Les preuves du complot contre la Syrie

Tout ce qui concerne les rivalités de pouvoirs ou d'influence sur des territoires et les populations qui y vivent.
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OhMonPaïs
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Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 11/05/2012 - 18:16

Les preuves du complot contre la Syrie :
Les alliances, la presse «mainstream», Kofi Annan et l’OSDH
Pour mettre à exécution le projet américano-arabo-sioniste au Moyen-Orient, la presse et les agences d’informations ont été perverties en instruments de guerre pour instaurer la division et le chaos. On les nomme les médias «mainstream» déployés désormais en première ligne du front pour appuyer la politique de la «canonnière», actuellement du «porte-avions», pour servir les intérêts économiques et géostratégiques occidentaux.

Pour le cas de la Syrie – comme pour l’Irak, la Libye et d’autres – il s’agit de tromper, diaboliser, en vue d’éliminer, le «régime de Bachar El Assad», qui entrave leur stratégie de domination. La déstabilisation de ce pays entre dans le cadre du projet de démembrement du monde arabe sur des bases ethniques, tribales ou confessionnelles inspiré du Plan Yinon de 1982. Pour son cas il est prévu de reconstituer les fédérations, du temps du mandat français, créées par le général Gouraud en 1920, c’est-à-dire les Etats de Damas, d’Alep, Alaouites et Druzes qui furent un échec.

Dès lors, tous les moyens, même les plus abjects, sont permis pour atteindre ce but. La désinformation constitue le moyen redoutable pour manipuler les consciences. Tous leurs articles, reportages, compte-rendu et «infos» nous dévoilent, chaque jour de mieux en mieux, les détails et les secrets de leur conspiration.

La Syrie, pays de la résistance contre le sionisme et l’hégémonie américaine, est donc bien immunisé, par son expérience, contre la diversion et à la subversion d’autant que les objectifs des ennemis sont clairs et déclarés et leurs moyens identifiés. Son armée et forte et cohérente, son peuple uni et cultivé. Comment dès lors peut-on croire pouvoir rouler facilement ce pays à Histoire riche et continue, surtout par des pays factices dits «arabes» dont les populations n’étaient, depuis seulement le siècle dernier, que des tribus nomades sans repères.

Après avoir utilisé, sans succès, toutes les ruses les voici user de leur dernière carte politique avant le son du glas qui annoncera l’échec de toute leur stratégie dans cette région et au-delà.

La mission de Koffi Annan, avions-nous dit par ailleurs, n’est que l’expression de l’échec de leur projet dans le Moyen-Orient contre les remparts de Damas – qui était une étape décisive visant l’influence grandissante de l’Iran (allié de la Syrie) qui gêne leurs plans géostratégiques afin de casser l’axe Chine-Russie-Iran organisés dans le bloc baptisé BRICS certainement l’ultime tentative/tactique pour justifier de la nécessité «de venir en aide aux civils» par une intervention militaire internationale’ légalisée par l’ONU. La dernière, celle de la «ligue arabe» ayant échoué, pour cause de vérité, à l’avantage de la Syrie.

Avant même l’arrivée des observateurs, cette foisci de l’ONU, les revoilà avec les mêmes mensonges éhontés et fourberies essayer de suborner et influencer ces nouveaux témoins en fixant, à l’avance, leur chance de réussite à 3% – dont la cause, comme convenue, sera imputée au «régime de Bachar» et non les «révolutionnaires pacifistes» – à rapporter partiellement les propos de Kofi Annan pour donner l’impression que cet envoyé fait des reproches uniquement au pouvoir syrien, à justifier le lamentable échec du nouvel appel à manifester par la brutalité des services de répression en annonçant leur «au moins sept personnes ont trouvé la mort au cours des manifestations…».

Ces personnes sont en fait les victimes de leurs attentats qui continus, malgré la trêve, dans les villes de Hama, Idlib, Deraa, Halab et les environs de Damas où l’on enregistre des dizaines d’attentats et d’assassinats des forces de l’ordre et de citoyens. La dernière mission des observateurs de la «Ligue arabe» a échoué devant les pressions et les tentatives de leur faire dire ce qu’ils déclarent n’avoir pas vu c’est-à-dire «les massacres des populations par l’armée» mais avoir constaté ce que le américano-arabo-sionistes ne veulent pas que le monde sache c’est-à-dire «le massacre des civils (hommes femmes et enfants), des policiers, des militaires, des intellectuels, des hommes de culte ainsi que les destructions des infrastructures économiques, sociales, culturelles et sanitaires» par des «groupes armés» et organisé par leurs valets arabes ; le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie. Et comme programmé ce sera, selon leurs médias, comme toujours le «régime» qui est fautif par son armée qui continu à «tuer les civils pacifiques.

Mais le monde a déjà tout vu et entendu! Leurs faux discours, les dizaines d’enregistrements qui montrent bien les groupes armés dans leurs œuvres macabres, les manipulations d’images et des faits surtout d’Aljazeera, CNN, Alarabia, France 24, BBC arabic et Orient News que les modestes télés syriennes ne cessent, tous les jours, de mettre à nu avec des preuves et un professionnalisme exceptionnel. Les preuves par l’image que présentent ces chaines sont d’une crédibilité et d’une persuasion telle qu’il est impossible d’émettre le moindre doute ; mettant ces méga-média internationaux dans le désarroi.

Il est, en effet, difficile sinon impossible, de présenter le moindre argument pour sauver votre «honneur et crédibilité» – lorsqu’on vous montre «vos propres» journalistes/reporters diriger des «acteurs» pour des mises en scènes que vous présenterez comme des faits qui se sont réellement déroulés. L’échappatoire par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (l’OSDH) basé à Londres – qui fournit des informations’ à de nombreux médias occidentaux – est une autre grosse tromperie que les médias connaissent parfaitement comme étant «artifice». Cet OSDH qui n’existe nulle part ailleurs – a été créé par la CIA pour les besoins de la stratégie. Selon Alexandre Loukachevitch, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, cet observatoire ne comprend que deux personnes: le directeur et son secrétaire-interprète.

Il est dirigé par un certain Rami Abdel Rahmane qui «ne possède ni de formation journalistique ou juridique ni même d’instruction secondaire.» Dans une interview accordée aux médias en novembre dernier, il a fait savoir que ce Rami «résidait en permanence à Londres, était citoyen britannique et exerçait un métier d’entrepreneur (propriétaire d’un snack-bar)». Loukachevitch souligne aussi que les employés de l’OSDH évitent tout contact avec les diplomates russes.

Malheureusement, de nombreux médias, qui font autorité dans les pays arabes en particulier, se sont transformés en relais de leur propagande reprenant, comme des perroquets, leurs informations’ ; même si elles desservent leur cause ou leur pays et en payant en plus. Quelle déchéance !

Même pour la mission de Annan/ONU, les États-Unis – ces arrogants qui méprisent le monde piétinent les lois – et leurs valets arabes feront tout pour faire échouer sa mission, car d’une part aucune garantie n’a été donnée à Annan et à la Syrie pour que le scénario’ d’avec la Ligue ne se reproduise pas et d’autre part parce que leur objectif stratégique reste bien la «chute du régime» qui est une condition sine qua non pour la domination du régime sioniste de la région.

A notre sens, le but visé, par Annan interposé, est bien de gagner du temps par cette tactique «élimination /reconstitution» des groupes pour faire croire à une persistance de la crise par la résistance du «peuple» face à la répression de «l’armée de Bachar» tout en espérant faire échouer les réformes profondes, politiques et économiques engagées par le pouvoir syrien. Des réformes, en fait, que redoutent, par contagions, les monarchies du golfe contrairement au souhait qu’ils affichent, perfidement, de voir la «démocratisation» de la Syrie.

Mais la contre-tactique syrienne – soutenue surtout par la Russie, la Chine, l’Iran et d’autres – consiste à accepter le plan en six points proposé par Annan/l’ONU en faisant admettre une «condition» que la logique et la raison ne peuvent rejeter: «Oui pour la trêve contrôlée par l’ONU» tout en questionnant sur «l’avis l’autre partie». Là est le piège devant lequel se trouvent les conspirateurs. S’il y a appel à une trêve, c’est que les deux parties sont armées et les deux doivent l’accepter ! Il serait irrationnel de l’exiger à l’une et pas à l’autre. Passons !

MAIS QUELLE EST BIEN L’AUTRE PARTIE ?

Les groupes armés et les terroristes? Les USA? Le Qatar ? L’Arabie Saoudite? La Turquie ? Tous ? Les premiers, qui sont un instrument, qui obéissent à des ordres, on peut les exclure. Reste les autres. Mais leur problème est que toute garantie exprimée de leur part supposerait une confirmation qu’ils sont les commanditaires du drame syrien et non un «soulèvement spontané» d’un peuple «réclamant des droits légitimes». Ils confirmeraient ainsi qu’il s’agissait bien d’un «complot et manipulation extérieur» contre un État souverain ; donnant du coup raison au pouvoir syrien qui ne cesse de le crier et de le prouver! Ce sera alors toute leur stratégie qui s’effondrera ; pour longtemps ! Ils ne s’y donc prononceront jamais ! Ils sont bien comme disent les Algériens, dans la situation ou «d’un côté c’est très chaud et de l’autre c’est brulant».

La solution doit donc venir des groupes armés en les convainquant qu’ils sont les objets d’un complot en voie d’échec, que leur entêtement les conduira au suicide par une présence militaire dissuasive et déterminée qui n’attend que l’ordre d’en découdre avec eux d’une part tout en leur présentant les assurances quant à leur sort s’ils abdiquent d’autre part. L’on voit déjà des centaines d’éléments qui composent ces groupes se livrer, sans conditions, aux services de sécurité syriens avec leurs armes et leurs informations’. D’ailleurs la majorité des armes et matériels sophistiqués fournis aux «groupes armés» ont été récupérés par l’armée syrienne.

Il sera extrêmement difficile aux comploteurs de reconstituer les réseaux dont les préparatifs ont exigé du temps, de la patience, des plans, des tactiques, des recrutements et beaucoup d’argent. D’où les profonds troubles qu’ils manifestent avec leurs «amis de la Syrie» version III, leur persistance dans des mensonges encore plus débiles, leurs déclarations stupides et funestes que condamnent la raison et le Droit international, leurs ennuyeux salmigondis ; attitudes déraisonnables et insensées qui ne mèneront jamais aux résolutions onusiennes souhaitées.

Même si le Plan de l’ONU/Annan devait échouer, il le sera, comme celui de la «Ligue», à l’avantage de la Syrie et en mieux! Surprise de dernière minute, le Secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil El Arabi, vient de faire un virage à 180° en déclarant qu’ «aucun pays n’est disposé à participer à une intervention militaire en Syrie». Tous montrent une réticence à cette option qui a instauré un chaos indescriptible en Libye.

L’échec du complot contre la Syrie est bien consommé ! Les conditions d’hier pour le dialogue ne sont plus celles d’aujourd’hui ; celles de demain ne seront plus celles actuelles !

Une anecdote : Discussion entre un vieux sage fellah algérien avec son fils qui n’avait pas saisi cette «crise syrienne» d’autant qu’il n’entend que «dictateur Bachar», «répression du régime», «massacre de civils par l’armée» etc…

Le vieux questionne : Qui est clairement contre la Syrie ? Le fils répond : l’Amérique, l’Angleterre, la France, Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Le vieux : Qui est clairement pour la Syrie ? Le fils répond : la Russie, la Chine, l’Iran, l’Irak, le Venezuela, le Hezbollah, le Hamas palestinien, le… le vieux l’arrête net en lui lançant «Eh bien les choses claires et le choix du camp est évident, non ? Rappelle-toi la Libye!»

Terminons en rappelant que les puissants détenteurs du Grand Capital trouvent toujours chez les pays moins puissants, à défaut des siens, les solutions à ses crises multiformes, en fomentant des guerres, faire tomber des régimes, assassiner des personnalités gênantes. Pour faire accepter des décisions impopulaires majeures, il leur faut préparer l’opinion en la mettant sous pression «de conformité» par leurs médias de masse. D’où l’invention du «False flag» que Wikipédia définit comme des «opérations secrètes destinées à tromper le public de telle manière que les opérations apparaissent comme si elles sont menées par d’autres entités».

Les «False flags» sont donc des mensonges, de la diversion, de la subversion, des déformations grossières et délibérées de la vérité utilisée comme tactique de propagande pour faire accepter l’inacceptable. On trouvera toujours des raisons «logiques» pour cela, puisque l’histoire montre que l’on est passé de «civilisation», «évangélisation», «progrès» à «sécurité», «démocratie» «liberté», «droits de l’homme» en inventant les prétextes «ADM», «protection des civils», «aides humanitaires», «ingérence humanitaire».

La Yougoslavie, L’Irak, l’Afghanistan, la Somalie, le Soudan, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, la Libye, le Yémen, le Bahreïn, le Mali, l’Egypte et la Syrie sont, jusque-là, les pays victimes de leur stratégie funeste de domination qui consiste soit à détourner des révoltes légitimes contre la mauvaise gouvernance et les compromissions de leurs dirigeants afin de maintenir leurs vassaux ou les faire remplacer par des semblables, soit à faire carrément tomber les régimes réfractaires à leur projet en leur fomentant des troubles pour les démembrer.

DJERRAD Amar


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30712

Scandale dans l'émission de Bourdin sur RMC
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9U6_erVhd_k
Je chante pour mon vallon en souhaitant que dans chaque vallon un coq en fasse autant.( Edmond Rostand)

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 27/05/2012 - 19:54

Guerre impérialiste en Syrie: Massacre de Houla… A qui profite le crime ?…

L’ASL enrôle les enfants morts

Louis Denghien pour Info Syrie, Le 27 Mai 2012,

url de l’article original : http://www.infosyrie.fr/actualite/lasl- ... nts-morts/

Le bilan de la tuerie de Houla, selon un bilan confirmé par les casques bleus dépêchés sur place, s’établit à 92 morts dont 32 enfants. Selon la même source, ces personnes auraient été victimes d’obus de chars de l’armée syrienne.

Le sang froid du général Mood

Bien évidement, ce drame est l’occasion d’une vague de condamnations – et de menaces – à la hauteur de l’émotion – sincère ou politiquement intéressée – ressentie, et est exploité à fond par les ennemis de la Syrie pour obtenir enfin ce qu’ils cherchent depuis des mois, une condamnation en bonne et due forme de Damas par le Conseil de sécurité et, qui sait, le feu vert à une intervention militaire, au moins aérienne, contre l’armée syrienne. Les morts de Houla sont pour beaucoup, de Doha à Washington en passant par les capitales européennes, une occasion inespérée de prendre leur revanche diplomatique des échecs répétés rencontrés depuis au moins l’été dernier.

On ne va pas se faire ici la recension exhaustive des déclarations émanant du bloc occidental et arabo-occidental. Citons quand même le nouveau chef de la diplomatie française Laurent Fabius qui a annoncé qu’il prenait « immédiatement » des contacts pour réunir à Paris le « groupe des pays amis du peuple syrien« . Bref, le drame de Houla permet à Fabius de reprendre en toute bonne conscience le « flambeau » interventionniste des mains de Juppé. En tous cas sa position reflète l’esprit diplomatique euro-américain, exprimée notamment par l’homologue britannique de Laurent Fabius, William Hague, qui a demandé « une réponse internationale forte ».

Cette réponse internationale forte passe, pour l’ASL et ses parrains du Golfe, par une intervention armée « des pays amis« , au moins des frappes aériennes contre les positions de l’armée régulière. Après l’Arabie séoudite et le Qatar, le Koweit a donné de la voix en ce sens, tandis que les Émirats arabes unis demandaient une réunion d’urgence de la Ligue arabe. On prendra le temps de hausser les épaules à la lecture de la déclaration du général dissident commandant théoriquement l’ASL, annonçant solennellement que ses activistes se considéraient désormais comme dégagés de toute obligation de respect du cessez-le-feu entré théoriquement en vigueur le 12 avril dernier : il ne s’est pas écoulé un jour depuis cette date sans qu’un groupe se réclamant de l’ASL commette une attaque contre des militaires mais aussi des civils ou des infrastructures.

Citons aussi bien sûr les réactions des dirigeants des Nations-Unies : Ban Ki-moon et Kofi Annan ont parlé de « crime révoltant et terrible » qui constitue « une violation flagrante » des « engagements pris par le gouvernement syrien de cesser son recours aux armes lourdes dans les villes ».

Le chef de la mission d’observation, le général norvégien Robert Mood, a également condamné depuis Damas une « tragédie brutale« , sans désigner de responsables. Mais il a appelé le gouvernement syrien à ne plus utiliser d’armes lourdes. Et il a aussi exhorté « l’opposition à s’abstenir d’utiliser la violence » afin de parvenir à « une solution politique » et d’éviter une guerre civile.

Robert Mood, du moins, garde,dans ce tumulte, la tête froide et pointe – si la thèse d’un bombardement meurtrier de l’armée est confirmée – la coresponsabilité dans ce drame d’une insurrection qui n’a cessé d’attaquer depuis le 12 avril, les unités et positions de l’armée, et, retranchée dans certains quartiers des villes, fait de leurs habitants autant de boucliers humains.

Ce qui s’est passé, ce qui peut se passer

Des questions se posent quand même. Ce n’est pas la première fois que l’armée syrienne est contrainte de pilonner des immeubles ou des quartiers transformés en bastions ou en centres d’opérations par les insurgés. C’est la première fois, en revanche qu’un tel bilan est constaté. Alors le bombardement des char syriens a été dense et long à ce point pour tuer cent personnes ? C’est, dans les annales pourtant souvent truquées de l’OSDH, un cas de figure inédit. L’officine de presse de l’opposition radicale parle de bombardements ayant débuté vendredi à midi et s’étant poursuivi « jusqu’à l’aube » de samedi. Et pendant tout ce délai, les habitants sont restés dans le quartier visé, sans l’évacuer ?

Mis sur la sellette comme aux pires heures de la crise, le gouvernement syrien accuse quant à lui des « groupes terroristes armés » d’avoir, au soir du vendredi, « incendié et fait exploser des maisons afin de faire croire que les forces armées syriennes bombardaient la région« .

Si jamais l’armée est effectivement responsable de cette tuerie de Houla – ce qui n’est pas encore démontré – on dira, pour reprendre une formule de Talleyrand, que « c’est plus qu’un crime, c’est une faute« . Car ce massacre des innocents permet à ceux qui cherchent à créer le chaos en Syrie de faire oublier leurs crimes quotidiens, et aux puissances qui les soutiennent à des fins non pas humanitaires mais géostratégiques, de relancer leur machine belliciste, et d’essayer d’intimider les soutiens de la Syrie.

Nous disons bien « essayer » parce qu’on voit mal Moscou et Pékin changer leur fusil d’épaule. Les Russes ont, via leurs services de renseignements mais aussi les quelque cent mille de leurs ressortissants vivant actuellement en Syrie, une image très exacte de la situation et des pratiques de l’opposition armée. Une machination n’est pas impossible, et l’on doit se rappeler qu’il existe au moins un précédent de « détournement de tuerie » par les bandes armée qui, en mars dernier à Homs, ont présenté comme des victimes des soldats de Bachar des Homsis dont les cadavres ont été déplacés nuitamment par les activistes d’un quartier à l’autre, avant que des habitants reconnaissent des membres de leur famille kidnappés plus tôt par les insurgés (voir notamment nos articles « À Homs, l’ASL déplace et fait parler des cadavres » et »À Homs, les crimes avérés et probables des insurgés », mis en ligne les 12 et 13 mars).

Bref, la direction russe sait que certains secteurs de l’opposition syrienne sont capables de tout dans le registre de la machination et de la provocation. Et puis, quoi qu’ il se soit passé voici 48 heures à Houla, et quel qu’en soit le responsable principal, rien n’est changé à la donne syrienne : une majorité de Syriens suit la direction actuelle, par conviction ou crainte du chaos. Un chaos et une oppression sanglante – de type islamiste radicale - qui seraient les conséquences immédiates – et de dimension régionale – du renversement violent de Bachar al-Assad, avec ou sans l’aide de l’OTAN. Et de cela, les Russes, et bien d’autres, y compris dans les rangs des vertueux Occidentaux, ne veulent pas à l’heure où le monde arabo-musulman est devenu comme une gigantesque zone d’instabilité. Quant à l’indignation des chancelleries occidentales, Moscou et Pékin savent ce qu’elles doivent en penser, depuis l’Irak, la Yougoslavie et l’Irak. C’est pourquoi les rêves de frappes aériennes de l’ASL resteront des rêves.

D’autres enfants martyrs

Un dernier point : les enfants ne meurent pas qu’à Houla en Syrie. L’agence Sana rend compte dans son édition du samedi 26 mai de deux massacres de civils survenus quelques heures plus tôt à Taldo et al-Chomaryeh dans les environs de Homs et qu’elle attribue à al-Qaïda : la famille de Mohamed Abdel Nabi Abdallah – le mari, la femme et les six enfant – a été. Un autre habitant d’al-Chomaryeh, Rateb al-Elo a été tué avec son fils. Et à Taldo, qui est située à 3 ou 4 kilomètres de Houla, coïncidence ? -, c’est toute la famille al-Sayyed – homme, femme et les trois enfants – qui a été exécutée par les mêmes fanatiques. Parce qu’ils étaient baasistes, alaouites, chrétiens ? Là, pas de victimes d’un éventuel bombardement à distance contre des ennemis embusqués, mais une haine meurtrière ciblée.

Enfants de Houla, enfants de Taldo et d’al-Chomaryeh : les petits cadavres ne s’équilibrent ou ne s’annulent pas, ils s’additionnent, pour le malheur d’un pays qui souffre moins d’un régime autoritaire qui s’efforce de se réformer au milieu d’énormes difficultés, que de bandes travaillant à leur guerre sainte politico-religieuse, avec le soutien diplomatique, technologique et financier de puissances hypocrites autant qu’irresponsables.

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 02/06/2012 - 11:38

Syrie : massacres de Houla, coup monté pour favoriser une intervention militaire
Entretien très intéressant de Jean-Michel Vernochet sur le massacre de Houla en Syrie.
http://www.dailymotion.com/video/xr84dt ... mbediframe

http://www.contre-info.com/
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 02/06/2012 - 15:42

Les vrais raisons du conflit syrien

Le dernier bastion de la Russie au Levant doit être éliminé!

Les médias occidentaux orchestrent une propagande qui campe le Président syrien Bachar El-Assad comme un despote enragé qui fait ouvrir le feu sur des civils innocents et désarmés et opprime une opposition née au sein même de son peuple. Mais il faut avoir la curiosité de jeter un oeil derrière le voile de ces mensonges propagandistes et de ces ragots colportés par les grandes agences de presse pour constater que le président syrien doit être éliminé, comme le veulent la “communauté occidentale des valeurs” et les services secrets des puissances occidentales, à l’instar de ce qui s’est déjà passé en Libye et en Irak. Le motif n’est pas tant que la Syrie soit considérée comme un allié étroit de l’Iran, lui aussi cible de l’Occident et menacé d’une attaque par Israël; c’est surtout parce que Damas est le dernier allié de la Russie au Levant.

L’influence de Moscou doit être repoussée partout où il est possible de la repousser: tel est le but, non officiellement avoué, des Etats-Unis, puissance dont les problèmes intérieurs et l’endettement démesuré ne sont pas niables et qui perd de plus en plus de terrain en politique étrangère. Ce sont les mêmes fondations, financées par les Etats-Unis et d’autres puissances occidentales, qui agitent une frange de l’opinion publique en Russie contre Poutine et qui soutiennent le parti de la guerre civile en Syrie, qui veut le départ d’El-Assad. Ces fondations fournissent des armes à l’opposition armée syrienne et mettent tout en oeuvre pour provoquer un changement de régime à Damas, assorti de la chute d’El-Assad et de son parti Baath, séculier et nationaliste panarabe.

Y a-t-il en Syrie une opposition “modérée”?

Même au début de la mission de Nations-Unies en Syrie, la vague de violence ne s’est pas estompée dans le pays. Chaque jour des citoyens syriens perdent la vie dans les combats et dans les attentats à la bombe. On escamote bien le fait que ces victimes, souvent des femmes et des enfants, sont dues aux actions des “opposants” qui, fournis en armes et en explosifs par l’étranger, ne tiennent pas compte de la sécurité et de l’inviolabilité théorique des représentants des Nations-Unies. Récemment deux engins ont explosé à proximité d’un hôtel de la ville d’Idlib, où logeaient des observateurs des Nations-Unies. Au moins vingt-deux personnes ont perdu la vie lorsque des bombes ont explosé coup sur coup près de bâtiments abritant les services secrets de l’armée loyaliste et des forces aériennes. La plupart des victimes appartenaient, dit-on, aux services de sécurité.

Le Président du “Conseil National Syrien”, Burhan Ghalioun, qui parle soi-disant au nom d’une “opposition modérée”, justifie l’usage d’armes contre les instances de l’Etat, car de telles actions relèveraient de la “légitime défense”. Pour le “Conseil National”, mis sur pied par l’Occident, le régime d’El-Assad est sur le point de s’effondrer. Ghalioun le “modéré” déclare à ce propos: “C’est comme un cadavre puant qui attend d’être enterré”. Tandis que la “Communauté occidentale des valeurs” attend manifestement qu’El-Assad dépose les armes volontairement et agite le drapeau blanc face au parti de la guerre civile, armé principalement par les Etats-Unis, le ministre russe des affaires étrangères Serguëi Lavrov remarque en toute clarté que ce sont les poseurs de bombe, les paramilitaires et les terroristes de l’opposition militante qui barrent la route à tout processus de paix réellement stabilisant.

“L’armistice annoncé selon le plan Annan et soutenu par le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas encore permis une stabilisation définitive —en grande partie parce que les groupes armés de l’opposition tentent sans cesse de commettre leurs provocations: il s’agit principalement d’attentats à l’explosif et d’actes de terreurs ou encore de tirs contre les troupes gouvernementales ou contre des bâtiments publics”, a déclaré Lavrov dans un entretien accordé à la station de télévision russe “Rossiya-24”. La cible de l’opposition armée serait, d’après le ministre russe des affaires étrangères, de faire échouer le plan d’Annan, de susciter la colère de la communauté internationale et de provoquer ainsi une immixtion étrangère. Ensuite, Lavrov a mis les points sur les “i”: “Pour des raisons bien compréhensibles, nous travaillons principalement avec le gouvernement en place que nous tentons de persuader pour qu’il aille au devant des obligations strictes qu’impose le plan d’Annan”. “L’opposition, avec laquelle nous cherchons également à dialoguer se trouve, elle, en revanche, sous l’influence d’autres Etats”, a poursuivi Lavrov, dans une phrase apparemment anodine mais haute de signification. “De ces Etats, nous attendons une attitude responsable face aux obligations que le Conseil de Sécurité des Nations Unies demande de satisfaire”.

Les relations russo-syriennes

Le partenariat qui existe entre la Syrie et la Russie relève d’une vieille tradition: il a commencé quand Damas a plutôt penché vers l’Union Soviétique après s’être débarrassé de la double tutelle française et britannique après la seconde guerre mondiale. Bien qu’officiellement indépendante depuis 1941, la Syrie n’a vu le départ complet des troupes françaises et britanniques qu’en 1946. Dans la foulée, le pays a été secoué par une longue série de soulèvements et de coups d’Etat, situation instable due surtout à la défaite arabe face à Israël en 1948; en 1955, Choukri al-Kouwatli, tourné vers l’Egypte nassérienne, prend le contrôle du pays et sort victorieux de la période d’instabilité. Fin 1956, il rompt les relations diplomatiques avec la France et la Grande-Bretagne, s’envole vers Moscou et obtient d’importantes livraisons d’armes de la part des Soviétiques, pour une valeur totale de 60 millions de dollars.

La montée du chef panarabe légendaire, Gamal Abdel Nasser, en Egypte a également nourri les espoirs syriens de créer un Etat arabe commun. En octobre 1957, des troupes égyptiennes débarquent en Syrie; le 1 février 1958, Nasser et Al-Kouwatli proclament au Caire la fusion en un seul Etat de la Syrie et de l’Egypte ainsi que du Nord-Yémen sous le nom de “République Arabe Unie” (RAU). Cette confédération a toutefois cessé d’exister en 1961 suite au putsch perpétré par un groupe d’officiers syriens. Deux années plus tard, le parti arabe-national Baath prend le pouvoir à Damas puis, à la suite de conflits internes, l’aile gauche du parti fomente à son tour un putsch en 1966 et Noureddine El-Atassi, intransigeant face à Israël, devient le chef de l’Etat. Le premier voyage du nouveau président l’amène à Moscou. La Syrie participe du 5 au 10 juin 1967 à la fameuse “Guerre des Six Jours” contre Israël; elle est la dernière puissance arabe à déposer les armes mais perd les hauteurs du Golan près du Lac de Génézareth. En septembre 1967, El-Atassi préconise la fusion des “Etats arabes socialistes” (Egypte, Algérie, Irak et Syrie) et plaide pour la poursuite du boycott pétrolier contre l’Occident, surtout contre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Un an plus tard commence la construction du barrage sur l’Euphrate avec l’aide financière et technique de l’URSS.

Sous le successeur d’El-Atassi, Hafez El-Assad, le père de l’actuel président syrien, le partenariat avec la Russie s’est largement poursuivi. Entre 1979 et 1989, l’Union Soviétique a livré des armes à la Syrie afin d’obtenir une parité stratégique face à Israël. Sur le plan quantitatif la Syrie a obtenu cette parité en 1989 mais sur le plan qualitatif les systèmes d’armement soviétiques étaient inférieurs à leurs équivalents américains dont disposaient les Israéliens. Toutefois, El-Assad, pendant les trente années de son règne, a pu établir la Syrie comme le principal adversaire d’Israël. Tirant profit du conflit Est/Ouest, il était parvenu à contrôler le Liban et à prendre une position dominante dans le monde arabe.

Dans un entretien avec “ARTE-Journal”, le politologue français, expert de la Russie, Jean-Sylvestre Mongronier a résumé comme suit la longue tradition de partenariat dans les relations syro-soviétiques puis syro-russes: “D’un point de vue historique, le pays se sentait plus proche de l’Union Soviétique. Depuis l’indépendance réelle de 1946, la Syrie a subi un processus de radicalisation et plusieurs coups d’Etat ont eu lieu. Les forces nassériennes, les éléments communistes et les baathistes ont tous été à l’oeuvre. En 1963, c’est le parti Baath qui commet un putsch; en 1970, c’est au tour d’Hafez El-Assad. Le tout a toujours été accompagné d’un rapprochement avec l’URSS. Celle-ci a joué un rôle important dans la construction de l’appareil militaire syrien et dans la reconstitution de celui-ci après la “Guerre des Six Jours” de 1967. En plus, en 1980, Syriens et Soviétiques signent un traité d’amitié et de coopération. La Syrie s’endetta, comme ce fut également le cas de la Libye, sauf que les dettes de Damas étaient sensiblement plus élevées: 13 milliards de dollars. Ces dettes ont partiellement été transformées en achats d’armements”.

Damas doit tomber !

Occupant une place centrale du point de vue géostratégique, entre les Etats arabes et l’Iran, au beau milieu de plusieurs identités religieuses, la Syrie détient donc une position unique dans l’agencement du Proche Orient. Il y a plus de trente ans déjà, Henry Kissinger reconnaissait que le pays avait la capacité de prendre en charge une fonction de stabilisation au Levant. Moscou continue à entretenir des relations étroites avec le gouvernement de Bachar El-Assad, y compris sur les plans technique et militaire, car, comme auparavant, la Syrie demeure un client important de l’industrie russe de l’armement. Récemment, des contrats ont été conclus pour l’obtention de missiles à courte portée.

Ce n’est donc pas un hasard si les “printemps arabes” ont été largement mis en scène par les Etats-Unis et les services secrets occidentaux. L’effervescence de ces “printemps” a ensuite été importée en Syrie car, si Damas tombe, ce sera non seulement l’allié le plus important de l’Iran, menacé par Israël, qui tombera mais aussi un partenaire de longue date de Moscou. La Russie n’est apparemment pas disposée à tolérer une hégémonie totale des Etats-Unis sur l’ensemble du Proche Orient et sur ses richesses minérales. Le ministre russe des affaires étrangères fait valoir l’influence qu’exerce la Russie par l’intermédiaire de la Syrie et trouve désormais les mots justes pour désigner l’opposition syrienne, qui est tout sauf pacifique car elle mène une guerre par procuration pour le compte des Américains.

Alexander FRISCH.
(article tiré de DNZ, Munich, 11 mai 2012).
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 04/06/2012 - 17:26

« La paix en Syrie sera sauvée quand chacun dira la vérité »

Le dispositif de communication occidental accentue la pression médiatique sur les populations d’Europe et des États-Unis pour les contraindre à accepter une guerre au Proche-Orient. Afin de faire passer de nouveau une agression pour une intervention humanitaire, il est nécessaire de cacher les vrais enjeux et de maintenir le débat dans le registre émotionnel via des campagnes choc. Dans ce contexte, le témoignage de Mgr Philippe Tournyol du Clos est précieux. Lorsque l’on met les événements qui secouent la Syrie en perspective, il ressort que les crimes dont on accuse le gouvernement syrien ne profitent qu’aux partisans du conflit de civilisation.

La paix en Syrie pourrait être sauvée si chacun disait la vérité. De retour à Damas en ce mois de mai 2012, il me faut bien constater qu’après une année de conflit, la réalité du terrain ne cesse de s’éloigner du tableau catastrophiste qu’en imposent les mensonges et la désinformation occidentale.

Le mois de février a marqué un coup d’arrêt aux provocations des islamistes radicaux. Les troubles, en majorité circonscrits à Hamma et à Homs, auraient d’ailleurs été plus vite résorbés si la pression internationale n’avait freiné l’intervention de l’Armée. Les zones frontalières de la Turquie, de la Jordanie et du Liban — par lesquelles s’infiltrent les mercenaires — restent encore sensibles. Dans la capitale, ce que l’on appréhende le plus sont les voitures piégées et les attentats à la bombe, la plupart du temps, le fait de kamikazes alléchés par l’appât du gain, le désir du paradis d’Allah, ou bercés du rêve sunnite de la fin des alaouites au terme de 40 ans de règne et l’avènement de Jésus au haut du minaret, accompagné du dernier prophète Al-Mahadi pour le Jugement dernier.

Il faut dire et redire que l’idéologie fanatique est d’importation étrangère et que la Syrie n’a jamais été confrontée à un cycle de manifestations/répression, mais à une déstabilisation sanguinaire et systématique par des aventuriers qui ne sont pas syriens. Cette information, qui va à l’encontre des journaux et des reportages télévisés, l’ex-ambassadeur de France, Éric Chevallier, n’avait eu de cesse de la faire entendre à Monsieur Juppé ; mais le ministre français refusa toujours de tenir compte de ses rapports et falsifiait sans vergogne ses analyses pour alimenter la guerre contre la Syrie [1].

Nos lecteurs ont encore en mémoire l’invitation du Patriarche maronite à Paris, Sa Béatitude Bechara Raï, par Nicolas Sarkozy qui, s’étant renseigné sur le nombre des chrétiens au Liban et en Syrie, lui proposa de les installer en Europe. La réponse indignée et courageuse du haut prélat qui prit la défense de Bachar Al-Assad — et qui devait, selon le protocole, être décoré de la légion d’honneur — lui valut d’en recevoir l’écrin de la main sèchement tendue de l’ex-président français [2].

Arrivée à Damas

L’on respire à Damas un autre air qu’on voudrait nous le faire croire partout ailleurs.

Certes, depuis quatre mois, dans la banlieue, les voitures piégées ont fait de sanglants dégâts ; plusieurs fanatiques suicidaires se sont fait exploser dans la foule d’innocentes victimes. L’on entend parfois, la nuit, des échanges de coups de feu, c’est l’armée qui veille à la protection des habitants et parvient souvent à empêcher les attentats meurtriers. Ces jours-ci, deux minibus bourrés de TNT ont explosé simultanément selon un schéma terroriste désormais classique. Toujours disposée à proximité d’une cible d’intérêt stratégique, la première charge est destinée à semer la panique et à attirer le plus grand nombre d’intervenants pour déclencher la seconde explosion. Cette fois-ci, c’était le Quartier Général du contre-espionnage syrien, où avaient été détenus les étrangers pris les armes à la main et que les salafistes projetaient de faire évader. Leur tentative échoua mais se solda par un bilan terrible : 130 morts (dont 34 chrétiens), 400 blessés et autant de logements endommagés.

La consternation est générale, le chagrin indescriptible et les nombreuses funérailles déchirantes. Pourtant, en ce mois de Marie les églises abondamment fleuries se remplissent chaque soir et j’ai vu les mosquées bondées le vendredi à midi ; la concentration de la prière aux Omeyyades évoquait pour moi celle des coptes en Égypte ; tandis que les espaces verts sont régulièrement envahis par des familles heureuses de se retrouver pour des piqueniques qui se prolongent tard dans la nuit. Le peuple syrien est un peuple simple et enjoué. Malgré l’insécurité et les dramatiques difficultés économiques engendrées par les sanctions internationales (l’inflation de la livre syrienne, l’anéantissement total du tourisme, la croissance du chômage et la cherté grandissante des denrées de base), la vie continue normalement.

Les chrétiens vivent en paix

Bien que partageant avec leurs congénères l’inquiétude générale, les chrétiens avouent volontiers qu’ils ne se sont jamais sentis aussi libres par le passé. Ils attribuent ce sentiment à la pleine reconnaissance de leurs droits lors de l’accession à la présidence de la famille Assad. Certains s’estiment même mieux traités aujourd’hui qu’à l’époque où ils étaient pris entre les deux feux des partisans opposés de De Gaulle et de Vichy. Un ami damasquin évoque pour moi le souvenir de son grand-père qui, suivant une coutume alors répandue, avait échangé le sang d’une légère blessure faite à la main avec celui d’un cheikh musulman pour devenir frères de sang ; il me confie : « Les ennemis de la Syrie ont enrôlés les Frères Musulmans dans le but de détruire les relations fraternelles qui existaient depuis toujours entre les musulmans et les chrétiens. Pourtant, à ce jour, ils n’y sont pas parvenus : ils ont même provoqué une réaction contraire et rapproché comme jamais auparavant tant les communautés que les individus. »

Petit rappel historique. La conquête de la Syrie par les arabes (636) n’a jamais été sanglante. À Damas, tandis que les chrétiens byzantins tentaient de leur résister, les chrétiens syriaques leur ouvraient les portes de la ville et leur offraient spontanément leurs services pour construire des habitations. Sait-on que pendant 70 ans, chrétiens et musulmans prièrent ensemble dans l’Église Saint Jean-Baptiste ? Quand celle-ci fut devenue trop petite, sur la demande des musulmans, elle devint la Mosquée des Omeyyades (705) que l’on admire encore aujourd’hui ; et pour dédommager les chrétiens, les musulmans leur construisirent les quatre premières églises damascènes.

La première impression qui me frappe est donc de retrouver Damas pareille à elle-même, son charme désuet, ses souks hauts en couleurs aux effluves d’épices, l’animation égayée des ruelles de la vieille ville et sa circulation qui n’a rien à envier à celle du Caire ; dans les quartiers verdoyants des bords du Barada, les restaurants sont pleins. La seconde, c’est la dignité et la modestie du petit peuple de la rue : guère de mendicité, d’apitoiement ou de plainte de la part des pauvres qui fourmillent pourtant et cachent bien leur misère derrière leurs murs lézardés. On n’imaginerait jamais ici personne dormant dans la rue, comme à Paris.

Sur le terrain

L’Armée n’est intervenue que plusieurs mois après le commencement des événements. L’insurrection s’est caractérisée par une cruauté d’une sauvagerie oubliée en Syrie depuis les massacres de 1860 où 11 000 chrétiens furent assassinés par des fanatiques mahométans encouragés par les ottomans.

Les turcs d’alors étaient pires que les salafistes d’aujourd’hui. Petite évocation historique. Qui se rappelle qu’en 1859, la maladie du ver à soie avait provoqué la disparition de sa culture tant en Chine qu’en France ? Seule la Syrie avait échappé au fléau. (Le brocart, inventé par la famille Boulad avait déjà conquis le monde). Or tous les soyeux syriens étaient chrétiens. Il n’en fallut pas plus pour que le gouvernement français du Second Empire « suggère » à l’occupant ottoman de provoquer — par musulmans exaltés interposés — les troubles sanglants que l’on sait et la persécution contre les chrétiens qui se solda par l’expatriation de tous les soyeux vers la France et le rachat à bas prix de leur production.

Un militaire, actuellement sous les armes au sud du pays, me fait part de sa stupéfaction quand il s’est trouvé affronté à des combattants qui n’étaient pas syriens mais étrangers, et me rapporte quelques faits surprenants dont il a été témoin : « Quand nous avons commencé à nous battre, nous avons trouvé en face de nous des Libyens, des Libanais (mercenaires sunnites de Saad Hariri), des Qatari, des Saoudiens et, bien sûr, des Al Qaeda. Quand nous avons fait des prisonniers, nous avons constaté que beaucoup d’entre eux ne parlaient pas l’arabe, c’étaient des Afghans, des Français, des Turcs ». Chacun s’attend, ici, à des révélations de nature à mettre en porte-à-faux bien des pays.

Parmi ces étrangers, me dit-il, « bon nombre d’entre eux ne savent pas où ils sont : on fait passer les Libyens par le Golan à proximité de la frontière israélienne pour leur montrer le drapeau israélien et les convaincre qu’ils sont bien sur la route de Gaza où ils vont combattre avec leurs frères musulmans… À Homs, a été arrêté un Libyen persuadé de se trouver en Irak pour combattre les Américains. »

Près de la frontière israélienne, de nuit, des voitures télécommandées bourrées d’explosifs ont pu être interceptées, exemple parmi d’autres des interventions sporadiques de commandos qui traversent chaque jour les frontières jordanienne, israélienne, libanaise et turque.

Homs, ville martyre

À Homs, il est faux de dire que les alaouites centralisent dans leurs mains tous les pouvoirs ; au nombre de 24, les notable comptent 18 sunnites, 4 chrétiens et 2 alaouites.

Homs a toujours été la ville du pays la plus peuplée de chrétiens. Ceux-ci occupaient à 98 % deux quartiers, Bustan El Diwan et Hamidieh (le Vieux Souk), où se trouvent toutes les églises et les évêchés. Le lacis de ses ruelles et les nombreux passages souterrains rouverts pour la circonstance ne permirent pas aux mercenaires d’y pénétrer avant la reprise de Baba Amro. Le spectacle qui s’offre maintenant à nos yeux est celui de la plus absolue désolation : l’église de Mar Élian est à demi détruite et Notre-Dame de la Paix saccagée (près de laquelle on a trouvé plusieurs personnes égorgées) est encore occupée par les rebelles. Les maisons, très endommagées par les combats de rue sont entièrement vidées de leurs habitants qui ont fui sans rien emporter ; le quartier d’Hamidieh constitue encore aujourd’hui le refuge inexpugnable de bandes armées indépendantes les unes des autres, fournies en armes lourdes et en subsides par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Tous les chrétiens (138 000) ont pris la fuite jusqu’à Damas ou au Liban ; ceux qui n’y avaient pas de parents se sont réfugiés dans les campagnes avoisinantes, chez des amis, dans des couvents, jusqu’au Krak des Chevaliers. Un prêtre y a été tué ; un autre, blessé de trois balles dans l’abdomen, y vit encore ainsi qu’un ou deux autres, mais ses cinq évêques se sont prudemment réfugiés à Damas ou au Liban. On dit que les chrétiens amorcent un timide mouvement de retour.

Aujourd’hui, mis à part quelques coups de feu nocturnes, la ville a retrouvé le calme. C’est le cas d’Arman, quartier où les alaouite sont aussi proportionnellement plus nombreux que dans les autres villes, où l’on peut circuler en voiture. Quant au quartier sunnite, on peut y pénétrer (même un étranger, s’il est accompagné d’un sunnite), mais c’est à ses risques et périls car les tireurs isolés ne sont pas rares. Les magasins sont fermés et les destructions impressionnantes. Je trouve étrange de n’apercevoir dans toute la ville aucune présence militaire, aucun soldat en armes. Ceux-ci se contentent d’en contrôler les accès et d’occuper des casernes, à l’extérieur.

Les villages chrétiens de la campagne d’Homs

Puisqu’on n’est pas éloigné de la frontière du Liban, les points de contrôle et les barrages sont nombreux, ainsi que le mouvement des véhicules de l’armée loyaliste. Du haut de ses sept ans, Jacques s’époumone auprès de moi : « Dieu protège l’armée ! » ; je le verrai ce soir prier pour elle comme il le fait chaque jour avec ses frères et sœurs. Dans le village chrétien où je passe les nuits, les grand-mères se font un devoir de porter de la nourriture aux soldats. Un habitant me confie : « Si l’armée quitte notre village, nous risquons d’être égorgés. Si la répression sauvage dont l’accusent vos médias était réelle, pourquoi les militaires seraient-ils les bienvenus dans nos villages ? ». Ils sont, j’ai pu le constater de mes yeux, sous la protection attentive des troupes fidèles au président Bachar. Pourtant, le jour de l’Ascension, une roquette est arrivée dans le jardin, heureusement sans faire de dégâts, mais l’explosion a terrifié les enfants. Le village, pour la première fois, a été la cible de trois RPG dont l’un a provoqué la mort d’un grand-père et de ses deux petits enfants (14 et 13 ans).

La campagne jouit donc d’un calme très relatif. On entend des échanges de tirs, la nuit : c’est que nous ne sommes qu’à une quinzaine de kilomètres de la frontière libanaise. Douze personnes qui se rendaient à Kafr Nam en minibus ont été kidnappées contre rançon. Un autobus a été mitraillé sur la route. Au village, un cousin a été enlevé quelques heures, le temps de lui voler son taxi (habilité à passer la frontière libanaise). Tout cela relève d’actions isolées des bandes armées.

Rappel des faits récents…

On se souvient que pendant huit longs mois, les Homsiotes avaient réclamé l’intervention de l’Armée, qui se refusait à prendre le risque d’atteindre la population civile.

Après avoir essayé sans succès de s’établir à Daraa, (près de la frontière jordanienne), puis à Idleb (près de la frontière turque) dont ils furent également délogés, les opposants au régime avaient choisi Homs pour sa proximité avec le Liban, comme Quartier Général. Dès lors, on ne compta plus les exactions et les crimes d’une férocité tout-à-fait étrangère au comportement syrien. Pour exemple, l’enlèvement de 200 alaouites, en août de l’an dernier, à fin de les égorger pour la fête de l’Aid al-Adha. En provenance du Liban, un armement sophistiqué considérable, suffisant pour approvisionner toute la rébellion, avait été stocké dans le quartier de Baba Amro autoproclamé Émirat Islamique Indépendant. De nombreux combattants y avaient d’ailleurs été enrôlés de force, sous menace d’éliminer leur famille. Parmi des atrocités sans nom, on a retrouvé les corps de 48 jeunes hommes égorgés parce qu’ils voulaient rendre les armes ; c’est ce que m’a personnellement raconté un survivant qui avait perdu dans cette circonstance son père et ses deux frères. Il faut savoir que, pour le fanatique sunnite extrémiste, égorger son ennemi manifeste sa fierté d’être en Guerre Sainte ; et c’est un acte de vertu qu’il offre aux yeux d’Allah.

Lorsque des terroristes veulent vérifier l’identité religieuse d’un suspect, s’il se dit chrétien, ils lui font réciter le Je crois en Dieu et le laissent partir (les chouans l’exigeaient en latin). S’il se dit ismaélite, il lui est demandé de donner les généalogies qui remontent à Moïse. S’il se dit sunnite, ils exigent qu’il récite une prière dont les alaouites, eux, ont retiré un passage. Les alaouites n’ont aucune chance de s’en tirer vivant. Nombre d’entre eux ont été kidnappés sur simple présentation de leur carte d’identité ; quand des chrétiens l’ont été, c’était par erreur. Depuis les temps immémoriaux, en effet, les chrétiens vivent en paix dans les quartiers sunnites et alaouites, heureux de leur présence.

Toujours au contact avec la population, Bachar Al-Assad (dont on sait que la mère a été l’élève d’un collège de Latakieh tenu par des religieuses) s’est rendu personnellement sur place après les événements et a promis de reconstruire les quartiers martyrs.

Le dessous des événements

Que l’on nous permette de revenir quelque peu sur les événements d’Homs présentés par la presse française et internationale à la honte du « barbare » Bachar El-Assad.

9 février 2012. Après épuisement de toutes les tentatives de médiation, l’Armée loyaliste syrienne donne l’assaut à « l’Armée syrienne libre » qui s’était emparé du quartier de Baba Amro et avait pris ses habitants en otage. Lorsqu’au terme de batailles qualifiées de « répression sanguinaire » par la presse internationale, les Forces gouvernementales vinrent à bout des rebelles, une partie d’entre eux trouva refuge dans le labyrinthe du quartier chrétien, tandis que les derniers éléments armés de l’Émirat prenaient la fuite, en massacrant les chrétiens des deux villages qu’ils traversèrent avant de trouver refuge au Liban. Mais qu’advint-il des journalistes-combattants de l’émirat islamique autoproclamé ?

Deux y trouvèrent la mort, Marie Colvin et Rémi Ochlik qui furent identifiés sur des vidéos par les ambassadeurs de France et de Pologne, en tenue de combat. Le « photographe » Paul Conroi appartenait à une agence de renseignement britannique [3] ; Édith Bouvier était entrée clandestinement en Syrie aux côtés des rebelles. Elle, qui aurait dû tomber sous le délit d’immigration illégale, osa à l’époque manipuler la compassion des téléspectateurs français en réclamant la création d’un « couloir humanitaire », se faisant la porte-parole d’Alain Juppé qui cherchait par là à exfiltrer les mercenaires de l’Armée Syrienne Libre et leurs instructeurs occidentaux. D’autres éléments laissent à imaginer que l’envoyée du Figaro Magazine travaillait pour la DGSE [4].

La veille de l’assaut final, s’échappant nuitamment les dits journalistes gagnèrent le Liban où ils furent récupérés à un point de passage illégal par l’ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton, le même qui avait insolemment pris position contre Sa Béatitude Bchara Raï, trop bacharisé à son goût. Sous le faux prétexte de visiter les alentours de Baalbek, à l’est du Liban, le diplomate avait rejoint le nord de la Bekaa , (région frontalière limitrophe de la province de Homs) avec une équipe sécuritaire française. Là, il récupérait les exfiltrés français ; comme, en vertu de la Convention de Vienne, les voitures diplomatiques ne peuvent être perquisitionnées, le convoi ramena les agents français à l’ambassade, au nez et à la barbe de la police [5].

La frontière évanescente du Liban

L’Armée Nationale syrienne renforce son dispositif pour empêcher les infiltrations. Mais des combattants étrangers se regroupent toujours aux frontières turque et jordanienne ; après avoir transité par Amman, des centaines de Libyens d’Al-Qaïda takfiristes (ex-groupe islamique agressif en Libye) continuent d’affluer, tandis que plusieurs milliers d’autres sont rassemblés à Hattay (en Turquie) et encadrés par l’Armée turque ; ces jours-ci, sont arrivés en renfort plus de 5 000 Libyens.

Les incidents se multipliant, on dit que l’Armée libanaise aurait démantelé un camp de regroupement et une base de communication sur son territoire. Pourtant les preuves prolifèrent sur la responsabilité de certains milieux libanais dans la transformation du Liban en base arrière pour frapper la Syrie et y commettre des actes de violences. En collaboration avec des ambassades occidentales, un vaste trafic d’armes a été mis en place via Tripoli (où arrivent par cargos des milliers de tonnes d’armement lourd) grâce à l’installation de bases logistiques et médiatiques notamment animées par le Courant du futur de Saad Hariri et les Forces libanaises de Samir Geagea. La tâche de ces cellules est de former et d’entraîner les groupes terroristes syriens. Tout se passe comme si, sur décision américaine, le Liban était devenu une plateforme pour agresser la Syrie [6].

Damas, une écharde dans la chair

Alors que la Syrie semblait trouver sa place dans le concert des nations, voici qu’un nombre inattendu de protagonistes s’intéresse à elle, pas toujours de façon cordiale ou désintéressée. L’homme de la rue se demande si une nouvelle guerre mondiale n’a pas commencé dans son pays. Et les conjectures vont bon train.

La Russie n’a-t-elle pas besoin de la région comme débouché indispensable vers les mers libres ? Comment l’Amérique pourrait-elle supporter l’idée de son émergence au rang des puissances mondiales ? La Chine elle-même ne nourrit-elle pas le projet d’une ligne de chemin de fer en direction du Golfe et de l’Afrique ? L’acheminement du pétrole et du gaz iraniens à destination de Banyias se fait à travers l’Irak, mais les hydrocarbures du Qatar à destination d’Haïfa ne seraient-ils pas programmés pour transiter par la Syrie ? Poursuivant le plan sioniste ourdi de longue date de découpage confessionnel du Moyen-Orient, Israël considère que sa sécurité exige à n’importe quel prix la chute de Bachar, dont la force est devenue une menace. Nul n’ignore que lorsqu’il devint Premier ministre, le sunnite Saad Hariri (dont la fortune doit beaucoup aux fonds américain, saoudiens et qataris) n’était libanais que depuis huit ans. Son alliance avec l’Arabie Saoudite s’explique aisément par le fait qu’il est le fils de l’épouse que son père, Rafic, a offert en présent au roi Abdallâh. Saoudiens et Qataris sont alliés des USA qui les soutiennent à cause du pétrole mais leur tiennent la bride courte, en menaçant — par des troubles populaires qui ont déjà commencés — la stabilité de leurs trônes. On peut noter qu’il y a aussi du pétrole dans la région de Deir Ezzor, à l’est de la Syrie (où vient d’exploser un véhicule contenant 1000 kg de TNT), et beaucoup de gaz dans la région de Qara et au large des côtes de Latakieh. En fait, tout ce beau monde ne s’est-il fédéré contre la Syrie que lorsqu’elle a commencé d’émerger au niveau des grandes puissances et Washington ne provoquerait-il les changements de régime du monde arabe que pour réaliser ses objectifs géopolitiques concernant la maîtrise de l’énergie ?

Quand — à l’appui de la Russie et de la Chine, au soutien de l’Iran et celui du Hezbollah libanais (qui menace directement Israël) — la Syrie ajoute sa puissance de feu et l’efficacité de la protection de son territoire (par des moyens électroniques capables d’intercepter toutes communications ou de mettre en panne tout appareillage électronique), Bachar devient une écharde insupportable dans la réalisation du plan sioniste de dépècement du Moyen-Orient destiné à assurer la survie d’Israël.

Les chrétiens ne sont pas persécutés comme en Égypte

Mon hôte me dit : « Avant le commencement des événements, nul n’aurait jamais eu l’idée de revendiquer son appartenance religieuse. On vivait tous ensemble, sans toujours savoir quelle religion l’autre pratiquait. On était syrien, et cela nous définissait. C’est en 2011 que tout a commencé de changer et que nous y avons prêté attention. »

On pourrait presque dire que les malheurs des chrétiens relèvent des dommages collatéraux. En effet, les incidents dont ils ont été victimes ne se sont produits que dans la région d’Homs, (précédés des affrontements entre sunnites et alaouites), mais l’on n’en déplore à ce jour aucun dans les autres provinces.

Ils sont inquiets, bien sûr, mais leur peur n’a vu le jour qu’avec le Printemps arabe et la crainte de la prise du pouvoir par les Frères musulmans. Avec l’immense majorité des Syriens, ils aiment leur Président dont on sait aujourd’hui qu’il ne tient plus au pouvoir mais, ne voulant pas céder à la pression actuelle, attend les élections de 2014 sans intention de se porter candidat. Ils jugent enfin les bandes armées fanatisées pour ce qu’elles sont, la plupart du temps, composées de jeunes délinquants entre 18 et 26 ans à peine sortis de prison. Avec tous les Syriens et comme le Président lui-même, ils désirent des réformes. Mais pas sa chute qui entraînerait immédiatement l’irakisation de la Syrie (qui a accueilli, faut-il le rappeler, plus de trois millions de réfugiés irakiens).

Il a fallu attendre cette guerre pour que les chrétiens soient personnellement menacés par des combattants salafistes encouragés et excités chaque soir à la télévision par le « cheikh » Al Araour. Ancien officier de l’Armée syrienne, ce personnage peu recommandable a été jugé et condamné aux geôles syriennes pour ses mœurs dépravés ; mais il a pris la fuite et s’est réfugié au Qatar d’où il ne cesse d’inciter ses troupes à massacrer alaouites et chrétiens.

Il y a, pour l’observateur, une évolution évidente des « révolutions ». Les troubles avaient commencé en Tunisie, puis ce fut le tour du Yémen, de l’Égypte et de la Libye, avec le « succès » que l’on sait. Il restait la Syrie. Pourtant il faut reconnaître ceci : si les chrétiens ne sont pas directement persécutés dans leur pays, c’est leur existence même qui est menacée de l’extérieur par les alliés du Golfe et les prises de position iniques de nations comme la France, à la remorque des États-Unis, eux-mêmes assujettis à Israël.

Bilan des victimes, la torsion des chiffres

Au début du mois, la presse officielle faisait état d’un Rapport de la Syrie à l’ONU daté du 21 mars qui recensait les victimes du conflit depuis le début des affrontements.

Le nombre des victimes des rebelles s’élevait à 6 000 et se décomposait ainsi : 3 000 soldats de l’Armée régulière et 3 000 civils, (500 policiers abattus, 1 500 enlèvements et 1 000 disparus). Dans le même temps, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme évaluait le nombre de Syriens tués à 11 000. Les rebelles — rebaptisés « déserteurs » par l’OSDH — ne comptabilisaient que 600 pertes et ne mentionnaient évidemment pas les nombreux combattants étrangers tombés en martyrs du djihad.

Même compte tenu de la difficulté de l’exactitude en la matière, la marge entre les deux chiffres était démesurée. Mais la manipulation ne s’arrêtait pas là puisque la responsabilité des 11 000 morts devait incomber à la répression gouvernementale, les médias de masse occidentaux se faisant immédiatement l’écho indigné des chiffres de l’OSDH.

Printemps syrien

Il plane dans le petit peuple chrétien le sentiment qu’une renaissance doive suivre les événements actuels, leurs ennemis conjugués n’ayant obtenu d’autres résultats que des destructions partielles et celui de souder les Syriens autour de leur président ; les attentats des derniers kamikazes sont même perçus comme des combats d’arrière-garde.

C’est sous les murs de Damas que saint Paul, futur Apôtre des Nations, a été saisi par le Christ Jésus, Lumière du Monde. Ni à Jérusalem, ni autre part.

Et le terme singulier d’orientalité (proche d’authenticité) n’exprimerait-il pas la qualité de convivialité historique qui a toujours existé entre chrétiens et musulmans ? On sait que la Mosquée des Omeyyades abrite le crâne de saint Jean-Baptiste, que vénèrent côte-à-côte chrétiens et musulmans. Mais sait-on que beaucoup de musulmans cultivés prient le Christ ? Pèse-t-on à leur juste mesure les visites régulières du président Bachar au monastère de Notre-Dame de Sayidnaya, comme à l’humble Sanctuaire de Saint Ananie où il a lui-même demandé de l’huile bénite ? ; et sait-on que l’image miraculeuse de la Vierge de Soufanieh — devant laquelle viennent se recueillir des cheikhs musulmans — fut rapportée du Kazanska, où musulmans et chrétiens honorent depuis toujours l’icône prodigieuse de Notre-Dame de Kazan ?

Enfin, ne faudrait-il détruire la Syrie que parce qu’elle apparaît comme le cœur d’un Islam modéré ? Pour justifier sa politique de domination, l’Occident ne veut avoir affaire qu’à l’Islam pur et dur qu’il suscite, alimente et bouffit. En opposant au monde occidental (soi-disant chrétien) un monde de barbus fanatiques, il peut justifier sa guerre pour le pétrole.

Les politiciens font des plans. L’ultime raison d’espérer des chrétiens de Syrie — comme de tout le Proche-Orient — repose sur leur foi dans le plan du Seigneur. La terre d’Orient est gorgée d’Espérance. N’a-t-elle pas engendré au cours des siècles passés des victoires aussi fulgurantes que mystérieuses : David face à Goliath, Cirrus face à Nabuchodonosor, Gédéon face aux Madianites ? N’oublions pas que le sort du monde se joue autour du mont Moriah, à portée de canon de Damas.
Mgr Philippe Tournyol du Clos http://www.voltairenet.org

[1] « Alain Juppé accusé par sa propre administration d’avoir falsifié les rapports sur la Syrie », Réseau Voltaire, 20 mars 2012.
[2] « L’Église maronite s’inquiète des intentions de l’Occident » et « Le Patriarche maronite s’oppose au plan de morcellement du Machrek arabe », par Pierre Khalaf, New Orient News (Liban), Réseau Voltaire, 12 et 19 septembre 2011. « Les chrétiens d’Orient s’érigent en remparts face au nouveau colonialisme occidental. Entretien avec Mère Agnés-Mariam de la Croix », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 octobre 2011.
[3] « Le « journaliste » Paul Conroy, agent opérationnel du MI6 », Réseau Voltaire, 6 mars 2012.
[4] « Les journalistes-combattants de Baba Amr », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 mars 2012.
[5] « La France exfiltre ses agents restés en Syrie », Réseau Voltaire, 1er mars 2012.
[6] « Au Liban, le scandale vient par le gouvernement », par Pierre Khalaf, New Orient News (Liban), Réseau Voltaire, 12 mars 2012.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar supergaulois » 05/06/2012 - 22:54

de toute façon il n'y aura pas d'intervention militaire en syrie, ce serait une boucherie, en tout cas je vois pas flamby être pret à déclarer la guerre

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 09/06/2012 - 8:55

Houla (Syrie) : encore une bavure médiatique ou une manipulation calculée ?

Une polémique s’est ouverte à la suite de l’utilisation mensongère récente par la BBC d’une photographie prise il y neuf ans en Irak. Le coup est classique, Polémia l’a déjà traité lors de sa première cérémonie des Bobards d’Or en 2010.
Néanmoins, ce qui vient de se passer avec la célèbre chaîne britannique va au delà de la négligence du journaliste de service, puisque, non seulement on décèle des intérêts financiers, mais encore, on soupçonne quelques connivences sinon quelques complicités entre journalistes et politiques pour soutenir une propagande au bénéfice ou au contraire au dépens d’un Etat souverain.
Comme le dit David Duke : « Les mass-médias mondialistes remuent ciel et terre pour qu’il y ait la guerre en Syrie, tout comme ils l’ont fait en Libye et en Iraq. »
Polémia

Le 27 mai 2012, la BBC publiait sur son site une photo montrant des cadavres alignés censés être ceux des Syriens massacrés à Houla.
C'était, en fait, un cliché pris en mars 2003 en Irak, au sud de Bagdad par Marco di Lauro.

En légende de la photo publiée sur le site de la BBC, on peut lire que le cliché a été transmis par un activiste, que son authenticité n’a pu être vérifiée, mais qu’il est censé montrer les victimes du massacre de Houla.

Le photographe, qui couvre depuis une quinzaine d’années la plupart des conflits internationaux du Kosovo au Soudan, est bien en cour auprès des grands médias occidentaux, qui lui achètent régulièrement ses clichés.

Ses images, diffusées par l’agence Getty, sont publiées par les plus grands journaux et magazines du monde. 


En découvrant le cliché, le photographe a déclaré au Daily Telegraph avoir « failli tomber de sa chaise », ajoutant :

« On utilise sans autorisation, comme preuve du massacre de Houla, une de mes photos à des fins de propagande antisyrienne sur la page d'accueil du site de la BBC. »


« Je suis très surpris qu'un organisme comme la BBC ne prenne pas la peine de vérifier ses sources et soit prêt à publier n'importe quelle photo envoyée par un simple militant, ou un journaliste ou qui que ce soit d'autre. »


La photo qui illustrait l’article intitulé: « Indignation croissante et condamnation après le massacre de Houla » a été retirée du site sitôt après l'identification de la source.

Ci-dessous, un article de Keith Harmon Snow, « Slaughter Slant: Houla Massacre Sparks Media Blame-game », publié le 30 mai 2012 par Dissident Voice et qui donne un certain éclairage à cette manipulation.


Le massacre de Houla déclenche une guerre médiatique entre les deux camps

L'épisode le plus horrible depuis le début du soulèvement en Syrie vire rapidement à la bataille de relations publiques, chaque camp, et leurs alliés, accusant l'autre d'avoir perpétré le massacre de Houla. A peine quatre jours après les meurtres de plus d'une centaine d'hommes, de femmes et d'enfants, les médias sont noyés d'images avançant l'une ou l'autre version des faits. 
Parlant de la bourde de la BBC qui a publié une photo prise en Irak, Keith Harmon Snow, journaliste et enquêteur sur les droits humains, explique qu'elle ne peut en aucune façon avoir été publiée par erreur.

Keith Harmon Snow : 


RT (la chaîne d'information russe en langue anglaise, NDT) a publié mes déclarations concernant Marco di Lauro, photographe des médias dominants occidentaux, et celles selon lesquelles les fabrications d"' « informations » de ce genre sont récurrentes dans les médias mainstream qui couvrent la guerre en Irak, en Afghanistan, au Congo, au Soudan, au Rwanda, et partout ailleurs. 
Ce que RT a repris de mes propos est tout à fait pertinent mais je voudrais apporter quelques précisions supplémentaires.

Comme pour tous les photographes d'agences de presse officielles qui couvrent les conflits, leurs images sont vendues à des fins de propagande. La déclaration qu'a faite Marco di Lauro est hypocrite: ses photos ont été maintes et maintes fois utilisées pour vendre les guerres du Pentagone et de l'Otan. 


Marco di Lauro vend ses clichés par l'intermédiaire de Time, de Getty Images, de l'Associated Press et d'autres, et ils ont servi à vendre les interventions militaires illégales de l'Otan au Soudan, en Afghanistan, en Irak et ailleurs. 
Au Soudan, par exemple, les images de Marco di Lauro ont été utilisées pour vendre la propagande occidentale qui accusait le président Omar al Bashir de génocide, tout en occultant les opérations secrètes du Pentagone auxquelles participaient George Clooney, John Prendergast, Eric Reeves et d'autres en tant que personnalités (lire: propagandistes) médiatiques de premier plan.

« On utilise sans autorisation, comme preuve du massacre de Houla, une de mes photos à des fins de propagande anti-syrienne sur la page d'accueil du site de la BBC. »

« Je suis très surpris qu'un organisme comme la BBC ne prenne pas la peine de vérifier ses sources et soit prête à publier n'importe quelle photo envoyée par un simple militant, ou un journaliste ou qui que ce soit d'autre », pleurniche Marco di Lauro.

Marco di Lauro prend bien soin de ne pas contester sérieusement le système qui le nourrit. Il est absurde de dire « qu'un organisme comme la BBC ne prenne pas la peine de vérifier ». Tout est vérifié pour éviter les procès en diffamation. Il ne s'agissait pas d'un accident. En disant qu'il s'agit de propagande, Marco di Lauro peut ainsi s'immuniser et immuniser le système contre les critiques sur la guerre totale de l'information dans laquelle il est partie prenante et que nous, citoyens ordinaires, subissons. Ses photos sur la Bosnie ont servi à corroborer la Politique de Génocide qu'utilisait l'establishment pour désigner mensongèrement les ennemis de l'occident.

Cet exemple montre également comment un étranger blanc appartenant à la classe des privilégiés utilise les privilèges et la couleur de peau pour servir les intérêts de la caste dirigeante blanche.

La photo de Marco di Lauro prise en Irak et utilisée pour la propagande sur la Syrie avait précédemment servi à dissimuler les crimes de guerre des US, de l'Otan et d'Israël en Irak en attribuant la responsabilité de ces cadavres d'enfants (?) au gouvernement de Saddam Hussein.


Le photographe joue un rôle déterminant dans la guerre psychologique qui fabrique les génocides et les crimes de guerre toujours commis par nos ennemis (les Taliban, Omar Bashir, Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, etc.) et il passe sous silence les génocides et les crimes de guerre commis par nos propres gouvernements, les agences de services secrets, les opérations secrètes, les machines de guerre, et ceux de nos alliés (Israël, la Grande Bretagne, le Rwanda, l'Ouganda, la Hollande, l'Allemagne, etc.).


Quand Afshin Rattansi, interviewé par RT, déclare dans ce reportage qu' « il ne s'agit pas d'un complot », lui aussi soutient le système.


C'EST un complot. Il y a une conspiration du silence (par les médias et les soi-disant « journalistes ») une conspiration de propagande et de désinformation, et une conspiration de guerre – pour renverser le gouvernement syrien. Nous avons constaté, maintes fois déjà, ces conspirations de violence, toutes destinées à soutenir les bombardements, les massacres et les atrocités en Irak, en Afghanistan, au Congo, au Rwanda, au Soudan, en Libye et dans d'innombrables autres pays.

Finalement, la légende ajoutée par la BBC sous la photo qui indique que c'est une « photo transmise par un activiste » fait partie de l'opération de manipulation mentale – destinée à nous amener à penser que cette photo provient d'un citoyen militant, sans doute une personne soucieuse et qui ne fait que son devoir pour révéler les horreurs de ce régime arabe (lire: terroriste).

La légende sert à donner à la photo un cachet d'authenticité, et également à protéger la BBC, au cas où quelqu'un devinerait ce que se passe réellement ici, où l'image n'est pas ce qu'elle prétend représenter. Une fois que l'image est publiée, le mal est déjà fait. C'est la Fabrique du Consentement telle que l'ont décrite Noam Chomsky et Edward S. Herman.

Keith Harmon Snow est correspondant de guerre, photographe et enquêteur indépendant. Il a reçu à quatre reprises (en 2003, 2006, 2007, et 2010) un prix décerné par Project Censored, un groupe de recherche sur les médias de la Sonoma State University. 
Il a également été chargé de cours de droit social en 2009 à l'University of California Santa Barbara, reconnu pour son travail de plus d'une dizaine d'années, à l'extérieur du milieu universitaire, contestant les récits officiels sur les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les génocides tout en travaillant aussi en tant qu'enquêteur sur les génocides pour les Nations Unies et d'autres institutions. 


.
 http://www.polemia.com

NB: on peut voir le reportage de RT sur le site source.
Par emcee
3 juin 2012
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2012/ ... hoto-publiée-par-la-BBC-provoque-une-polémique
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 09/06/2012 - 10:48

Syrie : Robert Mood met les pieds dans le plat

Tout à fait.

Et c’est le titre choisi par le Quotidien d’Oran pour sa rubrique «Analyse» datée de ce jour : "Syrie : Robert Mood met les pieds dans le plat".

Rappelons d’abord que Robert Mood n’est autre que le général Norvégien qui est à la tête des observateurs que l’ONU a dépêchés en Syrie pour contrôler l’application du cessez-le-feu qui s’inscrit dans la démarche de sortie du conflit voulue officiellement par l’ONU et la Ligue Arabe.

Robert Mood a en effet affirmé lundi dernier s’être fait la conviction que «des parties étrangères contribuent à la spirale de la violence en fournissant à la rébellion armes et argent»

Aucun organe de presse francophone ne reprend ce propos du général Mood. L’article du journal oranais est par contre repris in extenso par Info Palestine.

Alors est-ce à dire que le Quotidien d’Oran, et par voie de conséquence Info Palestine, affabulent ?

Pas du tout, puisque les mêmes propos sont repris par la RTE, la radio publique de la république d’Irlande (Eire) :

M. Mood a déclaré : «Nous avons la quasi certitude, à travers nos discussions, qu’il y a des fournitures d’armes et d’argent ainsi que la présence d’autres parties sur le terrain. (...) Elles [les autres parties] ne viennent pas des villages syriens. Nous pensons avoir constaté que des parties extérieures à la Syrie contribuent à la spirale de violence d’une manière absolument non constructive.»

http://www.voxnr.com
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 11/06/2012 - 17:29

L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication
par Thierry Meyssan 10 juin 2012



L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication
par Thierry Meyssan 10 juin 2012

Des États membres de l’OTAN et du CCG préparent un coup d’État et un génocide sectaire en Syrie. Si vous voulez vous opposer à ces crimes, agissez dès maintenant : faites circuler cet article sur le Net et alertez vos élus.

Dans quelques jours, peut-être dès vendredi 15 juin à midi, les Syriens qui voudront regarder les chaînes nationales verront celles-ci remplacées sur leurs écrans par des télévisions créées par la CIA. Des images réalisées en studio montreront des massacres imputés au gouvernement, des manifestations populaires, des ministres et des généraux donnant leur démission, le président el-Assad prenant la fuite, les rebelles se rassemblant au cœur des grandes villes, et un nouveau gouvernement s’installant au palais présidentiel.
Cette opération, directement pilotée depuis Washington par Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale des États-Unis, vise à démoraliser les Syriens et à permettre un coup d’État. L’OTAN, qui se heurte au double veto de la Russie et de la Chine, parviendrait ainsi à conquérir la Syrie sans avoir à l’attaquer illégalement. Quel que soit le jugement que l’on porte sur les événements actuels en Syrie, un coup d’État mettrait fin à tout espoir de démocratisation.
Très officiellement, la Ligue arabe a demandé aux opérateurs satellitaires Arabsat et Nilesat de cesser la retransmission des médias syriens, publics et privés (Syria TV, Al-Ekbariya, Ad-Dounia, Cham TV etc.). Il existe un précédent, puisque la Ligue avait déjà œuvré à la censure de la télévision libyenne pour empêcher les dirigeants de la Jamahiriya de communiquer avec leur peuple. Il n’y a pas de réseau hertzien en Syrie où les télévisions sont exclusivement captées par satellite. Mais cette coupure ne laissera pas les écrans noirs.
En effet, cette décision publique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon nos informations plusieurs réunions internationales ont été organisées cette semaine pour coordonner l’opération d’intoxication. Les deux premières, d’ordre technique, se sont tenues à Doha (Qatar), la troisième, politique, s’est tenue à Riyad (Arabie saoudite).
Une première réunion a rassemblé les officiers de guerre psychologique « embedded » dans quelques chaînes satellitaires, dont Al-Arabiya, Al-Jazeera, BBC, CNN, Fox, France 24, Future TV, MTV — On sait que depuis 1998 des officiers de l’United States Army’s Psychological Operations Unit (PSYOP) ont été incorporés dans la rédaction de CNN ; depuis, cette pratique a été étendue par l’OTAN à d’autres stations stratégiques—. Ils ont rédigé à l’avance de fausses informations, selon un « storytelling » élaboré par l’équipe de Ben Rhodes à la Maison-Blanche. Une procédure de validation réciproque a été mise au point, chaque média devant citer les mensonges des autres pour les rendre crédibles aux yeux des téléspectateurs. Les participants ont également décidé de ne pas uniquement réquisitionner les chaînes de la CIA pour la Syrie et le Liban (Barada, Future TV, MTV, Orient News, Syria Chaab, Syria Alghad), mais aussi une quarantaine de chaînes religieuses wahhabites qui appelleront au massacre confessionnel au cri de « Les chrétiens à Beyrouth, les alaouites au tombeau ! »
Le second meeting réunissait des ingénieurs et des réalisateurs pour planifier la fabrication d’images de fiction, mêlant une partie en studio à ciel ouvert et une partie d’images de synthèse. Des studios ont été aménagés durant les dernières semaines en Arabie saoudite pour reconstituer les deux palais présidentiels syriens et les principales places de Damas, Alep et Homs. Il existait déjà des studios de ce type à Doha, mais ils étaient insuffisants.
La troisième réunion regroupait le général James B. Smith, ambassadeur des États-Unis, un représentant du Royaume-Uni, et le prince Bandar Bin Sultan (que le président George Bush père désignait comme son fils adoptif, au point que la presse états-unienne l’a surnommé « Bandar Bush »). Il s’agissait de coordonner l’action des médias et celle de « l’Armée syrienne libre » dont les mercenaires du prince Bandar forment le gros des effectifs.
L’opération qui était en gestation depuis des mois a été précipitée par le Conseil de sécurité nationale des États-Unis après que le président Poutine ait notifié à la Maison-Blanche que la Russie s’opposerait par la force à toute intervention militaire illégale de l’OTAN en Syrie.
Cette opération comprend deux volets simultanés : d’une part déverser de fausses informations et d’autre part censurer toute possibilité d’y répondre.
Le fait d’interdire des TV satellitaires pour conduire une guerre n’est pas nouveau. Ainsi, sous la pression d’Israël, les États-Unis et l’Union européenne ont successivement interdit des chaînes libanaise, palestiniennes, irakiennes, libyennes, et iraniennes. Aucune censure n’a été effectuée envers des chaînes satellitaires provenant d’autres régions du monde.
La diffusion de fausses nouvelles, n’est pas non plus une première. Cependant, quatre pas significatifs ont été franchis dans l’art de la propagande au cours de la dernière décennie.
• En 1994, une station de musique pop, la Radio libre des Mille Collines (RTML) a donné le signal du génocide rwandais en appelant à « Tuer les cafards ! ».
• En 2001, l’OTAN a utilisé des médias pour imposer une interprétation des attentats du 11-Septembre et justifier les attaques de l’Afghanistan et de l’Irak. À l’époque déjà, c’est Ben Rhodes qui avait été chargé par l’administration Bush de rédiger le rapport de la Commission Kean/Hamilton sur les attentats.
• En 2002, la CIA a utilisé cinq chaînes, Televen, Globovision, Meridiano, ValeTV et CMT, pour faire accroire que des manifestations monstres avaient contraint le président élu du Venezuela, Hugo Chavez, à démissionner, alors qu’il venait d’être victime d’un coup d’État militaire.
• En 2011, France 24 faisait de facto office de ministère de l’Information du Conseil national libyen, avec qui il était lié par contrat. Lors de la bataille de Tripoli, l’OTAN a fait réaliser en studio et diffuser par Al-Jazeera et Al-Arabiya des images des rebelles libyens entrant sur la place centrale de la capitale, alors qu’ils étaient encore loin de la ville, de sorte que les habitants, persuadés que la guerre était perdue, cessèrent toute résistance.
Désormais, des médias ne se contentent plus de soutenir la guerre, ils la font.
Ce dispositif viole des principes de base du droit international, à commencer par l’article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme relatif au fait « de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ». Surtout, il viole les résolutions de l’Assemblée générale des Nations-Unies, adoptées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour prévenir les guerres. Les résolutions 110, 381 et 819 interdisent « les obstacles au libre-échange des informations et des idées » (en l’occurrence la coupures des chaînes syriennes) et « la propagande de nature à provoquer ou encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression ». En droit, la propagande de guerre est un crime contre la paix, le plus grave des crimes, puisqu’il rend possible les crimes de guerre et les génocides.

http://www.voltairenet.org/L-OTAN-prepare-une-vaste-operation



à faire suivre à tous vos contacts.MERCI
Je chante pour mon vallon en souhaitant que dans chaque vallon un coq en fasse autant.( Edmond Rostand)

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 13/06/2012 - 8:42

Ingérence occidentale en Syrie: La vérité finit par transpirer.. La presse allemande lâche le morceau…

Si l’Allemagne laisse sa presse de masse dire la vérité sur l’affaire syrienne, c’est qu’elle se sent de plus en plus isolée. N’oublions pas non plus que l’Allemagne (entr’autres) et très dépendante de l’énergie russe qui demeurera ferme contre l’ingérence impérialiste occidentale en Syrie.

Merkel est prise entre le marteau yankee et l’enclume de l’UE.. Des élections se profilent… L’affaire libyenne a également bien dû échauder l’opinion @ublique même si l’Allemagne s’était vite désolidarisée de crime de l’OTAN.. elle n’en demeure pas moins membre de cette organisation criminelle…

A suivre,. très intéressant !

– Résistance 71 –

Syrie : Nouvelles révélations allemandes sur le massacre de Houla

Corto, le 11 Juin 2012,

url de l’article original:

http://www.reopen911.info/News/2012/06/ ... -de-houla/

Comme sur le dossier des événements du 11-Septembre, la désinformation sur les événements en Syrie bat son plein, et nous n’aurons de cesse de la dénoncer, ou plutôt de dénoncer l’unanimisme des médias hexagonaux. Pourtant, et sans pour autant prendre le parti du président Assad, nos voisins européens sont de moins en moins frileux sur la question. Après le témoignage accablant d’un grand reporter anglais, sur le piège mortel dont il a failli être victime, tendu par un groupe de rebelles syriens à bord d’un véhicule agressif, voici que le FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG, grand quotidien conservateur de la capitale financière – ce n’est pas un hasard- de notre voisin allemand, tiré à 370 000 exemplaires, propose la première synthèse officielle claire sur les événements atroces de Houla.

Les conclusions de cet article recoupent en tous points les premiers constats effectués en français par le réseau Voltaire et par Mondialisation.ca. L’article souligne aussi la grande similitude des modes opératoires entre les massacres de Houla et Al Qubeir. Nous y découvrons également l’effort auquel s’est engagé le président Assad, pour maintenir la cohésion entre alaouites et sunnites, l’une des conditions essentielles pour ramener la paix. Et évidemment, cet article n’est pas “sans rapport” avec les déclarations de Guido Westerwelle, ni la saisie de containers d’armes par les Libanais grâce aux renseignements du BND allemand. En France, MM. “Sarkollande” et “Jupabius” développent une rhétorique belliciste exactement à l’opposé du gouvernement allemand, et nous avons même dû rapatrier en catimini des agents de renseignements venus soutenir les rebelles, et pris la main dans le sac. Mais que fait “Her Excellency the Baroness Ashton of Upholland” ? Et les médias français bien sûr se taisent ou maquillent la réalité. Curieuse époque, non ?

Nouvelles révélations sur les victimes de Houla.

Un nouveau massacre en Syrie

Frankfurter Allgemeine Zeitung, Rainer Hermann, Damas, 7 juin 2012

traduction Corto (texte en gras par nos soins)

En Syrie, au moins 55 personnes ont été tuées lors d’un nouveau massacre près d’Hama. Des observateurs des Nations-Unies qui voulaient se rendre sur les lieux ont été pris pour cible.

Lors d’un massacre dans le village de Qubair près d’Hama en Syrie, au moins 55 personnes ont été tuées. Des activistes des comités de coordination locaux ont déclaré que le nombre des victimes s’élevait à au moins 86. Parmi elles, 18 sont des femmes et des enfants. Plusieurs ont brûlé dans leurs maisons ou ont été poignardées avec des couteaux. La plupart des victimes appartenaient à une même famille. Pendant que les rebelles accusaient les milices fidèles au régime d’un crime de sang, la télévision d’Etat rendait un “groupe terroriste” responsable du massacre.

Les observateurs des Nations-Unies stationnés à Hama ont voulu visiter le hameau de Qubeir jeudi. Les observateurs des Nations-Unies ont signalé que l’armée syrienne les empêchait d’accéder à Qubeir. Le chef des observateurs des Nations-Unies, le général Robert Mood, a aussi déclaré que des civils arrêtaient les observateurs. On leur a expliqué que leur sécurité ne serait pas garantie si ils devaient entrer dans le village. Plus tard le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-Moon a déclaré devant l’Assemblée plénière des Nations-Unies à New York, que les observateurs avaient été la cible de tirs. Il a qualifié le massacre de “choquant et répugnant” et a déclaré que le président syrien Bachar al Assad avait perdu “toute légitimité”.

Le massacre ressemble au premier coup d’œil à celui de Houla le 25 mai dernier au cours duquel 108 personnes ont été tuées. Les opposants syriens qui vivent dans la région ont pu, les jours passés, reconstituer le déroulement vraisemblable des faits dans Houla en raison de témoignages crédibles. Leur résultat contredit les affirmations des rebelles qui avaient rendu responsables des faits les milices Schabiha proches du régime. [Ces opposants] doivent avoir agi sous la protection de l’armée syrienne. Parce qu’en fin de compte les opposants qui refusent l’utilisation de la violence se font assassiner ou tout au moins sont menacés, ceux-ci ne veulent pas que leurs noms soient cités.

Le massacre de Houla s’est produit après la prière du vendredi. Les combats se sont déclenchés au moment où les rebelles sunnites ont attaqué les 3 postes de contrôle de l’armée syrienne autour de Houla. Les postes de contrôle ont la tâche de protéger les villages alaouites contre des attaques qui proviendraient des alentours de Houla à majorité sunnite.

Les rebelles ont reçu 300 millions de dollars

Un poste de contrôle d’une rue attaquée a appelé au secours des unités de l’armée syrienne à 1500 mètres de là, qui occupent une caserne, laquelle a immédiatement envoyé des renforts. Au cours des combats autour de Houla qui doivent avoir duré 90 minutes, des douzaines de soldats et rebelles ont été tués. Pendant les combats, les trois hameaux du village de Houla ont été coupés de l’extérieur.

D’après les indications des témoins oculaires, le massacre s’est produit à ce moment-là. Auraient été tués presque exclusivement des familles des minorités alaouites et chiites de Houla, dont la population est à plus de 90% sunnite. C’est ainsi qu’ont été massacrés plusieurs douzaines de membres d’une famille qui se serait convertie au cours des années passées de l’Islam sunnite à l’Islam chiite. Ont été également tués des membres éloignés de la famille alaouite Shomaliya, et la famille d’un député sunnite du parlement considéré comme collaborateur. Juste après le massacre, les responsables auraient filmé leurs victimes, les auraient décrites comme des victimes sunnites et auraient répandu les vidéos sur Internet. Des représentants du gouvernement syrien ont certes confirmé cette version, mais il faut tenir compte du fait que le gouvernement s’est engagé à ne pas parler en public des alaouites ni des sunnites. Le président de la République Bachar al Assad appartient aux Alaouites, l’opposition est portée principalement par la majorité de la population qui est sunnite.

Entre-temps, les hommes d’affaires syriens vivant à l’étranger ont ouvert dans la capitale qatarie de Doha un fonds doté de 300 millions de dollars pour le financement de l’opposition syrienne et des rebelles. Mustafa Sabbagh, le président du Businessforum syrien en exil, a inauguré le fond. Wael Merza, le secrétaire général du conseil national de l’opposition syrienne, a déclaré que la moitié de la somme avait déjà été affectée, en partie à l’armée syrienne libre.

Le ministre des affaires étrangères russe Sergeï Lavrov a proposé cependant la convocation d’une conférence internationale sur la Syrie à laquelle tous les pays qui ont de l’influence sur les acteurs en Syrie devraient participer. Le cercle devrait dépasser celui des pays qui se sont réunis au sein des “amis de la Syrie”, a déclaré Lawrow. Car ce groupe soutient seulement les “exigences radicales” du Conseil national syrien. Concrètement, Lavrov, à côté des membres du conseil de sécurité des Nations-Unies, de l’UE et de la ligue arabe, a aussi nommé la Turquie et l’Iran. Le but devra être de mettre en application le plan d’Annan “correctement et sans ambiguïtés”.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 20/06/2012 - 9:12

Ingérence occidentale en Syrie: Quand certain média laisse la pensée critique s’exprimer… Trop rare pour ne pas le mentionner !

Cinq longues minutes de vérité sur la Cinq

par Louis Denghien Le 15 Juin 2012,

url de l’article original : http://www.infosyrie.fr/re-information/ ... r-la-cinq/

Jeudi 14 juin, l’émission C dans l’air (sur la Cinq) d’Yves Calvi était consacré à l’engagement français en Afghanistan, de Sarkozy en Hollande. Mais l’animateur et ses invités ont fait un petit crochet par la Syrie, pour répondre à une question d’un auditeur sur l’ »inaction » de la France en Syrie. Un des participants, Gérard Chaliand, directeur du centre européen d’Études des Conflits et spécialisé dans les questions de terrorisme et de guérillas, répond alors en substance qu’une intervention serait hautement contre-productive, et que le renversement de Bachar donnerait lieu à des vengeances d’un haut degré de férocité de la part des rebelles ? Yves Calvi interpelle alors Chaliand sur les « enfants torturés » et lui demande si l’on doit rester sans rien faire par rapport à pareilles horreurs. Et là Gérard Chaliand, sans se démonter, dit que les pleurs humanitaires ne sont en l’espèce que la couverture de desseins beaucoup plus politiques : il évoque le rôle des États-Unis, d’Israêl et des pétro-monarchies sunnites décidées à frapper l’ennemi iranien à travers la Syrie. Et il fait remarquer les dizaines de milliers de victimes civiles du conflit à Ceylan, les trois millions de morts de la guerre civile du Congo et tous ceux d’un certain nombre d’autres conflits n’ont jamais empêché les Occidentaux de dormir, et que donc les campagnes médiatiques sont généralement le reflet de préoccupations beaucoup géopolitiques qu’humanitaires.

Pendant cette rapide mise au point, qui avait l’air d’ouvrir des horizons sidéraux à Calvi, Chaliand était appuyé par Jean-Dominique Merchet de journal Marianne, autre spécialiste reconnu des questions géostratégiques et militaires. En face, les représentants de la doxa anti-syrienne, Christophe Barbier de L’Express et d’I-Télé et, dans une moindre mesure, Grégory Pons de Valeurs Actuelles, n’avaient tout d’un coup plus grand chose à dire.

Il ne faut pas s’exagérer la portée de quatre ou cinq minutes de vérité dans une des émissions du vaste P.A.F. Mais cependant, de tels points de vue hétérodoxes, donnés par des spécialistes agréés par le Système et bénéficiant d’ailleurs d’une crédibilité et d’une expertise dans leur domaine, ne peuvent passer inaperçue de dizaines de milliers de téléspectateurs. Ceux de l’émission d’Yves Calvi ont appris ce 14 juin, s’ils ne s’en doutaient déjà, que la violence en Syrie n’est pas le monopole de Bachar et de son armée, que ses opposants sont des persécuteurs en puissance et que les dirigeants occidentaux sont des Tartuffe – ce dernier point étant plus, pour l’immense majorité de l’opinion française, une confirmation d’avantage qu’une révélation.

* * *

Dans les commentaires sous l’article original ce commentaire de “papyelian”:

– “Deux séjours en Syrie en 2011,un autre du 19/05/2012 au 12/06/2012 (Alep,Damas).
J’ai pris des notes de témoignages et du vécu de la population ainsi que nos observations.
En résumé, bandes armées qui s’apparentent à la mafia à Alep, avec demandes de rançons et kidnapping (quotidien )
Bus arrêtés sur les routes par l’ASL ,et si un militaire est présent, il est abattu sur le champ.Le miliaire est une cible privilégiée ,même en pleine rue à n’importe quelle heure.Le tueur est grassement payé pour ce travail.
Magasins fermés sur ordre des rebelles sous peine de destruction(le samedi 2/06 par ex).
Des usines ont été brûlées , les jeunes ne trouvent pas de travail,si ce n’est celui du salaire de la peur en tant que garde du corps.Nous avons le témoignage de l’un d’eux.
Alep qui vivait la nuit est une ville morte à 22h30.

Attaques de pick up transportant du gaz , entraînant une pénurie et la flambée des prix (x par 7 pour le gaz )

Alep souffre mais soutient son président et vit comme une trahison la position de la France sur la Syrie.
L’embargo se fait aussi sur la santé ,preuve que la vie des syriens importe peu aux « amis de la Syrie « .Des médecins nous ont confié qu’ils n’avaient pas le nécessaire pour les chimios.

Une anecdote: un voleur est arrêté à Slemaniyé début mai, le lendemain Al Jezzira diffuse des images de heurts avec la police faisant passer le voleur pour un manifestant pacifique.

Dans les villages , la vie est calme et organisée ,moins de pénurie de gaz et mazout, les gens s’organisent pour se défendre de l’intrusion des rebelles.
Aucun alepin ne se rend avec sa voiture à Homs ou Damas, l’immatriculation du véhicule en fera une cible des bandes armées.

Pas de touristes, beaucoup d’hôtels ont fermé.C’est le marasme économique qui vient s’ajouter à la peur des bandes armées,des attentats , et de la mafia.

Damas reste égale à elle même,vie nocturne et diurne,même constat sur la position de la France .

Quelqu’un aurait-il des tuyaux pour faire paraître dans la presse un descriptif plus complet de la réalité en Syrie?
Je voudrais aussi dénoncer un scandale : un serveur de restaurant à Alep a obtenu un visa pour la France .Sa soeur , qui est en Turquie, a versé 7000 euro à une personne de l’ambassade de France en Turquie.Il m’est insupportable de penser que certains se font de l’argent sur la détresse d’autrui.
Merci” —

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OhMonPaïs
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 21/06/2012 - 8:20

Damas réclame l’évacuation de Homs, avant la bataille décisive

amas a accusé “des groupes terroristes” d’entraver l’évacuation des civils assiégés dans la ville de Homs. Sachant que l’armée régulière avait suspendu sa campagne d’épuration de certains quartiers de cette ville, à l‘instar de Rastan et de Khalidyyé, réclamant l’évacuation des habitants qui sont selon elle restés dans leurs maisons malgré eux.

« Les autorités ont déployé tous leurs efforts depuis près d’une semaine pour sortir les citoyens innocents des régions ou se trouvent les groupes armés dans la ville de Homs et ailleurs », explique le communiqué publié par le ministère des affaires étrangères, signalant que les autorités ont sollicité l’aide des observateurs internationaux, mais leur efforts se sont soldés par un échec.

Assurant une nouvelle fois que « le gouvernement est prêt à évacuer les habitants emprisonnés par les terroristes sans condition », le ministère accuse les miliciens de les utiliser comme « boucliers humains ».

Le dernier ultimatum ?

Selon le site syrien Syria Truth, ce communiqué signé par le ministère des affaires étrangères, et non de l’intérieur ou des forces sécuritaires, veut dire qu’il s’adresse à l’extérieur, et pourrait être un dernier ultimatum avant de passer à l’acte, et de déclencher la bataille décisive contre les dernières poches de l’insurrection syrienne.

Syria Truth affirme que près de 20 mille soldats réguliers sont stationnés actuellement dans la ville, alors que 2000 miliciens de la brigade Al-Farouk de la milice de l’Armée syrienne libre (ASL) se sont retirés de la ville depuis samedi dernier, et presque le même nombre se trouvent toujours dans les quartiers de Khalidiyyé et les quartiers avoisinants.

Il s’agit de miliciens appartenant à la brigade wahhabite pro saoudienne Khaled Ibn Al-Walid et Jabhat-Nusrat d’Al-Qaida et aux partis takfiris. Des informations font état qu’ils ont miné et piégé la région. Selon des sites de l’opposition syrienne, un pilonnage intensif a lieu contre le quartier de Rasten. Il est également question d’un pont qui a été détruit par les miliciens, reliant la localité de Houla à la province de Homs.

Selon la télévision Mayadine, deux équipes appartenant au Croissant rouge syrien et à la Croix rouge internationale sont entrées en début d’après-midi dans ces quartiers et fourni une aide médicale aux habitants dont le nombre est entre 400 et 700.

Membre du CNS malgré lui... sinon...liquidé...

Sur le terrain, faute d’une révolution réelle qui mobilise la population, l’insurrection armée en Syrie use des moyens les plus tyranniques, pour disloquer les piliers du régime : procédant entre autre par des liquidations, des kidnappings, du banditisme dans les routes, les sans oublier les attaques perpétrées contre les forces de l’ordre.

Ce mercredi, un opposant syrien a échappé de justesse à la mort dans la ville de Hama. Militant contre la corruption politique et économique, et contre les élections non démocratiques, sans toutefois réclamer la chute du régime, Samir Hawwache a fait l’objet d’une embuscade armée alors qu’il était à bord de sa voiture. Il avait auparavant publié un communiqué dans lequel il a nié appartenir au Conseil national syrien (organe qui regroupe les Frères musulmans et des éléments de l’opposition syrienne pro occidentale entretenant des liens avec l’ennemi sioniste).

« J’ai entendu dire de la part de certains amis que le soi-disant Conseil national Syrien compte des noms d’opposants de l’intérieur syrien, inscrits sans même les consulter. J’ai appris que mon nom figure parmi eux, raison pour laquelle il est de mon devoir de déclarer que je ne suis pas du tout concerné par cette voie non nationale et complotiste, qui ne veut qu’exacerber la crise et concocter un complot extérieur planifié par des cerveaux conspirateurs sionistes qui cherchent des mains arabes pour les exécuter », a-t-il écrit dans son communiqué, assurant soutenir le président syrien dans le processus des réformes qu’il a entamées.

Damas et province : Liquidations en série

Plusieurs opérations de liquidation ont également eu lieu à Damas. La première a été perpétrée contre un médecin, Ghassane Abou Dahab, par le biais d’une charge explosive collée sur sa voiture. (procédure rappelant la manière dont les scientifiques nucléaires iraniens sont tués). Il a été tué sur le champ et son chauffeur a été blessé.

Dans la deuxième, la victime est l’aviateur Moustapha Zahra, qui a essuyé de tirs mortels dans la province de Damas, alors qu’il était à bord de sa voiture.

Alors que dans la troisième victime liquidée est un homme de religion chiite : Sayed Abdel Koddous Jabbara, syrien originaire de Rakka et habitant la région de Sayyeda Zaynab .

Selon Arab Press, des hommes armés l’ont traqué dans la nuit de mardi à mercredi jusqu’à sa maison et l’ont abattu et blessé gravement son frère. C’est le cinquième homme de religion chiite qui est abattu dans cette région.

Les sites internet ont aussi signalé que des unités de l’armée syrienne ont réussi à libérer Saad Zein, qui a été kidnappé par des milices armées depuis une semaine.

Mardi, les forces de l’ordre avaient tué plus de 20 miliciens à Douma, dans la province de Damas, et arrêté des dizaines d’autres, dont trois palestiniens. Selon le correspondant de la chaine iranienne arabophone AlAlam, des dizaines de voitures ont également été confisquées et un atelier pour la fabrication de charges explosives a été perquisitionné dans une ferme.

Idleb et environs : 4 miliciens armés ont été tués et plusieurs autres ont été blessés, alors qu’ils tentaient de couper une route reliant deux villages du gouvernorat d’Idleb (frontalier à la Turquie). Deir Ezzor : des miliciens ont attaqué un champ pétrolier et des accrochages s’en sont suivis au cours desquels plusieurs miliciens ont été abattus par les forces de l’ordre.

Alep et environs : banditisme sans merci

Dans cette région, c’est surtout le banditisme des insurgés qui sévit sans merci.

Dans la matinée c’est un chauffeur travaillant pour le compte de la direction de la culture relevant du ministère de l’éducation qui a été enlevé, après avoir achevé sa mission de livrer les copies des examens scolaires officiels. Il a disparu ainsi que la voiture qu’il conduisant. Selon le site « Taht El-Mijnar », 7 véhicules appartenant au ministère de l’éducation ont été dérobés durant la période des examens.

Le site rapporte aussi qu’une attaque armée contre un chauffeur de taxi a eu lieu dans un quartier d’Alep, qu’un groupe armé a ouvert le feu contre un barrage de la police dans la nuit de mardi à mercredi dans le quartier Hamadaniyyé, blessant un policier.

Le site révèle que les trois jeunes adolescents enlevés depuis le 17 juin dernier, n’ont pas encore été relâchés. Âgées entre 15 et 17 ans, et appartenant à la famille Al-Ansari de la province d’Alep, une rançon de trois millions délivrés syrienne a été réclamé par leurs ravisseurs.

Inversement, le propriétaire d’une usine de médicaments kidnappé le 15 juin dernier a été libéré. Le site ne mentionne pas si ses proches ont payé une rançon.

L’armée régulière a également tué le chef des opérations militaires de l’ASL, Ahmad Afach dans un accrochage avec sa milice dans la région d’Anndane. « Plusieurs autres terroristes ont été tués et blessés et leurs armes ont été confisquées », indique le site « taht-l-Mijhar, selon lequel cette milice est accusée de terrorisme contre la population et de pillage d’actes de banditisme.

Deraa et environs : un convoi italien visé

Selon le site Al-intikad, un officier syrien a été tué dans une embuscade tendue contre le convoi médiatique italien qui dans la route allant de Damas à Deraa. Il faisait partie de l’escorte de protection de cette équipe comptait se rendre dans cette ville.

AFP-OSDH : lourdes pertes pour les forces syriennes

Au lendemain des lourdes pertes infligées au miliciens dans la province de Damas, l’AFP qui relaie les versions de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, instance pro occidentale siegéant 9 Londres, affirme ce mercredi que les troupes syriennes ont subi de lourdes pertes face aux rebelles

Trente-neuf personnes ont encore été tuées mercredi matin dans les violences dont au moins 28 soldats dans la région de Lattaquié (nord-ouest), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

"Des soldats, dont un officier, ont été capturés par les rebelles qui ont également mis la main sur des armes" dans cette région, ajoute l’ONG. La "majorité des 20 soldats" ont péri dans des combats qui sont survenus dans la nuit et qui ont fait également des dizaines de blessés dans les rangs de l’armée, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, président de l’OSDH.

Il a fait état également de cinq morts parmi les rebelles dans ces combats qui se sont déroulés dans la région de la "montagne des kurdes". Dans la même région, des soldats ont péri dans des attaques rebelles "contre deux bâtiments utilisés par les troupes gouvernementales pour lancer des tirs de mortier sur la montagne des kurdes", selon lui.

"Des soldats, dont un officier, ont été capturés par les rebelles qui ont également mis la main sur des armes", précise le président de l’OSDH. Ailleurs dans le pays, toujours selon l’AFP, cinq soldats ont été tués par l’explosion d’une voiture piégée à un barrage à Sermine (Idleb, nord-ouest) et trois ont péri dans des combats dans la province de Hama, à Karnaz, violemment bombardée par l’armée.

Près de Damas, un religieux chiite a été assassiné par des hommes armés dans la région de Sayidé Zainab, haut lieu de pèlerinage chiite en Syrie abritant le mausolée d’une petite-fille du prophète Mahomet.

Toujours dans la province de Damas, un civil a été tué par des tirs des forces gouvernementales à Harasta, où un officier rebelle a également péri, succombant à ses blessures après une tentative d’assassinat.

A Damas même, dans le quartier de Tadamone, des accrochages ont éclaté entre les forces régulières et des groupes rebelles. Des heurts de ce type se sont multipliés ces dernières semaines dans la capitale ultra-sécurisée par le régime du président Bachar al-Assad.

Ailleurs dans le pays, un civil a été tué dans la ville de Deir Ezzor (est) par un tireur embusqué. Dans la province de Hama (centre), un couple a été tué dans les bombardements sur Latamné.

Mardi, les violences avaient fait 62 morts, dont 31 civils, 27 soldats et quatre rebelles.

Malgré la suspension de ses activités, la mission des observateurs de l’ONU —qui expire le 20 juillet— va rester en Syrie, a indiqué mardi le général Robert Mood, le chef de la Misnus, jugeant qu’il s’agissait d’une "obligation morale".

Los Cabos : nouvel échec occidental malgré les mensonges britanniques et francaises

Ayant participé au sommet de Los Cabos au Mexique, où il a ete question de la Syrie, et malgré les pressions q’ils subissent, les dirigeants russes et chinois n’adhèrent toujours pas aux velléités occidentales de renverser M. Assad.

C’est le président américain Barack Obama qui a en personne évoqué le désaccord avec ses homologues, admettant qu’il n’était pas possible de "dire à ce stade que les Russes et les Chinois sont acquis à notre cause", estimant que les liens historiques de la Russie avec Damas et la réticence de la Chine à toute ingérence freinaient un règlement de la crise.

Son homologue russe Vladimir Poutine, qu’il a rencontré lors de ce sommet, a estimé de son côté que "personne n’a le droit de décider pour d’autres pays qui devrait être au pouvoir ou pas". "Ce n’est pas changer de régime qui est important, mais qu’après un changement de régime, qui doit être constitutionnel, un terme soit mis à la violence et que la paix s’installe dans le pays", a ajouté le président russe.

Avant l’intervention du président russe, la Grande Bretagne et la France ont tenté une manipulation de la position de Moscou : Poutine « ne veut pas qu’Assad reste au pouvoir », a lancé David Cameron, le premier ministre anglais. Assurant avoir entendu de ses propres oreilles que Poutine n’est pas hostile au depart d’Assad. "La Russie joue son rôle pour permettre la transition" sans Assad, avait prétendu le président français François Hollande.

De deux choses l’une : ou ces deux dirigeants européens ont mal compris les positions russes, (ce qui est d’une grande stupidité de leur part et devrait être non plausible pour des hommes politiques), ou ils s’attèlent à semer des mensonges, ce qui est le plus plausible. D’autant plus que c’est la énième fois qu’ils induisent en erreur sur les positions russe et chinoise, pour remédier semble-t-il à leur incapacité à les fléchir !

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 24/06/2012 - 15:35

Les « Amis de la Syrie » se partagent l’économie syrienne avant de l’avoir conquise

Preuve que la préoccupation occidentale pour la Syrie n’a rien à voir avec les nobles motifs affichés, de démocratie et de protection des civils, la Conférence des amis (sic) du peuple syrien prépare un plan de pillage économique applicable dès que le pays sera occupé. Dans la grande tradition coloniale, un Groupe de travail, sous co-présidence allemande et émiratie, étudie la manière de se partager les dépouilles de la Syrie lorsqu’elle sera vaincue. L’OTAN et le CCG ont « vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».

Un groupe autoproclamé

La semaine dernière, un « Groupe de travail » international s’est réuni pour la première fois sous la coprésidence allemande à Abu Dhabi. Il doit mettre en route des mesures économiques urgentes après la chute du régime al-Assad. Ce « Groupe de travail » (« Working Group on Economic Recovery and Development of the Friends of the Syrian People ») a été institué le 1er avril à Istanbul par le « Groupe des amis du peuple syrien ». Il s’agit là d’une alliance d’États occidentaux et pro-occidentaux qui se sont battus dans la guerre civile syrienne aux côtés de l’opposition et coopèrent essentiellement avec le Conseil national syrien (CNS), une organisation en exil. Ce « Groupe des amis du peuple syrien » n’a absolument pas été légitimé par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Il en va de même de son « Groupe de travail » qui s’est autoproclamé « Forum central » pour les mesures économiques nécessaires. [1]

L’Allemagne est le principale responsable

Comme l’explique le diplomate allemand Clemens von Goetze, qui a dirigé la réunion à la fin de la semaine dernière avec son homologue des Émirats arabes unis, le « Groupe de travail » n’a pas été créé uniquement pour apporter une aide urgente après la chute du régime : « Le moment est favorable pour ouvrir au pays des perspectives à long terme ». [2] Le modèle est pour lui le Plan Marshall grâce auquel les États-Unis ont, après la Seconde Guerre mondiale, apporté aux Alliés occidentaux une aide matérielle destinée à la reconstruction. Le « Groupe de travail » a créé plusieurs sous-groupes qui doivent se consacrer à des sujets particuliers. Dans la répartition internationale du travail sur laquelle les États membres sont tombés officiellement d’accord, l’Allemagne est responsable du volet « Politique économique et réforme ». Il s’agit là explicitement de « stratégies à long terme » [3] qui devraient favoriser le passage « d’une économie centraliste à une économie de marché », lit-on dans les rapports.

Le « Groupe de travail » institue à cet effet un « Secrétariat » à la disposition duquel l’Allemagne et les Émirats arabes unis ont l’intention de mettre chacun 600 000 euros. Son directeur pressenti est l’Allemand Gunnar Wälzholz. C’est lui qui a dirigé en dernier la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW) en Afghanistan [4].

La carotte et le bâton

Comme l’a confirmé un participant à la réunion de la semaine dernière, les mesures qui doivent être mises en route sous la responsabilité allemande répondent à des objectifs à court terme. Ainsi les programmes économiques doivent attirer les forces qui, en Syrie, « ne participent pas encore totalement à l’insurrection et hésitent encore à la soutenir » [5]. Ils représentent un antidote aux sanctions qui —non pas par des stimulants, mais des pressions— visent à inciter également des entrepreneurs loyalistes à passer dans l’autre camp. À ce sujet le « Groupe de travail » a déclaré que les sanctions pourraient être levées « dès que ses objectifs seraient atteints, c’est-à-dire après la chute d’el-Assad qu’un changement de camp des milieux économiques intéressés favoriserait » [6].

Conséquences de la libéralisation

La privatisation de l’économie syrienne qui incombe au « Groupe de travail » est encouragée depuis des années par Berlin qui a longtemps collaboré avec le régime el-Assad. En 2006, l’organisation de coopération allemande GTZ (aujourd’hui GIZ) a mis en route, spécialement à cet effet, un programme intitulé « Soutien à la réforme économique syrienne ». Il a été expliqué que « le gouvernement syrien avait décidé en 2000 de passer à l’économie sociale de marché » mais que « les institutions concernées manquaient de connaissances ». C’est pourquoi la GTZ la soutenait [7]. On prétendait que « grâce aux effets attendus sur les revenus et l’emploi », […] la réforme « améliorerait les conditions de vie de la population syrienne ».

Mais cette annonce n’a pas été suivie d’effet. Au contraire, l’International Crisis Group a confirmé l’année dernière que l’ouverture du marché syrien a eu des effets « extrêmement négatifs » sur l’artisanat local. Cela vaut notamment pour Duma, près de Damas, où vivaient de nombreux artisans. La libéralisation les a menés au bord de la ruine si bien qu’ils ont rompu avec le régime. [8] Aujourd’hui, Duma passe pour être un bastion de la contestation et a même été momentanément, en janvier dernier, totalement contrôlé par les insurgés.

Projets

Aussi peut-on lire, dans la « National Economic Vision » que le chef du Bureau économique du CNS, Usama al Qadi, a présentée la semaine dernière à Abu Dhabi au « Groupe de travail » sous direction allemande, que la libéralisation n’améliorera le niveau de vie qu’« à longue échéance ». Il faut tout d’abord créer des conditions fiables pour les investissements étrangers, augmenter la « productivité » des travailleurs syriens, accélérer l’établissement d’entreprises industrielles, réformer le secteur bancaire et chercher des débouchés, en particulier à l’étranger. Le « Marshall Syrian Recovery Plan », qui devrait démarrer le plus vite possible, pourra attirer des investissements directs occidentaux en assez grand nombre. À l’avenir, le « Secrétariat » du « Groupe de travail » dirigé par l’Allemagne aidera à appliquer ce plan dès qu’el-Assad aura été renversé et que Damas aura un nouveau régime.

Comme au Kosovo il y a quelques années

Le CNS, qui collabore étroitement avec l’Occident dans le cadre du « Groupe de travail » et dont le personnel se propose pour assumer plus tard des fonctions de direction, est sérieusement contesté par les opposants syriens. Il est dominé par des membres des Frères musulmans dont la position au sein du CNS suscite la forte hostilité de nombreux opposants de tendance laïque. D’autre part, le fait que des leaders du CNS misent publiquement sur une intervention militaire occidentale suscite le mécontentement de parties importantes de l’opposition syrienne. En revanche, le National Coordination Committee (NCC), un groupement d’organisations d’opposition à l’intérieur de la Syrie que l’Occident ne prend guère en considération, s’est notamment prononcé résolument contre des opérations militaires occidentales. Radwan Ziadeh, « directeur des relations étrangères » du CNS qui, de même que l’économiste du CNS Usama al-Qadi, travaille pour le Syrian Center for Political and Strategic Studies, s’est déjà prononcé à plusieurs reprises en faveur d’opérations semblables à celles du Kosovo. « Le Kosovo montre comment l’Occident peut intervenir en Syrie », a déclaré Ziadeh. En juillet 2011 déjà, il était l’hôte du ministère allemand des Affaires étrangères et en février dernier celui du Financial Times. [9] Peu après, il a affirmé que les milices de l’Armée syrienne libre devaient jouer le même rôle que l’UÇK au Kosovo. [10] Selon german-foreign-policy.com, des opposants syriens se sont rendus récemment au Kosovo pour s’informer sur l’action de l’UÇK en 1999 [11]. Le « massacre de Houla » pourrait avoir la même signification que le « massacre de Račak » au début de 1999.

Cependant, en ce qui concerne ce dernier, on se doutait déjà, à l’époque, qu’il s’agissait d’une manipulation destinée à justifier la guerre. Cela n’a jamais été sérieusement réfuté. En tout cas, plus rien ne s’opposait à une intervention de l’OTAN.

http://www.voltairenet.org

Notes :

[1] Chairman’s Conclusions. Second Conference of The Group of Friends of the Syrian People, Istanbul, 1/4/2012

[2] Donors Mull Marshall Plan for Post-Conflict Syria ; www.naharnet.com 25/5/2012

[3] Assad verbreitet Zuversicht ; www.faz.net 24/5/2012

[4] KfW (Banque pour la reconstruction) a été créée par l’autorité d’occupation anglo-américaine en Allemagne, en 1948. Elle fut chargée du passage de l’économie national-socialiste à l’économie de marché et de la mise en œuvre du Plan Marshall. Actuellement, KfW est présidée de plein droit par les ministres allemands de l’Economie et des Finances, Philipp Rösler et Wolfgang Schäuble.

[5] Donors Mull Marshall Plan for Post-Conflict Syria ; www.naharnet.com 25/5/2012

[6] Chairmen’s Conclusions of the International Meeting of the Working Group on Economic Recovery and Development of the Group of Friends of the Syrian People, Abu Dhabi, 24/5/2012

[7] Unterstützung der syrischen Wirtschaftsreform ; www.gtz.de

[8] Popular Protest in North Africa and the Middle East (VI) : The Syrian People’s Slow Motion Revolution ; International Crisis Group Middle East/North Africa Report No 108, 6/7/2011

[9] Kosovo shows how the West can intervene in Syria ; www.ft.com 14/2/2012

[10] Radwan Ziadeh : Have We Learned Nothing From the Nineties ? Syria is the Balkans All Over Again ; www.tnr.com 22/3/2012

[11] « La Russie proteste contre l’entrainement de factieux syriens au Kosovo », Réseau Voltaire, 25 mai 2012.

Source : www.german-foreign-policy.com
Traduction Horizons et débats
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 25/06/2012 - 18:05

Le NPA de Besancenot soutient des guérillas pro-impérialistes meurtrières en Syrie

Le conflit en Syrie qui dure depuis 15 mois entre l’armée syrienne et les forces « rebelles » pro-impérialistes s’est intensifié ces dernières semaines, avec des pertes importantes du côté de l’armée du Président Bachar al Assad ainsi que de la population syrienne.

Parmi les atrocités les plus importantes on compte le massacre de Houla, près de Homs. Commis par les « rebelles », ce massacre a servi de prétexte à une campagne politique des puissances impérialistes pour dénoncer le régime d'Assad et développer leur propagande en faveur d’une intervention en Syrie. (Lire aussi : Le massacre de Houla a été perpétré par l’Armée syrienne libre, selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung)

Depuis le début du conflit syrien, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France soutient l’Armée syrienne libre (ASL), qu’il présente cyniquement comme fer de lance d’une révolution syrienne. Sa réaction au massacre de Houla donne un exemple flagrant du soutien de la pseudo-gauche petite-bourgeoise pour les crimes les plus sanglants des soutiens de l’impérialisme au Moyen-Orient.

Dans l’article intitulé "Syrie, les signes du déclin" du 8 juin, écrit par Ghayath Naïssé, le NPA évoque le massacre de Houla, cachant la responsabilité des « rebelles ». Il écrit : « Les réactions au massacre de Houla près de Homs, perpétré par les forces du régime et ses milices, et qui a fait une centaine de victimes dont des dizaines d’enfants, se sont révélées intransigeantes, condamnant le régime en place. Plusieurs pays ont expulsé les ambassadeurs syriens pour renforcer l’isolement du régime ».

La réaction du NPA à cet évènement est caractéristique au plus haut point. Avant même que les faits soient avérés, il déclarait noir sur blanc que le massacre était « perpétré par les forces du régime ». En fait, le massacre commis par des sunnites « rebelles » touchait la minorité chiite de Houla et quelques familles sunnites hostiles à l’opposition. Cependant, le NPA a immédiatement adopté la présentation de la plupart de la presse bourgeoise, se conformant ainsi aux besoins politiques de l’impérialisme français.

Le NPA agit de la sorte malgré le fait qu’une trop grande précipitation à s’aligner sur la presse bourgeoise lui a déjà fait commettre des erreurs de fait, notamment dans ses analyses du meurtre du journaliste français Gilles Jacquier par « l’opposition » syrienne. Le NPA, comme la plupart des médias et des autres partis de la « gauche » bourgeoise, avait attribué à Assad la responsabilité de la mort de Jacquier.
Depuis la révélation que les « rebelles » étaient responsables du massacre de Houla, le NPA n’a rien publié sur son site pour corriger son erreur.

Le NPA agit de mauvaise foi, sachant bien que cette campagne de presse, à laquelle il participe, fait partie d’une campagne politique de « plusieurs pays » pour favoriser leur intervention en Syrie. L’ASL est financée par les régimes monarchiques réactionnaires du Golfe, armée lourdement par la France et les Etats-Unis sous commandement de ces puissances, et basée en Turquie. Les pays impérialistes interviennent militairement en Syrie par l’intermédiaire de cette armée.

Naïssé lui-même remarque que les réactions des grandes puissances s’inscrivent « dans le cadre d’une politique de pression sur le régime d’Al Assad ». Citant des grèves de commerçants à Damas et à Alep, Naïssé caresse l’espoir que l’opposition pro-impérialiste pourrait faire chuter le régime : « L’abandon du régime d’Al Assad par la bourgeoisie commerçante serait un indice majeur de la décomposition importante de la base sociale du régime syrien ».

Ceci témoigne de l’optique de classe du NPA, qui imbibe les attitudes des états-majors impérialistes et qui n’a rien d'un point de vue prolétarien. Se désintéressant totalement de l’impact de la guerre sur le prolétariat syrien, Naïssé pose plutôt la question suivante : Est-ce que Paris et Washington peuvent faire chuter Assad en suscitant un mouvement de l’opinion de la classe dirigeante syrienne ?

Son optique est violemment hostile à la conception marxiste, selon laquelle le renversement d’Assad ne peut être progressiste que s’il se fait par une révolution menée par le prolétariat. Une lutte prolétarienne en Syrie ne pourrait se développer que dans un combat acharné contre les intégristes sunnites meurtriers de « l’opposition » armée jusqu’aux dents par l’impérialisme et soutenue par le NPA.

Pour se donner une fausse couverture de « gauche », Naïssé termine son article en critiquant les tentatives de négociation qui se déroulent entre Washington et Moscou sur la Syrie. La Russie, qui a pour seul allié la Syrie au Moyen Orient, souhaite défendre ses intérêts, notamment sa base navale dans la ville syrienne de Tartus. Elle est hostile à une invasion de la Syrie par des puissances occidentales, comme ce fut le cas l’année dernière en Lybie avec l’instauration d’un régime fantoche pro-américain après une guerre dévastatrice.

Il écrit : « Avec la poursuite du soutien des gouvernements russe, chinois et iranien, les alliés du régime [Assad] assassin, les positions américaine et européenne affichées jusqu’à présent déboucheraient, elles, sur une ‘transition organisée’. … La position de la gauche révolutionnaire syrienne repose sur le refus de cette solution d’en haut, tout comme de l’intervention militaire étrangère qui signifieraient toutes deux l’écrasement et la défaite de la révolution populaire ».

En fait, la critique par Naïssé d’une « solution d’en haut » envisagée par les puissances impérialistes est réactionnaire et incohérente. Elle cache le fait que ce que Naïssé appelle la « révolution populaire » est déjà une « intervention militaire étrangère » qui a fait des milliers de morts dans une guerre civile pilotée par les impérialistes. Le NPA n'intervient dans le dialogue russo-américain que pour encourager Washington et ses alliés à poursuivre leur opération de manière plus féroce, sans négociations.

Naïssé termine ainsi son article : « Révolution permanente jusqu’à la chute de l’oppression et de l’exploitation! ». Il essaie ainsi de faire passer l’activité des escadrons de la mort pro-impérialistes, responsables du massacre de Houla, pour une activité fondée sur les théories révolutionnaires de Léon Trotsky, ce qui est un faux grossier et répugnant.

En Syrie, il n'existe actuellement aucun mouvement indépendant de la classe ouvrière pour renverser le régime d’Assad. Il y a plutôt des violences commises par des bandes armées, contrôlées par les puissances impérialistes qui visent à changer l’orientation de la bourgeoisie syrienne en faveur des Etats-Unis pour la mise en place d’un régime droitier. Cela s’appelle une contre-révolution, dont le NPA est le plus fervent défenseur. http://www.voxnr.com

Source : http://www.mondialisation.ca
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 26/06/2012 - 15:00

Syrie : le processus de démembrement est engagé

Le fossé se creuse entre sunnites et alaouites ; la Syrie, parcourue par des bandes armées, vît un début de guerre civile intercommunautaire tandis que les médias occidentaux jettent de l'huile sur le feu.

Tout est bon pour accabler Bachar Al Assad (photo). Après le massacre de civils à l'arme blanche, on parle maintenant d'enfants utilisés comme boucliers. Ils seraient forcés de grimper sur les chars de l'armée pour éviter que ceux-ci ne soient pris pour cible par les insurgés. Pour parachever le tableau, il ne manque que les villageois gazés dans leur sommeil...
Ce qui est certain est que les viols, meurtres et incendies se multiplient et que cette situation conduit à des déplacements de population. Les civils fuient les violences d'un village à l'autre ou d'une ville à l'autre pour échapper aux bandes armées. Une sorte de « nettoyage confessionnel » est en cours.
Dos au mur, ou plus exactement dos à la mer, le régime tente de conserver le contrôle du littoral. L'enjeux est simple : si Bachar Al Assad perd la province de Lattaquié et donc le contrôle de la région montagneuse qui surplombe la Méditerranée, les siens seront annihilés. Ce sera alors la valise ou le cercueil pour les Alaouites et aussi pour les Chrétiens. Rappelons que le slogan des insurgés est « L'Alaouite dans le cercueil et le chrétien à Beyrouth ».
À Homs, qualifiée de « ville martyre » par la presse internationale, les insurgés ont occupé deux quartiers, Diwan Al Bustan et Hamidieh, où se trouvent toutes les églises et les évêchés, raconte l'Archimandrite Philippe Tournyol Clos(1). « Le spectacle qui s'offre maintenant à nos yeux est celui de la plus absolue désolation : l'église de Mar Élian est à demi détruite et Notre-Dame de la Paix saccagée (près de laquelle on a trouvé plusieurs personnes égorgées) est encore occupée par les rebelles. Les maisons, très endommagées par les combats de rue, sont entièrement vidées de leurs habitants qui ont fui sans rien emporter; le quartier d'Hamidieh constitue encore aujourd'hui le refuge inexpugnable de bandes armées indépendantes les unes des autres, fournies en armes lourdes et en subsides par le Qatar et l'Arabie Saoudite. Tous les chrétiens (138 000) ont pris la fuite jusqu'à Damas ou au Liban ; ceux qui n 'y avaient pas de parents se sont réfugiés dans les campagnes avoisinantes, chez des amis, dans des couvents, jusqu'au Krak des Chevaliers. Un prêtre y a été tué ; un autre, blessé de trois balles dans l'abdomen, y vit encore ainsi qu'un ou deux autres, mais ses cinq évêques se sont prudemment réfugiés à Damas ou au Liban ».
Vers le démembrement de l'Etat syrien
Le prélat poursuit : « Dans la capitale, ce que l'on appréhende le plus sont les voitures piégées et les attentats à la bombe, la plupart du temps le fait de kamikazes alléchés pari 'appât du gain, le désir du paradis d'Allah, ou bercés du rêve sunnite de la fin des alaouites au terme de 40 ans de règne. Actuellement, on tente une déstabilisation sanguinaire et systématique du pays par des aventuriers qui ne sont pas Syriens ».
Le voile se lève sur la participation de mercenaires arabes dans les violences. Des Koweïtiens combattent aux côtés de l'Armée « syrienne » libre, l'ASL(2), affirme le quotidien koweïtien Al-Qabas, en citant des proches de ces aventuriers. « Des dizaines de Koweïtiens sont entrés en Syrie par la frontière avec la Turquie pour aller combattre aux côtés de l'ASL contre les forces du régime syrien ». Al-Qabas ajoute que d'importants groupes de combattants originaires d'Arabie Saoudite, de Libye et du Pakistan se trouvent aussi en Syrie. Des membres de l'Armée Syrienne Libre recueillent les volontaires à la frontière, leur fournissent des armes et les affectent à des unités combattantes. Toujours selon Al-Qabas, l'ASL leur donne également des cartes d'identité syriennes à présenter en cas d'arrestation.
Les militaires syriens sont donc confrontés à des combattants étrangers, mercenaires venus de partout. « Les militants sunnites salafistes - déclare l'évêque - continuent à perpétrer des crimes sur les civils ou à recruter des combattants de force. Les extrémistes fanatiques sunnites combattent avec orgueil une guerre sainte contre les alaouites. Lorsque des terroristes veulent vérifier l'identité religieuse d'un suspect, s'il se dit chrétien, ils lui font réciter le Je crois en Dieu et le laissent partir. S'il se dit ismaélite, il lui est demandé de donner les généalogies qui remontent à Moïse. S'il se dit sunnite, ils exigent qu'il récite une prière dont les alaouites, eux, ont retiré un passage. Les alaouites n'ont aucune chance de s'en tirer vivant ».
Le processus de démembrement de l'Etat artificiel syrien a donc commencé. Assad tient toujours bien en main Damas et Alep, semble-t-il, mais les campagnes sunnites lui échappent et la situation risque d'empirer quand il ne pourra plus payer ses troupes. Inéluctablement, ce processus conduit à la création d'un réduit alaouite indépendant dans la province de Lattaquié, suivie de la réunion des Kurdes au Kurdistan irakien et de la fuite des Chrétiens au Liban pour échapper à la répétition des massacres de 1860.
Henri Malfilatre monde & vie. 16 juin 2012
1.« Le printemps syrien » Témoignage de l'évêque français Philippe Tournyol Clos, archimandrite gréco-catholique melkite, qui a visité en mai la Syrie, se rendant dans différentes villes, telles que Damas,Alep et Homs. (Agence Fides 4 juin/2012).
2. Officiellement, L'ASL est constituée de soldats et d'officiers ayant fait défection pour protester contre la répression sanglante des protestations depuis mi-mars 2011. En fait, il semble que plupart de ses éléments sont des insurgés islamistes, qui ont enfilé des tenues militaires pour donner l'illusion qu'ils représentent une fraction dissidente de l'armée du régime.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 28/06/2012 - 17:06

Syrie bis repetita placent Houla 25 mai 2012 - Račak 15 janvier 1999

Vendredi 25, jour de manifestation et de colère à travers la Syrie en révolte. « Plus de 90 civils ont perdu la vie dans des bombardements à Houla au centre de la Syrie. Les observateurs des Nations Unies déployés dans le pays pour surveiller un cessez-le-feu largement ignoré, se sont rendus sur place dès le lendemain alors que les explosions et les tirs n'avaient pas encore cessé... de nombreux habitants des villages périphériques de Tibé et Taldo fuyaient vers le centre de Houla par crainte de nouveaux bombardements, tandis que des vidéos mises en ligne sur YouTube montraient de terribles images de cadavres d'enfants gisant par terre » [France Soir 26 mai 2012]. Des mots qui rappellent furieusement dans leur tournure les mythiques « bébés arrachés à leur couveuse et jeté sur le sol comme du bois à brûler » que le Président George Bush senior disait avoir eus devant les yeux, lors-qu'en prière, il décida, en janvier 1991, de jeter l'Amérique et le monde dans le brasier de la guerre. Une navrante mais très efficace invention qui tétanisa l'opinion et fit taire toutes les voix dissonantes. Épisode projeté sur la scène médiatique le 10 octobre 1990 grâce au faux témoignage d'une fausse infirmière mais vraie fille de l'ambassadeur du Koweït à Washington (1). Un montage dû à la multinationale de relations publiques Hill & Knowlton (85 filiales dans 46 pays différents), grassement rémunérée - selon le qu'en dira-t-on - de la modique somme de dix millions de dollars... Un montant pas aussi phénoménal que cela si l'on considère les enjeux économiques colossaux liés à la confrontation américano-irakienne ! Au reste, depuis deux millénaires, les trente deniers ont eu le temps de faire des petits, et puis les vingt-trois années de sanglantes atrocités en tous genres qui s'ensuivirent en Mésopotamie les valaient bien ! Non ?

TIMISOÂRA, RACÂK, HOULA, MÊME COMBAT
Ici en 2012, les cadavres existent certes, des clichés en témoignent (2) mais tout autant que les cadavres recousus au fil de fer du charnier de Timisoara, qui eux témoignaient déjà éloquemment de la barbarie du régime du Conducatore Ceausescu (3)… des corps sortis d'une morgue pour les besoins d'une mise en scène macabre aussitôt amplifiée par une affolante hystérie médiatique, laquelle suffit à jeter dans les rues d'un printemps roumain, soi-disant démocratique, des foules conduites par d'habiles meneurs. Ceausescu et son épouse, attirés hors de la capitale, furent illico presto mis le dos au mur dans une cour d'école et cisaillés d'une rafale bien ajustée. Façon expéditive mais efficace de procéder à un « changement de régime » en installant à Bucarest un gouvernement communiste à la botte du perestroïkiste Gorbatchev pro-occidental.
Arrêtons-nous un instant afin de répéter à l'usage des jeunes générations que la presse n'est pas là - ou si rarement - pour dire la vérité, mais n'existe qu'en tant que support publicitaire dans le but unique de vendre du papier ou du temps d'antenne, c'est-à-dire « du temps de cerveau humain disponible » (4) monnayé à prix d'or par les agences de "com" et les groupes financiers et industriels qui en sont les commanditaires. Supports publicitaires destinés à promouvoir et à commercialiser des biens matériels ou immatériels, produits ordinaires et gloires de pacotille, tous se rapportant, de près ou de loin, au culte de la marchandise lié au monothéisme idolâtrique du Marché. Culte dévorant qui se nourrit de chair humaine - sans clause de style - et des cadavres que produisent industriellement les guerres d'absorption des dernières souverainetés résistantes... à savoir, faire entrer de force les nations encore indépendantes dans la matrice d'un "système-monde" sourdement, voire ouvertement totalitaire... Parce qu'enfin, le mensonge et la manipulation comme instrument privilégié de la conduite des hommes et des peuples, n'est-ce pas en soi une forme pure de totalitarisme ? Laquelle n'asservit plus seulement les corps mais vise l'âme et l'esprit.
Dix ans après Timisoara, rebelote au Kossovo à Račak. Pour les États-Unis le massacre de Račak intervient à point nommé puisqu'il s'agissait d'expulser la Serbie de sa province orientale, et de "débloquer" la situation en apportant à leurs alliés un bon prétexte pour entrer dans la danse, tout en réduisant au silence les critiques (à l'époque la Russie en crise de conversion à l'ultralibéralisme n'en peut mais !) Ce massacre est immédiatement suspect, voire dénoncé comme un montage par les observateurs les plus sagaces ou les moins déshonnêtes, mais aussitôt accrédité par une commission d'enquête internationale manipulée et muselée... à telle enseigne que son rapport ne sera rendu public que deux ans plus tard (5).
Le "massacre" prétendument perpétré par les Serbes à Račak n'a jamais eu lieu tel qu'offert aux regards horrifiés de l'opinion mondiale. Ce fut pourtant le prétexte qui justifiera le bombardement, notamment d'objectifs civils, de la Yougoslavie pendant quelque 70 jours, sans déclaration de guerre, sans mandat des Nations Unies - ni a fortiori sans que le Premier ministre socialiste Jospin juge utile de consulter le Parlement français -.

AU KOSSOVO, DES CADAVRES RHABILLÉS, UNE SCÈNE DU CRIME SOIGNEUSEMENT SACCAGÉE
À posteriori il est apparu qu'à Račak des membres de l'UCK avaient récupéré et rassemblé les corps de francs-tireurs albanais tombés ici et là, puis revêtus leurs corps de vêtements civils. Une équipe de télévision d'Associated Press entrée dans le village peu avant la découverte du charnier à ciel ouvert, a certifié que le champ où les cadavres ont été trouvés, était vide au moment de leur arrivée. L'Américain William Walker, chef de la mission au Kossovo de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe durant l'hiver 1998/99, aurait ensuite peaufiné la mise en scène en faisant disposer les corps de façon à rendre plausible l'hypothèse d'une exécution collective, certaines dépouilles ayant même été, pour plus de vérisme, mutilée post mortem... Tout en faisant joyeusement piétiner la « scène du crime » par les soldats placés sous ses ordres, cela après avoir fait disparaître les douilles éjectées des armes automatiques ayant putativement servi aux exécutions !
La nouvelle rendue publique, la Secrétaire d'État américaine, Mme Madeleine Albright, s'empressait d'intervenir sur la chaîne CBS, annonçant que « des dizaines de personnes avaient été égorgées à Račak » et que désormais une seule solution s'imposait, « des frappes aériennes humanitaires sur la Yougoslavie ». Pourtant, l'expert finnois de médecine légale, responsable de l'équipe internationale chargée du rapport d'enquête (gardé au frais pendant deux ans), le Dr. Helena Ranta avait conclu à l'absence de preuves formelles quant à un bain de sang méthodique à Račak. Dix ans plus tard, en 2008, elle narrera dans un livre comment elle s'était trouvée obligée de cautionner la version officielle. Livre qui raconte notamment comment William Walker avait exercé de fortes pressions sur les enquêteurs pour que soit validée et confirmée la thèse « d'un crime contre l'humanité ». L'agent américain avait exigé du Dr Ranta qu'elle établisse la preuve que les tirs ayant tué les victimes étaient en réalité des « coups de grâce » portés à l'issue d'une exécution en règle (6).
Ce "massacre" divulgué par les grands média internationaux dans tous les détails, avec une parfaite orchestration dans l'indignation, a impulsé une montée en puissance décisive des factions favorables à la guerre. Les hésitants contraints de se taire, une campagne de frappes aériennes devenait inéluctable. Dans son discours du 19 mars 1999, le président Démocrate William Jefferson Clinton annonçait sa décision (sous couvert de l'Otan) de lancer les premières vagues de bombardiers sur la Yougoslavie : « Au moment où nous nous préparons à agir, nous devons nous rappeler des leçons apprises dans les Balkans. Nous devons nous souvenir de ce qui est arrivé dans le village de Račak en janvier dernier, des hommes innocents, des femmes et des enfants ont été arrachés à leurs foyers, amenés dans un ravin, forcés à s'agenouiller dans la boue et mitraillés - pas pour quelque chose qu'ils auraient fait, mais simplement pour ce qu'ils étaient ». Discours et arguments stéréotypés où le participe passé "arrachés" fait écho aux emblématiques couveuses koweïtiennes d'août 1990 et renvoie aux archétypes d'un fascisme onirique composé de tueurs nés agissant contre des innocents non « pour quelque chose qu'ils auraient fait, mais simplement pour ce qu'ils étaient » !

RACAK/HOULA : UN SCÉNARIO INOXYDABLE ET UN CONDITIONNEMENT PSYCHOLOGIQUE D'ENFER
Les événements d'Houla sont à l'évidence, comme au Kossovo il y a treize ans, le coup d'envoi du dernier acte. En tout cas tel que les planificateurs de la terreur globale l'envisage... Car « tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise ». Parce qu'en effet le monde se transformant à grande vitesse, le succès n'est plus assuré à cent pour cent et les meilleures machinés infernales peuvent finalement faire long feu. On l'a bien vu en Irak et en Afghanistan, autant de cuisants fiascos politiques, diplomatiques et moraux en dépit des pharamineux marchés engrangés par les cartels pétroliers, les industries de la reconstruction et les marchands d'armes.
Ici, dans le cas syrien, le terrain psychologique est parfaitement préparé et les opinions publiques conditionnées selon d'antiques recettes qui ont toutes et partout fait leur preuve. En premier lieu, en nous martelant au quotidien la lancinante litanie du nombre croissant de morts, chiffre global et résultats du week end ! Un pénible décompte proche du supplice de la goutte d'eau, un procédé privilégié pour les prises d'otages, surtout lorsqu'il s'agit de personnalité politico-médiatique - qui n'a à l'esprit Liliane Bettencourt ? - mais dont l'efficacité est assurée par une soûlante répétition finissant par faire entrer dans les caboches les plus dures la seule et unique responsabilité des forces gouvernementales syriennes dans les interminables tueries dont "on" nous bassine... un comptage auquel les média n'ont jamais eu l'idée de se livrer lorsqu'il s'agissait d'Afghans ou d'Irakiens tombant comme à Gravelotte sous les balles libératoires de la Démocratie en marche, ou plus près de nous, des victimes de la guerre libyenne dont M. Lévy s'est fait si noblement l'apôtre (7).
En second lieu, en développant une surenchère dans l'horreur telle qu'il soit impossible de nier qu'il puisse ne pas y avoir de fumée sans feu ! Quelques exemples parmi des centaines d'autres : ainsi depuis le 4 mai « l'armée assadienne décore ses chars d'assaut avec les cadavres crucifiés de déserteurs de l'armée et d'opposants civils »... Le modéré Daily Telegraph - 10 mai 2012 - n'y va pas non plus avec le dos de la cuillère lorsqu'il nous explique doctement que « le viol est devenu l'arme courante utilisée par le régime syrien pour terroriser ou punir ses opposants... rapportant le témoignage effroyable d'une jeune fille d'Homs violée devant son père »... « Des observateurs des droits de l'homme ont parlé de sévices sexuels commis par les forces de l'ordre sur des hommes, le plus souvent des jeunes, parmi lesquels des enfants de 11 ans. Selon un rapport du Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur la Syrie daté de novembre 2011, d'anciens détenus ont témoigné avoir été "frappés au niveau des parties génitales, obligés défaire des fellations, soumis à des séances d'électrochocs et à des brûlures de cigarettes sur l'anus dans les geôles" ».
Un luxe de détails sordides plus "frappants" les uns que les autres, qui ne sont pas sans rappeler les contes et légendes diffusés au début de la Grande Guerre, particulièrement les récits horrifiques relatifs à la propension déraisonnable des Boches à couper les mains des enfants... ceci pour mieux stimuler l'ardeur à s'étriper des belligérants... quarante-quatre ans auparavant, pendant de la guerre franco-prussienne de 1870, les mêmes rumeurs circulaient déjà (8), montrant une analogie stupéfiante avec l'actuelle campagne de diabolisation totale du régime de Damas : « Trente ou trente-cinq soldats allemands étaient entrés dans la maison de David Tordens, charretier à Sempst. Ils ligotèrent l'homme puis cinq ou six d'entre eux se jetèrent sous ses yeux sur la fille âgée de treize ans et lui firent violence, ensuite ils l'embrochèrent sur leurs baïonnettes. Après cette action horrible ils lardèrent de coups de baïonnettes son fils âgé de neuf ans et fusillèrent sa femme. » Des invariants dans la guerre des mots que les progrès de la modernité n'ont pas fait évoluer d'un poil, ainsi Le Monde du 3 mars 1991, à propos de l'occupation du Koweït par Saddam Hussein : « S'ils ne prouvent rien quant au nombre, les corps mutilés de la morgue de l'hôpital Moubarak plaident pour la certitude de la cruauté des sept mois d'occupation irakienne. Yeux arrachés, gorges tranchées, têtes écrasées, crânes coupés dont la cervelle s'échappe, corps à moitiés carbonisés, brûlures de cigarettes... ». Description qui contraste fortement avec les images de blindés arrêtés... au feu rouge dans les rues désertes de Koweït-City. Qu'on ne nous fasse cependant pas dire ce que nous ne disons pas, les Irakiens n'étaient pas de petits saints et des pillages ont eu lieu, mais les exactions d'alors furent sans doute moins cruelles que les règlements de comptes qui suivirent la libération de la ville par les GI's. Il y aurait long à dire !

APRÈS LES MOTS ET LES MENSONGES, LA GUERRE ?
In fine, submergés que nous sommes par un flot continu d'horreurs et d'ordures, qui n'approuvera pas, le moment venu, la sévère correction que les chars volants de l'Otan infligeront au régime impie de Damas ? Normalement nous devrions donc maintenant voir se développer à propos de la Syrie - suite logique de l'hécatombe de Houla - le même schéma rhétorique d'accusation et de punition usité naguère comme suite de l'épisode fabriqué de Račak… et les mêmes effets, sous forme d'une intervention de l'Otan, avec ou sans le feu vert du Conseil de Sécurité. Car que pourront faire Russes et Chinois en cas d'attaque unilatérale sinon grogner et désapprouver ? Moscou a bien trop à faire avec le stylet du bouclier anti-missiles que Washington lui enfonce dans SON flanc occidental. Quant à Pékin, il doit gérer le grand tournant de la reconversion de sa production vers la consommation intérieure à l'heure où la crise galope de part et d'autre de l'Atlantique nord et risque de le priver des débouchés américains et européens.
De toutes façons, les maîtres du chaos et de la terreur organisée auront toujours raison contre les évidences, la raison et le simple bon sens. Les enfants de Houla ont été égorgés, mais c'est l'artillerie et les armes lourdes baasistes qui les ont censément tués (9). Comprenne qui voudra. Nul ne songera d'ailleurs à s'interroger sur la pertinence d'un tel méfait pour des autorités syriennes qui se savent être dans l'ultra-collimateur des caméras et des média et alors même que des observateurs des Nations-Unies sont sur place où ils observent la très hypothétique mise en place d'un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et la rébellion. Encore que pour appliquer un tel "cessez-le-feu" il faudrait être "deux" ! Ce qui ne semble pas être le cas du côté des rebelles, lesquels ne semblent guère disposés à désarmer.
En définitive, une Syrie placée sous l'étroite surveillance d'une "communauté internationale" prompte à stigmatiser la moindre faute de sa part - aussi vite que le chat saute sur la souris - ferait montre d'une insigne stupidité politique si elle s'amusait à exciter les puissances malveillantes qui l'entourent en attendant goulûment le moindre faux pas... Mais ne disait-on pas au lendemain du 10 mai dernier qui avait vu se perpétrer un double attentat-suicide à la voiture piégée à Damas - 55 morts et 372 blessés - que le gouvernement en était l'auteur ? Curieusement les média ne se sont cependant pas précipités pour filmer les corps mutilés et brûlés des enfants qui se trouvaient dans un autocar passant par là au moment de l'explosion. De là à supposer qu'il pourrait exister de bons morts médiatiques, et de moins bons... ?
Pourquoi en effet, le Baas, les Alaouites et les Assad s'empresseraient-ils de se suicider en donnant à leurs ennemis de quoi tirer prétexte et argument à intervenir, contribuant à embarrasser - voire à ignorer - Russes et Chinois dont le soutien a été jusqu'à présent sans défaillance ? Les Russes prudents et bons joueurs d'échecs, réclament une enquête et n'excluent pas une "provocation" [AFP 29 mai - La Russie demande à l'Onu de mener une enquête « objective et impartiale » sur le massacre qui a fait 108 morts et environ 300 blessés à Houla]... Une "provocation", la question se pose évidemment et a priori, mais le loup eut-il jamais tort face à l'agneau du fabuliste ?
Fort opportunément, le général Moustapha al-Cheikh, chef du Conseil militaire de l'Armée syrienne de libération, réclamait de façon pressante, dès le lendemain du drame et depuis le territoire turc, une intervention de la Communauté dite internationale : « Nous appelons de façon urgente les pays amis de la Syrie à former une alliance militaire, hors du Conseil de sécurité de l'Onu, pour mener des raids aériens ciblés contre les gangs d'Assad et les symboles de son régime ». Appel entendu cinq sur cinq à Doha et à Riyad, au Qatar et en Arabie séoudite grands « amis du peuple syrien » autant que pourvoyeurs d'armes et de mercenaires, apparemment d'ailleurs l'essentiel des forces rebelles... relais également des États-Unis et de l'Union européenne qui œuvrent ardemment - comme nous le savons - à un "changement de régime" à Damas malgré le vote récent d'une nouvelle Constitution et l'introduction du multipartisme dans la vie politique syrienne à l'occasion des élections législatives qui viennent d'avoir lieu en ce joli mois de mai !

UN "TSUNAMI DE MENSONGES"
C'est ce « tsunami de mensonges » que le représentant syrien aux Nations Unies, Bachar Al-Jafari dénonçait le lundi 28 mai à New-York au sortir d'une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité alors que dix capitales occidentales déclaraient persona non grata, simultanément et avec un bel ensemble, les ambassadeurs de Damas, les priant de déguerpir au plus vite (10). Paris, capitale hexagonale, et François Hollande peuvent au demeurant s'enorgueillir d'avoir été à la source d'une telle initiative, montrant s'il en était besoin qu'il suffit de déclarer la Syrie baasiste coupable pour qu'elle le soit. Là où hier encore la presse frétillait à l'évocation d'un éventuel revirement de la part de Moscou, le 29 elle n'épargnait plus rien aux Russes accusés - une fois de plus - de toutes les lâches complicités avec les assassins de Damas.
Car la Russie n'a guère barguigné pour dénoncer l'action de « terroristes sanguinaires au service de puissances » que le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se garde bien de désigner nommément, tout en soulignant cependant le fait que « les pays qui exigent le départ du président Assad en aidant ou en armant les rebelles, ne peuvent en même temps pas exiger des forces syriennes légales de rester l'arme au pied. Car il s'agit d'appliquer le "Plan Annan" de façon équilibrée afin de permettre l'instauration du véritable dialogue entre Syriens, et non de réclamer à tout instant un changement de régime ».
Le 29 mai [RIA Novosti] le même Lavrov se déclarait ouvertement préoccupé par « les tentatives non dissimulées de certains pays de torpiller le plan Annan » en instrumentalisant les événements tragiques de la ville syrienne de Houla : « Certains pays commencent à se servir des événements du 25 mai comme prétexte afin de prendre des mesures militaires tout en essayant de faire pression sur le Conseil de sécurité de l'ONU. Apparemment, le plan Annan leur pose problème, car il vise non pas à remplacer le régime, mais à réunir les conditions pour la mise en œuvre des réformes nécessaires à un dialogue entre tous les Syriens ». Certes, la question est bien là : veut-on que la paix soit rétablie, les communautés réconciliées, ou veut-on une guerre civile, l'effondrement du régime laïc et son remplacement par des Frères musulmans ? Des Barbus qui justifieront à perpétuité la doctrine du « Choc des civilisations » légitimant a priori toutes les interventions et les ingérences futures.

HYSTERIE FACTICE POUR UN MASSACRE PLANIFIÉ
M. Roudoudou va-t'en-guerre - afin de-pouvoir tenir ses inconséquentes promesses de retrait anticipé d'Afghanistan - a su endosser le rôle à lui dévolu de justicier moralisateur en décidant superbement « l'expulsion de l'ambassadrice de Syrie à Paris aujourd'hui ou demain »... cela au cours d'un point de presse concluant une rencontre au palais de l'Élysée avec un président béninois. Tout un symbole pour le président d'une authentique « République bananière », mais contempteur patenté de la "Françafrique" ! Une chose demeure certaine, M. Hollande n'a pas perdu de temps, il se montre à cet égard plus assuré que ne l'était M. Sarkozy, lequel s'était montré plus circonspect en des circonstances analogues... Invité le mardi 29 mai du journal télévisé de 20 heures de France 2, M. Hollande - qui donc va très vite en besogne - n'a pas exclu une intervention militaire en Syrie ! Peut-être nous montre-t-il là son vrai visage, celui d'un Béria au petit pied ou d'un Bêla Kun à la petite semaine ? Chef de nos armées et détenteur de la clef servant à ouvrir le feu nucléaire, nous sommes par conséquent désormais en droit de nous faire du souci...
Notons que la vague d'expulsions a été déclenchée au moment même où l'ancien secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan rencontrait le président Assad... ce qui donne la mesure du peu de considération (euphémisme) où le tiennent les décideurs euratlantistes. Au même moment, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, lançait du haut de la tribune de son parti, l'AKP, une diatribe aux allures de déclaration de guerre : « Il y a une limite à la patience, et je suis persuadé que si Dieu le veut, il y a aussi une limite à la patience au sein du Conseil de sécurité de l'ONU ».
En fin de compte, ceux qui s'imaginent que la diplomatie surréagit - qu'elle part au « quart de tour » - qu'elle serait en quelque sort "hystérique" comme en témoignerait « la fébrilité d'une condamnation sans appel avant toute enquête et jugement », se trompent lourdement. Les puissants se moquent éperdument de la vérité, ils ne craignent jamais d'être démasqués et leur jugement, pour cruel qu'il soit concernant la capacité à juger des foules, est totalement fondé sur l'expérience.
Que des multitudes d'individus dans leur for intérieur doutent, voire même se rebellent contre des contrevérités par trop évidentes ou par trop cyniques, peu leur chaut. Il n'importe au final qu'une seule chose, que l'Opinion soit chapeautée d'un lourd couvercle consensuel... et celui-ci n'a nul besoin d'être hermétique. Les machines à produire du consensus se nomment média, et faibles sont les fuites. Quand elles existent, elles demeurent insignifiantes et sans conséquence : le seuil de réactivité collective n'étant jamais atteint, sauf révolution, qu'importe alors que 10, 20 ou même 30 % de la population occidentale s'autorisent à penser souverainement et différemment de la doxa dominante ! Cela ne peut avoir d'incidence sur le cours des choses. Ce pourquoi contre toute évidence l'on peut déclarer que les attentats du 10 mai, tout comme le martyre de trop nombreux civils à Houla - mais aussi partout ailleurs en Syrie où sévissent des bandes armées de soudards et de mercenaires salafistes - sont de la coupable responsabilité d'un gouvernement tyrannique. Tous - en l'occurrence la meute coalisée s'étant juré la perte d'un régime faisant obstacle à ses visées géostratégiques sur le Proche-Orient - attendaient en effet fébrilement « ce massacre justifiant et validant toutes les accusations lancées depuis des mois » et qui, enfin, allait permettre de balayer toutes les "arguties" juridiques, diplomatiques, morales ayant jusqu'ici bloqué leur passage à l'acte.

LES POLITIQUES VICIEUSES DE "REGIME CHANGE"
En Syrie, l'insurrection téléguidée depuis Paris, Londres, Berlin, Washington, Ryad et Doha étant en passe d'échouer, il fallait relancer la machine afin de franchir la barre et surmonter la réticence de l'immense camp des timorés ou des insuffisamment soumis. Cependant, nous devons ici noter que le « Printemps arabe syrien » - qui se montre si long à accoucher d'une démocratie consumériste et permissive - représente une étape, un indéniable tournant historique.
Pour la première fois le Bloc eurasiatique constitué principalement de la Russie et de la Chine - mais sans doute également de l'Inde en dépit de vifs antagonismes régionaux, l'Inde étant membre observateur de l'Organisation de coopération de Shanghai... aux côtés de l'Iran et du Pakistan - se trouve confronté au Bloc occidental constitué autour de l'Alliance Atlantique, elle même outil privilégié des politiques hégémoniques des États-Unis sur le Vieux Continent jusqu'en Extrême-Orient.
Antérieurement, depuis 1991 et jusqu'à maintenant, en Afghanistan, en Irak, en Somalie, dans les Balkans ou plus récemment au Soudan, en Côte d'Ivoire et en Libye, les coalitions impérialistes occidentales n'avaient rencontré que peu ou fort peu de résistance de la part des émergents du Bloc eurasiatique. Or, pour la première fois, en Syrie, le Bloc euratlantique fait face à des alliances rivales qui lui tiennent tête. Il est vrai que, depuis 2008, le centre de gravité de la planète s'est déplacé de l'Atlantique Nord aux confins orientaux du Pacifique. La Chine n'est pas seulement l'atelier du monde, elle est surtout le créancier de l'Occident, ce qui laisse à penser que dorénavant ni Pékin ni Moscou, nain économique mais superpuissance nucléaire, n'entendent plus se laisser évincer de leurs zones respectives d'influence. .. et encore moins se laisser encercler par d'agressifs dispositifs de contention style « Bouclier antimissiles ».
En conséquence de quoi, les guerres d'annexion au profit exclusif de l'Empire dont le siège bicéphale se trouve autant à Manhattan que dans la Cité de Londres, conflits assortis à des dragonnades de conversion des nations récalcitrantes aux joies de la démocratie universelle, devront, en tout état de cause, devenir de plus en plus âpres et meurtrières au fil des ans, pour les rivaux comme pour les proies, peuples et pays disputés.
Léon CAMUS. Rivarol du 1er JUIN 2012

1. Le 10 octobre 1990, devant une commission ad hoc du Congrès des États-Unis, une fort jolie jeune femme témoigne, le visage baigné de larmes devant les caméras : « Monsieur le président, messieurs les membres de ce comité, je m'appelle Nayirah et je reviens du Koweït. Ma mère et moi étions au Koweït le 2 août pour passer de paisibles vacances. Ma sœur aînée avait accouché le 29 juillet et nous voulions passer quelque temps au Koweït auprès d'elle... Pendant que j'étais là, j'ai vu les soldats irakiens entrer dans l'hôpital avec leurs armes. Ils ont tiré sur les bébés des couveuses, ils ont pris les couveuses et ont laissé mourir les bébés sur le sol froid. J'étais horrifiée. » Le Koweït ressemblait alors en effet bigrement à Guantanamo : « J'ai vu un de mes amis après qu'il eut été torturé par les Irakiens. Il a 22 ans mais on dirait un vieillard. Les Irakiens lui ont plongé la tête dans un bassin, jusqu'à ce qu'il soit presque noyé. Ils lui ont arraché les ongles. Ils lui ont fait subir des chocs électriques sur les parties sensibles de son corps ». Rien de tout cela n'a existé, cependant cela aurait pu avoir lieu, n'est-il pas vrai ? Dans certains cas l'imagination n'est-elle pas plus authentiquement réelle que la terne et peu exaltante réalité ?
2. De sinistres clichés de cadavres d'enfants sont en effet exhibés par tous les média, qui montrent des petits corps égorgés... des blessures cadrant évidemment assez mal avec les bombardements aveugles supposés être la cause de leur mort. Bémol ou bévue de la part de la prestigieuse BBC qui publiait le 27 mai sur son site une photographie où un enfant joue à saute mouton par-dessus des rangées de cadavres emmaillotés dans des linceuls blancs. Or ce n'est pas à Houla que cette image saisissante a été capturée mais à Bagdad, le 27 mars 2003, par le photographe Marco di Lauro. Les morts sont ceux des soldats irakiens qui avaient eu le malheur de vouloir résister à la généreuse démocratisation de leur pays par la troupe yankee. Anecdote qui prouve au moins une chose : pour la presse à sensation, « tout faisant ventre », les rédacteurs sont prêts à publier n'importe quoi pourvu que cela illustre leur propos « dans le bon sens ».
3. Le 22 décembre 1989 Tanjug titrait : « 4 632 cadavres » victimes des émeutes des 17 et 19 décembre « soit par balles soit par baïonnette ». Information aussitôt reprise par l'AFP: « 7 614 manifestants fusillés par la Securitate » : Dans Libération l'ineffable Serge July exultait « Boucherie : Timisoara libéré découvre un charnier. Des milliers de corps nus tout juste exhumés, terreux et mutilés, prix insupportable de son insurrection ». Le 4 janvier 1990 le même journal revoit déjà le bilan à la baisse « 689 morts en Roumanie, dont 90 et 147 à Timisoara ». Bien entendu, lorsque la vérité éclatera, Timisoara zéro mort, les média se montreront d'une discrétion exemplaire : le 30 janvier, Le Figaro admet finalement que les morts complaisamment exposés devant les caméras provenaient du cimetière municipal et/ou de la morgue locale.
4. AFP 9 juillet 2004 - Patrick Le Lay, PDG de TF1 in « Les dirigeants face au changement » nous explique comment rendre le cerveau du consommateur réceptif et malléable : « Le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit... Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible ».
5.En fait, les enquêteurs finnois ne sont pas parvenus à savoir si les victimes étaient des civils ou non, si elles étaient originaires de Račak, ni où elles avaient été réellement tuées [Berliner Zeitung 6 janvier 2001]. Un unique corps montrait des traces d'exécution, et rien n'indiquait que certain aient été mutilés. Ces conclusions ont été disponibles à partir de juin 2000 soit un an après l'écrasement de la Fédération yougoslave sous les bombes de l'Otan, et apparemment aucun journal américain ne les a jamais évoquées.
6.Cf. Balkans Info n°138 de décembre 2008. De nombreux articles se montrent sceptiques à l'égard de la version des faits mise en avant par le proconsul américain des Balkans, William Walker, ainsi Le Figaro le 20 janvier 1999 s'interroge-t-il « Nuages noirs sur un massacre », cela à l'instar du Monde le 21 janvier : « Les morts de Rafale ont-ils réellement été massacrés de sang-froid ? ». Le journal allemand Berliner Zeitung signale le 13 mars que les gouvernements allemand et italien souhaitaient que l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe se débarrassât de l'encombrant William Walker. Ceci après que des contrôleurs de l'OSCE au Kossovo eurent établi que les corps de Račak « n'étaient pas - comme le prétendait Walker - les victimes d'un massacre de civils par les Serbes » mais ceux de rebelles de l'UCK tués au combat.
7.L'événement cinématographique le vendredi 25 mai à Cannes aura été, en marge de la sélection officielle de navets, la montée des marches d'ex-rebelles libyens, de deux résistants syriens le visage caché par le drapeau de la Syrie libre et les yeux dissimulés derrière des lunettes noires, venus assister à la projection du « Serment de Tobrouk », opus documentaire de Bernard-Henri Lévy. Lequel demandant au jury festivalier de juger le film avec « un regarda double foyer : le regard d'une guerre gagnée et le regard d'une tragédie en cours ». Tout un programme ! À Paris seule une vingtaine de personnes ont daigné se déplacer pour occuper les 584 sièges de la salle A du MK2 Bibliothèque. Parmi les personnalités présentes figuraient Monique Canto-Sperber, exdirectrice de l'École Normale Supérieure, Romain Goupil, ancien chaud partisan de la guerre d'Irak, Ofer Bronstein et Christophe Ono-Dit-Biot, directeur adjoint du Point.
8.On lira avec curiosité et intérêt Sueur de Sang, recueil de nouvelles de Léon Bloy, daté de 1893, faisant une large place à l'expression d'une haine totale de l'ennemi. Fait assez paradoxal chez ce grand chrétien qui fut cependant, aussi et avant tout, un homme à l'imagination fiévreuse.
9. Le chef des observateurs onusien, le général norvégien Robert Mood, a indiqué qu'au moins 108 personnes avaient trouvé la mort à Houla, atteintes par des éclats d'obus ou tuées à bout portant, dont 49 enfants et 34 femmes. Au terme de l'enquête préliminaire des Nations Unies, la majorité des victimes ont été exécutées. Fait à tel point incontournable que France 2 le mardi 29 mai signalait que "la plupart des morts n'avaient pas été victimes de bombardements, mais tués par des armes individuelles dans leurs demeures".
10. Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, États-Unis, Canada, Australie, Bulgarie, Suisse.
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 29/06/2012 - 8:17

Syrie – Comment la CIA contrôle la livraison d’armes aux rebelles

Financées par les pays du Golfe, ces livraisons clandestines via la Turquie sont contrôlées par l’agence américaine.

Sans armes capables de détruire les chars syriens, point de salut pour l’opposition à Bachar el-Assad. Depuis des mois, Nasser le répétait à ses amis occidentaux ou arabes. Mi-mai, cet opposant en exil affichait donc le sourire lorsqu’une quarantaine de dirigeants des conseils militaires de la révolution se sont discrètement rendus en Turquie pour recevoir un précieux arsenal.

« Nous avons surtout récupéré des roquettes RPG 7 puisées sur les stocks de l’armée saoudienne », confiait-il lors d’un récent passage à Paris. « Elles ont été acheminées par avion, jusqu’à l’aéroport d’Adana, où la sécurité turque a surveillé les déchargements avant de savoir à qui ces roquettes allaient être destinées ». Pour rassurer ses hôtes, Nasser garantit que leur utilisation allait être supervisée par « des leaders traditionnels proches des insurgés, histoire d’éviter les dérives mafieuses ».Les roquettes ont été convoyées à Douma et Harasta, dans la banlieue de Damas, Zabadani sur la route du Liban, Deraa au sud, et dans la région d’Idleb, frontalière de la Turquie.

Nasser n’en parle pas, mais, en coulisses, les agents de la CIA veillent à ce que ces nouvelles armes qui parviennent en plus grand nombre aux activistes ne tombent entre les mains de djihadistes, infiltrés en Syrie. Le New York Times va même jusqu’à affirmer que les localisations des dépôts et leurs destinataires sont déterminés en coordination avec les espions américains.

Pour les Occidentaux, qui ont beaucoup hésité avant d’accepter l’armement des insurgés, l’organisation de ces filières est une priorité : « Nous discutons même avec les Turcs de cibles à frapper », poursuit Nasser. « Et nous comptons maintenant hors de Syrie des représentants des conseils militaires qui ont chacun un relais dans une ville de l’intérieur ».

Ses rivaux islamistes liés aux Frères musulmans disposent eux aussi de leurs propres canaux d’approvisionnements. Et eux militent pour que ces armes aillent à leurs seuls partisans, afin d’être les grands vainqueurs de l’après-Assad. Pour les monarchies du Golfe, principaux fournisseurs en armes des rebelles, ces livraisons doivent rééquilibrer le rapport de forces sur le terrain, pour forcer Assad à accepter un compromis sur le modèle yéménite. « Les diplomates saoudiens nous répètent que tant que Bachar gardera une nette supériorité militaire sur ses ennemis, il n’aura aucun intérêt à négocier son départ », confie un diplomate français, qui rappelle que l’ex-président « Saleh au Yémen n’a discuté de sa sortie uniquement parce que l’opposition et ses partisans faisaient à peu près jeu égal ».

Ces livraisons d’armes doivent également accélérer les défections parmi les fidèles à Assad. « De nombreux militaires hésitent, mais s’ils voient qu’avec des missiles antitanks, nous infligeons de lourdes pertes aux pro-Bachar, ils seront alors plus nombreux à nous rejoindre », jure Mohannad, un membre de l’Armée syrienne libre, réfugié en Jordanie. Les premiers effets de ces approvisionnements se font sentir. Une douzaine de généraux ont rallié la Turquie, tandis que huit pilotes auraient fui en Jordanie. De leur côté, les activistes conduisent des opérations plus audacieuses, contre des hélicoptères notamment. « Avec ces armes, espère Kamal, nous pourrons également libérer des régions comme Idleb ».

Mais face à un pouvoir prêt à tout pour survivre, l’opposant se veut prudent. « L’utilisation d’armes plus sophistiquées entraînera une riposte encore plus dure. Nous aurons des pertes, et en face, nous allons détruire notre armée. Or les militaires sont nos frères, pas nos ennemis. Ces armes », dit-il, « doivent surtout faire peur à Assad ». Leur mise à disposition nourrit la lutte d’influence entre les parrains des insurgés.

« Les Français aimeraient bien être dans la salle des opérations à Adana », sourit Kamal, « mais les Turcs s’y opposent. À défaut d’armes qu’ils ne veulent pas livrer, que les Français nous donnent des équipements pour sécuriser les communications de nos combattants ». Après s’être montré hostile à la militarisation de la révolte au printemps, le nouveau gouvernement laisse faire aujourd’hui. Qu’on le veuille ou non, « les armes passent », reconnaît Laurent Fabius au quai d’Orsay. Incapables d’intervenir militairement en Syrie, les Occidentaux ne peuvent plus refuser aux rebelles des armes pour se défendre. Mais le pari de renverser Assad est encore loin d’être gagné.

Le Figaro via http://fortune.fdesouche.com
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 01/07/2012 - 11:51

Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie

Mardi 26 juin, à Bruxelles, le Conseil de l'Atlantique Nord – la plus haute instance de commandement du bloc militaire de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), dominé par les États-Unis – doit aborder la question de la Syrie sous l'angle des clauses de son texte fondateur qui, tout au long de la dernière décennie, a été à l'origine de déploiements préliminaires de forces armées conduisant au déclenchement de guerres totales.

Ce conseil est constitué des ambassadeurs des 28 États membres, représentant une population totale de 900 millions d'habitants. Ses membres fondateurs comptent trois puissances nucléaires – les USA, la France et l'Angleterre – dont la première s'est autoproclamée unique puissance militaire mondiale.

Jusqu'à la veille de cette réunion, l'OTAN devait examiner une requête de l'un de ses membres, la Turquie, de tenir des consultations conformément aux dispositions de l'Article 4 du Traité de l'Atlantique Nord, qui autorise tout État membre à appeler l'intégralité des membres de l'Alliance à répondre à ce qu'il considère comme une attaque contre sa sécurité et son intégrité territoriale.

Le 25 juin, trois jours après que le chasseur bombardier supersonique F14 eut été abattu au-dessus des eaux territoriales syriennes, la Turquie annonça qu'elle demanderait que l'alliance militaire en réfère à l'Article 5, lequel stipule que « toute attaque armée contre un ou plusieurs États membres en Europe ou en Amérique du Nord doit être considérée comme une attaque contre tous », les alliés de l'OTAN étant alors tenus de « porter assistance à la, ou aux parties ainsi attaquées, en engageant sur le champ, individuellement et en concertation avec les autres parties, toute action jugée nécessaire, y compris le recours à la force armée... »

L'Article 5 avait été invoqué en octobre 2001, pour la première et unique fois en date, et fonde toujours, depuis une dizaine d'années, le déploiement en Afghanistan de troupes des 28 États membres et de leurs 22 partenaires.

L’Article 4 fut invoqué pour la première fois le 16 février 2003, à nouveau par le Conseil de l'Atlantique Nord et à nouveau au sujet de la Turquie, à la veille de l'invasion anglo-américaine de l'Irak. Cela entraîna le déclenchement de l'Opération « Display Deterrence » [déploiement d'une force de dissuasion], et le déploiement en Turquie de cinq batteries de missiles d'interception 'Patriots' – trois allemandes et deux américaines – ainsi que de quatre appareils de surveillance aérienne AWACS [Airborne Warning and Control Systems : Systèmes aéroportés de Contrôle et d'Alerte], en conjonction avec le Système de Défense Aérienne Élargi Intégré de l'OTAN.

L'OTAN déploya, selon ses propres termes, « 1 000 techniciens spécialisés et extrêmement compétents » pour conduire l'Opération.

Les premiers avions AWACS arrivèrent le 26 février, et trois semaines plus tard l'invasion et le bombardement de l'Irak étaient lancés. Bien qu'il n'y ait eu à l'époque en Irak que 25 millions d'habitants, contre 70 en Turquie, et bien que l'armée turque ait été la plus formidablement équipée de la région – tandis que l'Irak sortait affaibli de huit années de guerre contre l'Iran dans les années 1980, de la campagne de bombardements des États Unis et de leurs alliés en 1991 et depuis, et de douze années de sanctions écrasantes, l'OTAN ne tarissait pas d'éloges sur l'Opération Display Deterrence, qui venait de « tester et prouver la capacité des forces de l'OTAN à répondre immédiatement et avec la force offensive appropriée, à une menace évoluant rapidement contre l'un des membre de l'Alliance ».

Dans quelle mesure un Irak aussi mortellement affaibli avait réellement pu représenter pour la Turquie « une menace évoluant rapidement », cela ne fut jamais précisé.

Les AWACS sortirent sur une centaine de missions et les batteries de Patriots allemandes furent notamment équipées de missiles Patriot Advanced Capability-2, « un missile plus moderne fourni par l'Allemagne » expliqua l'OTAN.

L'Opération prit fin le 3 mai, soit 65 jours après son déclenchement et 45 jours après le début de l'invasion de l'Irak. Pour donner une idée de ce que l'OTAN pourra déclarer à l'issue de cette réunion au sommet, l'Ambassadeur turc de l'époque, auprès de l'OTAN, déclara après avoir invoqué l'Article 4 : « Encore une fois, je tiens à témoigner de la sincère gratitude du peuple et du gouvernement turcs envers la solidarité dont l'Alliance a su faire preuve en renforçant la défense de mon pays en réponse à la dernière crise en Irak. Nous sommes convaincus que, à travers un déploiement d'une force de dissuasion aussi active et collective, l'OTAN a non seulement tendu la main et offert une aide infiniment appréciable à l'un de ses membres en grande difficulté, mais il a aussi prouvé une fois de plus sa crédibilité et sa pertinence, en tant que pierre de touche de la sécurité collective dans la zone Euro-Atlantique ».

La Turquie était alors, tout comme aujourd'hui, présentée comme la victime – « en grande difficulté » qui plus est – tandis que l'Irak, en état de siège et sur le point d'être anéanti, était considéré comme l'agresseur.

La population syrienne se trouve à l'heure actuelle dans la même position que l'Irak à l'époque, sauf que la Turquie est cette fois une nation quasiment trois fois plus grande. La Syrie est isolée et ses forces militaires sont dérisoires par rapport à celles de son voisin turc. Ce dernier peut en outre compter sur le soutien de 27 alliés, au nombre desquels la plupart des plus grandes puissances militaires du monde. Les États-Unis disposent déjà d'environ 90 bombes nucléaires tactiques B61 stationnées sur la base aérienne d'Incirlik, à 35 miles des côtes méditerranéennes de Turquie.

C'est en outre au moins la seconde fois depuis avril dernier que le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan demande l'activation de la clause d'assistance militaire mutuelle de l'article 5 – qui implique le déclenchement d'une guerre. La première ayant eu lieu plus de deux mois avant la destruction du chasseur bombardier turc survenue la semaine dernière.

Le 25 juin, le vice Premier ministre turc Bulent Arinc avait annoncé que sa nation « avait déposé auprès de l'OTAN toutes les demandes requises concernant l'Article 4 et l'Article 5 ».

Selon l'agence de presse Associated Press, il aurait ajouté : « Il est important de comprendre que, dans le cadre légal, nous userons bien évidemment jusqu'à la fin, de tous les droits que nous garantit le droit international. Cela inclut notamment l'auto-défense. Cela inclut aussi toutes les formes possibles de représailles. Cela inclut toutes les sanctions applicables à l’État agresseur en vertu du droit international. La Turquie ne négligera absolument rien en la matière... ».

Les États-Unis et l'OTAN avaient impérativement besoin d'un prétexte pour attaquer la Syrie, et la Turquie, seul membre de l'OTAN frontalier de la Syrie, a toujours été le prétexte idéal auquel recourir pour attaquer une nation arabe.

L’incident de vendredi dernier et la réunion de l'Otan qui y a fait suite, marquent le début du quatrième acte d'une tragédie que le reste du monde n'a que trop peu de temps pour empêcher.

Article original en anglais : NATO War Council To Target Syria
- by Rick Rozoff - 2012-06-26 http://www.mondialisation.ca

Traduit de l'anglais par Dominique Arias.
Auteur de nombreux articles très documentés sur les activités militaires des Grandes Puissances occidentales à travers le monde, Rick Rozoff est chercheur et activiste, créateur de l'organisation Stop NATO. S

Stop NATO: site et articles: http://rickrozoff.wordpress.com
Rick Rozoff est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Rick Rozoff publiés par Mondialisation.ca
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 03/07/2012 - 10:45

Al-Assad: "si la position du peuple était différente, l’Etat n’aurait pas pu tenu


Le président Bachar al-Assad a affirmé que le moral et le sentiment national chez la majorité du peuple syrien , sont deux armes qui ont réussi à affronter les pressions exercées par les grandes puissances dans le monde et par beaucoup de pays régionaux.

"Ce sont ces deux états, national et moral, qui ont résisté face aux tentations d'argents et autres..", a-t-il précisé dans un entretien accordé à la 4ème chaîne de la télévision iranienne, diffusé Vendredi, affirmant que le mérite retourne au peuple syrien d'avoir conservé la Syrie en tant qu'Etat "or le rôle des institutions de l'Etat et de l'armée est inséparable de celui du peuple. Et si la position du peuple était différent, l'Etat n'aurait pas réussi", a-t-il assuré.

Le président al-Assad qui a évoqué les masses qui étaient descendues dans les rues , a affirmé que la situation intérieure est le barrage qui empêche toute ingérence étrangère de réussir, rappelant qu'on ne peut séparer la situation intérieure de celle extérieure.

Concernant le plan d'Annan, le président al-Assad a affirmé que ce plan reste bon et valable, pour aujourd'hui et pour l'avenir. "La Syrie a donné son accord sur ce plan, précisément sur la clause concernant la cessation de la violence "ce qui est pour elle l'arrêt des actes criminels perpétrés par les groupes terroristes et l'arrêt par les pays qui les soutiennent de leur envoyer de l'argent et des armes".

"Les pays occidentaux et régionaux qui prétendaient soutenir ce plan se servaient de ce titre d'une manière fausse et erronée parce qu'il est dans leur intêret que ce plan échoue pour accuser la Syrie et aller au Conseil de Sécurité à la recherche de résolutions à son encontre", a indiqué le président al-Assad, soulignant que certains ne leur suffit même pas une résolution du Conseil de Sécurité; "Ils veulent une offensive militaire à l'instar de la Libye. Leur tentative a, jusqu'à présent, échoué", a poursuivi le président al-Assad.



Position géopolitique de la Syrie

Le président al-Assad a souligné que ce qui se passe dans la région est une confrontation entre deux projets, le projet de la résistance qui refuse l'hégémonie et le projet du Grand Moyen Orient, rappelant que cette confrontation est aussi ancienne que le colonialisme.

"Le nouveau Moyen-Orient que voulaient les peuples de la région est un Moyen-Orient résistant contre tous les projets et les diktats provenant de l'extérieur, contre l'occupation et contre l'hégémonie, et pour les intérêts des peuples", a poursuivi le président al-Assad, estimant que ce conflit persistera et que les pays et les peuples de la région ne permettront à aucun projet qui ne répond pas à leurs intérêts de passer.

Le président al-Assad a fait savoir que la Syrie paye le prix de ses positions politiques qui soutiennent la résistance et s'attachent aux droits arabes et islamiques, auxquels s'ajoute sa position géopolitique .

"Dominer la Syrie, c'est disposer d'une grande partie de la décision politique dans la région", a expliqué le président al-Assad ajoutant: "Il en était toujours ainsi et l'offensive à laquelle elle est exposée actuellement n'était pas la première, en 2005 elle fait l'objet d'une semblable. Celle-ci avait échouée et on est passé à une autre", a-t-il rappelé.

"La Syrie a établi sa politique suivant la boussole nationale et populaire et non celle occidentale et étrangère", a-t-il fait savoir, assurant que l'appui à la résistance en Palestine et dans d'autres régions persistera tant que les peuples ne renonceraient pas à cet appui.



Cause palestinienne et résistance

Le président al-Assad a affirmé que la cause palestinienne est l'essence de toutes les questions dans notre région, précisément arabe. Si la cause palestinienne n'est pas réglée et les droits ne sont pas restitués, les positions ne pourraient pas changer même si nous aurions à attendre génération après génération. Nous parlons aujourd'hui de la 3ème ou de la 4ème génération depuis l'occupation de la Palestine et les positions n'ont pas changé et ne changerons pas.

"Ce qui se passe en Syrie a plusieurs aspects: international, régional et intérieur. Tous s'étaient rencontrés pour pousser la Syrie vers une crise jamais connue par elle et sans précédent. L'aspect international est lié essentiellement aux positions des pays ayant une histoire coloniale, qui n'avaient pas changé l'essence de ses politiques coloniales mais ils ont uniquement changé de forme et ont passé de l'occupation directe aux diktats", a fait noter le président al-Assad.



Quant à l'aspect régional, il est lié aux pays de la région, dont certains sont embarrassés de la position politique syrienne à l'égard de diverses questions: Palestine, Irak et Liban et autres, trouvant dans ces circonstances la chance de réduire ou d'écraser le rôle syrien, et autres qui ne sont pas contre la position syrienne mais qui sont soumis aux diktats extérieurs et sont incapable de prendre une décision exprimant leurs positions.

"Certains de ces pays ont officiellement proclamé l'intention d'envoyer des armes et du matériel aux groupes terroristes", a indiqué le président se demandant "Pourquoi en parler et chercher des preuves puisque ces forces parlent d'elles-mêmes?".





Situation interne

Sur le plan interne, il a souligné que ceux qui assassinent le peuple syrien sont un mélange de hors-la-loi, d'extrémistes religieux dont le nombre n'est pas élevé peut être mais qui sont fort dangereux, d'éléments d'al-Qaïda ou d'autres organisations.

"Ce mélange qui reçoit de l'argent commet des massacres pour soutenir une résolution ou une divergence au Conseil de sécurité dans le but de changer l'équilibre, c'est exactement ce qu'a affronté dans les dernières années la résistance libanaise quand des opération d'assassinat ou un crime se faisait au soir de l'adoption d'une résolution touchant la résistance et la situation au Liban" a-t-il indiqué.

Il a assuré que nombre d'éléments d'al-Qaïda ont été arrêtés en Syrie et ont reconnu leurs actes criminels, soulignant qu'al-Qaïda est une invention américaine financée par des fonds des pays arabes.

"Les Etats-Unis suivent une politique provisoire selon leurs intérêts provisoires, les membres d'al-Qaïda s'appelaient dans les années quatre-vingt, par le président américain, Ronald Reagan, des combattants de la liberté. Quelques années plus tard, on les appelaient des terroristes alors que certains traitent actuellement avec ces éléments en disant qu'il existe un extrémisme bien et un autre mal, donc ils distribuent les rôles et changent de concepts selon la situation qui traverse les Etats-Unis", a-t-il estimé!


Le président a souligné que la réforme en Syrie est un processus permanent déclenché en l'an 2000 parallèlement avec la conjoncture difficile qu'a affrontée la Syrie, caractérisée par des pressions sur elle pour renoncer en premier lieu à la cause palestinienne ou au soutien à la résistance.

"A priori, on peut dire qu'il n' y a aucun lien entre la réforme et ce qui se passe en Syrie parce que la réforme actuellement n'a pas réalisé l'amélioration de la situation parce que le terroriste et les pays qui le soutiennent ne sont pas intéressés à la réforme mais veulent le chaos", a-t-il souligné.

Et de renchèrir: "Nous, en Syrie, n'acceptons aucun modèle non syrien non national même si il est imposé par les grandes puissances ou proposé par des pays amis. Personne ne connaît comment on résout le problème en Syrie mieux que les Syriens eux-mêmes. C'est pourquoi, tout modèle venant de l'extérieur est inadmissible en dépit du contenu".

Il a en outre souligné "l'appréciation de la Syrie des postions objectives de certains pays comme la Chine, la Russie, l'Iran et d'autres, soulignant que ces positions ne sont pas motivées par la défense d' un Etat ou d'une personne, comme veut l'Occident nous faire croire, mais pour défendre la stabilité dans la région, car la Syrie est un pays important et sa stabilité influe sur la région et le monde".

Pour ce qui est de la position turque , le président al-Assad a clarifié qu'il faut faire la distinction entre la position de certains responsables turcs et le tempérament populaire "positif" vis-à-vis de ce qui se passe en Syrie parce, vu qu'une grande partie des faits est connue en dépit des tentatives d'intoxication médiatique en Turquie.


http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=70579
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 05/07/2012 - 13:54

Ce que la Syrie veut dire pour la Russie

Première partie : un « message » balistique Topol-M

Généralités

Dans les derniers jours du sommet du G20, les responsables atlantiques semblaient vouloir encore une fois jouer la comédie sur la scène internationale, agir comme s’ils formaient le seul groupe de théâtre dans la ville, organiser des spectacles solo dans les couloirs du sommet, à Los Cabos, et présenter ainsi un monologue plus burlesque que les tirades d’Arnolphe [1].

Qui n’en a pas suivi les déclarations concernant la Syrie en marge du sommet du G20 ? Qui n’a pas lu les analyses qui ont suivi ? Des analyses se sont fait jour sur le Web, interprétant les relations Moscou-Damas en présentant un discours médiatique déterminé par son point de départ ainsi que par son point d’arrivée. Des analystes, qui se veulent objectifs, interprètent la position de Moscou de la crise syrienne en tant qu’une position purement pragmatique, soumise aux prix d’échange et de négociation tels qu’ils sont déterminés au bazar des intérêts géopolitiques et stratégiques des grandes puissances. À plus forte raison, le point commun qui caractérise leurs analyses c’est qu’elles commencent par la même constatation – les Russes sont pragmatiques – et se terminent par la même conclusion – les Russes vendront le président syrien Assad une fois les Occidentaux et les Arabiques auront payé le prix demandé. Ainsi qu’en témoignent les analyses publiées sur le Web, qui répandent aussi, d’une manière sinistre, un état lugubre et cafardeux parmi les lecteurs, et attirent par conséquent les hiboux et les corbeaux de la région s’étendant du désert du Sinaï, au Sud, jusqu’au plateau d’Anatolie, au Nord.

Brouillage atlantique

Les sources d’information de telles analyses restent toujours les mêmes : les dirigeants et les responsables arabiques et atlantiques qui font souvent des déclarations soupçonnables, mais intentionnelles, concernant la Syrie. D’ailleurs, l’objectif de telles déclarations se précise en deux points : premièrement, démoraliser les masses et les forces qui soutiennent le gouvernement syrien, et qui se tiennent résistantes face à la propagande arabo-atlantique ; deuxièmement, perturber les relations diplomatiques Moscou-Damas.

À titre d’exemple, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré le 14 juin que Paris et Moscou avaient entamé des pourparlers concernant la période après-Assad [2]. Parallèlement, le porte-parole du département d’État américain, Mme Victoria Nuland, a annoncé pour sa part que Washington et Moscou « continuent des pourparlers concernant l’après-Assad » [3]. Ajoutons à ceux-ci les déclarations des chefs atlantiques au sommet du G20, à Los Cabos au Mexique. En marge du sommet, le président français, François Hollande, a affirmé que Moscou jouait « son rôle pour permettre la transition » en Syrie, impliquant le départ de Bachar al-Assad du pouvoir [4]. Branché sur la même prise électrique, le premier ministre britannique, David Cameron, ne voulant pas manquer la fête, a annoncé que le président russe, Vladimir Poutine, avait changé sa position et il voulait désormais le départ du président Assad : « la position du président Poutine devient explicitement claire, il ne veut plus Assad au pouvoir » [5], affirma-t-il.

Ainsi, partout aux capitales de la Sainte-Alliance arabo-atlantique, des prophètes et des messies clairvoyants se sont précipités à l’autel des médias de l’ordre pour annoncer la « Bonne nouvelle » au peuple syrien et aux Gentils des nations : le président russe, a exprimé son intention à abandonner le Satan de Damas et à se joindre à la Sainte-Alliance. Alléluia !

Comme d’habitude, suite à de pareilles prophéties, des analystes, des experts stratégiques et des gitans clairvoyants se sont avancés sur la scène pour prévoir, dans la boule de Cristal magique, la « chute inévitable » du président syrien, Bachar al-Assad.

« Cieux, écoutez ! terre, prête l’oreille ! car l’Éternel parle » [6].

Pourtant, les déclarations de type commérage des chefs atlantiques ont été immédiatement rejetées par Moscou. Le président russe, Vladimir Poutine, a estimé que « personne n’avait le droit de décider pour d’autres pays qui devrait être au pouvoir ou pas » [7]. Il a ajouté : « il est important que la paix s’établisse et que le carnage s’arrête à la suite d’un changement de régime ; et si l’on arrive à un tel changement, il devra être achevé par des moyens constitutionnels (…) la majorité du peuple syrien ne veut pas le départ d’Assad » [8]. Pour sa part, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a rejeté, de Bagdad, les déclarations atlantiques, et a confirmé que « Moscou ne discute pas un changement de régime, ni en approuvant des actions unilatéraux au sein du Conseil de sécurité de l’ONU ni en participant à des conspirations politiques » [9].

À quoi bon ces jeux enfantins performés sur la scène internationale par des chefs atlantiques ? et « de quel frivole soin mon esprit s’embarrasse ! » [10].

Les constantes de la politique extérieure russe

Il est vrai que le « comportement » des nations, la Russie incluse, se mesure par leur pragmatisme ainsi que par leurs intérêts géopolitiques ; et que dans le jeu des nations, les principes et les amitiés permanentes n’ont pas de place ; pourtant, il est non moins vrai que ce même jeu de nations se détermine par des constantes et des variantes, qui à leur tour se soumettent à des déterminants géopolitiques, économiques et stratégiques.

Ceci dit, la position de Moscou de la crise syrienne se lit non en interprétant les prophéties des chefs atlantiques, mais plutôt en partant d’abord des constantes de la politique extérieure russe pour arriver ensuite à ses variantes. Précisons, ici, que la question des constantes qui peuvent exister dans la politique extérieure de telle ou telle nation ne doit être posée qu’avec beaucoup de circonspection, de sorte que toute prophétie ou clairvoyance quant à l’avenir sera évitée. Notons à ce propos deux éléments qui sont à la base de la politique d’une nation : « d’une part, ses ambitions en tant que société, qui tiennent elles-mêmes à sa composition sociale et à ses conceptions idéologiques ; d’autres part, le rapport de forces existant entre elle et les puissances qui sont ses concurrentes sur le plan régional ou sur le plan mondial. Ce rapport lui-même subit de constants changements en fonction des découvertes techniques et de l’évolution démographique qui caractérisent chaque époque» [11]. En prenant compte des points ci-devant, l’étude des relations Moscou-Damas abandonne le domaine de la clairvoyance pour se joindre au domaine de l’analyse objective.

Ce que la Syrie veut dire pour la Russie

Premièrement, en ce qui concerne les ambitions russes, il n’est plus secret que les Russes rêvent depuis des siècles d’arriver à des mers chaudes, sinon d’y avoir au moins un accès sûr et sécurisé [12]. Vue sa position géographique, le chemin le plus court menant à la Méditerranée, tout en partant de la Russie, passe par la Turquie. Évidemment, cette réalité géographique ne cache pas une certaine réciprocité : le chemin le plus court menant en Russie, tout en partant de la Méditerrané, passe aussi par la Turquie ; ce qui entraine à dire que le positionnement de la Turquie au sein de l’OTAN depuis l’après deuxième Guerre mondiale constitue une menace stratégique à la Russie, qui se trouve obligée de chercher un contrepoids sur la côte est de la Méditerranée, pour qu’elle ne soit pas d’abord bloquée voire assiégée, ensuite envahie par l’OTAN à travers la Turquie ; et pour qu’elle puisse enfin, le cas échéant, s’infiltrer au-delà de la « boucle » turque et contre-attaquer toute menace probable de la part de l’OTAN. Notons, ici, qu’à la fin des années quarante, l’Union soviétique se trouvait « assiégé » par un barrage de pays atlantiques et de régimes despotiques proaméricains qui bloquait sa côté sud. Ce barrage s’étendait de la France à l’Ouest jusqu’en Chine à l’Est. Au Moyen-Orient, le barrage américain comportait des dictatures militaristes, telles que la Turquie et le Pakistan, et des monarchies despotiques imposées par l’occupation franco-britannique au lendemain du démembrement de l’Empire ottoman en 1918 ; telles que, le royaume d’Irak, les émirats et sultanats arabiques, l’empire de Perse et le royaume d’Afghanistan. En Asie, la Chine de Tchang Kaï-chek était un satellite américain. Par contre, en 1947, les soviétiques ont trouvé en État hébreu leur « terre promise » ! Ce qui explique l’approbation par l’URSS du plan de partage de la Palestine de 1947 à l’ONU puis la reconnaissance quasi-immédiate de l’État d’Israël, en mai 1948. En plus, l’Union soviétique a même permis au jeune État hébreu « de s’imposer sur ses voisins arabes en lui fournissant d’importants armements durant la guerre de 1948-1949 » [13]. Par ailleurs, le rapprochement soviétique de l’État hébreu a créé, parmi les Arabes, de méfiances et de soupçons face aux Soviétiques.

Pourtant, la lune de miel entre le pays de kolkhoz et celui de kibboutz devrait arriver à sa fin. Le rapprochement d’Israël et des États-Unis et la dégradation des rapports entre soviétiques et Israéliens poussaient finalement Moscou, quelques années plus tard, à « repenser profondément sa politique moyen-orientale en établissant des liens avec les régimes nationalistes arabes » [14]. Dans les années soixante, la Syrie sous le commandement du parti Baath [15], offrait aux soviétiques un contrepoids idéal dans la région, après qu’ils avaient perdu leur influence en État hébreu. Les relations de coopération économique et militaire entre les deux pays se renforçaient progressivement avec l’arrivée au pouvoir du président Hafez al-Assad en 1970 [16], pour qu’elles deviennent plus tard stratégiques sous le mandat du président Bachar al-Assad ; de sorte que les Russes ne semblent point, sous n’importe quelle circonstance, prêts à abandonner leur allié stratégique à des moments aussi critiques que ceux présentés par la guerre arabo-atlantique contre la Syrie. La preuve en est qu’après seize mois de pressions et de « propositions » arabo-atlantiques envers Moscou, les Russes sont plus que jamais déterminés à s’opposer, par tout moyen possible, à toute tentative arabo-atlantique visant à renverser le régime Assad par la force militaire ; que cette force soit de l’extérieur ou de l’intérieur. À plus forte raison, chaque fois que les Atlantiques menacent d’intervenir militairement en Syrie, des navires de guerre russes se dirigent vers les côtes syriennes. Mentionnons ici que selon une source au sein de l’état-major de la marine russe, deux grands navires de débarquement, le Nikolaï Filtchenkov, le César Kounikov et un remorqueur SB-15 [17], se dirigeront vers le port de Tartous en Syrie. Il s’agit, en effet, de deux navires de guerres amphibies avec des milliers de marins, a indiqué l’agence Interfax [18].

En un mot, même si la Russie et la Syrie n’ont pas annoncé officiellement la formation d’un front uni, au model du Bloc socialiste à l’époque de la Guerre froide, il reste à prendre en considération que la collaboration entre les deux pays, concernant le conflit au Moyen-Orient, a atteint, effectivement, un niveau stratégique.

Notons, ici, que les Russes ont connu des situations pareilles où ils devaient s’allier à d’autres pays avec lesquels ils ne partageaient pas de frontières. L’exemple le plus pertinent, ici, c’est l’alliance franco-russe (1892 – 1917) face à la Triple alliance [19]. Les Russes visaient d’après cette alliance à éviter, à n’importe quel prix, de se trouver martelés par les ambitions expansionnistes du nouveau kaisar prussien, Guillaume II [20], qui avait mis fin à l’alliance des trois empereurs [21].

« Message » balistique Topol-M

Deuxièmement, il est vrai que la Russie, sous le mandat du président Boris Eltsine, a connu une période de souplesse discursive et de vulgarisation politique à l’américaine [22], mais cette période ne constitue qu’une variante limitée à un moment historique précis, celui de la chute de l’Union soviétique. Par contre, sous le mandat de Vladimir Poutine et de Dmitri Medvedev, le rapport de forces existant entre la Russie et ses concurrentes sur le plan régional et sur le plan mondial a subit de constants changements en faveur de Moscou, et cela en fonction de nouvelles découvertes et inventions techniques dans le domaine militaire. Ainsi qu’en témoigne le « message » balistique intercontinental envoyé récemment par Moscou aux capitales occidentales.

De surcroît, après plusieurs échecs, l’armée russe a réussi, le 23 mai, à lancer avec succès, un prototype d’un nouveau missile balistique intercontinental, selon le porte-parole des Troupes balistiques stratégiques russes (RVSN), Vadim Koval : « l’ogive d’essai a atteint ses cibles situées sur la péninsule du Kamchatka » [23]. Deux semaines plus tard, le 7 juin, les troupes RVSN ont effectué un autre tir d’essai réussi d’un missile balistique intercontinental RS-12M Topol. Le porte-parole a déclaré aussi aux journalistes que le missile avait atteint sa cible avec la précision requise.

D’ailleurs, ce qui caractérise le nouveau missile, ce sont les nouvelles technologies développées lors de la reproduction de missiles de cinquième génération ; ce qui réduit notablement les frais de sa création. Ce missile de 45 tonnes, à tête unique et à trois étages, a une portée maximale de 10, 000 km et peut transporter une ogive nucléaire de 550 kilotonnes [24]. L’accélération rapide de sa vitesse très élevée au moment de lancement lui permet d’atteindre une vitesse de 7320 m / s et à parcourir une trajectoire plate allant jusqu’à10, 000 km ; ce qui le rend effectivement imperceptible par les radars, et élimine par conséquent l’efficacité du système antimissile américain (ABM) [25] déployé en Europe et en Turquie. Le missile est aussi « blindé » contre toutes radiations, impulsions électromagnétiques (IEM) [26], ou explosions nucléaires à des distances dépassant 500 mètres ; en effet, le missile a été construit selon une technologie précise lui permettant de survivre toute sorte de frappe laser [27].

Il est clair d’emblée que le tir de missiles balistiques intercontinentaux russes a semé la confusion parmi les chefs de la Sainte-Alliance, qui ont bien décodé le message balistique de Moscou et en ont tiré la conclusion suivante : la position de Moscou de la crise syrienne, qu’elle soit au sein du Conseil de sécurité ou sur le champs de bataille, est une position ferme et sérieuse, reposant sur des constantes historiques et stratégiques bien déterminées, soutenues à leur tour par une puissance militaire réelle ; et non sur des « bargaining » au bazar des intérêts provisoires. En effet, le tir de missiles balistiques a levé les doutes et dissipé les délires concernant la puissance militaire russe.

Ainsi, après deux décennies d’hégémonie atlantique par suite au démembrement de l’Union soviétique et de la période de souplesse et de vulgarisation sous le mandat de Boris Eltsine, voici la Russie quittant la cour extérieure pour requérir sa place à l’intérieur du temple, couronnée par les dieux du Panthéon d’Agrippa [28].

Fida Dakroub, Ph. D http://www.mondialisation.ca

Pour communiquer avec l’auteure : http://bofdakroub.blogspot.com/

Notes

[1] Dans « L’École des femmes » de Molière, Arnolphe emploie, dans ses nombreuses tirades, le champ lexical de l’amour – « amoureuse ardeur » – avec une aspiration à la noblesse des sentiments et qui, en même temps, est tourné en ridicule par la trivialité de ses préoccupations – la femme n’est qu’un objet « mariée à demi ».

[2] Press TV. (15 juin 2012). Russia denies entering talks on political transition in Syria. Récupéré le 20 juin 2012.

[3] loc. cit.

[4] L’Orient Le Jour. (21 juin 2012). Les forces syriennes essuient de lourdes pertes sans cesser la répression. Récupéré le 21 juin 2012.

[5] Russia Today. (20 juin 2012). Putin on Syria: No state can decide another’s government. Récupéré le 21 juin 2012 de http://www.rt.com/news/putin-g20-syria-assad-252/

[6] Essaïe, 1 :2.

[7] loc.cit.

[8] loc. cit.

[9] al-Akhbar. (14 juin 2012). Russia denies discussing post-Assad Syria. Récupéré le 20 juin 2012 [10] Racine, Jean. Iphigénie, acte IV, scène VIII.

[11] Beloff, Max. (1953). Les constantes de la politique extérieure russe. In : Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 8e année, N. 4, 1953. pp. 493-497.

[12] Pendant des siècles, les tsars russes ont rêvé d’un accès maritime à la mer Méditerranée. La France, la Grande-Bretagne, et l’Empire ottoman craignaient que cette expansion mît en péril leurs intérêts dans la région. Le conflit a atteint son paroxysme avec la guerre de Crimée de 1853-1856. Environ 300 000 Russes sont morts dans les combats acharnés qui ont abouti à une perte militaire russe.

[13] Romeo, Lisa. (16 février 2012). Syrie et Russie : historique des relations de 1946 à 2012. Les clés du Moyen-Orient. Récupéré le 25 juin 2012.

[14] loc.cit.

[15] L’assistance économique de l’URSS se poursuit d’autant plus avec l’arrivée du parti Baath au pouvoir en 1963. Le nouveau régime instaure alors le « socialisme arabe » et se lance dans une importante réforme agraire et une lourde politique de nationalisation.

[16] Le 13 novembre 1970, Hafez al-Assad (1930-2000) prend le pouvoir en Syrie. Le nouvel homme fort du pays s’appuie également sur l’URSS pour asseoir son pouvoir et contrôler les fractions socialistes et communistes syriennes mais refuse toute forme d’ingérence dans les affaires internes du pays.

[17] Russia Today. (18 juin 2012). Russian warships ‘ready to sail for Syria’. Récupéré le 21 juin 2012.

[18] L’Express. (18 juin 2012). Syrie: Moscou envoie deux navires de guerre vers sa base militaire de Tartous. Récupéré le 23 juin 2012

[19] L’alliance franco-russe était d’abord un accord de coopération militaire signé entre la France et l’Empire russe qui fut en vigueur de 1892 à 1917. Cet accord stipulait que les deux pays devaient se soutenir mutuellement s’ils étaient attaqués par un des pays de la Triple Alliance (dite aussi Triplice : l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et le Royaume d’Italie). Au sens large il s’agissait d’une coopération militaire, économique et financière entre les deux puissances.

[20] Le nouveau kaiser Guillaume II souhaitait avoir les mains plus libres et refusa de renouveler le traité de réassurance avec la Russie impériale, mettant fin à l’entente des trois empereurs que Bismarck avait toujours défendue, permettant aux grandes puissances d’éviter la guerre.

[21] L’entente des trois empereurs constitue le premier système d’alliances bismarckien entre 1871 et 1875 afin d’isoler diplomatiquement la France. Le chancelier Bismarck chercha donc à rapprocher l’empire allemand de l’Autriche-Hongrie et de la Russie.

[22] Le mandat du président Eltsine a été éclaboussé par une corruption importante au niveau national, des crises politiques qui se succédaient et une maladie qui le rongeait.

[23] RIA Novosti. (23 mai 2012). La Russie teste un nouveau missile intercontinental. Récupéré le 23 juin 2012 de

[24] Le Courrier du Vietnam.(8 juin 2012). La Russie teste avec succès un missile balistique intercontinental RS-12M Topol. Récupéré le 23 juin 2012.

[25] USA Today. (27 mai 2008). General says Russia will counter U.S. missile defense plans. Récupéré le 28 juin 2012.

[26] L’impulsion électromagnétique (IEM), plus connue sous le nom EMP de l’anglais « Electromagnetic pulse » désigne une émission d’ondes électromagnétiques brève et de très forte amplitude.

[27] Missile Threat. (n.d). SS-27. Récupéré le 28 juin 2012.

[28] Le Panthéon de Rome est un édifice religieux antique situé sur le Champ de Mars, bâti sur l’ordre d’Agrippa au Ier siècle (av. È. C.), endommagé par plusieurs incendies, et entièrement reconstruit sous Hadrien (IIe siècle È.C.). À l’origine, le Panthéon était un temple dédié à toutes les divinités de la religion antique. Il fut converti en église chrétienne au VIIe siècle.

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure, membre du « Groupe de recherche et d’études sur les littératures et cultures de l’espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario. Elle est militante pour la paix et les droits civiques.

Fida Dakroub est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Fida Dakroub publiés par Mondialisation.ca
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 06/07/2012 - 11:55

Comment "dépecer" la Syrie ?

Le Jerusalem Post annonce un agenda militaire secret américano-israélien visant à « mettre en pièces la Syrie ».

Cet article de Jonathan Spyer dans le J.P. (16 mai 2012) s’intitule : « Un politicien kurde expérimenté en appelle à Israël pour soutenir l’éclatement de la Syrie ».

Sherkoh Abbas, Président de l’Assemblée Nationale Kurde de Syrie (ANK) établie aux Etats-Unis a « fait appel à Israël pour soutenir l’éclatement de la Syrie en une série de structures fédérales fondées sur les différentes ethnies du pays », relève Michel Chossudovsky, professeur à la faculté des sciences sociales de l’université d’Ottawa (Canada).

"La « balkanisation de la République Arabe Syrienne » doit être menée à bien en soutenant des divisions sectaires qui conduiront éventuellement à une « guerre civile » sur le modèle de l’ancienne Yougoslavie.

L’un des « scenarii d’explosion » possibles en ce qui concerne la Syrie, qui constitue une société pluri-ethnique, serait la formation d’entités politiques séparées et « indépendantes » sunnites, alaouites-chiites, kurdes et druzes.

« Il nous faut dépecer la Syrie », a déclaré Abbas.

« Le dissident syro-kurde a fait valoir qu’une Syrie fédérale partagée en quatre ou cinq régions sur une base ethnique servirait aussi à Israël de ̏tampon ̋ naturel à la fois contre les forces islamistes sunnites et chiites ». Ironiquement, tandis que les forces islamistes constituent la principale menace contre l’état juif, voilà Tel Aviv qui apporte secrètement son soutien aux islamistes de l’Armée Syrienne Libre (ASL).

Rencontre à huis clos au Département d’Etat américain.

Une rencontre au plus haut niveau du Département d’Etat s’est tenue en mai avec des membres de l’opposition kurde syrienne. Y participaient : des représentants du Conseil National Kurde (CNK), Robert Stephen Ford, le dernier ambassadeur américain en Syrie (qui a joué un rôle-clé dans l’acheminement d’aide aux rebelles), de même que Frederic C.Hof, un ancien partenaire en affaires de Richard Armitage, qui assure actuellement les fonctions de « coordinateur spécial sur la Syrie ». La délégation a également rencontré le secrétaire d’Etat adjoint pour les questions du Proche Orient, Jeffrey Feltman.

Frederic C. Hof, Robert Stephen Ford et Jeffrey Feltman sont au Secrétariat d’Etat les conseillers politiques essentiels sur la Syrie, et entretiennent des liens étroits avec l’Armée Syrienne Libre (ASL) et le Conseil National Syrien (CNS).

Les déclarations publiques du leader du CNK Sherkoh Abbas à la veille de cette rencontre suggèrent qu’ont été discutés l’éclatement politique de la République Arabe Syrienne selon une délimitation ethnique et religieuse, tout comme la création d’un « Kurdistan indépendant ». « Le porte-parole du Département d’Etat, Mark Toner, a défini le but de la rencontre comme s’inscrivant dans les « efforts en cours … pour aider l’opposition [kurde] syrienne à construire une opposition plus cohérente contre Assad ». Le leader du CNK en a appelé à Washington pour soutenir la création d’un état kurde séparé consistant en « une région autonome en Syrie, se joignant au gouvernement régional kurde en Irak – lequel est frontalier de la région kurde en Syrie, ou peut-être même un état kurde plus vaste [le Grand Kurdistan].

Les Kurdes, dans l’ensemble du Kurdistan, aspirent au droit de former un état kurde indépendant. Nous ne pouvons atteindre ce but tant chéri qu’avec l’aide des démocraties occidentales, et avant tout des USA », a affirmé Sherkoh Abbas (Syrie : un choix alternatif, Ekurd.net, 22 mai 2012). Il vaut la peine de noter, sous cet aspect, que la création d’un « Grand Kurdistan » a été envisagée depuis plusieurs années par le Pentagone comme constitutive d’un « plan plus vaste pour remodeler le Moyen-Orient ».

Cette option, qui semble improbable dans le futur proche, irait contre les intérêts de la Turquie, un allié constant à la fois des USA et d’Israël. Un autre scenario, envisagé par Ankara, consisterait dans l’annexion par la Turquie du Kurdistan syrien.

Le « Grand Kurdistan » inclurait des portions de l’Iran, de la Syrie, de l’Irak et de la Turquie, comme il est envisagé dans la remarquable carte du « Nouveau Moyen-Orient » par le Colonel Ralph Peters, qui a enseigné à l’académie militaire américaine.

Bien que la carte, publiée dans le Journal des Forces Armées en juin 2006, ne reflète pas officiellement la doctrine du Pentagone, elle a été utilisée lors d’un programme d’entraînement à l’Institut de la Défense de l’OTAN pour des officiers supérieurs. Elle a probablement été en usage à l’Académie Militaire Nationale de même que dans des cercles de programmation militaire."
Michel Chossudovsky http://www.voxnr.com/
[b]notes :[/b]

Contributeur occasionnel du Monde diplomatique, Michel Chossudovsky est le directeur du Centre de recherche sur la mondialisation, un site internet consacré aux enjeux de « la guerre au terrorisme » et les conflits du Moyen-Orient. Son livre Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (The Globalization of Poverty and the New World Order) a été traduit en onze langues.

source :
http://globalresearch.ca/index.php?...
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar OhMonPaïs » 07/07/2012 - 10:45

Un mort-vivant à la conférence de François Hollande (énoooooorme enfumage!!!)

C’était un anonyme dans la foule,

Témoins du chaos qui se déroule,

Reporter, manifestant, secouriste,

Et surtout propagando-fumiste!

Cet homme tué en Syrie,

Preuve de la barbarie,

À participé à la conférence,

Du Bisounours de la France.

François Hollande fait dans le recyclage,

Pas écolo ni bio, juste de l’enfumage,

Tel Lazare les morts se relèvent,

Pour mieux manipuler les brèves.
http://lesmoutonsenrages.fr/2012/07/07/un-mort-vivant-a-la-conference-de-francois-hollande-enoooooorme-enfumage/


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=nSV96m7ZqbI
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 08/07/2012 - 15:56

François Hollande en trois mensonges fondateurs

Ce matin, François Hollande a honoré de sa présence le sommet parisien dit « des Amis de la Syrie », organisé par son ministre Fabius. L’occasion de prendre la parole devant les nations acharnées depuis plus d’un an à renverser le gouvernement syrien, moins pour les droits de l’homme que pour leurs intérêts géostratégiques bien compris.

De l’incantation et du parti pris comme grille d’analyse

L’allocution du président français – élu contre le précédent mais son continuateur à maints égards – a été une bonne synthèse de ce moralisme de bazar (occidental), d’arrogance « citoyenne » et de déni des réalités dérangeantes à quoi semble désormais se réduire le discours politique français, de droite ou de gauche. En voici les « lignes de force » :

« Bachar al-Assad doit partir. C’est ce que veut son peuple. C’est l’intérêt de la Syrie, de ses voisins, et de tous ceux qui veulent la paix dans la région ».

« Une chose est sûre, c’est que le régime ne tiendra pas, sa chute est inéluctable ».

À chaque phrase du président français, un mensonge, un déni de réalité, une » vérité révélée ».

1) Comment Hollande sait-il ce que veut le peuple syrien ? Il a quand même ce peuple, dans des conditions chaotiques, participé à hauteur de 51% aux dernières élections législatives. Et comme l’a rappelé Bachar lui-même dans l’entretien qu’il a accordé au quotidien turc Cumhuriyet, si vraiment le peuple syrien n’avait plus voulu de lui, il n’aurait guère résisté plus longtemps que le Shah d’Iran en 1979, malgré sa garde, ses chars, ses hélicoptères de combat, et l’appui des Russes. En un an et demi, quelques généraux et quelques milliers de soldats – un proche du président aussi, nous y reviendrons – ont fait défection, mais l’appareil d’État est resté à son poste. Il y a certes chaque vendredi des manifestations de l’opposition radicale à direction islamiste mais elles ne rassemblent pas 50 000 personnes sur une population de 23 millions d’habitants.

2) L’intérêt de la Syrie et de la région serait donc que Bachar quitte le pouvoir ? Qui le remplacerait ? L’opposition radicale, son dernier barnum du Caire l’a confirmé une nouvelle fois, est gravement divisée, ne recèle dans ses rangs aucune personnalité capable d’assumer une transition pacifique. Mieux, ou pire, elle n’a aucun contrôle sur l’ASL, pour ne pas parler des bandes plus ou moins djihadistes et complètement autonomes qui ensanglantent le pays. Le renversement de Bachar, c’est le chaos assuré, avec – cette fois ce sera exact -une guerre civile et/ou religieuse qui s’étendrait au Liban, à l’Irak et à la Jordanie voisins, et dans laquelle s’impliquerait probablement l’Iran.

3) Le régime ne tiendra pas ? On entend ça, et de bouches plus « autorisées » que celle de François Hollande, depuis le printemps 2011. Le régime en question peut enregistrer, sous l’effet de la dure pression diplomatique, médiatique et économique, quelques défections, l’édifice résiste. Par patriotisme ou claire conscience qu’il adviendrait si les barbus fanatiques et épurateurs de l’ASL arrivaient à Damas. L’exemple irakien est présent dans bien des mémoires syriennes, quel que soit le degré de bacharisme des Syriens. L’exemple libyen aussi, du reste. L’exemple du Liban d’il y a 20/30 ans aussi sans doute.

De quoi Hollande est l’expression (ou le nom)…

Au fond, les paroles de François Hollande n’expriment rien d’autres que le formatage des élites européennes sur le modèle « atlantiste-social-démocrate (ou libéral) » avec les présupposés idéologiques afférents : révérence de fait vis-à-vis du leadership américain, diplomatie cachant derrière la rhétorique des droits de l’homme de sordides intérêts géostratégiques – qui, en l’occurrence, ne sont même pas ceux de la France ! Et ignorance, crasse et sans doute volontaire, de la complexité des situations : ces gens-là veulent au fond faire entrer la terre entière dans un schéma et dans un slogan concocté par un quelconque BHL, un quelconque Kouchner, un quelconque think tank néoconservateur américain. Ce faisant, ils s’exposent à des déceptions, voire à des ridicules historiques : des Bachar, des Poutine, à côté de ces « communicateurs » sont autant de Richelieu ou de Bismarck. Le combat est inégal !

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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 09/07/2012 - 22:10

Storytelling : l’OTAN réécrit le conflit syrien

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Yossef Bodansky, l’expert israélo-étatsunien qui écrivit l’histoire officielle d’Al Qaida, est de retour. Celui qui expliquait sans rire que Ben Laden était à la fois un agent irakien et iranien, et que Saddam Hussein avait financé les attentats du 11-Septembre, ne travaille plus pour le Congrès US et le département de la Défense, mais pour l’Institut für Strategie- Politik- Sicherheits- und Wirtschaftsberatung (ISPSW) de Berlin, un think tank atlantiste.

Il vient de publier une note sobrement intitulée Réflexions hérétiques, approfondies et mises à jour sur la Syrie. Ce document ne doit pas être lu au premier degré, car son raisonnement se base sur des imputations dénuées de tout fondement. Toutefois, il s’avère très instructif au second degré dès lors qu’on l’appréhende comme un effort de « Storytelling ». Yossef Bodansky n’a rien d’un chercheur et tout d’un scénariste. Il ne tente pas d’analyser ce qui se passe en Syrie, mais d’inventer une nouvelle narration qui permette de justifier aux yeux des masses les politiques de l’OTAN.

Voici les deux principales inventions ineptes du storyteller :
• Téhéran disposerait déjà de la bombe atomique et déploierait une stratégie pour s’emparer de Jérusalem et de la Mecque, puis prendre le contrôle du monde musulman. Conduisant une guerre de l’ombre, l’Iran manipulerait le Hezbollah, le Hamas et les jihadistes contre les Frères musulmans.
• La politique intérieure syrienne serait un jeu d’alliance fluctuantes à deux contre un, (1) les alaouites, druzes et kurdes, contre (2) les sunnites occidentalisés, arméniens et chrétiens orthodoxes, ou (3) les extrémistes sunnites des campagnes et des banlieues pauvres. Ces populations auraient des activités distinctes et vivraient dans des zones distinctes. Damas mènerait une politique de nettoyage ethnique en chassant ou exterminant les extrémistes sunnites des zones où ils seraient minoritaires, comme ce serait le cas à Hama ou Homs.

La fiction écrite par Yossef Bodansky répond à une nécessité stratégique de l’alliance Tel Aviv-Washington. La coalition anti-syrienne s’est constituée autour d’un double objectif : changer le régime pour briser l’Axe de la Résistance (dans l’intérêt d’Israël) et démembrer le pays pour poursuivre le remodelage du Moyen-Orient élargi (dans l’intérêt du Pentagone). Or, après un an de combats, l’évolution sur le terrain montre qu’un renversement de Bachar el-Assad ne profiterait pas à une pseudo-démocratie parlementaire, mais à une dictature religieuse sunnite. Il initierait un mouvement de confiscation du pouvoir par les extrémistes sunnites partout dans la région. À terme, Israël —certes débarrassé de l’Axe de la Résistance— et les États-Unis seraient tous deux confrontés à une masse sunnite ayant atteint un volume critique.

Par conséquent, l’auteur recommande de continuer à soutenir militairement les rebelles de l’Armée syrienne libre pour qu’ils affaiblissent Damas, mais de doser ce soutien de sorte qu’ils ne soient jamais en mesure de renverser le gouvernement Assad (il ne s’agit pas ici de la personne de Bachar el-Assad, mais des forces dont il est issu). Les analyses faussement savantes de Yossef Bodansky ont pour unique fonction de justifier ce niveau de soutien en masquant ses mobiles stratégiques réels : il faut armer l’Armée syrienne libre (pour arrêter les massacres), mais on ne peut pas faire plus (parce que la situation est trop complexe et que l’Iran pourrait faire usage de la bombe atomique). http://www.voltairenet.org
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Re: Les preuves du complot contre la Syrie

Messagepar Pat » 12/07/2012 - 18:15

Syrie : plus de 300 combattants anti-Bachar prêts à déposer les armes

Syrie : plus de 300 combattants anti-Bachar prêts à déposer les armes dans géopolitique free_syrian_army-300x204Selon l’agence catholique en ligne Fides, plus de 300 combattants des différentes factions armées de l’opposition syrienne à Homs ont accepté de déposer les armes, de se placer sous la protection du Comité populaire interreligieux Mussalaha et de continuer une « opposition politique non armée ». Tel est le résultat d’un accord historique promu par le mouvement Mussalaha (Réconciliation) né spontanément au sein de la société civile syrienne qui jouit de la confiance de toutes les parties en cause, de familles, de clans, de communautés diverses, de secteurs du gouvernement et de l’opposition armée.

Les quelques 300 combattants sont pour la plupart des jeunes qui se trouvaient barricadés dans les différentes ruelles de la vieille ville d’Homs telles que Khalidiye, Jouret al shiyah, Qarabis, Hamidiyah, Bustan Diwan et leurs alentours, encore actuellement assiégées par les forces de l’armée syrienne. Dans l’ensemble, on estime que les combattants armés se trouvant à l’intérieur de la vieille ville seraient plus de 1.000. http://www.nationspresse.info/
Lire la suite http://www.fides.org/aree/news/newsdet. ... 95&lan=fra
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