La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

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Pat
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 14/04/2010 - 18:13

Benja, poser la question, c'est-y répondre ! :boundissant:
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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benja
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar benja » 14/04/2010 - 18:20

Donc c'est a jeter ?

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, papapi papapa....
VIVE LE COCHON !
Je ne veux pas manger halal !

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 15/04/2010 - 17:59

Histoire secrète de l’Union européenne 

Première partie : du CFR au Bilderberg
par Thierry Meyssan
Après avoir libéré l’Europe occidentale, en 1945, les États-Unis et le Royaume-Uni décident de la redessiner en créant les États-Unis d’Europe. À coups de millions de dollars, la CIA et le JIC financent les associations pro-européennes pour en faire des instruments de l’endiguement du communisme. Allen Dulles et Joseph Retinger parviennent à créer le Conseil de l’Europe et la CECA, mais échouent à imposer la Communauté européenne de Défense.
C’est en 1922 que le comte Richard de Coudenhove-Kalergi publie son célèbre ouvrage : Pan Europa, un projet [1]. L’aristocrate austro-hongrois, reprenant à son compte les analyses du haut fonctionnaire français Louis Loucheur [2], constate que les guerres modernes exigent des capacités industrielles gigantesques. A contrario, il est donc possible d’éviter un conflit entre grandes puissances en plaçant leurs ressources sous une autorité commune. On peut espérer prévenir une nouvelle guerre entre l’Allemagne et la France en plaçant le charbon allemand et l’acier français sous le contrôle d’une autorité bi-nationale. Poursuivant son raisonnement, cette fois en intégrant les réflexions de Giovanni Agnelli [3] sur le fédéralisme européen comme antidote aux nationalismes revanchards, Coudenhove-Kalergi propose d’aller plus loin en créant des États-Unis d’Europe sur le modèle américain. Dans son esprit, il s’agit aussi de fonder une Europe-puissance, apte à contrebalancer les nouveaux blocs que sont les USA, l’URSS et l’Empire britannique. Son Europe va donc de la France à la Pologne.
En 1926, Coudenhove-Kalergi créé une association, l’Union paneuropéenne, qui tient congrès à Vienne avec plus de 2 000 participants. Son projet est celui d’une coopération pacifique entre États souverains. Il s’oppose à la vision fasciste d’une Europe intégrée par la force où les régions ethniques seraient exaltées et les États-nations détruits. Il emporte le soutien d’une kyrielle d’intellectuels comme Guillaume Apollinaire, Albert Einstein, Sigmund Freud, Thomas Mann, José Ortega y Gasset, Pablo Picasso, Rainer Maria Rilke, Saint John Perse, etc.

C’est le Prix Nobel de la Paix, Aristide Briand [4], qui est élu président de l’Union.
Dans les années trente, le projet est porté politiquement par Aristide Briand et Edouard Herriot. Vingt-six États sont contactés pour adhérer à une Union fédérale européenne. 
Par ailleurs, l’homme d’affaires Jean Monnet, qui fut secrétaire général adjoint de la SDN à sa création, constatant que celle-ci devient de facto une organisation inter gouvernementale européenne, propose d’en faire le cadre de l’Union européenne. 
Malheureusement ces initiatives arrivent trop tard : elles ne résistent pas à la crise de Wall Street et à la montée des périls.

Le projet anglo-états-unien pour l’Europe occidentale
Exilé aux États-Unis à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Richard de Coudenhove-Kalergi entreprend un vaste lobbying afin de convaincre Washington d’imposer une organisation fédérale en Europe, une fois la paix revenue. Ses efforts sont couronnés de succès lorsque son idée est adoptée, courant 1946 [5], par le Council on Foreign Relations (CFR) [6], qui en fait une de ses recommandations au département d’État.
De son côté, l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, dénonce, en 1946, « le rideau de fer qui s’est abattu sur l’Europe » [7]. Il faut stabiliser la partie occidentale et empêcher la contagion communiste.
Le 8 mai 1946, à l’occasion du premier anniversaire de la capitulation du Reich, le Royal Institute of International Affairs (RIIA dit « Chatham House »), organisation britannique sœur du Council of Foreign Affairs (CFR), présente la position commune de Londres et Washington. Elle est exposée par Joseph H. Retinger, un ancien conseiller du gouvernement fasciste polonais en exil à Londres [8] devenu agent des services secrets de Sa Majesté. 
Cette position est popularisée par Winston Churchill, lorsqu’il préconise à son tour des « États-Unis d’Europe » [9]. 
Cependant, ce projet n’a rien à voir avec celui de Coudenhove-Kalergi et des démocrates de l’entre-deux-guerres. Londres et Washington envisagent de créer une citoyenneté commune anglo-états-unienne pour sceller un grand empire anglophone. Dans ce contexte, l’« Europe » serait une constellation d’États invités à coopérer entre eux et à placer certaines de leurs ressources industrielles sous l’autorité d’une instance supranationale, plus ou moins visiblement articulée à l’Empire anglophone. Le tout formerait une vaste zone de libre-échange imperméable à l’influence communiste.

Débuts chaotiques de l’action anglo-états-unienne en l’Europe occidentale
Le processus se poursuit. Les services britanniques créent l’Independent League for European Cooperation (ILEC) (Ligue indépendante pour la coopération européenne) dont Joseph H. Retinger est secrétaire général et l’ancien Premier ministre belge Paul van Zeeland, président. Le siège est à Bruxelles. Des sections sont installées en Allemagne, en France [10] , en Italie, aux Pays-Bas, au Luxembourg et, bien sûr, au Royaume-Uni. À l’initiative de l’ambassadeur états-unien Averell Harriman, une autre section est créée aux États-Unis par Russell C. Leffingwell, président du CFR. Le rôle assigné à l’ILEC est de promouvoir une zone européenne de libre-échange avec une monnaie commune.
Quelques semaines plus tard, en septembre 1946, Allen W. Dulles, nouveau président du CFR, finance la création de l’Union européenne des fédéralistes (UEF), à Hertenstein (Suisse) [11] autour de philosophes personnalistes [12], notamment Alexandre Marc et Denis de Rougemont, et de l’ancien chef du réseau de résistance Combat, Henry Frenay [13]. Le rôle assigné à l’Union des fédéralistes sera de mobiliser l’opinion publique pour accélérer l’intégration (c’est-à-dire la perte de souveraineté des États) qu’aucun dirigeant politique en exercice ne peut promouvoir.
En janvier 1947, Churchill créé le Provisionnal United Europe Committee (Comité de préfiguration de l’Europe unie). 
En mars, à l’initiative du sénateur J. William Fulbright, le Sénat et la Chambre des représentants votent une motion de soutien aux « États-Unis d’Europe ». Le Congrès exige des États bénéficiaires du Plan Marshall qu’ils s’engagent à participer à ces « États-Unis ».
Et, pour promouvoir dans les élites US les idées du comte de Coudenhove-Kalergi, le sénateur Fulbright créé le Committee for a Free and United Europe (Comité pour une Europe libre et unie) avec William J. Donovan et Allen W. Dulles [14] . C’est le début de la méprise : tout le monde parle d’« États-Unis d’Europe », mais personne ne comprend la même chose.
En juillet 1947, la revue du Council on Foreign Relations publie un article anonyme, en réalité rédigé par l’ambasadeur George F. Kennan, qui décrit le danger de l’expansionnisme communiste et préconise la politique d’endiguement (containment). Le Conseil sécurité nationale précise la stratégie : la « Phase I » vise à fédérer tous les États d’Europe occidentale libérés par les Anglo-États-uniens ; la « Phase II » consistera à dégager les États d’Europe centrale et orientale de l’orbite soviétique et à les agréger aux « États-Unis d’Europe » [15]
Le Royaume-Uni signe, à Bruxelles, le 17 mars 1948, un traité de coopération militaire avec la France et le Benelux qui institue l’Union de l’Europe occidentale (UEO). 
Churchill convoque une conférence para-gouvernementale à La Haye pour agréger l’Union paneuropéenne, l’ILEC, l’Union des fédéralistes et bien d’autres encore. Du 7 au 10 mai, 800 personnalités répondent à son appel et créent le Mouvement européen. Duncan Sandys, gendre de Churchill, est élu président de l’association et Joseph H. Retinger, secrétaire général [16]. 
Cependant, le succès de cette opération dépend du maintien de ses ambiguïtés. Les participants ont été sollicités sur des arguments différents, pas toujours compatibles. Il ne faut donc pas laisser à Coudenhove-Kalergi et à son Union paneuropéenne la possibilité de clarifier les choses. Les dirigeants du Mouvement européen (c’est-à-dire les Britanniques) foncent à Washington pour se coordonner avec leurs homologues US qui n’ont pas tout à fait compris les subtilités du vieux continent. Il est décidé de fermer immédiatement le Comité du sénateur Fulbright et de marginaliser Coudenhove-Kalergi. Une nouvelle structure est créée pour superviser la construction européenne : l’American Committee on United Europe (ACUE) (Comité américain pour l’Europe unie).
D’autre part, en vue de la « Phase II », William Hayter, chairman du Comité joint du renseignement britannique, met en place un réseau d’agents restés en place derrière le rideau de fer. Ces stay-behind constituent l’Assembly of Captive European Nations (ACEN) (Assemblée des nations européennes captives).
Enfin le Saint-Siège s’investit dans la croisade anti-communiste. Pie XII reçoit le 2e congrès de l’Union des fédéralistes européens à Rome, en septembre 1948 [17].

Le Comité américain pour l’Europe unie
L’ACUE est créé le 5 janvier 1949 au siège de la Fondation Woodrow Wilson à New York. Sans grande discrétion, son Conseil d’administration est un bottin des services secrets US : président William J. Donovan (ex-patron de l’OSS, devenu conseiller de la CIA) ; vice-président Allen W. Dulles (ex-OSS, président du CFR et futur directeur de la CIA) ; directeur exécutif Thomas W. Braden (ex-OSS, futur directeur adjoint de la CIA) ; Et aussi, David Dubinsky, Arthur Golberg et Jay Lovestone, tous trois responsables des actions secrètes de l’AFL-CIO [18] ; etc.

Le Comité tient sa première réunion publique, le 29 mars 1949, en présence de Winston Churchill. C’est une vitrine non-gouvernementale de la CIA qui développe une activité publique de pure forme. Elle a pour fonction réelle de financer discrètement toutes les associations européennes fédéralistes. 
Dans son discours inaugural, en saluant les porte-parole de l’Assemblée des nations européennes captives, Churchill déclare : « Il ne peut y avoir de paix durable tant que dix capitales d’Europe orientale sont dans les mains du Gouvernement communiste des Soviets. Nous avons nos relations avec ces nations au-delà du rideau de fer. Elles ont envoyé leurs délégués à notre réunion et nous connaissons leurs sentiments et combien ils souhaitent se joindre à la nouvelle Europe unie. Nous devons donc prendre comme but et idéal rien de moins que l’unité de l’Europe dans son ensemble ».
Le 4 avril 1949, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et la France signent le Pacte de l’Atlantique-Nord (OTAN).
L’ACUE finance les réunions préparatoires du Traité de Westminster (5 mai 1949) instituant une organisation visant à définir et étendre les normes de gouvernement du « monde libre », le Conseil de l’Europe. Le Premier ministre belge, Paul-Henri Spaak, en est élu président.
En août 1949, l’Union soviétique fait exploser sa première bombe nucléaire. C’est la stupéfaction à Washington. Truman est persuadé que l’URSS entend utiliser la force pour étendre le communisme. Le général George F. Kennan est remplacé par son adjoint Paul H. Nitze. Désormais le monde est partagé entre deux puissances nucléaires. Cela relativise l’alliance privilégiée avec Londres et par voie de conséquence destine le Royaume-Uni à descendre de son piédestal et à s’intégrer dans l’Europe... Consternation à Londres.
L’ACUE décide de reprendre le contrôle direct du Mouvement européen, c’est-à-dire d’en virer la direction britannique. Une crise est savamment organisée : les Français de l’Union des fédéralistes protestent de leur non-représentation dans les instances dirigeantes et claquent la porte, sous ce prétexte, l’ACUE cesse de financer le Mouvement européen. Le président Duncan Sandys est acculé à la démission en mars 1950. Il est remplacé par le belge Spaak, qui déménage le siège social de Londres à Bruxelles. Un autre belge, le baron Boël [19], devient trésorier.

La réussite de la CECA et l’échec de la CED
Le 8 mai 1950, pour le cinquième anniversaire de la capitulation du Reich, le ministre français des Affaires étrangères, Robert Schuman, propose de mettre en pratique le projet de Louis Loucheur et de Richard de Coudenhove-Kalergi en créant une Communauté européenne charbon-acier (CECA). Schuman est membre surnuméraire de l’Opus Dei. La confrérie secrète catholique lui a refait une image en arrivant à effacer le souvenir de sa participation au cabinet de Philippe Pétain qui signa l’armistice du déshonneur. À New York, Allen W. Dulles organise une conférence de presse au cours de laquelle il rend publique une liste de 118 éminentes personnalités états-uniennes, membres de l’ACUE, qui apportent leur soutien au plan Schuman.
Dans la foulée, le ministre français de la Défense, René Pleven, propose, le 24 octobre 1950, la création d’une Communauté européenne de Défense (CED). La communication de cette annonce est appuyée par un Comité de vigilance, émanation de l’Union des fédéralistes d’Henri Frenay, bien entendu financé par l’ACUE. Six États signent le Traité CED à Paris, le 27 mai 1952. À la différence du Benelux, du Conseil de l’Europe et de la CECA, la CED n’est pas un vieux projet des Européens, mais une structure plaquée par Washington. À l’antithèse des idées d’Aristide Briand qui envisageait une syndication de la Défense sur le modèle des alliances des cités grecques antiques, le Pentagone imagine un regroupement de supplétifs comparable à celui de l’Empire perse. Les gaullistes et les communistes s’allient pour empêcher la ratification du Traité par l’Assemblée nationale, qui le rejette le 30 août 1954.
Le bel édifice s’écroule. Il faut changer de stratégie en se repliant sur l’OTAN. Londres et Washington confient à Joseph H. Retinger, toujours secrétaire général du Mouvement européen, le soin de recruter de hautes personnalités européennes pour faire avancer conjointement l’intégration des États européens dans une zone de libre-échange à partir de la CECA, et leur intégration dans l’OTAN. La réunion préparatoire à la création de ce club se tient le 25 septembre 1952 à Paris. Le prince Bernhard des Pays-Bas, Paul van Zeeland, Alcide Gasperi, Guy Mollet, Antoine Pinay [20] et quelques autres y participent. Puis Retinger et le prince Bernhard vont chercher à Washington l’onction du général Walter Bedell Smith, nouveau directeur de la CIA [21], et de Charles D. Jackson, conseiller spécial du président. Un comité US est formé avec David Rockfeller, Dean Rusk, Henry Heinz II, Joseph Johnson, entre autres. La première réunion se tiendra du 29 au 31 mai 1954 à l’hôtel de Bilderberg aux Pays-Bas. Réseau Voltaire
(à suivre...)

Thierry Meyssan Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for eace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

[1] Paneuropa, ein Vorschlag a été publié simultanément dans la Neue Freie Presse de Vienne et le Vossische Zeitung de Berlin, en novembre 1922.
[2] Entrepreneur en bâtiments et travaux publics, Louis Loucheur (1872-1931) introduisit le ciment armé en France. Polytechnicien proche de Clémenceau, il devint secrétaire d’État à l’Armement pendant la Première Guerre mondiale, puis ministre de la Reconstruction industrielle à l’Armistice. C’est lui qui réorganisa totalement l’industrie française dans ces années de guerre et de paix. Par la suite, il devint ministre du Travail et fit construire les premiers logements sociaux.
[3] Giovanni Agnelli (1866-1945), fondateur de la dynastie turinoise, étudia le modèle d’Henry Ford aux États-Unis et créa Fiat en Italie. Il publia, en 1918, La Fédération européenne ou la Ligue des nations. Adversaire du Traité de Versailles et de la SDN, il propose une Fédération européenne continentale avec un pouvoir fort et centralisé. De même qu’Henry Ford était un admirateur d’Adolf Hitler, Giovanni Agnelli apporta son soutien à Benito Mussolini.
[4] Ministre français radical, Aristide Briand (1862-1932) est resté dans l’Histoire pour avoir négocié le compromis de séparation des Églises et de l’État, en 1905, puis, pour s’être opposé à la politique revancharde contre l’Allemagne, dans les années 20, et avoir animé la SDN.
[5] Rappelons que pour l’historiographie US, la Seconde Guerre mondiale ne finit pas avec la capitulation du Reich, le 8 mai 1945, mais avec la proclamation présidentielle de cessation des hostilités, le 31 décembre 1946.
[6] « Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US », Voltaire, 25 juin 2004.
[7] Discours de Fulton (Missouri), 5 mars 1946.
[8] La Pologne ayant été envahie par le Reich, le gouvernement fasciste de Sikorsky se retrouva du côté des Alliés.
[9] Discours à l’Université de Zurich (Suisse), 19 septembre 1946.
[10] La section française prend le nom de Ligue européenne de coopération économique (LECE). Elle est présidée par Edmond Giscard d’Estaing, membre de l’Opus Dei et par ailleurs pére du futur président de la République et créateur de l’Écu.
[11] Pendant la Seconde Guerre mondiale, Allen W. Dulles avait dirigé l’OSS (services secrets états-uniens) en Europe depuis Berne.
[12] Le personnalisme est une doctrine élaborée par Emmanuel Mounier qui veut concilier le respect chrétien de la personne humaine et la mobilisation collective mise en valeur aussi bien par le fascisme que par le communisme. Ce mouvement s’était développé autour des revues L’Ordre nouveau et Esprit.
[13] À partir de 1943, Allen W. Dulles avait financé le réseau Combat pour saboter les efforts de Jean Moulin qui avait exclu les franquistes et inclu les communistes dans le Conseil national de la résistance.
[14] Le général Donovan avait été durant la guerre le chef de l’OSS et Dulles son adjoint pour l’Europe.
[15] En réaction, l’URSS adopte la doctrine Jdanov et créé le Kominform. Les États-unis ont rompu l’alliance conclue contre les nazis et s’appuient désormais aussi bien sur les partis d’extrême droite, de droite et de gauche non-communiste pour endiguer l’expansion naturelle du communisme. Les communistes du monde entier doivent en tirer les conclusions et rompre avec leurs partenaires de gauche. Ils ne peuvent compter que sur l’aide de l’URSS qui devient de facto leur chef de file.
[16] Sont nommés présidents d’honneur : Winston Churchill, Konrad Adenauer, Léon Blum, Alcide de Gasperi et Paul-Henri Spaak.
[17] 26 délégués sont élus. Dont, pour la France, l’ancien résistant Henri Frenay, l’ancien directeur des études de l’École d’Uriage André Voisin, Germaine Peyroles, le philosophe Alexandre Marc.
[18] Voir l’enquête de Paul Labarique « AFL-CIO ou AFL-CIA ? » et « 1962-1972 : l’AFL-CIO et la contre-insurrection syndicale », Voltaire des 2 et 11 juin 2004.
[19] Le baron Boël était par ailleurs président de la section belge de la Ligue indépendante pour la coopération européenne
[20] « Les gentlemen du Cercle Pinay », Voltaire, 11 mars 2004.
[21] Le réseau stay-behind vient d’être intégré formellement à la CIA
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 23/04/2010 - 14:04

LA DICTATURE MONDIALISTE

Cette dictature se met en place comme une marée noire et par ondes successives. Elle comporte divers échelons qui s'exercent avec plus ou moins d'intensité, ses Commissaires comme l'Europe les appelle impunément et ses idiots utiles. Pour la désigner certains parlent plus sobrement du mondialisme, qui est à bien distinguer de la mondialisation.
C'est un vrai scoop que nous allons offrir aujourd'hui à son propos. Il est certain en effet que personne ne parle actuellement dans la presse et ailleurs du document que nous allons évoquer et qui est scandaleux.
Il émane d'une des plus grandes banques internationales qui a un établissement en France. Elle se réfère à la troisième directive de l'Union Européenne en matière de lutte contre le blanchiment qui a été récemment transposée en droit français ; cette directive impose aux banques installées en France de nouvelles obligations en matière de connaissance de leur clientèle existante.
La route de la servitude est claire. La France en acceptant de perdre son indépendance se met dans l'obligation d'inscrire dans le droit français les directives inventées en grand nombre par des fonctionnaires bruxellois : elle devient ainsi partie prenante de la dictature.
Le questionnaire comporte beaucoup de rubriques qui fournissent en vrac aux employés de la banque une foule de renseignements sur votre personne et dont, pourtant, elle n'a en fait nullement besoin pour avoir des relations avec vous. Par exemple : votre métier, le nom de votre employeur, vos revenus dans tous les détails avec leurs origines, la liste de certains pays où vous êtes censés vous être rendu ou non. Il est facile de noter que le choix des pays est parfaitement arbitraire, les champions connus du blanchiment n'étant pas dans la liste ; rappelons, au passage, que la France a abandonné 500 villes à des gangs de dealers et que le blanchiment s'y pratique avec allégresse.
Une menace très claire est incluse dans la correspondance à savoir que s'il n'est pas répondu avant une certaine date à toutes les informations il y aura des difficultés dans la gestion de votre compte.
A la réception de ce questionnaire, plusieurs attitudes sont possibles. On peut dire « Bof » et remplir le questionnaire : on en a tant vu ; ces Boffistes peuvent se rassurer en constatant qu'à leur côté se trouvent les naïfs ; en tout petit caractère, il est donné certaines garanties sur l'utilisation de ces renseignements. Mais ceux qui savent lire apprennent que les informations peuvent être transmises à des prestataires de services extérieurs ; en Inde, de grosses firmes d'informatique pourront vendre vos données sur le marché ! Boffistes et naïfs peuvent aussi noter que le document ne comporte que deux pages : funeste réconfort. Les bureaucraties publiques ne se contentent pas d'entasser les règlementations mais font foisonner leurs imprimés : voir la déclaration de revenu qui est devenu un vrai fouillis. Le document de la grande banque n'est qu'un début.
Il est évident que nous sommes devant une opération dictatoriale. Quatre grandes dictatures ont traversé le XX° siècle. Plusieurs traits communs avec ces entreprises criminelles se retrouvent dans la nouvelle dictature.
- L'indépendance totale sans aucun contrôle démocratique. A la CEE et à l'ONU des fonctionnaires agissent en toute indépendance sauf à tenir compte de quelques élections convenablement trafiquées. Tout le monde se rappelle le mépris avec lequel furent traités les peuples obtus qui avaient refusé de répondre « oui » aux référendums sur la constitution.
- L'extension sans limite. Quand la machine à broyer est lancée, rien ne l'arrête. La dictature mondialiste s'étend dans tous les domaines de la vie jusqu'au camenbert, au vin rosé et la chasse à la baleine.
- Les relais de pouvoir. La dictature présente s'exerce non seulement par l'ONU mais aussi par une foule d'organisations annexes qui travaillent pour leur compte propre : FAO, UNESCO, OMC, CITES, OMS. Quant à l'Union européenne s'est le même phénomène ; il y a, par exemple, une dame qui est Commissaire (sic) pour le climat ; en vue de lutter contre le soleil elle fait beaucoup parler d'elle à l'abri du dogme mensonger du prétendu réchauffement et a pour seul objectif d'essayer de protéger son job.
- L'immensité de la richesse des dictateurs est connue. En Russie communiste, il y avait les magasins spéciaux. La richesse des Onucrates et Eurocrates est légendaire et explique en partie l'extension indéfinie de la dictature, tant les intérêts se fédèrent pour l'étendre.
- Le jeu des intérêts particuliers. C'est là qu'interviennent les idiots utiles dont la banque en question. Elle ouvre la sarabande et prend une longueur d'avance sur ses concurrentes, grâce à la formidable base de données qu'elle va constituer avec les Boffistes et les naïfs.
- De bons prétextes pour justifier la dictature, l'enfer étant pavé de bonnes intentions. Le blanchiment tombe à point. Il y aussi la biodiversité ou une pandémie qui par chance peut arriver.
- Le maintien et la poursuite du socialisme dans le monde entier et c'est une autre ressemblance avec les grandes dictatures du XX° siècle. Le socialisme est plus virulent que jamais et extraordinairement envahissant ceci malgré quelques avancées vers la liberté économique. Un socialiste DSK, se trouve aujourd’hui à la tête du FMI. Un colonel du défunt KGB gouverne une partie appréciable du monde. Le socialisme mondial est à la fois l'effet et le moyen du pouvoir dictatorial auquel, but suprême, s'alimente la richesse personnelle de leurs dirigeants.
- L'idée de bâtir un homme nouveau ce qui est une offensive contre Dieu. Cet aspect, certes, semble absent du document de la banque. D'autres branches de la dictature s'en occupent activement : voir tout ce qui concerne l'éducation.
Les effets de la dictature sont terrifiants : destruction des nations, paupérisation par les impôts et réglementations, faim dans le monde par la destruction de la paysannerie, extension de la corruption dont l'ONU est un centre connu.
Une première grande banque internationale ayant accepté de jouer le rôle des idiots utiles il est clair que les autres seront amenés à s'aligner ne serait-ce que pour des raisons concurrentielles et puis ensuite toutes les banques jusqu'aux plus petites. Nous ne pourrons plus avoir de relations avec aucune banque sans nous dépouiller de nos vêtements à l'entrée, plus rien de notre vie lui étant caché.
Que pouvons-nous faire devant une telle marée noire ? Informer le public et résister au maximum en se rappelant que toute dictature finit un jour par s'écraser sous son propre poids.
On peut aussi relire la Bible et se souvenir que la tour de Babel a été détruite.
Michel de Poncins http://www.libeco.net/magazine.htm
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Maximus » 24/04/2010 - 2:56

Théorie de conspiration ?
Effet de conspiration ?


Voilà une vidéo d'une manipulation récente possible:

http://www.dailymotion.com/video/xzhoq_ ... a?start=40

Dans ce cas, pourquoi ne pas imputer cet évènement
pré-orchestré à une action voulue,
par un président ou par un groupe d'ordre mondiale ?
Ne seraient-ils pas capables, en amont, de définir une action
pouvant mener directement à une guerre ?
Pour des raisons financières (pétrole), militaires (ré-armements, patriotisme aveugle)
et de libertés ficelées par la suite de ces évènements ?
8)
Faisons de la France un beau pays !

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 25/04/2010 - 11:36

A propos du groupe Bilderberg

Excellent article publié par le magasine Flash sur les instances financières internationales et plus particulièrement l’une des plus pernicieuses.
La réunion du groupe Bilderberg 2010 se tiendra à Sitges, en Espagne, les 3 et 6 juin prochain. Au-delà du délire conspirationniste récurent, l’influence de cette organisation est bien réelle.


Le groupe Bilderberg est l’un des plus anciens clubs internationaux et l’un des plus fermés à partir duquel les grandes multinationales jouent un rôle majeur dans la détermination des agendas politique. Dans le but à la fois d’assouplir et de renforcer les relations transatlantiques après guerre entre les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest, la première réunion du groupe Bilderberg – qui rassemblait des politiciens, stratèges militaires, banquiers, dirigeants industriels, universitaires, représentants des médias, syndicalistes et leaders d’opinion, s’est tenue à l’hôtel Bilderberg à Oostrebeck, aux Pays-Bas, en 1954 – cette première rencontre fut présidée par le prince Bernhard, époux de Juliana, reine des Pays-Bas.

Les sujets au menu de cette rencontre inaugurale – cofinancée par la firme hollandaise Unilever et la CIA – allaient de la « menace communiste » au développement du tiers-monde en passant par l’intégration européenne et la politique économique. Selon le politologue Stephen Gill, « le but de ces rencontres était d’encourager des discussions ouvertes et confidentielles ainsi qu’une mise à plat des divergences, tout en encourageant un nombre toujours croissant de relations économiques, politiques, militaires et culturelles entre les nations de l’axe atlantique »

Cent vingt représentant environ de l’élite mondiale d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale se rencontre annuellement sous l’égide du groupe Bilderberg. On n’y compte pas des membres fixe mais de nombreuses firmes telles que British American Tobacco, BP, Exxon, Ford, Generals Motors, IBM, Rio Tinto, Shell y prennent part tous les ans.

En 2007, le comité de direction se composait de : Etienne d’Avignon, ex-vice-président de la Commission européenne et président de de l’Association pour l’union monétaire en Europe ; Peter Sutherland, président de l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International, de BP (British Petroleum) et directeur de la Royal Bank of Scotland ; James Wolfensohn, qui fut le neuvième président de la Banque mondiale ; Henry Kissinger, qu’il n’est sans doute pas la peine de présenter ici.

L’agenda du groupe Bilderberg reste centré sur les problèmes d’actualité autour d’un discours néolibéral et de l’idée de libre-échange. Nombreux sont ceux qui pensent que le consensus élaboré au sein de ce forum sert de base à l’évolution des politiques internationales. Selon un ancien délégué « Bilderberg fait partie d’une conversation mondiale qui se déroule chaque année lors d’une série de conférences et compose la toile de fond des politiques qui sont mises en place à la suite. Il y a le Forum-économique mondial à Davos en février, les rencontres de Billderberg et du G8 en mai-juin et la conférence annuellle du FMI et de la Banque mondiale en septembre. Une sorte de consensus international émerge et se retrouve d’une rencontre à l’autre. »

C’est David Rockefeller qui est l’instigateur du groupe Bilderberg. « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire », indiquait-il le 26 janvier 1999, lors d’un entretien avec Glyn Ford. Ce même personnage avait déclaré, huit ans plus tôt devant la Commission trilatérale : « La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable au principe d’autodétermination des peuples ».

Le groupe Bilderberg est le véritable architecte de la mondialisation néolibérale. Toute prise de décision de cette organisation met fin à la notion d’égalité entre les citoyens qui visent à réaliser la démocratie. Le projet que les « bilderberger » veulent faire émerger répond à un système qui consacre la primauté de l’économique sur le politique ; où l’exercice des pouvoirs exécutifs et législatif se limite à des préoccupations de gestion ; où l’échéance électorale répond à un besoin d’alternance jugé suffisant pour créer l’illusion démocratique ; où les partis politiques n’expriment plus aucun choix de société, évacuant tout projet alternatifs et abandonnant toute idée de rupture avec l’ordre établi.

C. Casadue, pour le magazine Flash
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 24/05/2010 - 18:36

Les « rejetons » du groupe Bilderberg : Trilatérale et WEF

Avant de revenir en détail sur la crise grecque et ses implications pour tous les pays de la zone Euro, il était important de terminer ce bref tour d’horizon* des “clubs de l’élite mondiale”, avec la Commission trilatérale et le World Economic Forum.

En 1973, les membres du groupe Bilderberg instituent une commission trilatérale, qui se décrit elle même comme le rassemblement de “personnes de marque” venues d’Europe, d’Amérique du Nord et du Japon. Outre l’intégration de l’élite politique et économique japonaise, cette commission a également pour but de créer une structure plus formelle et efficace que la nébuleuse “Bilderberg”. La Commission trilatérale s’entoure de moins de mystère que son modèle, mais promeut tout autant le “Washington Consensus” – idéologie selon laquelle une économie de marché mondiale et sans barrières d’aucune sorte constitue le seul modèle viable pour toutes les nations du monde. Il est admis, à la Commission trilatérale, que les États-Unis sont davantage prêts à jouer le jeu de la mondialisation que les autres parties en présence. C’est au “capitalisme familial” (et non, par exemple, aux investissements et spéculations sur devises) que l’on reproche les malheurs actuels des pays asiatiques. De la même manière, les systèmes européens de sécurité sociale sont considérés comme des boulets entravant la compétitivité.Tout aussi logiquement, leur rencontre de 2009 aboutit à la recommandation suivante :“L’Europe doit devenir plus compétitive en déréglementant les marchés du travail et en refondant ses systèmes de protection sociale dispendieux”.(1)

Selon le politologue Stephen Gill, les pouvoirs économiques représentés à cette commission déterminent les politiques économiques qui seront adoptées aux niveaux internationaux par ceux de ses membres ayant des responsabilités politiques : “Les intérêts économiques représentés, souligne-t-il, sont principalement ceux de l’internationalisation des mouvements des capitaux. Ses membres industriels sont facilement identifiables : directeurs ou sous-directeurs de firmes transnationales,de mégabanques ou de compagnies agro-industrielles ou commerciales”. Les petites entreprises à vocation plus nationale sont exclues et les organisations de travailleurs sont, elles, tout aussi statutairement sous-représentées.

Un troisième grand forum – sans doute le plus connu du public – participe à l’élaboration du consensus entre les élites et à la stratégie de mise en oeuvre : le Forum économique mondial (WEF) qui se tient tous les ans à Davos, en Suisse. Selon son propre argumentaire,chaque année,“1000 dirigeants industriels de haut niveau,250 dirigeants, 250 experts universitaires de tous les domaines et quelque 250 dirigeants de médias se rassemblent pour définir l’agenda mondial”.(2)

Lors de la précédente crise financière mondiale,en 1999,plusieurs politiciens et orateurs avaient alors recommandé des mesures drastiques, en préconisant une “nouvelle architecture financière”, ou des “investissements socialement responsables”, le tout agrémenté d’un nouveau slogan pour le WEF :“Mondialisation responsable”.

Plus de dix ans après, force est de constater que, au-delà des mots, rien n’a été fait. Une seule chose à changé à Davos, depuis cette année : l’armée suisse à dû intervenir en renfort aux forces de police anti-émeute afin de protéger la manifestation.

C. Casadue, pour le magazine FLASH
Publié en exclusivité sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation de J.-E. Néaumet, directeur de la rédaction du bimestriel FLASH
* Lire également l’article A propos du Groupe Bilderberg
Reproduction autorisée avec indication des sources
Notes :
(1) Club Surveys the Global Economy, International Herald Tribune, 16 mars 2009.
(2) World Economic Forum Institutional brochure.
http://www.mecanopolis.org
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 25/05/2010 - 18:16

Les Institutions de la mondialisation économique à l'heure actuelle

LA MONDIALISATION est en cours, nous en savons quelque chose avec l'Europe où la France a abdiqué plusieurs de ses pouvoirs régaliens comme celui de battre monnaie ; mais notre but ici sera de donner une vue d'ensemble, d'évaluer l'étendue à ce jour de la mondialisation économique de la planète, la vitesse de son évolution géographique, mais aussi le niveau de sa suprématie croissante.
Tous les continents sont touchés, repassons-les un à un :
Celui qui nous est le plus connu, l'Europe, avec l'Union Européenne comprenant 27 Etats membres, connaît une étendue en expansion : pour donner une idée, entre 2000 et 2010 l'UE ingurgite 12 pays membres de plus. Trois pays sont actuellement candidats. Le pouvoir de l'Union Européenne sur le commerce est en hausse, d'abord parce que chaque pays représente de moins en moins de poids par rapport au nombre total toujours plus élevé de l'ensemble des autres pays ; ensuite parce que de plus en plus de pays de l'Union Européenne adhèrent à la zone euro, renforçant par là le degré de pouvoir de l'UE. En 3 ans, 4 pays ont intégré la zone. Enfin depuis des années, les discussions et décisions vont toujours dans le sens d'accorder un plus grand pouvoir à l'Union Européenne.
Passons maintenant à l'Amérique du Sud avec le MERCOSUR (Mercado Común del Sur) ce qui signifie « Marché commun du Sud » créé le 26 mars 1991, suite à la signature du traité d'Asunción par le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay. En 2006 s'est ajouté le Venezuela. Il faut aussi prendre en compte les pays associés au MERCOSUR : la Bolivie, le Chili, le Pérou, la Colombie, la République de l'Équateur, certains de ces pays veulent devenir membres à part entière. Sans oublier les pays qui ont des accords de libre échange avec lui, mais nous y reviendrons tout à l'heure. Les buts du MERCOSUR sont la libre circulation des biens et des services, la création d'un tarif extérieur commun, le rapprochement des politiques économiques.
La mondialisation économique d'Amérique du Nord, avec l'ALENA ou Accord de libre-échange nord-américain visant à l'harmonisation des lois commerciales entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Cet accord est entré en vigueur le 1er janvier 1994.
La mondialisation économique sud-asiatique avec l'ASEAN (l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est) qui regroupe 10 pays de l'Asie du Sud-Est : l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, la Birmanie (tous ces pays depuis 1967) puis Brunei (1984), le Viêt Nam (1995), le Laos et Myanmar (1997), enfin le Cambodge (1999). Ensuite arrive sur scène l'ASEAN Plus Trois comprenant en sus le Japon, la Corée du Sud ainsi que la Chine. Et la zone de libre échange de l'ASEAN nommée AFTA, quoiqu'étendue ne paraît être qu'au berceau de son histoire.
La mondialisation économique de l'Asie Pacifique avec l'APEC (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) comprenant 21 pays membres, essentiellement situés en Asie mais incluant aussi les USA, le Canada, le Mexique, le Pérou et le Chili. Il faut souligner quand même que l'APEC n'a pas - comme les autres groupes intergouvernementaux dans le monde - des engagements contraignants puisqu'elle repose sur la base du volontariat.
Enfin, après avoir rapidement survolé les unions économiques de chaque continent, il nous faut étudier - si nous voulons comprendre les mécanismes de la mondialisation - les relations économiques inter-continentales qui elles aussi, quoi qu'encore ténues, se concrétisent dangereusement.
Le MERCOSUR (donc l'Amérique du Sud) a un accord de libre-échange avec Israël depuis le 18 décembre 2007 - ce sera son premier accord avec un pays en dehors de son continent. Le Marché commun du Sud a aussi un accord de préférence douanière sur 800 produits avec l'Inde, et encore un accord de coopération avec l'Union Européenne depuis le 15 décembre 1995 ; les deux géants économiques cherchent du reste à aller plus loin avec la création d'une zone de libre-échange entre eux. Ce n'est pas tout : l'Europe consacre des millions d'euros à MERCOSUR ; voici quelques statistiques d'après la direction générale de la Commission européenne chargée de la mise en œuvre de projets et de programmes d'aide extérieure dans le monde : « Pour la période 2007-2013, la Commission européenne consacrera 50 millions d'euros aux secteurs suivants : soutien aux institutions du MERCOSUR (10 %) ; approfondissement du MERCOSUR et mise en œuvre de l'accord d'association avec l'UE (70 %) ; renforcement du rôle de la société civile au sein du MERCOSUR (20 %). »
Les relations Union Européenne et MERCOSUR se portent bien ; il faut en dire autant des relations entre Asie et Union Européenne :
L'ASEM (Asia-Europe-Meeting) permet à l'Europe des 27 de se mettre commercialement en accord avec l'ASEAN Plus Trois, ainsi qu'avec l'Inde, le Pakistan et la Mongolie.
Idem concernant les relations Amérique du Nord et Asie du Sud-Est : les représentants de l'Australie, du Canada, des États-Unis, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et de l'Union européenne sont toujours conviés aux conférences annuelles de l'ASEAN (donc l'Asie du Sud-Est) qui constituent le moment fort dans la vie de cette organisation de coopération régionale.
Enfin nous terminerons cet aperçu par l'OMC : l'Organisation Mondiale du Commerce dirigée par Pascal Lamy ; cette Organisation régit les règles internationales du commerce entre pays. L'OMC compte près de 150 membres, qui représentent plus de 97 % du commerce mondial. Une trentaine d'autres pays négocient actuellement leur accession à l'Organisation. L'organe suprême de décision de l'OMC est la Conférence ministérielle, qui se réunit au moins tous les deux ans : Pascal Lamy déclarait le 15 mars dernier : « Notre défi aujourd'hui, c'est de mettre en place un système de gouvernance mondiale qui offre un meilleur équilibre entre leadership, efficacité, légitimité et cohérence, afin de faire sortir le système de gouvernance mondiale de son état gazeux. »
Selon lui, la crise économique a accéléré la transformation de la gouvernance mondiale en ce qu'il a appelé le « triangle de la cohérence », composé du G20, des organisations intergouvernementales et des Nations Unies...
Que le lecteur veuille bien considérer que tout cela n'est qu'une partie de la mondialisation, il y a en réalité plus de 200 accords économiques entre pays affaiblissant ou anéantissant le protectionnisme, et le nombre de ces accords est en croissance quasi exponentielle au sens mathématique du mot ! (Certes nous avons cité les plus importants et avons fait l'impasse sur l'Afrique qui néanmoins s'inscrit dans la mondialisation.) Que le lecteur prenne aussi en considération que tout cela n'est que la partie émergée de l'iceberg - il y a tous les réseaux dissimulés comme la Franc-Maçonnerie, le Bilderberg et toutes ces organisations occultes composées de personnes haut placées, dont au demeurant il est difficile de faire la part des choses entre leurs prétentions et leurs pouvoirs effectifs, mais qui sont pour le moins fort influentes et organisées bien au-delà de toute frontière.
En résumé, chaque continent possède une organisation chargée de s'occuper de la politique commerciale des pays du continent qui y entrent frénétiquement. Pendant ce temps, ces mêmes organisations luttent pour s'associer entre elles. D'autres organismes parallèles ont pour but la mondialisation.
Voilà où en sont les choses qui se sont institutionnalisées en seulement deux générations ! Et s'il faut en croire le président de l'Organisation Mondiale du Commerce, les choses s'accélèrent avec la crise économique. Mais savez-vous quel nom est donné à tous ces accords commerciaux entre pays ? Le nom paraît prédestiné « accords régionaux », probablement n'est-ce pas volontaire vu que ce nom serait issu d'un glissement sémantique, il n'en reste pas moins révélateur ! Alors, à quand ce temps où la France ne sera qu'une petite région nommée simplement « French Region » sous la domination d'un président mondial qui ne parlera peut-être même pas notre idiome ?
Théophile LAROCHE. Rivarol le 30 avril 2010
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Messagepar Pat » 10/06/2010 - 20:11

par Flore Vasseur : Bilan de ma "visite" à Bilderberg...

Depuis 1954, le Groupe Bilderberg se réunit une fois par an dans le plus grand secret. Les participants représentent la crème de la crème transatlantique des 4 pouvoirs : militaire, politique, économique, médiatique. La liste des participants des éditions précédentes a largement fuité sur Internet : des ministres, des patrons d’entreprises, de presse, les chefs des armées. On sait qui vient, qui protège la réunion des quelques activistes (les CRS locaux, mais aussi des agents, des avions de l’Otan). On ne sait pas ce qui s’y décide, ni surtout pourquoi les médias de masse n’en parlent jamais. Peu d’articles, aucun communiqué quand en France, n’importe quelle descente de sous-ministre dans une caisse d’allocation familiale est couverte par la presse nationale. Tout ce que j’ai trouvé sur Internet sur le sujet est écrit soit par des partisans des thèses conspirationnistes, soit par une poignées de journalistes freelance. La seule question que je me pose : pourquoi personne n’en parle jamais ? Pourquoi c’est secret ? Ayant écrit - fantasmé - sur le Bilderberg, j’ai eu envie d’aller voir de plus près.
La semaine dernière j’étais à Sitges, à une trentaine de kilomètres de Barcelone. En lieu et place d’une escapade en douce au soleil, j’ai tenté de me rendre à la réunion annuelle du Bilderberg, qui se tenait là du 3 au 6 juin.

Le Bilderberg serait le Grand Raout annuel des élites occidentales, un de ces rassemblements dans lequel on parle Golf, gastronomie et avenir du monde. Depuis sa création en 1954 par le prince Bernard des Pays-Bas et David Rockfeller, chaque année, en mai ou juin, le Bilderberg se réunit dans un endroit tenu secret, à huis clos, pendant trois jours.

Chefs des armées, capitaines d’industrie, membres de gouvernement, magna de la presse enchainent débats et conférences. La création de l’Europe, la hausse des prix du pétrole de 1973, la démission de Margaret Thatcher, la carrière de Bill Clinton se seraient décidé au cours de l’une de ces réunions. « Se serait » car en 55 ans, très peu de journalistes ont enquêté sur le Bilderberg. Et surtout, aucun participant n’a jamais raconté son expérience.

A minima, le Bilderberg aurait servi au renforcement de l’axe transatlantique pour contrer la poussée soviétique pendant la guerre froide et à l’établissement d’un gouvernement supra national depuis. Il influencerait directement la gouvernance mondiale, en devançant de quelques semaines les G8, G20 et en infiltrant les grandes organisations internationales. Bref il court-circuiterait les démocraties. La culture du secret qui l’entoure ouvre la voie à tous les fantasmes possibles. Les partisans de la théorie du complot s’en donnent d’ailleurs à cœur joie.

Alors, quelle est son influence véritable sur les affaires de notre monde ? Et surtout, pourquoi était-ce si secret ?

Etait car pour la première fois, l’édition 2010 a été couverte par les médias nationaux espagnols http://www.elmundo.es/elmundo/2010/06/0 ... 46863.html, à la télévision http://noticiaserb.wordpress.com/2010/0 ... o-de-2010/ notamment. Au moins, trois équipes de télévision et radio publiques et privées espagnoles étaient sur place pour couvrir l’événement, attestant de la mobilisation des médias espagnols.
http://www.youtube.com/watch?v=0QI7BrId ... r_embedded

Les médias n’ont pas pu montrer grand chose : l’hôtel DOLCE, le Palace qui accueillait l’événement, était un véritable bunker blanc. Perché sur une colline dominant la mer, protégé par un golf, des bois, des policiers et des agents en civil, la bâtisse était imprenable, même au téléobjectif. Impossible d’approcher à moins d’un kilomètre et demi, le premier cordon de sécurité, devant lequel il n’y avait d’ailleurs qu’une poignée de manifestants.

Parmi eux, des activistes piercés soutenant des banderoles et des cartons écrits à la main, un Allemand en short qui ne connaissait que deux mots d’anglais et répétait « fucking bastards of bilderberg », des Suisses qui ne croyaient pas à la version officielle du 11 septembre et sortaient des photos du Pentagone assiégé, une femme qui hurlait « Assassin » sans discontinuer. « Si eux représentent le pouvoir, et s’ils se réunissent dans le plus grand secret, c’est qu’il n’y pas plus de démocratie, c’est qu’ils sont des seigneurs et que nous sommes des esclaves. Je ne veux pas être un esclave » me lança un sociologue, « hippy activiste » comme il se définissait lui même. Tous s’étaient donnés rendez-vous sur Facebook. Leur objectif : révéler qui participerait à la réunion, grâce à un safari photo organisé de l’aéroport jusqu’au check point. Ils espéraient reconnaître les passagers. Mais tout ce qu’ils voyaient se résumait à un ballet de fourgons blindés, de camionnettes de fleuristes et de livreurs.
http://www.dailymotion.com/video/xdkvb0 ... from=embed

Une liste approximative des participants est apparue comme par enchantement sur Internet ; deux jours après l’ouverture des débats. Après que des membres de gouvernements européens, lassés par les rumeurs, aient dû démentir leur présence. Parmi les 130 invités confirmés, il y avait :

* Jose Luis Zapatero, le Roi et la Reine d’Espagne, les présidents de la Banque Mondiale et du PNUD,
* les patrons de Coca Cola, Shell, Siemens, Google, Novartis, les directeurs du Washington Post, des journalistes de The Economist.
* les vieux couteaux de la Maison blanche Perle, Kissinger, Holbrooke,
* et les grands banquiers : les présidents de Goldman Sachs, Barclays, Santander, Banesto ainsi que Lawrence Summers, conseiller économique de Obama.

De quoi ont-ils débattu ? Personne ne sait vraiment : de l’effondrement de l’Euro, de l’intervention en Iran, de l’inefficacité des institutions actuelles pour endiguer la crise, de l’avenir de l’Espagne, à deux doigt de plonger, comme la Grèce.

Les politiques semblent avoir déserté l’événement. Le secret ne serait-il plus suffisamment bien gardé ? Ou alors le Bilderberg ne servirait-il à rien ? Selon Estaban Cabal, Secrétaire Général du parti écologiste espagnol, Groupo Verde, du mouvement vert espagnol, les décisions du Bilderberg ont un impact direct sur le contenu des réunions du G20 puis du G8 qui se tiendront à la fin du mois de Juin au Canada, à un jour d’intervalle. Estaban Cabal était le seul homme politique présent parmi les quelques manifestants, dénonçant la rencontre, inconstitutionnelle selon lui, entre hommes d’Etat et du pouvoir privé.

A Sitges, il régnait une ambiance d’échec : celui des journalistes à trouver la vraie info. Celui des militants anti-bilderberg à se mobiliser. Celui du Bilderberg, qui ne semble être plus qu’une sauterie pour happy few dont la distance au monde, seule, justifierait l’existence.

On dit le Bilderberg, bras armé du leadership américain, sur le déclin. Ses membres, des « élites » occidentales uniquement, sont aujourd’hui dépassés par l’ampleur de la crise. Organisent-elles le chaos (c’est l’énième argument des anti-conspirateurs) ? J’ai eu le sentiment d’une organisation agissant SANS les populations plutôt que contre. La culture du secret entretient le fantasme mais le pouvoir, la relève sont ailleurs aujourd’hui, quelque part entre la Chine et les salles de Marchés. Le Bilderberg existe. Face à lui, il est bon de questionner la place et le rôle de la démocratie. Mais c’est un joujou pour puissants. Pour puissants has been. Et, intuitivement, ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle.

J’étais venue voir les maitres du monde. J’ai eu la confirmation d’un monde de matrices, entre renoncement populaire et enfermement des élites.
http://www.dailymotion.com/video/xdkz5z ... from=embed

http://www.agoravox.fr/
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Messagepar Pat » 12/06/2010 - 21:48

Article original publié par le collectif “Indépendance des chercheurs”.
Sélectionné par Marie, pour le collectif “Nos Libertés”, le 19 mai 2010.

Le 9 mai, dernier jour de la réunion de la Commission Trilatérale à Dublin commencée vendredi, les médias conventionnels français restent toujours silencieux à ce sujet. Pour quelle raison ? Pourtant, cette réunion qui se tient à l’Hôtel Four Seasons rassemble un nombre très important de « décideurs » et d’anciens « décideurs » au plus haut niveau, dans les pays les plus influents et dans pratiquement tous les domaines. En Irlande, le média en ligne “Independent.ie” diffuse un article de Ronald Quinlan intitulé « No crisis for Cowen as he keeps the economic big-wigs waiting », avec un récit de l’intervention du Taoiseach (Premier ministre) Brian Cowen à la séance inaugurale de vendredi. L’article rapporte même la question adressée à Cowen par l’ancien président de la Réserve Fédérale des États-Unis et actuel conseiller de Barack Obama, Paul Volcker. Quinlan souligne également la présence : de l’ancien Premier ministre irlandais John Bruton ; de l’ancien président de la Banque d’Irlande Richard Burrows ; du sénateur irlandais Richard Conroy, président de Conroy Diamonds and Gold ; de l’ancien gouverneur de Hong Kong Lord Patten of Barnes ; du vice-président d’UBS Investment Bank et ancien vice-président de la Commission Européenne, Lord Brittan of Spennithorne (nous reprenons des extraits des présentations fournies sur la liste des membres diffusée par la Commission Trilatérale). “Irish Times” a également consacré un article à cette séance de la Trilatérale, avec le titre « Indebted states must take tough fiscal action to satisfy markets, says Cowen ». De même, alors que la réunion européenne de la Commission Trilatérale tenue à Paris en novembre 2008 avait été passée sous silence et n’avait dû faire face à aucune réaction de la part des organisations politiques et syndicales, la réunion plénière de 2010 à Dublin a donné lieu à des mobilisations de citoyens contre la politique incarnée par la Trilatérale.

Dans un article intitulé « Trilateral Commission Gathering Update 8th May » faisant état des mesures de sécurité autour de l’hôtel Four Seasons de Dublin, “The Sovereign Independent” rapporte que le journaliste James P. Tucker n’a pas pu assister à la séance inaugurale de la réunion annuelle mondiale de la Commission Trilatérale à Dublin, s’étant fait éconduire par le service de sécurité après avoir vu son invitation déchirée.

Incident qui ressemble étrangement à une réaction de la part des organisateurs à l’article diffusé la veille par Tucker sur le site d’“American Free Press”, intitulé « AFP Editor Reports On Secret Gathering Of Trilats in Ireland » :

“American Free Press”=> http://www.americanfreepress.net/html/t ... d_221.html

Mais l’exclusion inattendue de Tucker n’a pas empêché d’autres journalistes invités à la séance d’exposer dans les médias irlandais le contenu de la « keynote address » de Brian Cowen, dont le texte intégral a simultanément été diffusé par le gouvernement irlandais ainsi que sur le site du “Fianna Fail” :

Texte intégral sur le site du gouvernement irlandais=> http://www.taoiseach.gov.ie/eng/Governm ... urope.html

Version de “Fianna Fail”=> http://www.fiannafail.ie/news/entry/4255/

On est loin de la confidentialité qui avait entouré la tenue de la réunion européenne de la Commission Trilatérale à Paris. Pourquoi une telle différence dans les comportements institutionnels ? En tout état de cause, quelques constats s’imposent :

- La Commission Trilatérale existe. Elle n’est pas une invention de quelques « complotistes ».

- La Trilatérale possède une influence certaine. Partout, elle est accueillie par des représentants des gouvernements au plus haut niveau. Ce fut le cas d’Éric Besson à Paris, voir :

Programme 2008 de la Trilatérale=>http://www.trilateral.org/EURGp/REGMTGS/08paris.htm

- La France est, manifestement, l’un des pays où le blocage de l’information est le plus fort en ce qui concerne les activités de la Commisssion Trilatérale et du groupe de Bilderberg. N’en déplaise à certains auteurs qui ne manquent pas d’appuis éditoriaux et politiques, et pour qui la simple mention de la Commision Trilatérale ou du cercle de Bilderberg revient à tomber dans le « complotisme ».

Suit le discours prononcé par Brian Cowen le 7 mars, à la réunion plénière de la Commission Trilatérale à Dublin. Nous commenterons ce texte plus en détail dans un article ultérieur :

Texte intégral sur le site du gouvernement irlandais=> http://www.taoiseach.gov.ie/eng/Governm ... urope.html

D’emblée, d’après “Independent.ie”, une question adressée par Paul Volcker à Brian Cowen après son intervention a concerné la situation actuelle de l’euro et l’avenir de l’Union Européenne après le Traité de Lisbonne :

Article de “Independent.ie” => http://www.independent.ie/national-news ... 73425.html

Comme le président de la Commission Européenne Herman Van Rompuy dans des déclarations de il y a un mois annonçant notamment des « mesures impopulaires », Paul Volcker a évoqué les « décisions très difficiles » que d’après lui l’Union Européenne doit prendre dans la situation actuelle. Il a interrogé Brian Cowen sur le rôle d’une « banque centrale indépendante », d’un « taux d’intérêt commun », d’une « monnaie commune »...

À propos des « structures de gouvernance générale de l’Europe », Volcker a fait remarquer à Cowen que son opposition à une plus forte centralisation au sein de l’Union Européenne ne fait pas l’unanimité. Il lui a demandé quelles seraient les conséquences de la crise actuelle pour l’évolution de l’Europe.

Toujours d’après “Independent.ie”, Brian Cowen a répondu à Paul Volcker que les accords actuels seront revus dans les mois à venir, afin de les actualiser d’une manière qui puisse « rendre l’euro plus crédible » mais aussi « recevoir un large soutien populaire ». La quadrature du cercle, dès que l’on rentre dans la logique d’un Traité de Lisbonne clairement imposé aux citoyens dans de nombreux pays ? Van Rompuy n’a pas hésité à s’en prendre ouvertement à ce qu’il qualifie de « populisme régnant ».

Précisément, l’Irlande avait « osé » voter contre la Traité de Lisbonne, mais elle avait été obligée de refaire son référendum. Sous quelles pressions économiques et politiques ?

Dans la suite de la réunion plénière de la Commission Trilatérale à Dublin en l’absence des journalistes, l’avenir de l’euro, de l’Union Européenne et des Etats européens a été de toute évidence l’un des principaux sujets abordés.

Le dimanche 9 mai, coïncidant avec la fin de la réunion de la Commission Trilatérale à Dublin, l’Elysée diffuse sur son site ces trois communiqués de presse :

Communiqué de presse 1 => http://www.elysee.fr/president/les-actu ... .8783.html

Réunion de travail sur la crise financière de la zone euro

Présidence de la République

Le Président de la République tiendra une réunion de travail aujourd’hui, au Palais de l’Elysée à 18h45 sur la crise financière que traverse la zone euro, en présence de :

* M. François FILLON, Premier ministre,
* M. Bernard KOUCHNER, ministre des Affaires étrangères et européennes,
* M. François BAROIN, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat,
* M. Pierre LELLOUCHE, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes,
* M. Alexandre de JUNIAC, directeur de cabinet du Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi représentera Mme Christine LAGARDE qui sera retenue à Bruxelles pour l’Ecofin

Communiqué de presse 2 => http://www.elysee.fr/president/les-actu ... .8784.html

Entretien téléphonique avec Mme Angela Merkel, Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne.
Le Président de la République et la Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne se sont entretenus ce soir à 18h pour évoquer les moyens à mettre en œuvre pour résoudre la crise financière.
Ils ont constaté leur accord complet sur les mesures qui seront annoncées ce soir par l’Ecofin dans la ligne des conclusions de l’Eurogroupe réuni au niveau des Chefs d’Etat et de gouvernement, vendredi dernier.

Communiqué de presse 3 => http://www.elysee.fr/president/les-actu ... .8785.html

Entretien téléphonique avec M. Barack H.Obama, Président des Etats-Unis d’Amérique
Le Président de la République et le Président des Etats-Unis se sont entretenus au téléphone à 18h30 ce dimanche.
Ils ont évoqué la situation des marchés et les mesures indispensables.
Ils ont constaté un large accord sur la nécessité d’une réponse d’ampleur aux désordres actuels qui affectent les marchés.
(fin des communiqués du 9 mai de la Présidence de la République Française)

Le dimanche 9 mai dans la soirée, un « plan européen d’aide à la zone euro » a été annoncé. La facture prévisible de l’opération : un renforcement du pouvoir de la Banque Centrale Européenne et de l’ensemble des institutions de l’Union Européenne, assorti d’une vague de mesures antisociales et de casse institutionnelle.

Mais qui demande des comptes à tous ceux qui pendant trois décennies n’ont cessé de délocaliser et d’exporter des capitaux ? Qui évoque la très lourde responsabilité des « élites » qui ont préconisé, défendu, exécuté, cautionné... cette politique ? Précisément, ces mêmes lobbies financiers, industriels, politiques, « gestionnaires »... étaient maîtres du jeu à la réunion de Dublin.

Et pourquoi les plus hautes autorités publiques, ou leurs conseillers ou représentants de fait, devraient-ils débattre de ces questions stratégiques à l’intérieur de cercles privés, de surcroît de manière plus ou moins confidentielle et ensemble avec des représentants des milieux financiers et des multinationales ?

Peut-on décemment qualifier de « complotisme » le fait d’informer les citoyens sur des instances comme la Commission Trilatérale ou le Cercle de Bilderberg, où de toute évidence des responsables publics et du secteur privé très haut placés débattent de l’avenir des pays, des continents, de la planète, de l’humanité... ? Des réunions tenues en dehors de tout cadre institutionnel et de tout contrôle citoyen, et sur lesquelles l’information est pratiquement inexistante (Bilderberg) ou ne circule qu’a posteriori sous forme de comptes rendus pour l’essentiel papier et payants (Trilatérale). Même si on trouve un abondant matériel sur le site officiel de la Commission Trilatérale, les comptes rendus et documents des années récentes n’en font pas partie en dehors de quelques extraits. Ils sont commercialisés sous forme papier par la Brookings Institution (un « think tank » basé aux États-Unis).

Articles complémentaires sur le sujet de la Trilatérale :

- “La Trilatérale et le Monde IV”. => http://science21.blogs.courrierinternat ... de-iv.html
- “La Trilatérale et le Monde V”. => http://science21.blogs.courrierinternat ... nde-v.html
- “La Trilatérale et le Monde VI”. => http://science21.blogs.courrierinternat ... de-vi.html
http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 15/06/2010 - 17:40

Daniel Estulin dénonce le Groupe Bilderberg au Parlement Européen

Le journaliste d’investigation Daniel Estulin a prononcé devant la classe politique à Bruxelles un discours qui révèle l’intention de l’élite financière de détruire l’économie globale et de transformer le monde en une entreprise dont elle seule serait bénéficiaire.

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes maintenant en mesure de changer l’Histoire. Finalement, je crois que l’humanité a un avenir. Une population un moment démoralisée et sans but est en train de sortir d’un profond sommeil. Dans ce réveil général, les gens commencent à poser les questions adéquates. Non plus « Qu’est-ce que je gagne dans tout cela ? » mais « Qu’est-ce qui est juste ? ». C’est un phénomène international en réponse et en réaction à une perception aiguë que le monde entier va à la catastrophe à moins que nous autres, les gens, nous ne fassions quelque chose.

J’ai écrit un livre sur le thème du groupe Bilderberg. Ce livre, d’une certaine manière, est devenu le catalyseur d’un mouvement dans le monde entier. Maintenant, nous n’avons pas beaucoup de temps, si bien que je voudrais vous expliquer ce qu’est le Bilderberg et pour quelles raisons il doit être arrêté.

Dans le monde de la finance internationale, il y a ceux qui décident des évènements et ceux qui y réagissent. Bien que ces derniers soient plus connus, plus nombreux, et plus puissants en apparence, le véritable pouvoir appartient aux premiers. Au centre du système financier global se trouve l’oligarchie financière représentée par le groupe Bilderberg.

L’organisation du Bilderberg est dynamique, en ce sens qu’elle change avec le temps, absorbe et crée de nouvelles branches pendant qu’elle se défait de celles qui sont en déclin. Ses membres vont et viennent mais, mais le système en lui-même n’a pas changé. C’est un système autoreproducteur, une toile d’araignée virtuelle tissée des intérêts financiers, politiques, économiques et industriels.

Maintenant, le Bilderberg n’est pas une société secrète, un oeil pervers qui voit tout. Ce n’est pas une conspiration, bien que certaines personnes, de manière naïve, le voient ainsi. Ce n’est pas non plus un groupe de personnes, et peu importe qu’elles soient si puissantes, qui s’assoient autour d’une table dans l’obscurité, en se tenant par la main, regardant une boule de cristal et décidant de l’avenir du monde.

C’est une réunion de personnes qui représentent une certaine idéologie.

Ce n’est pas un Gouvernement Mondial ou un Nouvel Ordre Mondial, comme beaucoup le croient à tort. En revanche, l’idéologie est celle d’une Entreprise Mondiale. En 1968, lors d’une réunion du Bilderberg au Canada, George Ball, secrétaire adjoint aux affaires économiques de JFK et de Johnson a dit : « Où trouver un fondement légitime au pouvoir de l’administration des entreprises de prendre des décisions qui peuvent affecter profondément la vie économique des nations dont les gouvernements n’ont qu’une responsabilité limitée? »

L’idée qui est derrière chaque réunion du Bilderberg est de créer ce qu’eux-mêmes nomment L’ARISTOCRATIE DE PROJET concernant la meilleure manière de gérer la planète entre élites d’Europe et d’Amérique du Nord. En d’autres termes, c’est la création d’un réseau de cartels immenses, plus puissants que n’importe quelle nation de la terre, destinés à contrôler les nécessités vitales du reste de l’humanité, évidemment de leur point de vue privilégié, pour notre propre bien et bénéfice, à nous, les classes inférieures (“The Great Unwashed” , nous appellent-ils)

La raison qui fait que les gens ne croient pas au Bilderberg et autres organisations qui oeuvrent avec et exercent un pareil contrôle sur la scène mondiale est qu’il s’agit d’un phantasme cartésien, selon lequel ce sont les intentions isolées de quelques individus, et non pas la dynamique des processus sociaux, qui modèlent le cours de l’histoire, comme le mouvement de l’évolution des idées et de certains sujets, sur plusieurs générations, voire des siècles.

Le Bilderberg est le moyen de regrouper les institutions financières qui représentent les plus puissants et les plus prédateurs des intérêts financiers. Et, en ce moment, cette combinaison est le pire ennemi de l’humanité.

Nous pouvons nous réjouir qu’aujourd’hui le Bilderberg soit devenu un sujet abordé par les media des entreprises. Non parce que ceux-ci se sont tout à coup souvenus de leurs responsabilités envers nous, mais parce que nous les avons obligé à avoir cette position inconfortable en prenant conscience que leurs présidents et premiers ministres, leurs petits rois et reines sont les marionnettes de forces puissantes opérant en coulisse.

Quelque chose nous est arrivé au milieu de l’effondrement économique général. Les gens sont en grande partie soumis à quelque chose qu’ils ne comprennent pas toujours. Mais qui les amène à agir dans leur propre intérêt. C’est ce qu’ils sont en train de faire en Grèce. C’est ce qu’ils sont en train de faire aux Etats Unis. Cela s’appelle le principe anthropique. C’est comme si un ras de marée survenait et enlevait nos peurs. Les gens, en se rendant compte que leur existence est menacée, ont perdu leurs peurs, et les Bilderberger et les autres s’en aperçoivent.

C’est peut-être pourquoi, dans un récent discours au Council of Foreign Relations (CFR) à Montréal, Zbigniew Brzezinski, l’un des fondateurs de la commission Trilatérale, a averti qu’un « réveil politique mondial », combiné avec des luttes internes de l’élite, menaçait de détourner le courant vers un gouvernement global.

Vous pouvez voir que les gens qui sont ici ont des passés politiques et idéologiques différents. Ce qui nous unit, cependant, c’est que nous sommes tous des patriotes. Et ceux qui s’opposent à nous, ceux qui travaillent pour des sociétés secrètes, qui ont vendu leur pays pour un morceau de viande, sont des traîtres. Non seulement des traîtres à leur peuple et à leur pays, mais à l’humanité toute entière.

Maintenant, [venons en à] l’objet de cette conférence de Presse, qui est le Bilderberg vers une Entreprise Mondiale.

Il y a environ six siècles et demie, l’économie de l’Europe s’est effondrée lors de ce qu’il est convenu d’appeler « l’obscurité moyenâgeuse » de l’Europe, la plus grande chute économique et démographique de l’Europe depuis la chute de l’empire romain. Ainsi, au milieu du XIV° siècle, une grande partie du pouvoir de l’oligarchie a été réduite à néant. Cette désintégration explosa en chaîne comme l’éclatement soudain de la pire bulle financière de spéculation sur la dette dans l’histoire (jusqu’à nos jours), quand les banques Bradi et Peruzzi s’effondrèrent. L’éclatement et l’effondrement de la bulle sur la dette lombarde provoqua une chute du pouvoir des familles de l’oligarchie.

Qu’est-ce que ça a à voir avec le Bilderberg ?

L’histoire contemporaine a remplacé l’histoire médiévale au moment où les institutions qui distinguent spécifiquement l’histoire contemporaine de l’histoire médiévale ont été mises en place. Ce qui eu lieu en 1439 au Conseil de Florence. Quelles furent ces nouvelles institutions?

1) La conception des républiques modernes, états-nations sous domination de la loi naturelle

2) La mission principale de la promotion du progrès scientifique et technologique comme mandat donné par la république.

Ces deux idéaux constituent un élément crucial : leur existence institutionnalisée dans chaque partie de l’Europe a tout changé dans toute l’Europe, parce que ces changements institutionnels ont accéléré le rythme de l’expansion de l’humanité sur la nature, par tête et par km2. De même qu’aucun pays ne cherchait à ne pas progresser ou ne pas se développer de peur d’être rejeté désespérément.

Le premier succès est arrivé en France, sous Louis XI, qui a doublé le revenu par tête en France et a vaincu tous les ennemis de son pays. Les succès de Louis XI ont entraîné une réaction en chaîne d’efforts pour établir des états-nations sur le modèle de l’Angleterre de Henry VII.

Une autre idée-clef, qui vient du Conseil de Florence, et qui, bien plus tard, s’est répandue aux Etats Unis, est celle du principe universel de Bien-Etre Général, sur lequel toute la société moderne est basée.

Maintenant, le bien-être ne veut pas dire avoir des bonnes choses pour rien, assis sur un canapé en mangeant de la pizza, en faisant le joli coeur, en regardant la télévision, tout en attendant que le chèque du chômage arrive.

C’est une question d’immortalité. Quel est le but de l’existence de l’homme et du gouvernement ? C’est de pourvoir au bien-être des générations futures. Assurer notre survie en tant qu’espèce. Le principe du Bien-Etre Général, tel qu’il est formulé en résumé dans le préambule de la Constitution Fédérale des Etats-Unis, est la loi fondamentale

Quel rapport cela a-t-il avec l’actualité ? Ces gens veulent un empire. C’est ça, la globalisation. Et trop de gens croient que pour avoir un empire il faut de l’argent. J’ai entendu les mots : l’Elite de l’Argent. Mais l’argent ne détermine ni la richesse ni l’économie. L’argent ne fait autre chose que circuler dans le monde. L’argent n’a aucune valeur en soi.

L’esprit humain a une influence sur l’évolution de la planète. Ainsi cela dépend de la mesure que prend d’elle même l’humanité. Ce qui nous différencie des animaux est notre capacité à découvrir des principes physiques universels. C’est ce qui nous permet d’innover, ce qui par conséquent améliore la vie des gens en augmentant le pouvoir de l’homme sur la nature.

Vous verrez, ils sont en train de détruire exprès l’économie du monde. Et ce n’est pas la première fois. Cela s’est déjà produit au XIV° Siècle au Moyen Âge : ils sont venus à bout de 30% de la population.

L’empire : à bas les gens stupides ! Ils veulent détruire les facultés créatrices de la raison.

Zero croissance, zero progrès. Club de Rome ; limites à la croissance 1973.

Projet 1980 du CFR : promouvoir la démolition contrôlée de l’économie mondiale

Bilderberg 1995 : Exiger la destruction. Comment ? En détruisant exprès l’économie mondiale.

La « Grande Dépression » comme transfert de la richesse.

La « Grande Dépression » n’a pas commencé avec les capitalistes des Etats-Unis. Ce fut un évènement que produisirent encore une fois les plus riches en faisant passer la richesse des gens dans les mains de ceux qui étaient déjà riches. C’est ainsi que la Bank of America a gagné des milliers de millions en exécutant des hypothèques de 1929 à 1937. Ne croyez pas une seconde que les plus riches parmi les riches seront atteints pas l’effondrement qui arrive. Les seuls qui seront atteints, ce seront nous autres.

Regardez la Grèce. Ce qu’ils essayent de faire c’est de faire s’effondrer le système, au lieu de permettre que la Grèce réorganise son système monétaire, ils sont en train d’imposer que la Grèce soit instrumentalisée, que la dette de la Grèce soit financée par l’Europe. Mais cette dette n’a aucune valeur. A mettre à la poubelle, de l’argent de monopoly. Du moment qu’on demande à l’Europe, qui traverse à son tour sa propre débâcle financière, d’absorber une dette impayable, que les Grecs, c’est certain, ne pourront jamais payer, cela signifie que l’Europe sera détruite à coup sûr. Et cela est en train de se faire, intentionnellement, puisque personne ne suivra Barroso, qui est, avec tout le respect que je lui dois, intellectuellement limité, ni Trichet qui est si bête.

Défaisons nous de la bureaucratie de Bruxelles. Licencions les tous. Ce sont tous des bons à rien, Ils sont inutiles. Ces gens n’ont jamais rien fait d’utile dans leur vie. Défaisons nous de Barroso. Il a condamné l’Histoire à l’école. Défaisons nous de cet hypocrite de Van Rompuy, non pas parce qu’il est inutile mais parce qu’il est malin et très dangereux. Ce n’est pas la première fois qu’un petit malin fraye son chemin dans l’ombre jusque dans les entrailles du pouvoir.

Vous voyez, c’est une question de leadership et une question d’immortalité. Tous les leaders de la société, spécialement en temps de crise, le sont parce qu’ils se mesurent à ce standard. Des gens comme Barroso, Van Rompuy, le président de l’Union Européenne, Jean-Claude Trichet, Dominique Strauss-Kahn, le directeur administratif du Fond Monétaire International, sont à peine à considérer comme des leaders. En réalité, c’est à peine si on peut les considérer comme des êtres humains si on considère ce que veut dire pour les Humains « Pour le Bien Supérieur de l’Humanité ».

Je ne suis pas en train de parler d’un problème scientifique, mais d’un problème moral. D’une question d’immortalité. Nous autres en tant qu’Etats Nations, en tant qu’habitants de la planète, nous croyons en l’avenir de l’humanité ? Et quel avenir aurons nous dans 100 ans ou 200 ans ? Ou qu’en sera-t-il de nous dans 10 000 ans ? Avons nous le droit de rêver ? Si nous pouvons avoir le sentiment d’un but en étant ici, alors les mauvais ne peuvent l’emporter.

Par exemple, ils nous ont dit qu’il fallait sauver l’euro. Que la chute de l’euro entraînerait celle de l’Union Européenne. C’est un mensonge. Au lieu d’une union monétaire européenne faible et fonctionnant mal, nous revenons aux républiques états-nations indépendants. L’Europe de nos ancêtres.

« La diversité culturelle est non seulement le sceau du progrès, mais une garantie de sécurité contre l’extinction humaine » Une fois né, le concept d’état nation ne meurt pas, il attend seulement qu’apparaissent des êtres humains sages et de valeur pour le défendre, pour perfectionner le concept. Nous devons être une fraternité de nations, de nations souveraines – unies par le but commun de l’humanité. Jusqu’à ce que nous puissions amener l’humanité à l’Age de Raison, l’Histoire sera en réalité construite non par la volonté du gros de l’humanité, mais par le petit nombre de ceux qui, avec des intentions bonnes ou mauvaises, dirigent le destin de l’homme, comme un troupeau de vaches est mené aller et retour dans les prés, et, à l’occasion, aussi à l’abattoir.

Publié sur Mecanopolis le 10 juin 2010

Source originale : Pyjamasur.com
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Messagepar Eniotnar » 12/09/2010 - 20:38

http://www.theatrum-belli.com/
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Image. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Miroir » 13/09/2010 - 10:24

Eniotnar a écrit :http://french.irib.ir/info/international/item/101455-lonu-appelle-a-lutter-contre-le-protectionnisme-economique

Ben voyons...
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar atilla » 13/09/2010 - 10:32

Eniotnar a écrit :http://french.irib.ir/info/international/item/101455-lonu-appelle-a-lutter-contre-le-protectionnisme-economique

Bein , on ne sera pas embêté par les commissaires politiques franc-mac onusiens en France , vu que la derniére fois qu'on a fait du protectionnisme , c'etait sous jack lang pour protéger le cinéma et la musique , et au passage ,engraisser les artistes Français qui eux jouïssaient pour le coup :vomirr: de la préférence nationale tout en crachant sur leur pays pas assez métissé et asservi à leur gout .

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 20/09/2010 - 12:57

L’ordre de Skull & Bones

La Fraternité de la Mort, Skull & Bones

Avant que vous n’alliez plus loin, n’hésitez pas à lire cet excellent article de Voltairenet http://www.voltairenet.org/article14367 ... cr%C3%A2ne qui traite aussi sur le sujet de Skull & Bones.

L’ordre de ‘Skull & Bones’ est une société secrète américaine basée sur le campus de l’université de Yale, dans le Connecticut, et elle a des connexions avec la franc-maçonnerie, les Jésuites et les Illuminatis (explications plus bas!). C’est aussi une des plus vieilles sociétés secrète pour étudiants aux USA.

Il existe aussi d’autres sociétés secrètes pour étudiants sur le campus de Yale, comme Scroll & Key, Wolf’s Head, Berzelius, Book and Snake et beaucoup d’autres que vous découvrirez en lisant ce site.

Les membres de l’ordre du Skull & Bones sont appelés bonesmen ou bonesman (au singulier, Bones = os en français). Tout comme les membres de Scroll & Key s’appellent Keys, ou Clés en français.

Skull & Bones a préservé sa sélection impartiale de ses membres, ses rituels sont inspirés des francs-maçons et d’autres aspects durant 175 années. Le nom en alumni de l’organisation est The Russell Trust Association, nommée d’après un membre du club.

Petite Histoire et Origine du Nombre 322
L’histoire de l’ordre commence en 1832. Enervé par le processus d’élection de Phi Beta Kappa http://www.nouvelordremondial.cc/phi-beta-kappa/, un sénior de Yale appelé William Huntington Russell et un groupe d’étudiants ont décidé de former le club Eulogien Skull & Bones.

Le club paye obédience (obéissance) à Eulogia (= bénédiction en grec), la déesse de l’éloquence qui prie sa place au panthéon sur la mort de l’orateur Démosthène en -322 AJ.

Le symbole du Skull & Bones est un crâne avec deux os s’entrecroisant derrière celui-ci. Les membres du club symbolisent l’ordre en tant que chapitre 322 en mémoire de la mort de Demosthenes (c’est une des plusieurs théories sur ce nombre). Le nombre est si mystérieux qu’un étudiant, apparemment sans liens avec Skull & Bones aurait donné 322,000$ en don à la société.

Les Illuminati considèrent Skull & Bones en tant que chapitre 322 de leur ordre. S&K est une société secrète et ce genre de secret, le chapitre 322, ne sont pas révélés du tout aux personnes n’appartenant pas a l’ordre.

J’aime penser que le nombre 322 représente le 322ème chapitre des Illuminatis à travers l’histoire. Aussi parce que Adam Weishaupt (le fondateur de l’ordre des illuminatis de bavière) est mort le 18 Novembre 1830, qui est le 322ème jour de l’année. Mais l’explication peut aussi être très simple, 322, 3/22, représente le 22 Mars qui symbolise l’arrivé du printemps.

La sombre Histoire de Skull & Bones

Maintenant que vous savez l’histoire officielle de l’ordre, nous allons passer à l’étape supérieure! L’histoire commence où le trafic de drogues, l’espionnage et les sociétés secrète se rencontrent pour ne former qu’un. Si vous êtes vraiment passionné vous en apprendrez une tonne en lisant les articles secondaires de Skull & Bones.

Nathan Hale et Elihu Yale
Elihu Yale est née à côté de Boston, éduqué à Londres, et servit dans la British East India Company, il devint finalement gouverneur du fort Saint-Georges en 1687 au Madras. Il amassa une grande fortune, et retourna en Angleterre en 1699. Yale était connu comme philanthropiste, il envoya de l’argent et quelques livres à l’université dans le Connecticut (qui ne s’appelait pas encore Yale).

Après plusieurs requêtes, Cotton Mather suggéra que l’école devait être renommée Université de Yale en 1718. (vous trouverez d’autres informations sur l’université de Yale dans l’article sur les sociétés secrètes)

Une statue de Nathan Hale existe sur le campus de Yale. Il y a une copie de cette statue en face du quartier général de la CIA à Langley en Virginie. Et aussi une autre apparait en face de l’académie Phillips à Andover dans le Massachusetts (où George Herbert Walker Bush rejoignit une société secrète dès l’âge de 12 ans).

Nathan Hale, avec 3 autres étudiants licenciés de l’université de Yale, étaient membres du « Culper Ring », une des premières organisations secrètes de renseignements en Amérique. C’est l’ancêtre de la CIA et de la NSA (No Such Agency) et d’autres organisations dont vous n’avez jamais entendu parler.

Le Culper Ring a été fondé par Benjamin Tallmadge en été 1778 et était sous l’ordre du Général George Washington. Le Culper Ring avait pour but d’infiltrer la ville de New York qui était sous le contrôle des britanniques, et de rapporter la position des troupes et leurs intentions. L’organisation a eut beaucoup de succès durant la guerre civile américaine.

Nathan était le seul contact opératif débusqué et capturé après la victoire de la Bataille de Long Island et après avoir raconté ses plus grands regrets il fut pendu le 22 septembre 1776. Depuis ce jour la relation entre l’université de Yale et le Culper Ring n’a jamais été aussi forte et unique.

Samuel Russell
En 1823, Samuel Russell a fondé la Russell & Company dans le seul but d’acquérir de l’opium en Turquie afin de le revendre en Chine. Russell & Company fusionna avec The Perkins (Boston) Syndicate et devint alors la plus grande usine de contrebande et de trafic d’opium en Amérique. Gentil internaute, sachez que la plupart des fortunes Européennes et Américaines ont été faites par la voie du trafic d’opium depuis la Chine.

Un des chefs de la compagnie de Russell était Warren Delano Jr., qui était le grand père du président Franklin Delano Roosevelt. Les autres partenaires de Russell comprenaient: John Cleve Green (qui a financé l’école de princeton, lisez l’article officiel, qui parle aussi de trafic d’opium), Abiel Low (il finança la construction de l’université de Columbia–et mémorisez ce mot Columbia qui est très important), Joseph Coolidge et les familles, Perkins, Sturgis et Forbes.

Le fils de Joseph Coolidge organisa la United Fruit Company, et son petit fils, Archibald C. Coolidge, deviendra un co-fondateur du Council on Foreign Relations.

William Huntington Russell
Le cousin de Samuel, William Huntington Russell, étudia en Allemagne de 1831 à 1832. A cette époque, l’Allemagne était le foyer de plusieurs nouvelles idées… Comme ça l’a toujours été. Le peuple Allemand a toujours été très sage, curieux, innovateur, et plein de nouvelles idées. Quand Russell retourna a Yale en 1832, il forma une société pour sénior avec Alphonso Taft (1833): Skull & Bones. Par rapport aux informations acquises lors d’une infiltration dans la Tombe (L’endroit de rassemblement des membres du Skull & Bones) en 1876:

Bones est le chapitre d’un corps d’une université Allemande… Le général Russell, son fondateur, a été en Allemagne et a développé une grande amitié avec les membres leaders d’une société Allemande, qu’il ramena ici au collège et il eut l’autorisation de fonder un chapitre.

C’est alors que William Huntington Russell avec 14 autres membres devinrent les membres fondateurs de l’ordre de Scull and Bones, qui plus tard fut changé l’ordre de Skull and Bones. Cet ordre, Skull & Bones, existe seulement à l’université de Yale et seulement 15 nouveaux étudiants par ans deviennent membres de l’ordre Eulogien.

William Huntington Russell deviendra plus tard un général et un législateur d’état dans le Connecticut. Alphonso Taft deviendra plus tard Attorney General des États-Unis et United States Secretary of War (un poste que plusieurs bonesmen ont eu), Ambassadeur en Autriche et Ambassadeur en Russie (un autre poste que plusieurs bonesmen ont aussi eu).

Son fils, William Howard Taft (1887), est le seul homme à avoir été Président des États-Unis et juge à la Cour suprême des États-Unis en même temps.

Le Skull & Bones & la Tombe

Tous les Bonesmen ne doivent jamais révéler les secrets qui sont racontés dans le sanctuaire de Skull & Bones, qui est une Tombe sans fenêtres.

Skull & Bones et Les Secrets de la Tombe

Il existe beaucoup de théoriciens de conspirations qui pensent que Skull & Bones est responsable de tous ce qui se passe mal dans le monde, et occasionnellement ce qui se passe bien aussi. Je ne suis pas de cette avis. Skull & Bones n’est qu’une autre société secrète avec un but particulier sous le contrôle des francs-maçons, et même ceux au dessus des francs-maçons, comme les Rose-Croix, Propaganda Due, les Illuminatis.

A part les présidents (George Bush Junior par exemple, et son père, et son grand père avant lui), il existe une grande variété de bonesmen qui ont travaillés en tant qu’officier de cabinet, espion, juge, avocat, capitaine d’industrie, chef des médias. Et très souvent leurs fils, et très récemment leurs filles aussi, font parti de Skull & Bones et ont donc du passer le rituel d’initiation (voir plus bas).

Exemple de George H Walker Bush et de son fils George Walker Bush Junior (Père et fils), tous les deux sont membre de la fraternité de la mort (Brotherhood of Death en anglais)..

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar JCL31 » 20/09/2010 - 14:33

Qui a construit la pyramide de Blagnac ?

Situé dans la banlieue de Toulouse, la “Place de la révolution» est probablement l’une des expositions les plus flagrantes des dessins et modèles Illuminati dans l’existence: une énorme pyramide flottant au-dessus d’une carte du monde. La signification symbolique de cette structure révèle une idéologie plutôt sombre et élitiste, et semble confirmer les allégations de la théorie du complot: le monde de mener une cabale secrète appelée “Illuminati”.
Situé dans un carrefour giratoire dans la commune plutôt tranquille de Blagnac à Toulouse, la Place de la Révolution est constamment entouré par les voitures qui tournent chaque jour. Comme c’est le cas dans toutes les régions du monde, la plupart des habitants de trouver le monument qui orne leur ville «gentil» et «décoratif», sans avoir la moindre idée du sens de son profond occultes. Pour ceux qui ont «des yeux pour voir” Toutefois, la Place de la Révolution de façon claire et sans équivoque révèle la force cachée qui ont façonné le passé et qui travaille sans relâche à modeler l’avenir. Dans cette structure apparemment simples sont intégrés les buts, les aspirations, la philosophie et les croyances de l’élite cachés qui guide les masses clueless vers un nouvel ordre mondial.

Considérations historiques

La Place de la Révolution a été construit en 1989 pour commémorer le bicentenaire de la Révolution française. Les historiens modernes pensent que la franc-maçonnerie a joué un rôle crucial dans le déroulement de la révolution.
Loin de cacher ce fait, les francs-maçons français sont très fiers de cet accomplissement historique. De nombreux monuments ont été érigés maçonnique en France en 1989 pour célébrer le rôle de la franc-maçonnerie dans la révolution française. Celui de Blagnac est cependant particulièrement révélatrice. Il est moderne, un peu futuriste même et se concentre sur «ce qui reste à faire» plutôt que «ce qui a été fait”. Il décrit un monde uni sous la domination d’une pyramide flottante géante, représentant les sociétés secrètes à l’intérieur du domaine du grand architecte.

La Pyramide

La pyramide est composée d’un total de treize couches, les deux couches étant séparées par une cloison métallique. Si vous avez étudié toute œuvre d’art ou un monument inspiré par les enseignements maçonniques, vous savez déjà que le nombre treize est constamment représenté de diverses façons. Les couches inférieures de la pyramide représentent les degrés inférieurs de la maçonnerie tandis que les deux premiers, ceux qui sont séparés par le diviseur, représentent les Illuminati - les «degrés caché”, la pierre angulaire de la pyramide. Chaque fois que je parle de la franc-maçonnerie sur ce site, je me réfère toujours à ces diplômes cachés. C’est là que la “vérité” est révélé et où les décisions sont prises. Les couches de fond sont tout simplement une école de l’hermétisme et sont un moyen de recruter des «ceux qui sont dignes». Si vous êtes un franc-maçon et que vous n’êtes pas au sommet de la hiérarchie, représentée par la pierre de faîte de la pyramide, je ne fais pas référence à vous et je n’ai jamais fait (un peu a dû préciser ce point). Il est intéressant de noter que la pyramide sur le verso du billet de dollar américain contient aussi treize couches.

Cette pyramide est plane littéralement au-dessus d’une carte du monde dans la mosaïque.

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LA SUITE ICI >>>>>>http://www.neotrouve.com/?p=854
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Eniotnar » 24/09/2010 - 23:04

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Eniotnar » 02/10/2010 - 17:33





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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 22/11/2010 - 14:59

Focus : L’imminente destruction de la France sous l’empire franc-maçon matérialiste

« Que vous soyez blanc, jaune ou noir, nos temples vous sont ouverts, à la seule condition toutefois , qu’au dessus de vos croyances et de vos convictions, que nous admettons et que nous respectons, vous partagiez notre croyance millénaire et traditionnelle en l’existence de la perfection ». Ainsi fut présentée la Franc-Maçonnerie par le Grand Maître de la Grande Loge de France en 1959, il y a un demi-siècle (1). Des obédiences qui entendent placer la « perfection » au dessus de toute conviction, et c’est tout à leur honneur, devaient être des parangons de vertu. Les années ont passé depuis cette déclaration, et plus encore depuis la constitution d’Anderson. Ceux qui se situaient « au-dessus de toutes croyances », les frères de ladite Franc-Maçonnerie, ont été tachés par quelques « affaires » ; rien de bien grave, selon eux, quelques moutons noirs, vite écartés … Mais ces petites taches s’estompent pour devenir insignifiantes derrière ce fond obscur que l’histoire officielle n’a jamais dévoilé. Peut-être même toutes ces petites magouilles fraternelles eurent-elles intérêt à apparaître de temps à autre, pour détourner l’attention, et pour masquer les abysses qui les génèrent … Chroniques d’un pouvoir sombre qui détruit la France de longue date…

Les 120.000 francs-maçons qui dirigent la France, ou l’architecture administrative selon le compas et l’équerre

« Je sais comment on s’élève dans le monde ; en foulant à chaque marche quelque chose de sacré. » Henry de Montherlant

120.000 maçons, c’est le chiffre avancé par le mensuel « Capital » (1). S’il n’y a pas 120.000 postes clés, il y a 120.000 mailles d’un réseau d’influence qui recouvre l’ensemble du système décisionnaire français. Certes les lois se votent selon un principe législatif sur lequel l’emprise maçonnique n’est pas démontrée, mais leurs applications, leurs non-applications, leurs contournements, leurs interprétations sont, au même titre que les renvois d’ascenseur propriétaires, aux mains de postes clés occupés majoritairement par des maçons aidés de suppôts, maçons également, qui leur déblaient le terrain, au titre de la réciprocité. Un gros et très influent corps électoral dans les municipales, qui nécessite une maintenance quotidienne.

Selon Capital, les loges ont envahi tous les appareils d’état, ministères et administrations, organismes de haute finance, syndicats, enseignement, multinationales … Aucune décision importante en France ne se prend sans la divine bénédiction, la pression, ou l’influence d’un bienveillant frère. Les fraternelles, ces associations corporatistes indépendantes des conflits d’obédience, érigées pour la ressource du carnet d’adresse, ou les « club 50 », interdits en théorie par le GODF, mais présents dans 45 villes, servant aux petits soins des carrières de l’élite, remplacent avantageusement, par des passe-droits du sceau du grand architecte, les réseaux sociaux populaires. Comme le « Club 50″ de Poitiers, « une trentaine de membres parmi les plus influents de la ville » (2), très actif malgré l’interdiction de façade du Grand Orient.

C’est toute une liste multipolaire de réseaux d’influences que la mensuelle avance, segmentée selon les loges. 50.000 initiés au GODF (hôpitaux, enseignement, syndicats), 40.000 initiés à la GLNF (CCI, CGPME, magistrature), 30.000 à la GLDF (médecins, avocats, pharmaciens, journalistes). A commencer par le glaive et la balance, le ministère le plus sensible, censé donner l’exemple en matière d’indépendance : « 2 fraternelles, 400 membres au dîner du palais à Paris, comprenant juges, procureurs, avocats, comptent les plus prestigieuses superstars du barreau, sans parler de la chancellerie : Jean-Claude Marin, procureur de la république au TGI, Jean-Claude Magendie, premier président de la cour d’appel, Jean-Louis Nadal, procureur à la cour de cassation. Qui n’a pas entendu parler du procureur Montgolfier, ou du juge d’instruction Jean-Paul Renard, à Nice ? A Nancy, c’est à l’abbaye des prémontrés que se tient le dîner mensuel du club 50 local, le cercle Lothaire, et on y trouvait Philippe Vivier, ancien président du tribunal de commerce ». Que de passe-droits, de fonctions incompatibles et d’équations insolubles, imaginables par la simple théorie, au sein d’un tribunal, quand on sait que les frères ont fait voeux d’entraide …

A Toulouse, ce sont deux anciens présidents de tribunal, Joël Bobin et Joël Fiorenzo, appartenant respectivement au GO et à la GLNF, qui ont été dans l’obligation de démissionner, suite à un scandale judiciaire. Disculpés, ils n’en ont pas moins contribué à renforcer les suspicions sur un malaise persistant : « Le tribunal de commerce de Toulouse n’a pas échappé à la suspicion généralisée qui vise depuis maintenant quelques années la justice commerciale. Même si la démission, lundi 27 mars, de Joël Bobin, président du tribunal de commerce est motivée par une deuxième mise en examen qui n’a aucun rapport direct avec ses fonctions de magistrat consulaire, cet événement accentue le malaise d’une institution dont le fonctionnement est de plus en plus souvent remis en cause. […] Dans cette institution, où les juges sont des chefs d’entreprises cooptés par leurs pairs, la vie et la mort des entreprises en redressement ou liquidation judiciaires peuvent résulter parfois d’arrangements à la limite de la légalité. Syndics, avocats d’affaires, juges, mandataires… les circuits opaques de la justice commerciale sont régulièrement dénoncés par les petits commerçants et les entrepreneurs qui ne comprennent pas toujours les décisions qui leur sont imposées et dénoncent le « dépeçage » de leurs biens. » (3)

Banques et assurances, qui n’en croquent pas moins, peuvent aussi se vanter d’être aux premières loges, pour faire un jeu de mots malsain : Michel Baroin et Jean-Louis Pétriat (GMF), Charles Mihaud et Michel Sorbier (resp. ex-président du directoire et président de la fédération nationale de la Caisse d’épargne): « Les mutuelles et les banques coopératives, inventions maçonniques, sont presque des chasses gardées, tout comme le secteur du bâtiment » (4). Mais la banque championne toute catégorie dans l’essaimage des frères restera sans conteste le crédit agricole. Que les néophytes se reportent à l’étude de Sophie Coignard qui parle « d’état dans l’état » : « Elle détaille la longue guerre entre maçons et « indépendantistes » qui ravage le Crédit agricole durant les années 1980 : les premiers perdent, de justesse, malgré le soutien du nouveau directeur général, Jean-Paul Huchon. La banque verte multiplie, selon l’auteur, les affaires impliquant des maçons au sein du Crédit agricole : celle de la caisse de l’Yonne, toujours pas jugée, alors que plainte a été déposée contre le directeur en… 1993; celle de la Martinique-Guyane, achevée en mai 2008 par un protocole d’accord alors que son directeur devait 11 millions d’euros à la banque » (5)

Grandes entreprises sont également des chasses gardées, comme le remarque Challenges : « Les voies de certaines nominations sont parfois impénétrables. Le 11 juin, un communiqué révélait le nom du nouveau directeur général délégué d’Eutelsat Communications, premier opérateur européen de services par satellite : Michel de Rosen, HEC et énarque de 58 ans. Une surprise, car deux semaines plus tôt, c’est un autre nom qui circulait, celui de Christian Pinon, polytechnicien de 54 ans, PDG de GlobeCast, filiale de France Télécom. Pourquoi ce revirement ? «Pour le comprendre, il faut être initié, ironise un fin connaisseur du secteur. Michel de Rosen avait la faveur du président d’Eutelsat, Giuliano Berretta, qui n’est pas franc-maçon. Christian Pinon était soutenu par les réseaux maçonniques. Dans la galaxie télécoms-espace, les maçons forment une famille : Marcel Roulet [DG, puis PDG de France Télécom, de 1986 à 1995], le grand-père; Didier Lombard [actuel PDG], le père; Thierry Breton [ex- PDG], le fils; Michel Combes (Vodafone), Jean-Yves Le Gall (Arianespace), Frank Dangeard et Charles Dehelly (tous deux ex-Thomson), les petits-fils.» [...] Un homme d’affaires évoque, lui, les manoeuvres récentes de quelques «initiés» pour trouver un poste à Christian Streiff, sans emploi depuis son départ de Peugeot Citroën : «Serge Michel [82 ans, conseiller discret de patrons du CAC 40] a demandé à Henri Proglio [PDG de Veolia Environnement] de donner un coup de main à Streiff.» Bel exemple de solidarité maçonnique. Hélas, aucun des trois acteurs concernés ne le confirmera. En théorie, selon les grands maîtres des obédiences (fédérations de Loges), unanimes sur cette question, les frères sont tenus de se dévoiler «quand ils le peuvent». Mais, jusqu’à présent, à l’exception de Patrick Le Lay, l’ancien PDG de TF 1, aucune personnalité du CAC 40 n’a encore osé faire son coming out. Inutile de compter sur les «enfants de la veuve» pour un éventuel outing. Par serment, ils s’interdisent de dévoiler l’appartenance de leurs frères et soeurs » (4)

Les mairies, elles aussi, sont bien fournies en compas et équerres. En 2009, Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, a tenté de faire passer une subvention municipale de 400.000 euros aux deux loges locales. Le contentement des frères est, semble-t-il, très recherché. La mairie de Lille, du temps de Maurois comptait environ 50 frères. Depuis Martine Aubry, l’effectif s’est étoffé de nombreuses pointures, comme Alain Cacheux, député et vice-président de la communauté urbaine. Lyon, oppidum maçonnique, ne cache même pas l’influence de ses frères dans les affaires municipales : « Gérard Collomb n’a jamais dissimulé son appartenance au Grand-Orient. Mais le sénateur-maire de Lyon a préféré se faire initier à Paris. Nombre de ses adjoints fréquentent, eux, les loges lyonnaises et n’en font pas non plus mystère : Thierry Braillard, Jean-Louis Touraine, Jean-Michel Daclin… Dans le précédent mandat, Yvon Deschamps, grand argentier du PS départemental et alors adjoint aux finances, se montrait actif rue Garibaldi, le siège lyonnais du GO. Il se dit même que M. Deschamps a joué un rôle actif lors de l’élection de Gérard Collomb à la tête de la Communauté urbaine en 2001 en réunissant les frères de certains groupes politiques » (6)

L’exécutif, qui selon Le Monde du 20 octobre 2009, « estime pouvoir décider de tout et tout seul » (7), est un modèle de tour d’ivoire grouillant de frères. Selon Pierre Marion, ancien patron de la DGSE; « Le jeune patron du syndicat de policiers Synergie confie aussi son expérience : « Je reçois beaucoup de lettres marquées des trois points, ou qui se terminent par « fraternellement », et certains me serrent bizarrement la main lorsqu’ils me disent bonjour. » « Les commissaires eux-mêmes ne sont pas en reste [...] puisque, selon les estimations, 1 commissaire sur 4 est franc-maçon. [...] « Tout le monde parle de la proportion de francs-maçons chez les commissaires, plaisante l’un d’entre eux. Mais personne ne s’est jamais interrogé sur ce ratio chez les contrôleurs généraux, le grade supérieur. Là, je pense qu’on tourne à plus de 50 %. » (8)

« Une affirmation que tente de relativiser un des plus connus d’entre eux, Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient et super-conseiller de Nicolas Sarkozy, notamment en matière de sécurité intérieure. En décembre 2007, il déclare à l’auteur : « Ce gouvernement est le plus a-maçonnique qui soit, puisque nous sommes à zéro franc-maçon. Même sous le gouvernement du maréchal Pétain à Vichy, il y en avait, hélas. » » (7). Certes Alain Bauer a parfaitement raison, sauf qu’il omet de préciser qu’il n’y a nul besoin d’être au gouvernement pour être influent, un simple coup de fil maçonnique suffit, par exemple pour la nomination d’un patron d’une grande administration française, comme le rappelle Le Point (9) :

« « Jamais je n’aurais pensé que les francs-maçons étaient aussi puissants ! » Cette réflexion effarée de Jean-Pierre Raffarin vient d’un épisode vécu lorsqu’il était Premier ministre. Il en garde un très mauvais souvenir : la mobilisation fraternelle l’a en effet empêché, malgré tous ses efforts, de nommer à la tête d’EDF, bastion franc-maçon, l’ancien ministre Francis Mer à la place de François Roussely, qui admet être proche des frères pour les avoir beaucoup fréquentés. Pour le défendre, un déluge de coups de téléphone s’abat sur Matignon. Il y avait tous les jours un appel de Bauer et un autre d’Henri Proglio, patron de Veolia, qui dément très mollement être initié. La bataille dure des semaines. Pour finir, les ligueurs ne sauvent pas Roussely, mais ont la peau de Mer. Raffarin en tremble encore »

Quelques membres du gouvernement suffisent d’ailleurs amplement, comme par exemple Guéant, cité par le Point : « Le cabinet du président de la République aussi compte plusieurs personnalités qui ont fréquenté les loges, à commencer par son plus proche collaborateur, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant ». Quel hasard que ce soit ce même Guéant qui mette tant d’ardeur a vouloir museler la presse par les voies dures, le dépôt de plainte, à défaut d’arguments convaincants : « Mediapart avait cité Guéant comme étant chargé des opérations de surveillance de certains journalistes qui enquêtent sur l’affaire Bettencourt, dans laquelle le nom du ministre du Travail, Eric Woerth, est cité » (10)

Certes, le gouvernement du président ne peut être taxé d’appartenance aux loges – quelques représentants et beaucoup de pions y suffisent – mais si Nicolas Sarkozy semble entretenir un profil incompatible au parcours maçonnique, il n’en distribue pas moins les largesses nécessaires à la progression des loges. Si la rumeur publique a tendance à clamer qu’il n’est pas franc-maçon, il n’en demeure pas moins que, selon Sophie Coignard (11), il est totalement immergé dans le milieu maçon (Il épouse la nièce de son mentor en 1982, le maçon Achille Peretti), milieu avec lequel il entretient d’étroits rapports, et peut signer occasionnellement de 3 points, notamment dans les courriers destinés aux syndicats policiers. Après Balladur, c’est par le milieu maçonnique, très dense à Neuilly, qu’il entamera sa remontée :

« Pendant sa traversée du désert, après la défaite d’Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy a fréquenté, comme intervenant extérieur, plusieurs loges de Neuilly, dont La Lumière, celle de l’ancien sénateur Henri Caillavet, une des figures les plus marquantes du Grand Orient. Certains croient se souvenir de quelques appels du pied du maire de Neuilly, redevenu avocat, après la répudiation chiraquienne, pour approfondir les relations et aller plus loin si affinités. Ils assurent ne pas avoir donné suite, car Nicolas Sarkozy, déjà à l’époque, n’avait pas le profil pour recevoir la lumière. Il n’est pas interdit de voir dans cette évocation une sorte de rêve rétrospectif. Cependant, à défaut d’avoir expérimenté personnellement le cabinet de réflexion préalable au passage sous le bandeau, Sarkozy sait appliquer aux frères le traitement « segmenté » qu’il réserve à toutes les « communautés ». Cette vision de la société, où l’on ne s’adresse pas à l’ensemble des citoyens mais à chacun de ses sous-ensembles, marque très fortement sa communication avec les maçons. ». Une course aux échalotes maçonniques sans laquelle aucune présidence de la république n’est envisageable : « C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République que les deux principaux candidats ont autant de francs-maçons dans leur entourage le plus proche » (8).

Des archives bien encombrantes

Mais les gamelles maçonnes ne datent pas d’hier. On peut remonter loin, très loin, à commencer par Vichy, pour commencer au plus près. C’est un dossier spécial de Science & Avenir (1) qui le révèle : Quand les russes récupérèrent en Allemagne, en 1945, les archives maçonniques et les dossiers noirs de l’occupation que les allemands avaient saisis en France et rapatriés chez eux, ils distillèrent la restitution pendant des décennies. Les premiers documents furent envoyés au général De Gaulle en 1966 sous forme de 193 cartons, le reste s’étalait sur les décennies suivantes :

« Depuis 1994, une partie de ces documents sont revenus en France. Mais étrangement, « nous n’avons pas localisé la totalité des fonds publics » s’étonne Sophie Coeuré (2). Avec l’application du délai de protection de 60 ans, ils devraient pourtant être accessibles à partir de 2003. Soit 40.000 dossiers appartenant au 2° bureau, les fonds de la sûreté générale du ministère de l’intérieur, qui se trouvent aux archives contemporaines de Fontainebleau, représentent 10.000 cartons, 600.000 dossiers individuels ! 2 millions de noms. Pour être fichés, les français l’étaient ! Cette surabondance d’information révèle les pratiques de l’administration française de l’époque [...] Les archives de la préfecture de police ont été directement restituées à celle-ci, contrairement à la loi de 1979 sur les devoirs de l’administration envers les archives publiques. Des dossiers de la gendarmerie figuraient parmi les listes d’inventaires, et on n’en trouverait plus trace. Revenus de Russie, ou perdus en route ? La DGSE aurait-elle fait son shopping avant les historiens ? »

Le fichage fut-il une pratique maçonnique ? Il faut remonter à la création de la laïcité pour mesurer les pratiques maçonnes. Quoi de plus naturel que de se créer du champ libre, de se dégager de l’ennemi héréditaire qu’était le catholicisme romain ? La république va donc servir de paravent, et la sempiternelle devise nationale « Liberté Egalité fraternité » deviendra l’étendard des libérateurs. La laïcité devient le bouillon de culture idéal dans lequel la franc-maçonnerie entend évoluer. Le journal poursuit :

« En ouvrant les cartons soviétiques, nous avons été surpris par le ton très virulent et lyrique employé par les maçons pour défendre cette valeur [la laïcité républicaine] … Citons notamment une lettre d’Anatole France : « Nous combattons enfin notre inique organisation sociale parce que, jeunes, nous sommes épris de liberté, de vérité, de fraternité, parce que notre société est bâtie sur la servitude, sur le mensonge, sur la haine ». »

C’est sur ce principe, qui fomentait depuis la fin du XIX° siècle, qu’Emile Combes (soutenu par Jean Jaurès) instaura le délit d’opinion par une circulaire du 20 juin 1902. L’affaire des fiches allait être lancée : les militaires pouvant être de connivence avec les réactionnaires voient leur nom apparaître sur des listes du gouvernement républicain : « Les purges et les discriminations combiennes affectent l’administration et l’éducation ; elles affectent aussi l’armée. Officiellement depuis mai 1904, mais sans doute depuis plus longtemps, le général Louis André, de l’état-major du ministre de la guerre, faisait établir des fiches sur les opinions et la vie privée des officiers [...] Vingt cinq mille fiches sont ainsi établies par les Francs-Maçons du Grand Orient de France, pour le compte du Ministère [...] 6 avril 1904 : « … Je vous envoie inclus la liste des officiers (capitaines et lieutenants) qui sont inscrits au tableau d’avancement et sur lesquels nous n’avons pas de renseignements. Le Ministre donnant un tour de faveur aux officiers républicains qui sont inscrits au tableau, il y a grand intérêt à ce que nous soyons fixés sur les sentiments politiques de chacun… ». L’histoire ne dit pas combien de soldats ont été inutilement sacrifiés dix ans plus tard, pendant la guerre 14-18, par des officiers incompétents qui tenaient leur grade de leurs amitiés politiques. » (3) Le capitaine Mollin, franc-maçon et gendre d’Anatole France, avec la bénédiction du Grand Orient, collectera les informations à destination du ministère de la guerre (10).

Si la disparition de certaines archives sensibles venues de Russie, concernant la seconde guerre mondiale, laisse à penser qu’on pourrait retrouver le même type de pratiques de fichage systématique opérées par les francs-maçons, on se heurtera à l’argument généralement développé par ces communautés à avoir souffert de l’exposition au génocide. Victimes de déportations, oui, certainement ils le furent, au titre de résistants, ou pour leur origine juive. Mais la résistance maçonne reste largement discutable. Si, effectivement, les frères étaient soupçonnés par le régime allemand de collusion avec la résistance, voire de soutenir la communauté juive ainsi que la haute finance anglaise, comme le soulignait Céline dans ses 3 pamphlets interdits, il n’en demeure pas moins que bon nombre d’entre eux cédèrent à la tentation, par conviction ou instinct de survie, d’apporter leur contribution au pouvoir allemand :

« Pétain s’entoure de Francs-maçons connus : Camille Chautemps, François Casseigne, Ludovic-Oscar Frossard. Le maire de Vichy est confirmé dans ses fonctions ; il est pourtant Franc-maçon. Les Francs-maçons sont présents dans toute la presse collaborationniste : Emile Perrin, Alexandre Zévaes, Eugène Frot, Emile Périn, François Chasseigne, Raymond Froideval, Armand Charpentier à l’Oeuvre, Eugène Gerber, Jacques La Brède, René Martel à Paris-Soir, Marcelle Capy à Germinal, Emile Roche, Guy Zucarelli, René Brunet, Jean-Michel Renaitour aux Nouveaux Temps, Jean de la Hire au Matin, Georges Dumoulin, Charles Dhooghe, Paul Perrin à La France Socialiste. Curieusement, la loi du 13 août 1940 interdisant les sociétés secrètes ne cite jamais explicitement les obédiences de la Franc-Maçonnerie. La loi du 10 novembre 1941 prévoyait de purger l’administration, mais elle fut rendue inefficace quelques mois plus tard. Quand Laval revint au pouvoir, en 1942, il mit à la tête de la commission spéciale un homme à lui, Maurice Reclus. Laval ne lui cacha pas son objectif. Il fallait faire régner dans la commission « un esprit systématiquement libéral, en accordant toutes les dérogations possibles, en essayant de faire rentrer en masse les Maçons éliminés dans l’administration, la magistrature, l’armée, l’université. Dans ce sens-là, allez fort, aussi fort que vous voudrez ; je vous couvre entièrement par des instructions formelles ». » (4)

Laval était le protégé d’Otto Abetz, ambassadeur allemand à Paris, qui intervint notamment en 1940 pour le tirer des griffes de son arrestation et le placer sous la protection de la police allemande à Paris. Nul ne saura si c’est par l’influence d’Abetz, membre de la loge Goethe de la GLF (5), que Laval ordonna la réintégration de la franc-maçonnerie quand il fut nommé chef du gouvernement en 1942. Certes, la franc-maçonnerie a souffert d’une forte propagande à son encontre, en dépit du fait que la seule maçonnerie interdite était celle jugée par le régime nazi trop proche de l’obédience juive, mais le bilan de sa persécution restera très limité, et elle reprend ses fonctions avec Laval : « Des affiches dénoncent l’emprise des francs-maçons sur les républicains, leur collusion avec les Anglo-Saxons, leurs liens avec les juifs [...] Parmi les 64 000 francs-maçons recensés par le Service des sociétés secrètes, 6 000 francs-maçons ont été inquiétés et près de 1 000 ont été déportés, souvent pour engagement dans la Résistance. Environ 500 francs-maçons ont été fusillés ou sont morts en déportation. L’ostracisme du gouvernement à Vichy a eu des effets divers sur lequel pèse encore le silence » (6). 500 victimes ! Un drame évidemment, mais en proportion cela fait moins de 1% de l’effectif, très largement instrumentalisé par la Franc-Maçonnerie d’aujourd’hui pour cultiver une position victimaire

Si la participation au gouvernement de Vichy de la franc-maçonnerie française est établie, il restera certainement impossible de connaître le niveau de collaboration où elle s’est engagée. Toutefois certaines personnalités maçonnes apportent des éclaircissements très suggestifs :

- Alexandre Zévaès (Alexandre Bourson), auteur de « Jean Jaurès en apôtre du rapprochement franco-allemand » (7), collaborateur au journal « l’oeuvre », journal clairement antisémite sous l’occupation, dirigé par Marcel Déat (fondateur du parti socialiste de France-Union Jean Jaurès, puis membre du Rassemblement National Populaire, un des 3 partis officiellement néo-nazis, nommé ministre du Travail et de la solidarité nationale du régime de Vichy en 44)

- Georges Dumoulin, secrétaire CGT et de la SFIO (ancêtre du parti socialiste), également dirigeant du Rassemblement National Populaire, puis embauché en 44 par Déat au ministère du Travail et de la solidarité nationale du régime de Vichy

- Jean Luchaire, placé par Abetz, directeur des « Nouveaux temps », journal à grand tirage pro-nazi, avec Guy Zucarelli comme rédacteur en chef, lui aussi maçon

- Eugène Schueller, franc-maçon, membre de la Cagoule et du MSR (Mouvement social Révolutionnaire, proche du RPN de Déat), PDG de L’Oréal Monsavon, qui confia le magazine « Votre Beauté » à un certain François Mitterrand (8). Schueller sortira blanchi en dépit de son activisme collaborationniste en raison de puissants appuis politiques (dont André Bettencourt et François Mitterrand). « L’Oréal a ainsi « recyclé » plusieurs anciens cagoulards. Le passé resurgit : celui de Schueller et, plus tard, celui de son gendre, André Bettencourt, dont on exhumera en 1994 des écrits antisémites parus dans La Terre française, l’hebdomadaire de la Propaganda Staffel » (9).

40 ans après Emile Combes, la pratique du fichage n’avait pas disparu dans la franc-maçonnerie : » L’Affaire des Fiches eut aussi des retombées tardives. Si Pétain demanda ardemment dès août 1940, bien avant le statut des juifs, la loi sur la dissolution des sociétés secrètes (c’est à dire l’interdiction de la Franc-Maçonnerie), c’est parce qu’il avait toujours pensé que son avancement avait été retardé à cause de sa fiche. Cet être mesquin et vindicatif portera toujours une haine inexpugnable à la Franc-Maçonnerie et aux francs-maçons dont il supervisa personnellement les persécutions sous le régime collaborationniste de Vichy. La fiche du colonel Pétain, rédigé par le capitaine Pasquier alors que le futur Maréchal commandait le 104ème de ligne est ainsi rédigée: « Passé à l’école de Guerre. Inconnu, mais des renseignements nouveaux et sérieux le donnent comme professant des idées nationalistes et cléricales ». On ne pouvait voir plus clair que le frère Pasquier » (10)

Naturellement, tous les francs-maçons n’étaient pas collaborateurs, loin s’en faut. Le résistant Jean Zay, condamné par le gouvernement de Vichy comme franc-maçon, juif, anti-hitlérien, finira, en héros de guerre, lâchement abattu en forêt par des conspirateurs à la solde de Laval … qui avait remis la franc-maçonnerie en place : petits meurtres dans la fraternité! Mais les différentes destinations que prirent les fragments divergents de la franc-maçonnerie après son éclatement en 1940 montrent que les obédiences mènent à tout, et que, in fine, la philosophie maçonnique est une espèce de pâte à modeler protéiforme qui s’interprète comme bon semble, au gré humoral de ses pratiquants et selon leurs opportunités. Une subjectivité si large donnant lieu à des interprétations si extrêmes laisse songeur.

La synarchie d’empire, un concept dévoyé

2 millions de noms fichés, selon Sophie Coeuré, c’est une oeuvre considérable, qui n’a rien à envier, toute proportion gardée, aux écoutes que Mitterrand avait généralisées. Selon l’historienne Annie Lacroix-Riz, qui s’appuit sur la consultation d’archives récemment publiques (1), « … une partie des élites françaises a mis en application le slogan bien connu « plutôt Hitler que le Front populaire »" (2). On comprend mieux cette collaboration active, ce fichage démesuré, quand on sait que le front populaire devait être évité à tout prix. Mais la maçonnerie d’époque inventa, ou prorogea, une troisième voie : fondée sur une groupe dissident de l’Action Française (qui compte dans ses rangs l’ennemi viscéral des maçons, Charles Maurras), se crée une officine plus radicale, « La Cagoule » (l’appellation fait référence à un cérémonial comparable au Klu Klux Klan), fondée par Eugène Deloncle, et à l’origine de la dynastie Bettencourt. Cette troisième voie prendra le nom de MSE (Mouvement Synarchique d’Empire) et sera popularisée par le Dr Henri Martin, et qui posa un rapport sur le bureau de Pétain indiquant que le MSE est le bras armé de « La Cagoule » :

« Leurs buts auraient été de faire échec à la révolution nationale mise en place par Pétain, contrôler l’industrie par le biais de groupes financiers internationaux et protéger les intérêts juifs et anglo-saxons. La note va circuler non seulement à Vichy, mais également à Washington, Londres et Berlin. En juillet, le « Rapport Chavin » présente le complot synarchique comme une tentative du capitalisme international pour « assujettir les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupes de la haute banque »Selon A.G. Michel, le «Pacte synarchiste révolutionnaire pour l’empire français» fut rédigé en 1936 et est devenu un agenda politique réel à partir de 1945 à la conférence de Yalta. Ses mots d’ordres seraient ceux qu’ont propagés en France la franc-maçonnerie laïciste et socialiste du Grand Orient de France, tels que l’on peut en faire la synthèse en prenant connaissance des textes publiés lors de leur convents » (3)

Selon le document intitulé « Pacte synarchique », après la mort de Jean Coutrot, membre du Groupe X-Crise, conclusion fut tirée que le MSE, fondé en 1922, fut le bras armé de La Cagoule sous Vichy (4). Ce qui présuppose que l’activisme du MSE, virulent bien avant la guerre, fit traîner la savate au gouvernement français durant cette période, aux fins de précipiter la défaite française. C’est le montage d’un vaste consortium industriel et financier qui était en gestation avec l’Allemagne, principalement dirigé par la banque Worms et le Groupe X-Crise, suivant l’idée sous-jacente qu’Hitler représentait une alternative solide au communisme, croquemitaine absolu depuis la révolution russe de 1917 (5). L’idée était, selon Ulmann et Azeau, « l’instauration en Europe d’un ordre nouveau, un ordre synarchique qui ne serait pas celui d’Hitler, ni de Mussolini, tombé au rang de faire valoir du Führer, mais l’ordre européen de von Papen et de Goering, celui de Lord Halifax, de Pierre-Etienne Flandin, de Ciano, de Franco ».

L’oligarchie financière craignait par dessus tout la mise en place du plan Lautenbach par Von Schleicher, juste nommé chancelier, en coordination avec le New Deal de Roosevelt. Une catastrophe en perspective, une relance de l’économie par l’investissement et le crédit, alors que Schacht prévoyait la planche à billets et la conquête militaire : « L’oligarchie financière américaine, anglaise et allemande redoubla alors ses efforts pour obtenir la tête du chancelier [Von Schleicher] [...] Il fallait par conséquent agir rapidement. Une manoeuvre organisée par Schacht, impliquant le baron Schröder, von Papen et le fils du président von Hindenburg, Oskar, allait finir par convaincre le Président de congédier von Schleicher et de nommer Hitler à la chancellerie » (6). Schacht avait organisé le plan Young, après l’échec du plan Dawes (en raison de l’alourdissement de la dette allemande), que Lazard Brothers supervisait depuis l’Angleterre, en collaboration avec la J.P. Morgan, destiné à provoquer l’effondrement de l’Allemagne, plan sur le dos duquel s’engraissaient les banquiers. La Reichbank, constituée d’intérêts privés, vit sa direction prise par Schacht (jusque peu après la crise de 29, quand l’atmosphère devint chaude, puis après la prise de pouvoir d’Hitler), Schacht placé par Montagu Norman, qui dirigea la Banque d’Angleterre pendant un quart de siècle, Schacht approché depuis le traité de Versailles par un avocat américain de Wall Street, John Foster Dulles, émissaire du CFR (Council on Foreign Relations), qui fit l’intermédiaire avec la J.P. Morgan

La City ayant placé son pion Schacht à la tête des finances nazies, elle s’employa à ériger l’opacité de la finance internationale. Le Mécène de Schacht, Montagu Norman, fut l’artisan de la création des banques centrales, et notamment de la BRI (Banque des règlements internationaux), oeuvre de la FED américaine, privée elle aussi, et de la Banque d’Angleterre, dans le but de faciliter les transactions financières que la J.P. Morgan avait monté sous le nom du plan Young (ndlr : on constatera qu’encore et surtout à ce jour, dans toute son opacité, la BRI reste fédératrice des politiques bancaires (elles-mêmes à l’origine des mesures d’austérité), la dernière décision effective étant « Bâle III » (7) ). Schacht finira par imposer l’austérité populaire drastique qu’il défendait bec et ongle, au profit de la militarisation de l’Allemagne, et la BRI passera à travers Bretton Woods sans encombre, soutenue par les réseaux d’influence qui l’ont créée. Wall Street ne perdit pas une miette de ce chaos européen, après s’être gavé des montages financiers de la J.P. Morgan qui suivirent le traité de Versailles, divers scandales firent surface, comme la présence importante d’Henry Ford dans l’actionnariat d’IG Farben, ce géant de la chimie nazie, tristement célèbre pour sa production de Zyklon B, destiné aux camps d’exterminations. Henry Ford (décoré de la croix de l’aigle allemand par le régime nazi), qui avait déjà financé le national-socialisme à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, s’était aussi illustré en finançant l’industrie automobile de Staline. D’autres figures importantes furent dénoncées dans cette participation au régime nazi via Farben : Paul Walburg, un banquier qui fut artisan actif dans la construction de la FED, également membre du CFR, Walter C. Teagle qui collabora, dans le domaine de la chimie, avec Farben, par l’intermédiaire de la Standard Oil dans des recherches de pointes. I.G. Farben & American I.G. étaient sous le contrôle de la FED (C.E. Mitchell, W. Teagle, P.M. Warburg), de Ford, de la Bank of Manhattan (Rockefeller), et de la Standard Oil (8).

L’oligarchie financière et industrielle avait déjà placé son emprise en Allemagne bien avant la prise de pouvoir d’Hitler, raison pour laquelle, d’ailleurs, elle ne pouvait laisser faire Von Schleicher, et raison pour laquelle elle fit tout pour propulser Hitler au pouvoir. Le financier Averell Harriman avait créé une filiale en Allemagne en 1922 (date de la création du MSE), puis un consortium à New York avec Fritz Thyssen, qui sera financier d’Hitler, la Union Banking. C’est à la tête du holding Harriman que sera nommé président un certain Prescott Bush, grand père de G.W. Bush. Harriman et Lazard travaillèrent étroitement avec Worms en France (Mines, finances, immobilier), qui possédait, selon Annie Lacroix-Riz, plus de la moitié de l’industrie française. La banque Worms étant « l’un des paniers où la Synarchie avait déposé quelques-uns de ses fruits mûrs » (9)

Si Vichy fut le creuset de l’oligarchie synarchique, elle fut également le creuset du frère ennemi, le planisme qui, s’il partait de l’idée de se détacher du marxisme, en appelait toutefois à l’économie mixte, matérialisée par une nationalisation des finances et de l’industrie, ce qui n’était pas pour séduire Worms et ses partenaires de Wall Street et de la City. Cette dissidence du SFIO, partagée par le syndicalisme dur et incarnée par Marcel Déat, sera largement collaborationniste. Sous l’impulsion d’une tentative d’unification des planistes (néo-socialistes) et des « planistes d’ingénieurs », incarnés initialement par le groupe X-Crise des polytechniciens, par le biais du plan du 9 juillet 1934, ce rassemblement inconciliable cède rapidement de part le caractère trop corporatiste du groupe X-Crise, jugé trop bourgeois par les ouvriers. L’artisan du plan du 9 juillet, Jean Coutrot, polytechnicien et membre du X-crise, est retrouvé mort en 1941. Déat crie au loup, il avait déjà dénoncé Darlan, à la tête de Vichy en 41, comme représentant attitré de Worms, il est vrai que Coutrot avait obtenu des appuis de Maud’hui de la banque Worms : « Son suicide provoque un vaste mouvement de dénonciation du « complot synarchique ». Coutrot est suspecté d’être le Grand maître d’une société secrète, le Mouvement synarchique de l’Empire. L’ »œuvre » martèle son message : les synarques contrôlent Darlan et sabotent la Révolution nationale » (10)

Les synarques avaient joué en maîtres : en s’associant avec les planistes, ils mettaient dans leur poche les néo-socialistes. Le plan du 9 juillet s’inscrivait dans une réforme constitutionnelle visant à affaiblir le parlement pour instaurer un régime corporatiste. Ce n’est pas pour rien que les polytechniciens étaient les instigateurs du X-Crise, car le pacte synarchique prévoyait précisément : « 429 — Le rang du capital, dans l’ordre de subordination et dans l’ordre des avantages compatibles avec l’entreprise synarchisée, ne peut être que le quatrième, après le technicien, le travailleur et la république (impériale, nationale, régionale, communale, syndicale et corporative). » (PSR, voir annexe) Le technicien comme sommet pyramidal, voilà la pierre angulaire du X-Crise, oeuvre polytechnique, et les raisons de sa lutte pour imposer l’ordre synarchique. Le travailleur, qu’ils avaient rallié un temps en fusionnant avec les planistes, était en second, mais en ratissant large, la réforme constitutionnelle devenait possible. Le retour de Laval au pouvoir contraria leur plan quelques temps, mais l’architecte Coutrot était de toute façon mort, et Laval n’était pas synarchiste. Même si Laval s’entoura précipitamment de francs-maçons, l’oligarchie ne lui pardonnera rien en 45, sa collaboration trop étroite avec Hitler et pas assez constructive avec la troisième voie fut sanctionnée sans égards. Fin 42, alors que Stalingrad marque un tournant dans la guerre, de nombreux analystes avaient déjà prévu la défaite d’Hitler. L’organisation des « ratlines », plans d’évacuation des nazis et collaborateurs trop virulents, les nombreux retournements de veste, ou tentatives, en faveur de la résistance, s’expliquent à partir de 1942 de cette manière. La nomination massive de francs-maçons en 1942 en est une conséquence. Les Etats-Unis iront ensuite recycler de nombreux nazis (11)

Worms et son Holding furent le terreau des services secrets britanniques en France ; selon Ulmann, le Grand Orient anglais a joué un rôle essentiel dans l’émergence du synarchisme de Vichy (12), ainsi que la société fabienne (installée depuis en France en 2007 avec la bénédiction de la classe politique française, sous l’appellation « Ecole d’économie de Paris ») qui apparaît dans le plan du 9 juillet 1934, la plus belle concrétisation du mouvement synarchique durant l’avant-guerre. La Synarchie de Saint-Yves d’Alveydre se retrouve au ban des accusés. Mais après examen approfondi, on a du mal à penser que le pacte synarchique trouve ses origines dans la synarchie de Saint Yves d’Alveydre, qui dit, dans l’archéomètre : « Il ne s’agit ni de détruire ni de conserver au-dessus des Etats et de leurs chefs un ordre social quelconque puisqu’il n’y en a pas : il faut le créer. Il faut former, au dessus de nos nations, de nos gouvernements, quelle que soit leur forme, un gouvernement général, purement initiatique, émané de nos nations mêmes, consacrant tout ce qui constitue leur vie intérieure ». « Purement initiatique », à entendre au sens théologique du terme. Saint Yves d’Alveydre, chrétien, profondément croyant, voyait une initiation théologique au sommet pyramidal, alors que le pacte synarchique y place le technicien, si l’on se réfère au paragraphe 429. Par quel tour de passe-passe la théocratie serait devenue technocratie, si ce n’est par l’intervention du Saint-Esprit maçon anglo-saxon, si l’hypothèse de Ulmann & Azeau concernant l’implication du GO britannique est exacte ? Une escroquerie purement sémantique, qui a conservé le mot « Synarchie », mais qui en a totalement dénaturé le contenu.

La mention des techniciens au sommet pyramidal dans le pacte synarchique doit être comprise comme une opération de séduction du patronat français opérée par les rédacteurs du pacte, ce pourquoi les polytechniciens du X-Crise ratissaient large et organisait des réunions ouvertes aux non-polytechniciens, mais toujours « personnalités techniciennes ». L’expertise, par le biais du corporatisme, était appelée à remplacer le politique, jugé trop incompétent. L’appât est de taille, outre le pouvoir, ce sera le côté humaniste qui prendra les polytechniciens dans le sens du poil, une carotte idéaliste qui mettrait fin à des millénaires d’exploitation de l’homme par l’homme, comme le stipule le paragraphe 418 du pacte synarchique : » — Une démocratie économique n’est réelle que si elle satisfait synarchiquement aux conditions suivantes : ― a) fonder l’économie sur la satisfaction des besoins de tous et non plus sur la recherche sordide du profit ; ― b) supprimer en droit et rendre impossible en fait toute exploitation de l’homme par l’homme, de même que toute exploitation de l’homme par l’État ; ― c) faciliter l’accession à la propriété réelle de tous ceux qui la désirent, sous condition de gestion directe, soit sous forme personnelle, soit sous forme communautaire ; ― d) aider à la disparition rapide de la condition prolétarienne considérée comme dégradante parce qu’esclavageante en tout état de cause ; ― e) faire servir autant que possible au bien commun et au progrès social des privilèges de fait que constituent la richesse, même légitimement acquise, et le contrôle, même relatif, des moyens de produire. ».

Voilà comment il suffisait de présenter la synarchie d’empire, notamment aux polytechniciens, et encore aujourd’hui le discours fait mouche : « Comment pourrait-on qualifier cet « État ingénieur à la française » tel qu’il apparaît dans le projet d’X-Crise ? Opposé au libéralisme pur, c’est un État dont l’action dans la sphère économique doit 1/ se fonder sur des principes qui se veulent scientifiques, c’est-à-dire tirés des modèles de la physique maîtrisés par les Polytechniciens; 2/ être mue par des valeurs morales humanistes » (13). Il n’en fallait pas moins à de nombreux analystes pour voir dans le pétainisme le tremplin idéal à imposer la droite capitaliste qui s’était déjà positionnée dans l’Allemagne d’avant-guerre : « Pour de nombreux auteurs, Georges Valois, Charles Dumas, Pierre Hervé, Roger Mennevée, plus près de nous, Ulmann et Azeau, et beaucoup d’autres, la synarchie n’est pas un sabotage de l’action de Pétain, au contraire, elle est l’explication du fait que Pétain ait pris le pouvoir au bénéfice d’une classe bourgeoise qui prend sa revanche sur le Front Populaire. Cad la Synarchie s’identifie à toute la période d’avant-guerre, et devient le synonyme des efforts de la droite capitaliste pour instaurer un fascisme à la française » (14). Restait à trouver le bouc émissaire sur le dos duquel on allait installer cette synarchie là.

Le martinisme mis en accusation, petit croche-pieds entre écoles d’initiés

Synarchie … Synarchie … Synarchie … d’empire, ou pas, peu importe, il fallait un coupable, tout le monde allait se rabattre sur Saint-Yves d’Alveydre et ses successeurs ! C’est lui qui avait inventé le mot ! Pourtant Saint-Yves était étranger à toute obédience maçonnique, tout mouvement mystique, et son association posthume au martinisme n’était que l’oeuvre de Papus qui allait réinventer le mouvement, sur lequel Guénon eut d’ailleurs des mots extrêmement sévères (1). L’action de Saint-Yves, concernant la synarchie, auprès des « souverains » de son époque, qui s’était d’ailleurs soldée par un retentissant échec, était officielle. Comme il le dit lui- même : « Je ne fais ni ne veut faire partie d’aucune société secrète ni d’aucune petite église que ce soit, car j’en crois le temps absolument passé, et la synarchie en elle-même est une oeuvre de plein soleil et d’intégralité cyclique » (2).

Le martinisme n’est pas une doctrine aisément identifiable, et ceux qui se lancèrent à la simplifier ne rencontrèrent que des déconvenues. Le martinisme est plutôt une sorte d’OVNI et correspond plus justement à une nébuleuse inconstante de courants très disparates, voire antagonistes, comme l’annonça le premier schisme dont il souffrit, la scission entre martininésisme et martinisme. Saint-Martin le reconnut lui même à la fin de sa vie, dans une lettre au Baron de Liebisdorf en 1796 : « Mr Pasqually avait la clef active de ce que notre cher Boehme expose dans ses théories, mais qu’il ne nous croyait pas en état de porter encore ces hautes vérités » (3). Le disciple renégat s’était en effet tourné vers la « clef de Boehme » que prétendait détenir Rodolphe de Salzmann, attaché à la mystique allemande, et en relation avec Eckarthausen et Lavater. Saint-Martin bouda copieusement les loges martinésistes depuis 1777, loges qui partirent à la dérive dans les décennies qui suivirent la mort de Pasqually pour finir par être absorbées par le Grand Orient en 1811, qui avait été jusque là le frère ennemi. Ainsi on peut dire, stricto sensu, que le martinisme n’existe pas : « Saint-Martin ne fonda jamais aucun ordre ; il n’eut jamais cette prétention, et le nom de martinistes désigne simplement ceux qui avaient adopté une manière de voir conforme à la sienne, tendant plutôt à s’affranchir du dogmatisme rituélique des loges et à le rejeter comme inutile » (4).

Le Grand Orient, que l’on a vu très impliqué dans l’émergence du synarchisme de Vichy, pouvait donc naturellement créer ce bouc émissaire naturel, d’une part parce que le martinisme, au sens originel, n’existait pas, et ensuite pour régler ses comptes avec le martinésisme qui avait osé le défier à la fin du XVIII° : « La propagande de Saint-Martin échoua près des loges de Paris et de Versailles, mais lorsqu’en 1778, ces loges eurent vu leurs frères de Lyon se tourner définitivement vers le rite templier allemand de la stricte observance, et le grand maître Willermoz prendre la succession du grand maître provincial Pierre d’Aumont, successeur de Jacques Molay, elles songèrent à fusionner avec les loges Philalèthes qui, depuis 1773, travaillaient d’après les données de Martinès et de Swedenborg, et dans les chapitres secrets desquels n’était admis aucun officier du Grand Orient » (5)

La manoeuvre de mise en accusation était encore plus facile depuis que le concept de Martinisme devint encore plus diffus, au début XX°, et depuis que celui-ci avait récupéré, par un malheureux concours de circonstances, le concept synarchique, qui n’est ni présent dans l’ouvre de Pasqually, ni dans celle de Saint-Martin. Willermoz, qui affirma à sa mort « qu’il n’existe plus de Réau-Croix,et que leur transmission s’est interrompue », et qui avait orienté le martinisme dans le rituel très chrétien du RER, y ayant adjoint quelques éléments mineurs des Elus-Coëns, n’était pas pour autant « un héritier de Martinès [...] qui était juif, et qui voulait restaurer le sacerdoce juif dans la maçonnerie intérieure, tout en étant foncièrement opposé au sacerdoce chrétien » (6). C’est Papus qui allait étoffer la nébuleuse en créant la composante que le Grand Orient allait, un demi-siècle plus tard, indirectement accuser. Après près d’un siècle de sommeil, l’ordre martiniste renaît de ses cendres par Papus, en publiant son premier manifeste en 1889, et rayonne jusqu’en Russie, avant de se disperser à nouveau trente ans plus tard, d’une part, vers une tendance plus maçonnique, avec Jean Bricaud, d’autre part plus papusienne, avec P.A. Chaboseau, et enfin plus Alveydrique, celle qui nous intéresse, créée en 1920 par Victor Blanchard, et nommée Ordre Martisniste Synarchique, deux ans avant la création du Mouvement Synarchique d’Empire, dont le créateur nous est inconnu. C’est ces deux ans de battement qui allaient tant faire souffrir le martinisme, tant ce terme devenait fourre-tout, et tant il se mariait bien avec l’oeuvre de Saint-Yves d’Alveydre que Papus avait arraché des limbes pour promouvoir aux premières loges.

C’est René Guénon qui mettra un terme à la polémique en 1949, dénonçant l’escroquerie grossière : « La Synarchie, selon ce dernier [Saint-Yves d'Alveydre], n’a assurément rien de commun avec ce qui a fait tant de bruit en ces dernières années et à quoi il semble bien que ses promoteurs aient donné le même nom, tout exprès pour créer certaines confusions, en quoi ils n’ont d’ailleurs que trop bien réussi, car les livres et les articles publiés à ce propos ont répandu dans le public toute sorte d’erreurs grossières sur Saint-Yves et sur son oeuvre« .(7) Le pauvre SaintYves, qui déjà n’avait pas trouvé écho en son temps, doit passer son temps à se retourner dans sa tombe.

Faut-il s’étendre sur les divergences structurelles entre la synarchie de Saint-Yves d’Alveydre et le pacte synarchique révolutionnaire, qui n’ont de commun que l’appellation ? L’avis de Guénon sur ce point est très significatif. Dans une revue publiée par lui-même, « La Gnose » en 1911, où il publiait sous le pseudonyme de Palingénius, on peut lire : « le principe de l’institution des castes, sur laquelle repose toute société établie synarchiquement, est en accord avec les règles organiques et harmoniques de notre univers. La caste [au sens antique] est déterminée pour chaque individu pas sa nature propre, cad l’ensemble des qualités potentielles qu’il apporte en naissant, et qui passeront en acte dans le cours de son existence terrestre« . (8) La dynamique du PSR, si elle reprend l’idée de caste, passe avec légèreté d’une structure de castes érigées selon des prédispositions naturelles et innées à une structure de castes selon une division corporatiste sociale, selon le paragraphe 146 : « Les professions reconnues et organisées, seuls facteurs d’activité civique populaire, sont distribuées synarchiquement suivant leur principe basique et leur nature pour constituer : ― L’Ordre économique, ― l’Ordre politique, ― l’Ordre culturel, ― l’Ordre impérial »

Contrairement au PSR, la synarchie de Saint-Yves d’Alveydre est d’essence chrétienne, au sens initiatique, et cette notion lui est si fondamentale qu’il fait de la confession juive une obédience qui, s’il la voit subordonnée au christianisme, reste à ses yeux essentielle : « C’est ainsi que je leur démontre [aux juifs], appuyé sur l’histoire du monde et de la leur, que la Synarchie, le Gouvernement arbitral, trinitaire, tiré des profondeurs de l’initiation de Moïse et de Jésus, est la promesse même des Israélites, comme la nôtre, et le triomphe même d’Israël par la Chrétienté [...] Je tiens à dire que je n’écris nullement pour ceux auxquels suffit la forme d’enseignement primaire qu’a revêtue le judéo-christianisme, grâce aux talmudistes et aux théologiens chrétiens [...] Mais Moïse comme Jésus nous a légué une promesse d’ordre social dont l’accomplissement prophétique vise nos temps [...] Ce qui importe, c’est que dans l’état social européen, dans cette universelle église laïque, non constituée encore, mais en avance de moralité et d’intellectualité sur ses directions politiques et sacerdotales, Israël, couvert par Jésus-Christ, son souverain pontife et le nôtre, est encore plus chez lui que chez nous, en Europe même, et cela de part les droits les plus sacrés. Il importe donc au premier chef, que le christianise s’accomplisse socialement, de haut en bas, par la reconnaissance des trois grands ordres sociaux institués par Moïse, par la synarchie ». (9) Il faudra être maître funambule pour réconcilier cette vision avec la technocratie du Pacte Synarchique Révolutionnaire qui, il faut bien le reconnaître, se situe à des années-lumière.

Le martinisme, quelle que soit la variante à laquelle on se réfère, n’a jamais rien eu à voir, de près ou de loin, avec tout ce panier de crabes de Vichy. Le martinisme fut victime de la malheureuse appellation de Victor Blanchard, l’ordre martiniste synarchique, qui, comble de tout, fut créé 2 ans avant le Mouvement Synarchique Révolutionnaire. Toutes les analyses, qui font remonter la Synarchie, au sens du MSR, à Blanchard, Papus, Saint-Martin ou Martinès de Pasqually se sont laissé piéger par la surface sémantique et n’ont probablement pas eu la moindre connaissance des doctrines correspondantes. Cette idée machiavélique, de reprendre le mot Synarchie dans le Pacte Synarchique Révolutionnaire, est plutôt à mettre sur le compte du Grand Orient britannique, qui tirait à l’époque toutes les ficelles par l’intermédiaire de Worms, et bien que cela soit particulièrement difficile à démontrer, l’association coule de source.

Responsabilités maçonniques majeures

Le Pacte Synarchique Révolutionnaire, associé au projet polytechnicien X-Crise, jeta les principes de la mondialisation, en entendant promouvoir la Société Des Nations, créée 3 ans avant le Mouvement Synarchique d’Empire, et en définissant, par le biais des paragraphes 592 et 593, « Les cinq fédérations impériales du monde actuel, déjà formées ou en formation, comme base d’une Société Universelle des Nations » (1). Les bases de la mondialisation sont posées, et c’est, encore une fois, le Grand Orient que l’on retrouve en coulisses, par l’intermédiaire de Léon Bourgeois, premier président de la Société des Nations, et récompensé par le prix Nobel de la paix, l’année suivante (où l’on voit que l’escroquerie du prix Nobel de la paix, criarde avec Obama, ne date pas d’hier). La SDN, ébauche de l’ONU, fut soutenue par Elihu Root (lui aussi prix Nobel de la paix), qui fut, de 1919 à 1921 le principal artisan de la fondation du CFR, dont on a vu le rôle actif dans ses collusions avec le régime nazi (John Foster Dulles, secrétaire d’état en 1953, Paul Walburg, artisan de la FED, Averell Harriman, à l’origine de la dynastie Bush, dont la Union Banking fut fermée (seulement en 1951!) en tant qu’organisation nazie), et dont on a vu les protagonistes n’être même pas inquiétés par Nuremberg et plutôt promus à un brillant avenir.

S’est-on imaginé que le X-Crise n’est plus qu’une vieille relique historique ? Qu’on se détrompe, nos amis polytechniciens ont fait en 2005 de ce prototype une version revue et améliorée, rebaptisée X-Sursaut. Si l’analyse de X-Sursaut semble parfaitement louable – dénoncer l’incompétence de l’état – son objectif n’en demeure pas moins la mise en place d’un système décisionnaire fondé sur une technocratie (gérée par les polytechniciens eux-mêmes), et, qui plus est, d’une technocratie foncièrement libérale dont les règles seraient assimilables à la gestion d’une entreprise privée : « On retrouve là quelques éléments caractéristiques de l’approche à X-Crise. La conférence de Yann Duchesne (X77) s’appuie sur son ouvrage, France S.A., paru en 2002. L’idée de l’ex-directeur du cabinet de consultants McKinsey consiste à appliquer à la France le regard et les méthodes de management d’un dirigeant d’entreprise. Le diagnostic sur l’état de la France est conforme à celui annoncé par Lévy-Lambert dans la profession de foi d’X-Sursaut [...] « Comme première explication, on peut incriminer des sur-réglementations sectorielles et une charge financière de l’État étouffante » [...] Pour réagir, il faut engager quatre grands chantiers, selon Duchesne, qui tous tournent autour d’une vision libérale de l’économie. Le premier est une véritable révolution culturelle, selon l’auteur, puisque « l’État doit être géré comme une entreprise privée, ce qui conduit à l’externalisation de nombreuses activités. L’évaluation des agents publics heurte une culture imprégnée depuis des décennies » [...] » (2). Cette démence du « tout-capitaliste » ferait bien d’écouter le sage Paul Jorion, qui dit à raison « L’état-providence est ce qui permet de rendre supportable le capitalisme », et qu’elle écoute son superbe historique des révolutions, liées à la divergence des 2 concepts (3). Certes l’état-providence est d’une telle incompétence qu’il est à refonder, mais de là à mettre le seul profit en maître d’oeuvre …

Une « révolution culturelle », Mr Duchesne n’aurait pas pu mieux choisir sa formule, n’est-on pas exactement dans l’esprit de X-Crise, dans la Synarchie d’Empire, colportée précisément par le Mouvement Synarchique Révolutionnaire, qui 70 ans plus tard, tente une nouvelle percée en ayant été soigneusement rebaptisé X-Sursaut, et dépouillé de toute connotation synarchiste ? On n’éveille pas l’attention, on évite soigneusement le mot Synarchie. Sauf qu’à la différence de la collaboration entre les polytechniciens de l’époque et le gouvernement de l’époque, la collaboration actuelle, ou, pour mieux dire, l’asservissement temporaire des polytechniciens aux politiques, caresse l’idée d’une privatisation générale des administrations, selon le modèle américain, privatisation qui matérialiserait ce vieux rêve de Synarchie d’Empire où ils se tailleraient la part du lion. La vassalisation de notre président français, Mr Sarkozy, aux Etats-Unis, qui en vénère le modèle, engage d’ailleurs déjà en ce sens. On pourrait dire que le projet de Synarchie actuel est bien plus avancé que son prototype de Vichy. A cet égard, on comprendra mieux la position d’un Attali, farouche partisan du traité de Lisbonne, imposé de manière dictatoriale, traité dont on sait qu’il est la charpente d’une dictature politique bien plus globale … Préfiguration d’une future société technicienne. Ou la position d’un Jancovici qui nous explique, du haut de sa technicité, tout comme Attali, que nous sommes tous coupables de réchauffer la planète et que le salut du citoyen réside dans l’acquittement d’une taxe Energie … Le propos ici n’étant pas de dénigrer le corps des polytechniciens, dont les compétences sont hors de doute, mais de regretter amèrement que tant de capacités soient mises au service d’une politique à orientation dictatoriale, comme le fait Attali, trahi par son admiration de Delors, depuis Mitterrand, et, bien pire, que le dessein dudit corps réside dans la mise en place d’une dictature privatisée, basé sur un terrorisme du rendement.

Les rapprochements entre les polytechniciens et la franc-maçonnerie ne sont un secret pour personne, une tradition qui date de l’empire, et qui commença par Gaspard Monge, fondateur de l’école polytechnique, et initié à la loge « L’Union Parfaite du Corps Royal du Génie ». Plus récemment, on trouve par exemple : Christian Pinon, « soutenu par les réseaux maçonniques », Guy Worms, ancien collaborateur de Bérégovoy, auteur du fameux « rapport Worms » dénonçant les magouilles de ses frères du Grand Orient, excédé par les pratiques du milieu. Des appartenances au milieu maçon très souvent ignorées d’ailleurs, secret fraternel oblige, et extensibles à l’ensemble des grandes écoles françaises, ces réputés corps d’élite. Une opacité maçonnique qui est telle, notamment au Grand Orient, que les frères eux-mêmes la dénoncent, comme Hughes Forestier, qui publie « frères à abattre », un maçon intègre, on en trouve, ou Worms, qui, en ayant déposé une plainte maçonnique contre le trésorier, se vit infliger une « Suspension à titre conservatoire » (4), Worms, un autre maçon intègre. Le propos n’étant pas ici de faire le procès des systèmes de croyances propres à la maçonnerie, ni de lui reprocher de faire main basse sur les élites françaises, mais de dénoncer sa participation active depuis plusieurs décennies à la faillite de la France tout en s’engraissant démesurément au passage.

Le contre-pouvoir eût été pour elle la moindre des positions à prendre, conformément à la manière même dont se définit la franc-maçonnerie : » « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » « , pour reprendre la formule de Wikipédia. Mais plutôt que le contre-pouvoir, c’est, pour le moins, la voie de la complicité active avec les instances gouvernementales que les frères ont choisi, si ce n’est l’acte organisé du dépeçage du patrimoine public français. Moralité maçonnique !? L’image et les symboles deviennent burlesques et font franchement rire, car, sans même parler des « affaires », il sera difficile d’expliquer qu’en dirigeant la haute finance, les banques, les compagnies d’assurances, les administrations, les appareils législatifs et judiciaires, la FM ait appuyé, ou, dans le meilleur des cas, laisser passer, sans même alerter quiconque, toutes les étapes qui depuis 40 ans mènent le pays au mur. Comme par exemple, pour faire court et simple, la « loi Pompidou-Rotschild » du 3 janvier 1973, qui oblige la Banque de France à s’endetter sur les marchés privés, loi qui est responsable de l’endettement astronomique de la France, le contribuable ne remboursant que les intérêts (privés!). Comme la loi du 24 janvier 1984, votée sous Mitterrand par le franc-maçon, membre de la trilatérale et fondateur du think tank « Notre Europe » Jacques Delors (tant adulé par Attali), Jacques Delors père d’une certaine Martine Aubry (membre du groupe « Le Siècle »), une mesure de pointe en avance de 15 ans sur l’abrogation du Glass-Steagall américain en 1999, qui supprima la distinction entre banque de dépôt et banque d’investissement. Cette mesure, qui permit à n’importe quelle de nos banques « d’investir » (lire « jouer au casino »), commença par donner lieu à toute une série de scandales bancaires, comme celui du Crédit Lyonnais, 200 milliards de francs à lui seul aux frais du contribuable. Des amuse-gueules, ces petites affaires, un tour de chauffe des années 90, en comparaison de ce qui allait venir, les expositions bancaires des filiales en Europe et aux Etats-Unis, des centaines de milliards d’Euros « d’investissements » pyramidaux masqués en CDS et autres actifs toxiques, planqués dans des changements de norme comptable modifiés à la va-vite pour l’occasion, mais d’une radioactivité croissante même dissimulés sous le tapis ; « investissements » qui pour l’instant coûtent aux français la bagatelle de 40 milliards d’euros de capitalisation et 320 milliards de garantie, conformément au plan de sauvetage des banques de 2008, le pire restant à venir, que ce soit pour sauver les PIIGS (en réalité les banques exposées dans ces pays), ou que ce soit les mesures d’austérités en cours et à venir destinées à « rassurer les marchés ».

Tout ce hold-up organisé, le plus grand de tous les temps, la Franc-Maçonnerie, investie dans tous les postes clés financiers, législatifs, administratifs, ou très proche d’eux, parée des meilleures élites françaises, par appartenance ou par influence, ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas, et ne pourra pas se cacher derrière la naïveté. Même si tous les francs-maçons ne sont pas à mettre dans le même sac, puisque bon nombre d’entre eux s’insurgèrent contre leur propre pratique, et même si des légions de non-maçons participèrent aussi à cette orgie, il s’agit bel et bien d’un complot maçon contre le peuple français, les traces de sa préparation se retrouvant facilement, comme l’indique l’ébauche du précédent paragraphe. Que ce complot ne soit qu’une partie d’une internationale synarchique plus vaste encore, dont la naissance fut conjointe au CFR, et qui traîne un triste cursus depuis la seconde guerre mondiale, sans parler d’avant, comme cela a été montré dans les précédents chapitres, n’est pas l’objet de cet article, qui reste dans le cadre de la spécificité française.

Le lecteur commettrait une grave erreur en pensant que le présent exposé est un procès de la Franc-Maçonnerie. Loin s’en faut. Tout être humain a le droit, que dis-je, le devoir, d’accéder à la Connaissance, visible et invisible, par respect pour notre héritage grec, où Aristote professait la métaphysique, et par nécessité de compréhension de notre culture judéo-chrétienne. La source égyptienne est manifeste dans cette racine bicéphale, Moïse, Platon et Pythagore ayant été instruits au pays des pyramides. L’objet de cet article est de dénoncer, non pas la Franc-Maçonnerie traditionnelle et pourvue de ses valeurs humaines originales, mais la Franc-Maçonnerie particulière, représentée par tout un éventail de loges, qui a rompu avec ses principes fondateurs pour avoir créé une immense usine corporatiste à développer des intérêts personnels et matériels, au prix du vol massif et organisé des français, et de l’établissement d’une société totalitaire, dont la construction est déjà très avancée.

Dans le décret du 12 mai 5822 (1822), encore valable, on voit comme règle du Rite Ecossais en France : « La maçonnerie, connue sous la dénomination d’art royal, est une association d’hommes réunis dans la vue de se rendre utiles à leurs semblables considérés individuellement [...] Toute société secrète qui s’occupe de spéculations politiques ou religieuses est, par ce fait, étrangère à l’association maçonnique, et même en opposition avec ses principes » (5). Napoléon Bonaparte lui-même avait pris conscience de ne pas avoir été digne de son titre de maçon : « J’ai consumé ma vie en des mouvements continuels qui ne m’ont pas permis de remplir mes devoirs d’initiés à la secte des Egyptiens ». Napoléon fut initié au Caire à la « loge Isis », et sa filiation importera en France le rite Memphis (6). Il avait fini par faire amende honorable. On comprendra facilement pourquoi, au contraire, les dizaines de milliers de frères actuels, concernés par la mise à sac directe ou indirecte du pays, ne font pas de même : tous accrochés à des intérêts matériels, vénaux, à marcher sur les cadavres, prisonniers d’une fuite en avant qu’ils ont mis eux-mêmes en place, tous n’ont plus de maçonnique que le nom et la parure, dévalorisant au passage (aux yeux profanes qui n’ont plus guère envie de faire le discernement, on les comprend) la rare tradition ayant conservé ses objectifs authentiques, quelle qu’en soit sa forme ou sa dénomination, qu’elle soit franc-maçonne, rosicrucienne, hermétique, alchimique ou gnostique. Au contraire, cette franc-maçonnerie politique et matérialiste, qui participe à son profit à la décomposition de la société, est devenue néfaste tant sur le plan profane que sur le plan sacré.

A défaut de finaliser la construction du temple interrompue par l’assassinat d’Hiram, la Franc-Maçonnerie incriminée, telle que définie dans le présent article, est sur le point de finaliser la construction du plus grand système pyramidal de tous les temps, un ensemble de montages financiers justement nommé bulles, gonflées à partir d’une pompe à vide dans des proportions gargantuesques. Cette pyramide, qui n’est pas sans rappeler Babel, toujours plus haute aux fins de maintenir les assises matérielles d’une minorité qui entend représenter Dieu, est systématiquement facturée aux citoyens à un rythme où les échéances deviennent exponentielles, rendant la vie quotidienne irrespirable. L’illusion ne pouvant être maintenue plus longtemps, l’ensemble est amené à s’effondrer à brève échéance, apportant, dans le meilleur des cas, son lot de dictatures, comme l’annonce l’exploitation de la fable Al-Qaïda, sur laquelle le silence maçonnique est révélateur, et dans le pire, un chaos qui sera une première pour l’humanité … L’humanité, un concept bien oublié par les frères.
John Lloyds, pour Mecanopolis, le 20 novembre 2010
Reproduction autorisée avec indication des sources
Références et liens :
Introduction
(1) Cité par Paul Naudon, la franc-maçonnerie et le divin
Les 120.000 francs-maçons qui dirigent la France
(1) Capital Janvier 2010, voir aussi http://www.capital.fr/a-la-une/dossiers ... ess-476406
(2) http://www.lexpress.fr/region/les-franc ... 80204.html
(3) http://www.ladepeche.fr/article/2000/03 ... aires.html
(4) Challenges, http://www.gadlu.info/franc-maconnerie- ... enges.html
(5) http://www.pressafrik.com/Enquete-Les-f ... a1665.html
(6) http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rh ... nerie.html
(7) http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html
(8) http://www.lepoint.fr/actualites-politi ... 7/0/324920
(9) http://www.lepoint.fr/archives/article.php/324920
(10) http://www.liberation.fr/societe/010123 ... er-plainte
(11) http://www.gadlu.info/nicolas-sarkozy-e ... epond.html
Des archives bien encombrantes
(1) Science et Avenir, Février 2003
(2) Sophie Coeuré, de l’ombre à la lumière, les archives françaises de retour de Moscou, D. Monier, 2003
(3) http://www.contreculture.org/AG%20Combes.html
(4) http://www.contreculture.org/AT_Franc-maconnerie.html
(5) Jean-André Faucher, Histoire de la Grande Loge de France, Éditions Albatros, 1981
(6) http://www.come4news.com/index.php?opti ... w&id=27880
(7) http://www.contreculture.org/AT_bete_immonde.html
(8) Contribution à l’histoire des francs-maçons sous l’Occupation, Duquesne Diffusion,voir http://anti-mythes.blogspot.com/2008_03_01_archive.html
(9) http://www.monde-diplomatique.fr/2009/06/CHOLLET/17174
(10) http://www.jlturbet.net/article-21856167.html
La synarchie d’empire, un concept dévoyé
(1) Annie Lacroix-Riz, Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 30, éd. Armand Colin
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Synarchie
(3) Ibid
(4) http://en.wikipedia.org/wiki/Synarchism
(5) Ibid
(6) http://infoguerilla.fr/?p=2874
(7) http://www.swissinfo.ch/fre/Dossiers/La ... d=28321056
(8) http://www.reformed-theology.org/html/b ... ter_02.htm
(9) André Ulmann & Henri Azeau, Synarchie et Pouvoir, Julliard
(10) Marcel Déat, Mémoires politiques, http://www.voltairenet.org/article15364.html
(11) http://www.lemonde.fr/ameriques/article ... _3222.html
(12) André Ulmann & Henri Azeau, ibid
(13) http://matisse.univ-paris1.fr/colloque- ... endjel.pdf
(14) Jean Saunier, Saint-Yves d’Alveydre, Dervy 1981
Le martinisme mis en accusation, petits croche-pieds entre écoles d’initiés.
(1) « C’est vers 1887 que le Dr Gérard d’Encausse, sous le nom de Papus, reprit cette dénomination [occultisme], en s’efforçant de grouper autour de lui tous ceux qui avaient des tendances analogues. telle est la genèse de l’occultisme français, dont on a dit parfois qu’il n’était en sorte que du papusisme, et cela est vrai à plus d’un égard, car une bonne partie de ses théories ne sont effectivement que l’oeuvre d’une fantaisie individuelle ; il en est même qui s’expliquent par le désir d’opposer à la fausse tradition orientale des théosophistes, une tradition occidentale non moins imaginaire » René Guénon, l’erreur spirite
(2) Saint-Yves d’Alveydre, Mission des juifs, Dorbon Aîné
(3) Introduction anonyme (Un chevalier de la Rose Croissante) in Pasqually, traité de la réintégration des êtres, éd. traditionnelles, 1988
(4) Ibid.
(5) Ibid.
(6) Jean Chopitel & Christiane Gobry, René Guénon, Ed. Le mercure dauphinois, 2010
(7) René Guénon, Comptes rendus, éd. traditionnelles, Paris 1973
(8) René Guénon et l’archéomètre, Bruno Happel, Guy Trédaniel 1996
(9) Saint-Yves d’Alveydre, Missions des juifs, Dorbon Aîné
Responsabilités maçonniques majeures
(1) « (592) — Cette structure synarchique pyramidale implique la complète formation des cinq grandes fédérations impériales (ou Sociétés mineures de Nations) déjà constituées ou en voie de constitution dans le monde moderne : ― la Société mineure des Nations britanniques, ― la Société mineure des Nations pan-américaines, ― la Société mineure des Nations pan-eurasiennes de l’U. R.S.S., ― la Société mineure des Nations pan-eurafricaines, ― et la Société mineure des Nations pan-asiatiques. (593) — L’affermissement systématique de cette quintuple base impériale, définie sous nos yeux par un processus historique évident, pourra seule permettre : ― une réelle encore que relative stabilisation des forces politiques en présence dans le monde, ― la limitation des expansions violentes des impérialismes, ― la clarification, préalable à toute question d’ordre général, des problèmes intéressant la Société Universelle des Nations, ― enfin un rappel juridique plus efficace du respect mutuel des Peuples et du pacte de paix des États, alors librement conclu »
(2) http://matisse.univ-paris1.fr/colloque- ... endjel.pdf
(3) http://www.dailymotion.com/video/xflydn ... sundefined
(4) http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 88940.html
(5) Jean-Pierre Bayard, Symbolisme maçonnique traditionnel, édimat 1982, 4° éd. remaniée et augmentée.
(6) Robert Ambelain, franc-maçonnerie d’autrefois
Annexes :
PACTE SYNARCHISTE REVOLUTIONNAIRE POUR L’EMPIRE FRANÇAIS
LISTE DES MEMBRES DU CFR
LISTE CHRONOLOGIQUE DES DIRECTEURS DU CFR
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 03/01/2011 - 16:00

B’nai B’rith, régionalismes et protection des groupes ethniques dans le nouvel ordre mondial

La dislocation des Etats par la promotion de l’ethno-régionalisme est un moyen permettant la digestion plus rapide des nations par les tenants de l’oligarchie mondialiste. L’éclatement de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie au cours de la décennie 1990 ; les tensions internes en Espagne, l’agonie de la Belgique ou, sur d’autres continents, les tentatives de démembrement des Etats comme le Soudan et le soutien intéressé apporté aux tenants de l’indépendance tibétaine rentrent parfaitement dans la logique du solve et coagula si utile à la mystique du nouvel ordre mondial. Un monde émietté et interchangeable doit naître de la matrice babéliene.

En fait, le processus fut véritablement expérimenté, pareil à un test en laboratoire, au lendemain de la Première guerre mondiale lors de la rédaction du Traité de Versailles. En dehors des condamnations drastiques infligées à l’Allemagne en 1919, peu de personnes savent qu’une partie du Traité de Versailles servit de tremplin à la protection des groupes ethniques en Europe. Du fait de la disparition de l’Autriche-Hongrie et de la naissance de nouveaux Etats comme la Pologne, de multiples ethnies s’opposaient au cœur de l’Europe centrale. Il s’en suivit la rédaction d’un mémorandum qui, sous les ors de la galerie des glaces de Versailles, devint la magna carta censée régenter ces différents peuples. Ce texte fut l’œuvre de l’organisation maçonnique juive, les B’nai B’rith1, avec le soutien bienveillant du président Wilson. Il est d’usage de parler de complot dès que l’on aborde des sujets ayant trait à ce type d’organisation. Des âmes charitables nous rappellent sans cesse que le peuple étant souverain, ce genre d’arguments ne vaut pas tripette. L’affirmation sans relâche de ces « vérités » par les médias officiels conduit à reléguer de nombreuses personnes éprises de vérité mais sourdes aux incantations de Big brother dans la catégorie des « demeurés ».

Que le lecteur se rassure. Pour une fois, Big brother va prendre un solide uppercut dans les dents. En effet, nous présentons un document unique à la fin de cet article ; le seul texte expliquant les préparatifs et la mise en forme des travaux des B’nai B’rith : la thèse de Nathan Feinberg écrite en 1929 intitulée La question des minorités à la Conférence de la paix de 1919-1920 et l’action juive en faveur de la protection des minorités. Possédant le document original, nous estimons faire œuvre de salubrité publique en permettant la diffusion sur la toile de ce travail universitaire remarquable qui – de plus – est facile à lire. Bref, que tout le monde en profite.

Cependant, nous devons continuer sur notre lancée. En effet, les B’nai B’rith n’hésitèrent pas à coopérer avec les mouvements pangermanistes dans les années 1920. En effet, sous l’égide du chancelier Gustav Stresemann, il se mit en place un « Congrès des nationalités » chargé de promouvoir l’émancipation des groupes ethniques en Europe en liaison avec la Société des Nations (SDN). Ce congrès exerça ses talents de 1925 à 1938 sous la direction d’Ewald Ammende. Ce dernier est l’auteur d’un ouvrage exceptionnel consistant à recenser dans les moindres détails tous les groupes ethniques en Europe centrale complété par une étude sur les Catalans et les Basques. Ce livre paru en 1931 est le fruit d’une coopération étroite entre dirigeants issus de différentes nationalités. Il est intéressant de noter qu’Ewald Ammende remercie le représentant juif, Léo Motzkin, chargé du chapitre consacré au judaïsme2. Or, c’est le même Léo Motzkin qui présidait le groupe de travail dans la rédaction du « Mémorandum » dans le cadre du Traité de Versailles et sous la direction des B’nai B’rith.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le « Congrès des nationalités » mua pour se transformer en une « Union fédéraliste des communautés ethniques européennes » (UFCE ou Föderalistische Union europäischen Volksgruppen, FUEV). En effet, c’est au Palais de Chaillot à Paris que le Breton Joseph Martray lança un Congrès, en avril 1949, en présence de nombreux groupes ethniques (Catalans, Frisons, Basques, …) et de divers hommes politiques européens dont un certain François Mitterrand3. Suite au succès de ce Congrès, il fut décidé de créer l’UFCE en novembre 1949 à Versailles afin de promouvoir l’idéal ethnique. C’est à partir de 1956 que les autorités politiques allemandes apportèrent leur soutien financier par l’intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères4. L’UFCE se doit d’être connue car c’est elle qui est à l’origine des grands textes en faveur de la promotion de l’ethnicisme en Europe : la charte des langues régionales ou minoritaires et la convention-cadre pour la protection des minorités.

Les dirigeants de l’UFCE en liaison avec de nombreux juristes allemands et autrichiens élaborèrent tout un corps de doctrine incarné par ces documents susnommés en étroite coopération avec les élites politiques allemandes. C’est sous l’égide d’Alfons Goppel (ministre-président du Land de Bavière) en 1984, du Comte Franz Ludwig von Stauffenberg en 1988 puis de l’avocat Siegbert Alber en 1993 et ancien président de la Paneurope Allemagne5, institut mondialiste par excellence, que le projet prit forme. Ces trois personnages entourés de collaborateurs réputés réussirent à imposer dans le droit européen – malgré quelques échecs au début – tout le programme ethno-linguistique.

En fait, c’est à partir de 1988 que ce programme commença à s’imposer. Nous présentons des documents inédits en langue allemande provenant des archives de l’UFCE ; mais qui peuvent rendre service aux germanophones :

* * *

Le discours de présentation de l’avocat Herbert Kohn lors du Congrès de l’UFCE à Anvers en 198867 permettant la mise sur orbite de la Charte des langues régionales ou minoritaires.

lançant la résolution 192 (1988)
* * *

Le discours du juriste autrichien, Theodor Veiter, qui présidait le groupe de travail élaborant la résolution 192 (1988) dont le rapporteur était Herbert Kohn. Theodor Veiter a lui aussi prononcé le discours à ses côtés lors du Congrès de l’UFCE à Anvers8.
* * *

Le discours de l’avocat Siegber Alber en 1993 lors du congrès de l’UFCE à Flensburg9. C’est lui qui réussit à donner la forme finale au programme ethniciste permettant ensuite sa mise en forme définitive dans le cadre des instances européennes.
* * *

Enfin, nous présentons deux lettres envoyées par les instances de l’UFCE à l’auteur confirmant l’action des personnages susmentionnés10.

La matérialisation de ces textes dans la législation européenne doit son existence à l’action de Rolf Gossmann, en particulier la convention-cadre pour la protection des minorités. De nombreux rapports ont été rédigés décrivant l’évolution de ces travaux. Nous ne présentons qu’un exemple de ce travail où figure le nom de Rolf Gossmann11. Véritable figure de proue en faveur de ces textes ethnicistes, cet homme était au cours de la décennie 1990 l’agent intermédiaire entre le gouvernement allemand et l’UFCE. En fait, c’était un haut fonctionnaire travaillant au ministère de l’Intérieur allemand. Son action était d’autant plus grande que lui et ses successeurs contribuent en liaison avec l’UFCE à soutenir une centaine de mouvements régionalistes et indépendantistes en Europe dynamitant l’unité des nations européennes. Le rapport de l’UFCE lors du Congrès à Haderslev en 1999 présentant la liste de ces mouvements indépendantistes européens le prouve sans ambages12. De part ses activités, Rolf Gossmann a été en mesure de nouer des liens les plus divers avec des mouvements indépendantistes, en particulier kossovar, comme le montre le congrès de l’UFCE à Pörtschach en 199713.

Tout ce travail d’arrière-fond en faveur de la promotion ethnique va de pair avec le développement du régionalisme promu là aussi par les autorités allemandes. La charte européenne de la démocratie régionale promouvant l’émancipation politico-financière des régions aux dépens des Etats s’appuie à l’origine sur un document rédigé en 1997 par un député socialiste allemand, Peter Rabe, au Land de Basse-Saxe14. Ce travail de sape ethno-régionaliste ne peut que favoriser le nouvel ordre mondial car ces entités en formation contournent l’autorité nationale pour traiter directement avec les lobbies anglo-saxons et consorts à Bruxelles. Recevant en 2000 la plus haute distinction en faveur du renforcement de l’Union européenne, le Prix Charlemagne, le président Clinton (eh, oui !) s’est plu à souligner la régionalisation de l’Europe15. Dans cette relation à trois – régions, Etats, Union européenne – comme pour toute relation humaine, il y a un élément en trop. Dans cette construction, c’est l’Etat pris dans un étau entre l’autorité supranationale de Bruxelles et la montée en puissance des prérogatives régionales qui se retrouve court-circuité.

Ce phénomène, c’est Bart de Wever, président du mouvement indépendantiste flamand la NVA, qui l’a parfaitement compris. Avec justesse, il a résumé cette évolution par cette formule lapidaire : « La Belgique finira par s’évaporer entre l’Europe et les régions ». Suite aux élections du 13 juin 2010, la Belgique n’arrive pas à former un gouvernement (pour le moment) pour le plus grand plaisir des indépendantistes flamands. En fait, la NVA colle parfaitement à la logique mondialiste. Catalogué à droite voire à l’extrême-droite, il est intéressant de noter que ce parti est membre à part entière du parti européen « les Verts/Alliance libre européenne » de Daniel Cohn Bendit16. Figure de proue de l’idéologie mondialiste, les Verts de Cohn Bendit sont alliés à l’Alliance Libre Européenne qui regroupe une trentaine de partis régionalistes indépendantistes. Ce sont les Verts/ALE qui sont les auteurs d’une carte de 2004 représentant une Europe décomposée ethniquement17. Cet engagement de la NVA en faveur de la disparition des Etats européens est d’autant plus fort que le président de l’Alliance Libre Européenne (ALE) n’est autre qu’Eric Defoort co-fondateur de la NVA et bras droit de Bart de Wever18. Elu président de l’ALE19 en mars 2010, il s’est plu à confirmer dans un discours sa volonté de renforcer les prérogatives ethno-régionalistes20. Les multinationales soucieuses de rabaisser les Etats ont dû applaudir à tout rompre.

Que peut-on dire à la présentation de ces documents et acteurs annonçant cette mutation planétaire. Ce n’est pas fini. Nous ne sommes qu’au début d’un basculement complet. La crise économique et financière alliée aux revendications ethno-régionalistes est la voie royale pour conduire à la mise en forme d’une gouvernance mondiale. « Agitez le peuple avant de s’en servir » comme le résumait si bien le diplomate Charles-Maurice de Talleyrand. Destruction des Etats, formation d’unités régionales continentales, mise en forme d’un Parlement mondial dans le cadre d’une Assemblée planétaire des Nations Unies (APNU)21, refonte complète du système financier, monnaie planétaire (appelée par certains « Bancor ») et banque centrale mondiale en bout de course, comme le recommande un rapport du FMI du 13 avril 201022, sont les objectifs déclarés d’une oligarchie qui semble sur le point de gagner. Que les lecteurs soucieux de combattre le nouvel ordre mondial connaissent nos ennemis. Il faut impérativement lire pour agir, ne pas nous diviser sur des sujets futiles ; l’ennemi n’attend que cela. L’espérance est une vertu. La nouvelle Babel échouera car le mondialisme est un messianisme pressé. A nous d’empêcher sa naissance.

Pierre Hillard, pour Mecanopolis

Auteur de « La décomposition des nations européennes », avec le sous-titre « De l’union euro-atlantique à l’Etat mondial » 2è Edition, François-Xavier de Guibert, 2010.

Notes de l’article :

1 B’nai B’rith signifient en hébreu « les Fils de l’Alliance ». C’est une organisation maçonnique n’acceptant que des Juifs et qui fut fondée le 13 octobre 1843 à New York au Café Sinsberner par 12 Juifs immigrés d’Allemagne in Tribune juive, n° 997, 13 au 19 novembre 1987, p. 18.

2 Ewald Ammende, Die Nationalitäten in den Staaten Europas, Vienne-Leipzig, Editions Wilhelm Braumüller, 1931, avant-propos, page IX.

3 PDF : Information, Haderslev, Union fédéraliste des communautés ethniques européennes, Flensburg, Editions UFCE, 12-16 mai 1999, p. 2.

4 Ibid., p. 6.

5 > http://de.paneuropa.org/index.php/pan/geschichte

6 PDF : Discours d’Herbert Kohn, Congrès de l’UFCE à Anvers en 1988.

7 PDF : Présentation de la première page de la résolution 192 (1988) du rapporteur Herbert Kohn.

8 PDF : Discours de Theodor Veiter, Congrès de l’UFCE à Anvers en 1988.

9 PDF : Discours de Siegber Alber, Congrès de l’UFCE à Flensburg en 1993.

10 Lettres adressées à l’auteur de janvier et de février 1999.

11 PDF : Comité ad hoc pour la protection des minorités nationales (CAHMIN), rapport de réunion, 1994 : Couverture du rapport et page 12.

12 PDF : Rapport du Congrès de l’UFCE, Haderslev, 1999, présentant la liste des mouvements indépendantistes soutenus par l’Allemagne.

13 PDF : Présentation du haut-fonctionnaire du ministère de l’Intérieur allemand, Rolf Gossmann, en liaison avec les représentants des groupes indépendantistes.

14 PDF : Recommandation 34 (1997) sur le projet de charte européenne de l’autonomie régionale, Congrès des Pouvoirs Locaux et régionaux de l’Europe, Peter Rabe, 1997 (présentation de la 1ère page).

15 > http://www.karlspreis.de/preistraeger/2 ... lisch.html

16 > http://www.e-f-a.org/parties.php?name=*

17 > http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/fr-c ... format.jpg

18 > http://www.rtbf.be/info/matin-premiere/ ... ere-237867

19 > http://www.e-f-a.org/bureau.php

20 > http://www.e-f-a.org/images/content//pi ... ort_EN.pdf

21 > http://fr.unpacampaign.org/about/unpa/index.php

22 > http://www.imf.org/external/np/pp/eng/2010/041310.pdf
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 17/06/2011 - 19:57

Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg

Depuis plusieurs années, l’idée s’est répandue que le Groupe de Bilderberg serait un embryon de gouvernement mondial. Ayant eu accès aux archives de ce club très secret, Thierry Meyssan montre que cette description est une fausse piste utilisée pour masquer la véritable identité et fonction du Groupe : le Bilderberg est une création de l’OTAN. Il vise à convaincre des leaders et à manipuler l’opinion publique à travers eux pour la faire adhérer aux concepts et aux actions de l’Alliance atlantique.

Chaque année, depuis 1954, une centaine des plus éminentes personnalités d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord se réunissent —à huis clos et sous très haute protection— au sein du Groupe de Bilderberg. Leur séminaire dure trois jours et rien ne transparait de leurs débats.

Depuis la dislocation de l’Union soviétique, des journalistes se sont intéressés à cette organisation élitiste et secrète. Certains auteurs y ont vu un embryon de gouvernement mondial et lui attribuent les principales décisions politiques, culturelles, économiques et militaires de la seconde moitié du XXe siècle. Une interprétation qu’a relayée Fidel Castro, mais que rien n’est venue confirmer, ni infirmer.

Pour savoir ce qu’est ou n’est pas le Groupe de Bilderberg, j’ai cherché des documents et des témoins. J’ai eu accès à l’intégralité de ses archives pour la période 1954-1966 et à de nombreuses pièces ultérieures, et j’ai pu discuter avec un de ses anciens invités que je connais de très longue date. Aucun journaliste à ce jour, et certainement pas les auteurs à succès qui ont popularisé les clichés actuels, n’a eu accès à tant de documents internes du Bilderberg.

Voici ce que j’ai découvert et compris.

La première réunion

70 personnalités, issues de 12 pays, participent à la première réunion du Groupe. C’est un séminaire de trois jours, du 29 au 31 mai 1954, près d’Arnhem (Pays-Bas). Les invités sont répartis dans deux autres hôtels avoisinants, mais les débats se tiennent dans l’établissement principal qui donna son nom au Groupe.

Les invitations, à en-tête du Palais de Soestdijk, sont sybillines. : « J’apprécierais vivement votre présence au congrès international, sans caractère officiel, qui se tiendra aux Pays-Bas vers la fin du mois de mai. Ce congrès désire étudier un certain nombre de questions d’une grande importance pour la civilisation occidentale et a pour but de stimuler le goodwill et l’entente réciproque grâce à un libre échange de vues ». Elles sont signées du prince consort des Pays-Bas, Bernhard zur Lippe-Biesterfeld, et accompagnées de quelques pages d’informations administratives sur le transport et l’hébergement. Tout au plus y apprend-on que les délégués seront issus des États-Unis et de 11 États ouest-européens, et que 6 séances de travail de 3 heures chacune sont prévues.

Vu le passé nazi du prince Bernhard (qui avait servi dans la cavalerie SS jusqu’à son mariage en 1937 avec la princesse Juliana) et dans le contexte du McCarthysme, il est clair que les « questions d’une grande importance pour la civilisation occidentale » tournent autour de la lutte contre le communisme.

Une fois arrivé sur place, l’impression des invités est tempérée par les deux présidents de séance : l’entrepreneur états-unien John S. Coleman et le ministre belge sortant des Affaires étrangères Paul van Zeeland. Le premier est un militant du libre-échange, le second est un partisan de la Communauté européenne de Défense (CED) [1]. Enfin, on aperçoit en bout de tribune Joseph Retinger, l’éminence grise des Britanniques. Tout cela laisse à penser que les monarchies hollandaise et britannique ont sponsorisé cette réunion pour soutenir la Communauté européenne de Défense et le modèle économique du capitalisme libre-échangiste face à l’anti-américanisme que promeuvent communistes et gaullistes.

Cependant, les apparences sont trompeuses. Il ne s’agit pas de faire campagne pour la CED, mais de mobiliser les élites pour la Guerre froide.

S.A.R. le prince Bernhard a été choisi pour convoquer ce congrès parce que son statut de prince consort lui donne un caractère étatique sans pour autant être officiel. Il masque le commanditaire : une organisation inter-gouvernementale qui entend manipuler les gouvernements de certains de ses États membres.

John S. Coleman n’est pas encore le président de la Chambre de Commerce des États-Unis, mais il vient de créer le Comité des citoyens pour une politique nationale du Commerce (Citizen’s Committee for a National Trade Policy — CCNTP). Selon lui, le libre-échange absolu, c’est-à-dire le renoncement à tous les droits de douane, permettra aux pays alliés des États-Unis d’accroître leur richesse et de financer la Communauté européenne de Défense (c’est-à-dire de réarmer l’Allemagne et d’intégrer sa puissance militaire potentielle au sein de l’OTAN)

Or, les documents en notre possession montrent que le CCNTP n’a de citoyen que le nom. C’est en réalité une initiative de Charles D. Jackson, le conseiller en guerre psychologique de la Maison-Blanche. L’opération est pilotée en amont par William J. Donovan, l’ancien commandant de l’OSS (le service de renseignement US durant la guerre) désormais chargé d’édifier la branche américaine du nouveau service secret de l’OTAN, le Gladio [2].

Paul van Zeeland n’est pas seulement le promoteur de la Communauté européenne de Défense, c’est aussi un politicien de grande expérience. À la Libération, il a présidé la Ligue indépendante de coopération européenne (LICE) dont l’objectif est de créer une union douanière et monétaire. Cette organisation a été mise en place par Joseph Retinger, déjà cité.

Précisément Retinger, qui fait office de secrétaire du congrès de Bilderberg, a servi durant la guerre dans les services secrets anglais (SOE) du général Colin Gubbins. Aventurier polonais, Retinger s’est retrouvé conseiller du gouvernement Sikorski en exil au Royaume-Uni. À Londres, il a animé le microsome des gouvernements en exil se faisant ainsi le plus beau carnet d’adresse de l’Europe libérée.

Son ami Sir Gubbins a officiellement quitté le service et le SOE a été dissout. Il dirige une petite entreprise de tapis et textiles, qui lui sert de « couverture ». En réalité, aux côtés de son homologue Donovan, il est chargé de créer la branche anglaise du Gladio. Il a participé à toutes les réunions préparatoires du congrès de Bilderberg et est présent parmi les invités, assis à côté de Charles D. Jackson.

À l’insu des participants, ce sont donc les services secrets de l’OTAN qui sont la puissance invitante. Bernhard, Coleman et van Zeeland servent de paravents.

N’en déplaise aux journalistes imaginatifs qui ont cru discerner dans le Bilderberg une volonté de créer un gouvernement occulte mondial, ce club de personnalités influentes n’est qu’un outil de lobbying de l’OTAN pour la promotion de ses intérêts. C’est beaucoup plus sérieux et beaucoup plus dangereux, car c’est l’OTAN qui ambitionne d’être un gouvernement occulte mondial garantissant la pérennité du statu quo international et de l’influence US.

D’ailleurs, la sécurité de chaque réunion ultérieure ne sera pas assurée par la police du pays hôte, mais par les soldats de l’Alliance.

Parmi les dix orateurs inscrits, on relève deux anciens Premiers ministres (Guy Mollet, France et Alcide de Gasperi, Italie), trois responsables du Plan Marshall, le faucon de la Guerre froide (Paul H. Nitze) et surtout un très puissant financier (David Rockefeller).

Selon les documents préparatoires, une vingtaine de participants sont dans la confidence. Ils savent plus ou moins en détail qui sont les tireurs de ficelles et ont rédigé à l’avance leurs interventions. Les moindres détails ont été ajustés et il n’y a aucune part d’improvisation. Au contraire, la cinquantaine d’autres participants ignore tout de ce qui se trame. Ils ont été choisis pour influencer leurs gouvernements respectifs et l’opinion publique de leur pays. Le séminaire est donc organisé pour les convaincre et pour les pousser à s’engager à propager les messages que l’on veut diffuser.

Les interventions ne portent pas sur les grands problèmes internationaux, mais analysent la stratégie idéologique supposée des Soviétiques et exposent la manière dont elle doit être contrée dans le « monde libre ».

Les premières interventions évaluent le danger communiste. Les « communistes conscients » sont des individus qui entendent placer leur patrie au service de l’Union soviétique afin d’imposer au monde un système collectiviste. Ils doivent être combattus. Mais cette lutte est difficile car ces « communistes conscients » sont noyés en Europe dans une masse d’électeurs communistes qui ignorent tout de leurs sombres desseins et les suivent dans l’espoir de meilleures conditions sociales.

Progressivement, la rhétorique se durcit. Le « monde libre » doit affronter le « complot communiste mondial », non seulement de manière générale, mais aussi en répondant à des questions concrètes sur les investissements états-uniens en Europe ou sur la décolonisation.

Enfin, les orateurs en arrivent au problème principal —que les Soviétiques, assurent-ils, exploitent à leur profit— : pour des raisons culturelles et historiques, les responsables politiques du « monde libre » emploient des arguments différents aux États-Unis et en Europe, arguments qui se contredisent parfois. Le cas le plus emblématique est celui des purges organisées par le sénateur McCarthy aux États-Unis. Elles sont indispensables pour sauver la démocratie, mais la méthode choisie est ressentie en Europe comme une forme de totalitarisme.

Le message final, c’est qu’aucune négociation diplomatique, aucun compromis n’est possible avec les « Rouges ». Il faut empêcher coûte que coûte les communistes de jouer un rôle en Europe occidentale, mais il va falloir ruser : comme on ne peut pas les arrêter et les fusiller, il faudra les neutraliser avec discrétion, sans que leurs électeurs eux-mêmes s’en rendent compte. Bref, l’idéologie qui est développée, c’est celle de l’OTAN et du Gladio. Il n’a jamais été dit que l’on truquerait les élections, ni que l’on assassinerait les tièdes, mais tous les participants ont admis que pour sauver le « monde libre », il faudrait mettre la liberté entre parenthèses.

Bien que le projet de Communauté européenne de Défense (CED) ait échoué trois mois plus tard sous les coups de boutoir des députés communistes et « nationalistes extrémistes » (c’est-à-dire gaullistes) au Parlement français, le congrès fut considéré comme un succès. Malgré les apparences, il n’avait pas pour but de soutenir la création de la CED ou toute autre mesure politique précise, mais de diffuser une idéologie dans la classe dirigeante, puis à travers elle dans la société. Objectivement, les Européens de l’Ouest avaient de moins en moins conscience des libertés dont ils étaient privés et ils étaient de plus en plus informés des libertés qui faisaient défaut aux habitants de l’Europe de l’Est.

Le Bilderberg devient une organisation

Un second congrès est donc organisé en France, du 18 au 20 mars 1955. À Barbizon.

Progressivement l’idée que ces congrès seront annuels et qu’ils nécessitent un secrétariat permanent s’impose. Le prince Bernhard se met en retrait lorsqu’il est pris en flagrant délit de trafic d’influence (scandale Lockheed-Martin). Il cède à l’ancien Premier ministre britannique Alec Douglas Home (1977-80), la présidence qui sera ensuite tenue par l’ancien chancelier et président allemand Walter Scheel (1981-85), l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre Eric Roll (1986-89), l’ancien secrétaire général de l’OTAN Peter Carrington (1990-98), et enfin l’ancien vice-président de la Commission européenne Étienne Davignon (depuis 1999).

Pendant longtemps, le président du Groupe de Bilderberg est assisté de deux secrétaires généraux, un pour l’Europe et le Canada (les États vassaux), l’autre pour les États-Unis (le suzerain), cependant, il n’y a plus qu’un seul secrétaire général depuis 1999.

D’une année sur l’autre, les débats sont très redondants, c’est pourquoi les invités changent. Il y a toujours un noyau dur qui a préparé le séminaire à l’avance et des nouveaux venus à qui l’on inculque la rhétorique atlantiste du moment.

Actuellement, les séminaires annuels rassemblent plus de 120 participants, dont toujours un tiers forment le noyau dur. Ils ont été sélectionnés par l’Alliance en fonction de l’importance de leurs relations et de leur capacité d’influence, indépendamment de leurs fonctions dans la société. Ainsi, ils restent membres du noyau dur lorsqu’ils changent de métier.

Conseil d’administration

Banquier suisse, directeur de la Deutsche Bank, vice-président du Forum de Davos.
Roger C. Altman Banquier états-unien, ancien conseiller des campagnes électorales de John Kerry et Hillary Clinton, directeur de la banque d’affaire Evercore Partners Inc.
Francisco Pinto Balsemão Ancien Premier ministre socialiste du Portugal (1981-83), président-fondateur du plus important groupe de télévision portugais SIC. (T)
Fran Bernabè Banquier italien, actuel patron de Telecom Italia (T)
Henri de Castries Pdg de l’assureur français AXA
Juan Luis Cebrián Directeur du groupe de presse écrite et audiovisuel espagnol Prisa.
W. Edmund Clark Banquier canadien, PDF de Toronto-Dominion Bank Financial Group
Kenneth Clarke Ancien vice président de British American Tobacco (1998-2007), Garde des sceaux et ministre britannique de la Justice, vice-président du Mouvement européen UK.
George A. David Pdg de Coca-Cola.
Étienne Davignon Homme d’affaire belge, ancien vice-président de la Commission européenne (1981-85), actuel vice-président de Suez-Tractebel.
Anders Eldrup Pdg de la société danoise des gaz et pétrole DONG Energy.
Thomas Enders Directeur d’Airbus.
Victor Halberstadt Professeur d’économie à l’université néerlandaise de Leiden, il conseille diverses sociétés telles que Goldman Sachs ou Daimler-Chrysler.
James A. Johnson Financier états-unien, il fut un des principaux responsables du Parti démocrate et un des artisans de l’investiture de Barack Obama. Il est vice-président de la banque d’affaire Perseus.
John Kerr of Kinlochard Ancien ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, vice-président du groupe pétrolier Royal Dutch Shell (T)
Klaus Kleinfeld Pdg allemand du géant états-unien de l’aluminium, Alcoa.
Mustafa V. Koç Pdg de la holding Koç, première entreprise turque.
Marie-Josée Drouin-Kravis Éditorialiste économique dans la presse écrite et audiovisuelle canadienne. Chercheuse au très militariste Hudson Institute. Elle est la troisième épouse de Henry Kravis.
Jessica T. Mathews Ancienne directrice des affaires globales au Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis. Actuelle directrice de la Fondation Carnegie.
Thierry de Montbrial Économiste, directeur-fondateur de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et de la World Policy Conference.
Mario Monti Économiste italien, ancien commissaire européen à la concurrence (1999-2005), co-fondateur du Spinelli Group pour le fédéralisme européen.
Egil Myklebust Ancien président du patronat norvégien, directeur de Scandinavian Airlines System (SAS).
Matthias Nass Directeur adjoint du quotidien allemand Die Zeit
Jorma Ollila Homme d’affaire finlandais, ancien Pdg de Nokia, actuel président du groupe pétrolier Royal Dutch Shell.
Richard N. Perle Ancien président du Conseil consultatif de Défense du Pentagone, il est un des principaux leaders des Straussiens (les disciples de Leo Strauss) et à ce titre, une figure majeure du néo-conservatisme.
Heather Reisman Femme d’affaire canadienne, Pdg du groupe d’édition Indigo-Chapters.
Rudolf Scholten Ancien ministre autrichien des Finances, gouverneur de la Banque centrale.
Peter D. Sutherland Ancien commissaire européen irlandais à la concurrence, puis directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce.Ancien directeur de BP. Actuel président de Goldman Sachs International. Ancien président de la section européenne de la Commission trilatérale, et vice-président de l’European Round Table of Industrialists, actuel président d’honneur du Mouvement européen Irlande.
J. Martin Taylor Ancien député britannique, Pdg du géant de la chimie et de l’agroalimentaire Syngenta.
Peter A. Thiel Chef d’entreprise états-unien, Pdg de PayPal, président de Clarium Capital Management et à ce titre actionnaire de Facebook.
Daniel L. Vasella Pdg du groupe pharmaceutique suisse Novartis.
Jacob Wallenberg Banquier suédois, il est administrateur de nombreuses compagnies transnationales.

Membres cachés du noyau dur

Carl Bildt Ancien Premier ministre libéral de Suède (1991-94), ancien envoyé spécial de l’Union européenne puis de l’ONU dans les Balkans (1995-97, 1999-2001), actuel ministre suédois des Affaires étrangères. (T)
Oscar Bronner Pdg du quotidien autrichien Der Standard.
Timothy C. Collins Financier états-unien, directeur du fond de placement Ripplewood. (T)
John Elkann PDG du groupe italien d’automobile Fiat (son grand-père Gianni Agnelli fut pendant quarante ans un des animateurs du Groupe de Bilderberg. Il a hérité de la fortune familiale après le décès de mort naturelle de son grand-père Giovanni et la mort prématurée de son oncle Edoardo. Cependant, des sources policières sont convaincues que Edoardo a été assassiné après qu’il se soit converti à l’islam chiite, de sorte que la fortune revienne à la branche juive de la famille).
Martin S. Feldstein Ancien conseiller économique de Ronald Reagan (1982-84), et actuel conseiller économique de Barack Obama. Il a aussi été conseiller de George W. Bush pour le Renseignement extérieur. Il enseigne à Harvard. (T)
Henry A. Kissinger Ancien conseiller de sécurité nationale des Etats-Unis et secrétaire d’Etat, personnalité centrale du complexe militaro-industriel US, actuel président de la société de conseil Kissinger Associates.
Henry R. Kravis Financier états-unien gestionnaire du fond de placement KKR. Il est un des principaux collecteurs de fonds du Parti républicain.
Neelie Kroes Ancienne ministre néerlandaise libérale des Transports, commissaire européenne à la concurrence, et actuelle commissaire à la société numérique.
Bernardino Léon Gross Diplomate espagnol, secrétaire général de la présidence du gouvernement socialiste de José-Luis Zapatero.
Frank McKenna Ancien membre de la Commission de surveillance des services de renseignement canadiens, ambassadeur du Canada à Washington (2005-06), vice-président de la Banque Toronto-Dominion.
Beatrix des Pays Bas Reine de Hollande. Elle est la fille du prince Bernhard.
George Osborne Ministre britannique des Finances. Ce néo-conservateur est considéré comme un eurosceptique. Il faut comprendre par là qu’il est opposé à la participation du Royaume-Uni à l’Union européenne, mais qu’il est partisan de l’organisation du continent au sein de l’Union.
Robert S. Prichard Économiste canadien, directeur du groupe de presse écrite et audiovisuelle Torstar.
David Rockefeller Le patriarche d’une longue lignée de financiers. Il est le plus ancien membre du noyau dur des Bilderbergers. Il est également le président de la Commission Trilatérale, une organisation similaire intégrant des participants asiatiques.
James D. Wolfensohn Financier australien ayant pris la nationalité états-unienne pour devenir président de la Banque mondiale (1995-2005), aujourd’hui directeur du cabinet conseil Wolfensohn & Co.
Robert B. Zoellick Diplomate états-unien, ancien délégué au Commerce des États-Unis (2001-05), actuel président de la Banque mondiale.

Les Bilderbergers n’engagent pas les entreprises ou institutions dans lesquelles, ils travaillent. Cependant, il est intéressant d’observer la diversité de leurs secteurs d’activité.

Le lobby de la plus puissante organisation militaire mondiale

Au cours des dernières années, le nombre de sujets abordés lors des séminaires annuels a augmenté en fonction de l’actualité internationale. Mais cela ne nous apprend rien, car ces discussions n’ont aucun objet en elles-mêmes, elles sont juste des prétextes pour faire passer des messages. Malheureusement, nous n’avons pas eu accès aux documents préparatoires les plus récents et ne pouvons que supputer sur les mots d’ordre que l’OTAN s’efforce de diffuser via ces leaders d’opinion.

La réputation du Groupe de Bilderberg a conduit certains auteurs à lui attribuer des capacités de nomination. C’est stupide et cela masque les vrais tireurs de ficelles qui se trouvent au sein de l’Alliance atlantique.

Par exemple, on a rapporté que durant la dernière campagne électorale présidentielle aux États-Unis, Barack Obama et Hillary Clinton ont disparu durant une journée, le 6 juin 2008, pour négocier à l’écart la fin de leur rivalité. Ils se sont en réalité rendus au séminaire annuel du Groupe de Bilderberg, à Chantilly (Virginie, USA). Or, le lendemain, Mme Clinton annonçait qu’elle se retirait de la course. Certains auteurs en ont conclu que la décision a été prise au cours de la réunion du Bilderberg. Ce n’est pas logique, dans la mesure où cette décision était certaine depuis trois jours vu le nombre de voix du sénateur Obama au sein du comité d’investiture du Parti démocrate.

Selon notre source, c’est autre chose qui s’est passé. Barack Obama et Hillary Clinton ont conclu à l’écart un accord financier et politique. Le sénateur Obama a renfloué les caisses de sa rivale et lui a offert un poste dans son administration (Mme Clinton a refusé la vice-présidence et a choisi le département d’État) en échange de son soutien actif durant la campagne contre le candidat républicain. Puis, les deux leaders ont été introduits par James A. Johnson au séminaire du Bilderberg où ils ont assuré les participants qu’ils travailleraient ensemble. Depuis longtemps déjà, Barack Obama était le candidat de l’OTAN. M. Obama et sa famille ont toujours travaillé pour la CIA et le Pentagone [3]. De plus, les premiers financements de sa campagne ont été fournis par la Couronne d’Angleterre via l’homme d’affaire Nadhmi Auchi. En présentant le sénateur noir aux Bilderbergers, l’Alliance atlantique organisait à l’échelle internationale les relations publiques du futur président des États-Unis.

De même, on a rapporté que le Groupe de Bilderberg a organisé un dîner impromptu, hors séminaire, le 14 novembre 2009 au Château de Val Duchesse, propriété du roi de Belgique. L’ancien Premier ministre belge Herman von Rompuy y a prononcé un discours. Or, cinq jours plus tard, il fut élu président du Conseil européen. Là encore, certains auteurs en on conclu à tort que le Groupe de Bilderberg était le « faiseur de roi ».

En réalité, le président de l’Union européenne ne pouvait pas être choisi en dehors des cercles de l’OTAN, puisque —rappelons-le— l’Union européenne est issue des clauses secrètes du Plan Marshall. Et ce choix devait être avalisé par les États membres. Ce type de décision nécessite de longues négociations et ne se prend pas lors d’un dîner entre amis.

Toujours selon notre source, le président du Groupe de Bilderberg, Étienne Davignon, a convoqué ce dîner exceptionnel pour présenter van Rompuy à ses relais d’influence. La chose était d’autant plus indispensable que la première personnalité à occuper la nouvelle fonction de président de l’Union était totalement inconnue en dehors de son pays. Au cours du repas, M. Van Rompuy a exposé son programme de création d’un impôt européen pour financer directement les institutions de l’Union sans passer par les États membres. Il restait aux Bilderbergers à clamer partout où ils le pouvaient qu’ils connaissent Herman von Rompuy et attestent de ses qualités pour présider l’Union.

La réalité du Groupe de Bilderberg est donc moins romantique que certains auteurs à succès l’ont imaginée. L’incroyable déploiement de forces militaires pour assurer sa sécurité n’a pas tant pour objet de le protéger que d’impressionner ceux qui y participent. Il ne manifeste pas leur puissance, mais leur montre que la seule vraie puissance en Occident, c’est l’OTAN. Libre à eux de la soutenir et d’être appuyés par elle, ou de la combattre et d’être inexorablement écrasés.

En outre, bien que le Groupe de Bilderberg ait développé à ses débuts une rhétorique anti-communiste, il n’était pas tourné contre l’URSS et n’est pas aujourd’hui tourné contre la Russie. Il suit la stratégie de l’Alliance qui n’est pas un Pacte contre Moscou, mais pour la défense —et éventuellement l’extension— de la zone d’influence de Washington. À sa création, l’OTAN avait espéré intégrer l’Union soviétique, ce qui aurait équivalu à un engagement de Moscou de ne pas remettre en cause le partage du monde issu des conférences de Postdam et de Yalta. Récemment l’Alliance a accueilli le président Dmitry Medvedev au sommet de Lisbonne et lui a proposé que la Russie se joigne à elle. Il ne s’agirait pas alors d’une vassalisation, mais de la reconnaissance du Nouvel Ordre Mondial, dans lequel toute l’Europe centrale et orientale est passée dans l’orbite états-unienne. Une adhésion russe vaudrait en quelque sorte traité de paix : Moscou reconnaitrait sa défaite dans la Guerre froide et le nouveau partage du monde.

Dans ce cas, le Groupe de Bilderberg inviterait des personnalités russes à ses réunions annuelles. Il ne leur demanderait pas d’influer l’opinion publique russe pour l’américaniser, mais pour la convaincre de renoncer définitivement aux rêves de grandeur du passé.

Thierry Meyssan http://www.voltairenet.org/

Source : Komsomolskaïa Pravda

[1] La CED est un projet qui visait à créer une armée européenne intégrée à l’OTAN. Il fut rejeté en 1954 par le Parlement français à l’instigation des Gaullistes et du Parti communiste. Il faut attendre 2010-11 pour que ce projet trouve un début de réalisation avec l’entente franco-britannique au sein de l’OTAN et la guerre de Libye.

[2] « Les armées secrètes de l’OTAN », par Daniele Ganser. Cet ouvrage est publié en feuilleton sur http://www.Voltairenet.org.

[3] « La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA » (2 parties), par Wayne Madsen, Réseau Voltaire, 30 août et 20 septembre 2010.
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 16/07/2011 - 23:07

Bilderberg 2011 à la loupe

Dans une étude très fouillée que l'on peut trouver sur son site Internet - danielestulin.com -, le Canadien Daniel Estulin, dont les réseaux, à l'intérieur des séminaires, sont innombrables, énuméra les grands thèmes traités au cours de la session 2011.

IRAK : la plupart des délégués ne considèrent pas possible que les USA s'en aillent. Au mieux, afin de donner un os à ronger aux média, la responsabilité passera du Département d'État (Gates) au Ministère des Affaires Etrangères (Clinton). A ceux qui sont convaincus du retrait, Estulin rappelle que l'ambassade des États-Unis à Bagdad est une forteresse d'un milliard de dollars et que cette guerre a coûté aux USA des milliers de milliards de dollars, 5.000 soldats tués, un million de civils massacrés. Un engagement justifiant de tels sacrifices n'est pas de ceux dont on se retire aussi simplement.

MOYEN-ORIENT. Les deux pays arabes qui en détiennent la clé sont le Bahreïn et l'Arabie Séoudite. Non seulement ils financent et soutiennent les contre-révolutions tranquilles qui reprennent la main dans tous les pays du « printemps arabe » en finançant l'accession au pouvoir de nouvelles oligarchies, mais ils laissent discrètement Goldman Sachs et le cartel pétrolier solidement implanté dans le Bilderberg manipuler le prix du pétrole. Les uns et les autres visant un baril entre 150 et 180 $. Estulin rejoint ici la position de Jim Tucker, de l'American Free Press, en considérant que ce « printemps arabe » débouchera sur un chaos généralisé entre Maghreb et Golfe Persique précédant dans cette région une guerre perpétuelle dont le détonateur est la Libye. Pour le plus grand profit d'Israël.

CHINE. La colonisation accélérée de l'Afrique par la Chine inquiète les Bilderbergers. Pékin est en train de construire à Addis Abeba une gigantesque mégapole administrative qui pourrait devenir, sous sa domination, le Bruxelles de l'Afrique. Les manigances chinoises en Libye et dans les pays arabes “libérés”, passent de moins en moins inaperçues. Selon les spécialistes qui sont intervenus, dans 5 ans la Chine, avec un PIB de 19 000 milliards de dollars, contre 11 200 milliards de dollars aujourd'hui, s'emparera de la première place économique mondiale. Ce sera la fin de l'hégémonie américaine. Le prochain président des États-Unis serait ainsi le dernier à diriger une Amérique dominatrice. Néanmoins, afin de contrebalancer la puissance chinoise, de plus en plus de pays asiatiques se placeront sous la protection des États-Unis avec tous les risques que cela comporte. Pour les conjurés de St Moritz le danger vient de ce que la Chine n'est pas infiltrée par le Bilderberg.

EUROPE. Les congressistes ont été entretenus de la réalité de certains pays européens. Les banques irlandaises sont ruinées et le pays pourrait être dirigé par un gouvernement économique de fait. La Grèce a cessé d'exister et ne remboursera jamais les dettes qu'elle accumule. Comment dans de telles conditions imaginer un second renflouement auprès de créanciers qui savent qu'ils ne seront jamais remboursés ?

PAKISTAN. Son meilleur allié est la Chine. Obama n'a jamais fait mystère de sa volonté d'en découdre avec Islamabad. Or la Chine a construit au Pakistan, à proximité du Détroit d'Ormuz le port de Gwadar. On la soupçonne de vouloir le transformer en base navale. Devant la menace, les Bilderbergers s'efforcent de provoquer un conflit Sino-Indien. La Russie serait la clé de la One World Company Limited, une fois éliminées les deux superpuissances asiatiques. Pour le Bilderberg et l'Amérique, entourée de missiles américains et de pays de l'OTAN ex-soviétiques, de surcroît de plus en plus minée et dépravée par la sous-culture occidentale, la Russie serait une proie facile pour le Nouvel Ordre Mondial. Resterait l'Amérique du Sud avec Chavez et ses alliés socialistes indigènes faciles à éliminer.

L'ECONOMIE. Sauf que l'économie mondiale est à mi-chemin d'une seconde implosion économique et financière. L'Europe est au bord du gouffre. Estulin écrit : « Le rôle de la Banque Centrale Européenne, du FMI, de la Banque Mondiale, de la Banque des Règlements Internationaux, de la Réserve Fédérale et des autres agences de contrôle financier a été de s'assurer que les banquiers soient payés ». Ils l'ont été, mais à quel prix ! Les États-Unis avec une dette de 14 300 milliards de dollars et un déficit qui pour la troisième année consécutive atteint 3 000 milliards de dollars, voient les Chinois devenir les premiers vendeurs de bons du Trésor US. Signe avant coureur d'une bulle qui lorsqu'elle explosera laissera derrière elle toutes les crises que l'on a connues dans l'Histoire des hommes.

« Le groupe de Bilderberg, conclut Estulin, n'est pas la fin mais le moyen d'accéder à la future One World Company Limited. Cette organisation est devenue l'instrument privilégié dans les prises de décision de l'élite. Le but ultime de ce cauchemar futur est de transformer la terre en une Planète/Prison en imposant un seul marché globalisé, contrôlé par une World Company, financièrement régulée par la Banque Mondiale, peuplée d'ahuris dont les besoins vitaux seront réduits au matérialisme et à la survie - travail, achats, sexe, sommeil -, le tout connecté à un ordinateur central qui surveillera chacun de nos gestes ».

J. R. RIVAROL 24 JUIN 2011
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 26/07/2011 - 13:02

L’Idéologie de la superclasse mondiale (1re partie)

En octobre 2009, le Club de l’Horloge a consacré sa XXVe Université annuelle à « Crise économique : la responsabilité de la superclasse mondiale ». Henry de Lesquen y a consacré une conférence à l’idéologie de la superclasse mondiale (SCM). Polémia met ce texte à la disposition de ses lecteurs en quatre « livraisons : un réseau mondial de personnes déracinées et dénationalisées ; une prétention au « despotisme éclairé » ; une philosophie sous-jacente : le cosmopolitisme ; la superclasse mondiale responsable de la crise. L’ensemble du texte est aussi disponible en PDF.

Polémia

La superclasse mondiale : un réseau mondial de personnes déracinées et dénationalisées

Samuel Huntington avait déjà décrit la superclasse mondiale (SCM) dans son livre de 2004 : Qui sommes-nous ?, où il avait mis en évidence le danger qu'elle représentait pour l'identité de sa patrie américaine - et, plus généralement, pour celle de tous les pays. Mais c'est la crise économique de 2008 qui a véritablement révélé la nature de la SCM et le rôle central qu'elle joue dans les affaires mondiales.

La superclasse mondiale est un phénomène qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire. Elle regroupe quelques dizaines de millions de personnes, selon Huntington, principalement en Amérique du nord et en Europe occidentale, mais pas seulement : presque tous les pays sont concernés. Elle était en gestation depuis au moins le début du XXe siècle, mais c'est l'effondrement de l'URSS en 1991 et la victoire finale des Etats-Unis après quarante années de guerre froide qui ont accéléré sa coalescence et sa croissance, à partir de l'oligarchie - l'establishment - de la côte Est.

Des transnationaux économiques qui partagent la même vue du monde

La SCM est un réseau mondial de personnes qui entretiennent des relations régulières, professionnelles, mondaines ou amicales, et qui partagent une vue du monde originale. Elle est si nombreuse qu'il ne faudrait surtout pas la réduire à une courte liste de personnalités emblématiques dont le nom vient à l'esprit quand on la nomme : par exemple, pour la France, Ernest Seillière, Laurence Parisot, Alain Minc, Jean-Marie Messier, Pierre Bergé, Bernard Kouchner, Jean-Claude Trichet, Pascal Lamy, Dominique Strauss-Kahn, etc. Ce sont les entreprises multinationales d'une part, les organisations internationales d'autre part, qui en constituent le vivier.

La superclasse mondiale est relativement homogène - malgré sa dispersion géographique - quant à son mode de vie et ses orientations culturelles, politiques et métapolitiques. Elle se caractérise fondamentalement par un trait négatif : les membres de la SCM sont déracinés et dénationalisés. Comme le disait Huntington : « Les transnationaux économiques constituent le noyau d'une super-classe mondiale en cours de formation. Ces transnationaux n'ont guère besoin de loyauté nationale, voient les barrières nationales comme des obstacles qui sont heureusement en train de disparaître. »

Cependant, la SCM est devenue aujourd'hui fort hétérogène, dans la mesure même où le déracinement et la dénationalisation sont la pierre de touche de l'appartenance à cette espèce d'immense club qu'elle constitue à l'échelle du monde. Elle est donc multiethnique, multiraciale, multiconfessionnelle.

La SCM est une élite qui vit dans l'isolement, à l'écart de la masse de la population, qu'elle évite autant que possible. Elle ne contient pas de travailleurs manuels - à l'exception de quelques artistes ou prétendu tels, comme Jeff Koons ! Ses membres manient des signes. Ils sont financiers, avocats, dirigeants d'entreprises, hauts fonctionnaires internationaux, parfois hommes politiques, éventuellement scientifiques, mais rarement ingénieurs ou médecins.

La SCM vit par et pour l'argent.

On y évalue les hommes en fonction de leur revenu ou de leur fortune. Elle a étendu au monde le règne de l'étalon-dollar qui prévaut depuis toujours aux Etats-Unis. En son sein, ce sont les banquiers qui tiennent le haut du pavé. La banque Goldman Sachs, toute-puissante dans les cercles de pouvoir aux Etats-Unis depuis la présidence Clinton, et qui l'est restée sous George W. Bush et Barack Hussein Obama, en est de loin l'institution la plus prestigieuse et la plus influente.

Dans son numéro du 31 octobre 2008, Le Monde a consacré un article de deux pages à la banque Goldman Sachs, signé Marc Roche, sous le titre : « Goldman Sachs, la firme ». On y lit : « L'histoire de cet établissement fondé en 1869 par un instituteur juif new-yorkais, Marcus Goldman, se confond avec celle des Etats-Unis. » On y rappelle que Henry Paulson, le ministre des finances de Bush, avait été le directeur général de Goldman Sachs, et on y voit la photo de « Timothy Geithner, président de la Réserve fédérale de New York, un proche de Goldman Sachs, dont le nom circule pour le poste de Secrétaire au trésor [ministre des finances], en cas de victoire d'Obama ». On sait que Geithner a été effectivement nommé au poste de ministre des finances. Conclusion de l'article : « Ce qui est bon pour Goldman Sachs est bon pour les Etats-Unis. Et vice-versa. »

Cette incroyable promiscuité d'une banque, et des banques, avec le système politique américain est grosse de conflits d'intérêts. Fin 2008, le plan Paulson, 700 milliards de dollars pour racheter les actifs toxiques des banques, a fait gagner beaucoup d'argent à Goldman Sachs. Le renflouement de l'assureur AIG, par exemple, a permis à la banque de recouvrer 14 milliards de dollars.

Les banques centrales, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Europe sont dirigées par des membres de la SCM qui agissent comme ses mandataires. La politique monétaire obéit donc aux intérêts des banques, beaucoup plus qu'à ceux de leurs clients. C'est ce tropisme fatal qui est à l'origine de la crise de 2008. En effet, le président de la Federal Reserve, Alan Greenspan, et son successeur, Ben Bernanke, n'ont cessé de déverser des liquidités sur l'économie pour maximiser les profits des banques et les cours de la bourse, ce qui fut la cause de la formation de ces énormes « bulles » financières qui devaient finir tôt ou tard par éclater. Ainsi que l'explique Martin Hutchinson, dans un article du Monde intitulé « Les responsabilités d'Alan Greenspan » : « Quand Alan Greenspan dirigeait la Réserve fédérale américaine (Fed), il avait laissé M3, la mesure la plus large de la masse monétaire, croître de 8,3 % par an en moyenne pendant onze ans, jusqu'à son départ en février 2006. C'est presque 3 points de plus que la croissance nominale du produit intérieur brut (PIB). Il a aussi autorisé les banques américaines à construire des réseaux inextricables d'engagements les unes envers les autres qui représentaient plusieurs PIB des Etats-Unis. En d'autres termes, M. Greenspan a fourni trop d'argent au système financier et ensuite n'a pas suffisamment contrôlé ses excès. (…) Du côté de la régulation bancaire, M. Greenspan savait que les engagements hors bilan des banques explosaient. (…) Une Fed responsable aurait resserré à la fois la politique monétaire et la régulation. Sous la présidence de Greenspan, elle a failli dans les deux domaines. » (Le Monde, 10 avril 2008).

Et le successeur de Greenspan, Ben Bernanke, avec son collègue Trichet, ont décidé, après le déclenchement de la crise, d'ouvrir encore plus les vannes de la monnaie et du crédit, pour conjurer, disaient-ils, un « risque systémique ».

La mainmise des intérêts privés sur l'Etat est ici évidente : pendant la phase d'expansion, les banques prospèrent et fond d'immenses profits ; mais quand survient la crise qui est la conséquence inévitable de ces excès et de ce laxisme, l'Etat - le gouvernement et la banque centrale, agissant de concert - se précipitent au secours des banques avec l'argent public (y compris celui qui est créé ex nihilo par la banque centrale) pour qu'elles n'aient pas à subir les conséquences de leurs excès. Autrement dit : privatisation des profits, étatisation des pertes…

Une oligarchie mondiale au pouvoir avant tout financier

La SCM est une oligarchie mondiale dont le pouvoir est avant tout financier : c'est très précisément une ploutocratie, qui pèse de tout son poids, qui est grand, sur les décideurs publics, fonctionnaires, ministres, parlementaires, qu'elle séduit ou qu'elle corrompt, appliquant à l'échelle mondiale les recettes éprouvées de l'action d'influence que les Etats-Unis d'Amérique ont légalisées de longue date sous le nom de « lobbying » : la corruption officialisée et institutionnalisée.

Henry de Lesquen Club de l’Horloge Octobre 2009

Voir aussi les textes de Michel Geoffroy, Jean-Yves Le Gallou et Gérard Dussouy :

La généalogie de la superclasse mondiale (Première partie)
La généalogie de la superclasse mondiale (Deuxième partie - Suite et fin)
Les convergences paradoxales de l'extrême gauche et de la superclasse mondiale
Essor de la « superclasse globale » (ou hyperclasse) et crise des classes moyennes.

Et :L'identité nationale selon Huntington

Correspondance Polémia – 21/07/2011 http://www.polemia.com/
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Messagepar Pat » 26/07/2011 - 13:04

L’Idéologie de la superclasse mondiale (2e partie)

En octobre 2009, le Club de l’Horloge a consacré sa XXVe Université annuelle à « Crise économique : la responsabilité de la superclasse mondiale ». Henry de Lesquen y a consacré une conférence à l’idéologie de la superclasse mondiale (SCM). Polémia met ce texte à la disposition de ses lecteurs en quatre « livraisons : un réseau mondial de personnes déracinées et dénationalisées ; une prétention au « despotisme éclairé » ; une philosophie sous-jacente : le cosmopolitisme ; la superclasse mondiale responsable de la crise. L’ensemble du texte est aussi disponible en PDF. (*) Polémia poursuit ici la publication du texte d’Henry de Lesquen.

Polémia.

La superclasse mondiale : une prétention au « despotisme éclairé »

La superclasse mondiale a hérité des soi-disant « Lumières » du XVIIIe siècle la prétention au « despotisme éclairé », qu'elle camoufle sous des oripeaux pseudo-démocratiques. Les membres de la SCM méprisent le peuple et font peu de cas de la démocratie authentique. Ils ont notamment horreur des référendums… L'affaire de la Constitution européenne en fournit un exemple magistral. Repoussée par les peuples français et néerlandais en 2005, elle a été maquillée sous la forme du traité de Lisbonne, que l'on s'est bien gardé de soumettre au référendum, sauf en Irlande, parce qu'il était obligatoire. Et l'on sait que les pauvres Irlandais, qui avaient d'abord voté « non » en juin 2008, ont dû se déjuger en octobre 2009.

Les moyens de brider la démocratie : supranationalité et état de droit

Pour brider la démocratie, qu'elle dénigre sous le nom de populisme, la SCM a trois principaux axes d'action :

la supranationalité, qui éloigne le pouvoir des citoyens ;
« l'Etat de droit » (traduction de l'allemand Rechtsstaat, équivalent de l'anglais rule of law, le règne du droit), qui aboutit en pratique au gouvernement des juges et vide la politique de son contenu ;
l'étourdissement médiatique, étant entendu que les media se font presque unanimement les relais de ses orientations politico-idéologiques (heureuse exception en Autriche : la Kronen Zeitung, qui tire à un million d'exemplaires, ce qui explique le succès des parti populistes et anti-européens).

La SCM est paradoxalement assistée, dans son action anti-démocratique, par l'extrême gauche, qui se prétend anticapitaliste, mais qui joue le rôle de l'idiot utile de la mondialisation antinationale, en particulier dans ses campagnes pour l'immigration. (Voir l'intervention de Jean-Yves Le Gallou sur Les convergences paradoxales de l'extrême gauche et de la superclasse mondiale)

La victime de cette double subversion, qui s'exerce par le haut et par le bas, c'est le peuple des autochtones, chez nous les Français de souche, qui se voit dépossédé peu à peu et simultanément, de son territoire, de plus en plus occupé, et de sa souveraineté, de plus en plus nominale.

Hostilité aux patries et aux identités

Hostile aux patries et aux identités, la superclasse mondiale rejette la souveraineté des nations dans les poubelles de l'histoire et s'emploie à mettre en place un gouvernement mondial. Elle défend le droit d'ingérence et applaudit les Américains quand ils agressent des Etats indépendants, comme la Serbie ou l'Irak.

Les Etats-Unis sont une référence pour les membres de la super-classe mondiale qui font leurs, en général, les visées de l'impérialisme américain. Il n'y a pas cependant de parfait accord entre l'une et l'autre. Les vrais patriotes américains, comme Huntington, ne veulent perdre ni leur identité ni leur souveraineté. La superclasse mondiale entre donc nécessairement en conflit avec les intérêts nationaux américains, comme le montrent les péripéties du tribunal pénal international ou celles du protocole de Kyoto.

Favorable aux oligopoles et aux monopoles

Contrairement à la légende, la superclasse mondiale n'est pas à proprement parler libérale, au sens français du terme. Elle n'a rien, bien au contraire, contre les monopoles et les oligopoles. Et elle est fort encline à soutenir les relances budgétaires qui gonflent les profits des entreprises, comme cela est apparu, de façon caricaturale, après le déclenchement de la crise économique, quand on a vu l'homme qu'elle a fait élire à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama, porter le déficit des finances publiques américaines à 10 % du PIB. Elle n'est pas non plus hostile à la redistribution des revenus qui s'exerce surtout au détriment des classes moyennes, dans chaque pays, et qui permet de calmer les « petites gens »…

Sans-frontiériste et « antiraciste »

Mais la superclasse mondiale est radicalement libre-échangiste et immigrationniste. Elle veut un monde sans frontières et n'admet pas que celles-ci puissent faire obstacle aux mouvements des hommes, des capitaux et des marchandises.

La SCM est antiraciste. C'est même ce parti pris antiraciste qui lui a permis de se former en s'affranchissant des limites identitaires, toujours plus ou moins ancrées dans la race. Cet antiracisme est manifeste dans la politique des grands groupes, qui ne cessent d'en rajouter dans l'éloge de la prétendue « diversité », c'est-à-dire de l'hétérogénéité ethnique. Ils pratiquent avec enthousiasme une politique de discrimination qui devrait tomber sous le coup de la loi, en bonne logique juridique, mais qui est ouvertement promue par les gens qui nous gouvernent, dès lors qu'il s'agit de préférer les étrangers aux Français, les immigrés aux Français de souche, les musulmans aux chrétiens, les noirs aux blancs… Gérard Mestrallet, p.-d.g de GDF-Suez, écrit ainsi dans Le Monde des 4-5 octobre 2009, au cours d'un dialogue avec Fadela Amara, ministre de M. Sarkozy et issue de SOS-Racisme : « Aujourd'hui, il est évident pour toutes les grandes entreprises que la diversité est un avantage concurrentiel. (…) Regardez le Brésil. Le fait d'être une société totalement métissée lui donne une force inouïe. Pour moi, c'est un des principaux facteurs de son émergence parmi les grandes puissances. » M. Mestrallet ne connaît visiblement pas la réalité de la situation sociale du Brésil, qui est presque exclusivement dirigé par des blancs, et il aurait pu se demander si les difficultés sociales qui résultent de son hétérogénéité raciale ne sont pas pour quelque chose dans le retard que ce pays a pris dans son développement, pendant deux siècles… ce qui n'est pas rien.

La crise financière est partie des Etats-Unis, comme en 1929, mais ses origines sont, cette fois-ci, bien différentes. On peut dire, en effet, que l'antiracisme a été la cause immédiate et directe de la crise financière ! Chacun a entendu parler des fameux crédits « subprime », c'est-à-dire, en français, de seconde qualité. A partir de 1992, l'Etat américain avait décidé de favoriser l'accession à la propriété de leur logement des membres des minorités ethniques, principalement les noirs et les « Hispaniques », comme on appelle aux Etats-Unis les métis de langue espagnole. Il a, dans ce but, utilisé deux organismes théoriquement privés, mais assujettis en réalité à la tutelle publique, et joliment surnommés Fannie Mae et Freddie Mac, pour alimenter sans limite le marché du refinancement des prêts au logement, et pour ainsi faire en sorte que les banques, sûres de pouvoir se défausser de leurs créances douteuses sur des institutions paragouvernementales, consentent à prêter les yeux fermés à des noirs ou à des métis potentiellement insolvables.

En 1995, l'Etat américain a renforcé une loi antidiscriminatoire de 1977, le Community Reinvestment Act, pour sanctionner les banques qui n'accompagneraient pas suffisamment la politique du logement dont nous avons parlé. Comme l'écrit Vincent Bénard, président de l'Institut Hayek de Bruxelles, « les banques durent abandonner partiellement le rôle prudentiel qu'elle jouent habituellement lorsqu'elles refusent un prêt à une personne objectivement peu solvable » (Le Figaro du 9 septembre 2008). Elles l'ont fait d'autant plus volontiers qu'elles croyaient ne pas risquer grand-chose, puisque les crédits qui ne pouvaient pas être transférés à Fannie Mae et Freddie Mac étaient « titrisés », c'est-à-dire disséminés dans l'ensemble du secteur financier. Les crédits de seconde qualité, souscrits principalement par des membres des minorités en question, ont fini par représenter trois trillions (3.000 milliards) de dollars.

Les banquiers américains ont bel et bien été irresponsables en incitant les membres des minorités à s'endetter inconsidérément. Le résultat - après la chute des prix de l'immobilier, qui a entraîné celle des prêts « subprime » -, c'est qu'ils ont réussi à faire à la fois le malheur des noirs (et des métis hispaniques), dont on saisit les logements, et celui des blancs, qui doivent mettre la main au portefeuille pour renflouer les banques : c'est le plan Paulson, qui consiste, en quelque sorte, à faire financer les dettes des noirs par les impôts des blancs.

Un mondialisme structuré

L'idéologie de la super-classe mondiale, qui est devenue peu ou prou, dans chaque pays, l'idéologie dominante, n'est pas un vague état d'esprit qui se serait formé spontanément dans les milieux des affaires. C'est un « mondialisme » structuré, et l'on peut même affirmer que cette idéologie se caractérise fondamentalement par la fausse équivalence qu'elle établit entre mondialisme et mondialisation (c'est ce dont nous parlera plus particulièrement Philippe Baccou dans la conclusion de cette université). Mais elle n'est pas seulement une conception de la société, elle implique aussi et avant tout une conception de l'homme, laquelle repose sur une philosophie sous-jacente : le cosmopolitisme.

Henry de Lesquen, Club de l’Horloge, Octobre 2009
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Re: La Trilatérale, société discrète du Gotha capitaliste

Messagepar Pat » 26/07/2011 - 13:07

L’Idéologie de la superclasse mondiale (3e partie)

En octobre 2009, le Club de l’Horloge a consacré sa XXVe Université annuelle à « Crise économique : la responsabilité de la superclasse mondiale ». Henry de Lesquen y a consacré une conférence à l’idéologie de la superclasse mondiale (SCM). Polémia met ce texte à la disposition de ses lecteurs en quatre « livraisons : un réseau mondial de personnes déracinées et dénationalisées ; une prétention au « despotisme éclairé » ; une philosophie sous-jacente : le cosmopolitisme ; la superclasse mondiale responsable de la crise. L’ensemble du texte est aussi disponible en PDF. (*) Polémia poursuit ici la publication du texte d’Henry de Lesquen.

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La superclasse mondiale : une philosophie sous–jacente, le cosmopolitisme

Le mot « cosmopolite », qui signifie « citoyen du monde » (étant formé des deux mots grecs cosmos et politês), est en lui-même une subreption, car toute cité implique un dedans et un dehors, une relation d'inclusion-exclusion : le monde ne saurait être une cité. « Défend tes lois comme tu défends tes murailles », disait Héraclite ; s'il n'y a plus de « murailles », ou de frontières, la cité disparaît, et avec elle le civisme. Le soi-disant « cosmopolite » ne peut être citoyen du monde, il n'est citoyen de nulle part, et il ne se réclame du monde que pour nier ses devoirs envers la cité.

En inventant la cité, les Grecs ont donné au patriotisme sa forme la plus pure et la plus exigeante. Ce sont eux, aussi, qui ont créé le cosmopolitisme, au moment où les cités se dissolvaient dans l'empire. Les premiers à avoir lancé l'idée, avec le mot, sont les philosophes de l'école cynique. Ils seront suivis par les stoïciens, puis par bien d'autres à l'époque moderne. On se souvient qu'Alexandre le Grand, qui préconisait le mélange des peuples et des races, avait déclaré, après sa rencontre avec Diogène le cynique : « Si je n'étais pas Alexandre, je voudrais être Diogène. »

Au delà de la politique stricto sensu, l'opposition du patriotisme et du cosmopolitisme a un caractère global. C'est toute la conception de l'homme qu'elle met en cause.

Le refus des préjugés légitimes

Dans patrie, il y a « père » (pater), comme dans nation il y a « naissance » (natio). La patrie est la terre des « pères », c'est-à-dire des ancêtres, de ces lignées d'hommes et de femmes qui nous ont faits ce que nous sommes et à qui nous devons tout. Le patriotisme nous demande de nous attacher à une cité charnelle, constituée autour d'un héritage formé de traditions. Il nous fait un devoir de rester fidèles à nos valeurs. Celles-ci ne sont pas des produits de la raison pure, mais, comme l'a bien vu Edmund Burke, des préjugés légitimes. Nous les aimons, ces préjugés, qui ne sont pas contraires à la raison, parce qu'ils fondent notre morale et nos murs, et qu'ils définissent notre identité.

Le cosmopolitisme : la face carnavalesque de l’idéologie égalitaire

Au contraire, le cosmopolitisme est l'une des faces de l'utopie égalitaire, il en est la version anarchique et carnavalesque, puisque, postulant l'illégitimité des interdits, il professe un nihilisme absolu. « Il est interdit d'interdire », écrivait-on sur les murs en mai 1968. Le cosmopolitisme reflète le pseudo-rationalisme de l'utopie égalitaire, pour qui l'homme est une monade livrée au seul calcul des plaisirs et des peines.

Le cosmopolite est un étranger dans sa propre cité. Il est aussi « étranger à lui-même », selon Julia Kristeva, et il a donc perdu son identité. Il se fait un plaisir de dénigrer les coutumes du peuple où le hasard l'a fait naître, qu'il juge arbitraires et barbares. Dans Etrangers à nous-mêmes, Julia Kristeva fait ressortir le conflit du cosmopolitisme avec la morale traditionnelle. « Le cosmopolite du XVIIIe siècle était un libertin - et, aujourd'hui encore, l'étranger demeure (…) cet insolent qui (…) défie pour commencer la morale de son pays, et provoque ensuite des excès scandaleux dans le pays d'accueil. »

Cosmopolitisme radical et rupture des traditions

Ainsi, pour ce cosmopolitisme radical, l'individu ne peut obtenir sa liberté qu'en s'émancipant des traditions, qui pèsent de tout leur poids sur la liberté humaine et la contraignent. Le véritable humanisme, qui ne réduit pas l'homme à des influences sociales, sait, néanmoins, que sa liberté est ancrée dans son identité et que celle-ci est façonnée par les disciplines culturelles, autrement dit par les traditions. Le patriotisme n'est donc pas une valeur parmi d'autres, c'est le socle de l'humanisme.

Le cosmopolitisme, tout d'abord, peut être considéré comme une déviation du patriotisme, parce qu'il ne le refuse pas ouvertement, mais prétend élargir son objet. Il faudrait considérer le monde entier comme la cité de tous les hommes, et refuser les identités particulières qui établissent des barrières au sein de l'espèce humaine. Mais, comme nous l'avons dit, la cité ne peut exister sans frontières, la patrie ne vaut que pour être incarnée, en sorte que le cosmopolitisme est une négation du patriotisme.

Il y a donc un lien organique entre l'immoralité « cynique » de l'idéologie cosmopolite de la SCM, telle qu'elle se manifeste dans les écrits d'un Daniel Cohn-Bendit ou d'un Frédéric Mitterrand, et l'immigrationnisme qui est l'alpha et l'oméga du discours mondialiste.

Révérence pour le non-art décadent

On ne s'étonnera pas que la SCM révère le non-art décadent qualifié abusivement d'art contemporain, dont elle fait activement la promotion. Elle démontre là, non seulement son goût pour l'argent, puisque le marché de l'art ou de ce qui en usurpe le nom a pris de nos jours des dimensions fantastiques, mais aussi son absolu manque de goût. Pinault n'est pas Médicis ! La super-classe mondiale avec laquelle le milliardaire français a pour le moins des affinités confond valeur artistique et valeur marchande. Le non-art décadent, dit « art contemporain », est un vecteur du cosmopolitisme. Il subvertit le sens de la beauté, s'inscrit en faux contre les traditions et ne recule devant rien pour porter atteinte au patrimoine artistique, comme on l'a vu en 2008 avec l'exposition de Jeff Koons au château de Versailles, organisé par des obligés de M. François Pinault, dont Jean-Jacques Aillagon. Parmi les « œuvres », les objets, qui étaient exposés sous les ors du château, on remarquait notamment un mannequin représentant le chanteur Michael Jackson, avec un bébé singe entre les cuisses ; ce qui était pour le moins scabreux quand on sait que Jackson avait échappé de peu à une condamnation pour pédophilie.

Henry de Lesquen
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