La dette
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Mesures de restriction
Rappelez-vous, c'était il n'y a pas si longtemps ; on en parle à Sarkoman ?
Objet : mesures de restrictions
1) "Les finances publiques doivent être saines,
2) le budget doit être équilibré,
3) la dette publique doit être réduite,
4) l'arrogance de l'administration doit être combattue et contrôlée, et
5) l'aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite.
La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique. "
Cicéron - 55 AVANT JÉSUS CHRIST
Objet : mesures de restrictions
1) "Les finances publiques doivent être saines,
2) le budget doit être équilibré,
3) la dette publique doit être réduite,
4) l'arrogance de l'administration doit être combattue et contrôlée, et
5) l'aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite.
La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique. "
Cicéron - 55 AVANT JÉSUS CHRIST
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"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter
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Re: La dette
La Sécurité Sociale ? Non, il faut dire la CADES :
http://ladettedelafrance.blogspot.com/2 ... cades.html
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Re: La dette
Analyse trés trés pertinente !
C'est pire que ça !
" La paix était, avec la cessation du trafic des esclaves, le principal bienfait apporté par la colonisation française ..."
Lieutenant Jean Périé (9eDivision d'Infanterie Coloniale)-"Administrateur des colonies, non repenti."-éd."la pensée universelle"1994.
"Il a fallu partir pour l'exil dans le pays que j'ai choisi, mon pays : LA FRANCE."
Saïd Benaïssa BOUALAM-"mon pays, la France"-éd.FRANCE-EMPIRE-1962
Un grand français ! Sur Nations Presse Info.


Lieutenant Jean Périé (9eDivision d'Infanterie Coloniale)-"Administrateur des colonies, non repenti."-éd."la pensée universelle"1994.
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Re: La dette
La dette publique française
La question de la dette publique est redevenue d’actualité avec la privatisation des dettes du secteur bancaire. Nos politiques, qui n’ont pas voulu agir réellement contre les intérêts financiers, ont tout simplement transvasé les dettes bancaires vers la dette publique.
Comme nous allons le voir, ce n’est pas la première fois qu’une crise financière produit une montée des dettes publiques ; c’est même devenu une tradition en Europe et en France depuis les années 70. Mais il est probable que le système arrive désormais à ses limites, tout du moins en Europe, continent qui n’a pas la planche à billet universelle du dollar.
André Jacques Holbecq vient de mettre en ligne un graphique représentant l’évolution du solde budgétaire français depuis 1973, c’est-à-dire depuis que l’émission monétaire a été privatisée.
Ce graphique différencie les dépenses globales du budget de l’Etat et le coût des intérêts que nous payons chaque année à cause de l’emprunt sur les marchés financiers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce graphique résume toute l’hypocrisie ou l’ignorance qui tourne autour de cette question.

Car, contrairement à ce qui est asséné constamment dans les médias mainstream, la dette publique de notre pays n’est pas le fruit d’une dépense excessive liée à une gabegie de l’Etat, mais elle est plutôt le résultat d’un surendettement volontairement provoqué.
En effet, comment ne pas penser que ce surendettement n’a pas été le fruit d’une stratégie volontaire de la part d’une partie du personnel politique français ? Ne pouvant imposer leur dogme quasi théocratique de la malveillance naturelle de l’Etat providence, les néolibéraux ont usé de la stratégie de l’usure sur le long terme.
En produisant de la dette, vous justifiez a posteriori le démantèlement de l’Etat, en oubliant de préciser d’où venait la dette et pourquoi l’on a volontairement privatisé l’instrument monétaire. Et les périodes de déficit budgétaire sont souvent venues dans des périodes où la droite était au pouvoir : il suffit de regarder le graphique pour s’en convaincre. Et la période actuelle est emblématique, Sarkozy battant tout les records en matière de déséquilibre budgétaire.
dette07062010graphique1m.png
Le graphique est assez explicite, en tout cas, et on peut également remarquer que les périodes de creusement de la dette publique sont les périodes où des crises monétaires se sont déclenchées. Ainsi, l’attaque contre le Système monétaire européen, en 1992, a produit une explosion des déficits. Je rappelle qu’à l’époque, Edouard Balladur et les élites françaises [soutenaient] le maintien du franc dans le SME.
Ce fut la période dite de la politique du franc fort. Une politique qui provoqua une puissante montée du chômage et un fort déclin industriel, dont nous payons toujours le prix aujourd’hui. Le lien entre le déficit public et le déclin industriel [tenant à] la baisse des rentrées fiscales, provoquée par la contraction de l’activité économique.
Au final, ce graphique très important montre que, globalement, sans les intérêts de la dette publique, les budgets auraient varié autour de l’équilibre dans la période 1973-2010.
L’idée d’un Etat qui serait déficitaire uniquement à cause de ses dépenses de fonctionnement et de ses fonctionnaires surpayés, relève donc de l’escroquerie intellectuelle. Il s’agit d’une propagande que les néolibéraux n’ont cessé de répandre, pour justifier des politiques de réorientation des flux monétaires vers les hauts revenus.
Il faudrait d’ailleurs rappeler que les fonctionnaires consomment et payent des impôts comme tout le monde, qu’ils participent donc globalement à la demande intérieure et que bon nombre d’activités du secteur privé disparaîtraient sans les méchants fonctionnaires. Sans parler de ces entreprises privées qui dépendent en grande partie des commandes publiques ; il y a beaucoup d’hypocrisie dans ce genre de raisonnements, de toute façon.
Comment réduire la dette ?
Le plus simple serait bien évidement de répudier la dette actuelle, purement et simplement.
Après tout, celle-ci n’est elle pas le fruit d’une privatisation de l’instrument monétaire ?
N’est elle pas également le fruit de la construction de la monnaie unique qui, par ses absurdités endogènes, a produit des déséquilibres macro-économiques conduisant à creuser la dette publique ?
Le problème, avec la répudiation, est qu’elle entraînerait une défiance totale sur la possibilité de l’Etat d’emprunter à l’étranger ; en effet, qui voudrait prêter à un Etat qui ne respecte pas ses dettes ?
Bien sûr, sur le plan intérieur, le fait de ne pas pouvoir emprunter sur les marchés ne pose pas de problème. On reviendrait à la création monétaire nationale, comme ce fut le cas pendant toute la période des Trente Glorieuses.
Le problème est autrement plus épineux par rapport à l’étranger ; en effet, grâce aux efforts des néolibéraux, la France est devenu une nation fortement dépendante de ses importations. Nous avons désormais un déficit commercial structurel, construit par la conjonction d’une politique monétaire absurde, celle de l’euro, et une politique de libre-échange autodestructeur de notre tissu industriel.
Il est donc important, à cause de cette dépendance [aux] importations, de toujours garder la possibilité d’emprunt vis-à-vis de l’étranger. Une rupture brutale de la confiance étrangère dans la dette française produirait une impossibilité d’emprunt, qui contraindrait l’Etat à restreindre de façon trop abrupte les importations.
Un gouvernement bien intentionné devra, bien sûr, faire du retour à une plus grande indépendance industrielle sa priorité. Mais cette contrainte extérieure existe et ne doit pas être négligée, sous peine de produire des catastrophes et des pénuries de certaines denrées dont nous sommes stupidement devenus importateurs.
Une bonne politique économique doit orienter l’économie de façon douce et non brutale ; le protectionnisme, les dévaluations et l’effacement des dettes doivent donc se faire progressivement, de façon à réorienter petit à petit l’appareil productif, ou à le reconstruire le cas échéant.
La méthode d’effacement de la dette la plus raisonnable, est donc celle qui consiste à monétiser progressivement celle-ci. Il faut oublier l’idée de l’effacer par la réduction des dépenses ; nous avons déjà vu que ce type d’action ne peut mener qu’à la déflation et à la dépression. Et donc, au final, à l’aggravation de la dette publique.
La méthode de André Jacques Holbecq est la plus raisonnable, elle consiste à monétiser petit à petit, sur une longue période, une partie de la dette publique, pour en réduire la taille et les intérêts, sans provoquer une contraction de la masse monétaire. Cette substitution ne produira pas d’inflation, puisqu’en réalité elle n’augmente pas la masse monétaire en circulation, elle ne fait que changer une émission de monnaie privée, donc émise avec intérêt, par de la monnaie publique sans intérêt.
Bien sûr, cela risque de démolir les arguments massues qui servent à légitimer les attaques contre les systèmes publics, donc ce type de solution ne risque pas d’être plébiscité par les idéologues néolibéraux.
La contrainte extérieure, elle, sera évitée, car le processus sera relativement lent au yeux du marché, [qui] oublie très vite pour peu que l’on soit assez discret.
Il ne faut pas avoir peur de ces mécaniques, elles ont déjà été employées après guerre et heureusement, puisque, sans cela, les dettes de guerre auraient écrasé toute possibilité de reconstruction.
Quand à l’inflation, il faut rappeler que si celle-ci est bien utilisée, elle peut permettre de réorienter les revenus du capital vers le travail, ce qui ne serait pas une mauvaise chose si l’on en croit les évolutions de ces 20 dernières années de basse inflation. C’est bien évidement la crainte absolue des rentiers et des actionnaires, qui feront tout pour empêcher le retour de l’inflation et de la hausse des salaires et cela, même si cela conduisait la civilisation à l’extinction.
Le Bon Dosage
La question de la dette publique est redevenue d’actualité avec la privatisation des dettes du secteur bancaire. Nos politiques, qui n’ont pas voulu agir réellement contre les intérêts financiers, ont tout simplement transvasé les dettes bancaires vers la dette publique.
Comme nous allons le voir, ce n’est pas la première fois qu’une crise financière produit une montée des dettes publiques ; c’est même devenu une tradition en Europe et en France depuis les années 70. Mais il est probable que le système arrive désormais à ses limites, tout du moins en Europe, continent qui n’a pas la planche à billet universelle du dollar.
André Jacques Holbecq vient de mettre en ligne un graphique représentant l’évolution du solde budgétaire français depuis 1973, c’est-à-dire depuis que l’émission monétaire a été privatisée.
Ce graphique différencie les dépenses globales du budget de l’Etat et le coût des intérêts que nous payons chaque année à cause de l’emprunt sur les marchés financiers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce graphique résume toute l’hypocrisie ou l’ignorance qui tourne autour de cette question.

Car, contrairement à ce qui est asséné constamment dans les médias mainstream, la dette publique de notre pays n’est pas le fruit d’une dépense excessive liée à une gabegie de l’Etat, mais elle est plutôt le résultat d’un surendettement volontairement provoqué.
En effet, comment ne pas penser que ce surendettement n’a pas été le fruit d’une stratégie volontaire de la part d’une partie du personnel politique français ? Ne pouvant imposer leur dogme quasi théocratique de la malveillance naturelle de l’Etat providence, les néolibéraux ont usé de la stratégie de l’usure sur le long terme.
En produisant de la dette, vous justifiez a posteriori le démantèlement de l’Etat, en oubliant de préciser d’où venait la dette et pourquoi l’on a volontairement privatisé l’instrument monétaire. Et les périodes de déficit budgétaire sont souvent venues dans des périodes où la droite était au pouvoir : il suffit de regarder le graphique pour s’en convaincre. Et la période actuelle est emblématique, Sarkozy battant tout les records en matière de déséquilibre budgétaire.
dette07062010graphique1m.png
Le graphique est assez explicite, en tout cas, et on peut également remarquer que les périodes de creusement de la dette publique sont les périodes où des crises monétaires se sont déclenchées. Ainsi, l’attaque contre le Système monétaire européen, en 1992, a produit une explosion des déficits. Je rappelle qu’à l’époque, Edouard Balladur et les élites françaises [soutenaient] le maintien du franc dans le SME.
Ce fut la période dite de la politique du franc fort. Une politique qui provoqua une puissante montée du chômage et un fort déclin industriel, dont nous payons toujours le prix aujourd’hui. Le lien entre le déficit public et le déclin industriel [tenant à] la baisse des rentrées fiscales, provoquée par la contraction de l’activité économique.
Au final, ce graphique très important montre que, globalement, sans les intérêts de la dette publique, les budgets auraient varié autour de l’équilibre dans la période 1973-2010.
L’idée d’un Etat qui serait déficitaire uniquement à cause de ses dépenses de fonctionnement et de ses fonctionnaires surpayés, relève donc de l’escroquerie intellectuelle. Il s’agit d’une propagande que les néolibéraux n’ont cessé de répandre, pour justifier des politiques de réorientation des flux monétaires vers les hauts revenus.
Il faudrait d’ailleurs rappeler que les fonctionnaires consomment et payent des impôts comme tout le monde, qu’ils participent donc globalement à la demande intérieure et que bon nombre d’activités du secteur privé disparaîtraient sans les méchants fonctionnaires. Sans parler de ces entreprises privées qui dépendent en grande partie des commandes publiques ; il y a beaucoup d’hypocrisie dans ce genre de raisonnements, de toute façon.
Comment réduire la dette ?
Le plus simple serait bien évidement de répudier la dette actuelle, purement et simplement.
Après tout, celle-ci n’est elle pas le fruit d’une privatisation de l’instrument monétaire ?
N’est elle pas également le fruit de la construction de la monnaie unique qui, par ses absurdités endogènes, a produit des déséquilibres macro-économiques conduisant à creuser la dette publique ?
Le problème, avec la répudiation, est qu’elle entraînerait une défiance totale sur la possibilité de l’Etat d’emprunter à l’étranger ; en effet, qui voudrait prêter à un Etat qui ne respecte pas ses dettes ?
Bien sûr, sur le plan intérieur, le fait de ne pas pouvoir emprunter sur les marchés ne pose pas de problème. On reviendrait à la création monétaire nationale, comme ce fut le cas pendant toute la période des Trente Glorieuses.
Le problème est autrement plus épineux par rapport à l’étranger ; en effet, grâce aux efforts des néolibéraux, la France est devenu une nation fortement dépendante de ses importations. Nous avons désormais un déficit commercial structurel, construit par la conjonction d’une politique monétaire absurde, celle de l’euro, et une politique de libre-échange autodestructeur de notre tissu industriel.
Il est donc important, à cause de cette dépendance [aux] importations, de toujours garder la possibilité d’emprunt vis-à-vis de l’étranger. Une rupture brutale de la confiance étrangère dans la dette française produirait une impossibilité d’emprunt, qui contraindrait l’Etat à restreindre de façon trop abrupte les importations.
Un gouvernement bien intentionné devra, bien sûr, faire du retour à une plus grande indépendance industrielle sa priorité. Mais cette contrainte extérieure existe et ne doit pas être négligée, sous peine de produire des catastrophes et des pénuries de certaines denrées dont nous sommes stupidement devenus importateurs.
Une bonne politique économique doit orienter l’économie de façon douce et non brutale ; le protectionnisme, les dévaluations et l’effacement des dettes doivent donc se faire progressivement, de façon à réorienter petit à petit l’appareil productif, ou à le reconstruire le cas échéant.
La méthode d’effacement de la dette la plus raisonnable, est donc celle qui consiste à monétiser progressivement celle-ci. Il faut oublier l’idée de l’effacer par la réduction des dépenses ; nous avons déjà vu que ce type d’action ne peut mener qu’à la déflation et à la dépression. Et donc, au final, à l’aggravation de la dette publique.
La méthode de André Jacques Holbecq est la plus raisonnable, elle consiste à monétiser petit à petit, sur une longue période, une partie de la dette publique, pour en réduire la taille et les intérêts, sans provoquer une contraction de la masse monétaire. Cette substitution ne produira pas d’inflation, puisqu’en réalité elle n’augmente pas la masse monétaire en circulation, elle ne fait que changer une émission de monnaie privée, donc émise avec intérêt, par de la monnaie publique sans intérêt.
Bien sûr, cela risque de démolir les arguments massues qui servent à légitimer les attaques contre les systèmes publics, donc ce type de solution ne risque pas d’être plébiscité par les idéologues néolibéraux.
La contrainte extérieure, elle, sera évitée, car le processus sera relativement lent au yeux du marché, [qui] oublie très vite pour peu que l’on soit assez discret.
Il ne faut pas avoir peur de ces mécaniques, elles ont déjà été employées après guerre et heureusement, puisque, sans cela, les dettes de guerre auraient écrasé toute possibilité de reconstruction.
Quand à l’inflation, il faut rappeler que si celle-ci est bien utilisée, elle peut permettre de réorienter les revenus du capital vers le travail, ce qui ne serait pas une mauvaise chose si l’on en croit les évolutions de ces 20 dernières années de basse inflation. C’est bien évidement la crainte absolue des rentiers et des actionnaires, qui feront tout pour empêcher le retour de l’inflation et de la hausse des salaires et cela, même si cela conduisait la civilisation à l’extinction.
Le Bon Dosage
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Re: La dette
Déficits : la Cour des Comptes tire la sonnette d'alarme
Les finances publiques de la France se sont sérieusement aggravées et il faut d'« urgence » prendre des mesures pour résorber le déficit, en réduisant les dépenses et en augmentant les prélèvements obligatoires, estime la Cour des Comptes dans un rapport publié hier.
C'est un constat alarmiste qu'a dressé son premier président, Didier Migaud, en présentant le premier rapport sur les finances publiques de la France depuis le décès de son prédécesseur, Philippe Séguin, en janvier : « Si la gravité du mal dont nos finances publiques sont atteintes est de longue date chronique, ce mal a franchi un nouveau stade ».
Le déficit public (État, collectivités locales, comptes sociaux) a en effet atteint un record l'an dernier, à 7,5 % du produit intérieur brut (PIB) et devrait être encore plus élevé cette année, à 8 % du PIB.
La dette publique a suivi le même chemin, puisqu'elle s'élève désormais à 78,1 % du PIB, un record historique.
La forte hausse des déficits est certes imputable à la récession. Mais la crise et les mesures de relance n'expliquent qu'un tiers du déficit global, selon la Cour des Comptes.
Il y a bien eu en parallèle « un relâchement de la maîtrise des dépenses publiques », a relevé Didier Migaud. Pour la cour, il y a désormais « urgence à prendre des mesures immédiates sauf à hypothéquer notre indépendance et notre souveraineté ».
Pour parvenir à ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2013 comme il s'y est engagé, le gouvernement entend trouver 100 milliards d'euros d'ici trois ans, via la réduction des dépenses et une hausse des recettes. Mais il s'appuie sur une perspective de croissance de 2,5 % par an à partir de 2011, jugée « très optimiste » par la Cour des Comptes.
Le Courrier de l'Ouest du 24 juin 2010
Les finances publiques de la France se sont sérieusement aggravées et il faut d'« urgence » prendre des mesures pour résorber le déficit, en réduisant les dépenses et en augmentant les prélèvements obligatoires, estime la Cour des Comptes dans un rapport publié hier.
C'est un constat alarmiste qu'a dressé son premier président, Didier Migaud, en présentant le premier rapport sur les finances publiques de la France depuis le décès de son prédécesseur, Philippe Séguin, en janvier : « Si la gravité du mal dont nos finances publiques sont atteintes est de longue date chronique, ce mal a franchi un nouveau stade ».
Le déficit public (État, collectivités locales, comptes sociaux) a en effet atteint un record l'an dernier, à 7,5 % du produit intérieur brut (PIB) et devrait être encore plus élevé cette année, à 8 % du PIB.
La dette publique a suivi le même chemin, puisqu'elle s'élève désormais à 78,1 % du PIB, un record historique.
La forte hausse des déficits est certes imputable à la récession. Mais la crise et les mesures de relance n'expliquent qu'un tiers du déficit global, selon la Cour des Comptes.
Il y a bien eu en parallèle « un relâchement de la maîtrise des dépenses publiques », a relevé Didier Migaud. Pour la cour, il y a désormais « urgence à prendre des mesures immédiates sauf à hypothéquer notre indépendance et notre souveraineté ».
Pour parvenir à ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2013 comme il s'y est engagé, le gouvernement entend trouver 100 milliards d'euros d'ici trois ans, via la réduction des dépenses et une hausse des recettes. Mais il s'appuie sur une perspective de croissance de 2,5 % par an à partir de 2011, jugée « très optimiste » par la Cour des Comptes.
Le Courrier de l'Ouest du 24 juin 2010
Re: La dette
Hier soir j'ai vu ça au journal 1535 milliards de dettes

Re: La dette
Pat a écrit :sauf à hypothéquer notre indépendance et notre souveraineté ».
Et si c'était justement le but de ces gens?
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: La dette
Miroir a écrit :Pat a écrit :sauf à hypothéquer notre indépendance et notre souveraineté ».
Et si c'était justement le but de ces gens?
Une partie de notre déficit ormis l'incompétence de nos dirigeants provient de la volonté de plaire au FMI, à l'OMC et autres organisations internationales;
Une des preuves est le charcutage de notre législation qui supprime tout ce qui ressemble de près ou de loin à l'ombre de protectionnisme !
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supergaulois
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Re: La dette
Yann a écrit :Hier soir j'ai vu ça au journal 1535 milliards de dettes![]()
et tu dis merci qui, l'ump-ps avec sa magnifique gestion depuis 30 ans

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Re: La dette
supergaulois a écrit :Yann a écrit :Hier soir j'ai vu ça au journal 1535 milliards de dettes![]()
et tu dis merci qui, l'ump-ps avec sa magnifique gestion depuis 30 ans
Ils s'en foutent, ce n'est pas eux qui payent ! ! ! !
" La paix était, avec la cessation du trafic des esclaves, le principal bienfait apporté par la colonisation française ..."
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"Il a fallu partir pour l'exil dans le pays que j'ai choisi, mon pays : LA FRANCE."
Saïd Benaïssa BOUALAM-"mon pays, la France"-éd.FRANCE-EMPIRE-1962
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Lieutenant Jean Périé (9eDivision d'Infanterie Coloniale)-"Administrateur des colonies, non repenti."-éd."la pensée universelle"1994.
"Il a fallu partir pour l'exil dans le pays que j'ai choisi, mon pays : LA FRANCE."
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Re: La dette
La dette de la France : une conséquence du capitalisme financier et de l'Euro
Un homme politique radical socialiste avait déclaré un jour : « il n'y a aucun problème qu'une absence de solutions ne résoud pas ».
S'il est un domaine pour lequel cette phrase devient fausse est bien sûr le problème de la dette ou alors il faut accepter sans état d'âme de faire défaut avec toutes les conséquences de non crédibilité qui en résulteraient pour la France. Jacques Attali a écrit un livre sur ce thème. On a affaire à une œuvre savante où en conclusion il revient à son obsession pour ne pas dire fanatisme européiste cher aux « élites» qui conçoivent l'avenir pour les autres. On a d'ailleurs inventé l'expression en ce qui concerne l'Europe « sortir par le haut ». Il est vrai que cela résonne mieux que de dire « sortir par le bas ». On retrouve le moteur à deux temps de la pensée européiste. Quand cela va bien, c'est grâce à l'Europe. Quand cela va mal, il faut plus d'Europe. La certitude européiste ne connaît pas le doute. Avant toute chose, il faut relativiser une dette publique qui n'est qu'une circulation d'argent de ceux qui en ont trop. Quand l'Etat rembourse on enrichit les créanciers qui peuvent de nouveau relancer l'économie (surtout quand les créanciers sont des nationaux). De plus, il existe un chassé-croisé entre les dettes nationales. La France est débitrice pour certaines et créancière pour d'autres dettes.
Nous allons maintenant expliquer pourquoi la dette actuelle est due essentiellement au capitalisme financier (système économique de la mondialisation actuelle) et à la mise en place de l'Euro.
Il existe plusieurs façons de rembourser une dette : l'inflation (toujours au bénéfice des débiteurs au détriment des créanciers), la croissance, les impôts, la création monétaire, l'arme atomique étant faire défaut (ce qui a existé de nombreuses fois dans l'histoire économique), l'emprunt étant moins un financement puisqu'il peut même alourdir la dette, d'autant plus que le taux d'intérêt est supérieur au taux de croissance.
Ces sources de financement ont été très fortement contrariées par le capitalisme financier et la mise en place de l'Euro. La mondialisation a de façon prodigieuse fait diminuer les recettes par impôts : les délocalisations sont autant d'emplois détruits, donc de salariés ne payant plus d'impôts et qu'il faut de plus indemniser par des allocations. Le capitalisme financier a créé une répartition du PIB au désavantage des salaires. Ces derniers, comprimés, ne peuvent donc dégager des recettes fiscales suffisantes. Les contribuables les plus riches quant à eux sont protégés par le bouclier fiscal quand ils ne pratiquent pas l'évasion fiscale (en partant à l'étranger par exemple). Le capitalisme financier crée donc un cadre institutionnel guère favorable au remboursement d'une dette aussi bien privée que publique. Il a de plus généré une croissance très faible dans les pays européens dont la France.
L'Euro n'a fait qu'accentuer les effets néfastes de la mondialisation. La BCE n'a fait que lutter contre l'inflation (propice pour rembourser une dette) avec comme outil un taux d'intérêt élevé néfaste pour la croissance. Le politique de l'Euro fort sous le diktat allemand n'a fait qu'accélérer les délocalisations (donc moins de recettes) tout en comprimant les exportations et favorisant les importations (allemandes ou autres). Lorsque les européistes expliquent qu'on ne peut sortir de l'Euro car cela ferait monter les taux d'intérêt pour l'emprunt, ils font fi de tous les autres aspects négatifs de la mise en place de l'Euro.
De plus, sous le diktat allemand de la BCE et sa phobie de l'inflation, on ne peut plus monétiser la dette, c'est-à-dire financer par création monétaire. De toute façon, en sortant de l'Euro, le recours à l'emprunt sur les marchés internationaux sera moins une nécessité et la France serait à l'abri de l'augmentation des taux d'intérêt. La France a toujours eu un taux d'épargne élevé et le mieux sera de faire appel aux nationaux. En remboursant la dette, on enrichit les nationaux. On ne fait que se rembourser soi-même. On revient donc à cette idée énoncée au début de l'article : une dette n'est qu'une circulation d'argent entre différents agents. Il n'y a donc pas d'appauvrissement général.
Nous donnerons donc à propos de la dette de la France la même réponse que propose Alain Cotta pour l'économie de la France : « sortir de l'Euro ou mourir à petit feu ». Il faut aussi sortir du capitalisme financier actuel pour redéfinir un capitalisme social de nouveau favorable à la croissance des pays européens et à la ré-industrialisation de la France.
Patrice GROS-SUAUDEAU
Statisticien-économiste
Un homme politique radical socialiste avait déclaré un jour : « il n'y a aucun problème qu'une absence de solutions ne résoud pas ».
S'il est un domaine pour lequel cette phrase devient fausse est bien sûr le problème de la dette ou alors il faut accepter sans état d'âme de faire défaut avec toutes les conséquences de non crédibilité qui en résulteraient pour la France. Jacques Attali a écrit un livre sur ce thème. On a affaire à une œuvre savante où en conclusion il revient à son obsession pour ne pas dire fanatisme européiste cher aux « élites» qui conçoivent l'avenir pour les autres. On a d'ailleurs inventé l'expression en ce qui concerne l'Europe « sortir par le haut ». Il est vrai que cela résonne mieux que de dire « sortir par le bas ». On retrouve le moteur à deux temps de la pensée européiste. Quand cela va bien, c'est grâce à l'Europe. Quand cela va mal, il faut plus d'Europe. La certitude européiste ne connaît pas le doute. Avant toute chose, il faut relativiser une dette publique qui n'est qu'une circulation d'argent de ceux qui en ont trop. Quand l'Etat rembourse on enrichit les créanciers qui peuvent de nouveau relancer l'économie (surtout quand les créanciers sont des nationaux). De plus, il existe un chassé-croisé entre les dettes nationales. La France est débitrice pour certaines et créancière pour d'autres dettes.
Nous allons maintenant expliquer pourquoi la dette actuelle est due essentiellement au capitalisme financier (système économique de la mondialisation actuelle) et à la mise en place de l'Euro.
Il existe plusieurs façons de rembourser une dette : l'inflation (toujours au bénéfice des débiteurs au détriment des créanciers), la croissance, les impôts, la création monétaire, l'arme atomique étant faire défaut (ce qui a existé de nombreuses fois dans l'histoire économique), l'emprunt étant moins un financement puisqu'il peut même alourdir la dette, d'autant plus que le taux d'intérêt est supérieur au taux de croissance.
Ces sources de financement ont été très fortement contrariées par le capitalisme financier et la mise en place de l'Euro. La mondialisation a de façon prodigieuse fait diminuer les recettes par impôts : les délocalisations sont autant d'emplois détruits, donc de salariés ne payant plus d'impôts et qu'il faut de plus indemniser par des allocations. Le capitalisme financier a créé une répartition du PIB au désavantage des salaires. Ces derniers, comprimés, ne peuvent donc dégager des recettes fiscales suffisantes. Les contribuables les plus riches quant à eux sont protégés par le bouclier fiscal quand ils ne pratiquent pas l'évasion fiscale (en partant à l'étranger par exemple). Le capitalisme financier crée donc un cadre institutionnel guère favorable au remboursement d'une dette aussi bien privée que publique. Il a de plus généré une croissance très faible dans les pays européens dont la France.
L'Euro n'a fait qu'accentuer les effets néfastes de la mondialisation. La BCE n'a fait que lutter contre l'inflation (propice pour rembourser une dette) avec comme outil un taux d'intérêt élevé néfaste pour la croissance. Le politique de l'Euro fort sous le diktat allemand n'a fait qu'accélérer les délocalisations (donc moins de recettes) tout en comprimant les exportations et favorisant les importations (allemandes ou autres). Lorsque les européistes expliquent qu'on ne peut sortir de l'Euro car cela ferait monter les taux d'intérêt pour l'emprunt, ils font fi de tous les autres aspects négatifs de la mise en place de l'Euro.
De plus, sous le diktat allemand de la BCE et sa phobie de l'inflation, on ne peut plus monétiser la dette, c'est-à-dire financer par création monétaire. De toute façon, en sortant de l'Euro, le recours à l'emprunt sur les marchés internationaux sera moins une nécessité et la France serait à l'abri de l'augmentation des taux d'intérêt. La France a toujours eu un taux d'épargne élevé et le mieux sera de faire appel aux nationaux. En remboursant la dette, on enrichit les nationaux. On ne fait que se rembourser soi-même. On revient donc à cette idée énoncée au début de l'article : une dette n'est qu'une circulation d'argent entre différents agents. Il n'y a donc pas d'appauvrissement général.
Nous donnerons donc à propos de la dette de la France la même réponse que propose Alain Cotta pour l'économie de la France : « sortir de l'Euro ou mourir à petit feu ». Il faut aussi sortir du capitalisme financier actuel pour redéfinir un capitalisme social de nouveau favorable à la croissance des pays européens et à la ré-industrialisation de la France.
Patrice GROS-SUAUDEAU
Statisticien-économiste
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Re: La dette
Tiens, tiens, un député UMPS veut durcir l'accès aux soins gratuits ! Un copier-coller du programme national ?
Intéressants les commentaires ! Est-ce que Bourdin le commentera demain ? Mystère !
http://www.rmc.fr/editorial/124247/doit ... ale-detat/
Intéressants les commentaires ! Est-ce que Bourdin le commentera demain ? Mystère !
http://www.rmc.fr/editorial/124247/doit ... ale-detat/
http://www.theatrum-belli.com/
"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter
"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter- JCL31
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Re: La dette
Eniotnar a écrit :Tiens, tiens, un député UMPS veut durcir l'accès aux soins gratuits ! Un copier-coller du programme national ?
Intéressants les commentaires ! Est-ce que Bourdin le commentera demain ? Mystère !![]()
http://www.rmc.fr/editorial/124247/doit ... ale-detat/
Je replace pour information le commentaire que j'avais posté sur NPI au sujet de l'AME
Un exemple du Code de l’action sociale et des familles
Chapitre 1er – Droit à l’aide sociale.
Art. L111-2
Les personnes de nationalité étrangère bénéficient dans les conditions propres à chacune de ces
prestations :
- 1° Des prestations d’aide sociale à l’enfance ;
- 2° De l’aide sociale en cas d’admission dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale ou dans un centre
d’accueil pour demandeurs d’asile ;
- 3° De l’aide médicale de l’Etat ;
- 4° Des allocations aux personnes âgées prévues à l’article L. 231-1 à condition qu’elles justifient d’une résidence ininterrompue en France métropolitaine depuis au moins quinze ans avant soixante-dix ans.
Elles bénéficient des autres formes d’aide sociale, à condition qu’elles justifient d’un titre exigé des personnes de nationalité étrangère pour séjourner régulièrement en France.
Pour tenir compte de situations exceptionnelles, il peut être dérogé aux conditions fixées à l’alinéa ci-dessus par
décision du ministre chargé de l’action sociale. Les dépenses en résultant sont à la charge de l’Etat.
Nota : Loi 2002-1576 2002-12-30 finances rectificative pour 2002 art. 57 IV : les dispositions du présent article sont applicables à compter de la date d’entrée en vigueur du décret d’application.
…./….
Titre V : Personnes non bénéficiaires de la couverture maladie universelle
Chapitre Ier : Droit à l’aide médicale de l’Etat.
Art. L251-1
Tout étranger résidant en France de manière ininterrompue depuis plus de trois mois, sans remplir
la condition de régularité mentionnée à l’article L. 380-1 du Code de la sécurité sociale et dont les ressources ne
dépassent pas le plafond mentionné à l’article L. 861-1 de ce code a droit, pour lui-même et les personnes à sa charge
au sens des articles L. 161-14 et L. 313-3 de ce code, à l’aide médicale de l’Etat.
En outre, toute personne qui, ne résidant pas en France, est présente sur le territoire français, et dont l’état de
santé le justifie, peut, par décision individuelle prise par le ministre chargé de l’action sociale, bénéficier de l’aide médicale de l’Etat dans les conditions prévues par l’article L. 252-1. Dans ce cas, la prise en charge des dépenses mentionnées à l’article L. 251-2 peut être partielle.
De même, toute personne gardée à vue sur le territoire français, qu’elle réside ou non en France, peut, si son état
de santé le justifie, bénéficier de l’aide médicale de l’Etat, dans des conditions définies par décret.
Etc … etc …. etc … .
Allez encore une petite de plus histoire d’enfoncer le clou.
Vous êtes Français ? Eh be tant pis pour vous.
Petit guide pratique pour les sans papiers (donc clandestins) pour bénéficier de tous les droits sanitaires par tous les moyens administratifs.
Voilà où passent nos impôts.
A télécharger ici.
C’est à la fois édifiant et aberrant….
http://www.gisti.org/IMG/pdf/np_sans-pap-pas-sans-droits_4.pdf
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
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Re: La dette
656 000 FONCTIONNAIRES EN PLUS
Des révélations effarantes viennent d'être fournies sur les variations du nombre de fonctionnaires. Dans ces chiffres l'on parle des trois gros paquets de fonctionnaires à savoir l'État, les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, de 1998 à 2008 ils ont augmenté de 650 000 ce qui explique évidemment largement la perte de compétitivité de l'économie française.
An 2008 il y a eu une stagnation due en particulier à un léger recul de la fonction publique d'État qui a perdu 70 000 postes grâce notamment au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite mais bien entendu les communautés territoriales ont augmenté leur nombre d'agents.
Ces collectivités territoriales essaient de s'excuser en disant que l'État leur transfère des missions. Elles se gardent bien de dire que ce sont le luxe de leurs dirigeants et faut-il ajouter leur cupidité qui conduisent à l'aggravation du nombre des agents. Également le complet désordre qui règne dans leurs relations réciproques n'est pas pour arranger l'organisation.
Actuellement il y a environ 5 millions 300 000 membres de la fonction publique.
http://www.libeco.net/Libeco_677.htm
Des révélations effarantes viennent d'être fournies sur les variations du nombre de fonctionnaires. Dans ces chiffres l'on parle des trois gros paquets de fonctionnaires à savoir l'État, les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, de 1998 à 2008 ils ont augmenté de 650 000 ce qui explique évidemment largement la perte de compétitivité de l'économie française.
An 2008 il y a eu une stagnation due en particulier à un léger recul de la fonction publique d'État qui a perdu 70 000 postes grâce notamment au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite mais bien entendu les communautés territoriales ont augmenté leur nombre d'agents.
Ces collectivités territoriales essaient de s'excuser en disant que l'État leur transfère des missions. Elles se gardent bien de dire que ce sont le luxe de leurs dirigeants et faut-il ajouter leur cupidité qui conduisent à l'aggravation du nombre des agents. Également le complet désordre qui règne dans leurs relations réciproques n'est pas pour arranger l'organisation.
Actuellement il y a environ 5 millions 300 000 membres de la fonction publique.
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La dette de la France atteint les 1.591 milliards d'euros
.
La dette de la France atteint les 1.591 milliards d'euros
La dette publique de la France a augmenté de 56 milliards d'euros au deuxième trimestre 2010 par rapport au trimestre précédent. Elle atteint désormais 1.591,5 milliards, soit environ 82,9% du PIB à fin juin. Les données publiées jeudi par l'Insee indiquent par ailleurs que ce pourcentage représente une hausse de 2,5 points par rapport à la fin mars 2010 quand la dette au sens de Maastricht s'élevait à 1.535,5 milliards d'euros ou 80,4% du PIB.
Avec la hausse de l'endettement, la dette de l'Etat a augmenté de 43,6 milliards d'euros au deuxième trimestre pour s'élever à 1.249,6 milliards, précise l'Insee dans un communiqué.
Outre la dette de l'Etat, la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (70,9 milliards), des administrations publiques locales (151,4 milliards) et des organismes divers d'administrations centrales (Odac, 119,6 milliards).
Source : Boursier.com
(voir les commentaires).
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La dette de la France atteint les 1.591 milliards d'euros
La dette publique de la France a augmenté de 56 milliards d'euros au deuxième trimestre 2010 par rapport au trimestre précédent. Elle atteint désormais 1.591,5 milliards, soit environ 82,9% du PIB à fin juin. Les données publiées jeudi par l'Insee indiquent par ailleurs que ce pourcentage représente une hausse de 2,5 points par rapport à la fin mars 2010 quand la dette au sens de Maastricht s'élevait à 1.535,5 milliards d'euros ou 80,4% du PIB.
Avec la hausse de l'endettement, la dette de l'Etat a augmenté de 43,6 milliards d'euros au deuxième trimestre pour s'élever à 1.249,6 milliards, précise l'Insee dans un communiqué.
Outre la dette de l'Etat, la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (70,9 milliards), des administrations publiques locales (151,4 milliards) et des organismes divers d'administrations centrales (Odac, 119,6 milliards).
Source : Boursier.com
(voir les commentaires).
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
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Re: La dette
EXCELLENTISSIME, poupette. Tout est dit !
Je vais tenter de le placer sur des fora de gôôôôôôôche !
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"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter
"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter- Tireur_isolé
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Re: La dette
*
_ Un regard plutôt froid et assez lucide, un brin d'outrance caricaturale, aussi...
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
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- Eniotnar
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Re: La dette
Outrance caricaturale ?
Mais, mon Cher Tireur, c'est la loi du marché qui nous dirige aujourd'hui et le peuple chinois a une capacité d'adaptation à toute épreuve, depuis des millénaires !
Tu as bien vu la signature du partenariat Chine/Zambie :
Je te résume : "nous vous pillons vos réserves naturelles et, en échange, nous vous construisons des routes et des immeubles."
Les Chinois vomissent l'assistanat et se méfient des aides financières "sans contrepartie". Ils assimilent cela à de la bêtise.
Certes, leurs échanges commerciaux ne sont pas basés sur la mansuétude, mais sur des résultats pour leur NATION et ils en sont fiers.
Chez nous, la dette africaine est toujours remise à zéro. Préfères-tu cela ?
Mais, mon Cher Tireur, c'est la loi du marché qui nous dirige aujourd'hui et le peuple chinois a une capacité d'adaptation à toute épreuve, depuis des millénaires !
Tu as bien vu la signature du partenariat Chine/Zambie :
Je te résume : "nous vous pillons vos réserves naturelles et, en échange, nous vous construisons des routes et des immeubles."
Les Chinois vomissent l'assistanat et se méfient des aides financières "sans contrepartie". Ils assimilent cela à de la bêtise.
Certes, leurs échanges commerciaux ne sont pas basés sur la mansuétude, mais sur des résultats pour leur NATION et ils en sont fiers.
Chez nous, la dette africaine est toujours remise à zéro. Préfères-tu cela ?
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"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouterRe: La dette
Pat a écrit :656 000 FONCTIONNAIRES EN PLUS
Des révélations effarantes viennent d'être fournies sur les variations du nombre de fonctionnaires. Dans ces chiffres l'on parle des trois gros paquets de fonctionnaires à savoir l'État, les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, de 1998 à 2008 ils ont augmenté de 650 000 ce qui explique évidemment largement la perte de compétitivité de l'économie française.
An 2008 il y a eu une stagnation due en particulier à un léger recul de la fonction publique d'État qui a perdu 70 000 postes grâce notamment au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite mais bien entendu les communautés territoriales ont augmenté leur nombre d'agents.
Ces collectivités territoriales essaient de s'excuser en disant que l'État leur transfère des missions. Elles se gardent bien de dire que ce sont le luxe de leurs dirigeants et faut-il ajouter leur cupidité qui conduisent à l'aggravation du nombre des agents. Également le complet désordre qui règne dans leurs relations réciproques n'est pas pour arranger l'organisation.
Actuellement il y a environ 5 millions 300 000 membres de la fonction publique.
http://www.libeco.net/Libeco_677.htm
Grande découverte que tu viens de faire. Le progrès technique (informatique et amélioration générale du matériel aidant, le nombre de fonctionnaires augmente. Grâce aux régions et départements socialistes pour une grande part.
Si Aubry passe en 2012, il y aura 7 millions de fonctionnaires et 7 millions de chômeurs en 2017.
- Eniotnar
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Re: La dette
Bayard a écrit :Si Aubry passe en 2012, il y aura 7 millions de fonctionnaires et 7 millions de chômeurs en 2017.
Tout à fait, sachant que ces lèche-culs ont déjà pris leurs tickets et sont dans la salle d'attente !
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Re: La dette
Les autorités administratives indépendantes sur la sellette
Elles sont aujourd'hui 42. En voici une liste non exhaustive :
http://www.legifrance.gouv.fr/html/site ... orites.htm
Leur budget cumulé reste relativement limité : 387 millions selon le ministère du Budget, 600 millions selon les deux auteurs du rapport.
http://www.lesechos.fr/economie-politiq ... llette.htm
Elles sont aujourd'hui 42. En voici une liste non exhaustive :
http://www.legifrance.gouv.fr/html/site ... orites.htm
Leur budget cumulé reste relativement limité : 387 millions selon le ministère du Budget, 600 millions selon les deux auteurs du rapport.
http://www.lesechos.fr/economie-politiq ... llette.htm
http://www.theatrum-belli.com/
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. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouterRe: La dette
L'Argent Dette 2 : Promesses Chimériques (LAD2) Paul Grignon 2010 FR intégral
Cette vidéo est longue, mais très très intéressante, pour ceux qui, comme moi, sont un peu paumés côté économie...
http://vimeo.com/8088058
Cette vidéo est longue, mais très très intéressante, pour ceux qui, comme moi, sont un peu paumés côté économie...
http://vimeo.com/8088058
"Condamner l'Immigration de Remplacement ( et ses conséquences) sans jamais dénoncer les Responsables de cette Immigration c'est faire preuve d'inintelligence et de lâcheté !"
Re: La dette
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les banques ne diminuent pas leurs taux d'intérêts pour amoindrir les lourdes conséquences à venir de la dette des Etats.
Ils sont pourtant conscients des risques de guerre encourus... Et, ne seraient pas moins riches !
Si quelqu'un pouvait m'en expliquer la raison ce serait sympa.
Ils sont pourtant conscients des risques de guerre encourus... Et, ne seraient pas moins riches !
Si quelqu'un pouvait m'en expliquer la raison ce serait sympa.
"Condamner l'Immigration de Remplacement ( et ses conséquences) sans jamais dénoncer les Responsables de cette Immigration c'est faire preuve d'inintelligence et de lâcheté !"
Re: La dette
Je te remercie, FN-vite.
C'est très bien ficelé...

"Condamner l'Immigration de Remplacement ( et ses conséquences) sans jamais dénoncer les Responsables de cette Immigration c'est faire preuve d'inintelligence et de lâcheté !"
Re: La dette
Tu te présentes quand neo94600 sans avatar? Le prochain message autre que présentation sera supprimé. Merci!
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