La terre sacrée des élus.

Quand vous ne savez pas où poster...
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Santangelo
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La terre sacrée des élus.

Messagepar Santangelo » 25/09/2012 - 20:21

J'ai eu l'idée de créer ce petit post, afin de rassembler avec vous des articles et vidéos parlant de ce magnifique pays, capitale du monde en paix à venir, lumière de la civilisation au moyen orient, territoire béni par dieu lui même pour le bien des vrais humains, là d'ou viendra le bien universel, etc...
Enfin ça, c'est ce que dit la télé...

Je commencerai donc avec ceci:




http://fr.sott.net/articles/show/9836-Israel-Visite-d-un-musee-militaire-par-des-enfants-Combien-d-arabes-aimerais-tu-tuer-quand-tu-seras-grand-

A vous de jouer; en joue, FEU !
:shalom3:
Lorsqu'on hait les tyrans, il faut aimer les rois. (Victor Hugo)
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Re: La terre sacrée des élus.

Messagepar Santangelo » 02/10/2012 - 3:36

Je continue donc avec ceci: "les dix grands mediamensonges de la terre sacree", par Michel Collon.
Regalez vous.

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Re: La terre sacrée des élus.

Messagepar Santangelo » 02/10/2012 - 20:49

Coran, talmud... meme combat, tout aussi agreable a lire. :biggrin:

Mais dis moi:
FN-vite a écrit : Talmud, Yebamoth 98a : Tous les enfants des goyims sont des animaux


La judeite se transmettant par la mere, ma fille est elle donc une chienne-truie, ou une elue ?
Je devrais peut etre demander a un rabbin...
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Re: La terre sacrée des élus.

Messagepar Santangelo » 03/10/2012 - 4:44

Histoire (militaire) de la fondation de l'Etat Sacré béni entre tous les etats (et le fruit de ses terres est sacré, amen :clown: )

http://www.michelcollon.info/Courage-le-nettoyage-ethnique-sera.html
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Re: La terre sacrée des élus.

Messagepar coq » 06/10/2012 - 0:25

Bonjour Santangelo,
Je recopie cet article fort intéressant, bien qu'il ne me semble pas écrit par un nationaliste Français.
J'avais lu , quelque part ici, qu'il était bon de copier ici les articles afin qu'il en reste quelque chose, si le site d'origine venait à disparaitre.
Courage, le nettoyage ethnique sera bientôt terminé !
Rudi Barnet
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2 octobre 2012
Article en PDF : Enregistrer au format PDF
Il y a des crimes contre l'humanité que tout citoyen aborde avec appréhension, ce sont ceux commis par ses propres dirigeants. C'est ce qui est arrivé aux citoyens allemands qui, aujourd'hui encore, affrontent difficilement le récit des crimes des dirigeants nazis. C'est sans doute la même « gêne » qu'éprouvent de nombreux Espagnols quand ils sont confrontés aux exactions franquistes. Même malaise pour les Hutus et le génocide rwandais, les Belges et les crimes commis au Congo, les Français pour ceux perpétrés en Algérie, etc. Il est donc probable que les citoyens israéliens et les sionistes de bonne foi affronteront douloureusement les informations sur ce crime contre l'humanité qu'a été le sinistre « Plan Daleth ». Ce texte est seulement le résultat des recherches d'un citoyen lambda qui veut « comprendre ». Sauf oubli, on pourra trouver les références de chaque citation et information. Ainsi le lecteur pourra en vérifier la provenance et compléter ses connaissances. Mais qu'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit en rien de stigmatiser une population ! Seuls ceux qui ont fomenté ce plan et commis ces crimes doivent être dénoncés. En espérant que ce texte permettra à certains de faire face à une réalité douloureuse qu'on veut leur cacher... ou qu'ils se refusent de voir.

Nettoyage ethnique ? Plan Daleth [1] ? Vous délirez !

Comme pour tout crime, les commanditaires, les exécuteurs de ce plan "D" et les propagandistes de service ont d'abord tenté de nier son existence.
Mais depuis que certaines archives ont été rendues publiques et que les preuves se sont accumulées, ils cherchent à minimiser son importance en affirmant que ce n'était qu'un simple plan d'opérations militaires dans le contexte de la guerre ou à essayer de décrédibiliser ceux et celles qui ont découvert et révélé les faits.
C'est ainsi que l'historiographie officielle israélienne et ses officines de propagande cherchent à faire accroire que la destruction, il y a 65 ans, de quelques 530 villages, la fuite de près de 800.000 habitants et les milliers de morts palestiniens étaient simplement les conséquences malheureuses de la guerre... Et que la très grande majorité des "réfugiés" était partie de son plein gré !
Affirmer cela est mensonger ert injurieux pour la vérité historique et pour les innombrables témoignages recueillis par d'éminents historiens comme Avi Shlaïm,[2]Walid Khalidi, [3]Ilan Pappe [4] Elias Sanbar [5]ou Nur Masalha.[6]
L'analyse des archives israéliennes disponibles a permis à ces historiens de vérifier la triste réalité : un nettoyage ethnique a bien débuté durant ces années-là.

Même Benny Morris, [7]l'historien sioniste (!) qui fut le premier à parler de l'existence de ce plan D reconnaissait qu'il y avait bien eu "nettoyage ethnique", tout en amenuisant son importance et le justifiant : "Il y a des circonstances dans l’histoire qui justifient le nettoyage ethnique. Je sais que ce terme est complètement négatif dans le discours du 21ème siècle, mais quand le choix est entre le nettoyage ethnique et le génocide - l’annihilation de votre population - je préfère le nettoyage ethnique (...)Un Etat juif n’aurait pas pu être créé sans déraciner 700.000 Palestiniens. Par conséquent il était nécessaire de les déraciner. Il n’y avait pas d’autre choix que d’expulser cette population. "[8]
Yoav Gelber [9], historien sioniste d'extrême-droite et partisan de l'expulsion totale des Palestiniens, affirme de son côté que ce n'est qu'un plan élaboré pour répondre aux attaques de l'ALA (Armée de libération arabe qui n'a jamais compté plus de 5.000 volontaires, majoritairement non-palestiniens !) et de la "Légion Arabe", 6.000 soldats dirigés par des officiers britanniques pour le compte de Abdallah, roi de Transjordanie, opposé à la création d'un Etat palestinien.

L'affirmation de Benny Morris à propos du danger de génocide est assez absurde car, comme on le verra plus loin, ce nettoyage ethnique a débuté en 1947, bien avant la décision de partage de l'ONU et l'entrée en guerre des pays limitrophes. Il visait essentiellement des civils palestiniens.
Où était le risque de génocide pour les colons sionistes à ce moment ?
Pour les Palestiniens il en était autrement.
S'il est vrai que l'armée israélienne ne comptait "que" 40.000 hommes en mai 48, au moment de la déclaration d'indépendance, elle sera rapidement de plus de 100.000 hommes (plus importante en nombre que l’ensemble des forces de tous les pays environnants... et aussi bien mieux équipée (tanks, bombardiers...)
De leur côté, les Palestiniens étaient dispersés, inorganisés et peu armés et avaient parfaitement conscience que le rapport de forces était trop inégal.
Ben Gourion le déclara d'ailleurs lui-même : "Je pense que, majoritairement, les masses palestiniennes acceptent la partition comme un fait accompli et ne croient pas possible de l'empêcher ou de la rejeter (...) La grande majorité ne veut pas se battre contre nous." [10]

Mais, rien n'y fait !
La propagande israélienne a toujours présenté cette guerre comme la lutte d'un petit David juif affrontant un Goliath arabe alors que la réalité du terrain, révélée par les historiens modernes, montre qu'Israël n'a jamais été confronté à un véritable risque de défaite.
... Mais il est fondamental de maintenir le mythe fondateur du "petit peuple obligé de se défendre contre les barbares qui veulent l'exterminer." afin d'éviter ainsi toute accusation de crime contre l'humanité !

Le crime est pourtant incontestable.
Quand on met côte à côte les éléments recueillis par la Haganah[11] pour chaque village palestinien (plan, noms et adresses des habitants de sexe masculin, etc), contenus dans les annexes du plan D, et qu'on les compare avec le rapport des événements et les témoignages des habitants de ces même villages, force est de constater que l'adéquation est, majoritairement, parfaite !
On voit bien qu'il s'agit de l'application stricte et méthodique d'un plan de nettoyage ethnique.[12]

On peut toujours nier les faits, nier l'Histoire, nier les crimes... Cela porte un nom : négationnisme.

De A à C, ou comment peaufiner un plan

Quand Ben Gourion et les chefs de la Haganah finalisèrent le "Plan D" le 10 mars 1948, il y avait déjà de nombreux mois qu'il avait été "testé".
En effet, les archives israéliennes révèlent qu'on n'avait pas attendu la décision de partage de l'ONU (29/11/1947), ni la fin du Mandat britannique (14/5/1948) pour passer à l'attaque.
Quand le 14 mai 1948, Ben Gourion proclame l'indépendance d'Israël, les forces sionistes avaient déjà expulsé par la violence près de 250.000 Palestiniens et 200 villages avaient déjà été détruits.[13]
... Près de six mois avant le début du conflit avec les pays arabes limitrophes !

Il y avait déjà eu, bien entendu, les plans A, B et C.
Le plan A datait de 1937 et exposait les lignes directrices de la conquête de la Palestine en cas de retrait des troupes britanniques.
Les deux suivants affinèrent le projet.
Le plan C énumérait notamment, avec précision, les actions punitives à exécuter contre la population : "Tuer les dirigeants politiques, agitateurs et soutiens financiers, s'en prendre aux transports et moyens de subsistance (puits, moulins, etc)." [14]

Le "Plan D" complétait et finalisait les trois premiers.
Il détaillait notamment les moyens d'action pour l'expulsion totale et systématique de la population palestinienne de l'ensemble du territoire.
L'opération bénéficiait aussi de tous les renseignements accumulés par les "collecteurs" du FNJ (Fonds national juif) depuis les années 30 : plans des villages, photos, composition sociologique, nombre d'habitants de sexe masculin (de 16 à 50 ans), noms des notables, etc.
Pour chaque village, une liste des Palestiniens qui s'étaient opposés aux Britanniques et avaient combattu le mouvement sioniste avait été établie.
Ces éléments ont été le moteur des pires atrocités commises contre les civils.
On y retrouve des ordres précis aux "brigades opérationnelles", tels que :
"Destruction de villages (y bouter le feu, les faire exploser et planter des mines dans les débris), en particulier les centres de population dont le contrôle continu est difficile. (...) Réaliser des opérations de recherche et de contrôle en fonction des lignes de conduite suivantes : encerclements des villages et fouille de ceux-ci. En cas de résistance, les forces armées doivent être détruites et la population expulsée en dehors des frontières de l'État hébreu". [15]
Yaël Yadin, un des chefs militaires du "Plan D" a déclaré fin 1948 que c'est cette reconnaissance minutieuse et détaillée de ce qui se passait dans chaque village palestinien qui a permis au commandement militaire sioniste d'affirmer : "Sans la présence britannique nous aurions écrasé la révolte arabe en un mois !... car les Arabes palestiniens n'avaient personne pour les organiser correctement." [16]

La volonté de destruction de la Palestine rurale et l'expulsion des habitants pour la création d'un Etat "ethniquement pur" est patente. Le mot "nettoyage" figure d'ailleurs en toutes lettres sur les ordres donnés par le "Haut Commandement" aux unités sur le terrain.
Ben Gourion n'hésitera d'ailleurs pas à affirmer "Nos ennemis sont les paysans arabes !" [17]
Pas les opposants politiques, pas les propriétaires... Non ! Les cultivateurs pacifiques, ceux qui gênent le plan D par leur refus de se battre contre les sionistes, comme on peut le lire à plusieurs reprises dans les rapports des réunions de Ben Gourion et ses associés.

Soixante ans plus tard, Lieberman ne fera que confirmer cet objectif de "nettoyage" en proclamant : "Nous allons faire d’Israël un Etat ethniquement homogène !" [18]

Partition décidée par l'ONU


C'est ainsi que le 31 décembre 1947, on "testa" le plan "D" dans plusieurs endroits, notamment à Balad al-Cheikh, un village à quelques kilomètres de Haïfa, et, le même jour, sur un des quartiers arabes de la ville.
Pour Balad al-Cheikh, l'ordre était de "encercler le village, tuer le plus d'hommes possible, saccager les biens, mais s'abstenir de s'en prendre aux femmes et aux enfants" [19]
L'assaut dura trois heures et fit plus de soixante morts... pas tous des hommes !

Les Britanniques ont laissé faire ces atrocités... Ils ont même parfois apporté leur aide comme après la tuerie de Sa'sa (village près de Safed, à la frontière libanaise) en février 1948.
Un commando israélien pénétra de nuit dans le village et installa des explosifs contre des maisons cibles. On dénombra de nombreux morts dans les maisons démolies.
Les Britanniques transportèrent à l'hôpital deux israéliens, blessés par des débris.
A partir de mars 1948, les opérations de "nettoyage" s'accélérèrent.
Chaque commandant des douze brigades de la Haganah avait reçu une liste de villages ou quartiers de villes à détruire, les informations sur les Palestiniens à tuer ou à expulser... et la date d'exécution de l'opération ![20]

Il est à noter que chaque carnage de villageois sera toujours présenté comme le résultat involontaire d'une âpre bataille, en riposte à une attaque, les maisons devenant des fortins bourrés d'armes et les paysans transformés en combattants féroces.
Décidément, plus de soixante ans après, le discours n'a pas changé ! [21]

Début de la grande lessive

Le massacre de Deir Yassin [22], petit village de pasteurs et de paysans, n'est pas celui qui a fait le plus de victimes ("moins" de 200 civils, dont de nombreux enfants) mais il est resté dans les mémoires comme un modèle du caractère systématique de l'application du "Plan D".
Le colonel israélien Païl décrit l'horreur : "Faisant feu de toutes leurs armes, ils balançaient également des explosifs dans les maisons. Ils abattirent ainsi toutes les personnes qu’ils y trouvèrent, y compris les femmes et les enfants. Par ailleurs, près de 25 hommes qui avaient été sortis de chez eux furent chargés dans un camion et exposés, à la romaine, à travers les quartiers de Mahahneh Yehuda et Zakron Josef. Après quoi ils furent emmenés dans une carrière de pierre et abattus de sang-froid" [23]


Deir Yassin


Menahem Begin (commandant de l'Irgoun qui, avec le "groupe Stern" mena l'opération), nia tout massacre, parlant d'une "propagande mensongère".
Mais devant l'indignation de la communauté internationale, Ben Gourion et ses associés finirent par condamner l'action. Les historiens proches du régime estimèrent ensuite que le massacre avait été "un concours de circonstances, presqu'inévitable", sans connexion avec le "Plan D".
Evidemment !

Mais Deir Yassin n'était que le début de la "Grande Lessive".
Haïfa fut "désarabisée" en une journée de ses milliers d'habitants palestiniens par la sinistre brigade Carmeli.
On pilonna d'abord la ville au mortier depuis les collines, repoussant la population affolée vers la mer.
Ensuite les milices envahirent la place.
Les ordres de Mordehaï Maklef, officier des opérations, étaient clairs et simples : "Tuez tous les Arabes que vous rencontrez, incendiez tout ce qui est inflammable et ouvrez les portes à l'explosif." [24]
Ce fut fait !

Ben Gourion visita les quartiers arabes après le nettoyage et nota dans son journal : "Un spectacle épouvantable et fantastique. Une ville morte, une ville carcasse ... sans âme qui vive, à part les chats errants." [25]

Ce qui est arrivé à Acre – le plan de partage de l'ONU attribuait la ville à l'État arabe projeté – est exemplatif de la méthode d'exécution du "Plan D".
La ville était assiégée mais résistait aux bombardements.
Début mai 1948, la Croix-Rouge constata l'empoisonnement de l'eau des aqueducs qui approvisionnaient la ville. L'origine ?... Injection des germes de la typhoïde. [26]
Affaiblis par l'épidémie et le pilonnage intensif, les habitants se rendirent... et partirent, laissant les israéliens piller leurs maisons.

Le cas de Jaffa est également exemplaire.
C'est la dernière ville conquise avant la fin du mandat britannique par 5.000 "soldats" de la Haganah et de l'Irgoun.
Après trois semaines de siège, les 50.000 habitants ont été expulsés sous la "protection" des Britanniques.


Ruines de Jaffa

A cette date, il n'y avait plus de Palestiniens dans les grands centres urbains et 200 villages avaient été détruits, leurs habitants tués ou expulsés.
Tout cela s'est passé avant la proclamation d'indépendance, dans l'indifférence ou avec la complicité des troupes britanniques.
Comme l'écrit Ilan Pappe :"C'est un fait, à dire et à répéter, car il anéantit le mythe israélien selon lequel les "Arabes" se seraient enfuis quand "l'invasion arabe" a commencé (...) C'est une pure fabrication de prétendre qu'il y a eu des tentatives juives pour persuader les Palestiniens de rester, comme l'affirment encore aujourd'hui les manuels scolaires israéliens" [27]
Avant "l'entrée en guerre" des pays voisins, près de la moitié des villages palestiniens du territoire que l'ONU leur avait attribué avaient déjà été attaqués et conquis par les sionistes.
De nombreux autres seront rayés de la carte dans les mois qui suivirent la déclaration de l'Etat d'Israël.

... Et nettoyage final ?

Après le 14 mai 1948, le "nettoyage ethnique" s'accentua encore.
L'arrivée, en juin, de nouveaux avions, entre autres armes "lourdes", renforça notablement les moyens de la conquête.
Yigaël Yadin, chef d'état-major adjoint de la Haganah, lança à ses troupes : "Aujourd'hui, nous avons toutes les armes dont nous avons besoin (...) Les Britanniques s'en vont (...) Toute la situation sur les fronts va changer"
Et il avait plus que raison de se réjouir.

Ben Gourion avait ordonné à la Haganah : "Le nettoyage de la Palestine demeure l'objectif premier du plan Daleth !" [28]
Des 64 villages entre Tel-Aviv et Haïfa, seuls deux furent épargnés... Sur la demande des colons qui avaient besoin des villageois pour le travail [29]
Parmi les villages rasés se trouvait celui de Al-Tantoura qui comptait 1500 habitants.
Après avoir maté la résistance, la soldatesque de la brigade Alexandroni rassembla les hommes (adolescents compris) et déclencha une orgie d'exécutions de sang-froid sur la plage, la mosquée ou le cimetière.
Plus de 200 Palestiniens furent ainsi assassinés.

Malgré les témoignages des survivants et les aveux de certains membres de la brigade, Israël a toujours nié les faits et diffamé ceux qui les révélaient.
Encore aujourd'hui ceux qui critiquent Israël sur ce massacre sont considérés comme traîtres ou menteurs.
Mais comme l'écrit Benny Morris, historien sioniste, il suffirait d'ouvrir les archives pour connaître les détails de ce que lui-même considère comme un crime de guerre. [30]
Mais c'est apparemment encore un sujet trop sensible pour le régime... plus de 60 ans après !

Jusqu'à l'automne 48, les diverses brigades de la nouvelle armée israélienne continuèrent leur lugubre besogne : expulsions, destructions d'un maximum de villages palestiniens et exécutions de ceux qui résistent. Comme à Al-Bassa, gros village de 3.000 habitants, où de nombreux hommes et adolescents furent alignés devant l'église et assassinés, tandis que le reste de la population était expulsée vers le Liban. [31]

A certains moments, le médiateur de l'ONU, Folke Bernadotte [32] parvint à ralentir les exactions et à obtenir de courtes trêves, pas toujours respectées.
Mais dès la fin de la trêve, le "rouleau compresseur" se remettait à écraser, impitoyable.
C'est ainsi que 50 à 70.000 personnes furent expulsées des villes "palestiniennes" de Lydda (Lod aujourd'hui) et Ramla. La brigade, commandée par Yigal Allon et Yithzak Rabin, [33] y assassina plus de 250 habitants. [34]

Exode de Lydda


Benny Morris rapporte que durant cette "opération Hiram", dirigée par le général Carmel, [35]les forces israéliennes perpètrent au moins neuf massacres de civils palestiniens et de prisonniers de guerre.
Des tonnes de bombes furent déversées par les "B-17" sur 7 villages de Galilée, provoquant la mort de près de cent civils.
L'armée israélienne fit également des incursions dans des villages du Sud-Liban, proche de la frontière. Fin octobre 48, elle massacra 80 personnes à Hula et 94 à Saliha.
L'officier Shmuel Lahis qui tua de sa main 35 habitants de Hula sera condamné à 7 ans de prison, avant d'être amnistié... et nommé directeur de l'Agence Juive. [36]
Israël sait honorer ses héros !

Morris estime que la moitié des massacres commis durant la "guerre" se produisirent durant cette l'opération.[37]
Nazareth qui comptait une population de religion chrétienne importante connut un sort moins dramatique.
Ben Gourion ordonna d'arrêter les expulsions car "Ici, le monde nous regarde." [38]
Même les 90.000 Bédouins du Néguev furent "nettoyés" ou cantonnés dans des "réserves".

Al-Dawaimeh, village martyr !

Ce village près de Hébron a été le théâtre d'une des pires atrocités commises par l'armée israélienne durant les opérations de nettoyage ethnique.
Ce fut aussi la dernière grande tuerie... avant celle de Kfar Kassem en 1956.
A Al-Dawaimeh, plus de 200 civils palestiniens ont perdu la vie le 28 octobre 1948 quand le général Yitzak Sadeh [39], commandant de la "Brigade Huit", sous les ordres du général Yigal Allon [40], lança ses tueurs dans le village.
Les récits des témoins, soldats israéliens inclus, et le rapport de l'ONU décrivent un massacre impitoyable, jusque dans la mosquée.[41]
Devant les risques de scandale, les lieux de la tuerie furent rapidement nettoyés le 1er novembre [42], ce qui permit, dans un premier temps, de nier l'ampleur du massacre et de s'opposer aux témoignages.
Ce n'est que des mois plus tard (juin 1949) qu'un rapport des Nations Unies mentionna : "La raison pour laquelle on connaît si peu au sujet de ce massacre qui, à bien des égards, a été plus brutal que celui de Deir Yassin, est dû au fait que la Légion arabe (la force jordano-britannique qui contrôlait la région) a craint que, si la nouvelle se répandait, elle exercerait le même effet sur le moral de la paysannerie que Deir Yassin : un nouvel afflux de réfugiés arabes." [43]
C'est ce qu'on nomme le cynisme ordinaire ?

De rares responsables israéliens eurent le courage de dénoncer l'horreur, tel Aharon Tzizling, Ministre de l'agriculture, qui déclara au conseil des ministres, le 17 novembre 1948 : "Je n’ai pu dormir de la nuit. Ce qui est en cours blesse mon âme, celle de ma famille et celle de nous tous (...) Maintenant, les juifs aussi se conduisent comme des nazis, et mon être entier en est ébranlé" [44]

En dépit des preuves accablantes, aucun des israéliens auteurs ou commanditaires des massacres et des destructions durant ces années de nettoyage ethnique n'a été inculpé pour crime de guerre !

Et... En route vers de nouvelles aventures ?

La passivité de l'ONU devant le non-respect de sa décision de partage du territoire est impressionnante.
A aucun moment, Israël n'a dû rendre de comptes sur ses "débordements" d'avant la création de l'Etat et toutes ses conquêtes n'ont pas provoqué la moindre réaction au moment de sa reconnaissance comme membre de l'ONU en mai 1949.
Seule une attaque contre le plateau du Golan (Syrien !) a pu être empêchée par l'ONU... pour quelques années.

Mais Ben Gourion n'avait pas l'intention de s'arrêter là !
Il prévoyait, dans un premier temps d'étendre le territoire israélien en Cisjordanie et au Sud-Liban, mais les ordres d'attaque furent reportés par crainte des accords d'alliance militaire de la Jordanie avec la Grande-Bretagne.
Il révèle sa soif de puissance et ses prochains objectifs dans un texte daté du 24/5/1948 : "Nous allons créer un Etat chrétien au Liban, dont la frontière sera le Litani. Nous allons briser la Transjordanie, bombarder Amman et détruire son armée, et alors la Syrie tombera, après quoi, si l'Egypte veut continuer à se battre, nous bombarderons Port-Saïd, Alexandrie et Le Caire.
Ce sera notre vengeance pour ce qu'ils ont fait à nos aïeux à l'époque biblique."[45]

Nouvel Alexandre le grand ? Nouveau Napoléon ? Nouvel Attila ?... Ou nouveau Dr Folamour ?

Revenir ? Où voulez-vous revenir ?

Fin 1948, ce nettoyage ethnique était terminé, mais les épreuves des Palestiniens n'étaient pas près de prendre fin.
Pour une bonne partie d'entre eux, le régime israélien activa un second plan, celui de "l'anti-rapatriement".
Pour empêcher toute possibilité de retour des expulsés, on accéléra la destruction des villages et la création d'implantations juives, de manière à éviter toute pression internationale et toute revendication basée sur la résolution 194 de l'ONU du 11/12/1948, proclamant le droit au retour des réfugiés palestiniens.
On créa une unité spéciale chargée d'empêcher les villageois et citadins de revenir dans leurs maisons.
Elle n'hésitait pas à les exécuter sans sommation, comme en témoignent les archives des FDI (Forces de Défense d'Israël) [46]

Et demain ?

Il serait illusoire de croire que ce sinistre "Plan D" n'est plus en activité !
Toute la politique du régime actuel tend à poursuivre le plan Daleth, à conquérir de nouveaux territoires et à assujettir les habitants qui n'ont pas été expulsés.

Avant le plan Daleth... et après le plan Daleth



S'il n'est plus possible d'agir comme il y a 65 ans et qu'il n'est plus envisageable de museler l'information, il est visible que les pratiques actuelles du régime israélien sont dans le droit fil de ce plan.
Ses objectifs ont simplement pris d'autres formes : que ce soit dans la partie arabe de Jérusalem où les expulsions sont journalières, que ce soit en Cisjordanie où l'armée chasse les habitants de la zone C, où les colons fanatiques sèment la terreur, brûlent les récoltes et volent les terres, que ce soit dans le Néguev où les Bédouins sont pourchassés, que ce soit à Gaza où les commandos marins assaillent les pêcheurs à quelques centaines de mètres du rivage... Tout est conforme au "Plan D"
On est bien loin, à l'opposé même, du "Petit peuple qui a dû se défendre contre les armées arabes qui n'acceptaient pas son existence !" et de "Deux peuples qui ne parviennent pas à s'entendre".
Ces leitmotivs sont d'ignobles tartufferies !

Il y a certes encore de nombreuses zones d'ombre à éclaircir – ce ne sera possible qu'en rendant publiques toutes les archives de cette époque – et il existe de nombreux faits et comportements qui restent à élucider.
Mais il est indéniable, pour tout honnête homme, qu'il y a bien eu là-bas un effroyable nettoyage ethnique !
Indéniable aussi que ce "Plan D" a été mis en œuvre bien avant la décision de l'ONU de partager la terre et que l'explication "ils sont partis de leur plein gré" est un mensonge éhonté.
Il est aussi troublant de constater que l'objectif du régime israélien est toujours, visiblement, de nettoyer ce territoire de la présence palestinienne par des mesures de plus en plus oppressantes : mesures d'apartheid, humiliations, blocus, expulsions, créations de colonies, occupations militaires, destructions de maisons... etc.
Tout en continuant de discourir sur une solution à deux Etats... Mirage pour les naïfs, Hochet pour les discoureurs !

Ce plan"D" est bien un crime de guerre et un crime contre l'Humanité.
Il faut être d'une totale mauvaise foi pour le contester !
... Mais les tribunaux qui jugent ce type de crime étant presque toujours les tribunaux des vainqueurs, il est malheureusement plus que probable que les criminels qui ont élaboré, planifié et perpétré cet odieux programme ne se retrouveront jamais dans le box des accusés.
L'Histoire les jugera.





On peut être antisioniste sans être antisémite... Et on peut être sioniste et antisémite !
Les Palestiniens étant des Sémites, les traiter comme des sous-hommes est de l'antisémitisme !

[1]4ème lettre de l'alphabet hébreu
[2]"Le mur de fer. Israël et le monde arabe" (Buchet Chastel, 2008) et "Israël face à son passé" (Editions Arkhê, 2010)
[3]Il a enseigné à Oxford et Harvard et est membre de l'American Academy of Arts and Sciences.
[4]Historien israélien, professeur d'histoire à l'Université d'Exeter en Grande-Bretagne
[5] "Palestine 1948, l’expulsion" (Revue d’études palestiniennes, 1984)
[6]Historien britannique né en Palestine, rédacteur en chef de la revue Holy Land Studies (Edinburgh University Press)
[7] Il est professeur à l'Université Ben Gourion du Néguev à Beer-Sheva et a également enseigné aux USA.
[8]"Haaretz" le 15/1/2004
[9] Officier dans l'armée durant 13 ans, professeur à l'Université de Haïfa
[10]Cité par Ilan Pappe dans "Le Nettoyage ethnique de la Palestine (Fayard, 2006)
[11] Principale milice clandestine sioniste créée en 1920
[12]Walid Khalidi "Plan Daleth : Master Plan for the conquest of Palestine" (Middle East Forum, novembre 1961)
[13]Benny Morris " The Birth of the Palestinian Refugee Problem 1947-1949" (Cambridge University Press, 1989)
[14]Yehuda Sluzki "Le Livre de la Haganah"
[15] "Archives de la Haganah", cité dans "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" de Ilan Pappe (Fayard, 2006)
[16]"Israel : The Establishment of a State" de Harry Sacher (British Book Centre. 1952, Hyperion. 1976)
[17]Discours au comité exécutif du Mapai le 6/4/1948
[18]"Le Monde" du 19/9/2010
[19] Uri Milstein : " History of Israel's War of Independence"(University press of America) cité dans "Le Nettoyage Ethnique de
la Palestine" de Ilan Pappe (Fayard, 2006)
[20]Archives des FDI (Forces de Défense d'Israël), 1950/2315, dosier 47, 11/5/1948
[21]Doctrine de l'historien sioniste Nathan Weinstock dans "Terre Promise, Trop Promise" (Odile Jacob, 2012)
[22]Deir Yassin était situé dans la zone attribuée par l'ONU à la partie arabe. Partage soit-disant accepté par Ben Gourion.
[23]Colonel Meir Païl dans "100 clés du Proche-Orient" de Alain Gresh et Dominique Vidal (Huchette Pluriel, 2003)
[24]Archives de la Haganah 69/72 du 22/4/1948. Maklef devint, plus tard, chef d'état-major de l'armée israélienne.
[25] Voir dans www.haifa-israel.info/Haifahistoire.html et "Le Port dans la Tempête" de Shay Fogelman (Haaretz du 3/6/2011)
[26]Archives de la Croix-Rouge (Genève, dossier G59/1GC, G3/82)
[27]"Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" (Fayard, 2006, p145 et 177)
[28]Journal de Ben Gourion, repris par Ilan Pappe dans "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine, P.174)
[29]Archives FDI (Forces de Défense d'Israël) 15/957, dossier24
[30] "The Tantura "Massacre" Affair" dans "The Jerusalem Report" du 4/2/2004
[31]On peut trouver la liste chronologique des méfaits sur "www.palestineremembered.com&quo...;;
[32]Il sera assassiné en septembre 48 par le groupe d'Yitshak Shamir pour avoir, notamment, tenté de sauver les
Palestiniens (droit au retour)… comme il avait tenté, en tant que président de la Croix-Rouge suédoise, de sauver ses
concitoyens juifs quelques années auparavant.
[33] Tous deux deviendront Ministres
[34] Salim Tamari "Journal of Palestine Studies" (Vol.27 n° 4, 7/1998)
[35]Originaire de Bielorussie, émigré en 1924 en Israël, devint ensuite ministre des transports
[36] Dominique Vidal "Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949)" (Editions de l'Atelier
[37] Benny Morris"Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste" (Editions complexe, 2003)
[38]Journal de Ben Gourion du 18/7/1948 (cité par Ilan Pappe)
[39]D'origine polonaise (émigré en 1920), il est le fondateur de "Palmah" (unité de choc paramilitaire)
[40]Futur Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères
[41]Benny Morris "The Birth of the Palestinian Refugee Problem"(Cambridge University Press, 1989)
[42]Wikipedia : "A-Dawayima massacre"
[43]Cité par Ilan Pappe dans "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" (Fayard, 2006)
[44]"Magazine Tel-Aviv" (23/4/2004) cité par Dominique Vidal dans "Dix ans de recherches sur la guerre de 1947-1949" (Le
Monde Diplomatique de décembre 1997)
[45] "Journal de Ben Gourion" du 25/5/1948 (cité par Ilan Pappe)
[46]Archives FDI 51/957, dossier 1683
http://www.gollnisch.com/
-----------------------------------------------------------------------------
Et pendant que dans la cage rats blancs et rats noirs s'entre-déchirent, le laborantin observe et modifie les conditions de l'expérience selon sa volonté, prêt à modifier l'équilibre des forces lorsque ça l'arrange. L'important est que tant que les rats se battent entre eux ils ne risquent pas de sortir de la cage pour s'en prendre à leur bourreau.
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Re: La terre sacrée des élus.

Messagepar Santangelo » 06/10/2012 - 20:37

Bien vu.
Je voulais le mettre sous spoilers pour prendre moins de place, mais la balise ne marchait pas.
Lorsqu'on hait les tyrans, il faut aimer les rois. (Victor Hugo)
Le prosélytisme et le viol systématique et permanent des consciences, comme l'Inquisition sont des pratiques d'un autre âge. (Odysseus)
Ha, ha, ha. (Bernard Kouchner)

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Re: La terre sacrée des élus.

Messagepar Santangelo » 07/11/2012 - 19:37

Avant de partir travailler ce matin, j'ai publié un article sur ma page Facebook à propos de l'Estelle, un bateau d'aide humanitaire en route pour Gaza qui a été encerclé et arrêté par l'armée israélienne, alors qu'il était si proche de sa destination finale.

Dans l'article, un haut responsable du ministère israélien de la Défense faisait le commentaire suivant :

Il a dénoncé les militants comme étant des « provocateurs motivés par la haine d'Israël » et écarté qu'il y ait une « crise humanitaire à Gaza »...

Nous sommes constamment soumis à un langage similaire de la part des dirigeants politiques israéliens quant à ceux qui « haïssent » Israël. Selon les porte-parole du syndicat du crime « gouvernement » israélien, si nous devions réellement croire ce qu'ils nous disent, alors nous croirions que le monde entier « déteste » Israël. La machine de propagande israélienne a toujours dit exactement la même chose - qu'un tel ou un tel les « hait » - tout au long de ma vie jusqu'à ce jour - et depuis bien plus longtemps que ma naissance.

Ce matin, je pensais à l'Estelle en allant au travail. Je pensais au navire d'aide, le Mavi Marmara, attaqué par les forces israéliennes en 2010, où plusieurs militants furent tués et d'autres blessés. Je pensais à la population de Gaza qui attendait avec espoir l'arrivée de l''Estelle aujourd'hui, juste pour voir cet espoir s'envoler une fois de plus. Je pensais à l'équipage de l'Estelle, capturé en mer et qualifié de « menace envers Israël », et j'imaginais ce qu'il devait ressentir là maintenant.

Je pensais au siège de Gaza et à ce qu'a subi le peuple palestinien ces dernières décennies, et d'autres pensées me sont aussi venues à l'esprit à propos de ce monde dans lequel nous vivons et des habitants de cette planète - et je me suis demandé POURQUOI le monde permet que cela continue. POURQUOI les différents gouvernements du monde permettent-ils que cela perdure ? POURQUOI toutes les forces ne s'unissent-elles pas pour briser ce blocus une bonne fois pour toutes ? QUAND tout cela se terminera-t-il ? Je pensais aussi au gouvernement qui est censé être le mien, le gouvernement américain, et comment il permet au gouvernement israélien de perpétrer des crimes contre l'humanité avec l'argent des contribuables américains - et dans mon cœur, je sais que je ne respecterai jamais ni l'un ni l'autre de ces syndicats du crime qui se font passer pour des gouvernements.

Hier, un autre américain m'a rappelé que je suis censée « respecter le drapeau de mon pays ». Je ne reconnais plus ce drapeau comme légitime ni n'appelle plus ce pays le mien. Je ne reconnais même plus « mon pays ». Cela devient quelque chose de monstrueux, qui me devient étranger, peu à peu, au fil du temps. « Mon gouvernement » commet des massacres en toute impunité et aide le gouvernement israélien à faire de même, et ce sont les travailleurs américains qui paient la note. Si l'Américain moyen qui vote devait aussi nettoyer tout le sang versé par les mains de ces deux « gouvernements », je me demande combien de personnes nous verrions affluer vers les urnes pour voter dans cette caricature d'élection.

Nous entendons le même discours en boucle, encore et encore, ces jérémiades sionistes sur la façon dont le monde « hait » Israël et dont Israël a besoin de se « protéger » lui-même. Nous l'entendons tout le temps et nous l'avons écouté pendant des décennies. Encore et encore et encore. Tout comme la guerre perpétuelle, avec ses tueries aveugles et ses publicités, la propagande aussi semble ne jamais finir.

Je suppose que le gouvernement israélien voudrait que le monde ignore ses crimes contre l'humanité. Il préfère que le monde prétende que des vies humaines ne sont pas éliminées par des frappes aériennes, des chars, des bulldozers, des bottes et des balles. Les dirigeants israéliens préféreraient que nous ne regardions pas les photos d'enfants palestiniens avec des trous de balle dans la poitrine et la tête renversée, ensevelis sous les décombres. Ils aimeraient que l'on fasse abstraction de l'énorme quantité de photos de corps mutilés, de restes brûlés et carbonisés, d'estropiés, d'aveugles, de morts palestiniens. Des personnes âgées. Des enfants. Des nourrissons. Des hommes et des femmes jeunes et vieux, déchiquetés et mis en pièces, gazés aux bombes lacrymogènes, intimidés, battus et pourchassés dans les rues. L'Armée de Défense d'Israël pourchasse les Palestiniens pendant que le monde regarde. C'est la version psychopathe de la télé-réalité.

Le gouvernement israélien (comme le nôtre) voudrait que nous nous blindions et que nous nous endurcissions le cœur lorsque nous regardons des séquences vidéo de maisons démolies, et nous devrions fermer les yeux sur les injures des colons israéliens envers les Palestiniens et sur le vandalisme, les incendies criminels et les violations sur violations des droits à la propriété légitimes des Palestiniens. On attend de nous que nous ne remarquions pas les images de violence gratuite, de passages à tabac et d'humiliations publiques, les photos d'enfants malmenés par des soldats bien armés, la tête claquée sur le sol et les femmes attaquées par des groupes de colons israéliens sous les yeux des soldats israéliens, qui restent là à regarder et ne font rien pour arrêter la violence contre les Palestiniens. Les lamentations des veuves et les milliers d'enfants orphelins laissés derrière qui tentent de grandir dans ce champ de bataille n'étaient pas censés parvenir aux oreilles du monde, mais c'est le cas.

Nous ne sommes pas censés continuer à voir que jeunes et vieux sont des proies faciles dans ces attaques incessantes. Nous ne sommes pas censés nous soucier des Palestiniens ou de ce qui leur arrive. Nous sommes censés nous préoccuper uniquement d'Israël. Parce que, apparemment, nous sommes aussi censés croire qu'Israël est tout ce qui compte, et tant pis pour le reste d'entre nous sur cette fichue planète.

Les gouvernements israélien et américain et la machine à manipuler médiatique sioniste veulent que le monde ne pense pas, et ne ressente rien de tout ce qui précède hormis l'acceptation. Peu importe ce que font Israël et le gouvernement américain, le monde est juste censé fermer les yeux, se boucher les oreilles, garder le silence et... se détourner du bruit.

Circulez, il n'y a rien à voir.

Pour ceux d'entre nous qui prêtons attention, nous sommes censés « comprendre » que toutes ces arrestations, ces emprisonnements, ces tortures, cette intimidation, cette restriction de mouvements, ce déni des besoins fondamentaux de l'homme et des droits de l'homme à l'encontre des palestiniens sont « raisonnables » ; nous devons gober la foutaise que ceux qui ont été blessés et marqués à vie le méritaient, et que le nombre grandissant de cadavres palestiniens est « nécessaire, justifié et sans conséquence » - parce que voyez- vous, ce ne sont que des dommages collatéraux - et Israël doit se protéger par n'importe quel moyen qui convient - des « terroristes ». Même si le terroriste présumé a deux ans et ne peut même pas prononcer le mot « terroriste ». Même si le « terroriste » n'est pas un terroriste du tout. Nous sommes tous censés le croire, parce que « les gouvernements », à la fois américain et israélien, veulent et ont besoin que l'on y croit. Les psychopathes ont besoin que nous croyions ce qu'ils disent sans émettre aucun doute et sans poser de question. C'est ce qui leur donne le pouvoir et la force : notre croyance collective aveugle et inconditionnelle.

Les personnes qui naviguent à bord de l'Estelle ne sont pas des terroristes - ce sont des êtres humains normaux qui font tout leur possible pour essayer d'aider un autre groupe de personnes qui sont grandement dans le besoin, pour survivre. Pourquoi ont-ils tenté de briser le blocus ? Parce qu'ils compatissent. Parce que les gouvernements du monde n'ont pas intensifié leurs efforts ni agi pour arrêter le siège d'Israël à Gaza. Parce que les gens ordinaires se sentent obligés de combler ce vide, d'assumer ce rôle, parce que nos gouvernements peuvent agir comme des « Grands Frères » mais il est clair qu'ils nous ont prouvé qu'ils n'étaient pas nos héros.

Les Palestiniens manquent cruellement de cette aide, que le monde remarque et reconnaisse ce qui leur arrive, de leur droit à la liberté, à l'existence, que le monde reconnaisse que c'est notre lutte collective, ils meurent réellement de faim - et ils en témoignent, par la résistance, leurs larmes et leurs sourires, leurs chants et leurs danses, avec des grèves de la faim et des manifestations, déterminés à se faire entendre et à survivre, à survivre malgré ceux qui sont sacrément déterminés à les éradiquer de la planète. Le monde voit cette détermination, cette volonté et cet indéfinissable courage dans les yeux de chaque homme, femme et enfant palestiniens, et nous le voyons dans les mains sales et serrées des petits garçons qui jettent des pierres sur les féroces chars d'assaut de l'armée israélienne.

Malgré toute la propagande d'inspiration sioniste et les incessantes manipulation et omission de faits objectifs (la vérité) de la part des médias grand public, la machine sioniste a (an majeure partie) échoué à convaincre l'être humain moyen qu'il existe dans ce monde un quelconque « droit » à commettre génocide et nettoyage ethnique. Ils peuvent appeler cela comme ils veulent, ils peuvent agir comme s'ils ne se souciaient pas de ce que nous voyons, pensons ou savons, ils peuvent continuer à prétendre que le monde ne voit pas ce que le monde voit : une campagne continuelle de violence, d'agression et d'expansionnisme afin de déshumaniser et de nier le peuple palestinien, de la part de l'occupant militaire de la Palestine, qui s'appelle « Israël » et son allié stratégique, le gouvernement des États-Unis - qui sont tous deux des syndicats du crime.

Est-ce cela que le monde est censé aimer ? Cette capacité à marquer de sang-froid la population au fer rouge, à tracer une ligne de démarcation entre les peuples par la ségrégation et l'apartheid, la déshumanisation, l'exercice implacable de la destruction ? Sommes-nous censés aimer que soient infligés d'énormes traumatismes psychologiques et émotionnels et d'impitoyables dommages physiques à l'encontre de personnes innocentes, et que des cicatrices profondes et permanentes soient gravées chez vos victimes ? Le monde est-il censé « aimer » ce « talent » psychopathique pour perpétrer des massacres que les États-Unis et les forces israéliennes exposent pour que le monde les voit ?

Alors que je marchais pour me rendre au travail, une question surgit dans ma tête - une question pour le gouvernement israélien, pour les forces de défense israéliennes, et pour les maîtres es manipulation sionistes.

Que faites-vous exactement dans ce monde, pour ce monde, que le monde peut aimer?

Je veux savoir.


Lisa Guliani
http://fr.sott.net/article/11045-Les-crimes-d-Israel-contre-l-humanite
Lorsqu'on hait les tyrans, il faut aimer les rois. (Victor Hugo)
Le prosélytisme et le viol systématique et permanent des consciences, comme l'Inquisition sont des pratiques d'un autre âge. (Odysseus)
Ha, ha, ha. (Bernard Kouchner)


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