La faillite des retraites

Des solutions pour garantir une aide à chaque Français lorsque une situation délicate intervient dans sa vie.
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 12/04/2011 - 17:37

LA RUINE DES RETRAITES

Voici des informations dues à Sauvegarde des Retraites

Toute personne qui débarque en France, sans même jamais y avoir mis les pieds, peut prétendre, si elle a 65 ans, à 709 euros de retraite par mois ou même à 1 157 euros si elle vit en couple

C'est :

- plus que la pension moyenne de nos agriculteurs après une carrière complète,

- plus que la pension de la majorité de nos commerçants et artisans.

Cela signifie tout simplement que caisses de retraite paient bien souvent davantage à des personnes qui n'ont jamais cotisé, ni participé à l'économie de notre pays qu'à leurs propres affiliés , qui ont souvent trimé toute leur vie.

Ce dispositif aberrant est vanté noir sur blanc dans le livret d'accueil "Vivre en France" diffusé par le ministère de l'Immigration aux nouveaux arrivants.

C'est à se taper la tête contre les murs : il suffit à une personne d'au moins 65 ans qui arrive en France d'aller tranquillement frapper à la porte des services sociaux pour avoir immédiatement droit à euros par mois , voire 1 157 euros si elle vit en couple.

Cette situation est très injuste vis-à-vis des retraités français , qui voient dans le même temps leurs pensions constamment rabotées au fur et à mesure que leurs caisses s'enfoncent dans le rouge.

Si l'on ajoute à cela que la Cnav verse des pensions à l'étranger sans aucun contrôle, au point que la Cour des comptes dénonce le versement de pensions à des morts, notamment en Algérie (mais sans proposer le moindre remède), on ne peut que constater que notre système de retraites est ouvert à tous vents : prestations injustifiées, fraudes etc.

Il est urgent de se mobiliser pour faire cesser ces graves injustices et défendre nos caisses de retraite.

Marie-Laue Dufrèche, Déléguée Générale de Sauvegarde des retraites http://libeco.net
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 12/04/2011 - 20:21

L’attaque en règle contre les retraites à prestations définies ou comment se tromper de cible…

Voulant punir les dirigeants qui se voyaient offrir en fin de carrière des retraites inconsidérées, François Fillon demanda que leur soit infligée une « fiscalité confiscatoire », comme si c’était là le rôle de l’impôt. Il s’agissait de taxer les retraites dites à prestations définies, consistant à promettre à certains salariés un montant de retraite, sans que ceux-ci aient eu besoin de cotiser pour cela. Pour une raison sans doute liée à un mode de gouvernement compassionnel et non rationnel, il fut d’abord doctement énoncé que le nombre de salariés concernés par ce type de retraite s’élevait à quelques centaines de cadres privilégiés qu’il fallait à tout prix matraquer. Par acquis de conscience, le gouvernement demanda bien un rapport sur la situation des retraites en question mais n’attendit pas pour exiger du parlement qu’il sévisse. C’est donc en pleine discussion parlementaire, alors que le principe de la taxe était acquis, que tomba la nouvelle : Les retraites à prestations définies sont versées à 90 000 salariés pour un montant moyen de 323 € mensuels et plusieurs centaines de milliers de salariés attendent pour recevoir à la retraite une pension similaire ! On était donc loin de la retraite de riches réservées à quelques cadres nantis. D’où pouvait venir l’erreur ? Du fait que le gouvernement parle sans savoir mais aussi et surtout des privatisations qui obligèrent les sociétés concernées à mettre en place pour leurs salariés qui quittaient le public un système de retraite à prestations définies leur garantissant le même niveau de retraite que celui prévu par leur ancien statut. Ainsi, non seulement le gouvernement se retrouva à taxer des pauvres là où il croyait taxer des riches mais dut aussi reconnaître que les retraites du public sont plus favorables que celles du privé…

Le gouvernement et le parlement tentèrent donc de mettre en place une taxation par paliers censée épargner les petites retraites. Le résultat est pitoyable et surtout incompréhensible. Ainsi, le texte de la nouvelle contribution distingue les rentes liquidées avant et après le 1er janvier 2011 pour essayer de ne pas trop contrarier les retraités déjà bénéficiaire de la pension. Pour eux, le taux de la taxe est de 7 % entre 500 et 1 000 € de rente mensuelle et de 14 % dès 500 € de rente pour ceux dont la rente excède 1 000 €. Autrement dit, 500 € sont toujours exonérés mais l’effet de seuil à 1 000 € fait par exemple qu’un rentier qui perçoit 980 € de rente paiera 33,6 € de taxe (480 x 7 %), alors qu’un rentier qui touche 1 020 € de rente paiera 72,8 € de taxe (520 x 14 %). Les deux auront donc au final un niveau de rente identique ! Quant aux nouveaux retraités, on a décidé de ne pas les épargner puisqu’ils ne peuvent pas comparer avec leur ancienne rente et sont donc censés ne se rendre compte de rien. En conséquence, on a rogné leurs tranches et accentué l’effet de seuil : Si la rente est inférieure à 400 €, rien n’est dû. Si elle est comprise entre 400 et 600 €, la taxe est due au taux de 7 % dès le 1er euro de rente et si elle est supérieure à 600 €, le taux de la taxe passe à 14 % dès le 1er euro ! Il s’agit d’un système aberrant fait pour punir des contribuables qui n’ont pas à l’être… Cette taxe étant en outre considérée comme un impôt et non comme une contribution sociale, bien qu’elle serve au financement de la protection sociale, le gouvernement a refusé sa déduction du revenu imposable. S’ajoutant à la CSG, la CRDS et la cotisation maladie déjà dues au taux de 8,1 %, le dispositif crée donc un taux global de prélèvement potentiel de 22,1 % avant impôt sur le revenu, soit un coût possible de plus de 60 % pour le contribuable qui aura la chance d’être imposé dans la tranche maximale… Voici donc l’exemple parfait d’une taxe absurde, illisible, injuste et inefficace. Tout simplement parce que l’on a voulu détourner l’impôt de son rôle de financement des missions de l’Etat en le transformant en instrument de punition au nom de la morale et régler par la loi quelques cas particuliers. Résultat, la cible est ratée, les caisses de l’Etat sont toujours aussi vides, les retraités innocents ne comprennent pas ce qui leur arrive et les régimes de retraite arrachent les cheveux de leurs informaticiens pour tenter de mettre en place la contribution la plus ubuesque de l’année 2011 (mais pas la seule…). Comme dit le proverbe, le marteau ne parvient pas à écraser la mouche mais fait effondrer le mur duquel aura eu le temps de s’envoler l’insecte gourmand…

Olivier Bertaux http://www.lecri.fr/
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 15/04/2012 - 18:28

Les ronds-de-cuir font main basse sur le magot des retraites du privé (arch 2003)

Décidément, les magouilles se multiplient à l’occasion des privatisations exigées par Bruxelles ! Récemment on apprenait que par un jeu législatif assez vicieux, le pouvoir était en train de monter, avec l’active complicité des syndicats, une usine à gaz visant à privatiser "france telecom" tout en conservant le statut de fonctionnaire de son personnel.

Ce qui reviendrait à faire de l’administration une sorte d’agence d’intérim louant du personnel au secteur privé.

Et voilà que la rumeur commence à courir que, dans la perspective de la privatisation d’EDF-GDF, l’Etat étudierait un moyen d’alléger la formidable charge que représente le paiement des pensions et retraites des fonctionnaires de cette administration.

L’idée est de refiler la patate chaude au secteur privé sans pour autant changer quoi que ce soit à l’exorbitant système mis en place par l’ancien kapo de Buchenwald, Marcel Paul, qui, devenu ministre communiste de la Production industrielle sous De Gaulle, imposa que 1 % du chiffre d’affaires d’EDF-GDF (répétons bien : du chiffre d’affaires, pas des bénéfices) soit versé dans les caisses du CCAS, comité d’entreprise entièrement sous la coupe du Parti communiste qui trouva là, pendant des décennies, sa principale source de financement occulte, juste après les valises de billets et de lingots qui arrivaient de Moscou et que le ministre socialiste de l’intérieur Jules Moch dénonça lors d’une fameuse intervention à la Chambre en 1948.

Il se dit en effet que la direction d’EDF-GDF négocierait avec les hauts fonctionnaires du ministère de tutelle le passage des employés et des retraités des "entreprises" dans le régime du secteur privé et plus particulièrement celui des retraites.

Cette prise en charge des retraités et des futurs retraités d’EDF-GDF par la caisse de retraites du secteur privé se ferait moyennant le paiement d’une soulte.

Mais celle-ci se monterait à moins de 70 % des sommes nécessaires à la concrétisation des engagements antérieurs. D’autre part, les cotisations des nouveaux assujettis seraient, en raison de l’effet de masse que représenterait l’arrivée de dizaines de milliers de nouveaux adhérents, nettement inférieurs aux cotisations versées par les employés et les employeurs du secteur privé.

Ce tour de passe-passe a pour objet de camoufler le montant réel des dettes qu’EDF-GDF a accumulées, année après année, montant que l’on aurait du mal à faire avaler aux futurs actionnaires.

Ce qui est scandaleux dans ce projet, c’est que les retraités du privé vont devoir, de nouveau, faire les frais de décision des élites anarchistes et hauts fonctionnaires de notre pays et que, comme cela se passe toujours, l’Etat se défaussera et confisquera, une fois de plus, la propriété du citoyen, c’est-à-dire le capital constitué avec les cotisations des travailleurs du privé pour constituer le magot des caisses de retraites.

Les retraités doivent, dès maintenant, savoir ce qui se passera lorsque leur caisses de retraite devront assurer les retraites d’anciens agents d’EDF-GDF (dont les pensions, à salaire égal, sont très supérieures aux retraites des anciens salariés du secteur privé) après avoir été pillées. N’oublions pas que les agents d’EDF-GDF, qui bénéficient d’un régime particulièrement avantageux, cotisent deux fois moins pendant 37 ans et demi sauf pour ceux qui peuvent bénéficier de privilèges supplémentaires permettant de partir dès l’âge de 50 ou 55 ans.

En réalité, en ayant moins cotisé (la différence est de l’ordre de 30 % qu’il s’agisse des cotisations des salariés ou des employeurs), les salariés d’EDF-GDF se verront payer des retraites plus confortables que celles des salariés du privé et ceci grâce aux cotisations de ces salariés.

Bien sûr cela se fera au détriment du pouvoir d’achat et d’une meilleure retraite pour les retraités du secteur privé.

Ainsi, une fois de plus, la mafia des énarques et des hauts fonctionnaires va-t-elle abuser du pouvoir que lui confère son rôle tout puissant des cabinets ministériels pour améliorer le statut des membres du gang des retraités et des agents du service public et ce au détriment des salariés et retraités du privé.

Et inutile, on l’a compris, de compter sur les syndicats politisés et leurs permanents fonctionnarisés pour prendre la défense des salariés et des retraités du secteur privé.
Le Libre Journal http://www.france-courtoise.info
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 13/05/2012 - 19:05

Retraites : La vérité sort du puits

Seuls quelques blogueurs, dont votre serviteur (1) s'étaient émus de l'utilisation par François Hollande du terme « cotisé » pour la mesure sur les retraites.

Nous avions signalé la grande ambiguïté du discours et la parfaite clarté des termes employés par le candidat, futur Président. Les syndicalistes, pour leur part, se sont gardés du moindre commentaire pouvant nuire au candidat.

Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut entendre.

Aujourd'hui la vérité sort du puits. Comment sera-t-elle accueillie ?
Le projet de décret prévoit l'ouverture du droit à la retraite à 60 ans pour les assurés qui ont commencé à travailler à 18 ou 19 ans (avant cet âge un texte existe déjà).
Ils devront avoir cotisé de manière effective la durée nécessaire pour bénéficier d'une pension à taux plein :
Pour ceux nés en 1952 : 41 annuités pour la génération née en 1952,
Pour ceux nés en 1953 et 1954 : 41 ans et un trimestre,
Pour ceux nés en 1955 : 41 ans et demi.
Ainsi, une personne née en 1952 et remplissant les conditions gagnerait 9 mois par rapport à la situation actuelle. Une personne née en 1953 gagnerait elle 14 mois.

Le « malentendu » provient de la différence entre trimestres cotisés et trimestres validés. (2)

Cotisés :

Les trimestres travaillés,
les cotisations régularisées,
les cotisations rachetées,
les cotisations payées à titre volontaire,

Assimilés (mais non cotisés) :

les périodes de maladie, maternité, invalidité,
le service national,
les périodes de chômage involontaire,
... / ...

Equivalents :

"Il s’agit principalement de périodes travaillées en qualité d’aide familial dans les régimes de l’agriculture, du commerce et de l’artisanat, ou de périodes d’activité à l’étranger. "

Validés : l’ensemble des trois catégories ci-dessus.

Dans le programme officiel, dans chaque discours, à chaque interrogation de journaliste le mot employé est bien "cotisé" et non pas "validé".
Les électeurs ont entendu (à tort) se qu'ils avaient envie d'entendre et personne n'a fait d'effort pour les détromper.

Ainsi Madame Marissol Touraine, le 29 février 2012, chargée au PS de ses problèmes a habilement esquivé une question directe qui lui était posée. (3)
François Hollande disait déjà : « pour les personnes ayant commencé à travailler tôt et cotisé suffisamment. […] Les salariés concernés sont les personnes ayant cotisé pendant 41,5 années, soit 166 trimestres. »

En l'état, la mesure ne concernera que les rares personnes qui ont commencé à travailler tôt ET sans interruption. Comme un aveu, François Hollande l'a confirmé sur RTL (7) : « Ceux qui n'ont pas leur durée de cotisation ne le pourront pas ».

Ce texte est conforme au programme du candidat. Hollande n'a pas menti. Il a essayé, avec succès, de tromper ses électeurs. Comment, alors que des voix avaient pourtant lancé des alertes, les syndicalistes ont-ils pu être aussi passifs. Incompétence ou complaisance ?

La vérité sort du puits, mais c'est le roi qui est nu. Les spectateurs, eux, se réveillent aujourd'hui :

A la CGT :
"Ce n'est pas du tout la même chose", s'inquiète Eric Aubin, chargé des retraites au sein de la CGT, qui compte "réclamer que le chômage ou la maternité soient pris en compte". (4)
« Nous aurions souhaité qu'on prenne en compte la durée de cotisation validée, explique-t-il. Pour nous, ce décret n'est qu'une première étape vers le rétablissement du droit au départ à 60 ans pour tous, une revendication que nous porterons lors de la réforme globale annoncée par François Hollande ». (6)
Très remonté, il indique aussi (7) : « L'annonce de François Hollande marque une forme de mépris pour les salariés, accuse Éric Aubin. En jouant sur les deux tableaux -l'âge de départ et la durée de cotisation-, il valide sans le dire les réformes de 2003 et 2010, et inflige une double peine insupportable aux futurs retraités. Mais nous ne sommes pas surpris ni déçus, car nous savions que nous serions obligés de remobiliser sur les retraites avant la présidentielle. »

Chez Force Ouvrière :
Jean-Claude Mailly déclare dans un entretien au Parisien (5) :
« Concernant la retraite, il a été dit pendant la campagne que le droit à la retraite à 60 ans serait rétabli pour ceux ayant cotisé 41 ans. Comment va être calculée cette durée de cotisation ? Avant d’être élu, François Hollande a indiqué que seules les périodes « cotisées » c’est-à-dire 41 ans travaillés effectivement seraient retenues, excluant ainsi les périodes « validées ». FO n’est pas d’accord. Quatre catégories de salariés vont être pénalisées : les femmes du secteur privé ayant élevé un ou plusieurs enfants et bénéficiant d’une bonification de deux ans ; toutes les personnes ayant connu des périodes de chômage ; tous les hommes ou femmes ayant eu un congé parental d’éducation ; toutes celles qui ont eu un congé maladie ou un accident du travail de plus d’un an. Autrement dit, tous ceux qui ont eu des périodes heurtées ne seront pas retenus. Ce serait discriminant et injuste. Et cela pourrait être un des premiers accrochages avec le gouvernement. »

De son côté Philippe Pihet, en charge des retraites pour FO enfonce le clou : « Ce décret risque de ne pas bénéficier aux personnes les plus fragiles, celles qui ont eu des carrières incomplètes à cause de longues périodes d'inactivité, et singulièrement les femmes » (6)

A la CFDT :
La critique est moins vive : « Il faudra répondre au problème des carrières incomplètes et de la retraite des femmes, mais dans le cadre plus large d'une réforme globale », juge Jean-Louis Malys. Le décret promis par François Hollande est « de toute façon une avancée significative pour les personnes qui ont commencé à travailler jeune et qui ont cotisé plus longtemps que les autres ». (6)

A la CFTC :
« François Hollande s'est aperçu que le PS était allé trop loin en promettant de rétablir le droit au départ à la retraite à 60 ans, abonde Pascale Coton, la secrétaire générale de la CFTC. Il a compris que c'était intenable financièrement et il cherche le moyen de s'en sortir. C'est une reculade, peut-être intelligente, mais il va falloir s'y faire. » (7)

Les échos, rappelle le chiffrage de la mesure : « Même limitée à moins de 150.000 bénéficiaires par an, la réforme promise coûtera déjà 5 milliards d'euros à l'horizon 2017, financés par une hausse des cotisations. »

Tel est bien l'enjeu. Au-delà d'éventuelles mesures d'habillage pour quelques injustices, le sauvetage du système de retraites est non pas de revenir sur les mesures existantes mais certainement de les amplifier. Ce sera l'un des premiers tests pour le nouveau Président. Pourra-t-il résister aux pression syndicales en se cantonnant à la lettre de son programme ou devra-t-il céder dès aujourd'hui sur ce premier point au risque de se retrouver encore plus en situation de faiblesse pour la négociation globale prévue à la fin de l'année ?
par credohumanisme http://www.agoravox.fr

1 Hollande : la disparition , http://www.credohumanisme.com
2 http://www.optimaretraite.fr/downlo...
3 http://www.marisoltouraine.fr/2012/02/r ... ternautes/
4 http://www.lemonde.fr/election-presiden ... 71069.html
5 http://www.leparisien.fr/economie/retra ... 993411.php
6 http://www.lesechos.fr/economie-politiq ... 321184.php
7 http://www.lefigaro.fr/politique/2011/1 ... llande.php
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 29/06/2012 - 18:40

La retraite à 67 ans pour tous, c'est encore et toujours "non" !

La question de l'âge du départ à la retraite risque de tourner à l'affrontement entre la France et l'Allemagne, si l'on comprend bien l'article du Figaro paru dans ses pages économiques du jeudi 14 juin 2012: en effet, « le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, estime que la décision de François Hollande de revenir à la retraite à 60 ans pour certains salariés n'est pas conforme aux choix européens »... Certains pourront être surpris de cette réaction allemande et y voir une scandaleuse intervention d'un Etat étranger dans la politique française dont la maîtrise, normalement, ne devrait appartenir qu'à elle-même, la France. Mais c'est oublier la logique actuelle de la Construction européenne, une logique de plus en plus fédérale et, en définitive, « à l'allemande » pour ce qui est du domaine économique.

Sur ce blogue, j'évoquais dès janvier 2011 la proposition du gouvernement allemand de généraliser l'âge de départ à la retraite à 67 ans pour toute la zone euro, voire l'Union européenne, au nom de « la nécessaire harmonisation européenne », information rapportée par Le Figaro du 19 janvier 2011 et reprise et développée par Jean Quatremer, spécialiste de l'Union européenne, sur son blogue (hébergé par Libération) le 28 janvier de la même année. Ce dernier expliquait un peu rudement mais fort honnêtement que « ce recul de l'âge de la retraite va concerner non seulement les Français, mais l'ensemble des Européens afin d'alléger les contraintes pesant sur les budgets de l'Union. C'est le prix à payer pour la solidarité financière que la zone euro a été obligée d'instaurer sous les coups de boutoir des marchés inquiets des dérives des finances publiques (…). L'Allemagne, la plus réticente face à cette véritable révolution de la gouvernance de la zone euro, s'est résolue à payer pour venir en aide aux États les plus fragiles, mais à condition qu'ils restaurent leur compétitivité, ce qui passe par une harmonisation sociale (par le bas, faute de moyens) et fiscale (afin de supprimer la concurrence fiscale). Un document interne du gouvernement allemand révélé aujourd'hui [28 janvier 2011] par l'agence de presse Reuters prône l'instauration d'un « pacte » qui imposerait, outre l'obligation constitutionnelle de l'équilibre budgétaire, un recul de l'âge de la retraite. « Vous ne pouvez avoir une monnaie unique et des systèmes sociaux complètement divergents », a martelé tout à l'heure au forum de Davos, la chancelière allemande Angela Merkel. ». C'était il y a plus d'un an, et l'Allemagne n'a pas reculé sur ce point, malgré l'isolement croissant de Madame Merkel en Europe. Au contraire, depuis l’article de Jean Quatremer, plusieurs pays ont adopté, par la voie parlementaire, la règle de la retraite légale à 67 ans : l’Espagne, la Grèce… et, plus récemment encore (à la fin mai 2012), la Pologne, pourtant pas encore dans la zone euro, tandis que l’Italie montait à… 69 ans !

La France apparaît désormais, avec sa retraite à 62 ans mise progressivement en place depuis l’automne 2010, comme une « exception » et même, pour certains, comme un scandale : autant dire que l’annonce d’un retour partiel à la retraite à 60 ans pour un certain nombre de personnes ayant travaillé tôt et cotisé plus d’une quarantaine d’années, avec, en prime, un petit coup de pouce pour les mères de famille, a provoqué l’ire d’un patronat de moins en moins social et, parfois, de plus en plus apatride et avide, prêt à délocaliser pour échapper à ses devoirs fiscaux et sociaux.

Mais ce recul exigé par Berlin, et soutenu par l’OCDE, n’est qu’une solution à courte vue, et déjà les industriels et économistes allemands réclament un relèvement encore plus important, parfois jusqu’à 69 ou 70 ans pour tous les pays de l’Union européenne… Jusqu’où ira-t-on, dans cette véritable fuite en avant qui risque de ne plus s’arrêter si l’on suit la double logique démographique (vieillissement des populations européennes) et économique (financement de plus en plus difficile d’un nombre grandissant de retraités), au moment même où l’on apprend que, si l’espérance de vie moyenne progresse encore un peu, celle d’une espérance de vie en « bonne santé », elle, diminue irrémédiablement (aujourd’hui, 62 ans en France) ?

Il ne s’agit pas, à l’inverse des oukases allemands, de forcer les salariés à s’arrêter de travailler avant 67 ans, et il faut permettre à ceux qui le souhaitent de poursuivre une activité professionnelle, y compris au-delà de l’âge légal officiel, en particulier dans le secteur public (ce qui est aujourd’hui impossible dans la fonction publique, dans les domaines de la Recherche et de l’Enseignement, au grand dam de nombreux professeurs et chercheurs).

Mais il faut refuser l’obligation de travailler jusqu’à 67 ans pour tous, mesure inéquitable et qui ne prend guère en compte la pénibilité fort différente des métiers et semble oublier que, aujourd’hui, l’espérance de vie d’un ouvrier de l’industrie est inférieure de 10 ans à celle d’un enseignant ou d’un cadre supérieur…

Au lieu d’imposer cette absurde règle de l’âge minimal obligatoire de 67 ans pour le départ à la retraite, il vaudrait mieux travailler à diminuer le nombre de chômeurs et à initier de nouveaux modes de calcul des retraites, par exemple par un système « à points » socialement équitable et économiquement viable : un chantier à ouvrir, d’urgence, mais en prenant le temps de la réflexion et de la négociation constructive.

http://jpchauvin.typepad.fr/
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 12/10/2012 - 14:09

Menaces sur les retraites complémentaires

Avec l’aggravation de la crise, les réserves des régimes complémentaires Agirc et Arrco seraient épuisées respectivement dès 2017 et 2020. C’est ce que révèle le site des Echos aujourd’hui. Les partenaires sociaux se réunissent vendredi pour examiner des solutions.

Les réserves des régimes de retraite complémentaire des salariés du secteur privé s’amenuisent. Déficitaires depuis 2010, l’Arrco (pour l’ensemble des salariés) et l’Agirc (pour les seuls cadres) sont obligés de puiser dans leurs réserves pour payer la part complémentaire des pensions de 11 millions de retraités. Ces réserves sont heureusement confortables : un peu plus de 6 milliards d’euros pour l’Agirc, près de 42 milliards pour l’Arrco fin 2012. Elles vont néanmoins s’épuiser plus rapidement que prévu, si l’on en croit les dernières projections qui viennent d’être réalisées. Car l’explosion du chômage réduit les rentrées de cotisations sociales.

Les caisses de l’Arrco seraient vides en 2020 ou 2022, celles de l’Agirc dès 2017 ou 2018. Autant dire demain, dans un système de retraite où les décisions mettent du temps à produire leurs effets. Des décisions, les partenaires sociaux qui gèrent l’Agirc-Arrco commenceront à en discuter vendredi. Patronat et syndicats se retrouveront pour tenter de trouver des solutions. Plusieurs scénarios, tous très controversés, ont été chiffrés par les services de l’Agirc-Arrco : hausse des cotisations, augmentation de la durée de cotisation, relèvement de l’âge légal de la retraite, moindre revalorisation des pensions…

Les débats s’annoncent houleux. Certains négociateurs plaideront pour des mesures immédiates, afin de sauver les retraites complémentaires à court terme. D’autres souligneront qu’il ne sert à rien de « rafistoler » les comptes dans l’urgence alors que le gouvernement lance dès le début de l’année prochaine une concertation en vue de réformer l’ensemble du système de retraite.

Lire l’intégralité de l’article http://www.lesechos.fr/economie-politiq ... 371355.php

http://www.nationspresse.info/
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 16/10/2012 - 18:35

Les caisses de retraite bientôt à sec ?

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... ewc9Oq65Yk

La sonnette d’alarme est tirée. L’Agirc et l’Arrco devraient, avant la fin de la décennie, ne plus être en mesure de verser de pensions aux millions de retraités qui comptent dessus pour maintenir leur pouvoir d’achat. Les réserves de ces deux organismes de retraite complémentaire fondent plus vite que prévu.

Car avec la crise, les régimes de retraite complémentaire sont obligés de puiser dans leurs réserves pour payer les pensions de 11 millions d’anciens salariés du secteur privé. Selon Les Échos, ces réserves étaient jusqu’à présent confortables : plus de 6 milliards d’euros pour l’Agirc et près de 42 milliards pour l’Arrco à la fin 2012. Mais avec le chômage, qui réduit les rentrées de cotisations sociales, ces réserves s’évaporent plus vite que prévu.

Dès 2017, l’Agirc serait dans l’incapacité de verser la moindre retraite à ceux qui ont cotisé pour en bénéficier. En 2020, ce serait à l’Arrco de voir ses réserves totalement asséchées.

10 scénarios envisagés

Pour remédier à cette pénurie programmée, pas moins de dix scénarios ont été envisagées : hausse des cotisations, report de l’âge de la retraite, augmentation de la durée de cotisation, gel temporaire des pensions… entre autres.

Mais aucune de ses solutions ne peut renverser la tendance à elle toute seule. Par exemple, si on recule l’âge légal de la retraite de 62 à 64 ans d’ici à 2023, cela rapporterait moins de 5 milliards d’euros par an à l’Agirc et à l’Arrco en 2030.

« On est arrivés au bout d’une logique. On ne peut plus se contenter de modifier tel ou tel paramètre » analyse Jean Louis Malys cité par le quotidien.

Prévus au premier trimestre 2013, les débats sur le sujet risquent d’être houleux. Patronat et organisation syndicales ne sont de fait pas d’accord sur les remèdes à apporter. Les uns plaidant pour le rafistolage temporaire, les autres appelant, comme Éric Aubin de la CGT, à engager une réflexion « dans un cadre beaucoup plus large » du système de retraite.

Challenges http://fortune.fdesouche.com
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 18/01/2013 - 17:15

Retraite : Parisot veut reculer l’âge de départ

La présidente du Medef met encore une fois sur la table la question d’une nouvelle réforme des ­retraites, mais dans un sens ­différent de l’exécutif.

Bien qu’empêtrée dans sa tentative de modifier les statuts pour rester à son poste deux ans de plus, Laurence Parisotn’a rien perdu de sa détermination à faire «bouger les lignes», pour reprendre le slogan du programme présidentiel du Medef en 2007. Lors de sa conférence de presse mensuelle mardi, où elle est apparue fatiguée et les traits tirés, la présidente de l’organisation patronale a mis encore une fois sur la table la question d’une nouvelle réforme des ­retraites, mais dans un sens ­différent de l’exécutif. «Il est ­illusoire de croire que les difficultés sont derrière nous après la ­réforme de 2010», a ­martelé la ­patronne des ­patrons.

Pour Laurence Parisot, les choses sont même presque aussi simples qu’en 2008 lorsqu’elle avait été la première à préconiser un recul de l’âge de départ à la retraite pour équilibrer à terme les régimes de retraite. Elle avait proposé de repousser le curseur jusqu’à 63 ou 65 ans, s’attirant alors les foudres de Nicolas Sarkozy au prétexte qu’une telle mesure ne figurait pas dans son programme de campagne. «Tous nos voisins ont choisi, à l’horizon 2035 ou 2040, de reculer l’âge légal de départ à 66 ou 67 ans, a-t-elle expliqué. On ne pourra pas résoudre les problèmes que nous connaissons avec des mesures du type de désindexation des pensions. Nous devons lancer le débat sur des orientations claires à moyen terme et la question de l’âge légal devra être reposée.»

Un trou de 20 milliards

Les mesures conservatoires à court terme, qui doivent être arrêtées par les partenaires sociaux pour sauver les régimes complémentaires de la banqueroute, ne suffiront pas. Le mal est plus global. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) l’a d’ailleurs clairement indiqué en décembre en chiffrant à 20 milliards d’euros le besoin de financement de l’ensemble des régimes en 2020. Et il devrait le refaire le 23 janvier en publiant un nouveau rapport, bien plus complet, sur «l’état des lieux du système français».

La réforme à venir, en tout cas, ne pourra être que globale. Pour la présidente du Medef, l’âge de départ ne devra pas être la seule variable d’ajustement. «C’est une combinaison optimale entre recul de l’âge de départ et allongement de la durée de cotisation qu’il convient de trouver», assure-t-elle. Non sans souffler quelques orientations plus générales sur les dépenses sociales qui lui tiennent à cœur et qu’elle répète à l’envi dès que l’occasion se présente.

«Je suis frappée de voir que le gouvernement n’aborde jamais la question, a-t-elle donc fustigé. François Hollande nous dit qu’il va devoir baisser de 60 milliards d’euros les dépenses publiques sur le quinquennat mais ne donne jamais les modalités ni les pistes pour y parvenir.» Pour elle, c’est pourtant on ne peut plus clair, la solution passe aussi par «une réforme du financement de la protection sociale, de l’Assurance-maladie».

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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 26/01/2013 - 13:36

CES RETRAITES QU'ON ASSASSINE

Le Président a présenté ses vœux le 17 janvier à des patrons d'entreprise et des partenaires sociaux ; il a annoncé la tenue en juillet d'une deuxième conférence sociale qui portera notamment sur « la qualité de vie au travail, l'égalité professionnelle homme-femme, l'amélioration de notre formation professionnelle ». Pour les connaisseurs, il est certain que cette parlotte supplémentaire avec la fête qui l'accompagnera ne servira à rien. En même temps il prévoit au printemps une série de négociations sur les retraites. Il a chiffré la catastrophe prévisible. Il y a trois ans, l'équilibre des régimes était assuré jusqu'en 2020. Maintenant c'est un déficit de 20 milliards qui est calculé pour cette date. Il n'en faut pas moins pour que notre prétendu modèle social soit menacé et il faudrait le sauver.
En fait il s'agit principalement des retraites complémentaires Agirc pour les cadres et Arrco pour les autres. Leurs réserves fondent rapidement et, on se contente de faire, depuis longtemps, du replâtrage en grattant ici ou là sans arriver à une solution définitive : on joue sur tous les tableaux, comme les cotisations, les âges de départ et le niveau des pensions.

LA REPARTITION
Ci-dessus il est question du prétendu modèle social et il faut analyser en profondeur le fonctionnement de la répartition pour comprendre que le système est condamné par sa nature même. L'ensemble formé par les Cnavts et les retraites complémentaires repose sur plusieurs coups de force et pas du tout sur des contrats. Les assujettis sont invités par la force à verser des cotisations durant leur vie professionnelle dans de multiples caisses. Le deuxième coup de force est que la gestion de ces caisses leur échappe, car sous des couleurs faussement démocratiques, leur gestion est confiée aux syndicats qui en tirent profit. In fine, ces assujettis devraient toucher des pensions représentant l'argent versé avec les intérêts et ce n'est pas le cas. Une multitude de facteurs entrent en ligne de compte, comme l'âge du départ, le manque de cotisants à cause de la démographie ; un système compensatoire complexe a été installé pour dépouiller les caisses supposées riches au profit des caisses en perdition. Ces manipulations douteuses déresponsabilisent les gens.
Indépendamment de sa malhonnêteté intrinsèque, le défaut majeur du système est de ne pas créer de richesse ; l'argent est dépensé aussitôt que récolté sous forme des pensions à verser. Une information vient de parvenir : Bernard Madoff, du fond de sa prion a confié que l'idée de lancer une chaîne de Ponzi lui était venue du système de la répartition en France. Il y a en effet de fortes ressemblances. Le système Madoff s'était écroulé d'un seul coup. Dans les cas de la répartition l'écroulement menace mais se produit progressivement d'où les rafistolages permanents et nécessaires : c'est une chaîne de Ponzi à écroulement lent.

LA CAPITALISATION
La capitalisation est totalement différente. C'est un système contractuel entre des personnes responsables, les épargnants et les caisses. La sortie est prévue par des clauses précises. Souvent l'épargnant peut choisir de toucher son capital enrichi par les bons placements. L'avantage majeur pour la richesse générale est que l'argent, au lieu d'être perdu, est investi. La généralisation du système aurait un effet majeur sur le PIB. Cela se vérifie dans les 28 pays qui ont choisi, en tout ou partie, la capitalisation. L'incroyable richesse des fonds de pension américains qui colonisent la France en est l'illustration.
Une objection est la possibilité de ratés dans les placements. Dans la répartition la ruine est programmée. Certes, la capitalisation peut rencontrer des problèmes mais il y la possibilité de les corriger.
Un calcul a été réalisé pour un cadre supérieur théorique qui aurait fait une carrière brillante. Dans la répartition après 40 ans de travail il toucherait à 65 ans une retraite complémentaire 60 000 euros par an. Avec la capitalisation et les fonds rapportant 4% par an, ce qui est prudent, il aurait un capital de 2 850 000 euros dont il pourrait transformer une partie en rente. Le même calcul serait possible pour d'autres niveaux avec des chiffres différents.
Le tabou de la répartition va-t-il tomber ? Un syndicaliste éminent de la CFDT avoue que l'on est au bout du rouleau et ajoute qu'il faut passer graduellement à la capitalisation. Ce n'est pas gagné d'avance car les tabous ont la vie dure.
MICHEL de PONCINS http://libeco.net
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 26/02/2013 - 19:45

Retraites : la réforme à reculons

Le dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites, publié en janvier, laisse craindre que la réforme systémique, programmée en 2013 par la loi Woerth, ne soit pas mise en train avant longtemps.
Le dernier rapport du Conseil d'Orientation des Retraites (COR), publié le 22 janvier, laisse à penser que l'article 16 de la loi Woerth du 9 novembre 2010 portant sur la réforme des retraites restera lettre morte.
Cet article prévoit notamment qu' « À compter du premier semestre 2013, le Comité de pilotage des régimes de retraite organise une réflexion nationale sur les objectifs et les caractéristiques d'une réforme systémique de la prise en charge collective du risque vieillesse. »
En d'autres termes, la loi Woerth, qui nous avait été présentée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement comme une réforme de grande ampleur, loin d'assurer le financement des retraites, a surtout reporté jusqu'après l'élection présidentielle de 2012 la réforme en profondeur du système. L'article 16 en précisait néanmoins les pistes de travail, en recherchant : premièrement, « les conditions d'une plus grande équité entre les régimes de retraite légalement obligatoires ». La loi prend donc acte des injustices flagrantes qui prévalent au sein du système français, notamment entre les régimes spéciaux (fonctions publiques, RATP, SNCF, industries électriques et gazières...) et les autres.
Deuxièmement, « les conditions de mise en place d'un régime universel par points ou en comptes notionnels, dans le respect du principe de répartition au cœur du pacte social qui unit les générations » : une vaste blague, puisque les jeunes générations sont d'ores et déjà sacrifiées sur l'autel de la répartition.
Troisièmement, « les moyens de faciliter le libre choix par les assurés du moment des conditions de leur cessation d'activité ». C'est l'idée de la retraite à la carte, qui n'est pas absurde à condition que le montant de la pension dépende des cotisations effectivement versée.
La loi précise qu'en s'appuyant sur un rapport préparé par le Conseil d'Orientation des Retraites, le Comité de pilotage des régimes de retraite (Copilor) soumettra au Parlement et au gouvernement le fruit de ses cogitations, dans le respect, entre autres, des principes de « pérennité financière », « d'équité intergénérationnelle » et de « solidarité intragénérationnelle ». C'est beau comme un rêve.
Des partenaires sociaux campés sur la conservation du système
Le rapport du COR publié le 22 janvier doit donc servir de base de réflexion au Copilor. Précisons d'emblée que le COR est un outil servi par des experts placés sous la houlette des « partenaires sociaux » (syndicats et patronat) et des représentants de l’État. Quant au Copilor, créé par la loi Woerth pour surveiller la situation financière des régimes et les conditions dans lesquelles est supposé s'effectuer le retour à l'équilibre, il est aussi entre les mains des mêmes « partenaires sociaux » et représentants de l’État. Lesdits partenaires sociaux vivant largement sur la bête, on peut douter que la réforme « systémique » soit très audacieuse.
C'est d'ailleurs ce qui apparaît à la lecture du rapport du COR, dont le principal intérêt est de souligner l'impasse financière dans laquelle est engagé le système de retraite français : « En 2011, les besoins de financement du système de retraite s'élèvent à 14 milliards d'euros. » Le chiffre est considérable, mais le plus inquiétant tient à une situation générale où se cumulent les effets de la crise économique et les déficits structurels liés à l'arrivée à l'âge de la retraite des générations du « baby boom » et à l'allongement continu de l'espérance de vie. Autrement dit, les retraités sont plus nombreux et vivent plus longtemps à la retraite, alors que les actifs, dont les cotisations alimentent les caisses de retraites, sont moins nombreux et subissent les effets de la crise.
Notons au passage que les générations qui arrivent à la retraite sont celles qui avaient 20 ans dans les années qui ont suivi 68 et qui n'ont pas fait d'enfants. L'espérance de vie progressant, les jeunes actifs sont invités, au nom de l’« équité intergénérationnelle » et de la répartition, à financer leur « deuxième vie », autrement dit à payer de grandes vacances à ces sexagénaires en pleine forme, tandis que la dépendance, qui est la vraie vieillesse, n'est toujours pas financée...
Quant à la « solidarité intragénérationnelle », quelques chiffres tirés du rapport du COR en disent plus qu'un long discours : le déficit du régime général (CNAV) s'élève en 2011 à 6 milliards d'euros, celui des complémentaires du privé (Agric-Arrco) à 3,7 milliards d'euros, tandis que celui des régimes spéciaux ne dépasse pas 0,2 million d'euros.
Or le financement de la CNAV repose à 63 % sur les cotisations sociales (à 10 % sur les impôts et taxes et 25 % sur des transferts), tandis que « de nombreux régimes spéciaux, dont celui de la fonction publique d'Etat (FPE) sont équilibrés in une par des subventions d'équilibre et des contributions d'équilibre des employeurs. » En réalité, dans le cas de la fonction publique d’État, les retraites sont en réalité financées par les contribuables, les « cotisations » se résumant à des jeux d'écritures.
Pourtant, on cherche en vain, dans le chapitre du rapport du COR consacré aux « Différentes dimensions de l'équité du système de retraite au sein d'une génération », un axe de réforme concernant cette différence de traitement flagrante entre la masse des salariés et retraités dépendant du régime général et ceux qui bénéficient des régimes spéciaux. Tout au plus le COR note-t-il que « l'existence de règles différentes contribue à un sentiment, justifié ou non, d'inégalité de traitement voire d'absence d'équité, ce qui est préjudiciable à la confiance dans le système de retraite et à la capacité à accepter des réformes des droits à-retraite. »
Ce silence laisse à penser que les politiques et « partenaires sociaux » qui président aux destinées du COR n'ont pas souhaité que le sujet soit abordé et restent campés sur la défense et la conservation du système actuel, dont ils tirent leur subsistance. Autant dire que la grande réforme n'est sans doute pas pour demain.
Jean-Pierre Nomen Monde&Vie via http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 01/03/2013 - 9:12

Retraites : la fin de l’âge d’or… les retraités ont mangé leur pain blanc

Patronat et syndicats avaliseront-ils la désindexation des retraites complémentaires par rapport aux prix lors de leur prochaine et théoriquement dernière – séance de négociation le 7 mars prochain ? Cette quasi-première ouvrirait une nouvelle période de baisse de pouvoir d’achat pour les retraites. Une rupture par rapport à la tendance du passé où l’on a vu le niveau de vie des retraités se hisser – en moyenne – à celui des actifs. Une performance que le système par répartition ne peut assurer qu’en période de croissance économique. Les années de vaches maigres ne laissent pas d’autre choix que d’opérer des révisions déchirantes
Plus rien ne sera comme avant pour les retraités qui ont vécu leurs plus belles années – Ah, la fameuse “lune de miel” des retraités ! Et les futurs inactifs qui persistent à croire que le statu quo actuel est tenable vont déchanter. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Placé devant le mur du financement – selon les dernières projections du Conseil d’orientation des retraites ( COR) -, le système de retraite fera face à un besoin de financement de 1 % du PIB (soit 20 milliards d’euros) à l’horizon 2020 et jusqu’à près de 2,5 % dans la pire des hypothèses à l’horizon 2040. Des perspectives qui signent inéluctablement la fin prochaine de l’âge d’or des retraites en France.
Le système français de retraites par répartition , l’un des plus généreux au monde, est parvenu à hisser le revenu des retraités quasiment à la parité de celui des actifs. Année après année, le niveau des pensions progresse de l’ordre de 3 à 4 % car les nouveaux retraités ont des carrières plus complètes et mieux payées. Question : une telle performance réalisable en période d’expansion est-elle, ne serait-ce que viable, en période de stagnation ?
Sous la pression financière
De gré ou de force, c’est sous la pression financière qu’il faudra fournir la réponse. Et cette dernière sera tranchée dans le vif. Le dossier des retraites, un temps oublié, fait un retour bien plus rapide que prévu.
Sous la double menace comptable et bruxelloise, le gouvernement accélère la cadence. La réforme de 2010 était pourtant censée laisser le dossier tranquille au moins jusqu’en 2018. Las, la récession est passée par là et le creusement du besoin de financement ne laisse pas d’autre choix aux autorités que d’intervenir pour enrayer la dérive. Cette année ou l’année prochaine ? L’exécutif hésite encore sur le bon timing pour traiter ce délicat dossier.
Fidèle à sa méthode de concertation, il installe cette semaine un comité des sages, présidé par Mme Yannick Moreau, chargé d’indiquer les différentes mesures possibles – et souhaitables – pour assurer la “pérennité” du système avant de convoquer une nouvelle conférence sociale au début de l’été. Son espoir ? Que d’ici là, une décantation se réalise du côté des solutions car il n’existe pas trente-six moyens mais seulement trois paramètres sur lesquels, en l’état actuel du système, les gestionnaires peuvent agir pour rétablir l’équilibre : le niveau des cotisations, l’âge de la retraite ou le niveau des pensions.
La désindexation à l’ordre du jour
Voilà un hasard du calendrier qui arrange bien les affaires du gouvernement qui ne veut pas assumer le premier le mauvais rôle : ce sont les gestionnaires des retraites complémentaires (Arrco pour les employés et ouvriers, Agirc pour les cadres) – le “deuxième étage” des retraites selon l’expression consacrée (le régime de l’assurance vieillesse de base constituant le premier étage) – qui doivent résoudre la difficile équation financement/prestations.
Les régimes qui étaient encore excédentaires font face à un déficit d’environ 4,5 milliards d’euros et avec une telle hémorragie, les réserves financières seront épuisées dès 2017 pour l’Agirc et 2020 pour l’Arrco. Or il n’y a pas d’échappatoire. La règle veut que les régimes couvrent leurs besoins par leurs ressources propres sans recourir à l’endettement. Ce qui les oblige à trouver des solutions d’urgence si possible d’ici le 1er avril prochain, date à laquelle les paramètres du régime sont traditionnellement chaque année révisés. Avec à la clé une possible désindexation des retraites.
“Nous sommes d’accord pour prendre des mesures conservatoires à la condition que ces dernières soient équilibrées. La désindexation ne pourrait être que provisoire et ne peut pas en tout état cause concerner le régime général qui constitue le socle des retraites”, déclare Jean-Marie Toulisse, secrétaire confédéral à la CFDT en charge des retraites.
Cette mesure sans précédent, si elle est avalisée par les syndicats et le patronat, pourrait inspirer le gouvernement, ce dernier pouvant alors se risquer à son tour à l’appliquer aux retraites de base. “Les partenaires sociaux ne sont pas dupes de la manoeuvre. Cette partie de go devrait trouver son épilogue le 7 mars prochain, date de l’utlime réunion de négociation pour les régimes complémentaires”, analyse Philippe Crevel, directeur du Cercle des épargnants. La désindexation est l’une des mesures les plus radicales. Une sous-indexation d’un point par rapport à l’inflation fait réaliser une économie de 4 milliards d’euros. Les Allemands l’ont fait depuis 2004, ce qui a conduit à une perte de pouvoir d’achat de plus de 10 % en huit ans.
Mais “ce serait écorner un acquis majeur des systèmes de sécurité sociale” écrit Bertrand Fragonard, magistrat à la Cour des comptes et auteur de Vive la protection sociale ! (éditions Odile Jacob).
Appliquée de façon durable, la sous-indexation conduirait à une baisse marquée du niveau de vie des retraités les plus âgés (un point sur vingt ans de durée de service d’une pension diminue son pouvoir d’achat en dernière année de 18 %).
L’âge de la retraite en question
On n’est certes pas obligé d’imaginer une séquence aussi longue. Et à court terme, la tentation de la désindexation a ses adeptes au sein même de l’exécutif ; cela éviterait au gouvernement d’avoir à “jouer” sur l’âge du départ à la retraite, une option qui fait figure de tabou à gauche. “Le report de l’âge légal fait l’objet d’un blocage à gauche, celle-ci ne voulant pas se déjuger après sa vive opposition à la réforme de 2010. Personne ne croit François Hollande capable d’annoncer un passage de l’âge de la retraite à 63 ou 64 ans après 62 ans. Et il aura du mal à assumer un allongement de la durée d’assurance”, analyse Philippe Crevel.
Bémol supplémentaire : le piétinement récent de l’espérance de vie au cours de la dernière période pourrait ralentir l’allongement mécanique de la durée d’assurance (selon la règle 2/3- 1/3 calée sur un partage constant de la vie humaine entre activité – en moyenne 40 ans – et retraite – vingt ans). La voie est étroite.
Si l’on veut écarter l’option de désindexation, il n’y a pas d’autre choix que d’accélérer l’augmentation de la durée d’assurance ou de différer l’âge de la retraite pour atteindre 64-65 ans aux alentours de 2030. C’est ce qu’ont fait les Allemands qui ont programmé la hausse de l’âge de la retraite à 67 ans jusqu’à l’horizon 2030.
“Dans une société où l’on vit plus longtemps, ce n’est pas une régression sociale que de travailler plus longtemps si – et c’est un chantier immense – on améliore les conditions d’emploi des seniors. C’est vraisemblablement la condition à remplir pour ne pas avoir à subir de régression du niveau de vie des retraités”, reprend Bertrand Fragonard. Confrontés à ces choix, les Français l’entendront-ils de cette oreille ? La réforme de 2010 accouchée dans la douleur – 4 mois de manifestations, trois journées de grèves – montre que cela n’a rien d’évident.
La fin de l’âge d’or
Quelle que soit la voie choisie, la situation des futurs retraités est appelée à connaître un net décrochage par rapport aux actifs. Selon les travaux du COR, le montant de la pension moyenne rapporté au revenu moyen d’activité est appelé à diminuer entre 5 et 10 % d’ici 2030 et de 10 à 25 % d’ici 2060 selon les hypothèses.
Et, encore, ce chiffrage ne prend en compte que le cas des carrières pleines or on sait qu’avec le développement de l’instabilité professionnelle, ces cas feront figure à l’avenir d’exception. “Jusqu’ici les réformes ont été quasi neutres pour les salariés ayant eu des carrières linéaires. En revanche, ceux qui ont des carrières heurtées ont subi une baisse de leur retraite. C’est un facteur d’inégalité”, déplore Jean-Louis Toulisse.
Les travaux du COR donnent toute la mesure des ajustements nécessaires pour atteindre l’équilibre du système de retraite. A l’horizon 2040, par exemple, cet équilibre supposerait une hausse de 2 points des prélèvements à la charge des actifs, un recul de l’âge effectif moyen de départ à la retraite d’environ 2 ans et une diminution relative des pensions par rapport au revenu d’activité d’environ 12 %. Mais quelle que soit la combinaison retenue, une certitude : il faudra agir sur tous les paramètres en même temps. Les retraités ont mangé leur pain blanc.
le Nouvel Economiste
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 15/05/2013 - 11:29

Panorama actuel des retraites en France

Il ne fallut pas longtemps après les élections législatives de 2012 pour que la « gauche » fasse vœu d'une nouvelle réforme en matière de retraite. Si ce n'est pas toujours le même joueur qui dispose de l'ovale, force est de constater que « gauche » et « droite » se passent le ballon régulièrement en toute entente, en vue d'aplatir au final au profit du camp capitaliste et mondialiste. Remarquons au passage que le sieur Sarkozy n'a pas du tout réglé l'épineux problème des retraites, malgré un comportement bouillonnant (1). Si tel n'avait pas été le cas, le gouvernement nouvellement nommé n'eut pas été obligé de revoir la copie.

Intuitivement le terme même de retraite, peut être parce qu'il est conjugué au singulier, mais aussi parce que nous l'associons simplement à la fin de la vie professionnelle, semble indiquer une certaine forme d'uniformité. Tel n'est pas le cas puisque, aussi bien l'âge de la retraite, que le montant mensuel financier de celle ci, diffèrent de beaucoup d'un retraité à un autre. Si donc les actuels quinze millions de retraités touchent une pension moyenne de 1.256 euros mensuels, les disparités sont d'importance.

Ce que l'on appelle régime général mérite bien son nom puisqu'il s'applique à environ 70% des actifs. On y trouve les salariés du privé, hors professions libérales, artisans, commerçants, agriculteurs qui eux, sont astreints à des règles différentes. La dernière réforme eut pour conséquence d'imposer comme âge légal minimum de départ 62 ans à partir de la génération née en 1955. A partir de cette génération, la durée de cotisation pour une retraite à taux plein est de 166 trimestres, soit 41,5 ans. En ce qui concerne les générations suivantes et jusqu'en 2020, le nombre de trimestres est fixé par décret. Au-delà de cette date, il y a flou juridique : on comprend alors bien que la dernière loi concernant le sujet n'a pas résolu les problèmes. De plus, si d'aventure, un salarié n'a pas satisfait à la durée de cotisation requise, il lui faudra attendre 67 ans pour partir en retraite. Dans les faits, les salariés partent en retraite à 62,2 ans. Leur pension moyenne annuelle est de 10.756 euros pour les non-cadres et de 20.000 euros pour les cadres.

En ce qui concerne les salariés du système public, l'âge légal du départ en retraite est le même que pour le secteur privé. Pour autant, il existe des nuances; ainsi pour les catégories à risque (pompiers, policiers,...), l'âge légal de départ en retraite peut varier de 52 ans à 57 ans, selon la génération. Quant à la durée de cotisation pour le taux plein, elle a été portée à 166 trimestres, soit 41,5 ans, pour la génération née en 1955, partant à 62 ans. Pour autant, on constate dans les faits que l'âge moyen de départ est de 58,8 ans chez les agents de l'Etat, 58,6 ans dans les collectivités locales et chez les hospitaliers, 55 ans. Quant à la rémunération, la pension moyenne est de 22 983 euros pour les fonctionnaires d'Etat et de 14 959 euros dans les collectivités et les hôpitaux.

Troisième volet, le cas des des régimes spéciaux. A la SNCF par exemple, l'âge légal de départ est de 55 ans, et de 50 ans pour les agents de conduite jusqu'en 2017. La durée de cotisation est de 166 trimestres, soit 41,5 ans à compter du 1er juillet 2018. Au sein de la compagnie, l'âge moyen de départ effectif est de 55,1 ans en 2011 avec une pension moyenne de 22 769 euros. A la RATP, l'âge légal de départ est de 60 ans pour les sédentaires et à 55 ans pour le personnel naviguant jusqu'en 2017. L'âge moyen de départ a été de 54,4 ans en 2011 avec une pension moyenne de 22 288 euros.

Il va de soi que chaque gouvernement prend garde de ne pas exciter les corporatismes, repoussant toujours l'harmonisation des régimes qui serait bien la moindre des choses. Que certaines catégories cependant, ou plutôt que certains métiers bénéficient d'avantages, cela semble bien normal. Pour autant, le problème essentiel n'a jamais été posé: réfléchir puis définir ce que doit être la troisième période de la vie.
Alain Rebours http://www.voxnr.com via http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Note :
1) synonymes: excité, agité, énervé, enragé, fébrile, forcené, nerveux, remuant, surexcité, tout-fou, transporté, troublé, turbulent.
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 09/06/2013 - 15:49

Retraites : les nouvelles générations vont payer pour les soixante-huitards

Comme vous n’avez pas pu y échapper, vous êtes certainement au courant que nous avons un léger problème de financement de nos retraites.

J’entendais encore hier une « jeune » retraitée m’expliquer qu’elle « avait cotisé 40 ans, alors sa retraite elle ne l’avait pas volée ». Son raisonnement est en partie faux. Certes elle a bien cotisé, mais les cotisations qu’elle a payé pendant 40 ans (et ce n’est pas elle qui en fixe le montant) n’ont jamais reflété le coût réel des retraites à venir mais celles du passé…

En clair, elle aurait dû, comme des millions de salariés de la génération du baby-boom devenant la génération du papy-boom, qui va se transformer inévitablement en clash des générations, payer beaucoup plus.

Ses cotisations ont été mal calculées (volontairement) afin de ne pas lui faire payer le véritable prix de la retraite à 60 ans. Peu importe que l’on soit pour ou contre la retraite à 60 ans (à titre personnel j’y suis favorable et en tant qu’observateur, à part pour de très rares fonctions, il n’y a plus de boulot passé 55 ans pour 80 % de nos seniors).

La réalité, c’est que la retraite à 60 ans a un prix. On accepte de payer ce prix ou pas. Comme l’argent ne tombe pas du ciel – sauf du côté de la Banque centrale américaine –, si on paie le prix de la retraite à 60 ans c’est autant d’autres choses que l’on ne peut pas faire ni payer. C’est un choix politique et démocratique.

Le coût des retraites de cette génération a été courageusement reporté sur les générations suivantes.

Capital spécial retraite !

C’est le magazine en vente chez votre marchand de journaux et c’est dans le numéro de juin 2013 !

En gros, c’est un dossier spécial qui répond à la question « dis-moi ton âge et je te donnerai ta date de départ à la retraite à taux plein ».

Le principe est simple. Plus on est « vieux » aujourd’hui, plus on aura une « belle » retraite. Plus on est jeune, plus on se fera couillonner.

C’est classé par tranche d’âge. Alors je me précipite sur ma catégorie. Page 124 pour les 35 à 45 ans. Et le tableau m’indique qu’il faut que je cotise 51 ans pour avoir ma retraite à taux plein. 51 ans ! Je répète… 51 ans.

Ayant commencé à travailler à 22 ans, je pourrai toucher une pension complète vers 73 ans. J’en rigole encore.

Une génération massacrée pour le bon plaisir des soixante-huitards !

Cela peut sembler une insulte à une grande partie d’entre vous mais ce n’en est pas une. Attendez de voir les explications et vous comprendrez l’étendue dramatique du sujet… et donc que quelles que soient les promesses qui seront faites à cette génération des soixante-huitards, de toute façon elles ne pourront pas être tenues.

La preuve.

Ma génération, les 35-45 ans, est la génération qui est actuellement au travail. Donc en gros, c’est nous qui allons vous payer !

Nous avons des enfants en bas âge et plus d’allocations puisque nous sommes des « zaisés » (un zaisé, c’est quelqu’un qui a simplement un travail).

Nous devons faire face à une partie importante des augmentations d’impôts pour payer les dettes, ou plutôt les intérêts (de vos dettes d’ailleurs, enfin de celles de votre génération de soixante-huitards).

Nous devons faire face à un marché de l’emploi déprimé et dépressif, ce qui a pour conséquence que nos salaires sont assez miséreux et progressent pas ou peu (en moyenne). L’idée étant qu’avoir une augmentation aujourd’hui, c’est avoir un emploi. Ouf.

Nous devons faire face à un prix de l’immobilier particulièrement exorbitant puisqu’il n’a jamais été aussi haut, en partie en raison de la génération des soixante-huitards qui s’est mise à préparer sa retraite il y a 10 à 15 ans, faisant grimper les prix de l’immobilier le tout avec des taux d’intérêt historiquement bas.

Nous devrons financer les études de nos enfants de plus en plus coûteuses.

Nous devrons sans doute financer en grande partie la dépendance de nos parents et des parents des autres tant qu’on y est, à savoir les soixante-huitards du 5e âge (pour le moment, on a le temps, vous êtes en forme).

Avant, il faudra que nous financions vos dépenses de santé pour que vous puissiez atteindre des âges respectables. Et là, comme vous êtes nombreux, ça va vraiment nous coûter très cher.

Les générations plus jeunes n’arrivent pas à trouver de travail puisqu’il n’y a plus de travail. Donc la base des travailleurs taxables se réduit comme peau de chagrin et le nombre d’actifs par retraité est dramatiquement bas.

Ce que croient les soixante-huitards, les fonctionnaires, les régimes spéciaux !

C’est qu’ils devront sans doute se contenter d’une retraite un peu plus faible.

Les fonctionnaires pensent qu’avec une bonne grève le gouvernement reculera.

Que les régimes spéciaux ne seront pas touchés.

Qu’on pourra demander aux mêmes de raquer, c’est-à-dire que l’ensemble des parents de France deviennent les rentiers séniles de leurs enfants !

Fin des provocations !

Si vous avez tenu jusqu’ici, je vous en remercie et j’arrête mes provocations sur les membres de la génération du baby-boom.

J’espère simplement que vous avez compris que le financement des retraites actuelles allait peser sur une toute petite minorité qui a encore un travail, et plus pour longtemps puisque beaucoup d’entre nous allons être sortis du marché de l’emploi pour être remplacés par des robots humanoïdes.

Le paiement des retraites ne sera pas possible.

Le paiement des soins médicaux pour nos seniors ne sera plus possible.

Ce paiement ne pourra pas reposer sur une génération des 35/45 ans qui n’en ont juste pas les moyens. C’est mathématiquement impossible. Tout le reste, c’est de la littérature et de l’enfumage politique à visée électorale. C’est du flan, du mensonge…

Le rapport commence à fuiter !

Comme il faut préparer le bon peuple à la rééééforme des retraites, on fait savamment fuiter quelques pistes sur lesquelles travaille le gouvernement afin de sonder et voir les réactions et l’opposition. On fera passer la loi cet été, pendant que vous êtes tous en vacances avec enfants et petits-enfants !

Les régimes spéciaux seront sans doute attaqués car politiquement ce serait injustifiable.

On demandera encore plus au privé pour que les fonctionnaires aient l’impression de moins perdre que les zautres.

On reculera encore l’âge de la retraite à taux plein, on taxera vraisemblablement les retraités actuels à coup de CSG et de suppression d’abattement, ce qui reviendra à baisser les retraites… En augmentant les zimpôts.

Le gouvernement dira que sa réforme est JUSTE car les femmes atteintes de maladies orphelines, mères de 3 enfants ou plus, ayant travaillé au moins 25 ans de nuit, atteintes d’un cancer et bénéficiant du régime des affections de longue durée… pourront partir à 60 ans ! Ouf, j’ai eu peur que ce soit pas JUSTE, mais ce sera forcément JUSTE… puisque c’est la gôche.

On vous promettra qu’avec cette réforme ce sera la bonne !

Et on vous mentira en toute connaissance de cause. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a personne capable de payer ces pensions, et que si on prend en compte les engagements de retraites des fonctionnaires… c’est 4 300 milliards de dettes pour notre pays. Merci, au revoir les finances publiques. System Failure. Game Over. Fini, terminé, wallou…

Y a plus de pognon. Réforme ou pas. Y a plus d’argent. Vous n’aurez pas vos retraites. Elles vont baisser, diminuer, être taxées, réduites, coupées en morceaux, laminées…

Il faut donc vous y préparer…

Bon je sais, dit comme ça ce n’est pas très vendeur.

Mais n’oubliez pas qu’en plus vous allez perdre votre épargne quand les États feront faillite. Vous serez vieux, ruinés, sans épargne, et ne touchant plus qu’une pension de misère alors qu’on vous avait promis la lune. Raté !

Donc il n’y a pas 36 solutions (non, non, louer des appartements très cher à vos enfants insolvables ne va pas fonctionner très longtemps).

Un lopin de terre avec un potager, un poulailler et un plan épargne boîtes de conserve (PEBC), éventuellement une maison suffisamment grande pour abriter le reste de la famille du genre vos enfants et petits-enfants.

La misère est plus supportable au soleil, loin des villes et du froid, dans la dignité et à plusieurs. Et puis vos enfants seront sans doute ravis de profiter de leurs parents.

Bref, nous avons simplement oublié que la première solidarité est la solidarité de la cellule familiale. Une valeur que nous allons retrouver par la force des choses.

Et regardez comme nos zamis socialistes sont avance sur leur temps. Avec le mariage pour tous, en fait, ils ont voulu que tous puissent avoir une famille… parce qu’au rythme où vont les choses… c’est bien l’union des familles qui permettra de faire face au tsunami des retraites qui arrive sur nous. D’ailleurs, s’il n’arrivait pas, on ne se fatiguerait pas à faire une réforme.

Mais il est temps pour chacun de nos amis retraités, jeunes ou moins jeunes, de faire un véritable stress test personnel.

Comment gérez-vous une situation où votre pension a baissée de 50 % ? C’est ce qui va se passer. Personne ne vous le dira. Vous le découvrirez petit à petit, comme à chaque fois.

Bon courage à tous nos aînés car c’est au moment où ils seront fragilisés et vulnérables que l’État les abandonnera en rase campagne et c’est aussi aux enfants à se préparer à aider les parents, car je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne il est hors de question de voir mes parents dans une situation de dénuement importante. Allez, je vous laisse, j’ai quelques piécettes à mettre de côté au cas où… pour ma maman !

économie matin.fr http://fortune.fdesouche.com
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 21/06/2013 - 17:05

Retraites : la réforme impossible du Monopole

La tournure que prend la Conférence sociale du président Normal ne surprend probablement personne. Elle correspond à la fois aux tropismes bien repérables du personnage. Et elle confirme le mode de fonctionnement du gouvernement Ayrault, en place depuis plus de 12 mois.

Sans doute quelques décisions s'imposeront et elles ne manqueront pas de prévaloir, y compris dans le dossier des retraites. Elles ne donneront satisfaction à personne mais elles tendront, comme toujours, à la moindre irritation des bureaucraties syndicales.

On a d'abord laissé la très grise Yannick Moreau née Polo, ancienne directrice de cabinet de Chevénement à l'Éducation nationale, aujourd'hui porte-plume du très administratif Conseil d'orientation des retraites, technocrate inodore et sans imagination, dresser avec méthode le tableau de toutes les options possibles : toutes sauf une, celle qui laisserait aux Français le maximum de libre choix.

Sur cette exclusive, d'ailleurs si ordinaire à notre soi-disant débat citoyen, personne n'a protesté jusqu'ici : je me permets de le faire dans le cadre de ma petite fenêtre d'autonomie, mais sans illusion.

Une fois rédigé ce catalogue des mesures à la fois impopulaires, sans novation et sans audace il ne reste plus qu'au sauveur suprême de pratiquer la médecine la plus indolore

La préférence du chef de l'État s'exprime assez nettement en faveur du rallongement global des durées de cotisations obligatoires. Cela ne fera que confirmer l'illusion collectiviste de ce qu'on appelle aujourd'hui la répartition.

Un homme fort compétent, M. Henri de Castries, président du groupe d'assurances Axa, et de la conférence si discrète de Bilderberg de 2013, intervenait à ce propos ce 20 juin sur Radio-Classique. En cette occasion il a donné un certain nombre d'indications sur l'espace de liberté que le système social démocrate s'apprêterait généreusement à octroyer aux Français : 80 % de "répartition" et 20 % de "capitalisation". Il recommande à ce sujet de renforcer le dispositif fiscal en faveur du Perp "Plan d'épargne retraite populaire".

Sur le mot et l'idée de répartition, personne n'ose jamais réagir non plus : cette expression ne figure même pas dans le Grand Larousse Encyclopédique de 1962. Cependant on la fait remonter au fameux programme du Conseil national de la résistance, rédigé en fait par le communiste Villon. (1)⇓

Promise par le front populaire en 1936, apparue en 1941 dans le cadre de la charte du travail, confirmée à partir de la libération en 1944, la "retraite des vieux travailleurs" n'a reçu que très tardivement son appellation de "retraite par répartition", lorsque 25 ans plus tard on entreprit sa généralisation abusive à toutes les catégories professionnelles, à l'exception des fonctionnaires et des bénéficiaires de statuts privilégiés, institués par les ministres communistes de 1945, Thorez à la fonction publique, Marcel Paul à la production industrielle et créateur du monopole EDF-GDF.

On ne peut vraiment comprendre le mensonge de la retraite par répartition que comme une partie de l'héritage hexagonal communiste.

Ce monopole de plus en plus ruineux pour les épargnants cyniquement spoliés ne sera balayé que par une revendication de liberté : libre choix de l'épargne, personnelle et familiale pour chacun, professionnelle pour les travailleurs indépendants, libre choix de l'âge de départ, moyennant une pension proportionnelle aux cotisations, libre choix de l'auto entreprise, etc.

Il faut appeler les choses par leur nom : les gens qui dénigrent ces élémentaires libertés, ne sont pas autre chose que les adversaires de la Liberté.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/ via http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

Apostilles

1 On soulignera à ce sujet que le programme du CNR est supposé avoir été adopté en mars 1944 alors qu'aucune réunion plénière de cet organisme – dont l'objet était la libération du territoire – ne s'est tenue entre novembre 1943 et août 1944
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 26/06/2013 - 8:07

Les retraités, eux aussi, vont être plumés

Cher Lecteur, c'est l'actualité brûlante qui me contraint à reprendre la plume, bien peu de temps après l'avoir reposée, puisque le sujet que j'aborde ce jour, le fut déjà en date du mardi 14 Mai 2013 (1). Depuis cette date, l'histoire s'est de nouveau accélérée et il semble que c'est à marche forcée, qu'on veut contraindre le peuple français à rentrer dans un monde dérégulé.

Furent ainsi présentées, en date du vendredi 14 juin par le premier ministre, les conclusions du rapport de la commission Moreau qui doit son nom à la haute fonctionnaire prénommé Yannick, présidente de la Commission pour l'avenir des retraites. Et Jean-Marc Ayrault d'annoncer que le gouvernement proposera, sans doute en septembre, un projet de loi qui sera soumis au parlement. On sait déjà que le prochain quart de siècle sera particulièrement pénible en matière de financement des retraites en raison de la pyramide démographique. Cette dernière évolue en raison notamment de l'augmentation de la durée de l'espérance de vie en l'espace d'une quinzaine d'années, hommes et femmes ayant gagné à peu près quatre ans durant cette période.

Les mesures préconisées par le rapport Moreau sont les suivantes:

- Augmentation de la durée de cotisation à 43 ans pour les personnes nées à partir de 1962 puis 44 ans pour ceux nés dès 1966. Rappelons que la durée actuelle n'est que de 41,5 ans. Cela chiffre l'augmentation de la durée de cotisation à hauteur d'à peu près 10%, cela d'un seul coup ! Il est vrai aussi qu'une hypothèse moins dure a été envisagée.

- Modification du mode de calcul pour la fonction publique.

Alors que les salariés du secteur privé voient le calcul de leur retraite effectué suite à leurs cotisations durant leurs 25 dernières années, ce sont les six derniers mois qui sont pris en compte pour la fonction publique. Il est désormais question de prendre en compte une durée beaucoup plus longue allant de 3 à 10 ans. Cela bien entendu, diminuerait nettement le montant des retraites même si on propose de mieux faire avaler la pilule en intégrant au calcul une partie (combien?) des primes.

- Ponctionner les retraités.

Le taux de Csg des retraités qui est aujourd'hui de 6,6% passerait à 7,5%. Certains avantages fiscaux seraient supprimés.

- Hausse des cotisations pour les plus « riches ».

Augmentation progressive des cotisations d'assurance-vieillesse au dessus d'un certain montant.

Le gouvernement joue en fait la scission entre Français, opposant jeunes et vieux, salariés du public et salariés du privé, « riches » et « pauvres ». Espérant des luttes intestines catégorielles, il souhaite un fractionnement du peuple français qui lui permettra de faire passer sa loi. On voit où nous mène progressivement le libéralisme échevelé. Encore une fois, la vérité ne se situe pas aux extrêmes, qu'ils soient communiste ou capitaliste. Cette loi n'est qu'une parmi tant d'autres dont le Français moyen qui n'est pas riche – environ 1600 euros par mois – aura à souffrir. Il en est de même de la privatisation de l'énergie électrique au motif – sans rire – qu'elle a pour objet d'augmenter les tarifs. Idem pour le projet de nouvelle taxe à destination des possesseurs d'ordinateur, c'est à dire vous et moi. Itou pour les radars installés désormais un peu partout.

On sait que le budget de l'Etat dépend de la Tva, des impôts directs, et des impôts sur les sociétés. Parce que le libéralisme est, lui aussi doctrinaire, il postule la nécessité de diminuer l'impôt sur les sociétés. Sachant donc la diminution des ressources de l'Etat en fonction de ce choix idéologique, fatalement il faut rogner sur tout ce qui fut apporté naguère aux Français. D'où les nombreuses nouvelles ponctions, les diminutions de prestation (ainsi la diminution du remboursement des médicaments) et les augmentations de charges.

La logique économique libérale, initiée voici une quarantaine d'années va jusqu'au bout de sa logique. Ce choix libéral, dont on nous avait dit qu'il permettrait d'augmenter les salaires et d'éradiquer le chômage, a eu des conséquences tout à fait contraires. Les dirigeant eurent du, surtout suite à la levée du rideau de fer, se lancer dans la grande aventure paneuropéenne, incluant bien sur la Russie pourvoyeuse d'énergie, en établissant un marché économique presque fermé. Quant on songe à la fin des chantiers navals, de la construction automobile, de la sidérurgie, du textile, de l'électroménager, de l'ameublement, on se doute bien que ce sont des millions d'emplois que l'on pourrait créer en Europe.

Aujourd'hui, suite au rapport Moreau, espérant quand même une forte obstruction de la gauche de la gauche, notamment au Sénat, ce sont probablement les retraités qui vont trinquer.

Et demain ?

Alain Rebours http://www.voxnr.com

Notes :

(1) Panorama actuel des retraites en France: http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFylVl ... sXKz.shtml

(2) Le rapport Moreau: http://www.gouvernement.fr/sites/defaul ... moreau.pdf
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 12/07/2013 - 16:54

Retraites : encore une réforme qui fait pschitt...
Les mesures préconisées par le rapport Moreau, remis au premier ministre par la Commission pour l'avenir des retraites, ne régleront rien au fond. Le gouvernement va poser un sparadrap sur une plaie béante...
La situation financière de notre système de retraite est comparable à une plaie béante. Mais plutôt que d'essayer de trouver un remède, les médecins convoqués au chevet du malade s'emploient, sur l'ordre du gouvernement, à distribuer aux Français du doliprane et des somnifères.
Ces médecins, ce sont les experts du Conseil d'Orientation des Retraites, le COR, un organisme présidé par madame Yannick Moreau. La stratégie des gouvernants ne date pas d'aujourd'hui : le pouvoir politique (Sarkozy hier, Hollande aujourd'hui) dicte aux diafoirus à la fois les symptômes du mal et le diagnostic souhaité, charge à eux d'habiller le tout de considérations pseudo-scientifiques propres à tromper les gogos.
Ainsi le COR annonce-t-il un déficit d'une vingtaine de millions d'euros en 2020, chiffre qui ne correspond à aucune réalité, pour la bonne raison que les hypothèses retenues pour arriver à ce résultat sont archi-fausses : le COR est parti du principe, pour calculer ses prévisions, que nous aurions bientôt renoué, non seulement avec la croissance (le pays vient d'entrer en décroissance. ..), mais aussi avec le plein emploi - or, nous aurons probablement passé le cap des 11 % de demandeurs d'emploi d'ici la fin de l'année...
Le déficit sera donc plus important. Mais il y a pire : personne, ou presque, ne parle de la « dette retraite », autrement dit, comme l'explique l'économiste Jacques Bichot(1), des « créances que les retraités actuels et futurs ont sur la collectivité nationale, tant en termes de pensions que de dépenses de santé ». Son montant est pourtant pharamineux : 10 000 milliards d'euros, selon Jacques Bichot, soit le quintuple de la dette publique « ordinaire » !
Pour se préparer à cette difficulté et tenter de préparer un tant soit peu l'avenir, le gouvernement de Lionel Jospin avait créé, en 2001, un Fonds de réserve pour les retraites. Malheureusement, à la faveur de la réforme d'Eric Woerth, la petite souris, sous Sarkozy, a commencé à croquer la galette. De toutes manières, même les 36 milliards d'euros que le Fonds était parvenu à mettre de côté en 2010 restaient très insuffisants.
Plus on la différera, plus la vraie réforme sera douloureuse
Eric Woerth, en 2010, était conscient de la disproportion qui existait entre cet enjeu et sa réforme a minima. Pour le gouvernement Fillon, la principale urgence consistait à repousser courageusement la réforme après les élections de 2012... La loi Woerth prévoyait donc l'organisation, au premier semestre 2013, d'une grande « réflexion nationale » sur une réforme « systémique » : autrement dit, une réforme en profondeur du système lui-même, dans le cadre cependant de la répartition.
La loi Woerth énonçait cependant d'autres pistes de réformes à explorer, à savoir :
- premièrement, la recherche de l'équité entre les différents régimes de retraite obligatoire (en particulier entre ceux, très généreux, du secteur public et ceux du privé) ;
- deuxièmement, l'adoption d'un régime par points, tel qu'il fonctionne déjà dans les complémentaires du privé (Agirc-Arrco), ou en « comptes notionnels », comme il existe en Suède: ces systèmes permettent d'ajuster les recettes et les dépenses avec plus de souplesse que l'actuel système par annuités ;
- et troisièmement, les moyens de laisser aux assurés le libre choix du moment de leur retraite, le montant de la pension dépendant bien sûr de l'âge de départ.
Le rapport Moreau n'a retenu aucune de ces pistes. Ses propositions les plus « audacieuses » portent sur deux points non négligeables, mais mineurs :
- le calcul de la pension des fonctionnaires, aujourd'hui basé sur les 6 derniers mois de salaire, et qui l'aurait été sur les 10 meilleures années - ce qui restait inéquitable. Les syndicats ayant montré les dents, le gouvernement s'est hâté d'enterrer cette idée.
- l’augmentation de la durée de cotisation, qui aura un effet sur le privé, mais ne permettra de dégager aucune économie sur le secteur public, puisque les cotisations y sont factices : il s'agit de simples jeux d'écritures qui ne correspondent à aucun mouvement de fonds réel.
D'autres mesures, à caractère fiscal, risquent d'être vivement ressenties par les Français, comme la désindexation des pensions, qui seront revalorisées au-dessous de l'inflation ; augmentation de la CSG sur les retraites ; suppression de l'abattement de 10 % ; fiscalisation des majorations de pension pour les retraités ayant élevé au moins 3 enfants...
Il aurait pourtant mieux valu s'imposer dès à présent des sacrifices plus importants, et réaliser sans plus attendre l'indispensable réforme de fond. Plus on la différera, plus elle sera douloureuse et plus la situation des retraites, en France, sera compromise. Auprès de l'effondrement des pensions qui se produira si rien n'est fait, la désindexation ou la hausse de la CSG risque d'apparaître dans quelques années comme d'aimables plaisanteries.
Pour un peuple, il n'est de pire risque que la lâcheté politique de ses dirigeants.
Jean-Pierre Nomen monde & vie . 2 juillet 2013
1). Professeur Jacques Bichot, Titanic debt, mai 2012, étude publiée par l'association Sauvegarde Retraites.
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 22/08/2013 - 10:08

Nouvelle hausse de la CSG pour financer les retraites
C'est tout ce qu'a trouvé le gouvernement socialiste comme solution au problème du financement des retraites.
L'allongement de la durée de cotisation serait pour après 2020... Selon l'association Sauvegarde retraites :
"Autant dire que la réforme de fond du système de retraite a d’ores et déjà fait pchitt. Ni l’adoption du système par points, ni l’instauration d’un semblant d’équité entre les retraités du secteur public et ceux du privé, mesures pourtant mentionnées dans la loi Woerth, ne sont envisagées. Quant à un recours, même partiel, à la capitalisation, n’en parlons même pas : elle restera le privilège des fonctionnaires, par le biais de la retraite additionnelle de la Fonction publique (RAFP), et… des sénateurs !
Il faut donc s’attendre à ce qu’après une courte amélioration due à l’augmentation de la CSG, le déficit du système de retraite français se creuse de plus belle. En attendant d’envisager, d’ici deux ou trois ans, une nouvelle « réforme »… Aïe !"
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.f ... ancer.html
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 23/08/2013 - 7:47

Retraites : les familles nombreuses vont trinquer
Dans un système de retraites par répartition, ce sont les enfants des familles nombreuses qui paient les retraite des célibataires et des couples inféconds.
Il est donc logique que leurs parents qui ont eu la charge de leur éducation bénéficient d’un bonus qui compense leur perte de revenus et de patrimoine. Ce bonus, les socialistes s’apprêtent à le mettre en pièces car il est contraire à leur idéologie libérale/libertaire de démantèlement de la famille et de « grand remplacement » de la population française. C’est une raison supplémentaire pour les partisans de la « Manif pour tous » de ne rien lâcher et pour les combattants du « Printemps français » de rester mobilisés. Après Christiane Taubira et Manuel Valls, c’est Marisol Touraine qui pourrait être mise sous pression.
Les lecteurs de Polémia trouveront ci-dessous un article d’Economie matin.fr
Polémia.
Réforme des retraites : les parents de familles nombreuses risquent de la sentir passer
L’ensemble des mesures spécifiques en faveur des retraités ayant eu trois enfants ou plus coûterait 12 milliards à la Sécurité Sociale. D’après le gouvernement…
L’équation est connue : les retraites versées aujourd’hui sont financées par les cotisations de salariés qui n’étaient encore que des enfants hier. Et les retraites de demain seront payées par les cotisations des enfants d’aujourd’hui. C’est pour cette raison que depuis l’invention du système de retraite de la Sécurité Sociale, les parents de familles nombreuses bénéficient de bonus.
Les mères de familles tout d’abord, voient des trimestres de cotisation validés « gratuitement », à raison de deux ans par enfant. Egalitarisme oblige, la loi prévoit désormais que ce bonus puisse être partagé entre le père et la mère. Les pensions versées ensuite, sont bonifiées de 10 % pour les parents qui ont élevé 3 enfants ou plus, là encore pour compenser la perte de revenus induite par des enfants « en nombre ». Les statistiques sont unanimes sur ce point : l’arrivée d’un enfant dans le foyer provoque une baisse du revenu disponible de 10 %. Quand ils sont quatre ou cinq, on peut appeler cela appauvrissement, et les économies d’échelle, (les vêtements que l’on se repasse d’un frère à l’autre) ne sont qu’un mythe, ou une aubaine marginale.
Chaque enfant abaisse de 10 % le revenu de vie du foyer dans lequel il se trouve
Mais en face, le gouvernement a fait ses comptes. La facture des différentes bonifications accordées aux familles nombreuses pour les retraites des parents s’élèverait à 12 milliards d’euros par an. Quand on cherche à faire des économies, tout y passe, et tailler dans ces avantages paraît logique et simple. Seulement voilà : le patrimoine des familles nombreuses est systématiquement moindre que le patrimoine des foyers standard. Les familles nombreuses sont plus souvent locataires que les français moyens, faute de pouvoir acquérir leur résidence principale. Les parents de familles nombreuses auront donc plus souvent que les autres à se loger jusqu’à la fin de leurs jours en louant, faute d’avoir pu acheter leur toit.
Prenant conscience de ces écueils, le gouvernement a ordonné une étude afin d’évaluer l’impact des projets de réforme des “bonus” sur les pensions de retraite des pères et mères de familles nombreuses. Réponse dans quelques semaines…
Jean-Baptiste Giraud
Rédacteur en chef d’Economie matin.fr
Economie matin .fr, 21/08/2013
http://www.polemia.com/retraites-les-fa ... -trinquer/
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 28/08/2013 - 14:48

Si vous voulez une retraite, mettez de l'argent de côté

Lu sur Contrepoints (1) à propos de la réformette des retraites de Jean-Marc Ayrault :
"Le principal élément consiste en l'allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Au lieu de mettre en oeuvre cette réforme au plus vite pour qu'elle s'applique à tous de manière équitable, Jean-Marc Ayrault choisit de l'étaler jusqu'en 2035, frappant de facto tout particulièrement les jeunes. Une fois de plus, de quoi nourrir l'impératif de révolte de la jeunesse (2), qui paie plus de taxes pour obtenir moins.
A l'inverse, pour augmenter les prélèvements, c'est tout de suite et sans modération aucune, alors que le coût du travail exorbitant condamne les Français à un chômage massif endémique. La réforme des retraites prévoie +0,6% de cotisations sociales, qui viendront amputer directement votre pouvoir d'achat et, partant, la croissance économique française. Seul (petit) point positif, l'inégalité de cotisations entre fonctionnaires et salariés du privé n'est pas amplifiée, tout le monde devrait être mis à contribution. L'écart, important (3), reste mais n'augmentera pas.
Enfin, loin de réduire les dépenses, le gouvernement s'est plutôt engagé à en faire de nouvelles, encore financées par des taxes :le compte pénibilité devrait coûter, selon les estimations officielles, 500 millions € par an, financés par de nouvelles cotisations sociales. Voilà qui devrait aider l'emploi à repartir...
Sans surprise, si avec cette réforme, le gouvernement compte "économiser" 7,3 milliards d'euros en 2020 pour le régime général (salariés du privé), la très grosse majorité de l'effort viendra donc de cotisations supplémentaires (4,4 milliards, 60%), certaines, tandis que les économies, encore hypothétiques, n'arriveront pas avant 2020, quand l'âge de la retraite augmentera. Le tout, sans réussir à ramener le régime à l'équilibre puisqu'il serait encore en déficit de 300 millions € en 2020, pour ne trouver l'équilibre qu'en 2040.
Le message en filigrane est clair pour les jeunes : si vous voulez une retraite, mettez de l'argent de côté..."
http://www.lesalonbeige.blogs.com/
1) http://www.contrepoints.org/2013/08/28/ ... faire-pire
2) http://www.contrepoints.org/2013/06/12/ ... e-revolter
3) http://www.lesechos.fr/economie-politiq ... 573851.php
.........................
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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 12/10/2013 - 18:26

Retraites : La capitalisation au secours de la répartition

Des faits nouveaux sont intervenus sur le front des retraites. La grande parlotte nationale annoncée par le gouvernement est bien en route. Des promesses sont formulées. Tous les moyens seront mis sur la table pour sauver la répartition ; celle-ci est considérée comme le nec plus ultra dans le domaine des retraites car elle est supposée reposer sur un contrat entre les générations. S'ajoute la chimère de l'égalité. Constatons que ce magma idéologique fut partagé par d'anciens gouvernements ainsi que l'habitude des parlottes ne débouchant sur rien de vraiment nouveau sinon des rapiéçages.
L'existence d'un prétendu contrat est un gros mensonge. Un contrat implique une signature après négociation. Rien de tel ici. Il y eût au sortir de la guerre une action de force étatique obligeant les salariés à verser des cotisations dans des caisses spéciales, contre la promesse de toucher un jour une pension ; dans la suite, le système fut étendu à d'autres catégories que les salariés. L’exécution de la promesse elle-même dépend du bon vouloir changeant des gouvernements qui sont, pour leur part, soumis aux élections. S'ajoute la floraison des régimes spéciaux dont le nombre et la complication sont difficiles à cerner.
Vers un replâtrage
La répartition contrairement à la capitalisation est tributaire de la démographie. De ce fait, le pouvoir n'a aucun mal à sonner la trompette d'alarme pour un avenir relativement proche et chacun y va de ses statistiques plus ou moins pessimistes.
Le pouvoir, alors, pianotte sur tous les paramètres comme les précédents gouvernements l'ont fait : durée de cotisation, impôts, âge de départ, charges des entreprises, CSG ; chaque note de la gamme suscite des hurlements. Les partenaires sociaux savent bien, toutefois, que le système est à bout de souffle et qu'il faudra passer à la casserole. Le seul espoir est, après la parlotte, de passer la patate chaude à d'autres.
Dans ce paysage, il est une nouveauté, c'est la pénibilité que le pouvoir veut prendre en compte. Il dénombre dix causes de pénibilité et songe même à l'ouverture pour chacun d'un compte de pénibilité. Nous voici avec la promesse de beaux contentieux car personne ne pourra fixer juridiquement les degrés de pénibilité réels.
Au secours : la capitalisation
Un fait nouveau est récemment intervenu. Un journaliste des médias officiels a oser poser à un syndicaliste, Jean-Claude Mailly, la question dangereuse : la capitalisation ne pourrait-elle pas être envisagée au moins à titre partiel ? Le syndicaliste l'a balayé en disant : trop tard.
Ce trop tard n'est pas vrai. La répartition détruit la richesse au fur et à mesure qu'elle se crée puisque l'argent est distribué aussitôt que récolté. La capitalisation crée la richesse par les investissements auxquels se livrent les gestionnaires soit directement, soit par des fonds de pension. Il est évidemment nécessaire que les épargnes contractuelles bénéficient du même statut fiscal et social que les cotisations dans la répartition. En refusant la capitalisation, nous arrivons à une situation aberrante : les grandes entreprises du CAC 40 sont soumises au bon vouloir des fonds de pension de Californie ou d'ailleurs.
Des expériences de passage à la capitalisation ont été menées dans plusieurs pays. Celui du Chili est intéressant. Le passage reposait sur le volontariat et fut largement suivi. L'influence bénéfique sur le PIB fut telle que l'on put sans dommage payer les pensions de ceux qui étaient restés dans le système ancien.
Un aggiornamento nécessaire
Les syndicats détestent la capitalisation et adorent la répartition. Cela se comprend car le dernier système leur donne perpétuellement du grain à moudre. Avec la capitalisation, ils pourraient certes intervenir mais dans un esprit constructif ce qui n'est guère leur habitude. Le pouvoir actuel étant ficelé par les syndicats va donc probablement passer à côté de sa chance.
Reste l'opposition. Elle pourrait reconnaître son erreur du passé et annoncer la capitalisation en cas de retour aux affaires. Ce serait l'Aggiornamento. Avec une communication adaptée ce pourrait être un argument électoral massif.
Y-a-il une opposition ou des fantômes ?
La question est posée.
Michel de Poncins http://libeco.net/Libeco_806.htm

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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 20/09/2014 - 16:41

Retraites par répartition : arrêtez le massacre !

Si on laisse la situation en l’état, l’AGIRC qui gère les pensions de retraites des cadres n’aura, fin 2017, plus assez de réserves pour les payer intégralement.
Cette information révélée par le magazine Challenges n’est pas une surprise, elle est valable pour tous les régimes de retraite, conséquence inéluctable de l’évolution défavorable de la démographie française illustrée par une statistique accablante : le rapport entre cotisants et retraités, qui était de 4 cotisants pour 1 retraité en 1960, est de 1,4 pour 1 aujourd’hui et devrait tomber en dessous de 1 à l’horizon 2040. En termes financiers, cela se traduit pas un déficit chronique et croissant des 33 principaux régimes de base et complémentaires. De l’ordre de 18 milliards d’euros en 2013, il augmente chaque année et pourrait atteindre 50 milliards en 2040 sans une réforme radicale des conditions d’accès à la retraite. À titre de comparaison, l’ensemble des interventions militaires engagées par l’armée française pour lutter contre le terrorisme (Mali, Centrafrique, Sahel et Afghanistan) coûte 1 milliard d’euros par an.
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/christopheserva ... cre,104956

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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 20/09/2014 - 16:41

Retraites par répartition : arrêtez le massacre !

Si on laisse la situation en l’état, l’AGIRC qui gère les pensions de retraites des cadres n’aura, fin 2017, plus assez de réserves pour les payer intégralement.
Cette information révélée par le magazine Challenges n’est pas une surprise, elle est valable pour tous les régimes de retraite, conséquence inéluctable de l’évolution défavorable de la démographie française illustrée par une statistique accablante : le rapport entre cotisants et retraités, qui était de 4 cotisants pour 1 retraité en 1960, est de 1,4 pour 1 aujourd’hui et devrait tomber en dessous de 1 à l’horizon 2040. En termes financiers, cela se traduit pas un déficit chronique et croissant des 33 principaux régimes de base et complémentaires. De l’ordre de 18 milliards d’euros en 2013, il augmente chaque année et pourrait atteindre 50 milliards en 2040 sans une réforme radicale des conditions d’accès à la retraite. À titre de comparaison, l’ensemble des interventions militaires engagées par l’armée française pour lutter contre le terrorisme (Mali, Centrafrique, Sahel et Afghanistan) coûte 1 milliard d’euros par an.
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/christopheserva ... cre,104956

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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 16/04/2015 - 7:08

Retraites : les cinq inégalités qui divisent les générations

Montant des retraites, hausse des cotisations, temps passé à la retraite... les Français, suivant leur date de naissance, ne profitent pas pareillement du système de retraite.

Jeunes, moins jeunes, retraités... les générations de Français sont-elles égales devant la retraite? Tout dépend des critères de comparaison choisis, répond en substance le secrétariat général du Conseil d'orientation des retraites (COR), dans des documents de travail dont Le Figaro a eu connaissance. Les plus vieux ont profité de taux de cotisation plus faibles, les plus jeunes d'un temps passé à la retraite plus long que les quadras...

État des lieux d'un système, qui a dû être profondément et douloureusement réformé ces quinze dernières années, afin de faire face aux crises économiques et au vieillissement de la population.

• Rapporté au dernier salaire, le montant de la retraite a baissé, et baissera encore

La pension de retraite moyenne a régulièrement baissé, rapportée au dernier salaire, pour les générations nées entre 1940 et 1950. Typiquement, un cadre du privé né en 1940 bénéficie d'une retraite se montant à 75% de son dernier salaire, contre 61% pour celui né en 1990, et si aucune réforme supplémentaire n'est mise en place - ce qui est peu probable. C'est la prise en compte des 25 meilleures années de salaire, plutôt que des 10 meilleures comme auparavant, qui explique cette baisse.

Cela peut paraître paradoxal, mais ce n'est pas parce que la pension moyenne a baissé par rapport au dernier salaire qu'elle a baissé tout court. En effet, «la pension moyenne relative à 68 ans a cru régulièrement pour l'ensemble des assurés au sein de chaque génération (+5 points entre les Français nés en 1940 et ceux nés en 1950)». Il faut y voir l'effet de l'amélioration des carrières des femmes, de mesures de surcote et de relèvement des minima de pensions entre autres.

• Les cotisations ont grimpé

Dans le cas d'un cadre du privé, le taux de cotisation moyen par génération a bondi de 16,4% pour la génération née en 1932, à 28% pour celle née en 1990. Cette hausse est alimentée à la fois par les contributions au régime général (Caisse nationale d'assurance vieillesse - CNAV, retraite de base) et aux retraites complémentaires Agirc et Arrco. Les premières ont notamment doublé, passant de 8,5% en 1967 à 17,75% aujourd'hui.

Ce n'est pas tout. «Les taux de cotisation légaux ne donnent qu'une vision partielle des contributions financières des assurés au système de retraite, ajoute le COR, notamment parce que ces contributions peuvent passer par d'autres canaux que les cotisations: part de la CSG affectée aux retraites et taxes affectées.»

• L'âge moyen de départ à la retraite se stabilisera à terme

Si aucune réforme ne repousse les bornes d'âge à la retraite - ce qui est peu probable vu la situation financière des régimes - «l'âge moyen de départ à la retraite se stabiliserait légèrement au-dessus de 64 ans à partir des générations nées dans les années 1980»... Après avoir fortement augmenté pour les générations des décennies précédentes.

• Un temps passé à la retraite inégal

Toutes les générations ne sont pas égales face au temps passé à la retraite. «La durée de retraite moyenne relative à la durée de vie totale reste dans une fourchette de variation de plus ou moins 3 à 4% entre les générations 1943 et 1990, le maximum étant atteint pour la génération née en 1950 (durée de retraite égale à 30,6% de la durée de vie dans le scénario central de mortalité de l'INSEE) et le minimum pour la génération née en 1974 (28,6%)», observe le COR. Cette évolution, particulièrement défavorable à la génération née en 1974, comme le souligne L'Opinion, s'explique par le report rapide de deux ans des bornes d'âge entre les générations 1955 et 1955 et l'augmentation de la durée requise de cotisation, suite aux dernières réformes des retraites.

• Cotiser plus pour toucher moins: le sort peu envié des salariés

Le rendement du système de retraite pour les salariés du privé a dégringolé ces dernières décennies. Pour la seule partie complémentaire (Agirc et Arrco), les réformes successives depuis 1970 ont divisé par deux le rendement. Le même mouvement, de moindre ampleur toutefois, s'observe pour la retraite de base de la CNAV. Ceci s'explique par un double mouvement de hausse des cotisations et de baisse relative des prestations. En clair, les salariés du privé d'aujourd'hui cotisent plus pour toucher une pension moindre.

Le Figaro

http://www.voxnr.com/cc/d_france/EukApA ... zFAj.shtml

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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 30/05/2015 - 15:19

Retraites complémentaires : les pensions baisseront bien, mais de combien ?

Les organisations patronales et syndicales gestionnaires de l'Agirc et de l'Arrco se retrouveront le 22 juin. Il y aura bien des abattements dégressifs sur les pensions mais le Medef va proposer un nouveau barème. Une hausse de la cotisation Agirc sur la tranche "C" (très hauts revenus) est également à l'étude.

Les organisations patronales et syndicales gestionnaires des régimes de retraites complémentaires Arrco (ensemble des salariés) et Agirc (cadres) se sont donné un peu d'air dans la difficile négociation qu'ils ont engagée pour sauver financièrement les deux régimes. Il sont à la recherche de près de 7 milliards d'économies ou de ressources supplémentaires. Le camp patronal a des idées très arrêtées pour y parvenir. Mais devant le tollé que ces propositions ont provoqué dans le camp syndical, les deux parties ont décidé de calmer le jeu. Un nouveau rendez-vous est donc fixé au 22 juin. Et il n'est même pas du tout certain que cette prochaine réunion soit décisive.

Le Medef va proposer un nouveau barème d'abattements

Ce qui bloque, bien sûr, c'est la proposition du Medef de pratiquer des abattements dégressifs sur les pensions de retraites complémentaires des salariés liquidant leur retraite à compter de 2017. Et ce pour les générations nées en 1957 et après.

Dans l'esprit du Medef, pour un départ à la retraite à 62 ans, la décote subie serait ainsi de 40% pour commencer, puis de 30% à 63 ans, 18% à 64 ans, de 2% à 65 ans et de 1% à 66 ans. Ensuite, à 67 ans, le retraité percevrait sa retraite à taux plein. Ces abattements permettraient de rapporter 3,1 milliards d'euros en cinq ans.

Mais les syndicats ne veulent absolument pas entendre parler d'abattements aussi élevés.

La CFDT serait prête à admettre un abattement de 10%.

"Les lignes vont bouger. Nous reviendrons le 22 juin avec de nouvelles propositions d'abattements", explique à La Tribune, un négociateur patronal. "Pour autant, pas question de renoncer aux abattements. Et c'est vrai qu'avec notre idée nous incitons les salariés à rester en poste jusqu'à 65 ans";

Les pensionnés exonérés de CSG ne subiraient pas les abattements

Par ailleurs, pour faire passer la pilule, il est quasi acté que les petites retraites seront épargnées par ces abattements. L'idée serait de dispenser les pensions qui ne sont pas soumis à la CSG de ces mesures.

Actuellement sont exonérés de CSG les retraités dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 10.633 euros pour une part et 16.311 euros pour deux parts en 2015. Au-dessus de ces plafonds, les retraités sont soumis à une CSG de 3,8% ou de 6,6% selon l'importance de leurs revenus.

En revanche, pour lâcher un peu de lest, toujours selon nos informations, le camp patronal serait finalement prêt à ne rien toucher pour les pensions de réversion. Il était prévu de porter de 55 à 60 ans l'âge donnant droit au versement cette pension. Finalement, les choses resteraient en l'état.

Vers une augmentation de la cotisation Agirc sur la tranche "C" ?

Reste la demande syndicale d'une augmentation des cotisations de retraites complémentaires afin de mieux répartir les efforts demandés entre entreprises, salariés et retraités. Pour l'instant, le camp patronal continue de s'y opposer. Mais, selon nos informations, il pourrait y avoir une ouverture.

Il est en effet possible que le Medef accepte une augmentation de la cotisation spécifique à la tranche "C" de l'Agirc, c'est-à-dire pour les très hauts revenus compris entre quatre fois et huit fois le plafond mensuel de la sécurité sociale. Soit, très concrètement, entre 12.680 euros et 25.360 euros bruts mensuels. Actuellement sur cette tranche de salaire, le taux de cotisation est égal à à 20,55 %, répartis (sauf dispositions particulières applicables dans telle ou telle entreprise) à raison de 12,75 % pour les entreprises et 7,80 % pour les salariés. De source patronale, on dit ne pas exclure une hausse de la cotisation sur cette tranche de hauts revenus. Certes, l'assiette serait très limitée, ne concernant même pas 1% des salariés, mais le rendement serait assez élevé au regard du montant des rémunérations visées.

Enfin, le dernier point en débat concerne une éventuelle fusion entre les deux régimes Arrco et Agirc à l'horizon 2019. La CGT et la CFE-CGC sont farouchement opposées à cette idée. Les autres syndicats se montrent plus ouverts. Une voie médiane pourrait être trouvée, selon nos informations, en limitant dans un premier temps la "fusion" aux réserves financières des deux régimes, d'ailleurs en forte baisse. L'idée serait de provoquer un effet masse qui permettre des placements avec des rendements optimisés. es.

Les organisations patronales et syndicales ont donc quelques semaines d'ici le 22 juin pour affiner leurs propositions et surtout pour les tester lors de discrets échanges bilatéraux.

Jean-Christophe Chanut La Tribune :: lien

http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFkl ... FuBf.shtml

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Re: La faillite des retraites

Messagepar Pat » 21/06/2015 - 8:46

Complémentaires : le traitement de choc du Medef pour les retraites

Départ à 65 ans, pensions baissées... le texte présenté demain par le Medef pour sauver l'Agirc-Arrco est explosif.

Douche froide en vue pour les futurs retraités ! A compter du 1er janvier 2019, un véritable serrage de vis est envisagé sur les retraites complémentaires pour les générations nées à partir de 1957. La potion proposée dans le projet d'accord du Medef que nous nous sommes procuré, pour redresser les comptes des caisses Agirc (cadres) et Arrco, risque d'être amère.

Si le patronat a lâché un peu de lest, l'objectif est toujours de reculer l'âge des départs : à 65 ans, contre 67 ans dans la dernière version.

Création d'un malus jusqu'à 65 ans. Selon la dernière mouture du texte, qui doit être examinée demain par les partenaires sociaux, il s'agit de mettre en place des « mesures d'incitation à décaler l'âge effectif de départ à la retraite ».

Ainsi les générations nées à partir de 1957 se verront appliquer des malus, ou abattements dégressifs et temporaires (d'une durée maximale de trois ans), sur le montant de leur retraite complémentaire, calculés en fonction de l'âge. Exemple : si le futur retraité a 62 ans, sa retraite complémentaire serait amputée de 30 % la première année, de 20 % la seconde, 10 % la troisième année et puis plus rien. Les salariés ayant commencé à travailler à 16 ou 17 ans pourront, eux, toujours partir à 60 ans, ou 61 ans, mais avec des abattements (de 30 %, 20 % et 10 % entre 60 et 62 ans). Les retraités les plus modestes, non assujettis à la CSG, seront épargnés (voir ci-contre). On atteindrait 1,8 Md€ d'économies en 2020.

Sous-indexation des pensions de 1,5 point par rapport à l'inflation. Autre mesure choc sur la table, la valeur des points des régimes Agirc et Arrco qui servent au calcul du montant de la pension, revalorisée chaque année en fonction des augmentations de salaires, sera « indexée sur les prix à la consommation et diminuée de 1,5 point ». Ce qui revient à une baisse du rendement des points... donc du montant des pensions. Une mesure d'économie prévue de 2016 à 2018. Enfin, la date de revalorisation sera décalée de six mois, et fixée au 1er novembre. En ce qui concerne les pensions de réversion, versées aux conjoints de retraités décédés, elles seront conditionnées au fait que le conjoint survivant ait atteint 55 ans au lieu de 60 dans la proposition précédente. Le montant sera calculé au prorata des années de mariage et ne sera donc plus illimité jusqu'au décès du survivant. On atteindrait 4,4 Mds€ d'économies en 2020. Parmi les autres mesures envisagées, il est prévu de fusionner les régimes Agirc et Arrco. De quoi faire bondir le syndicat de l'encadrement CFE-CGC, qui redoute la fin du statut des cadres. Au total, le patronat estime que les mesures proposées permettront 6,9 Mds€ d'économies d'ici à 2020 et 10,8 Mds€ d'euros en 2030 pour un besoin de financement évalué entre 8,4 et 11,2 Mds€ selon les scénarios.

Les négociateurs ne devraient pas accorder leurs violons demain. Une nouvelle séance de négociation est d'ailleurs prévue... en septembre, pour une signature finale en octobre. L'été ne sera pas de trop pour tenter de faire passer la pilule auprès des salariés !

Catherine Gasté

source : Le Parisien

http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/E ... JkHQ.shtml

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