LA FUSION NUCLÉAIRE PAR STRICTION MAGNÉTIQUE - Plus de 2 milliards de degrés dans la Z-Machine.
Le 9 mars 2009, le physicien Jean-Pierre Petit donne une conférence à l'Ecole Polytechnique de Palaiseau sur la "Z machine" des laboratoires américains Sandia, qui a permis d'atteindre en 2005 la plus forte température jamais créée par l'homme en laboratoire : plus de 2 milliards de degrés, et même plus de 3 milliards en pointe.
Cette formidable température ouvre un champ de recherches à la fois théoriques et expérimentales extrêmement riche. Si les conditions d'une fusion non-polluante (bore-hydrogène) ne sont pas encore au rendez-vous, le fait de dépasser d'un facteur 3 la température-seuil rend désormais cette filière aneutronique "non-impossible" (pour la construction de futures centrales nucléaires sans déchets mais également... la création de bombes nucléaires de nouvelle génération, à fusion pure). La souplesse de l'engin et son coût, de deux ordres de grandeur inférieur à celui des projets en cours, en fait une approche incontournable.
http://www.dailymotion.com/video/xbllp2 ... ierre_tech
Z machine : conférence de Jean-Pierre Petit à Polytechnique
- Laurent de Lyon
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Re: Z machine : conférence de Jean-Pierre Petit à Polytechnique
Deux problèmes majeurs :
1) La production de l'hydrogène de masse passe actuellement par le "réformage" du gaz naturel ou du propane, la mise en oeuvre du cracking de l'eau s'avérant problématique à l'échelon industriel.
2) L'exploitation énergétique des EHT (températures hautes extrêmes) nécessite des échanges thermiques à multiples étages complexes et coûteux.
A part çà, le principe est séduisant. Dans dix ou vingt ans disposerons-nous peut-être d'une telle énergie, domestiquée cette fois.
Encore faudra-t'il que les lobbies pétroliers et surtout leurs pôles d'investissements changent leurs objectifs (et çà c'est mal parti compte tenu des réserves potentielles d'hydrocarbures de l'Artique.
1) La production de l'hydrogène de masse passe actuellement par le "réformage" du gaz naturel ou du propane, la mise en oeuvre du cracking de l'eau s'avérant problématique à l'échelon industriel.
2) L'exploitation énergétique des EHT (températures hautes extrêmes) nécessite des échanges thermiques à multiples étages complexes et coûteux.
A part çà, le principe est séduisant. Dans dix ou vingt ans disposerons-nous peut-être d'une telle énergie, domestiquée cette fois.
Encore faudra-t'il que les lobbies pétroliers et surtout leurs pôles d'investissements changent leurs objectifs (et çà c'est mal parti compte tenu des réserves potentielles d'hydrocarbures de l'Artique.
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