».
Quant au site « Times of Israel », tout en mettant en garde contre un scénario similaire au sud de la Syrie, c’est vers l’Arabie saoudite qu’il a dirigé ses incitations en faveur d’une action : « la seule partie capable de freiner l’avancée de l’armée syrienne et de bouleverser l’équilibre des forces en faveur de l’opposition n’est autre que l’Arabie saoudite », croit-il savoir.
« Mais il est difficile pour le moment de deviner si les plans saoudiens d’envoyer des soldats en Syrie sont réels ou des menaces vides », a toutefois relativisé le site selon lequel même si les saoudiens n’envoient pas des soldats en Syrie, mais ils auront affaire à d’autres fronts, dont le Yémen, le Golfe et le Liban, tout en en prenant en compte la réduction dans leur budget en raison de la baisse des cours de pétrole, au moment où la levée des sanctions contre l’Iran va le renforcer et gonfler ses ressources et ses richesses ».
Dénominateur commun dans toutes ces inquiétudes et mises en gardes israéliennes : elles poussent les autres pays à intervenir : la Turquie, les Américains (surtout) et l’Arabie saoudite aussi. Il est clair que depuis leur défaite en 2006, les Israéliens sont passés aux guerres par procuration !
Avec al-Akhbar : Al manar :: lien
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuVVpF ... qJqk.shtml

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 10/02/2016 - 11:08

Syrie : les rebelles de l’opposition « modérée » sont en train de perdre la guerre

Les rebelles syriens de l’opposition « modérée » sont en train de perdre la guerre et ils le savent. D’où leur peu d’appétence pour les discussions de Genève, patronnées par les Nations Unies et censées déboucher sur une solution politique à un conflit, qui, le 15 mars prochain, entrera dans sa sixième année. Sauf coup de théâtre stratégique, le rapport de force militaire et le contexte international leur sont désormais défavorables. La coalition occidentale, États-Unis en tête, concentre son effort contre Daech en Irak, laissant le champ libre - au-delà des condamnations politiques - à la Russie du côté syrien.

Le régime de Damas l’a également bien compris. Pour le représenter à ces pourparlers, il n’a dépêché à Genève qu’un simple diplomate professionnel, Bachar Djafari, son représentant permanent aux Nations Unies. Et celui-ci en est à plaisanter sur la situation créée par les incertitudes et le malaise de l’opposition  : « Nous attendons Godot et Godot n’est pas encore arrivé ». Godot, c’est le HCN, le Haut comité pour les négociations, mis en place par l’Arabie saoudite et soutenu par la Turquie et la France. Le « coordinateur général » de l’opposition est Riad Hijab, brièvement Premier ministre de Bachar al-Assad en 2012. Il ne devrait participer directement aux discussions, le « négociateur en chef » désigné étant le salafiste Mohammed Allouche, qui, pour l’heure, préfère rester discret.

Que pèse cette opposition dite modérée  ? Il n’est pas aisé de le savoir avec précision, tant sa définition elle-même pose problème. Si tout le monde s’accorde à en exclure le front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda, la nature de groupe comme Ahrar ash-Sham ou Jaïsh al-Islam, très présents sur le terrain, pose problème du fait de leur idéologie salafiste ou extrémiste. « Il existe en Syrie une constellation de combattants très divers de l’ordre de 100 000 personnes, dont la France estime que 80 000 d’entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations Unies, soit à des groupes salafistes extrémistes », indiquait récemment le général Didier Castres de l’état-major des armées, lors d’une audition au Sénat. Faites le calcul  : 100 000 - 80 000 = 20 000 opposants qui ne sont donc ni « terroristes », si « salafistes extrémistes ».

Alors que ces groupes avaient militairement le vent en poupe jusqu’à l’été, l’intervention russe a changé la donne, à partir de septembre. Le Kremlin avait un objectif immédiat  : empêcher la chute du régime. Cinq mois plus tard, il l’a atteint et plus personne n’estime aujourd’hui que Bachar tombera prochainement. Pour ce faire, l’armée russe a immédiatement concentré son action contre les forces qui menaçaient le plus directement le régime, c’est-à-dire celles de l’opposition non-Daech. [....]

La suite sur Secret Défense=> http://www.lopinion.fr/blog/secret-defe ... erre-96424

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