Communisme : le devoir de mémoire

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Pat
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 06/07/2012 - 17:58

SUBTILE DISTORSION DE LA REALITE L’Orchestre rouge

Je ne peux pas m’empêcher de vous faire observer comment la chaîne Histoire présente son émission spéciale de ce soir. Voyez plutôt :

20h35, « L’Orchestre rouge.

Actif pendant la seconde guerre mondiale, Orchestre rouge, le principal mouvement résistant allemand, a fourni aux Alliés de nombreux et précieux renseignements.»

Voilà. « Le principal mouvement résistant allemand ». Donc, classé d’office du côté du Bien. Parce qu’être résistant, c’est chargé de plein de valeur positive. Etre espion, c’est nettement moins bien vu. C’est réservé au camp du Mal. Les communistes à la nationalité incertaine qui espionnent en temps de guerre pour Staline sont des résistants et non des espions. J’espère que tout le monde aura bien compris la nuance.

Voici ci-après un portrait très succinct du créateur « résistant » d’Orchestre rouge (tiré de Révolutionnaires juifs). Vous noterez comme moi au passage que les zaffreux nazis ne l’ont pas trop malmené. Tandis que Staline, lui, ne l’a pas raté. Curieux.

LEOPOLD TREPPER, chef de l’Orchestre rouge

Le futur organisateur du réseau d’espionnage Orchestre rouge naît en 1904 dans une famille juive de Galicie.

Il rejoint les bolcheviks peu après la révolution d’Octobre et travaille durant un certain temps dans les mines de Galicie. En 1923 – il a dix-neuf ans – il organise une grève et connaît la prison.

L’année suivante, il s’embarque pour la Palestine, en tant que membre de Hashomer Hatzair, mouvement sioniste de gauche créé en Pologne en 1913. Dans ce territoire alors sous mandat britannique, il adhère au parti communiste qui vient tout juste de se créer et de s’affilier au Komintern. Trepper sera finalement expulsé de Palestine par les Anglais en 1929 en raison de ses activités subversives.

Il se rend alors en France et y travaille avec une organisation clandestine qui sera bientôt interdite. En 1932, il repart donc pour Moscou où il travaillera dorénavant pour le GRU, le renseignement militaire. Il se met à beaucoup voyager, notamment entre Paris et Moscou, pour ses missions.

Trepper va traverser la période des purges sans difficultés majeures. En 1938, il est envoyé en Belgique afin d’y établir un réseau d’espionnage, celui que les Allemands désigneront plus tard du nom célèbre de Die Rote Kapelle, l’Orchestre rouge. L’idée qu’il met en œuvre consiste à s’abriter derrière des sociétés commerciales qui serviront à la fois de paravent et de source de revenus. Trepper va ainsi mettre sur pied un vaste réseau d’agents sûrs opérant dans divers pays européens et capables de fournir aux soviétiques des renseignements stratégiques, politiques, économiques de grande valeur.

Parmi les renseignements majeurs, Trepper sera en mesure d’informer Staline de l’imminence du déclenchement de l’opération Barbarossa, l’invasion de l’URSS par les troupes allemandes, en juin 19414. Staline, qui recevra les mêmes informations d’un autre espion, Richard Sorge, ainsi que d’autres sources, refusera pourtant d’y ajouter foi.

Cependant, l’Abwehr, le service allemand de renseignements militaires, n’est pas resté inactif, et parvient à démanteler le réseau. Un grand nombre d’espions sont arrêtés, dont Trepper lui-même, en novembre 1942. Les Allemands ne seront cependant pas trop méchants avec lui car ils espèrent en faire un agent double.

Trepper fait semblant de se prêter au jeu, et réussit à s’échapper en 1943. Il réapparaîtra à la libération de Paris, dans le sillage de la résistance.

Il rentre en URSS en janvier 1945, mais là, bizarrement, au lieu d’être bien accueilli, il est emprisonné à la Loubianka sur ordre de Staline. Il réussira de justesse à sauver sa tête, mais il reste enfermé jusqu’en 1955.

Après sa libération, il retourne en Pologne avec sa famille et renoue avec ses racines juives en s’occupant de diverses organisations communautaires.

Après la guerre des Six Jours, il décide d’émigrer en Israël. La Pologne finira par accepter de le laisser partir en 1974. Il s’installe alors à Jérusalem et publie son autobiographie l’année suivante. Il meurt à Jérusalem en 1982.

Anne Kling http://france-licratisee.hautetfort.com
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 14/07/2012 - 15:16

La division entre staliniens et trotskistes

Léon Trotsky, le militariste qui a fondé la police secrète de la Tchéka, était directement lié à la haute finance de Wall Street. Son vrai nom était Lev Bronstein et c’était un juif newyorkais ouvertement franc-maçon (de la loge maçonnique exclusivement juive du B’Nai Brith) qui n’avait rien de russe. C’est Jacob Schiff, un banquier juif newyorkais représentant les intérêts Rothschild, président de la banque Kuhn, Loeb & Co. (propriété des Rothschild), fondateur de l’American Jewish Committee et membre de la loge maçonnique juive du B’Nai Brith, qui a financé Trotsky pour faire la révolution en Russie.
Un conflit éclata entre Staline et Trotsky quant à l’avenir de l’état soviétique et du marxisme-léninisme. Staline était nationaliste et son communisme concernait la nation russe avant tout, à l’inverse du communisme de Trotsky qui était en mode international. Les trotskistes étaient les communistes les plus intimement liés aux grands financiers internationalistes de Wall Street. Les trotskistes prônent la révolution mondiale, internationale. Ils ont vite compris qu’il valait mieux prendre le contrôle du capitalisme de l’intérieur pour ensuite étendre la révolution à l’échelle mondiale. C’est ainsi qu’ils ont pris d’assaut les centres de pouvoir américains pour en faire leur chien de combat, leur instrument de domination mondiale par lequel ils pourront fomenter des guerres afin de renverser des régimes partout dans le monde. Les trotskistes américains ont vite rejoint l’empire américain contre les staliniens et l’Union soviétique. (En fait, de nombreux grands financiers favorisaient les communistes, comme par exemple le milliardaire juif Armand Hammer qui fut un grand ami de Lénine.) Au centre du complot pour assassiner Staline (tué en 1953 le jour de le fête juive de Pourim, exactement comme le légendaire ennemi des juifs, Haman, dans le Livre d’Esther) se trouvaient des médecins juifs (voir « le complot des blouses blanches ») et des agents liés à des organisations anti-fascistes, que Staline avait reconnues comme étant en réalité des façades des sionistes. Dès 1939, Staline a lancé des purges anti-juives et surtout antisionistes, en raison des liens évidents entre les capitalistes et les sionistes. C’est surtout à partir de ce moment que l’Union soviétique a été dépeinte dans les médias comme l’incarnation du mal et Staline comme le plus effrayant croque-mitaine après Adolf Hitler. Voici une citation surprenante de Staline, prononcée en août 1939: « Le Sionisme veut dominer le monde. Il se vengera de nos succès et accomplissements. Le Sionisme international, avec toute sa puissance, s’efforcera à détruire notre Union de sorte que notre pays ne puisse jamais se rétablir. »(« Zionism strives for world domination. It will take revenge for all our successes and achievements. International Zionism with all its power will strive to destroy our Union, so that our country would never recover. ») Il apparaît clairement que, à l’inverse des staliniens qui ont rejeté les sionistes, les trotskistes ont rallié les sionistes et l’empire mondialiste américain qui les ont accueilli à bras ouvert d’autant plus facilement qu’ils avaient en fait jamais été très loin l’un de l’autre.
Le néo-conservateur Nathan Sharansky fait partie de ces juifs qui ont dû fuir l’Union soviétique sous Staline et qui se sont vus refuser par Staline le « droit » de plier bagage pour aller s’établir en Israël (d’où le nom de « refuzniks »). (Staline avait plutôt créé le Birobijan, le premier état juif autonome, au Nord de la Chine, en 1934, bien avant la création d’Israël par l’ONU en 1948). La haine des trotskistes et des futurs néo-conservateurs vis-à-vis Staline et l’Union soviétique n’a cessé de croître depuis. Dès lors, les néo-conservateurs, ces anciens communistes trotskistes, se sont lancés dans une grande croisade contre l’Union soviétique et, hypocritement, contre le communisme. C’est la période de la guerre froide. L’influence anti-soviet de ces néo-conservateurs se fera sentir plus spécialement dans l’administration Reagan.

Il est hautement significatif que le président George W. Bush a déjà dit que le livre sur lequel se fonde sa pensée est le livre de Nathan Sharansky The Case for Democracy (The Power of Freedom To Overcome Tyranny and Terror). Dans ce livre, Sharansky explique que c’est la mission consacrée des États-Unis de faire la guerre aux régimes tyranniques afin de porter le flambeau de « la démocratie et la liberté » aux quatre coins de la planète. Sharansky fut en fait le mentor intellectuel et conseiller secret de Bush.
http://pascasher.blogspot.fr via http://infonatio.unblog.fr/
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 18/07/2012 - 10:11

Renaud Camus, Le Communisme du XXIe siècle

Éditorial n° 42 du Parti de l’in-nocence, janvier 2006

Une bonne chose qui restera de la pénible « affaire Finkielkraut », c’est l’heureuse expression de Finkielkraut lui-même selon laquelle l’antiracisme serait – sera, est déjà, sans doute – «le communisme du XXIe siècle». Cette métaphore polémique je la trouve pour ma part extrêmement éclairante et féconde, et j’en suis très reconnaissant à son auteur, comme de nombreux autres bienfaits.

Que comparaison ne soit pas raison, maintenant… Un de mes amis prétend être le seul usager de la langue française à savoir encore ce que veut dire le verbe comparer ; et il s’insurge chaque fois contre la tournure « on ne peut pas comparer ceci et cela ». À son avis, on peut tout comparer, puisque comparer n’est en aucune façon assimiler. Je doute fort que Finkielkraut ait voulu dire que l’antiracisme est à présent, pour nous, la même chose exactement que ce qu’était le communisme au siècle dernier. Son idée, si je puis présumer d’en juger, c’est plutôt que l’antiracisme, par rapport à notre XXIe siècle, est dans la même situation que l’était le communisme par rapport au XXe siècle ; qu’il joue le même rôle ; que sa fonction historique est semblable ; que son influence, ses capacités d’action, sa prégnance parmi les discours et dans le profond des consciences, sont du même ordre de grandeur.

Une première différence, toutefois, et elle est de taille, c’est que l’antiracisme, qu’on sache, n’a pas de goulag. Et si l’on a pu parler, assez légitimement à mon sens, de l’espèce de terreur qu’il faisait régner, cette terreur, il faut le reconnaître, n’emprisonne que rarement (et pas toujours à tort, d’ailleurs), elle ne torture pas, à ma connaissance, et jusqu’à présent elle n’a tué qu’assez peu de monde, sauf en quelques justes guerres. En revanche elle détruit des vies, comme l’autre, elle brise des carrières, elle met des existences entières sous le boisseau : existences d’individus, bien sûr, et cela en grande quantité ; existences de peuples, aussi bien.

On pourrait dire que le communisme a été au pouvoir, qu’il a été le nom de certains régimes, du système en place en de nombreux États ; et que ce n’est pas le cas de l’antiracisme. On pourrait dire le contraire exactement, avec autant de pertinence si ce n’est davantage. Je ne sache pas, c’est vrai, qu’il y ait de régimes qui pour toute raison sociale se proclament antiracistes dans leur intitulé même ; mais l’immense majorité des régimes existants se présentent néanmoins comme tels, antiracistes, même s’ils ne le sont pas toujours – après tout les régimes communistes, eux aussi, n’avaient souvent de communiste que le nom. Et l’antiracisme est hautement revendiqué par toutes les institutions internationales à caractère planétaire, qui l’ont inscrit noir sur blanc au fronton de leurs temples et dans leurs textes fondamentaux, de sorte qu’il dit le droit sous lequel nous vivons tous, plus ou moins directement, que tous les États de la terre lui sont soumis, en théorie, et qu’il n’est pas jusqu’à la Suisse qui ne se puisse voir tancée en son nom, comme on le constate aujourd’hui même. Le communisme, heureusement, n’est jamais parvenu à s’imposer à pareille échelle. Entre les deux parties à notre comparaison les états de service ne sont pas tout à fait de même nature, sans doute, mais ils sont de retentissement et de poids tout à fait approchants.

Dans le tableau balancé auquel j’essaie de me livrer, tout est une question d’échelle, justement. Tout dépend du niveau auquel on se situe. Si l’on choisit de se placer au niveau de la France, par exemple, on observe que le communisme n’a jamais gouverné ce pays, tandis que l’antiracisme, au contraire, s’y trouve depuis plusieurs décennies aux affaires ; mieux, il y est une espèce de religion d’État, le plus sacré et pratiquement le seul, le dernier, de tous les dogmes institués, l’ultime objet de la transmission scolaire, celui auquel on s’accroche entre tous alors que la plupart des autres se sont depuis longtemps perdus en chemin.

Certes le communisme, même dans notre pays que jamais il n’a gouverné seul, fut un appareil très puissant, capable de prendre en main, du berceau à la tombe, le destin de centaines de milliers d’individus ; mais cela seulement en de certaines municipalités, et dans les larges zones qu’ensemble constituaient ces communes souvent attenantes. L’antiracisme, lui, tient très officiellement en main la République elle-même à chacun de ses paliers de décision, et en toute occasion elle se targue hautement de lui être soumise. Il est une formidable machine à pourvoir des places, des sièges, des pensions, des honneurs et des sinécures. D’une part il ne tient qu’à lui de hâter les carrières et de distribuer des avantages, des prébendes, des chaires, des postes, des fauteuils, des subventions, des jetons de présence, des expositions, des publications et des candidatures « en situation éligible » : cela bien plus que ne fut jamais capable de le faire le communisme, qui n’avait pas la maîtrise, à pareille échelle, de semblables leviers de commande. D’autre part il a tout loisir, et il ne s’en prive pas, d’exclure, de briser à tort ou à raison, de prodiguer menaces et sanctions, d’écarter les suspects, d’autoriser et d’encourager les chasses en meute, de bénir les exécutions.

Le communisme disposait d’un ou deux journaux, de quelques revues influentes mais à la diffusion étroite, de deux ou trois maisons d’éditions, jamais bien vaillantes ; l’antiracisme, lui, règne sur toute la presse sans une seule exception honorable, sur tous les médias, sur toute l’édition courante.

Élément capital, les tribunaux lui sont tout dévoués – ce qu’ils ne furent jamais au communisme-, et jugent entièrement selon ses préceptes, pour ne pas dire ses instructions.

Un point commun essentiel, commun au moins diachroniquement, c’est que ces deux idéologies, au moins à l’orée de leurs époques respectives de plus grande extension, se présentent l’une et l’autre comme éminemment sympathiques, au point de pouvoir passer bien plus pour des morales que pour des idéologies. Mieux, elles ont pu passer toutes les deux – mais l’antiracisme bien plus encore et avec beaucoup plus de force de conviction que le communisme – pour détentrices exclusives de la force morale, objet celle-ci d’une véritable confusion avec elles, d’une coïncidence rigoureuse avec leurs discours et leurs positions. C’est un aspect capital, dans un cas comme dans l’autre : il leur permet en effet d’avoir non pas des adversaires, avec lesquels on peut débattre calmement, mais seulement des ennemis irréconciliables, qu’on ne peut souhaiter que d’abattre. Conséquence inattendue, il leur en échoit – mais encore une fois à l’antiracisme bien plus qu’au défunt communisme – une sorte de monopole de la haine, un droit exclusif à l’exécration vomitoire : passions que par tradition interne elles dénoncent incessamment chez leurs opposants (ou chez ceux qu’elles choisissent de considérer comme tels), mais qui avec le temps les ravagent elles-mêmes bien plus qu’elles ne font ces derniers.

«Tout anticommuniste est un chien», selon la parole fameuse. Tout anti-antiraciste est un pitbull, un pis que chien, un moins que chien, une hyène, une larve, la Bête immonde.

L’anticommuniste était un monstre parce que d’un cœur léger il s’accommodait de la misère du peuple et profitait de son exploitation. Il n’avait pas l’intention de lever le petit doigt pour mettre fin à l’injustice sociale, sur laquelle reposait le pouvoir de sa classe ou sa propre jouissance, sinon les deux. Mieux, ou pis, il luttait pour que cette injustice se perpétue. De toute évidence ne pouvaient l’inspirer que la soif du mal, la méchanceté pure, le désir de nuire, la délectation infâme au malheur et à l’humiliation d’autrui – au mieux un criminel aveuglement, une inconscience répugnante, mortelle pour les autres, et dont on ne pouvait qu’espérer qu’elle finirait par être mortelle également pour lui-même.

S’agissant de l’anti-antiraciste c’est encore plus simple, encore plus net, encore plus abject. Il faut dire d’abord qu’il n’est pas anti-antiraciste, évidemment : ce serait lui faire bien trop d’honneur que de le nommer de la sorte ; il est tout simplement raciste. Et bien sûr, à quelques rares exceptions près (âmes perdues qui n’ont plus rien à perdre), personne ne veut être raciste – de sorte que l’antiracisme n’a pour ainsi dire pas d’ennemis qui aient le front de s’assumer comme tels. Aussi a-t-il l’habitude, comme jadis le communisme, surtout le communisme au pouvoir (en particulier dans les démocraties populaires) de considérer comme adversaires, par défaut (car il a grand besoin d’adversaires, qui sont sa nourriture même), tous ceux qui, à son gré, ne donnent pas suffisamment de témoignages et de preuves d’enthousiaste adhésion à ses thèses. L’ennui est qu’il faut sans cesse augmenter les doses ; d’où cette impression de discours somnanbule, que donne le babil national, et qui amuse si fort à l’étranger, sauf nos amis, qu’il désole : on croirait que tout l’esprit de la défunte récitation d’enseignement primaire est venu se réfugier là.

Mais il faut s’arrêter un instant sur ce tour de passe-passe terminologique qui, des anti-antiracistes, des adversaires de l’antiracisme, ou de ceux qui se trouvent simplement avoir quelques objections à formuler à l’égard de la domination idéologique et matérielle de l’antiracisme, fait automatiquement, et tout à fait contre leur gré, et contre leurs convictions, des racistes. Ce tour de passe-passe est l’un des secrets du pouvoir antiraciste – lequel, grâce à cette manœuvre discrète, ne saurait avoir pour opposants, ce qui lui facilite bien les choses, que des êtres absolument abjects, ou qui le deviennent aussitôt qu’ils s’opposent à lui.

Il se peut qu’ils le soient vraiment, d’ailleurs. Il se peut que leur liberté soit à ce prix – une sorte de sous-produit de leur abjection. Ainsi la répression sexuelle, quand elle était au sommet de puissance, n’a eu longtemps pour opposants véritables que des êtres « perdus de mœurs », comme on disait, qui, s’ils osaient la défier, c’était pour la seule raison qu’ils ne couraient aucun risque de tomber plus bas qu’ils n’étaient déjà, ayant abdiqué toute morale avec toute dignité. On ne savait pas s’ils étaient sexuellement libres parce qu’ils étaient voleurs, menteurs, traîtres, délateurs ou assassins, ou s’ils étaient tout cela parce qu’ils étaient homosexuels, adultères, pervers, pédophiles, échangistes de masse ou stakhanovistes du plaisir. Eux-mêmes, s’étant accordés la liberté de mener leur vie sexuelle comme ils entendaient la mener, estimaient avoir, ce faisant, franchi la barrière morale du bien et du mal, et confondaient l’exercice de leur liberté conquise, qui ne l’avait été que par leur faiblesse, avec leurs autres turpitudes. C’est de pareille façon que trop souvent il n’y a, pour s’opposer ouvertement à l’antiracisme, et tout à fait comme il le dit lui-même, que des racistes. Tant qu’il en est ainsi, lui n’a rien à craindre.

Le pouvoir de l’antiracisme est absolument inébranlable en effet tant qu’il n’y a pour le contester que les racistes : c’est à peu près comme si la répression sexuelle n’avait eu en face d’elle, pour s’opposer à son règne, à son principe et à ses abus, que les violeurs d’enfants. L’antiracisme est d’ailleurs parfaitement conscient de cette donnée-là, et c’est pourquoi il n’a rien de plus pressé, toujours, que de traiter de raciste quiconque lui présente la moindre objection, ou lui pose une question qui l’embarrasse ou lui déplaît.

L’opposition des racistes, des vrais – antisémites véritables (de gauche ou de droite), néo-nazis, négationnistes ou champions boutonneux de la suprématie blanche -, à l’égard de l’emprise antiraciste sur l’ensemble de la société, ne fait que renforcer cette emprise, car elle en souligne la nécessité et elle offre de solides prétextes, et même de véritables motifs, à la consolider sans cesse.

On voudra bien m’excuser mais je ne vois guère que ce que j’ai appelé ailleurs la bathmologie, « science (barthésienne) des niveaux de langage », qui puisse permettre de trouver une issue à ce tête à tête fatal, racisme / antiracisme, en permettant de passer du deux au trois, et en établissant clairement que tout ce qui s’élève contre l’antiracisme, ou contre les abus de son pouvoir, ne saurait être mis dans un unique sac. Racisme et anti-antiracisme ont beau occuper parfois la même situation structurelle par rapport à l’antiracisme, ils ne l’occupent pas au même niveau de la spirale du sens, et ne sauraient en aucune façon être confondus. Il y a même beaucoup plus loin de l’un à l’autre (le double) qu’il n’y a de chacun d’eux à l’antiracisme. Et c’est uniquement en passant par l’antiracisme qu’on pourrait faire, mais à quoi bon, le chemin qui les sépare. Or, justement, tout mettre dans le même sac, c’est ce à quoi l’antiracisme excelle par-dessus tout. Et il ne serait pas étonnant que seule une approche langagière, sémantique, sémiotique, parvienne à débrouiller ce qui est avant tout un embarras de langage, savamment entretenu sinon délibérément crée.

Les mots, dans ce domaine, ont des sens si retors et si flous, et en général tellement abusifs, que rien n’est plus facile que de leur faire dire ce que l’on veut qu’ils disent et de les faire servir à toutes les tyrannies, quitte à déguiser celles-ci bien sûr – mais c’est l’enfance de l’art – en contre-tyrannies.

Racisme, c’était à l’origine la tare, éminemment répréhensible moralement, bien avant même que de l’être idéologiquement et politiquement, qui pousse à confondre les individus avec le groupe auquel ils appartiennent par la naissance, à les réduire à cette appartenance et à exercer contre eux violence ou injustice s’il se trouve qu’on croie avoir quelque chose à reprocher au groupe en question. Le racisme est une action violente, une opinion violente, dans les deux cas une agression. Et tant que le racisme n’est que cela, cette tare-là ou ce méfait-là, l’antiracisme est absolument incriticable, et l’on ne peut rien lui opposer parce qu’il n’y a rien à lui opposer.

Mais précisément : puisque l’ignominie incontestable du racisme fonde l’invulnérabilité et même, si l’on ose dire, l’incriticabilité de l’antiracisme, celui-ci, dès lors que n’étant plus seulement une active indignation morale et politique il est devenu une idéologie, un dogme, un pouvoir, un instrument de pouvoir et presque une industrie (c’est l’un des plus gros employeurs de France, il ne faut pas l’oublier), a tout intérêt à augmenter indéfiniment ce qu’il (lui) convient de ranger sous la dénomination de racisme. Et Dieu sait qu’il ne s’en est pas privé. Dés lors est devenu racisme à peu près tout – tout ce qui déplaisait à l’antiracisme, le gênait ou seulement l’agaçait. Au lieu que l’antiracisme se définisse par rapport à quelque chose de stable et de préexistant, de moralement et intellectuellement bien circonscrit dont il serait si l’on ose dire l’ »antité », c’est le racisme, au contraire, qui est défini par rapport à l’antiracisme et par ses soins – est raciste, aussitôt, tout ce dont l’antiracisme décide que ce l’est, à commencer bien sûr par tout ce qui se permet de contester son pouvoir.

Il faut dire que l’ambiguïté sur le racisme, l’aptitude conférée à ce mot de vouloir dire tout et n’importe quoi, n’est qu’une ambiguïté de deuxième ligne, une amphibologie de deuxième couche, le deuxième mur de défense de l’antiracisme. La première couche d’ambiguïté, plus en avant, porte sur le mot race, qui lui, au contraire du mot racisme (objet de l’extension sémantique indéfinie et illimitée qu’on vient de rappeler) a subi un colossal rétrécissement de l’énorme spectre de sens qu’il avait en langue classique : en lui l’antiracisme, pour le maudire plus à son aise, affecte de n’entendre plus, très curieusement, que la signification que lui ont donnée les vrais racistes, une signification absurde, pseudo-scientifique et qui n’a jamais représenté qu’un centième, le plus sinistre, soit, et le plus bête, de tout ce qu’on a pu vouloir dire à travers les âges par ces quatre lettres très utiles – aussi avons-nous appris, contraints et forcés, à en faire notre deuil comme de tant d’autres choses.

Ces deux ambiguïtés en tenaille acérée, sur racisme et sur race, ont permis à l’antiracisme de bannir de la parole, des conversations, des journaux, de tous les médias, du discours politique mais d’abord, et c’est le plus grave, de la perception même qu’on peut avoir du monde, tout ce qui relève, non seulement des races, au sens large et à l’absurde sens étroit, mais des ethnies, des peuples, des cultures, des religions en tant que groupes ou que masses d’individus, des civilisations en tant que collectivités héréditaires, des origines et même des nationalités dans la mesure où ces nationalités prétendraient être autre chose qu’une pure appartenance administrative, une convention, une création continue. L’homme de l’antiracisme est nu devant le sort, il ne vient de nulle part, aucun passé ne le protège. Il commence à lui-même, à lui-même maintenant. Sur une planète idéalement sans frontière, sans distinctions d’aucune sorte et sans nuances, c’est un voyageur sans bagage, un pauvre diable. À tout instant il se fonde comme il peut, en une sorte de gâtisme du commencement perpétuel, d’infantilisme institué, de puérilité (star-) académique. L’appartenance, dès lors qu’elle n’est pas convention pure (les fameux « papiers »), est perçue et donnée seulement comme une charge, une tare, un poids mort, un encombrant fardeau dont il convient de se débarrasser au plus vite, un héritage maudit.

Ce sont des pans entiers de la connaissance, de la culture, du savoir accumulé de l’espèce, qui sont ainsi récusés, mis à bas, enterrés. Plus gravement encore, ce sont des pans entiers de l’expérience, de l’actualité bien sûr, mais plus directement de l’expérience quotidienne de vivre, de bouger, d’habiter la terre et d’habiter la ville, d’éprouver ce qui arrive quand on descend dans la rue, quand on prend l’autobus ou le métro, ne parlons même pas des désormais sinistres trains, des pans entiers du temps, des pans entiers du regard, des pans entiers de la tactilité d’exister, dont par convention il sera convenu, sous peine des plus graves châtiments, qu’ils n’existent pas, qu’on ne les ressent pas, qu’on ne les voit pas même s’ils vous crèvent les yeux (parfois presque littéralement) – que tout cela c’est dans votre tête, dans votre mauvaise tête.

Sans doute n’est-ce pas un hasard si l’une des scies les plus pesantes du moment, aussi oppressantes que l’auto-destructif et pourtant increvable c’est vrai que, est l’immarcescible et cocasse on va dire. On va dire indeed ! Nous vivons sous le signe de l’on va dire. On va dire que le niveau monte, on va dire que la France est l’un des pays où l’immigration est le plus faible, on va dire que la proportion d’étrangers n’a pas bougé depuis un demi-siècle (encore qu’il faille observer une petite diminution ces dernières années). On va dire qu’il n’y a aucune surdélinquance des « jeunes issus de l’immigration », on va dire que contrairement à ce que croient les gens des études précises montrent que les « nouveaux Français » ne font absolument pas plus d’enfants que les autres, on va dire que faut h’arrêter de dire tout l’temps qu’y a plus d’violence aujourd’hui qu’y a cinquante ans. On va dire que la France a toujours été un pays d’immigration, que ce sont surtout les étrangers qui ont fait l’art français, et que notre pays c’est surtout une idée, une idée universelle – c’est ça qu’i faut bien voir. Et puis d’abord cékoi, pour vous, un étranger ? Comme les affiches de Pétain, mais en montrant cette fois un malheureux tout juste échappé des centres de rétention de Roissy, l’antiracisme vous met au défi de répondre oui à la question :

« Êtes-vous plus français que lui ? »

Ouh là là… On s’en garderait bien !

On va dire que non. Personne n’est plus français que personne.

Et de même qu’avec c’est vrai que… commence à siffler, pour les oreilles un peu sensibles, l’avertissement sonore qui prévient que la vérité, dans les parages, court de sérieux dangers de se faire étriller ou qu’elle marche déjà sur des béquilles, une jambe dans le plâtre et un bras en écharpe, de même, par on va dire, s’annonce discrètement l’accumulation gigantesque et sans cesse augmentant de l’on va pas dire. C’est peut-être par la que le régime antiraciste ressemble le plus aux anciens régimes communistes. Cette fois je parle de régimes parce que l’exemple français, où le communisme ne fut jamais un régime, sauf peut-être dans la ceinture rouge (devenue aujourd’hui ceinture verte, mais pas au sens écologiste), l’exemple français, dis-je, ne suffit pas à la comparaison, qu’il faut aller chercher en Union soviétique ou dans ses ex-satellites du « Bloc de l’Est ». Bien sûr, chez nous, L’Humanité du temps de MM. Waldeck Rochet ou Roland Leroy faisait rire par la prodigieuse efficacité du filtre auquel elle soumettait l’actualité avant de la laisser parvenir jusqu’à ses pages ; et par l’énorme masse de « contre-vérité », pour parler comme Georges Marchais, qu’elle faisait peser sur la réalité. Mais cette masse-là, pour vivre sous son ombre obnubilante, il fallait aller s’y placer volontairement, ne serait-ce qu’en achetant le journal ou en suivant les directives du parti. Les ultimes communistes d’aujourd’hui ont beau dire de beaucoup de choses qu’ils ne savaient pas, pour ne pas savoir il fallait vraiment qu’ils se donnassent beaucoup de mal (un mal qu’ils s’infligeaient d’un cœur ardemment militant, certes) : il y avait en France une nombreuse presse non-communiste, à l’époque. Aujourd’hui, à l’exception piteuse de trois ou quatre feuilles de chou racistes, il n’y a pas de presse non-antiraciste, ne parlons même pas d’anti-antiracisme. C’est pourquoi c’est plutôt dans l’ex-bloc soviétique qu’il nous faut aller chercher nos parangons. Si, comme je le crois avec Finkielkraut, l’antiracisme est bien le communisme du XXIe siècle, c’est au communisme au pouvoir qu’il ressemble le plus, au communisme d’outre-rideau de fer ; pas au petit communisme pour rire auquel il a succédé dans ses plus puissantes forteresses et ses principales zones d’application pratique (mais c’est pour les mettre sens dessus dessous).

Je ne suis pas loin de penser, même, que pour ce qui est de l’ »information », comme on dit par antiphrase, l’antiracisme à la française l’emporte haut la main, en maîtrise globale de la situation, en art de boucher toutes les issues, en omniprésence et en permanence dans l’action oblitératrice et euphémisante, sur le communisme à la soviétique. Après tout les Russes de Staline ni même ceux de Brejnev ou d’Andropov ne disposaient pas de nos ubiquiteux téléviseurs ; et la télévision est le principal instrument du pouvoir antiraciste, qui à travers elle peut diffuser ses dogmes et transmettre son insistante Weltanschauung trois heures et demie par jour en moyenne pour chaque Français. Il aurait tort de n’en faire usage qu’au moment des nouvelles, même si c’est alors que les séances d’endoctrinement perpétuel sont le plus concentrées. Pas un instant il ne laisse se relâcher son emprise sur le médium, et donc sur la population. Jeux, divertissements, reportages, variétés, talk-show, pas une seconde il n’est laissé loisir au téléspectateur d’oublier la réalité, non pas sans doute la réalité telle qu’elle est réellement, mais la réalité de son assujettissement, la réalité telle qu’elle devrait être, et telle qu’elle sera bientôt, dans un monde meilleur, où lui-même sera meilleur, encore plus antiraciste, encore plus amoureux du métissage multiculturaliste, encore plus impatient de la fusion universelle – un homme nouveau.

C’est sur les infortunés téléfilms que pèse sans doute le plus contraignant cahier des charges, au point qu’on n’a même plus le cœur à se moquer, et qu’on est contraint d’admirer, navré, les pauvres réalisateurs, qui arrivent encore à faire semblant de raconter un semblant d’histoire, alors qu’on sent bien qu’à chaque scène, à chaque plan, à chaque réplique, ils sont tenus de faire ce qu’il faut faire, de dire et de faire dire ce qu’il faut dire, pour que la saine doctrine antiraciste soit ancrée plus profond dans les esprits, dans les réflexes, dans les angoisses et dans les coeurs. En de pareilles conditions, se plaindre d’un défaut de créativité serait vraiment malvenu. Il est déjà miraculeux qu’apparence ‘d’œuvre’ il y ait.

L’antiracisme ne se contente pas de nous montrer des images et de les commenter pour nous – images et commentaires qui sont autant d’offuscations méthodiques du réel -, il fait de nous des images et nous filme en tout temps et en tout lieu. Ni le communisme au plus fort de son règne ni les pires projections et cauchemars orwelliens n’avaient imaginé que tout un chacun puisse être observé en chacun de ces mouvements à toutes les heures du jour et de la nuit, dans les magasins, dans les banques, sur les trottoirs, sur les quais de gare, dans les trains, dans les autobus, dans les cours d’école, sur les routes et partout. On dira que ce n’est pas l’antiracisme en lui-même qui procède progressivement, et de plus en plus rapidement, à cette mise en observation policière systématique du monde. Non, ce n’est pas l’antiracisme en tant que tel : c’est un pouvoir dont l’antiracisme est le premier des dogmes, et qui est amené à pareilles mesures par le type de société que l’antiracisme a créé, société sans pacte social, sans covenant hobbessien, sans convention d’in-nocence, sans philadelphisme aucun, où donc la violence est prête à sourdre à tout moment.

Ce pouvoir, très habilement, tire argument des objections qui lui sont apportées, des doléances qui lui sont soumises, des maux dont il est responsable, pour renforcer son propre pouvoir, pour se renforcer en tant que pouvoir.

«Vous avez peur, dit-il, vous trouvez que vous n’êtes pas en sécurité ? Vous dites qu’il y a maintenant des attaques dans les trains, qu’il y a des attaques dans les couloirs du métro, que vous n’osez pas rentrer chez vous ni en sortir, que votre escalier n’est pas sûr, qu’il y a de plus en plus de quartiers où vous n’osez pas vous rendre, de regards que vous n’osez pas croiser, d’heures où vous n’osez pas vivre, de trottoirs dont vous devez descendre en baissant les yeux ? Je vous entends, je vous comprends, vous pouvez vous confier à moi. Nous allons vous donner plus de police, nous allons mettre des policiers dans les trains, nous allons mettre des policiers en beaucoup plus grand nombre dans les métros, nous allons mettre des policiers dans les gares, dans les aéroports, dans les rues, dans les salles de spectacle, dans les magasins, là où c’est dangereux parce qu’il y a du monde, là où c’est dangereux parce qu’il n’y a personne, à l’entrée des lycées et collèges, dans les cours des lycées et collèges le long de leurs couloirs, dans les salles de classe s’il le faut, dans les amphithéâtres, dans les laboratoires dans les bureaux de poste, partout, partout, partout où y aura b’soin ne vous inquiétez pas. Moi j’dis c’est pas normal que les Français Ysé peur. Moi je suis là pour vous rassurez. Nous allons mettre des policiers partout et des caméras à tous les coins de rue, à tous les coins de campagne, et tous les coins de cage d’escalier. N’ayez pas peur, votez pour nous, nous ne vous abandonnerons pas : s’il le faut la moitié de la population surveillera l’autre, et vice-versa.»

Sans doute, sans doute, tout cela est bel et bon, mais vous ne comprenez pas très bien à quoi sert toute cette belle police qu’on vous annonce, quel ordre elle soutient et quel pouvoir elle renforce. Pas le vôtre, en tout cas : car chaque fois que vous vous êtes adressés à elle, au temps où vous croyiez encore un peu qu’elle était là pour vous défendre, elle vous a dit en substance exactement la même chose que votre télévision, que vos radios, que vos journaux et que vos hommes politiques : à savoir que vous rêviez, que vous aviez rêvé, que vous étiez fatigué et que vous exagériez, qu’il fallait voir les choses de plus haut et de plus loin, qu’on espérait que vous étiez capable, allons, tout de même, de voir les choses autrement que par le petit bout de la lorgnette, que la loi était la loi et que là on pouvait rien faire, qu’au moins si vous aviez eu des témoins qui acceptent de témoigner, que bien sûr vous pouvez porter plainte si vous y tenez absolument et si ça peut vous soulager quelque part, mais vous devez bien savoir que ça risque de vous valoir pas mal d’ennuis, ben oui forcément quand même, et est-ce que vous êtes bien sûr que vous voulez vous lancer là d’dans rien que pour vous faire plaisir deux minutes, en somme ? Là d’toute façon je vois ça va pas h’êt’ possible, il est trop tôt, il est trop tard, vous ne vous êtes pas adressé où vous auriez dû le faire, vous n’avez pas suivi la bonne procédure, et est-ce que vous êtes bien sûr mais alors sûr à cent pour cent que vous les aviez pas un peu provoqués ces jeunes il faut les comprendre avec le chomage le racisme les contrôles policiers et pas d’infrastructures et tout ?

De toute façon, ça na jamais été votre idéal de société, des policiers et toujours plus de policiers, des caméras et toujours plus de caméras. Ce n’est pas du tout cela que vous demandez. On vous aura mal compris. Non, vous ce que vous auriez aimé vous c’est … (un peu comme avant, quoi…)

Mais je sens bien et vous savez aussi que vous feriez mieux de ne pas trop expliquer, dans votre propre intérêt, ce que vous auriez aimé – vous allez vous mettre dans votre tort. Toutes ces pharamineuses forces de sécurité dont on vient de vous expliquer le détail prometteur, c’est sur vous qu’elle vont s’abattre en premier, si vous continuez avec vos histoires d’avant, d’avant quoi d’abord?. L’antiracisme a autre chose à faire que de vous écouter, dans votre intérêt il est là pour ne pas vous entendre. Au mieux, s’il est dans l’un de ses bons jours, il essaiera de vous expliquer ce que vous voulez dire vraiment, et que vous n’avez pas les moyens de bien intégrer. Il vous traduira en vous-même. Peut-être même vous dépêchera-t-il à cet effet un de ses journalistes, voire, si votre cas le mérite, un de ses sociologues bien-aimés. Les sociologues sont les enfants chéris du régime. Ils vous expliqueront ce qui vous est arrivé. Eux sont capables de traduire tout en n’importe quoi et l’inverse, avec des chiffres imparables et de jolis tableaux, qui vous permettront de comprendre à tête reposée en quoi vous avez tort et pourquoi ce qu’il convient de faire, à l’échelle de la ville, de la Ville, du pays tout entier, c’est encore plus de ce qu’on a déjà fait, mais cette fois avec beaucoup plus de moyens, et une vraie volonté politique d’aboutir.

La sociologie est à l’antiracisme ce que la biologie lyssenkiste fut en son temps au communisme. Mais l’on juge bien à ce seul rapprochement que le régime antiraciste est bien autre chose que l’étriqué régime soviétique : il est une vraie conception du monde, globale, totalisante et sans retour, capable de régir tous les aspects de votre existence, et de les connaître mieux que vous ne sauriez faire. La biologie est bien belle, mais enfin elle ne sort guère des discussions de savants et des amphithéâtres, en général, et ce n’est qu’indirectement qu’elle influe sur votre existence. La sociologie est bien autre chose. Non seulement elle peut décrire à ses maîtres le monde qu’ils veulent qui existe (assez sombre, à cause des méchants), mais elle peut fournir tout le travail de secrétariat, préparer des lois, quadriller le terrain, rabattre le caquet des non-professionnels de la vie : il suffit de lui demander des rapports – pour les rapports, elle est encore meilleure que la police.

Si la sociologie est la science triomphale du régime, c’est d’une part parce qu’elle est la reine des « sciences humaines », ainsi nommées comme si l’humanité était une science plutôt qu’une espèce, une éprouvette plutôt qu’une vertu (et les humanités un gros recueil de statistiques) ; mais aussi parce qu’autour d’elle s’est effondré tout de ce qu’à tort ou à raison on appela un moment la culture.

C’est l’œuf de Colomb. Et ce n’est pas moi qui saurais dire si l’effondrement de la culture a pour cause l’antiracisme (ce qu’il est convenu d’appeler ici l’antiracisme, la société métissolâtre où nous vivons, et qui n’a pas plus à voir, faut-il le dire, avec l’étymologie de son nom que la pédophilie avec celle du sien) ; ou bien si c’est l’effondrement de la culture, au contraire, qui a entraîné le triomphe de l’antiracisme. Les deux thèses peuvent se soutenir aussi facilement l’une que l’autre. Tout ce que l’on peut observer avec certitude – et qu’on ne saurait trop souligner -, c’est la coïncidence chronologique des deux phénomènes.

Je ne crois pas pour ma part à une conspiration. Je ne crois pas, par exemple, que d’aucuns, à seule fin d’instaurer ou de laisser s’instaurer la société antiraciste, aient voulu consciemment la mort de la culture, et organisé délibérément son trépas – par exemple en détruisant le système éducatif, et en abandonnant à la télévision la bien nommée in-formation des esprits. Non, je ne crois pas cela. Je ne crois à rien d’aussi soigneusement arrêté. Je crois plutôt, hélas, à d’obscurs mouvements au tréfonds de l’espèce, soumis aux lois même de la tragédie, à commencer par la première d’entre elles, qui veut que soient exaucés les civilisations et les hommes dont la perte est écrite – ainsi on a voulu que l’éducation soient égalitaire : c’est fait, personne n’apprend plus rien.

Ce que je sais en revanche, mais avec certitude, c’est qu’une culture vivante, au sens plein du terme, ne se serait jamais accommodée du triomphe de l’antiracisme, au sens et dans la consistance qu’il a revêtus parmi nous. Un peuple qui sait ce qu’il est – disons «qui connaît ses classiques» -, n’accepte pas de mourir parce qu’on le lui demande, ne consent pas à disparaître pour renaître vidé de lui-même, ne se résigne pas sans résistance à se fondre dans une masse violente, certes, mais officiellement indifférenciée, qui de lui ne conserve un moment que le nom, et ce n’est qu’une humiliation de plus. Un peuple qui sait sa langue, qui connaît sa littérature, qui se souvient de sa civilisation et qui garde en son sein une classe cultivée, des élites (mais certes pas dans la pitoyable acception que les nouveaux maîtres ont donné à ce mot), un tel peuple ne se laisse pas mener à l’abattoir sans se révolter, ni même ne se laisse expliquer sans broncher qu’il n’est pas un peuple, et qu’il n’en a jamais été un («Et d’abord c’est quoi, « un peuple » ? Vous pouvez nous expliquer exactement ce que vous voulez dire par là?»).

L’organisation de l’ignorance, l’enseignement de l’oubli, étaient absolument indispensables, une condition préalable sine qua non, à l’instauration de la société antiraciste telle que nous la voyons prospérer tristement sous nos yeux. Mais encore une fois je ne prétends nullement que les pionniers et les champions de l’antiracisme ont consciemment désiré cet oubli, ni mis en place cette ignorance. Sans doute ont-ils profité d’une heureuse coïncidence historique, voilà tout. On aurait bien tort de juger d’eux, d’ailleurs, par les piteux automates qu’on voit à présent s’agiter sous la même appellation, avec leurs gestes de pantins quand on appuie au bon moment sur le bouton qu’il faut, leurs réponses de catéchisme à toutes les questions qu’on leur pose et leur pauvre langage arthritique, tout en chevilles douloureuses et autres articulations rouillées, semblable aux fiches perforées de la mécanographie proto-informatique, ou bien aux bandes trouées des pianos de bastringue. Non, rien à voir : comme les pionniers du communisme, les pionniers de l’antiracisme étaient souvent des hommes et des femmes de grande intelligence, animés des plus hautes intentions morales. D’ailleurs, ajouterais-je avec une vanité mélancolique, ne comptions-nous pas nous-mêmes parmi eux ?

Je ne crois pas davantage, en sens inverse, que l’avènement de la société antiraciste ait été la cause unique, ni même la cause principale, de l’effondrement culturel de notre pays, ni même de la première des manifestations de cet effondrement, le collapsus du système d’éducation – tout juste peut-on voir en cet avènement, à mon avis, une cause tardive, l’occasion d’un coup de grâce. Entre culture nationale et société antiraciste, il y avait certes incompatibilité radicale – assez soulignée je pense, à titre emblématique, par le renversement de sens que subit d’un pôle à l’autre un mot comme discrimination : lequel, dans le langage de la culture, désigne la plus grande des vertus, l’exercice même de l’intelligence, la qualité par excellence de la pensée, et dans celui de l’antiracisme le premier d’entre les péchés (avec retour en farce, très bathmologiquement, sous les espèces pléonastiques de la « discrimination positive »). Aucune population composite ne saurait accepter longtemps de se voir imposer comme culture collective (ni comme langue, ajouterais-je) ce qui n’est jamais que la culture (et la langue) d’une de ses composantes, et, qui plus est, de la moins aimée d’entre elles, la moins prestigieuse testostéronimiquement, la plus rapidement décroissante en rapport de proportion à l’ensemble, la mieux chargée de tous les maux, de tous les crimes, de toutes les responsabilités négatives. Il est d’ailleurs probable qu’une population composite ne saurait s’accommoder d’aucune culture commune, puisque la culture c’est avant tout la voix des morts, leur présence créatrice, et qu’une telle société n’a pas de morts, sauf ceux qu’engendrent au jour le jour ses affrontements internes, des morts tout neufs sans portée culturelle : elle n’a donc d’autre ressource que d’appeler culture, puisqu’il paraît qu’il faut en avoir une, tout et surtout n’importe quoi, le divertissement qui suinte de sa télévision, par exemple, de même qu’elle continue d’appeler éducation, par facilité de langage et paresse d’en changer, l’ignorance rustaude qui s’inocule dans les locaux spécialisés.

Nous touchons là, et nous finirons sur elle, à une fameuse différence, entre communisme et antiracisme – différence si grande, même, qu’elle infirme en partie le rapprochement, ou plutôt qu’elle le renverse : car s’il a pu sembler exagéré de rapprocher l’antiracisme du communisme, et d’aller jusqu’à l’appeler, par provocation, «le communisme du XXIe siècle», il apparaît ici qu’en un autre sens, à partir d’une autre perspective, bien loin d’être trop dire, c’est là trop peu : le communisme, même dans les pays où il s’est exercé le plus longuement, n’a coïncidé, bien loin de là, ni avec un effondrement du système éducatif, ni avec une répudiation de l’héritage culturel. Que pareille coïncidence s’observe sans conteste possible lorsque c’est du régime antiraciste qu’il est question donne à penser qu’à son emprise il n’y a guère de fin concevable, et qu’il n’y a lieu de s’attendre, contrairement à ce qui s’est passé pour le communisme, à l’effondrement d’aucun mur – à ce qu’il s’en construise, peut-être, comme en Israël: ce n’est pas une perspective très réjouissante. http://www.nouveau-reac.org
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 18/07/2012 - 21:26

Gauche « anticapitaliste » : le nanar* continue !

La semaine dernière, 500 à 600 membres du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ont rejoint le Front de Gauche dans le but de créer un troisième courant au sein de cet accouplement comprenant déjà le PCF et le Parti de Gauche de J-L Mélenchon.

http://gauche.blog.lemonde.fr/2012/

Après les scissions des tendances « Gauche unitaire » en 2009 et « Convergences et alternative » en 2010, il s’agit de la troisième vague de départs vers le Front de Gauche. Cette fois-ci, la saignée est copieuse car ces militants issus de la tendance « Gauche Anticapitaliste » représentaient 41 % des votants au dernier congrès du NPA.

Trois ans et demi après la fondation de ce « nouveau » parti qui revendiquait 9123 adhérents en février 2009, on peut estimer que cette formation ne compte guère plus de 3000 militants soit les effectifs de la défunte Ligue Communiste Révolutionnaire** de Krivine et Besancenot.

Les causes de cet effondrement demandent de se plonger dans l’histoire du marxisme et plus particulièrement dans celle du Trotskisme. En 1938, après avoir été expulsé d’URSS par Staline, Léon Trotsky, l’un des principaux dirigeants de la Révolution Soviétique, crée la Quatrième Internationale. A la même époque, il rédige le « Programme de Transition, La mobilisation des masses autour des revendications transitoires comme préparation à la prise du pouvoir »

Ce sous-titre résume assez bien l’objectif :

Premièrement préserver les principes et buts fondamentaux du Bolchevisme.
Deuxièmement, oeuvrer, selon la situation des Etats, à l’élaboration de revendications minimales, aisément intelligibles et acceptables par le peuple.
Troisièmement, amener insidieusement les masses à accepter le concept de dictature du prolétariat comme unique solution à la crise du capitalisme.

En bref, unir le plus grand nombre autour du plus petit dénominateur commun puis élargir la brèche vers un programme maximaliste.

Voilà pour l’enclume et les fondements. Reste à forger l’outil, la tête du marteau : Pour Trotsky, la solution réside dans la construction de partis des travailleurs, y compris en s’agrégeant à d’autres formations issues du syndicalisme ou du réformisme. Le rôle des trotskistes est d’étendre au maximum leur influence au sein de ces formations afin d’en prendre la direction. Ceci par tous les moyens (entrisme, avant-gardisme).

La Seconde Guerre Mondiale et la victoire de L’URSS stalinienne gèleront momentanément ces velléités.

Plus récemment, en France, on voit resurgir cette stratégie à plusieurs reprises. En 1985, le Parti Communisme Internationaliste (courant lambertiste au sein du trotskisme) crée le Mouvement pour un Parti des Travailleurs qui deviendra le Parti des Travailleurs en 1991 avant de se métamorphoser en 2008 en Parti Ouvrier Indépendant.

Ces multiples avatars, quand ils ne font pas sourire, laissent pour le moins perplexe. De 1985 à nos jours, après de multiples purges et autres scissions, les progrès de cette mouvance semblent ressembler à ceux d’un hamster dans sa roue de compétition.

En 1995, avec 5,3 % des voix aux élections présidentielles, Lutte Ouvrière devient la troisième force à gauche. Dans les bouffées du grand soir, après le premier tour, Arlette Laguiller appelle à la création d’un « grand parti des travailleurs »

http://www.youtube.com/watch?v=fFaA

Cet effet d’annonce ne sera suivi d’aucunes tentatives réelles sur le terrain et entraînera, de ce fait, le départ du jovial Philippe Poutou et de quelques centaines de militants qui intégreront la Ligue Communiste Révolutionnaire… puis le NPA…

Aux dernières élections présidentielles, avec 0,56 %, LO ne rassemblera que les derniers aficionados. En 2002 et 2007, avec plus de 4 % des voix aux présidentielles, c’est au tour de la Ligue Communiste Révolutionnaire de se lancer dans les tribulations du NPA, avec les résultats pathétiques que l’on connaît.

Ces tentatives infructueuses ont pour origine le même mauvais calcul. Une direction politique petite bourgeoise et sectaire s’érige en avant-garde auto-proclamée d’un prolétariat sensément ignorant et naïf. On observe également ce décalage profond au niveau de la structure militante. Les militants d’extrême gauche en France sont essentiellement issus du monde estudiantin et de la Fonction Publique.

Il suffit d’analyser la sociologie du vote aux présidentielles 2012 pour se rendre compte que cadres politiques et militants sont perçus comme étrangers au monde ouvrier. Vote des ouvrier pour l’ouvrier Poutou : 2 %, vote ouvrier pour Mélenchon (grâce aux vestiges du PCF) : 15 %, vote ouvrier pour Marine Le Pen : 35 %.

http://opinionlab.opinion-way.com/d

Selon les doctrinaires de la gauche radicale, il s’agit d’un vote d’ouvriers traditionnellement conservateurs et radicalisés par la crise. Comme les derniers des moujiks, ces écervelés voteraient systématiquement FN car on ne leur a pas assez expliqué les bienfaits du marxisme.

En matière de mauvaise foi et de déni, cette analyse mérite l’étoile rouge. Il suffit de jeter un œil sur une carte : votes Georges Marchais en 1981 et votes Marine Le Pen en 2012 pour que l’évidence saute aux yeux. Bon nombre d’anciens électeurs communistes votent actuellement FN.

http://lepcf.fr/IMG/png/carte-1987-

Le pire est qu’il s’agit d’un site du PCF ; eux-mêmes avouent l’évidence, avec une ingénuité touchante.

Les différentes percées puis reflux des organisations d’extrême-gauche s’expliquent, avant tout par le vote capricieux d’une partie de la moyenne bourgeoisie (les bobos) qui s’émoustillent un coup sur la pétroleuse Laguillier, un coup sur le poupin facteur Besancenot, un coup sur Dany le Rouge et aujourd’hui sur le généralissime Alcazar Mélenchon.

La construction d’un parti des travailleurs constitué ad hoc, propulsé par un leader charismatique et médiatique mais coupé de toute base sociale stable ne peut conduire qu’à un échec. Par ailleurs, l’internationalisme ouvertement revendiqué par ces organisation épouse parfaitement l’euro- mondialisme si cher à nos dirigeants UMPS.

Par conséquent, ce concept creux ne laisse à ces brasseurs d’idées aucune chance d’atteindre l’intelligence des ouvriers. Ceux-ci demeurent, dans leur ensemble, encore attachés au couple Nation et République.

Je voudrais enfin aborder le cas du Parti de Gauche, structure politique « dans le vent » et portée par les médias. Ce mouvement est animé pour beaucoup par d’anciens trotskistes (Jean Luc Mélenchon, Martine Billard, Alexis Corbière, René Revol, etc…).

Sociologiquement et intellectuellement, il s’agit d’un parti réformiste d’ouvriers du dimanche dont une partie de la direction à parfaitement intégré la stratégie du programme de transition. Le but est le même, partir à l’aventure, la grande vadrouille électoraliste avec, cette fois-ci, le PCF dans le rôle de Bourvil.

Ce micro parti, joue la même partition que ses prédécesseurs : occuper l’espace politique dans les universités, la fonction publique, les médias, pour détourner les masses de l’essentiel (l’écrasement des nations par l’empire) et les orienter vers l’accessoire (mariage gay, polémique avec L. Deutsch, etc…)

La vaguelette du Front de Gauche a déjà commencé à s’étaler aux dernières élections législatives. Le 3 juillet dernier, à l’Assemblée Nationale, lors du vote de confiance au gouvernement d’austérité socialiste, les 10 députes du Front de Gauche se sont abstenus « pour que la Gauche réussisse ».

http://gauche.blog.lemonde.fr/2012/

Autrement dit, le Front de Gauche se prépare à assurer la flûte derrière le cortège funéraire des futurs plans sociaux. Le système a déjà commencé à essuyer ses bottes sur Mélenchon, le franc-maçon, pour s’en faire un paillasson.

Sur la pente savonneuse de la compromission permanente, la « fureur et le bruit »*** se transforment en un silence fracassant devant la social-trahison du gouvernement Hollande-Ayraut. Il est à gager que cette « caution de gauche » apportée à la rigueur se paiera chèrement lors des prochaines consultations électorales.

Gauche anticapitaliste : Le nanar continue !

* Mauvais film. Voir le site http://www.nanarland.com/

** Parti politique d’extrême-gauche crée en 1969 et se revendiquant du trotskisme. Il sera à l’origine de la Constitution du Nouveau Parti Anticapitaliste en 2008-2009.

*** Discours de J-L Mélenchon du 21-11-2010 ou il affirme sans ironie : « Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas ! » http://www.wat.tv/video/melenchon-j

http://www.egaliteetreconciliation.fr
via http://infonatio.unblog.fr/
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 19/07/2012 - 9:11

Les Trotskistes : ennemis de la classe ouvrière

L’élection présidentielle de 2002 avait été l’occasion pour les diverses organisations se revendiquant du trotskisme de réaliser un pic historique. Arlette Laguiller pour Lutte Ouvrière avait récolté 5,72 % (soit 1.630.045 voix), Olivier Besancenot pour la Ligue Communiste Révolutionnaire 4,25 % (1.210.562 voix) et Daniel Gluckstein pour le Parti des Travailleurs 0,47 % (132.686 voix). Au Total 10, 44 % des suffrages. Score remarquable alors que, simultanément, le PCF s’effondrait. Certes les organisations d’extrême gauche ne renouvellent pas semblable performance aux élections législatives qui suivent immédiatement (un modeste 2,71 % à elles toutes), mais l’audience de cette mouvance est marquée et ses résultats aux prochaines élections présidentielles seront suivis de prés. En particulier par la Gauche, qui les rend responsables de sa précédente défaite. Mais le vote pour les organisations trotskistes est-il un vote révolutionnaire ? On peut en douter fortement au regard de l’histoire d’un courant qui a toujours fait les yeux doux à la social-démocratie et entraîné les travailleurs dans les pires impasses.

On achève bien les traîtres …

Léon Trotski est exclu du Comité Central du Parti Communiste d’URSS et mis en résidence surveillée à Alma Ata en 1927 pour son opposition à la ligne de Staline. L’homme a déjà un long passé de « révolutionnaire professionnel » lorsqu’ il rallie, in extremis, les bolcheviks après la Révolution d’Octobre 1917. Il participe activement à la mise en place de l’Armée Rouge lors de la guerre civile, ainsi qu’à la formation de l’appareil bureaucratique et de la police politique après la victoire des « Rouges ». Son efficacité dans la répression, s’est à plusieurs reprises, signalée. En Ukraine, avec l’écrasement des communes paysannes libertaires des Makhnovistes. En mars 1921, il va mener impitoyablement le siège contre la révolte des marins de Kronstadt. Revendiquant que le pouvoir revienne au Peuple et aux conseils ouvriers, les mutins (qui furent le fer de lance de la Révolution) sont liquidés de manière froide et implacable. Avant de finir victime du régime qu’il avait mis en place, Trotski s’évertuera à liquider toutes les oppositions (qu’elles soient libertaires ou socialistes révolutionnaires de gauche, ou issus du Parti Bolchevik). Mis en minorité par Staline (1), il est contraint à l’exil en 1929. Dirigé sous bonne garde vers la Turquie, il touche une rente de l’ambassade soviétique et vit sur une île du Bosphore, sous la surveillance vigilante des services secrets russes. Mais l’homme ne veut pas renoncer, il fausse compagnie à ses gardiens et commence à mettre en place un appareil politique pour lutter contre le stalinisme. La Quatrième Internationale va ainsi naître dans les péripéties de l’exil de son fondateur. Dès son origine, le courant trotskiste va devoir faire face à la prépondérance, dans le monde ouvrier, des Partis Communistes alignés sur Moscou. Extrêmement minoritaires, les fidèles de Trotski doivent se montrer discrets. Infiltrés par les agents soviétiques et pourchassés par les militants staliniens dans les années 30, ils sont quasiment isolés en France. Leur espace d’expression est réduit et ils peinent à entrer en contact direct avec le monde ouvrier encadré effi cacement par la CGT, structure syndicale contrôlée par le PCF. Pour pouvoir exister, les trotskistes français vont devoir se lier à des militants syndicaux en marge de la centrale communiste. Suivant la même logique, Trotski appellera ses fidèles français à mener un politique d’entrisme au sein des mouvements de gauche comme la SFIO (l’ancêtre du PS actuel). Profitant de la montée du Fascisme, il appelle à la constitution d’un front uni, le but avoué étant de constituer l’aile gauche de la social-démocratie. L’infiltration portera ses fruits dans le service d’ordre et les jeunesses socialistes. Mais l’opération échouera sous la pression des communistes qui, après le 6 février 1934, vont se rallier à l’antifascisme radical.

Quand, en août 1940, Mercedes Ramos, sympathique agent stalinien au demeurant,dessoude à coups de piolet Léon Trotski (alors accueilli en exil au Mexique par son très maçonnique gouvernement), ses partisans ont déjà adopté un comportement militant spécifique, fait d’un culte du secret (symbolisé par l’emploi des pseudonymes au sein même des organisations), de sectarisme qui les conduisent à s’entre-déchireret d’un goût prononcé pour l’entrisme. La guerre qui éclate ne fera que renforcer cette attitude. On retrouve dans la résistance une génération de cadres qui vont faire leurs premières armes dans la clandestinité : De Daniel Korner, alias Barta, fondateur de LO à Robert Barcia, alias Hardy, qui serait le véritable dirigeant de cette organisation pour certains journalistes. Il n’est pas étonnant de retrouver Pierre Boussel, alias Pierre Lambert, dans les combats contre l’Occupation. Issu d’une famille d’immigrés juifs russes, il naît en 1920 en France. Militant des Jeunesses Communistes, il est exclu pour ses positions anti-soviétiques. Il se rapproche alors des socialistes et rencontre des militants trotskistes infiltrés dans leurs rangs. Séduit par leur discours internationaliste et leur opposition à l’URSS, il devient vite un militant reconnu durant la guerre, membre des hautes instances du comité international pour la constitution de la IV° Internationale. On le retrouvera plus tard à la tête du courant qui portera son nom : les lambertistes.

À l’assaut des appareils

Poursuivis par les nazis, les trotskistes doivent aussi faire face aux communistes qui n’enterrent nullement la hache de guerre avec eux. Eliminés physiquement dans les prisons et les maquis, ils sont confrontés à l’appareil clandestin stalinien. La Libération laisse quelques espoirs de développement aux trotskistes. Mais les années 50, les plongent dans une situation critique. Les querelles entre micro-groupuscules rendent insignifiante leur influence dans une France qui passe lentement de la reconstruction aux Trente Glorieuses. Avec l’éclatement du Parti Communiste International (la principale organisation de cette tendance de l’après guerre), les différentes tendances traversent un désert de plusieurs années. La scission de 1952 a pour origine la question de l’entrisme au sein du PCF. La majorité des membres refuse cette stratégie et est exclue de la Quatrième Internationale. Ils forment un nouveau PCI sous la conduite de Pierre Lambert. Les minoritaires sous la direction de Michel Rapatis (Pablo) puis de Pierre Franck vont tenter d’infiltrer le PCF. Avec des succès importants au sein des JC et de l’Union des Etudiants Communistes, où ils vont animer une fronde permanente contre la direction du Parti. Profitant de la position « timorée » du PCF sur la question algérienne, les « pablistes » vont accentuer le travail de tendance. Devenant le principal réseau de soutien au FLN dans le monde universitaire, ils fourniront de nombreux « porteurs de valises » aux rebelles algériens. Ravivant le vieil antifascisme militant, ils seront aussi à la pointe du combat contre l’OAS et ses soutiens étudiants (avec par exemple le fichage para policier des pro-Algérie Française). Après l’indépendance, on retrouvera certains d’entre eux parmi les « Pieds Rouges », c’està- dire les coopérants progressistes français au nouveau régime. Parmi eux, les frères Krivine se distinguent déjà.

Chez les lambertistes, la forte personnalité de leur leader va structurer ce courant autour du travail d’entrisme au sein du monde syndical. Doué d’un véritable talent d’organisateur, porteur d’un charisme indéniable auprès des militants, Lambert-Boussel s’est s’entouré de fidèles capables de naviguer dans les conjonctures politiques les plus difficiles. Extrêmement rigide au niveau de la forme révolutionnaire, il incarne pour beaucoup la continuation légitime du trotskisme. Lambert mènera en personne l’opération qui allait permettre la survie de son courant : l’entrisme à Force Ouvrière. Pourquoi les lambertistes ont-ils jeté leur dévolu sur FO ? Il n’y a pas de hasard à ce choix. La CGT-FO est née d’une scission réformiste de la CGT historique qui refusait la mainmise du PCF sur la centrale militante. Se revendiquant d’un syndicalisme libre et démocratique, FO fédéra les opposants à la politisation du monde syndical. On verra ainsi se côtoyer des anti-communistes primaires proches des milieux « d’extrême droite » et des gauchistes de toutes obédiences, chassés de la CGT.

« Heureusement que vous les avez ! » disait Chirac, au sujet des lambertistes, à André Bergeron, ancien dirigeant de FO. Mais c’est surtout son successeur, Marc Blondel qui va les utiliser pour asseoir sa domination sur le syndicat dans les années 80-90. Des postes de permanents syndicaux et de délégués auprès des institutions, liés à la co-gestion sociale vont échoir en récompense à des militants trotskistes. Il n’est dès lors pas étonnant que les lambertistes aient soutenu Jean-Claude Mailly, le dauphin désigné de Blondel. Patients et discrets, les lambertistes n’occupent pas les devants de la scène. A la différence de leurs frères ennemis « pablistes ».

Après avoir amené à la paralysie de l’UEC, les trotskystes se verront exclus par le PCF. Les staliniens vont s’efforcer d’isoler ces éléments provocateurs. Mais les événements de Mai 68, vont leur donner une dynamique sans précédent dans le monde étudiant. Les exclus vont fonder la Jeunesse Communiste Révolutionnaire en 1965. Sous la direction d’Alain Krivine, cette organisation donnera après de multiples péripéties, naissance à la LCR. Sous les feux de l’actualité durant toutes les années 70, son audience restera pourtant extrêmement petite bourgeoise. Au contraire de Lutte Ouvrière qui s’efforcera de s’implanter dans le monde ouvrier avec des résultats mitigés jusqu’à l’apparition du phénomène médiatique Arlette.

Un rôle contre révolutionnaire assumé

On le voit l’histoire du Trotskisme en France est assez agitée et a profondément marqué sa mentalité. Mais certains aspects peu connus sont éclairants sur le véritable rôle de ce courant. Ainsi les liens entre les services secrets américains et les trotskistes ne sont pas de purs fantasmes issus de l’Humanité de la grande époque stalinienne. A partir de 1948, avec la naissance de la Guerre Froide, la CIA ne ménage pas son aide à de potentiels alliés contre Moscou. La manne fi nancière qu’elle déverse sur la France est considérable, gigantesque même, vu qu’elle subventionne toutes les tendances anti-communistes sans distinction de partis. Par exemple dans les milieux syndicaux, des officines liées à elle et à la puissante confédération syndicale américaine AFL-CIO, alimentent en fonds secrets la toute jeune direction de FO. Par ce biais, les lambertistes sont très tôt mis en contribution. Ils participent à l’opération Project Book. En collaboration avec Radio Liberty, la CIA met en place un réseau de diffusion vers l’Est de littérature anti-stalinienne. Les réseaux lambertistes serviront ainsi à passer en URSS des milliers d’exemplaires de publications de propagande anti-communistes. En France même, certains trotskistes vont devenir des agents actifs des services américains, en particulier pour faire barrage à l’influence communiste chez les intellectuels (2). Il est certain que d’autres dossiers dorment encore dans les archives des services américains. La stratégie de la tension américaine en Europe a souvent été d’utiliser des groupuscules gauchistes pour créer une déstabilisation des régimes qui ne lui étaient pas favorable. Ainsi dans les prémisses de Mai 68 on pourrait bien retrouver la main des services US. Cela n’est pas faire le jeu du mythe du Complot que de trouver troublant le rôle des divers groupuscules d’extrême gauche dans cette crise visant à affaiblir le régime gaulliste (qui avait fait de l’indépendance nationale vis-à-vis de l’Otan un enjeu stratégique important). Ainsi que dans les diverses tentatives pour contrer l’influence du PCF dans les masses populaires.

Mais le trotskisme, ce sont aussi des idées et des méthodes qui se sont révélées nuisibles pour les luttes des travailleurs. Actuellement, pas un mouvement social ou une grève étudiante sans que l’on ne voit apparaître un représentant de ce courant. Et à chaque fois leur rôle finit par ressembler à un sabotage des initiatives révolutionnaires. Dans les années 70, les authentiques anarchistes et autonomes d’ultra-gauche ne se trompaient pas quand ils attaquaient les services d’ordres de la LCR ou de l’OCI (ancêtre du PT) à coup de cocktails molotov. A chaque fois, les diverses organisations trotskistes tentent de reprendre à leur compte les actions partant de la base. L’important, étant pour eux, de se poser en interlocuteurs sérieux des institutions et des médias, et cela en oubliant souvent les revendications à l’origine de la lutte.

De même, si l’on doit faire un bilan de l’entrisme de l’extrême gauche on constate que cette méthode a parfaitement réussi. Et même trop bien réussi… En effet, en phagocytant syndicats, associations et partis modérés, les diverses tendances gauchistes s’intègrent à un système qu’elles prétendent combattre. Sans parler des désertions (la liste serait trop longue de personnalités anciennement d’extrême- gauche dans les années de l’après 68, ralliées au Capital), cette méthode entraîne obligatoirement l’absorption des éléments révolutionnaires dans le jeu du consensus libéral. Le cas d’Henri Werner éclaire par la fascination/répulsion pour le libéralisme de la génération trotskiste des années 70. Haut responsable de la LCR et futur élu du PS, il étudie sociologiquement le système de fonctionnement du CNPF (le futur MDEF). Véritablement séduit par son efficacité, il présente la confédération patronale comme modèle pour l’organisation de la Ligue à un Krivine médusé. Autre cas d’intégration des valeurs qu’ils étaient sensés combattre, la très intéressante évolution des intellectuels trotskistes new-yorkais. Passés de la lutte anti-impérialiste au néo-conservatisme dès les années 80. On retrouve ainsi ces anciens gauchistes parmi les plus fidèles soutiens à la politique d’agression de Bush et d’Israël. Si les gauchistes critiquent la bureaucratie des appareils, c’est pour mieux les concurrencer et prendre leur place. Ils deviennent ainsi des supplétifs utiles dans les querelles internes, comme les lambertistes à FO, que l’on remercie par quelques postes.

Dans le cadre strictement politique, l’action des trotskistes revient le plus souvent à renforcer la social-démocratie. En lui fournissant des cadres efficaces et en lui donnant une légitimité « radicale » dans des situations difficiles (comme lorsque la Gauche se joint à des mouvements sociaux qu’elle aurait combattus quand elle avait le pouvoir). Le rôle de l’extrême gauche est de canaliser des personnes en colère contre le système pour rendre leur révolte inoffensive. On a constaté l’effet négatif de la zizanie entretenue par la LCR lors de la tentative de formation d’une coalition de la « Gauche anti-libérale » pour les présidentielles (3). Le Parti des Travailleurs mène depuis la fi n des années 80, une démarche de séduction de la mouvance nationale républicaine. Avec des thèmes comme la défense de la République, de la Laïcité et de l’indépendance des petits maires (4), il veut récupérer une tendance qui peine à se structurer.

Au final son emprise a, le plus souvent, amené à réduire les possibilités d’action de cette « gauche nationale ». Son travail en direction des communistes « orthodoxes » poursuit la même stratégie. Le PT tente ainsi de récupérer les anciens « staliniens », pour mieux les faire disparaître et se poser comme les seuls défenseurs du Communisme. Les trotskistes veulent s’accaparer l’héritage révolutionnaire du mouvement ouvrier. N’étant jamais parvenus en entrer en synergie avec le Peuple, restant toujours marqués par leur origine petite-bourgeoise, ils en sont souvent réduits à détourner le noble discours plébéien qui fut celui du PCF avant ses reniements réformistes et révisionnistes. Mais cette manipulation ne semble pas prendre, de nombreux ouvriers préfèrent voter FN que de soutenir ces gens qui ne masquent pas leur mépris pour eux. En effet, les trotskistes ne manquent jamais une occasion de traiter les travailleurs français de tout les mots : racistes, embourgeoisés, réactionnaires… Avec leur tournant vers de « nouveaux sujets révolutionnaires » (« les sans papiers », « les homosexuels », « les femmes », « les sans-logis »), ils voient déjà en eux une relève pour la Révolution. Mais quand on gratte un peu, que constatons-nous, là aussi ? La même récupération. Voulant manipuler les revendications des minorités pour créer des foyers d’agitation, ils se posent en seule direction possible pour leurs luttes. « Les immigrés sont gentils, mais incapables de mener leur combat efficacement » sous – entend le discours paternaliste de représentants de collectifs dirigés par les trotskars. Créant partout la division, ils servent ainsi les intérêts du système. Nous pensons que de nombreux sympathisants et même, militants, de cette tendance ne se rendent pas véritablement compte du rôle qu’on leur fait jouer. Nous espérons contribuer à leur ouvrir les yeux pour qu’ils puissent rejoindre l’authentique combat des travailleurs européens pour leur émancipation.

http://www.egaliteetreconciliation.fr

NOTES :

1- Il faut en finir avec le mythe du soi-disant « Testament » de Lénine qui n’a aucune valeur politique dans la mesure où Lénine n’a jamais désiré rendre publiques ses quelques notes, rédigées alors qu’il était gravement malade, sérieusement atteint dans sa capacité de travail et se trouvant dans la nécessité d’être éloigné de la scène politique. L’opinion de Lénine sur Trotski ne fait guère de doute car il l’a exprimée à de nombreuses reprises. Ce dernier n’a cessé de louvoyer entre mencheviks et bolcheviks durant tout le début du 20° siècle. « Lénine ne manifesta à personne une telle hostilité personnelle, quel qu’ait été leur accord sur les problèmes de fond. Il le traitait selon les circonstances de phraseur bruyant, de comédien, d’intrigant, d’entremetteur et de Doux-Judas (en référence au personnage de Saltykov-Chtchedrine), ne manquant pas une occasion de proclamer que Trotski était un individu dépourvu de principes, naviguant entre différents groupes et soucieux seulement de ne pas être pris sur le fait ». Leszek Kolakowski. Histoire du marxisme. Tome 2. P.537. Ed. Fayard. 1987. Citations de Lénine à l’appui de ces affirmations : « On ne peut pas discuter sur le fond avec Trotski, car il n’a aucune conviction. On peut et on doit lefaire avec les liquidateurs et les ostsovistes convaincus [fraction du parti bolchevik, en français les révocateurs, car ils demandaient le rappel de la douma des députés démocratiques], mais avec quelqu’un qui joue à couvrir les fautes des uns et des autres, on ne discute pas, on le démasquecomme… diplomate au petit pied » (« A propos de la diplomatie de Trotski », 21 décembre 1911, OEuvres, vol.17, p.366). « Trotski n’a jamais eu aucune « physionomie », et il n’en a aucune [comme Besancenot ?] ; il n’a à son actif que des migrations, que des désertions qui l’ont fait passer des libéraux aux marxistes et vice versa, des bribes de mots d’esprit et de phrases ronfl antes, pillés à gauche et à droite. » (« La désagrégation du bloc d’août », 15 août 1914, OEuvres, vol. 20, p.164). Ce portrait s’applique à merveille à ses disciples parcourant la planète mondialisée. Staline reviens !

2- Denis Boneau, « Quand la CIA fi nançait les intellectuels européens », long article qui détaille la mise en place d’un réseau d’intellectuels proaméricains des années 50 à nos jours. Disponible sur le site du Réseau Voltaire : http://www.voltairenet.org/fr

3- Le rôle du PCF n’étant lui aussi pas très clair dans cette affaire. Complètement vassalisé au PS, M-G Buffet semble avoir poussé à une rupture au sein d’un mouvement qui pouvait faire de l’ombre à la candidature de Royal. Contre la promesse de sièges aux législatives ? Fort probablement…

4- La candidature « indépendante », G. Schivardi, va dans ce sens. L’ancien du PS est soutenu à bout de bras par le PT.

Article paru dans Rébellion n°24, Mai – juin 2007
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 21/07/2012 - 10:49

Trotskisme et pédophilie, quand les amis d’Olivier Besancenot aimaient les jeunes enfants…

En 1978, parut à Paris, une brochure au titre explicite : Homosexualité et pédophilie. Publiée dans la collection Débats et documents des éditions La Commune, elle était l’œuvre de militants des Comités communistes pour l’autogestion, une organisation trotskiste issue de la fusion, en 1977, de groupes scissionnistes de la Ligue communiste révolutionnaire (l’ancêtre du NPA d’Olivier Besancenot) et du Parti socialiste unifié.

S’agissait-il d’une dénonciation de ces perversions au nom de la pureté marxiste ? Pas le moins du monde. À cette époque, via la tendance Politique et quotidien au sein des Groupes de libération homosexuels, les trotskards draguaient les activistes gays. S’agissait-il alors d’une distanciation ? D’un texte visant à montrer qu’il ne fallait pas confondre l’un et l’autre, et que si une de ces pratiques était acceptable l’autre ne l’était pas ? Que nenni ! L’opuscule tout au contraire affirmait que l’homosexualité et la pédophilie étaient liées et que l’intérêt du texte - destiné à « éduquer les militants et sympathisants des CCA, afin de faire disparaître dans nos rangs les préjugés » - était qu’il constituait la première « réflexion théorique et politique sur la pédophilie élaborée par des pédophiles ».

Le chapitre central de la brochure était constitué par un travail de synthèse rédigé par le Front d’action et de recherche pour une enfance différente qui dressait un bilan de « la réalité et de l’actualité des pratiques pédophiles. » On y apprenait que la situation faîte aux pédophiles dans les sociétés évoluées d’Occident s’apparentait… à l’esclavage et que « les amoureux des enfants [étaient] victimes d’un génocide, c’est-à-dire d’une destruction en masse. » La pédophilie y était considérée comme révolutionnaire car « la pratique amoureuse avec les enfants, défi permanent à l’autorité de la famille, est réellement déstabilisante » en constituant une « transgression des rapports sociaux dominants », et l’on assurait les pédophiles que leur seule solution était la révolution car « l’option révolutionnaire est un outil précieux » permettant qu’ils comprennent « leur aliénation par les mécanisme sociaux », et car « la pensée matérialiste est la seule à même d’offrir à l’amoureux des enfants les moyens de sa propre démystification ».

On pourrait estimer que cette brochure ne porte pas à conséquence et qu’elle n’est qu’un texte délirant d’un groupuscule marginal. Mais ce serait bien mal connaître la mouvance trotskiste. Aucun texte n’y est publié s’il ne représente la position officielle de l’organisation qui l’édite et les CCA furent une structure qui eut une vie courte mais par laquelle transitèrent nombre de cadres importants du trotskismes que l’on retrouva par la suite à Libération, comme Maurice Najman, au Parti socialiste comme Gilles Casanova, à la LCR comme Robi Morber; Patrick Worms, Christophe Ramaux ou Didier Leschi. Il se peut d’ailleurs que ce soit à l’influence de ces dernier que l’on doive, en février 1981 ; la publication dans le n°114 de L'Etincelle, le bulletin intérieur de la Ligue communiste révolutionnaire, d’une motion dénonçant la répression des « désirs réciproques » des adultes et des enfants et prônant un « accord aussi bien dans le mouvement homosexuel que dans le mouvement révolutionnaire sur la suppression de toute loi réprimant une relation adulte-enfant réciproquement consentie et donc sur la suppression de la notion de majorité sexuelle. »

A ce qu’on sait, le parti du facteur de Neuilly, issu en droite ligne de la Ligue communiste révolutionnaire, n’est jamais revenu sur cette motion ni n’a critiqué l’engagement de certains de ses anciens dans les très pro-pédophiles Comités communistes pour l’autogestion. Il a préféré oublier…

Il est vrai que faire autrement aurait nécessité trop de reniements tant le trotskisme est étroitement lié à la promotion en France, à partir des années 1960, de toutes les perversions et inversions. L’individu qui joua alors un rôle central dans cette opération de pourrissement était un bisexuel avoué du nom Boris Fraenkel. Ayant participé à la fondation de l'Organisation communiste internationale, il rejoignit par le suite la LCR. En 1995, il connut une brève notoriété en révélant qu’il avait été « l’officier traitant » de Lionel Jospin dans la période où celui-ci était un trotskiste infiltré dans l’appareil du Parti socialiste. Dans les années 1960, Boris Fraenkel fut, en France, dans le cadre des Centres d'éducation pédagogiques, l'un des premiers militants pour l'homosexualité et la liberté sexuelle. Collaborateur de l'éditeur François Maspero, que l’on retrouvera lui aussi par la suite à la LCR, il animera la revue Partisans et traduira en français les oeuvres de Wilhelm Reich dont, en 1966, La Lutte sexuelle des jeunes. En 1967, il sera l’organisateur, à l'Université de Nanterre, d'une conférence intitulée « Jeunesse et sexualité » qui eut un fort retentissement et que l’on considère habituellement comme constituant les prémices de la révolution de Mai 1968…

Son compère en édition, François Maspéro, ne s’arrêta pas en si bon chemin et fut aussi l’éditeur des livres d’un certain Daniel Guérin, qui avait été, à la fin des années 1930, très proche de Léon Trotski avec lequel il eut une longue et fameuse correspondance. Passé du trotskisme au communisme libertaire notre homme eut la plume féconde. Il doubla ses livres Homosexualité et révolution et Essai sur la révolution sexuelle, de multiples articles parmi lesquelles nous retiendrons, dans les colonnes du n°39 de L'Etincelle, « Le mouvement ouvrier et l'homosexualité » et surtout dans le n°4 de Marge (novembre 1974) « Pour le droit d'aimer un mineur ». Ce même Daniel Guérin fut, en 1971, un des fondateurs du Front homosexuel d’action révolutionnaire. Un des principaux faits d’armes de ce groupuscule fut la publication, en mars 1973, d’un épais numéro spécial de la revue Recherches titré « Trois milliards de pervers ? » L’ouvrage est si scandaleux que sa réédition en version numérique, effectuée en 2003, est précédée de cette mise en garde : « Vous entrez dans un espace de publication aux limites, dont la lecture est fortement déconseillée aux mineurs et aux personnes sensibles. Nous prions les adultes de tenir les enfants et adolescents à l'écart de ces pages. » et expurgée de son chapitre IV, consacré… à la pédophilie dont l’auteur principal était un certain Guy Hocquenghem. Lui aussi avait été, un temps, militant trotskiste au Jeunesses communistes révolutionnaires… Il décéda du Sida en 1988. Une maladie qui vient d’emporter, le 12 janvier dernier, Daniel Bensaïd, un autre ancien membre des Jeunesses communistes révolutionnaires et de la Ligue communiste révolutionnaire qui était devenu un théoricien de premier plan du mouvement trotskiste mondial, le stratège principal du Nouveau parti anticapitaliste et le mentor de Daniel Krivine et d’Olivier Besancenot.

Lionel Placet http://www.voxnr.com

Note
Cet article a été publié pour la première fois dans la revue Nations presse magazine.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 25/07/2012 - 21:47

Montpellier : le délire communiste perdure après la mort de Frêche

Près de deux ans après sa mort, le provocateur Georges Frêche, maire franc-maçon et ultra-sioniste de Montpellier, continue à faire parler de lui.

En cause, l’installation mardi de cinq nouvelles statues sur la place du XXe siècle, dite des « Grands Hommes » (sic), à Montpellier. Le projet a été initié par le président de l’agglomération avant son décès. Aux statues de De Gaulle, Churchill, Lénine, Roosevelt et Jaurès, érigées en août 2010, s’ajouteront donc désormais celles de Gandhi, Mandela, Nasser, Golda Meir et Mao.
Montpellier : le délire communiste perdure après la mort de Frêche dans lobby immaginebUne cure d’amaigrissement en laogai eut probablement été bénéfique au gros Frêche

Parmi cette belle brochette, le tyran communiste chinois Mao soulève – quand même ! – du haut de ses dizaines de millions de victimes, quelques interrogations parmi les élus locaux…

Jean-Pierre Moure, président socialiste de la communauté d’agglomération, rétorque bêtement :

« Notre but n’est absolument pas de rendre hommage aux hommes en tant que tels, assure-t-il. Nous voulons simplement représenter les grands courants politiques et idéologiques du XXe siècle. »

Un élu umpiste n’a pas manqué de lui demander pourquoi il n’y aurait pas de statues de Mussolini et Hitler, qui correspondent clairement au critère évoqué ci-dessus.

Réponse délirante du socialiste :
«Les idéologies représentées sur la place sont toutes des idéologies de libération, de conquête des droits, malgré leur part d’ombre. Le fascisme et le nazisme sont la négation même de l’idée de liberté.»…

Avec une mauvaise foi parfaite, il conclut en ajoutant que «L’histoire est toujours polémique. Le plus important, c’est d’ouvrir le débat.» (source)
Alors que les lois votées et maintenues par son parti, comme par le jumeau UMP, interdisent férocement le débat sur tous les sujets qui les mettent mal à l’aise…

Pendant ce temps, en Hongrie, le parti nationaliste Jobbik érige des statues en hommage à l’amiral Miklos Horthy, l’équivalent local du Maréchal Pétain…

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 02/08/2012 - 10:11

MEMOIRE POUR TOUS – 1

Assez de repentance à sens unique. Non au monopole du droit à la mémoire ! Si les juifs ont le droit de ne pas oublier leur holocauste et l’idéologie nazie qui l’a inspiré, les victimes du communisme ont, elles aussi, le droit de ne pas oublier leur propre holocauste et l’idéologie marxiste qui l’a inspiré.

Sous le beau titre de MEMOIRE POUR TOUS, inspiré par l’écrivain Anne Yelen, seront régulièrement diffusés sur ce blog des rappels qui doivent être faits. Ne serait-ce que pour fournir aux jeunes générations aux connaissances historiques souvent hémiplégiques d’utiles éléments de réflexion. Et de comparaison.

1) Le texte suivant est extrait du livre Les fils du goulag, publié en 1976 par l’écrivain français d’origine arménienne, Armand Maloumian.

« Oui, évidemment, c’est atroce, me dit-on souvent, mais enfin, en URSS, il n’y avait pas de chambres à gaz, de fours crématoires, de camps de la mort. » Si les milliers de camps d’extermination par le travail, les camps de mort lente qui existaient et existent encore aujourd’hui, si les prisons disciplinaires et les camps de concentration ne sont pas des camps de la mort, que sont-ils ?

Des fours crématoires et des chambres à gaz, effectivement, je n’en ai jamais entendu parler. En revanche, des camps du silence, oui. Des camps où les prisonniers sont enchaînés, oui. Du cannibalisme dans les camps ou pendant le transport de prisonniers, oui. Des massacres dans les camps où les gardiens ont ouvert le feu sur des prisonniers sans défense, oui. D’exterminations de prisonniers politiques irréductibles par des droits communs armés par les soins des gardiens de haches et de barres, oui. De cellules où on laisse le prisonnier en linge de corps par -30° pendant des semaines, oui. De bateaux transportant des prisonniers où ceux-ci sont jetés vivants à la mer, oui. De prisonniers enchaînés dans leurs baraques, brûlés vifs à coup de lance-flammes, oui. De prisonniers tués par des gardiens d’une balle dans la tête, oui. De prisonniers déchiquetés par des chiens sur l’ordre des gardiens, oui. De mines de plomb où le prisonnier, atteint de saturnisme au bout de quelques mois de travail, meurt dans d’atroces douleurs, oui. De la pose de voies ferrées par -50°, oui.

Tout cela a bel et bien existé, existe et existera sous des formes plus ou moins différentes tant que l’URSS sera l’URSS. Si tous ces moyens d’extermination, de mort lente, ne sont pas l’équivalent dans l’horreur des fours crématoires et chambres à gaz nazis, que sont-ils alors ? »

http://france-licratisee.hautetfort.com via http://infonatio.unblog.fr/
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Messagepar Pat » 03/08/2012 - 12:22

Les « Règles pour la révolution communiste » : tout un programme…

Intégralement publiées dans le Congressional Record Appendix, on peut les consulter aux archives du Congrès des États-Unis. Plusieurs dizaines de règles concernent la culture, les mœurs et leur berceau : la famille. En voici quelques-unes :

« (…) § 23 – Avoir la haute main sur les critiques d’art et les Directions des musées d’art. Notre plan est de faire se répandre la laideur, l’art répugnant et sans signification ;

§ 24 – Faire disparaître toutes les lois refrénant l’obscénité en les appelant une censure et une violation de la liberté de parole et de presse ;

§ 25 – Faire tomber les normes culturelles du sens moral en poussant la pornographie et l’obscénité dans les livres, les journaux illustrés, le cinéma et la radio ;

§ 26 – Présenter l’homosexualité, la dégénérescence et la promiscuité des sexes comme normales, naturelles et bonnes pour la santé ;

§ 27 – Pénétrer Eglises et remplacer la religion révélée par une religion sociale. Discréditer la Bible et insister sur la nécessité d’une maturité intellectuelle qui n’ait pas besoin de béquille religieuse ;

§ 28 – Eliminer la prière et toute forme d’expression religieuse dans les écoles, sous prétexte de violation du principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat ;

(…) § 40 – Discréditer la famille en tant qu’institution. Encourager la promiscuité et le divorce ;

§ 41 – Insister sur la nécessité d’élever les enfants hors de l’influence négative des parents. Attribuer les préjudices, les blocages mentaux et les retards des enfants à l’influence répressive des parents. »

(Réunion de l’International révolutionnaire allemande – Düsseldorf, 1919)

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 07/08/2012 - 13:45

Onfray sur le collaborationnisme communiste

Extrait http://n-reac.org/audio/divers/onfray_communisme.mp3de Politzer, une vie philosophique [site de l'émission]http://www.franceculture.fr/emission-contre-histoire-de-la-philosophie-saison-10-politzer-une-vie-philosophique-2012-07-24
On attend avec impatience la réaction outrée d’Alexis Corbière (le militant révisionniste du Front de gauche qui avait voulu débaptiser le college Vincent d’Indy) !

http://www.nouveau-reac.org/
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 12/08/2012 - 11:03

Le 7 août 1932, le gouvernement de l'URSS promulgue une loi qui punit de dix ans de déportation, voire de la peine de mort, «tout vol ou dilapidation de la propriété socialiste», y compris le simple vol de quelques épis dans un champ.

Cette loi, dite «loi des épis», survient alors que les campagnes soviétiques connaissent un début de famine du fait des réquisitions forcées par le pouvoir. Elle va considérablement aggraver la situation des paysans et l'on estime qu'en Ukraine, six millions d'entre eux vont mourir de faim dans les mois suivants.

Cette «Grande famine», intentionnellement entretenue et amplifiée par Staline, maître tout-puissant de l'Union Soviétique, est assimilée à un génocide par la plupart des historiens ainsi que par les Ukrainiens. Elle est connue sous le nom d'«Holodomor» («extermination par la faim» en ukrainien).
André Larané.

Les communistes contre les paysans

À la fin des années 1920, l'URSS commençait à retrouver le sourire grâce à la NEP (Nouvelle Politique Économique) et à un début de libéralisation économique. Sa production agricole et industrielle retrouve en 1927 les niveaux d'avant la Grande Guerre et la Révolution.

Beaucoup de bolcheviks s'en inquiètent précisément. Ils craignent que la NEP ne favorise dans les villes et les campagnes l'avènement d'une nouvelle bourgeoisie qui pourrait un jour triompher du communisme ! Staline, maître tout-puissant de l'URSS, se rallie à leurs idées.

En 1928, le Vojd (Guide) annonce un premier plan quinquennal (1928-1933) en vue d'abattre définitivement le capitalisme. Il prévoit la mainmise de l'État sur toutes les activités économiques, y compris l'agriculture. C'est ainsi que doivent être collectivisées les terres sous la forme de coopératives géantes : les kolkhozes, et de grandes fermes modèles : les sovkhozes.

Staline veut accélérer l'industrialisation du pays et pour cela, il a besoin d'importer des machines. Comment les payer sinon en exportant massivement du blé et de la viande ? Le gouvernement commence par mettre la pression sur les paysans en abaissant d'office de 20% le prix du blé qu'ils sont obligés de vendre à l'État. Il augmente aussi les réquisitions obligatoires en vue de l'exportation.

Consternés, les paysans craignent le retour des réquisitions à grande échelle des années 1919-1921. En prélevant par la contrainte le tiers au moins des récoltes sous prétexte de nourrir les citadins, l'armée et l'appareil administratif, l'État communiste avait désorganisé l'agriculture et privé les paysans du minimum vital pour leur consommation et les semailles. Il s'en était suivi une gigantesque famine en 1921-1922 (cinq millions de morts, principalement dans la région de la Volga !) et le gouvernement avait dû faire appel à l'aide occidentale, américaine en particulier (American Relief Administration).

À la contrainte étatique, le monde paysan réagit fort logiquement par une diminution de la production et des livraisons de blé. Au lieu de temporiser, le gouvernement annonce un durcissement du régime. Il est renforcé dans sa conviction par la crise économique qui secoue le monde occidental et fait croire à l'effondrement imminent du capitalisme.

La «dékoulakisation»

Le 6 janvier 1930, un décret officialise la fin de la NEP (Nouvelle Politique Économique). Staline accuse les paysans aisés, surnommés «koulaks» (d'un mot russe qui désigne un prêteur sur gages), de faire obstruction à sa nouvelle politique au nom de leurs intérêts particuliers. Aussi, dès le 30 janvier 1930, le Comité central (le gouvernement de l'URSS) décide-t-il «l'élimination des koulaks en tant que classe».

Dans les mois qui suivent, les instances communistes se mobilisent contre les paysans. 25.000 agents de l'État ou membres des Jeunesses communistes sont envoyés dans les campagnes avec pour objectif de convaincre les 25 millions de familles rurales de rejoindre les 250.000 futures fermes collectives (kolkhozes) ou fermes d'État (sovkhozes).

Un massacre «administratif»

Miron Dolot, rescapé du génocide ukrainien, a raconté dans un livre poignant, Les affamés, l'holocauste masqué(Ramsay, 1986) le processus de la «dékoulakisation».

Un représentant du Parti appelé «millième» s'est établi dans son village, accompagné de quelques membres des jeunesses communistes, en vue de mettre sur pied une ferme collective. Dans les premiers temps, les nouveaux-venus se sont contentés d'observer les villageois. Puis, un matin, ceux-ci découvrent la disparition de quelques notables (instituteur, commerçant, principaux fermiers...). Ils ont été enlevés par des policiers de la Guépéou au cours de la nuit. Leurs familles sont peu après expulsées par la force. Les villageois, abasourdis, isolés et privés de leurs meilleurs représentants, n'osent protester. Quelques arrestations et expulsions supplémentaires s'ensuivent. Elles frappent les fortes têtes ou simplement tel paysan dont le Parti convoite la maison. Pour seule explication, les officiels se contentent de qualifier les victimes de «koulaks», même si leur niveau de revenu est des plus modestes.

Le sort des prévenus est l'exécution ou la déportation dans un camp de travail (ce qui revient à peu près au même). Le vieux pope du village disparaît sans explication. Mais il est remplacé par un homme jeune, en fait un espion au service du pouvoir. C'est que le pouvoir communiste doit réfréner sa hâte d'en finir avec la religion pour ne pas heurter trop brutalement la piété villageoise.

Le village, qui compte au départ 4.000 habitants, semble alors mûr pour la collectivisation. Le «millième», devenu le maître tout-puissant du village, subdivise celui-ci en unités d'une centaine de fermiers, chacune sous l'autorité d'un fermier nommé d'office et placé sous la surveillance d'un membre du Parti. Ces chefs d'unité n'ont d'autre choix que d'exécuter les consignes officielles s'ils ne veulent pas être à leur tour déportés ou exécutés.

Réunis avec solennité, les villageois sont exhortés par les représentants officiels à rejoindre la ferme collective, ce qui signifie de remettre à l'État leurs champs, leurs outils, leurs bêtes et leurs bâtiments de ferme, en ne conservant que leur logis ! Contraints et forcés, les chefs d'unité s'exécutent mais la grande majorité des villageois persistent à résister.

Suivent d'autres réunions. Et dans chaque unité, les chefs pressent leurs homologues paysans de s'incliner. Ces subordonnés se montrent souvent sous l'effet de la peur plus brutaux que le «millième» lui-même et à leur tour multiplient les arrestations de récalcitrants. Ainsi va la«dékoulakisation»...


Beaucoup de paysans choisissent d'abattre leur bétail plutôt que de le remettre aux kolkhozes et en quelques mois, le cheptel diminue de moitié.

Dans les fermes collectives, dirigées par des communistes incompétents en agriculture et en gestion, avec des travailleurs dépourvus de toute motivation, les rendements tombent rapidement au plus bas.

Staline lui-même mesure les difficultés de la collectivisation et se résout à la freiner.

Le 15 mars 1930, la Pravda, le quotidien du Parti communiste, publie une résolution du Comité central qui met fin à la collectivisation obligatoire et promet des enquêtes sur les méthodes d'expropriations des koulaks. Aussitôt, sur les 60% de familles paysannes qui avaient déjà été collectivisées, la moitié reprend son indépendance ! Mais le processus de collectivisation reprend très vite, encore plus durement qu'avant...

À la fin 1931, 70% des terres sont collectivisées et la «dékoulakisation» est considérée comme achevée. C'est alors qu'apparaissent les premières victimes de la faim. L'ensemble du pays est affecté mais c'est au Kazakhstan que l'on compte le plus grand nombre de morts : 1 à 1,5 million, victimes des réquisitions du gouvernement.

En 1931, sur une production totale de blé de 700 millions de quintaux, en baisse de 140 millions sur l'année précédente, le gouvernement en extorque 228, dont 45 pour l'exportation. L'année suivante, en 1932, il fixe à 290 millions de quintaux le total des réquisitions sur une production dont tout indique qu'elle doit être en très forte baisse sur l'année précédente. Le drame en préparation n'émeut guère les hôtes du Kremlin !...

La grande famine

En Russie même, la paysannerie, qui a été brisée par l'occupation mongole, au cours du Moyen Âge, puis opprimée par les grands propriétaires et la grande noblesse, n'a jamais longtemps connu la liberté ni bénéficié de la propriété du sol. Elle s'est résignée à la collectivisation sans trop de réistance, y voyant une forme de retour au servage d'antan.

Les principales résistances se sont manifestées en Ukraine. Dans ce territoire grand comme la France, doté d'un sol très fertile (le tchernozion) et plus ou moins épargné par l'occupation mongole, la paysannerie a développé au fil de l'Histoire des structures comparables à celles que l'on rencontre en Occident : beaucoup de petits propriétaires attachés à leur terre, à leur pope (le curé orthodoxe) et à leur église. Rien de comparable avec la paysannerie grand-russe !

C'est ainsi que le pouvoir soviétique va resserrer la pression sur les paysans d'Ukraine, coupables de n'en faire qu'à leur tête et suspects de nationalisme. Il va se montrer d'autant plus impitoyable que le quota des réquisitions s'avère quasiment impossible à atteindre.

Au printemps 1932, au nom de la «bataille pour le blé», les représentants du Parti multiplient les réquisitions forcées chez les fermiers ukrainiens. Dans les fermes collectives, les travailleurs peinent eux-mêmes à se nourrir et ne reçoivent presque rien pour les membres de leurs familles qui n'ont pas de travail (vieillards, enfants, malades).

Chacun tente de survivre. C'est alors que survient la sinistre «loi des épis» du 7 août. Elle va occasionner la déportation ou la mort de milliers de citoyens pour le vol de quelques grains ou d'une pomme de terre et permettre à l'État de s'approprier la quasi-totalité de la moisson !

Avec l'arrivée de l'hiver, sans surprise, survient la famine. De longues files de malheureux errent le long des routes en quête de subsistance et gagnent les villes en quête de travail et secours. Mais le gouvernement communiste ne reste pas sans réagir : à la fin décembre 1932, il institue un passeport unique pour tout le pays, avec interdiction pour quiconque de quitter son village de résidence sans autorisation du Parti !

Affaiblis, les gens meurent de froid et de faim dans leurs cabanes, le long des routes ou sur les trottoirs des grandes villes d'Ukraine, quand ils ne sont pas déportés sur un ordre arbitraire du Parti.

Beaucoup de désespérés se suicident. Un nombre non négligeable se livrent au cannibalisme, enlevant les enfants des voisins ou tuant parfois leur propre enfant pour se nourrir de leur chair. Le phénomène est si peu rare que le gouvernement fait imprimer une affiche qui proclame : «Manger son enfant est un acte barbare !»

La famine ne relâche son étreinte qu'au mois de mai 1933 avec le retour des fruits et des légumes dans les jardins privés.
Le génocide occulté

Contrairement à ce qui s'était passé en 1919-1921, il n'a pas été question en 1932-1933 de faire appel à l'aide étrangère pour secourir les affamés... De toute façon, si le gouvernement avait eu la moindre intention de secourir les paysans, il lui eut suffi de leur distribuer le blé destiné à l'exportation.

Staline préfère cacher le drame. En Ukraine même, dans les grandes villes comme Kharkov où viennent mourir des malheureux, les habitants affectent l'indifférence ou l'ignorance.

À l'étranger, où filtrent malgré tout des informations sur la famine et les excès de la «dékoulakisation», les communistes trouvent des gens complaisants, cyniques ou naïfs pour relayer leurs mensonges sur la prospérité de l'Union soviétique et de ses habitants.

Un journaliste américain reçoit le prix Pulitzer pour des reportages qui se révéleront plus tard mensongers. Mais le cas le plus notable est celui d'Édouard Herriot, maire de Lyon et chef du parti radical français, qui se rend en URSS à l'été 1933. Il aspire à un rapprochement entre la France et l'URSS pour contenir l'Allemagne, qui vient de tomber aux mains des nazis.

De ce fait, après avoir parcouru l'Ukraine en compagnie des officiels soviétiques, il déclare, péremptoire : «J'ai traversé l'Ukraine. Eh bien ! je vous affirme que je l'ai vue tel un jardin en plein rendement.» Il est vrai que les communistes ont fait ce qu'il fallait pour cela, maquillant les villages où devait passer le leader occidental, dans la tradition des «villages Potemkine»... ou à l'image de Tintin au pays des Soviets (Hergé). La Pravda exulte le 13 septembre 1933 : «Un démenti catégorique aux mensonges de la presse bourgeoise».

La famine et son aspect intentionnel ne font plus guère débat parmi les historiens. S'agit-il pour autant d'un génocide ? Les députés ukrainiens ont tranché en votant le 28 novembre 2006 une loi affirmant que «la famine provoquée par les Soviétiques est un génocide contre le peuple ukrainien».

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 17/08/2012 - 15:07

COMMUNISME l'intrinsèquement pervers

Vingt ans après la chute du Mur, que reste-t-il de la pensée communiste ? Elle demeure paralysante chez les intellectuels et les politiques européens, au point d'interdire toute dénonciation des crimes du système sans se faire traiter de fasciste. Moult ouvrages en soulignent néanmoins l'ignominie.
Les célébrations, à l'automne dernier, du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin ont-elles été un rideau de fumée dissimulant la persistance, dans la société occidentale, d'une mentalité favorable au communisme ? Poser la question revient à y répondre. D'ailleurs, les commémorations du mois de novembre dernier marquaient davantage la réunification de l'Allemagne et la construction de l'Europe supranationale que la fin, sur notre continent, d'un régime dictatorial sanglant, rarement perçu et décrit ainsi par les médias et le monde politique. Ce printemps marque, quant à lui, le soixante-dixième anniversaire de Katyn et l'on ne risque rien à parier qu'il en sera fort peu fait état.
Froide horreur
Le silence de plomb qui entoura en 2009 la sortie du film d'Andrej Wajda consacré à ce drame, dont le père du cinéaste fut l'une des victimes, sa non distribution dans les salles de cinéma françaises le démontrent. Il est donc judicieux de se référer, en cette occasion, à l'étude, parue en 2003, de Victor Zaslavsky, Le Massacre de Katyn, texte bref appuyé sur les documents disponibles, publiés in extenso. Elle éclaire crûment les mécanismes d'une certaine mémoire sélective et leur persistance dans notre monde.
Il serait facile, voire nécessaire, d'émouvoir nos contemporains, peu imaginatifs, en leur rappelant que les 27 000 officiers polonais fusillés en mars-avril 1940 étaient des êtres humains, qu'ils avaient des proches, une vie, et faire ainsi toucher du doigt la barbarie du crime. D'autres sont très doués pour cela. Zaslavsky, universitaire, refuse ce pathos, mais, en se bornant à des faits, des chiffres, des pièces d'archives, dans leur sécheresse, il fait naître, quoique différemment, le même scandale et la même épouvante. Peu importe alors qu'il ne décrive rien des mois, terribles, qui précédèrent ces exécutions de masse, ni de l'atrocité de leurs conditions ; ni même qu'il ne cite aucun nom, se tenant aux statistiques. Cela ne l'empêche pas de démontrer l'implacable volonté soviétique d'anéantir, avec ces hommes, pour la plupart réservistes, toute force de résistance intellectuelle et morale dans une Pologne que Staline entend annexer.
L'historien rappelle également que, non contents d'avoir anéanti cette opposition potentielle, les Rouges prirent soin ensuite de faire déporter les familles des suppliciés : épouses, enfants, pères et mères, frères et soeurs. Un an plus tard, la plupart de ces malheureux avait succombé. Mais ce qui choque le plus, dans ces pages d'une froide horreur, c'est le long refus des Américains et des Britanniques, parfaitement informés des véritables responsables du massacre, d'en dénoncer les coupables, s'enferrant dans la fable du crime perpétré par les Nazis. En quoi le geste courageux du président Eltsine, qui, mettant fin au mensonge, donna l'ensemble des documents à Walesa, ne fit pas que des heureux en Occident.
Rafles d'enfants
Autre drame occulté, voire inconnu : l'enlèvement systématique des enfants dans les régions tenues par les partisans communistes durant la guerre civile qui déchira la Grèce de 1946 à 1949. Le but de ces rafles inimaginables, qui s'accompagnèrent souvent de l'assassinat des parents quand ceux-ci se refusaient à livrer leur progéniture, était de former une génération de parfaits petits bolcheviques en vue du jour où le Parti se serait emparé du pouvoir. Ce jour ne vint jamais. Les enfants, envoyés dans des institutions spécialisées en Tchécoslovaquie, perdirent tout intérêt aux yeux de l'URSS. Il n'était cependant pas question de les rapatrier ni de les rendre aux leurs.
Fils du fondateur du PC égyptien, Andreas Damaskinos, Grec d'Alexandrie, militant pur et dur, se retrouva, à vingt ans, éducateur dans l'une de ces écoles. L'expérience devait le dégoûter définitivement du système, ce qu'il dit un peu trop haut pour son bien... Damaskinos a existé ; il s'appelle Ilias Yannakakis et collabora au Livre noir du communisme dont la parution, en 1997, fit si grand bruit. En racontant sa vie, son engagement, ses désillusions, ce qu'il lui en coûta de s'être élevé contre ce scandale, Chantal Delsol a opté pour le récit romancé. Matin rouge se lit avec intérêt, mais il est parfois regrettable de ne pouvoir exactement distinguer la fiction d'une réalité qui se suffisait à elle-même.
La pensée rouge
Cela, Yannakakis lui-même le rappelle avec un chapitre consacré au sort des Grecs exilés à l'Est dans une suite au Livre noir du communisme, toujours sous la direction de Stéphane Courtois, intitulé Du passé faisons table rase ! Ce gros ouvrage collectif présente en fait deux aspects distincts : des textes complémentaires traitant de questions ou de régions peu ou pas abordées dans le premier essai ; une mise au point cinglante et argumentée de Courtois sur l'accueil et les critiques faits au Livre noir lors de sa parution.
Les chapitres supplémentaires, traitant de l'Estonie, de la Bulgarie, de la Roumanie, de la RDA, mais également de deux phénomènes curieux - la dictature du Parti sur les réfugiés grecs tombés sous sa coupe ; le rôle de Togliatti à la tête du PCI - s'inscrivent dans la droite ligne de l'oeuvre primitive, dont ils constituent des suppléments indispensables en continuant de souligner le caractère criminel du pouvoir communiste partout où il eut loisir d'agir.
La première partie, quant à elle, si elle prend parfois l'allure d'un règlement de comptes entre spécialistes, quoique Courtois trouve moyen de rendre la contre-offensive savoureuse, a surtout le mérite de souligner le poids persistant de la pensée communiste chez les intellectuels et les politiques européens, au point d'interdire toute attaque frontale, toute dénonciation des crimes du système sans se faire traiter de fasciste, terme diabolisant et disqualifiant, même lorsqu'il est utilisé à mauvais escient. Il en ressort qu'empilerait-on toutes les preuves de la culpabilité du communisme dans la mort atroce de quelque cent millions d'êtres humains au cours du siècle écoulé, on ne saurait y prêter attention. Pour ne pas désespérer Billancourt sans doute...
L'histoire institutionnalisée
Bon exemple de la vertueuse aura qui continue d'entourer le PC, la série Agence Hardy de Pierre Christin et Annie Goetzinger. La bande dessinée, on le sait, est un genre souvent marqué à gauche ; reste que le volume Boulevard des Crimes eût été à sa place dans Pif, hebdomadaire enfantin qui ne cacha jamais sa couleur. Prenez une actrice, ancienne résistante, un auteur dramatique, ancien collaborateur, associés par aberration, et un fou qui descend un à un les partenaires de la diva à la fin du dernier acte. Assistant du célèbre détective privé Édith Hardy, Victor accepte de reprendre le rôle afin de démasquer le tueur. Sans l'aide de sa patronne, sur la piste d'un commando OAS sur le point d'assassiner De Gaulle, mais avec l'appui d'une journaliste de L'Huma. Sous une intrigue enlevée, un graphisme de qualité qui restitue bien l'ambiance 1960, se dissimule donc une apologie du PCF défenseur des "valeurs républicaines" et un pamphlet contre "l'extrême droite". Très grand public de surcroît. Cela marche, parce qu'il s'agit d'une histoire officielle, institutionnalisée, impossible à déboulonner, comme le démontre Courtois.
Le symbole de Berlin
Faut-il, alors, pour dire certaines choses, choisir la fausse légèreté et compter sur une couverture médiatique événementielle, telle celle du 9 novembre dernier ? Le Mur de Berlin, petites et grandes histoires, de Bernard Brigouleix, adopte le ton narratif et facile du journalisme, recourt volontiers à l'anecdote mais parvient à faire passer beaucoup d'informations auprès de nombreux lecteurs. Brigouleix s'adresse d'abord aux moins de trente ans, qui ne sauront jamais à quoi ressemblait le monde de la Guerre froide et la peur latente y régnant. Dans ce contexte, Berlin, pris entre les deux blocs antagonistes, otage que personne ne plaignait tant le souvenir de la capitale du Reich demeurait prégnant, a symbolisé, dans ses pierres comme dans l'âme et la chair de ses habitants, la réalité d'un conflit toujours prêt à s'enflammer.
Il ne s'agit pas ici d'une quelconque nostalgie de la RDA, cela existe, mais de rappeler des faits. Et un chiffre, 511, le nombre officiel d'Allemands tués en essayant de passer à l'Ouest. On ignore combien se firent prendre avant leur tentative et disparurent sans laisser de traces. Il paraît qu'un Américain, un jour, tenta de sauter le mur vers l'Est. Les garde-frontière le raccompagnèrent avec ce seul commentaire : « On a tout de suite vu qu'il était saoul ; vous pensez, vouloir passer le Mur dans ce sens-là ! »
Anne Bernet L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 18 au 31 mars 2010
✓ Victor Zaslavsky : Le Massacre de Katyn ; Le Rocher, 165 p., 17 €.
✓ Chantal Delsol : Matin rouge ; Pr. de la Renaissance, 280 p., 19 €.
✓ Sous la direction de Stéphane Courtois : Du passé faisons table rase ! R. Laffont, 580 p., 22,95 €.
✓ Pierre Christin et Annie Goetzinger : Agence Hardy - Boulevard des Crimes ; Dargaud, 48 p., 10,40 €.
✓ Bernard Brigouleix : Le Mur de Berlin ; Alphée, 260 p., 19,90 €.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 01/09/2012 - 13:32

Le Parti communiste aux prises avec le mécontentement social

Si, à quelques semaines du congrès du Parti communiste, on connaît les numéros un et deux de la future direction du pays, on ignore tout de leur programme. Les Chinois aussi. On devine seulement que les questions de la réforme politique et du rôle de l’Etat donnent lieu à de puissants débats internes.

(…)

Dans le domaine des rapports sociaux, l’affrontement idéologique a été marqué par l’opposition entre ce que l’on appelle le « modèle de Chongqing », à la fois étatique, social et autoritaire, hier symbolisé par M. Bo, et le « modèle du Guangdong », libéral économiquement et ouvert politiquement, incarné par le dirigeant de Canton, M. Wang Yang. Tous deux tentent de répondre à une interrogation qui traverse tout le Parti communiste chinois (PCC) : comment faire face au mécontentement croissant de la population ? Cent quatre-vingt mille « incidents de masse » officiellement recensés en 2011, soit deux fois et demie plus qu’en 2008… Le budget de la sécurité s’est hissé au niveau des dépenses militaires, comme si l’« ennemi intérieur » était jugé aussi menaçant que celui de l’extérieur. Mais la répression a ses limites

Désormais, les blogs et certains journaux servent de caisses de résonance : « On peut donner la parole à la population, faire des reportages sur les motifs du mécontentement, à condition de ne pas s’en prendre aux très hauts dirigeants. On a beaucoup plus d’espace qu’avant, témoigne Yan Lieshan, ex-rédacteur en chef de Nanfang Zhoumo, quotidien de Canton réputé pour ses enquêtes sans complaisance. Cela ne veut pas dire que la volonté de contrôle a disparu. » Du reste, le directeur du journal a été limogé, il y a quelques mois, sur ordre du département de la propagande de Pékin. Weibo, le « Twitter chinois », est sous étroite surveillance. Certes les abus de pouvoir, les luttes pour la défense des droits sociaux ou de l’environnement, contre la corruption, occupent une très grande place sur les réseaux sociaux, mais, à tout moment, les autorités locales (ou nationales) peuvent interrompre le flux. C’est le règne de l’arbitraire.

Un syndicat plus si unique

Les mouvements sociaux mettent plus souvent en cause les dirigeants locaux que les gouvernants centraux, et pratiquement jamais le régime lui-même. Mais, dans les grandes concentrations ouvrières où vivent les migrants (mingong), la confiance dans les communistes s’effiloche, et certains responsables se sentent assis sur une cocotte-minute. D’autant que le syndicat unique, la Fédération des syndicats de toute la Chine (FSTC), simple émanation du parti, ne peut jouer les pompiers, tant il est discrédité.

Comme la nature a horreur du vide, des associations indépendantes de salariés et des réseaux d’avocats ont fait leur apparition, notamment dans le Guangdong, le poumon industriel et exportateur de la Chine. Ils sont réclamés par certains travailleurs en lutte, utilisés par les directions pour négocier en cas de grève, plus ou moins tolérés par le parti. C’est le cas du cabinet Laowei Law Firm (LLF), dirigé par un avocat de Shenzhen, à une heure et demie en train de Canton. Avec onze collègues, M. Duan Yui forme les mingong de la nouvelle génération, les aide à connaître leurs droits, les défend individuellement quand c’est nécessaire et sert d’intermédiaire quand il faut négocier lors d’une grève — toujours pas reconnue comme un droit constitutionnel. Dans la banlieue de Canton, c’est une organisation de travailleurs, Guangdong Panyu Migrant Workers, qui joue ce rôle. Dans la province, il y en aurait plusieurs dizaines.

Les deux associations rencontrées soulignent surtout le changement de mentalité chez les travailleurs. « Hier, ils étaient seuls face à l’employeur. Aujourd’hui, beaucoup découvrent le poids de l’action collective et l’efficacité de la négociation avec leurs propres représentants, estime M. Duan. C’est historique. » La naissance d’une conscience de classe chez les mingong ? L’apparition de sortes de syndicats autonomes qui ne diraient pas leur nom et que le pouvoir tolérerait ou même utiliserait quand il n’a d’autre issue que de négocier ?

Aussi novatrices soient-elles, ces expériences ne concernent que quelques centaines de milliers de travailleurs, sur près de deux cent cinquante-trois millions de mingong. Elles n’en ébranlent pas moins le système du syndicat unique, piloté par un parti tout-puissant. La Constitution dispose que « la propriété publique socialiste met fin au système de l’exploitation de l’homme par l’homme ». Reste que, pour reprendre l’expression châtiée de M. Duan, « l’opposition entre le capital et le travail devient de plus en plus rude ». La lutte des classes existe. Mais existe-t-il un « parti de classe » ? Selon M. Duan, « le Parti communiste doit changer, sinon les ouvriers vont l’y obliger, ou… le rejeter ». Dans l’entreprise japonaise Ohms Electronics, à Shenzhen, en mars dernier, le candidat du syndicat officiel a été balayé au profit d’un travailleur de 35 ans qui, ayant pu se présenter après une grève des salariés, a été élu à la majorité absolue par ses sept cents collègues.

Certains dirigeants ont pris conscience du défi, même si les réponses qu’ils y apportent divergent. Grand spécialiste des relations de travail, proche du secrétaire communiste du Guangdong, M. He Gaocho résume pour nous les options actuellement expérimentées. Il prend l’exemple de la grève des chauffeurs de taxi de Chongqing, en 2008, rapidement réglée grâce à une intervention du secrétaire du parti (le fameux M. Bo) auprès de la direction de l’entreprise : « Evidemment, dans un cas comme ça, c’est bon pour les salariés — dans le reste du pays, quand le dirigeant du parti téléphone à la direction, c’est rarement en faveur des travailleurs, reconnaît-il au passage. Mais cela confirme que c’est toujours le parti qui décide de tout. » Selon lui, le parti de Guangdong « préfère pousser les travailleurs à négocier. La grève relève des acteurs sociaux : syndicat, travailleurs, direction. Ce n’est pas un fait politique dont doivent s’occuper les dirigeants politiques ».

Dans près de trois cents entreprises, des élections libres vont être organisées au cours des prochains mois, promettent les dirigeants de Canton, afin que les salariés choisissent librement leurs représentants, au lieu d’être contraints de voter pour ceux choisis par les directions du parti et de l’entreprise. Cette expérience, menée par M. Wang, promis à une belle promotion lors du prochain congrès, sera-t-elle étendue ? Le parti accepterait-il ainsi de perdre l’un de ses relais dans la société afin de mieux conserver les autres ? Nul n’est en mesure de répondre.

Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde Diplomatiquehttp://www.monde-diplomatique.fr/2012/09/BULARD/48098
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 08/09/2012 - 21:37

Forces armées nationales polonaises et Marche de l’Indépendance.

La chanteuse suédoise Saga chante « Les garçons sortent de la forêt ». Voici une nouvelle vidéo à propos des soldats anti-communistes et nationalistes des Forces armées nationales. Ils étaient 100.000 soldats durant la Seconde guerre mondiale. À la fin de la guerre, nombre d’entre eux ont décidé de poursuivre le combat en luttant contre les Soviétiques.
http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... OOAXEPAJi4
Invitation à la Marche de l’Indépendance du 11 novembre 2012 :

Nous, nationalistes polonais, désirons vous inviter à la Marche de l’Indépendance qui se tiendra le 11 novembre 2012 à Varsovie.

Le mouvement national polonais dispose d’une très longue et riche tradition. Durant la période de l’Entre-Deux-Guerres, nous avons été une des forces politiques les plus importantes de Pologne. Malheureusement, la Seconde guerre mondiale et l’occupation communiste ont totalement détruit notre patrie et brisé notre nation. Plus de 20 ans après la fin du communisme, la Pologne est toujours dirigée par des lâches, des traitres et des politiciens dépendants de pouvoirs et lobbys étrangers. Personne ne se soucie plus de notre nation.

Les Polonais doivent défendre d’abord les intérêts polonais. Cette année nous réaliserons un pas de plus vers le sauvetage de notre pays. L’année dernière, le gouvernement fantoche polonais a été effrayé par ce rassemblement de 10.000 personnes qui est probablement la plus grande marche nationaliste d’Europe. Combien seront nous en plus cette année ?

Les patriotes en Europe doivent coopérer s’ils veulent gagner. Ensemble, nous sommes plus forts !

Rejoignez-nous. Rendez-vous à Varsovie le 11 novembre 2012 !
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Messagepar Pat » 12/09/2012 - 13:18

Léon Trotski et le cinéma comme moyen de conditionnement de masse (et de remplacement du christianisme)

En 1923, Trotski est encore au pouvoir en URSS. Il rédige un ensemble de textes sur la question du mode de vie : un de ces textes concernant l’utilisation du cinéma comme moyen de propagande et d’élimination de toute vie religieuse et chrétienne. Comme le cinéma a essentiellement servi à cette fonction au XXe siècle, avant que la télévision ne le remplace (la gluante demi-heure du Seigneur n’aura rien changé, sinon accéléré le processus), je préfère citer ce texte qui montre qu’un programme global de déchristianisation a été mis en oeuvre aussi bien dans le monde communiste que dans celui dit libre du libéralisme et de la démocratie. Cela ne fait que conformer les analyses de Kojève sur la Fin de l’Histoire et la création du petit dernier homme nietzschéen par-delà les frontières politico-stratégiques.

Trotski cherche donc à divertir et éduquer les masses. Il remarque l’intrusion du cinéma dans la vie quotidienne et son inutilisation par les Bolcheviks - on est avant le cuirassé Potemkine ! :

« Le désir de se distraire, de se divertir, de s’amuser et de rire est un désir légitime de la nature humaine... Actuellement, dans ce domaine, le cinématographe représente un instrument qui surpasse de loin tous les autres. Cette étonnante invention a pénétré la vie de l’humanité avec une rapidité encore jamais vue dans le passé. »

Le cinéma s’impose vite à ses yeux comme un moyen de dressage des masses - pardon, d’éducation ! Même le dessin animé a une fonction de dressage de l’enfance, comme le montre le monde de Walt Disney ou celui de Tex Avery aux USA. On peut aussi penser à Charlot ou au cinéma de Frank Capra, caricaturaux dans leurs ambitions éducatives et mimétiques.

« C’est un instrument qui s’offre à nous, le meilleur instrument de propagande, quelle qu’elle soit - technique, culturelle, antialcoolique, sanitaire, politique ; il permet une propagande accessible à tous, attirante, une propagande qui frappe l’imagination ; et de plus, c’est une source possible de revenus. »

La source possible de revenus a été bien exploitée du côté de Hollywood en tout cas, avec les plus grosses fortunes de l’époque ! Comme on sait, il règne une entente cordiale à l’époque entre l’URSS et l’Amérique de Roosevelt. Le cinéaste communiste et stalinien Eisenstein y sera reçu comme un roi quelques années plus tard. Je cite Eisenstein intentionnellement car il mêle subtilement dans son oeuvre le religieux (orthodoxe) et le cinématographe. Il le fait dans son chef d’oeuvre Alexandre Nevski et surtout dans Ivan le terrible. Ce n’est pas un hasard puisque l’un doit détrôner l’autre, après l’avoir vampirisé. Voici comment Trotski présente son affaire :

« Le cinématographe rivalise avec le bistrot, mais aussi avec l’Eglise. Et cette concurrence peut devenir fatale à l’Eglise si nous complétons la séparation de l’Eglise et de l’Etat socialiste par une union de l’Etat socialiste avec le cinématographe. »

Trotski a une vision politique et cynique de la religion, comme Hitler ou Napoléon, et sans doute bien d’autres politiciens : pour lui elle est un spectacle que l’on pourrait remplacer.

« On ne va pas du tout à l’église par esprit religieux, mais parce qu’il y fait clair, que c’est beau, qu’il y a du monde, qu’on y chante bien ; l’Eglise attire par toute une série d’appâts socio-esthétiques que n’offrent ni l’usine, ni la famille, ni la rue. La foi n’existe pas ou presque pas. En tout cas, il n’existe aucun respect de la hiérarchie ecclésiastique, aucune confiance dans la force magique du rite. On n’a pas non plus la volonté de briser avec tout cela. »

Il perçoit dans l’Eglise un ensemble de rites et de techniques dont on ferait bien de s’inspirer. C’est ce que font les gens du showbiz comme Coppola (les Baptêmes), les grandes messes ou bien sûr Madonna. Comme le rappelle Whoopi Goldberg dans Sister Act, les gens préfèrent aller à Las Vegas et payer que se rendre à la messe pour écouter gratis du chant sacré. The show is better ! Se voulant réaliste, Trotski ajoute :

« Le divertissement, la distraction jouent un énorme rôle dans les rites de l’Eglise. L’Eglise agit par des procédés théâtraux sur la vue, sur l’ouïe et sur l’odorat (l’encens !), et à travers eux - elle agit sur l’imagination. Chez l’homme, le besoin de spectacle, voir et entendre quelque chose d’inhabituel, de coloré, quelque chose qui sorte de la grisaille quotidienne -, est très grand, il est indéracinable, il le poursuit de l’enfance à la vieillesse. »

Optimiste pour l’avenir, Trotski estime que le cinéma remplacera l’Eglise et le reste parce qu’il offre un show plus riche et plus varié.

« Le cinématographe n’a pas besoin d’une hiérarchie diversifiée, ni de brocart, etc. ; il lui suffit d’un drap blanc pour faire naître une théâtralité beaucoup plus prenante que celle de l’église. A l’église on ne montre qu’un "acte", toujours le même d’ailleurs, tandis que le cinématographe montrera que dans le voisinage ou de l’autre côté de la rue, le même jour et à la même heure, se déroulent à la fois la Pâque païenne, juive et chrétienne. »

On comprend dès lors l’importance politique, psychologique, culturelle du cinéma comme moyen de dressage de masses et même des élites, puisqu’on a fait des westerns et des films de propagande des chefs d’oeuvre du genre humain et que l’on a créé le syndrome du film-culte souvent de genre satanique ou contrôle mental. Je pense aussi aux films catastrophes, éducateurs de masses en temps de crise (c’est-à-dire tout le temps) et aux films conspiratifs comme ceux de Tony Scott, qui vient de mourir d’une curieuse mort. Le réalisateur d’Ennemi d’Etat a tristement fini comme Daniel Gravotte, alias Sean Connery, jeté d’un pont dans l’Homme qui voulut être roi, mort éminemment pontife et symbolique. J’en profite pour rappeler la mort bizarre d’un certain nombre de cinéastes spécialistes du genre : Stanley Kubrick, Alan J.Pakula, Peter George (scénariste de Dr Folamour), les passionnants documentalistes Aaron Russo et Alan Francovitch. Le lecteur pourra se faire une idée en se penchent sur leur cas. Mais gare à la conspiration !

Je laisse encore une fois la parole à Trotski, ce grand homme et visionnaire inspirateur, si honteusement traité par le méchant Staline ! Pour beaucoup de gens à Hollywood ce fut d’ailleurs sa seule victime !

« Le cinématographe divertit, éduque, frappe l’imagination par l’image, et ôte l’envie d’entrer à l’église. Le cinématographe est un rival dangereux non seulement du bistrot, mais aussi de l’Eglise. Tel est l’instrument que nous devons maîtriser coûte que coûte ! »

Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 13/09/2012 - 12:11

Massacre de Katyn : Roosevelt complice de Staline pour dissimuler la culpabilité du NKVD

Les États-Unis ont su très tôt que le massacre de 22.000 officiers polonais et prisonniers de guerre dans la forêt de Katyn en 1940 avait probablement été ordonné par Staline et non les nazis, mais ils ont privilégié leur alliance stratégique avec l'Union soviétique, selon des documents rendus publics hier.

En mai 1943, des soldats allemands emmènent de force un groupe de prisonniers britanniques et américains dans la forêt de Katyn, dans le sud de la Russie, tombée sous le contrôle des Allemands. Ils leur montrent un charnier dans lequel reposent des milliers de cadavres partiellement momifiés, portant des uniformes d'officiers polonais.

Malgré leur crainte d'être manipulés par les Allemands, les Américains - le capitaine Donald Stewart et le lieutenant-colonel John Van Vliet Jr. - doivent se rendre à l'évidence : l'état de décomposition avancée des corps, les lettres en polonais, numéros d'identification, articles de journaux et autres indices datent tous du printemps 1940 au plus tard ; qui plus est, le bon état des bottes et des vêtements montrent que les hommes n'ont pas survécu longtemps à leur capture. Ils ont donc été tués au début de la guerre, quand les Soviétiques contrôlaient encore le secteur. Les deux militaires en informent Washington par messages cryptés.

Ces informations disparaissent mystérieusement, alors que certains universitaires estiment qu'elles auraient pu changer le sort de la Pologne, sous l'emprise de l'URSS jusqu'à la chute du régime communiste en 1989.

Les documents publiés hier et que l'agence Associated Press a pu consulter avant, étaient l'hypothèse selon laquelle les plus hauts responsables du gouvernement américain de Franklin Delano Roosevelt ont dissimulé la responsabilité des Soviétiques dans le massacre pour préserver l'alliance qui permettrait de vaincre l'Allemagne nazie et le Japon, puis pour éviter d'alimenter les tensions de la Guerre froide après la Deuxième Guerre mondiale.

Les historiens ignoraient l'existence des messages codés des deux prisonniers de guerre, qui rendent d'autant plus difficiles à croire les déclarations des Etats-Unis selon lesquelles ils ne pouvaient être certains de la culpabilité de l'Union soviétique jusqu'à ce que le réformateur Mikhaïl Gorbatchev la reconnaisse lui-même en 1990. Les documents montrent en outre que le capitaine Stewart a reçu l'ordre en 1950 de ne jamais parler du message secret concernant Katyn.

Il a été finalement établi que la police secrète de Staline, le NKVD, avait tué par balles dans la nuque 22.000 officiers polonais et autres prisonniers de guerre en avril et mai 1940, principalement dans la forêt de Katyn, afin d'éliminer une potentielle résistance de l'élite militaire et intellectuelle polonaise. Pendant des décennies, la propagande soviétique a attribué la responsabilité de ces exécutions aux Nazis.

Une commission spéciale du Congrès américain a bien enquêté sur le massacre de Katyn, déclarant dans son rapport final en 1952 que la culpabilité des Soviétiques ne faisait aucun doute et que le gouvernement Roosevelt avait dissimulé l'information à l'opinion publique, par nécessité militaire. Elle appelait Washington à ouvrir des poursuites contre l'URSS auprès de la justice internationale. Malgré cela, la Maison Blanche a gardé le silence sur Katyn pendant des décennies.

Un autre document prouve que Roosevelt était informé de la culpabilité des Soviétiques en 1943 : le premier ministre britannique Winston Churchill lui a adressé un rapport détaillé en ce sens, rédigé par l'ambassadeur britannique auprès du gouvernement polonais en exil à Londres, Owen O'Malley. Ce dernier conclut qu'un "bon nombre de preuves contraires (...) jette un doute sérieux sur le rejet russe de la responsabilité du massacre". La reconnaissance de la culpabilité de l'URSS par Moscou a ouvert la voie à l'amélioration des relations entre la Russie et la Pologne.

Source du texte : LE FIGARO.FR http://www.theatrum-belli.com
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 20/09/2012 - 21:27

Que Carillo rotisse en enfer

Le leader communiste espagnol Santiago Carillo est mort. C'était le bourreau de Paracuellos (le Katyn espagnol) et il avait ainsi plusieurs milliers de morts sur la conscience.

Les raisons pour lesquelles il fit fusillées, entre le 7 novembre et le 4 décembre 1936, un grand nombre de Madrilènes à Paracuellos étaient par exemple : appartenance à un collège catholique (ou études effectuées dans) ; appartenance à une famille de médecins ou d'avocats ; etc.

On notera que c'est un dirigeant anarchiste de la CNT qui intervint pour que la boucherie cesse.

Les médias dominants ne tarissent pas de louanges à son égard. Nous nous n'oublions pas.

http://www.voxnr.com
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 25/09/2012 - 18:39

LE SCANDALE DU CCE D'EDF-GDF

Depuis la fin de la dernière guerre ce CCE reçoit 1 % du chiffre d'affaires des sociétés. C'est donc un racket appauvrissant d'autant les clients. En plus, par un accord subtil, le CCE est dominé par la CGT dont l'objectif connu est la destruction de l'économie.

La Cour des comptes critique en vain depuis vingt ans.

Cette fois-ci la justice s'en mêle. Après huit ans d'enquête un juge renvoie en correctionnelle dix dirigeants de la CGT. Motifs : fournisseurs peu compétitifs et amis du syndicat, embauches biaisés, emplois fictifs, financement indirect du PCF.

L'accord subtil aura-t-l raison de la justice ?
http://libeco.net
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 07/10/2012 - 16:09

LES ORIGINES J...s DE LENINE

Depuis quelques jours, les sites j....s bruissent d’une nouvelle ébouriffante : Lénine aurait eu des origines j....s !!! Vous parlez d’un scoop ! Alors qu’il est de notoriété publique que Lénine avait un grand père j.... du côté maternel, nommé Israël Davidovitch Blank, qui était commerçant à Odessa (Ukraine) et s’était converti à la religion orthodoxe, devenant Alexander, ou Sender, Blank. Un j... qui se convertissait voyait en effet se lever restrictions et limitations qui frappaient ses anciens coreligionnaires. Toutes ces informations figurent noir sur blanc dans d’excellents ouvrages, comme La France LICRAtisée ou Révolutionnaires j...s, qu’on ne doit pas suffisamment lire sur ces sites.

En fait, une exposition russe consacrée à Lénine (jusqu’au 3 juillet 2011) en apporterait aujourd’hui la preuve irréfutable – et publique – sous forme d’une lettre. Une lettre écrite par la sœur aînée du grand homme, Anna Ulyanova, qui figure dans cette exposition organisée par le Musée d’Histoire d’Etat à Moscou.

Cette lettre, adressée à Staline, date de 1932. Elle fait clairement mention du grand-père maternel j.... Vladimir Ilitch ne se sentait pas plus j... que russe, d’ailleurs, lui qui déclarait sans ambages : « Je crache sur la Russie ». Ce qui est bien compréhensible car les bolcheviks avaient en ligne de mire la révolution mondiale, rien que ça, et les êtres humains – russes, j...s ou autres - n’étaient que des instruments destinés à la servir.

En fait, l’utilité de rappeler aujourd’hui au son du shofar les racines j...s de ce grand humaniste devant l’Eternel – les Russes ont pu s’en rendre compte dès 1917, sans attendre Staline – est de pointer une énième fois l’abominable antisémitisme qui sévissait sous les tsars, et même après, on se demande pourquoi. Ah, ces sales Russes ! On leur présentait le Paradis sur un plateau et ils étaient antisémites, en plus ! De quoi vous décourager de faire leur bonheur !!

Le pauvre grand homme avait donc estimé plus judicieux de cacher la chose à l’époque, et Staline, répondant à la lettre de la grande sœur, abondait dans le même sens, recommandant le secret. D’ailleurs Staline lui aussi était un affreux antisémite, lui qui eut pour n°2 pendant des décennies un certain Lazare Kaganovitch, le bourreau (j...) de l’Ukraine. Mort tranquillement dans son lit en 1991 à l’âge de … 98 ans. Encore un qui avait plutôt bien survécu à l’antisémitisme ambiant et atavique des Russes.

Tiens, justement, en 1932, l’année de la lettre de la soeurette, survenait l’Holodomor en Ukraine avec son cortège d’horreurs et ses agents de la tchéka zélés, dont environ 80% étaient … j...s ! Allez savoir pourquoi, il paraît que les Ukrainiens, dans leur immense majorité, étaient férocement antisémites. Ah, les salauds !
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 10/10/2012 - 17:27

Staline et Trotsky...

Préparant un cours de Première sur « les totalitarismes », je constate que les manuels scolaires ont parfois un certain retard sur la recherche historique, à moins qu’il ne s’agisse de mauvaise foi…

En effet, et quasi-systématiquement, ils évoquent le stalinisme en omettant de signaler que ce terme n’a jamais été, à l’époque, revendiqué ni par l’Union Soviétique ni par les partis communistes de l’époque, tous ralliés dès 1927 à l’autorité de Staline après l’éviction de Trotsky. En fait, il semble bien qu’il s’agisse de dédouaner le communisme de cet héritage encombrant et de faire « comme si » la « dictature du prolétariat » assumée par Staline du milieu des années 20 à 1953, n’était pas une forme possible de l’idéologie et de la pratique communistes.

Danton et Robespierre ?

Dans certains manuels (mais pas dans tous, je tiens à le préciser), le déni de réalité va si loin que l’on évoque le pouvoir de Staline sans même expliquer d’où il vient et de qui il le récupère : ainsi Lénine, dont on semble oublier qu’il a forgé, dès novembre 1917 avec l’aide de Trotsky et de quelques autres de sinistre mémoire, la « matrice totalitaire », est « oublié » ou dégagé de toute responsabilité dans ce drame russe. Les manuels font « comme si » le pouvoir stalinien n’était que la perversion d’une « heureuse révolution » ou d’une « idée généreuse » que Trotsky aurait tellement mieux incarné s’il n’avait été chassé par le méchant Staline… Or, j’explique souvent à mes élèves que, d’une certaine manière, Trotsky serait une sorte de Robespierre qui a échoué face à un Danton qui aurait réussi, ici Staline.

En fait, il subsiste dans nos milieux enseignants et intellectuels, ainsi que le signalaient Raymond Aron ou Stéphane Courtois, des reliquats de l’esprit qui s’autoproclame « révolutionnaire » (à défaut de vouloir concrètement changer les choses, d’ailleurs…) et qui a cru trouver dans la révolution bolchevique la suite, l’aboutissement, la réussite, de celle incarnée en 1793-94 par les Montagnards, voyant en Trotsky, après Lénine le fondateur, celui qui va répandre les idéaux révolutionnaires à travers le monde. Mais Staline, souvent présenté à tort comme un homme peu intelligent, est le plus rusé des deux, le meilleur manœuvrier, se servant de l’appareil du Parti comme d’un véritable cheval de Troie pour s’installer au Kremlin.

Ainsi, je ne parle pas, dans le cours que je prépare, de « stalinisme » en tant qu’idéologie particulière, mais de « communisme incarné par Staline », ce qui n’a ni le même sens ni la même portée, mais me semble plus proche de la vérité et, surtout, du « ressenti » des acteurs et des spectateurs de l’époque.

D’ailleurs, Lénine et Trotsky me semblent encore plus coupables des horreurs du totalitarisme que Staline, qui n’a fait que s’installer dans ce fauteuil de bronze et d’acier forgé par ses compagnons et prédécesseurs, et qui a utilisé et perfectionné ce que d’autres avaient construit « au nom de la Révolution ». Il suffit de relire, pour s’en convaincre, les décrets signés par Lénine dès la fin de l’année 1917 pour constater que Staline en est un fils, pas forcément spirituel mais sûrement assez « digne » du père fondateur…

Il est aussi un élément que j’évoque, c’est l’ambiguïté de Trotsky face à Staline dans les années 30 : en effet, alors que Trotsky déteste Staline et le combat, il ne va jamais au-delà de certaines limites en arguant qu’existe le risque d’une contre-révolution qui, en somme, serait pire que le règne de Staline. Mais, agissant ainsi, Trotsky ne se fait-il pas l’allié involontaire de Staline qui, comme le laisse entendre George Orwell dans « 1984 », est nécessaire pour cristalliser la haine contre les « traîtres » et, en somme, légitimer la terreur au sein de la société ? D’ailleurs, la date de l’exécution par Ramon Mercader de Trotsky est-elle surprenante ? Après tout, en 1940, Staline ne s’est-il pas trouvé de nouveaux ennemis et un nouvel allié, temporaire, qui lui permettent de sortir de ce « huis-clos » russe qu’imposaient la paix et un relatif isolement sur la scène internationale ? Les « ennemis intérieurs » (au sein du communisme) apparaissent, à ce moment-là, moins nécessaires pour assurer la cohésion et la stabilité du régime, et Trotsky perd de son « utilité »...

Les totalitarismes n’ont pas encore livré tous leurs secrets ou leurs mystères et, si leur « magie » (noire, très noire…) ne semble plus opérer, ils ont pourtant encore beaucoup, me semble-t-il, à nous apprendre sur les sociétés humaines et, plus largement, sur les hommes eux-mêmes…

Jean-Philippe Chauvin http://www.actionfrancaise.net
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 14/10/2012 - 12:32

Talvisota : La Guerre d'Hiver (conflit russo-finlandais)

La Guerre d’Hiver, ou guerre de Finlande, est aussi intéressante que méconnue. Quand Staline lança son armée contre la Finlande, dont les forces étaient mal équipées et peu nombreuses, il était sûr que la guerre serait rapide et décisive, comme la guerre de Pologne.

Mais la stratégie soviétique, dont l’État-major était assez incompétent, se vit opposer une armée dont le moral était excellent et qui se servait admirablement du terrain et du climat. Il s’ensuivit un combat très inégal, de David contre Goliath, qui suscita l’intérêt du monde entier.

La guerre russo-finlandaise fut une conséquence directe du pacte germano-soviétique et dura du 30 novembre 1939 au 13 mars 1940.

Après avoir agrandi son territoire au détriment de la Pologne, Staline était soucieux de protéger l’accès du Nord-ouest. Entre le 28 septembre et le 11 octobre 1939, les républiques Baltes se virent contraintes de signer des pactes d’assistance mutuelle qui autorisaient aux Soviétiques l'installation des bases sur leur territoire. L’étape suivante était un accord similaire avec la Finlande.



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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 23/10/2012 - 15:34

Nouvelles révélations sur Che Guevara : quand il voulait détruire New York !

L’icône « rebelle », bien que communiste[1], dont les bourgeois boutonneux et les ados attardés occidentaux aiment à arborer le portrait sur leurs t-shirts, révèle encore davantage sa haine homicide, 50 ans après sa mort.

En effet, on apprend[2] que peu après la crise des missiles à Cuba, alors que le monde avait échappé à la guerre nucléaire [3], Guevara demandait http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20 ... -york.html encore la possibilité de récupérer secrètement des missiles russes et déclarait en secret à l’ambassadeur de Yougoslavie à La Havane :
« Si nous, les Cubains, avions le contrôle de [ces] armes nucléaires, nous les installerions sur chaque centimètre de Cuba et n’hésiterions pas, si nécessaire, à les tirer dans le coeur de l’adversaire : New York. »

Voilà qui complète le portrait du « Che », dont Fidel Castro vantait la « qualité d’agressivité excessive ».
Et c’est le moins qu’on puisse dire, quand on sait comme Guevara aimait à torturer et exécuter lui-même les condamnations à mort qu’il décrétait abondamment.

Il relatait ainsi, dans un passage de son journal de la guérilla censuré par les autorités cubaines, qu’il s’était porté volontaire pour réaliser la première exécution décidée par les guérilleros, et décrivait lui-même avec complaisance la scène : « J’ai résolu le problème en lui tirant dans l’hémisphère droit du cerveau une balle de calibre 32, qui est ressortie par la tempe gauche.
Il gémit quelques instants puis mourut. »

Castro lui confia le commandement du tribunal révolutionnaire de la Cabaña chargé de juger les responsables du régime de Batista, car il savait que Guevara ne montrerait aucune clémence.
Ce dernier ne s’en cachait d’ailleurs pas et s’en justifia officiellement le 11 décembre 1964, devant l’Assemblée générale des Nations unies : « Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire. Notre lutte est une lutte à mort »
Avec, comme moteur, la haine. Comme il l’écrivit dans son message d’avril 1967 à la Tricontinentale, elle était selon lui indispensable : « la haine comme facteur de lutte ; la haine intransigeante de l’ennemi, qui permet à l’être humain de dépasser ses limites, et le transforme en une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer »…

Luciano Medina, l’ancien facteur personnel de Castro pendant la guerre cubaine, raconte : « Mais surtout, il tuait comme on avale un verre d’eau. Avec lui, c’était vite vu, vite réglé.

Un matin, vers 9 heures, nous déboulons au Rancho Claro, une petite exploitation de café appartenant à un certain Juan Perez. Aussitôt, le Che accuse le fermier d’être un mouchard à la solde de la dictature de Batista. En réalité, le seul tort de ce pauvre homme était de dire haut et fort qu’il n’adhérait pas à la révolution. Une heure plus tard, le malheureux caféiculteur est passé par les armes devant sa femme et ses trois enfants de 1, 3 et 4 ans. Les voisins étaient traumatisés, indignés. Et nous, la troupe, nous étions écoeurés. Avec trois autres compañeros, nous avons ensuite quitté le Che pour rejoindre un autre campement.»

Dans la prison de la Cabaña, que gère Guevara en cette année 59 et où l’on fusille tous les jours, il fait volontiers preuve de sadisme. « Lorsque les familles rendent visite à leurs proches, Guevara va jusqu’à exiger qu’on les fasse passer devant le mur d’exécution, maculé de sang frais… » relate un membre du personnel.

On ne peut pas non plus ne pas évoquer cette affaire emblématique, où Guevara fait immédiatement exécuter un gamin affamé, un jeune guérillero membre de sa colonne, qui avait… volé du pain.

On ne souhaite pas non plus aux jeunes admirateurs modernes de Guevara, généralement libertaires, d’avoir connu les « camps de travail correctif » que leur héros a inventé en 1960, dans la péninsule de Guanaha…

http://www.contre-info.com

[1] « J’appartiens, de par ma formation idéologique, à ceux qui croient que la solution des problèmes de ce monde est derrière ce qu’on appelle le rideau de fer » écrit-il à un ami en 1957
[2] Dans le dernier numéro du « Cold War International History Project Bulletin », sous la direction de James Hershberg, octobre 2012
[3] (et que Castro, qui voulait absolument que les Russes lancent en premier l’attaque nucléaire, n’avait pu convaincre ces derniers)
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 24/10/2012 - 17:04

Les logiques du totalitarisme communiste (1789-1941) Communisme & Guerre Froide


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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 24/10/2012 - 19:29

L'apogée du totalitarisme communiste (1934-1953) Communisme & Guerre Froide


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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 25/10/2012 - 14:34

L'héritage du totalitarisme communiste (1953-2005)

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