26 mars 2012 : 50 ans de combat acharné de l'État français contre les Pieds-Noirs
Le FLN, les militants Algériens Indépendantistes, depuis un demi-siècle célèbrent leur victoire. Ils ont inscrit le nom de leurs héros et martyrs sur des centaines de milliers de monuments, de lieux publics, de stades, d'universités, de lycées. Ils possèdent des milliers d'associations mémorielles qui entretiennent le souvenir et la ferveur autour d'une Guerre d'Indépendance qu'ils ont réécrite avec des plumes de vainqueurs, comme le firent Français, Anglais, Américains, Soviétiques, Polonais, juifs pour la Seconde Guerre mondiale. Il suffit de lire leurs journaux. Que dire, de lire les nôtres qui n'ont jamais cessé depuis le 5 juillet 1962 de célébrer leur victoire. L'Algérie algérienne et indépendante vit depuis 50 ans dans une mythologie résistancialiste qui aux meilleurs instants se définit contre le colon et le colonialisme et aux pires s'exonère de tous ses crimes par la dénonciation apocalyptique de ceux réels ou fantasmés de l'OAS.
Un manichéisme agressif triomphe d'un bout à l'autre de ce pays. Prend d'assaut Internet, les quotidiens, les périodiques, les radios, les télévisions. Campe dans les universités. Sature les programmes scolaires. Gomme la plus infime velléité contestataire ou même dissidente du propos le plus anodin. D'un côté il y a les purs, les chouhadas, les moudjahidines, martyrs ou héros et leur pléthorique descendance, à laquelle il est d'ailleurs souvent reproché d'avoir d'autant plus d'ambitions qu'elle ne participa pas « à la lutte de libération nationale ». Une sourde compétition oppose les oligarques sécrétés par le FLN et les petits malins de la dernière heure qui entre mai 1958 et juillet 1962 profitèrent habilement de « l'algérianisation des cadres » promue par le régime gaulliste. Tirant ensuite avantage du départ brutal des techniciens et fonctionnaires pied-noirs pour se tailler prébendes et fiefs rendus héréditaires par la corruption endémique. Depuis un demi-siècle cette nation sur le berceau de laquelle s'était pourtant penchée la fée pétrole, n'a pas cessé de s'entrebattre, de régresser, de végéter, n'ayant d'autre rêve que d'émigrer et d'activité que de copuler et se reproduire.
Ça c'est pour le côté positif d'une société bloquée qui n'a résolu aucune de ses angoisses et sur laquelle ne cesse de planer le nuage noir des barbus attentifs, guettant avec gourmandise l'instant où la lassitude générale et la démission du pouvoir tyrannique de l'armée leur donneront les clés d'un territoire qui a toujours pesé sur le destin de la Méditerranée.
Et puis il y a les salauds. Les harkis d'abord. Mais à ceux-là on trouve de plus en plus d'excuses. Outre qu'ils sont Maghrébins et que cet état est très convoité dans nos pays, le martyre subi par leurs pères semble affranchir les enfants des flétrissures du passé. En sorte que les salauds, les vrais, les définitifs, ceux qui concentrent sur eux toute la malédiction du monde, bouc-émissaires privilégiés des nouveaux exorcistes, sont représentés par les "ultras", les "colons", les "fascistes", les "racistes", etc. Dites leur nom, allez, ne vous gênez pas ... les Pieds-Noirs ! Soudain retoqués dans une actualité qui satisfait tout le monde, au moyen d'un sigle à nouveau propulsé au sommet de l'horreur historique. Un peu comme le nazi, un peu comme l'apartheid. Tous les criminels de l'Histoire contemporaine les ayant investis d'une telle somme d'horreur qu'ils s'absolvent de leurs propres forfaits à seulement les mentionner.
Luttant contre l'OAS quelle méthode serait trop monstrueuse ?
LA HAINE DES PIEDS-NOIRS AUSSI VIVACE QU'EN 1962
Dans les semaines qui viennent, jusqu'à l'apothéose du 5 juillet 2012, attendons-nous à un déferlement médiatique entretenu par les bigots porteurs de valises et les nostalgiques à faucille et marteau du maquis algérien. Mais pas seulement. Pour rendre la fête plus magique, il y faudra glisser, en contrepoint du chahid mort pour la libération du peuple, le tortionnaire qui l'a brisé. Et comme l'affaire se passe entre le gouvernement français et son " comparse d'Alger, l'un et l'autre de surcroît, en pleine fièvre électorale, gageons qu'ils sauront faire en sorte de ne pas s'embarrasser réciproquement par des attaques hasardeuses. Le mieux étant de s'entendre sur le dos du troisième larron d'autant plus facile à larder de piques qu' il n' a aucun moyen ni de se défendre ni de riposter. Alors que depuis un demi-siècle les odieuses campagnes dont il est l'objet lui ont fait dans l'esprit du plus grand nombre l'horrible faciès d'un succube. Les maîtres d'Alger, ceux du FLN et les autres qui font semblant de se dresser contre lui, disposent, dans le monde entier et en particulier en France et en Europe, au plus haut sommet des États et des cercles intello-médiatiques, de relais qui assurent la transmission orthodoxe de leurs messages. Ils peuvent partout compter sur d'innombrables complicités. Rappelons-nous. La poseuse de bombe Danièle Djamila Amrane Minne, fille de militants communistes et terroristes FLN déposa la bombe à la brasserie Otomatic qui, le 26 janvier 1957, mutila de nombreux étudiants. Peu soucieuse de vivre dans un pays de barbus qu'elle avait appelé de ses vœux elle se fera plus tard "rapatrier" en France. Et la République laïque qui n'en n'est pas à une provocation et une insulte de plus envers les Pieds-Noirs, la récompensa en lui donnant la chaire de Décolonisation à l'Université du Mirail de Toulouse ! Yacef Saadi, ancien indicateur de la police, qui supervisa l'assassinat de centaines de civils innocents "dans les rues d'Alger est aujourd'hui un producteur de cinéma respecté, admiré dans le milieu artistique, sénateur de la République Algérienne. Au demeurant les Algériens qui au cours de ces huit années auront fait du terrorisme de masse leur fonds de commerce sont des éminences reconnues et fort prisées du Système en place.
Ahmed Zabana fut le premier guillotiné du FLN. Il avait égorgé en Oranie dans la nuit du 30 octobre 1954 un garde forestier, obligeant sa femme et sa fille ligotées et bâillonnées à assister à son supplice. Des dizaines de stades, des centaines de lieux publics algériens portent son nom. Les morts de Charonne ont une place du 8 février 1962 inaugurée par le Pied-Noir honteux Delanoë. Il existe même une stèle au Père Lachaise « en hommage à toutes les victimes de l'OAS en France et en Algérie. 1961-1962 ». Mme Vieu-Charier « adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire » qui en a eu l'initiative n'a cependant pas poussé l'honnêteté intellectuelle qu'elle doit avoir très légère jusqu'à se soucier « des victimes du FLN en France ou en Algérie, 1956-1962 ».
Les Pieds-Noirs immolés rue d'Isly, sacrifiés à Oran, pourchassés pendant des mois par la Gestapo "gaulleuse", comme aimait à dire avec insolence l'un de nos héros les plus purs, Pierre Aoustin, mort les armes à la main dans l'Ouarsenis, n'ont le droit à rien depuis 50 ans que le mépris et le silence. Pas un morceau de mausolée. Pas un mur, pas une tombe. Jetés dans les quartiers de l'oubli. Et si même, passant par-dessus tous les obstacles, quelques fidèles obstinés parviennent à leur élever une stèle, se déchaînent les gardiens de la mémoire FLN, zélateurs de la faucille et du marteau, Mélanchonnesques détenteurs des vérités falsifiées que diffusent la vipérine Ligue des Droits de l'Homme de Toulon ou les historiens militants qui depuis un demi-siècle se mobilisent contre la mémoire pied-noire. La seule stèle qui ait jamais été élevée en hommage à nos morts, à Marignane en l'occurrence, sous la pression du sectarisme, de la haine desséchée et de l'intolérance, fut aussitôt démontée sur ordre d'une justice de clan au prétexte qu'elle représentait « une dimension polémique susceptible de heurter les usagers ».
Allons, nous reste encore pour nous soutenir jusqu'à la fin de notre vie la haine roborative de cette République et un mépris d'acier pour la lâcheté de ses populations qui n'en finissent pas de se vautrer dans leur bassesse.
Georges MAÎTRE. RIVAROL 23 MARS 2012
50 ans de combat acharné de l'État français contre les Pieds
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chevalierdefrance
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Re: 50 ans de combat acharné de l'État français contre les Pieds
L'Algérie est entrain d'imploser,le système FLN devient chaque jour plus fragile et sera bientôt moribond,le crépuscule a commencé,le glas est proche,croyez-moi,je suis dans la région,demain est un jour nouveau et meilleur


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Re: 50 ans de combat acharné de l'État français contre les Pieds
Cinquantième anniversaire du 26 mars 1962 : le Silence des tartuffes
Un peu partout, dans Paris, des plaques commémorent « les nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ». Pacifiste, elle ne le fut que dans les mots. 40 000 manifestants annoncés, alors que depuis des mois une véritable guerre était menée par le FLN contre la police parisienne - 22 tués et 76 blessés entre janvier et octobre 1961 -. Difficile de garder son sang-froid, ce que firent semble-t-il les policiers dont il n'existe nulle part la moindre preuve qu'ils aient tiré en direction de la foule. Submergés, ils n'eurent pour s'opposer que leurs "bidules". Reste alors le nombre des morts de ces manifestations. D'un côté Jean-Luc Einaudi, militant communiste et rédacteur en chef de l'Humanité Rouge qui impute à la police 393 victimes. Chiffre d'ailleurs contesté par les Anglais Jim House et Neil McMaster « Les Algériens, la République et la terreur d'Etat », qui, tout en prenant fait et cause pour le FLN et accusant la Préfecture de Police d'une véritable campagne de terreur contre les Algériens, n'en contestent pas moins les chiffres d'Einaudi. Observant que sur les 393 victimes dont celui-ci donne les noms seuls 57 sont décédés les 17 et 18 octobre - ce qui ne signifie cependant pas qu'ils aient été tués par la police. Alors que l'historien Jean-Paul Brunet estime, dans son livre Police contre le FLN, paru en 1999, le nombre des tués entre le 17 octobre et les jours suivants entre 30 et 40. Ce témoignage est d'autant plus intéressant que Bru-net est historien de formation, spécialiste du communisme, du socialisme et du mouvement ouvrier et surtout qu'il fut l'un des trois historiens qui par dérogation eurent accès, en 1999, aux archives spéciales de la Préfecture de Police. « Il est grave qu 'une fraction de la société française d'aujourd'hui se soit laissée abuser » par son manque de professionnalisme, conclura-t-il à propos d'Einaudi.
Mais celui-ci est le porte-parole du gaucho-marxisme viscéralement engagé aux côtés du FLN, contre les Européens d'Algérie, ayant le soutien de cette clique intello-médiatique exerçant une véritable hégémonie, par son nombre et par son knout, sur le processus de désinformation public.
Depuis, la journée du 17 octobre 1961 est devenu une quasi-fête nationale pour la gauche et l'extrême gauche françaises. Le cinquantenaire, en 2011, fut bruyamment fêté en particulier par le service "public". Et par tous les média, qu'ils soient financés par l'Etat ou par les banques. On peut s'attendre avec la restructuration de la CGT et du PC par Mélenchon, que le 17 octobre 2012 soit fêté dans un déferlement de liesse venue des banlieues.
Après ces événements, une autre date s'offre aux nostalgiques de l'Algérie algérienne pour replonger dans leur passé héroïque de combattants de la paix : Charonne, le 8 février 1962. Ce jour-là des dizaines de milliers de militants d'extrême gauche, rameutés par leurs partis et leurs
syndicats, manifestaient contre l'OAS. Celle-ci, grâce à des campagnes médiatiques comme la France en a rarement connues, est devenue le symbole de la barbarie fasciste. Quelques dizaines d'attentats pour la plupart inoffensifs y auront suffi. En tout cas, n'ayant aucune mesure avec ce que connurent les Français d'Algérie dans les années de mitraille 1956757 jusqu'à ce qu'y mettent fin la Bataille d'Alger et ses méthodes expéditives - reprises d'ailleurs contre l'OAS, mais de cela personne ne parle -.
DES CRIMINELS DE GUERRE
À Charonne une foule apeurée s'engouffra, terrorisée par les matraques des "hirondelles", dans une bouche de métro fermée, s'entassa, se piétina, s'entretua. Huit personnes n'en ressentirent pas.
Cinq jours plus tard ils étaient des centaines de milliers à défiler dans Paris pour leur rendre hommage. Facile, ce ne sont pas des Pieds-Noirs que l'on tue. Des dizaines de livres ont traité de l'événement. Tous les ans, le 8 février on fleurit la plaque qui à la station Charonne porte le nom des 8 victimes. Delanoë inaugura le « Carrefour du 8 février », en plein centre de Paris. Les morts, héros du socialisme, furent enterrés au Père-Lachaise, près du Mur des Fédérés, comme le sont les dirigeants du PCF. Leny Éscudero et Renaud, pour lesquels les morts du 26 mars ne sont que des fachos, leur dédièrent une chanson.
On peut encore ajouter la fusillade du conseil municipal de Nanterre, le 27 mars 2002, 8 personnes seront tuées et dix blessées, en majorité communistes, par un militant-socialo-Vert, permanent de la Ligue des Droits de l'Homme. Mais comme on sera discret sur ses appartenances, à celui-là. Il n'est pas Anders Breivik, que diable. De très nombreux livres seront écrits sur cette affaire, chaque année des cérémonies du souvenir seront observées, chacune des victimes d'ailleurs sera décorée. Huit rues aboutissant à un rond-point au centre de Nanterre recevront chacune le nom d'un des morts. Le 27 mars 2012 pour le 10e anniversaire d'innombrables hommages leur seront rendus. Dès 6 heures du matin France Inter et France Info étaient sur le pied de guerre : rappel des faits, reportages, témoignages, interview du maire de Nanterre.
Il reste à désigner le poumon de cette gigantesque toile d'araignée anti-Pieds-Noirs et qui, un demi-siècle plus tard, maintient dans une partie de la population française un esprit partisan et revanchard contre le peu qu'il reste encore de "nostalgérie" et contre les rares organisations qui comme le Cercle Algérianiste se battent pour la défense de ses valeurs y compris dans la
phase Armée Secrète. Il s'agit bien entendu de la mystification appelée FNACA, courroie de transmission du Parti Communiste qui depuis des décennies entend faire du 19 mars, la date anniversaire du véritable génocide subi par les Pieds-Noirs, une célébration nationale. Ce qui en somme officialiserait le fait que leur eradication aurait été - et demeure d'ailleurs - une entreprise de salubrité publique. La plupart des affiliés à la FNACA - Fédération des Anciens Combattants en Algérie - ignorent d'ailleurs son lien étroit avec le PC. Des milliers d'entre eux, ancien paras, souvent encartés au Front national, sont persuadés d'appartenir à une association de simples anciens combattants d'Algérie. En réalité ils soutiennent une organisation qui participe de toutes les campagnes anti-impériales françaises.
Alors que se déroulaient à Toulouse les événements que l'on sait, à l'initiative de la FNACA, le maire de la ville, Pierre Cohen, rebaptisait Pont du 19 mars le Pont Bayard, l'un des plus anciens de la cité. Des dizaines de milliers de rues, de boulevards, de places portent ainsi à travers la France cette appellation qui est pour chaque Pied-Noir le rappel cruel de ce qu'il a souffert. Le signal lancinant du mépris dans lequel on continue à le tenir en ce pays. Le site internet de la FNACA se confond envers lui en diatribes frénétiques. Comme celui de la Ligue Des Droits de l'Homme de Toulon (LDHT) qui depuis des années s'est spécialisée dans la délation, la dénonciation et le déversement d'un flot ininterrompu de fiel malveillant et corrosif sur tout ce qui est Pied-Noir. Etant tout miel bien entendu avec les représentants de quelques petites coteries dites progressistes qui poursuivent le combat qu'ils menèrent pendant des années aux côtés du FLN et dont on s'étonne de les retrouver rapatriés alors qu'ils étaient si fié-rots derrière les vainqueurs, le 2 juillet 1962. Ces structures veillent à assurer le plus total silence sur toute une partie de la Guerre d'Algérie qui pourrait laisser à penser aux Français qu'ils auraient été trompés. Que des crimes auraient été commis contre les Pieds-noirs, par le FLN comme par la mafia gaulliste dont on fit semblant de découvrir lors de la sinistre tuerie d'Auriol en mai 1981 qu'elle était une bande de criminels au service d'un chef de bande, fût-il revêtu d'un uniforme de général à titre temporaire. Les Européens enlevés par milliers après le 18 mars, les pogroms d'Oran du 6 juillet, les tortures infligées aux membres de l'OAS qui n'ont jamais ému la gauche, le 26 mars enfin sont ces faits délibérément tus dans l'inconscient collectif de ce pays. Pour le massacre de la rue d'Isly, faut-il souligner que le 50e anniversaire de ce crime insoutenable, qui entachera l'Histoire de la France pour longtemps encore, a été hermétiquement occulté par tout ce qui a en France accès à l'expression ? Par ce gouvernement honteux qui chaque jour célèbre sa mémoire fantasmée. Par ce nauséabond ministre des Affaires Etrangères qui n'en finit pas d'invoquer les Droits de l'Homme. Par toutes les autorités religieuses, culturelles, politiques et sociales que continuent à hanter, cinquante ans après, les victimes de ce massacre de masse. Tartuffes et lâches, ils sont aussi des criminels de guerre.
Georges MAÎTRE. Rivarol du 6 avril 2012
Un peu partout, dans Paris, des plaques commémorent « les nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ». Pacifiste, elle ne le fut que dans les mots. 40 000 manifestants annoncés, alors que depuis des mois une véritable guerre était menée par le FLN contre la police parisienne - 22 tués et 76 blessés entre janvier et octobre 1961 -. Difficile de garder son sang-froid, ce que firent semble-t-il les policiers dont il n'existe nulle part la moindre preuve qu'ils aient tiré en direction de la foule. Submergés, ils n'eurent pour s'opposer que leurs "bidules". Reste alors le nombre des morts de ces manifestations. D'un côté Jean-Luc Einaudi, militant communiste et rédacteur en chef de l'Humanité Rouge qui impute à la police 393 victimes. Chiffre d'ailleurs contesté par les Anglais Jim House et Neil McMaster « Les Algériens, la République et la terreur d'Etat », qui, tout en prenant fait et cause pour le FLN et accusant la Préfecture de Police d'une véritable campagne de terreur contre les Algériens, n'en contestent pas moins les chiffres d'Einaudi. Observant que sur les 393 victimes dont celui-ci donne les noms seuls 57 sont décédés les 17 et 18 octobre - ce qui ne signifie cependant pas qu'ils aient été tués par la police. Alors que l'historien Jean-Paul Brunet estime, dans son livre Police contre le FLN, paru en 1999, le nombre des tués entre le 17 octobre et les jours suivants entre 30 et 40. Ce témoignage est d'autant plus intéressant que Bru-net est historien de formation, spécialiste du communisme, du socialisme et du mouvement ouvrier et surtout qu'il fut l'un des trois historiens qui par dérogation eurent accès, en 1999, aux archives spéciales de la Préfecture de Police. « Il est grave qu 'une fraction de la société française d'aujourd'hui se soit laissée abuser » par son manque de professionnalisme, conclura-t-il à propos d'Einaudi.
Mais celui-ci est le porte-parole du gaucho-marxisme viscéralement engagé aux côtés du FLN, contre les Européens d'Algérie, ayant le soutien de cette clique intello-médiatique exerçant une véritable hégémonie, par son nombre et par son knout, sur le processus de désinformation public.
Depuis, la journée du 17 octobre 1961 est devenu une quasi-fête nationale pour la gauche et l'extrême gauche françaises. Le cinquantenaire, en 2011, fut bruyamment fêté en particulier par le service "public". Et par tous les média, qu'ils soient financés par l'Etat ou par les banques. On peut s'attendre avec la restructuration de la CGT et du PC par Mélenchon, que le 17 octobre 2012 soit fêté dans un déferlement de liesse venue des banlieues.
Après ces événements, une autre date s'offre aux nostalgiques de l'Algérie algérienne pour replonger dans leur passé héroïque de combattants de la paix : Charonne, le 8 février 1962. Ce jour-là des dizaines de milliers de militants d'extrême gauche, rameutés par leurs partis et leurs
syndicats, manifestaient contre l'OAS. Celle-ci, grâce à des campagnes médiatiques comme la France en a rarement connues, est devenue le symbole de la barbarie fasciste. Quelques dizaines d'attentats pour la plupart inoffensifs y auront suffi. En tout cas, n'ayant aucune mesure avec ce que connurent les Français d'Algérie dans les années de mitraille 1956757 jusqu'à ce qu'y mettent fin la Bataille d'Alger et ses méthodes expéditives - reprises d'ailleurs contre l'OAS, mais de cela personne ne parle -.
DES CRIMINELS DE GUERRE
À Charonne une foule apeurée s'engouffra, terrorisée par les matraques des "hirondelles", dans une bouche de métro fermée, s'entassa, se piétina, s'entretua. Huit personnes n'en ressentirent pas.
Cinq jours plus tard ils étaient des centaines de milliers à défiler dans Paris pour leur rendre hommage. Facile, ce ne sont pas des Pieds-Noirs que l'on tue. Des dizaines de livres ont traité de l'événement. Tous les ans, le 8 février on fleurit la plaque qui à la station Charonne porte le nom des 8 victimes. Delanoë inaugura le « Carrefour du 8 février », en plein centre de Paris. Les morts, héros du socialisme, furent enterrés au Père-Lachaise, près du Mur des Fédérés, comme le sont les dirigeants du PCF. Leny Éscudero et Renaud, pour lesquels les morts du 26 mars ne sont que des fachos, leur dédièrent une chanson.
On peut encore ajouter la fusillade du conseil municipal de Nanterre, le 27 mars 2002, 8 personnes seront tuées et dix blessées, en majorité communistes, par un militant-socialo-Vert, permanent de la Ligue des Droits de l'Homme. Mais comme on sera discret sur ses appartenances, à celui-là. Il n'est pas Anders Breivik, que diable. De très nombreux livres seront écrits sur cette affaire, chaque année des cérémonies du souvenir seront observées, chacune des victimes d'ailleurs sera décorée. Huit rues aboutissant à un rond-point au centre de Nanterre recevront chacune le nom d'un des morts. Le 27 mars 2012 pour le 10e anniversaire d'innombrables hommages leur seront rendus. Dès 6 heures du matin France Inter et France Info étaient sur le pied de guerre : rappel des faits, reportages, témoignages, interview du maire de Nanterre.
Il reste à désigner le poumon de cette gigantesque toile d'araignée anti-Pieds-Noirs et qui, un demi-siècle plus tard, maintient dans une partie de la population française un esprit partisan et revanchard contre le peu qu'il reste encore de "nostalgérie" et contre les rares organisations qui comme le Cercle Algérianiste se battent pour la défense de ses valeurs y compris dans la
phase Armée Secrète. Il s'agit bien entendu de la mystification appelée FNACA, courroie de transmission du Parti Communiste qui depuis des décennies entend faire du 19 mars, la date anniversaire du véritable génocide subi par les Pieds-Noirs, une célébration nationale. Ce qui en somme officialiserait le fait que leur eradication aurait été - et demeure d'ailleurs - une entreprise de salubrité publique. La plupart des affiliés à la FNACA - Fédération des Anciens Combattants en Algérie - ignorent d'ailleurs son lien étroit avec le PC. Des milliers d'entre eux, ancien paras, souvent encartés au Front national, sont persuadés d'appartenir à une association de simples anciens combattants d'Algérie. En réalité ils soutiennent une organisation qui participe de toutes les campagnes anti-impériales françaises.
Alors que se déroulaient à Toulouse les événements que l'on sait, à l'initiative de la FNACA, le maire de la ville, Pierre Cohen, rebaptisait Pont du 19 mars le Pont Bayard, l'un des plus anciens de la cité. Des dizaines de milliers de rues, de boulevards, de places portent ainsi à travers la France cette appellation qui est pour chaque Pied-Noir le rappel cruel de ce qu'il a souffert. Le signal lancinant du mépris dans lequel on continue à le tenir en ce pays. Le site internet de la FNACA se confond envers lui en diatribes frénétiques. Comme celui de la Ligue Des Droits de l'Homme de Toulon (LDHT) qui depuis des années s'est spécialisée dans la délation, la dénonciation et le déversement d'un flot ininterrompu de fiel malveillant et corrosif sur tout ce qui est Pied-Noir. Etant tout miel bien entendu avec les représentants de quelques petites coteries dites progressistes qui poursuivent le combat qu'ils menèrent pendant des années aux côtés du FLN et dont on s'étonne de les retrouver rapatriés alors qu'ils étaient si fié-rots derrière les vainqueurs, le 2 juillet 1962. Ces structures veillent à assurer le plus total silence sur toute une partie de la Guerre d'Algérie qui pourrait laisser à penser aux Français qu'ils auraient été trompés. Que des crimes auraient été commis contre les Pieds-noirs, par le FLN comme par la mafia gaulliste dont on fit semblant de découvrir lors de la sinistre tuerie d'Auriol en mai 1981 qu'elle était une bande de criminels au service d'un chef de bande, fût-il revêtu d'un uniforme de général à titre temporaire. Les Européens enlevés par milliers après le 18 mars, les pogroms d'Oran du 6 juillet, les tortures infligées aux membres de l'OAS qui n'ont jamais ému la gauche, le 26 mars enfin sont ces faits délibérément tus dans l'inconscient collectif de ce pays. Pour le massacre de la rue d'Isly, faut-il souligner que le 50e anniversaire de ce crime insoutenable, qui entachera l'Histoire de la France pour longtemps encore, a été hermétiquement occulté par tout ce qui a en France accès à l'expression ? Par ce gouvernement honteux qui chaque jour célèbre sa mémoire fantasmée. Par ce nauséabond ministre des Affaires Etrangères qui n'en finit pas d'invoquer les Droits de l'Homme. Par toutes les autorités religieuses, culturelles, politiques et sociales que continuent à hanter, cinquante ans après, les victimes de ce massacre de masse. Tartuffes et lâches, ils sont aussi des criminels de guerre.
Georges MAÎTRE. Rivarol du 6 avril 2012
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