Réforme de la S.sociale:l'échec prémédité propositions du FN

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Réforme de la S.sociale:l'échec prémédité propositions du FN

Messagepar Pat » 05/11/2007 - 16:52

Le ministre de la Santé, ex-cardiologue, a revêtu une fois de plus une blouse d'anesthésiste. Pourquoi? Comme il y a dix ans, il applique en matière de santé, les consignes sociales-démocrates qui, n'ont qu'un but: intégrer notre système de protection sociale dans la globalisation qui déborde déjà très largement l'Europe. Ses collègues aidés par certains syndicats et le Medef, font de même en matière de retraite et d'emploi, d'où la vraie fausse crise de l'Unedic et l'absence de critiques majeures de l'opposition ou des syndicats à ces mesures.
ln fine, près de 3000 milliards de francs lourds de la protection sociale française seront alors gérés comme la SNCF, la Poste ou EDF, par des organismes à capitaux apatrides, totalement ignorants de l'intérêt de chaque Français.
A/L'absence apparente de décisions cache une mue mutation de notre système social.
Le ministre n'a annoncé que du déjà connu, sauf les 1O millions de cartes Vitale excédentaires, aux mystérieux propriétaires. Les mesures annoncées par Douste Blazy sont dans la continuité absolue des ordonnances Juppé de 1996. Rappelons que cinq domaines sont à traiter en matière de Sécurité sociale: le financement, l'organisation de la médecine de ville, celle de l'hôpital, le médicament et la protection des plus démunis. À l'époque, avait été créé immédiatement le RDS. Puis M.Aubry,de 1998 à 2000, avait mis en place la réforme de la médecine de ville les RMO, le carnet de santé, l'informatisation par la carte Vitale et surtout l'application de la CMU, créée dans le principe par Juppé au titre de l'Amu. E. Guigou avait initié la réforme hospitalière, devenue le grand projet Mattei, et favorisé les génériques.
Aujourd'hui l'étau se resserre sur les soignants de ville avec la pseudo-maîtrise médicalisée, nom aseptisé de la maîtrise comptable. Les patients sont cette fois-ci ciblés plus clairement: carte Vitale personnalisée, franchise sur tous les actes (sauf concernant la CMU et l'APE, 8 millions de personnes) et surtout la CSG dont l'assiette est élargie. Mais ce qui est à terme la vraie révolution, c'est le passage obligé par un généraliste, début d'une médecine totalement socialisée avec ses réseaux, ses filières et multiples barrages financiers et administratifs. C'est la fin programmée de la médecine de ville dite libérale.
B/Pourtant les solutions existent.
Pour sauver la Sécurité sociale, outre la volonté politique, il faut impérativement poursuivre trois voies indissociables: faire les comptes, augmenter les richesses de l'État donc les ressources, diminuer ou stabiliser les dépenses. Le non-respect, même partiel, d'une des trois conditions voue le système à l'échec.

1/Faire les comptes de la branche maladie:
c'est simple, mais il fallait y penser! Le rapport 2003 de la Cour des comptes affirme: " Les règles mises en place par l'Acoss (organisme comptable) et dans les Urssaf ne permettent pas de présenter un compte consolidé du régime général... ", et stigmatise les mêmes incohérences de la Mutualité sociale agricole et des caisses de libéraux. D'où la question: y a-t-il un déficit?
a) Soit il n' y en a pas mais, pour nos dirigeants, il doit virtuellement continuer d'exister car il est un merveilleux outil de gouvernement: masse financière gigantesque toujours renflouée aux mains des syndicats, mainmise sur les professionnels de santé. sur les consommateurs culpabilisés, les petits employeurs, cadeaux à volonté aux grandes entreprises, Smic trop bas, dévalorisation de l'image du père de famille, épouse contrainte à travailler, enfants non surveillés ... CQFD.
b) Soit il y en a un, mais quelle est sa réelle importance? Tout permet de penser qu'elle est gigantesque, de l'ordre de tous les grands scandales d'État. Et plusieurs générations seront obligées de le rembourser.
Le Front National propose de séparer les branches maladie, retraite, famille, chômage, puis de faire un audit des comptes des trois régimes gérant la maladie, de les regrouper, de ré-harmoniser les 173 caisses et 1100 organismes agréés par la SS, et de créer une caisse des étrangers ne cotisant pas en France, sur le mode de la caisse des Français à l'étranger.
2/ Augmenter les richesses de l'État: sans richesses supplémentaires dans une croissance retrouvée, la gestion de la SS n'est plus que la gestion du "trou de la SS" ou "comment faire toujours moins avec toujours moins?", alors que la problématique est "comment faire mieux et plus (vieillissement de la population de plus de neuf ans en quarante ans, pathologies lourdes et coût des progrès médicaux) sans alourdir les cotisations individuelles" .
• La solution est évidente et est contenue dans le programme cohérent du Front National: ce sont les effets espérés cumulés d'une politique de l'emploi, fondée sur l'arrêt des délocalisations par une nouvelle politique fiscale nationale et d'échanges internationaux, de la régulation des flux migratoires, de la priorité à la main-d'œuvre nationale, de l'apprentissage, de l'abrogation des 35 heures.
3/Stabiliser, voire diminuer les dépenses. Mais alors, à chacun son rôle:
1/Le rôle de l'État et des caisses: l'État, véritable garant de la protection sociale, doit définir et assumer sa mission. Outre celle de créer les possibilités de cotisations, il a celles d'organiser notre système de distribution des soins et de protéger les plus fragiles.
• Le Front National propose de donner au Parlement un véritable rôle de contrôle et non de vote du seul objectif de dépenses à ne pas franchir, et donc de retirer aux syndicats leur rôle dans la Cnam, pour clarifier les comptes.
• De permettre aux mutuelles ou assurances privées de couvrir, au titre d'une certaine concurrence, tous les risques de convenance personnelle comme le sport, pour alléger les comptes.
• De prendre enfin en compte que 70 % du budget est consommé par seulement 1O % de la population, permettant des contrôles efficaces.
• De revoir la carte sanitaire sans fermeture des hôpitaux et de cliniques de proximité, en leur redonnant les moyens de survivre et de retrouver leur rôle initial d' alternative aux soins ambulatoires seulement en cas de réelle nécessité.
• De lever la plus grande partie des taxes sur l'industrie pharmaceutique et de ne pas favoriser à outrance les génériques qui, facteurs apparents d'économie, sont surtout un outil de guerre économique que se livrent les groupes internationaux: 3 mds de F par an d'économies pour la SS, mais le double de perte aux dépens de l'industrie pharmaceutique.
.De se donner les moyens d'une grande politique de santé publique cohérente.
• De ne plus favoriser la venue de professionnels de santé à diplômes étrangers, payés au rabais mais surtout têtes de pont élitistes d'une immigration massive à venir.
2/Le rôle des soignants.
Les professionnels de santé de ville sont las de subir une tutelle administrative, financière, intellectuelle, judiciaire. La pénurie artificielle de médecins et d'infirmières aggrave encore le problème. C'est pourquoi ils aspirent au salariat et se comportent de plus en plus comme tels, appliquant les 35 heures et refusant les gardes. Cela est dû à la perte de confiance des patients et génère le recours insensé aux Urgences.
Le Front National propose de donner une formation initiale aux professionnels de santé plus solide et plus large, en favorisant l'esprit littéraire, d'en former beaucoup plus en supprimant le numerus clausus, de préserver le secret médical, la liberté d'installation et le libre choix des patients.
. De mieux honorer tous les actes médicaux pour éviter l'inflation.
• De donner les moyens d'une médecine de ville de qualité, permettant la prise en charge à domicile de patients lourds et dépendants.
. De donner les moyens en personnel qualifié aux cliniques et hôpitaux.
. De refondre le système conventionnel.
3/Les patients.
Les abus sont mineurs dans les comptes globaux. Les arrêts de travail injustifiés sont du ressort d'une maladie de la société et non de celle des patients, de même que la surconsommation d'antidépresseurs ou la Couverture Maladie universelle. Or celle-ci entraîne deux fois plus de consommation de soins, l'AMU donnée aux illégaux cinq fois plus: le poids des soins donnés de fait gratuitement à des ressortissants étrangers qui entrent sur le territoire pour ce seul motif est considérable, assurés qu'ils sont d'avoir une carte Vitale dans les trois premiers mois.
Le Front National propose, outre une politique générale donnant un meilleur cadre de vie et plus de richesses nationales, de responsabiliser les patients par le paiement à l'acte avec une carte spéciale santé, à paiement différé, sur un compte personnel santé donné à tous les cotisants et retraités, nationaux en priorité; et de ne faire bénéficier d'un Fonds de Garantie Détresse que les plus démunis.
• De permettre aux patients de retrouver des rapports de confiance avec les professionnels de santé dans un monde en pleine mutation.
Au total, depuis soixante ans, les gestionnaires de la SS n'ont jamais voulu connaître les besoins incompressibles pour une médecine de qualité et ne s'en sont jamais donné réellement les moyens. Demain, seule une politique lucide et humaine inversant le courant permettra de sauver la SS. Avant qu'il ne soit trop tard ...
Joëlle Mélin Membre du Bureau politique Président FN Santé : FDA juin 2004
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Messagepar Pat » 18/02/2008 - 11:16

la Sécu n'est pas au bout de ses mécomptes . (1990)


Suivant de quelques jours les remous provoqués par le rapport de la Cour des comptes sur la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAMTS), un document émanant de l'IGAS dénonce les pratiques calamiteuses de la banquè de la Sécurité sociale, l' ACOSS.

L'ACOSS, Agence centrale des organismes de sécurité. sociale, centralise et gère les 1300 milliards de francs collectés annuellement par les URSAFF, qu'elle tient ensuite à la disposition des caisses de sécurité sociale.

Dans son rapport, axé surtout sur la politique informatique de l'ACOSS, cosigné par le cabinet d'audit privé KPMG, l'IGAS, Inspection générale des affaires sociales qui est aux affaires sociales ce que l'IGS (la police des polices) est à la police, accuse la direction de ne pas contrôler sa direction informatique, d'être totalement incompétente et de jeter l'argent par les fenêtres.

De 1978 à 1987, l'ACOSS a dépensé près de 200 millions de F pour son équipement informatique. En 1988, s'installe une nouvelle direction qui choisit une toute autre méthode de gestion informatique basée sur « un plan préparé en 3 mois, étayé par aucune étude technique ou financière », selon les termes de l'IGAS.

Le résultat est à la hauteur de l'incompétence:

- création d'un centre informatique supplémentaire pour 30 - millions d'investissement et 30 millions par an de frais de fonctionnement;

- en 2 ans, création de 59 postes à la direction informatique qui représente près de 50 % des effectifs de l' ACOSS. Surcoût net estimé par l'IGAS à plus de 16 millions par an ;

- aucune coordination entre les structures nationales et régionales. Les 105 URSAFF disposent de la liberté de choisir leur équipement informatique et leur centre de rattachement régional ce qui implique "gaspillage d'énergie et de. fonds publics", tranche même l'IGAS.

Quant aux coûts de tous ces errements, ils sont largement inconnus à l' ACOSS dont la direction financière n'aurait pas été associée aux projets.

On comprend aisément que les dirigeants de l' ACOSS ne tiennent pas à ce que le rapport de l 'IGAS soit officiellement rendu public. Peut-être ont-il· peur, à l'instar du président Derlin, de la CNAMTS, poursuivi en justice par des magistrats de la Cour des comptes pour les avoir traités de "petits connards'~, de qualifier les super-flics de l 'IGAS de certains noms d'oiseaux.

Dr.L. P. National Hebdo - Semaine du 2 au 8 août 1990
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Re: Réforme de la Sécurité sociale : l' échec prémédité(2004)

Messagepar Pat » 24/05/2008 - 15:21

Sauver la Sécurité Sociale (campagne présidentielle de 1988)
Depuis une vingtaine d'années, la protection sociale des Français se dégrade, bien que les charges sociaks payées par les salariés et les entreprises ne cessent d'augmenter. Il faut donc réformer entièrement le fonctionnement de la Sécurité Sociak, seule façon de la sauver, Il faut rendre la protection sociale aux Français, faire la chasse aux gaspillages, améliorer la situation de l'emploi, favoriser la prévention et la natalité, lutter contre le sida.

LA SITUATION:
Une protection sociale de plus en plus coûteuse et de moins) en moins efficace.
Lorsqu'un salarié touche un salaire de 5 000, 3 000 F ont déjà été enlevés sous forme de prélèvements sociaux et de charges patronales. En fait, le salaire réel est de 8 000 F, mais le salarié n'en percevra que 5 000 F.
Sur 12 mois, cela signifie que ces prélèvements sociaux représentent 36 000 F. Sur les 5 000 F 1 qui lui restent, le salarié devra en plus payer ses impôts.
Les 1 550 milliards du budget social de la Nation sont ainsi financés: 22 % de cotisations sociales prélevées sur les salaires, 56 % de charges patronales, le reste, soit 18 070, provenant de l'Etat.
Or de 200 000 à 400 000 personnes sont sans abri, 650 000 familles ne disposent pas de 25 F par jour et le minimum vieillesse n'atteint pas 3 000 F par mois.
21 millions de Français travaillent ainsi 5 mois et demi par an pour financer un système de protection sociale inefficace.

L'EXPLICATION:
Incapacité de l'UDF et du RPR face à l'idéologie de gauche.
Il y a plusieurs explications à cette situation catastrophique. Certaines, telles le gaspillage, le poids de l'Immigration, l'abaissement de l'âge de la retraite, la crise démographique et la multiplication des actes médicaux ont été niées par le P.C. et le P.S., mais aussi par le R.P.R. et l'U.D.F qui, eux, confondent justice sociale et idéologie de gauche.
Les gaspillages et les abus
- 95 milliards de francs sont affectés à des usages autres que prestation et gestion.
- En 1985, pour 113 000 médecins, 32 000 dentistes et 40 000 pharmaciens, il y avait 180 000 agents de la Sécurité sociale.
- L'absentéisme dans les organismes de gestion de la protection sociale (UNEDIC, CNAM) est 4 à 5 fois supérieur à la moyenne nationale.
Le poids de l'immigration
- 1/4 des lits des hôpitaux des grandes villes sont occupés par des immigrés.
- Les entreprises françaises paient 99 % des cotisations pour les allocations familiales versées à 5 millions d'étrangers.
Le chômage
- L'augmentation régulière du chômage entraîne une diminution de ceux qui peuvent cotiser.
- Les indemnités de chômage coûtent de plus en plus cher aux organismes sociaux.
L'abaissement de l'âge de la retraite et la crise démographique
- L'abaissement de l'âge de la retraite entraîne la diminution constante du nombre des adultes actifs, et donc des cotisations. Chaque année, il y a de plus en plus de retraites à verser.
- Une naissance entraîne en moyenne la création de un à deux emplois; le déficit démographique contribue donc à l'augmentation du chômage, dont le coût social augmente. Enfin chaque année, il y a de moins en moins de jeunes Français arrivant sur le marché du travail, et donc susceptibles de payer les retraites.
La multiplication des actes médicaux
On a assisté à une multiplication des actes médicaux qui a pour conséquence line augmentation importante des remboursements demandés à la Sécurité sociale.

LES PROPOSITIONS :
Rendre la protection sociale aux Français.
- Il faut que seuls les Français aient droit aux prestations familiales.
- Les chômeurs étrangers doivent quitter le territoire français.
- Des caisses maladies et retraites autonomes doivent être créées pour les étrangers, en distinguant les Européens des non-Européens.
Consolider la protection sociale
Tous les Français doivent être assurés d'une protection minimum contre trois risques: maladie, vieillesse, chômage.
Supprimer les gaspillages
La loi doit imposer quelques règles indispensables:
- Rendre au Parlement le contrôle du budget social de la Nation.
- Introduire la concurrence entre la Sécurité sociale, les assurances et les mutuelles.
- Appliquer aux organismes sociaux les critères de gestion du secteur privé.
- Publication des comptes des organismes sociaux et contrôle exercé par les assurés.
Lutter contre le chômage
En imposant la préférence nationale pour l'emploi, on rendra des centaines de milliers d'emplois à des Français qui ne toucheront pas d'allocation chômage et paieront à nouveau leurs cotisations sociales, d'où des économies et des ressources financières nouvelles.
Favoriser la natalité française
La baisse de la natalité durant la dernière décennie mènera certainement à un recul de l'âge de la retraite. Sans une grande politique nataliste, cette tendance s'accentuera et c'est la totalité de notre système de protection sociale qui sera remise en cause.
Favoriser la prévention
Sur 200 nouveaux cas de cancer en France, un sur deux est lié à des comportements dangereux: alcoolisme, tabagisme. Il importe de promouvoir une politique de prèvention et d'hygiène de vie auprès des Français, et particulièrement de la jeunesse.
Lutter contre le SIDA
Les soins à un malade du SIDA coûtent entre 500 000 et 1 million de francs. Or, le nombre de sidaïques augmente. L'extension, hélas prévisible, de cette maladie risque de ruiner la Sécuritè sociale. Il faut donc à tout prix établir un grand plan de lutte contre cette épidémie.
National Hebdo du 24 au 30 décembre 1987
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Re: Réforme de la Sécurité sociale : l' échec prémédité(2004)

Messagepar Pat » 12/06/2008 - 17:39

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Premier bilan de la réforme Douste-Blazy
Dans la torpeur de l'été, le 13 août 2004, comme cela est d'usage pour la promulgation des lois importantes, le ministre Douste-Blazy a fait voter une réforme de la Sécurité sociale, portant sur l'organisation et la maîtrise des soins et plus généralement sur l'Assurance maladie, sa régulation et son financement.
color=#FF4000]Analyse des faits [/color]
1 - Cette réforme ne règle aucunement les problèmes structurels de la Sécurité sociale et intensifie sa gestion bureaucratique et collectiviste.
Dans le droit fil des ordonnances et textes technocratiques depuis 1945. et en particulier les ordonnances Juppé de 1996, elle est avant tout une étape de plus dans la politique des petits pas, dont le but inavoué est de structurer un système social collectivisé remis à terme aux mains des multinationales, instruments du mondialisme.
Concernant la maîtrise financière dite médicalisée, elle ne peut se faire sans une mainmise sur les professionnels de santé: pêle-mêle et apparemment sans rapport, parcours obligé par le médecin traitant, chantage aux honoraires, contrôle des connaissances et des pratiques, mode de rémunération inégalitaire, limitation des prescriptions, bureaucratie excessive ...
Concernant les patients - dont, pour la première fois, la liberté de consulter est touchée - seul un petit nombre sera responsabilisé, à savoir des gens qui cotiseront encore plus et qui toucheront encore moins, aussi bien sur leur régime de base que sur les complémentaires.
Tous les autres, dont certains sont réellement démunis, mais dont beaucoup sont totalement assistés, seront exemptés de paiements directs et de cotisations.
Actuellement, CMU et AME (et demain l'AFE) sont distribuées à plus de 8 millions de personnes en France ... Instituée par le gouvernement Jospin en 2000, l'Aide médicale d'Etat (AME) est devenue en six ans une arme redoutable pour les migrants déboutés du droit d'asile. Réservée aux étrangers en situation, régulière ou irrégulière, elle offre la gratuité des soins (par conséquent payés par le contribuable français) et ouvre la voie par extension à la délivrance par les préfectures de titres de séjour. D'un petit millier en 2000, les titres de séjour octroyés pour raisons médicales ont été multipliés par 16 en quatre ans, dépassant aujourd'hui la barre des 17 000! Et dans plus de 99 % des cas, une décision positive d'un médecin inspecteur entraîne la délivrance du fameux sésame. Pour les comptes de l'Assurance maladie déjà dans le rouge vif, cette nouvelle forme d'immigration assistée a un coût prohibitif. Le budget consacré par les hôpitaux publics à l'AME est passé de 50 à 500 millions d'euros entre 1999 et 2004. En 2003, un rapport parlementaire soulevait la gabegie de ce gadget socialiste, relevant des coûts annuels moyens de 8 000 euros par étranger soigné dans la région parisienne. En 2004, plus de 200 000 étrangers étaient déjà bénéficiaires de l'AME.
Concernant l'industrie pharmaceutique, l'accélération par décret de la distribution des génériques est le moyen quasi guerrier destiné à faire disparaître les remarquables petits laboratoires innovants pour faire place aux géants mondiaux, non du médicament, mais de la chimie triomphante.
Concernant le financement, la dette est reportée sur les générations à venir : CSG et RDS étant prorogés sine die, le prélèvement porte toujours sur les outils du travail selon le mythe du plein emploi. Depuis 50 ans que ce système a été créé, pour autant que l'on puisse en apprécier les chiffres, il a donné naissance à une dette chronique qui représente actuellement une large part de la dette de la France.
Concernant la gestion et l'organisation interne de la Sécurité sociale, la multiplication d'organismes et de commissions achèvera de bloquer la machine, ajoutant des coûts et des zones d'opacité supplémentaires, et cela, en l'absence d'organisme centralisateur efficient : véritable point noir de la Sécurité sociale.
2 - Au total, toutes les économies prévues par la loi ont diminué d'à peine un tiers le déficit 2004 de l'Assurance maladie
On constate donc que les mesures mises en place par la loi Douste Blazy ont seulement pu diminuer le déficit Maladie de 3.6 milliards en 2005 mais qu'elles n'ont aucun effet récurrent.
Ce que propose le Front National:
Une véritable réforme de la Sécurité sociale se fonde sur la cohérence du programme global du FN : promotion de la vie et de la famille (relance de la démographie), grande politique de l'emploi (augmentation du nombre d'actifs par rapport aux inactifs), défense des nationaux par rapport aux immigrants.
A - Gestion et Financement de la Sécurité sociale (branche Assurance maladie) :
Trois axes principaux: clarifier, alléger, équilibrer, pour un seul but: soigner.
1 - Clarifier la gestion de la Sécurité sociale:
Séparer les 5 branches les unes des autres: la maladie, la dépendance sur la Sécurité Sociale (nouvelle branche), la famille, la retraite, le chômage doivent avoir cinq gestions différentes parce qu'elles obéissent à cinq philosophies totalement différentes.
Regrouper les 3 grands régimes généraux et les 173 caisses et 1 ] 00 régimes particuliers dans un souci d·égalité.
Redéfinir le statut et les prérogatives scandaleuses des URSSAF.
Création d'un Fonds de grandes détresses (en direction des SDF et sans-abri).
Rendre effective la centralisation comptable de toutes les caisses départementales par une consolidation de toutes les comptabilités (non réalisée à ce jour: cf. Rapport de la Cour des comptes sur les comptes 2004 de la Sécurité sociale).
2 - Alléger à terme d'au moins 30 % le budget de l'Assurance maladie
Création d'une caisse spécifique pour les étrangers soignés en France mais n'y cotisant pas, à l'identique de la Caisse des Français de l'étranger, et réactualisation des conventions internationales permettant enfin la régularisation de la dette de plus de 30 milliards d'euros cumulés ces 20 dernières années (argent dû par les Etats d'origine des étrangers soignés en France).
Confier la gestion de la branche : Maladie à un organisme sous tutelle de l'Etat avec contrôle du Parlement.
Confier à la concurrence privée les risques ne relevant pas de la solidarité nationale comme certains soins de confort, l'exercice du sport ou les activités de convenance personnelle, ainsi que certains transports pour accompagnants.
Renvoyer sur d'autres budgets ministériels la gestion des bâtiments ou la formation des personnels ...
3 - Équilibrer le budget de l'Assurance maladie
La gestion n'est plus confiée aux syndicats "représentatifs" (qui représentent moins de 8 % des salariés) mais aux parlementaires qui représentent, eux, tous les Français!
La majorité des innombrables comités, commissions, conseils et conférences sera supprimée parce que devenue inutile grâce à une gestion assainie (découpage et regroupement cohérents des branches, régimes et caisses) et à une consolidation des comptes de la Sécurité sociale.
Le contrôle s'exercera préférentiellement sur les 5 à 10 % des Français qui consomment 60 à 70 % du budget de l'Assurance maladie: ce ratio, valable depuis 15 ans, est la base d'une gestion simple et efficace.
4 - Soigner dans le respect des personnes et selon la liberté de choix Concernant la distribution des soins en ville:
Préservation du caractère libéral de l'exercice médical, spécificité française qui ne doit pas disparaître au profit d'une subordination excessive aux gestionnaires. Seul l'intérêt des patients doit déterminer les limites de l'exercice médical.
Abrogation du médecin traitant et de toute forme de passage obligé pourvoyeur d'inflation budgétaire et d'irresponsabilité.
Préservation du secret professionnel et de la libre prescription.
Meilleure formation initiale et continue des praticiens de santé dans tous les domaines.
Responsabilisation des soignants quant à la continuité des soins, abrogation du numerus clausus et des quotas.
Préservation du caractère contractuel des relations avec les patients.
Préservation du paiement direct avec les moyens modernes de la monétique.
Préservation des Ordres professionnels.
Concernant la distribution des soins à l'hôpital et en clinique:
Refonte des Urgences.
Gestion des hôpitaux et des cliniques libérée des enveloppes globales.
Aménagement de la loi des 35 heures pour le personnel de santé.
Révision des SROS et de la notion de régionalisation de la santé.
Généralisation d'un partenariat Hôpital- Ville dans le développement des soins d'hospitalisation à domicile. Concernant les patients:
Responsabilisation par le paiement direct (les systèmes de tiers payant engendrent 2 à 5 fois plus de soins, telles la CMU et l'AME).
Éducation au jour le jour en matière de santé publique.
Concernant le cas particulier du médicament:
Frein aux pratiques mondialistes de regroupement des laboratoires au détriment des petits laboratoires innovants.
Aide à la Recherche privée et développement de la Recherche publique en urgence.
B - Bioéthique et Santé publique
Développement de toutes les branches de la santé publique en totale harmonie avec les domaines de la recherche et de l'environnement.
Formation urgente de personnels d'accompagnement de vie des personnes dépendantes.
Lutte prioritaire contre les grands fléaux infectieux et physico-chimiques: infections nosocomiales, SIDA, risques agro-alimentaires.
Amélioration des droits des malades avec incitation à la médiation.
- La bioéthique est un domaine particulièrement sensible : elle imposera la promulgation prioritaire d'une loi-cadre donnant un statut juridique à l'embryon et interdisant le clonage et la brevetabilité du vivant.
Thibaut de la Tocnaye Français d'Abord ! août 2006
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Re: Réforme de la S.sociale:l'échec prémédité propositions du FN

Messagepar Pat » 18/08/2008 - 0:41

LA FAUSSE REFORME DES REGIMES SPECIAUX
Le pouvoir fait clamer par sa propagande qu'il a réformé les régimes spéciaux de retraite. L'association « sauvegarde des retraites » qui analyse avec soin la situation vient de conclure : les quelques sacrifices imposés aux bénéficiaires de ces régimes sont plus que compensés par d'autres avantages.
En effet de nouveaux privilèges ont été arrachés par les syndicats. Par exemple à l’EDF : revalorisation très avantageuse de la grille des salaires, augmentation des pensions, augmentation de l'indemnité de départ à la retraite, introduction d'un régime par capitalisation.
Contre ces avantages donnés immédiatement, ce n'est que bien plus tard que certains alignements d'ailleurs très modérés sur la situation des privés sera réalisée.
En fait, la prétendue victoire du pouvoir est une victoire à la Pyrrhus si l’on tient compte en particulier de ces décalages. Un coût supporté dans le temps a bien moins de valeur qu’un avantage immédiat : personne dans la complexité des comptes n’est capable de faire le calcul de ce qui est une vraie arnaque.
http://www.libeco.net/magazine.htm
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Re: Réforme de la S.sociale:l'échec prémédité propositions du FN

Messagepar Pat » 21/08/2008 - 15:52

Sécu : 17 millions d'euros d'impayés pour les étrangers
À l'heure où le gouvernement s'apprête à pénaliser de nouveau les assurés français avec le projet très contesté de franchises médicales et un énième plan de réduction des dépenses maladie, un rapport du Sénat, rendu public le 6 juillet, révèle qu'en 2005 et 2006 près de 17 millions d'euros n'ont pas été réglés par plusieurs milliers de ressortissants étrangers hospitalisés en France. Parmi les mauvais payeurs, les ressortissants marocicains qui ont laissé une ardoise de plus de 6,5 millions d'euros ( pour une créance moyenne par malade de 5827 euros). Selon le même rapport, " sur les dix dernières années, l'addition doit largement dépasser les 100 millions d'euros ".
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Messagepar Pat » 13/10/2008 - 10:31

La Sécu aux abois à qui la faute ?
Preuve de l'acuité du problème et de son retentissement au sein de la population, c'est par la déclaration du directeur de l'Assurance-maladie Frédéric Van Roekeghem préconisant de ne plus rembourser qu'à hauteur de 35 %, au lieu de 100 %, certains médicaments pour les malades atteints d'une affection de longue durée (ALD) que TF1 et France 2 ont ouvert leur journal vespéral le 24 mai. Faisant ainsi passer au second plan le voyage en Israël de Sarkozy.
Invitée d'ailleurs de France 2, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, ayant rengainé sa jactance et son sourire d'ordinaire éclatant, avait tout du chat sur la braise. La question est en effet explosive puisque la prise en charge par la Sécu des médicaments accompagnant les traitements de longue durée (dont les effet collatéraux sont souvent aussi pénibles que nombreux : diarrhées, vertiges, etc.) ne seraient plus remboursés à 100 % mais seulement à 35 %, la différence étant prise en charge par les mutuelles. Mais outre que près de 10 % des 7,4 millions de Français souffrant d'ADL (et ce nombre ne cessera d'augmenter avec le vieillissement accéléré de la population) n'ont justement pas de mutuelle, celles-ci ne manqueront pas d'augmenter le montant des cotisations, déjà très élevées, pour compenser leur perte.
En somme, pour éponger le déficit de la Sécurité sociale qui s'aggrave chaque année (8,7 milliards d'euros en 2006 mais 9,7 milliards en 2007 et sans doute près de Il milliards en 2008), on risque de favoriser l'inflation. Selon Roselyne Bachelot, qui a soutenu que son« but, c'est de faire en sorte que les médicaments des personnes qui sont atteintes d'affections de longue durée, par un moyen ou par un autre, soient pris en charge à 100 % », le gouvernement se prononcera « vers le 15 juillet ». Il n'y a « aucune raison que les mutuelles augmentent puisqu'en même temps on baisse le prix des médicaments », a ajouté l'Excellence,sans avoir l'air de trop y croire.
Bien que M. Van Roekeghem ait renoncé à son projet devant la levée de boucliers, on sera pour une fois assez d'accord avec l'association Act Up qui voit dans cette « déclaration de guerre » un « ballon d'essai pour aller un cran plus loin dans le démantèlement des droits des malades ».
Mais il y a malades et malades et la gauche qui est aussitôt montée au créneau pour condamner la mesure envisagée serait plus crédible si elle ne se mobilisait pas en toutes circonstances en faveur des étrangers venant se faire soigner gratis pro Deo en France, aggravant ainsi considérablement le "trou" de la "Sécu". Tout récemment, une campagne était ainsi lancée contre l'expulsion d'une sidaïque rwandaise et de ses deux enfants, « que la France doit soigner à tout prix », affirmaient les « organisations représentatives ».
A tout prix, c'est bien le terme qui convient. Mais des choix s'imposent alors, et ce seront les plus fragiles d'entre nous qui en feront les frais quand l'AME (aide médicale d'urgence) réservée aux sans-papiers continuera de creuser les déficits.
J. L. Rivarol du 11 juillet 2008
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Re: Réforme de la S.sociale:l'échec prémédité propositions du FN

Messagepar Miroir » 13/10/2008 - 16:50

Pat a écrit :Tout récemment, une campagne était ainsi lancée contre l'expulsion d'une sidaïque rwandaise et de ses deux enfants, « que la France doit soigner à tout prix », affirmaient les « organisations représentatives ».

Je comprends très bien que de telles expulsions, qui en quelque sorte condamnent les expulsés, choquent certaines âmes sensibles. Rien ne les empêche de créer des associations (que j'espère non subventionnées) pour leur permettre de participer au paiement de ces soins et soulager ainsi leur conscience.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci

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Messagepar Pat » 05/11/2008 - 16:08

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« Il faut nationaliser la Sécurité Sociale. »
Les augures politiques prévoyaient un automne chaud en matière sociale. Il a fallu que le thermomètre descende, avec le drame des « sans domicile fixe » pour que les choses se gâtent vraiment. Mineurs dans la rue, professions de santé en colère, tout indique le malaise des Français devant un système au bout du rouleau. Le Front national tire le signal d'alarme. Et propose des solutions : donner la priorité aux Français en matière d'emploi et de politique familiale, et... nationaliser la Sécurité sociale. A une semaine de la grande manifestation parisienne pour l'emploi et contre le GATT, le secrétaire général du Front national s'explique.

☝ Carl Lang - Il faut décréter l'état d'urgence social. La situation en France est désastreuse dans ce domaine. Les SDF ne représentent qu'un des aspects de la crise. Le gouvernement parle toujours de traitement social du chômage mais le vrai problème est celui des emplois à fournir aux Français. La première politique sociale à mener est la politique de l'emploi. Il y a plus grave que les SDF, ce sont les FSE : les Français sans emploi.
☟ National-Hebdo - Les sidérurgistes sont dans la rue, les kinés, les infirmières sont mécontents, qu'est-ce que ça signifie ?
La manifestation de Lorraine montre la nécessité d'établir en matière économique la préférence nationale. Avec cette formule : produire français en France avec des Français. Alors qu'aujourd'hui les marchés national et communautaire sont livrés à la concurrence sauvage de produits d'importation, à cause d'un ultra-libéralisme frénétique contraire aux intérêts nationaux.
☟ En 1986-1987, le Front, pour en finir avec le socialisme, avait cependant pris des positions très libérales ?
Le Front national reste attaché aux idées de liberté, initiative privée, responsabilité, risque et profit, qui sont les moteurs de la prospérité. Mais cela ne veut, en aucun cas, dire que nous soyons des adeptes du renard libéral mondialiste dans le poulailler français. Nous entendons préserver les intérêts nationaux pour l'économie comme pour la politique. Et le Front national se définit, aujourd'hui comme il y a vingt ans, comme l'opposition nationale, populaire et sociale.
Cela, c'est un principe. Mais comment analysez-vous le problème de l'emploi ?
Le plan d'urgence social que propose le Front national s'oriente dans trois directions principales: politique d'emploi, réforme du système de protection sociale, politique familiale. Trois domaines intimement liés.
Pour l'emploi, on peut distinguer quatre causes principales du chômage parmi une multitude d'autres.
D'abord l'immigration, qui reste l'élément principal du chômage en France puisque l'on estime aujourd'hui à plus d'un million le nombre de postes de travail occupés par des étrangers qui pourraient l'être par des Français. Notre réponse est simple : priorité d'embauche pour les travailleurs français et retour au pays des travailleurs en surnombre.
Deuxièmement : les charges sociales et fiscales qui pèsent en excès sur les entreprises les étouffent.
Troisièmement : l'hyperlibéralisme crée une concurrence sauvage qui est responsable de la disparition de secteurs entiers de nos productions industrielles et agricoles. Les délocalisations amènent une régression sociale et aggravent le chômage.
La réponse du Front national est le nouveau protectionnisme. Protégeons nos marchés, protégeons nos emplois.
Quatrième domaine d'intervention : la formation professionnelle, et particulièrement l'apprentissage, qui reste une des clés de l'accès au travail. Je ne vous cite que deux chiffres : il y a dix fois plus d'apprentis en Allemagne qu'en France et le taux de qualification des ouvriers est double.
☟ Vous avez parlé des charges sociales ? Que préconisez-vous en matière de protection sociale ?
Le budget social de la France est largement supérieur à celui de l'Etat : 2 200 milliards en 1992, dont 1 400 pour la seule Sécurité sociale. Il faut réformer de fond en comble la Sécurité sociale et son financement. La gestion des 1 400 milliards est totalement antidémocratique et irresponsable parce qu'elle n'est soumise à aucun contrôle, direct ou indirect du peuple français. Le Front national demande donc que le budget de la SS soit examiné et voté par le Parlement et que les députés assurent ainsi leur responsabilité politique dans ce domaine.
Ce projet est une vraie révolution : syndicats et patrons ont pris l'habitude de régner en maîtres sur la Sécu depuis 1945.
Il s'agit donc de rendre la Sécurité sociale aux Français alors que la gestion est aujourd'hui confisquée par des syndicats qui n'ont plus de légitimité réelle et un patronat qui a autre chose à faire. Nous souhaitons donc nationaliser la SS pour pouvoir la contrôler, la rendre transparente aux Français, et mettre fin aux gaspillages.
☟ Nationaliser la SS, n'est-ce pas porter atteinte à la médecine libre d'un côté, de l'autre aux assurances complémentaires qui pourraient améliorer le système ?
La nationalisation de la SS nous permettra au contraire de garantir et de sauvegarder l'actuel système des retraites par répartition. Et de garantir un haut niveau de prestations pour la maladie, mais cela ne remet nullement en cause la nécessité de développer les assurances complémentaires.
Nous réaffirmons notre attachement à une médecine de liberté, donc de qualité et de responsabilité. Il faut nationaliser le système pour garantir la liberté des professions de santé. Aujourd'hui les Français cotisent de plus en plus pour des prestations sans cesse diminuées : malades et professionnels de la santé servent de boucs émissaires à un système au bout du rouleau.
☟ Du côté de l'immigration, peut-on gratter quelques économies ?
Pierre Milloz a clairement démontré que pour la part SS, le coût de l'immigration s'élève à 50 milliards de francs, différence entre les cotisations versées et les prestations reçues. Rien qu'en traitant ce problème on comblerait largement le déficit annuel de la Sécu.
Boucher un trou, c'est bien, mais chaque année on en creuse d'autres ...
Refondre le système est urgent pour deux raisons :
1) La population française vieillit, le nombre des inactifs croît donc.
2) Le chômage entraîne un déficit de cotisations social et fiscal évalué à 210 milliards de francs. On approche du point de rupture. Pour financer le chômage, il faut ponctionner encore plus les entreprises et les salariés, ce qui nous entraîne dans une spirale chômage, charges, chômage. Pour relancer l'emploi, il faut libérer le travail et transférer en grande partie les charges qui l'écrasent sur la consommation, via la TVA et sur l'ensemble de l'économie.
☟ La politique sociale, c'est aussi la politique familiale, capitale pour l'avenir du pays. Que proposez-vous ?
La famille reste le noyau de toute société humaine et doit être soutenue et favorisée. Nous souhaitons lancer une grande politique familiale afin d'améliorer la cohésion sociale et relancer la démographie française. Nous proposons d'abord d'établir un salaire parental qui permettrait à tout parent qui le souhaite de se consacrer à l'éducation de ses enfants en bénéficiant d'un salaire mensuel de 6 000 F. Et d'un véritable statut parental donnant droit à la retraite et aux structures de formation et de reconversion. Nous lancerons ainsi un grand programme d'accession à la propriété, pour que les familles françaises puissent bénéficier d'un logement décent.
☟ Vous dites les familles françaises : votre politique familiale leur sera-t-elle réservée ?
Les Français seront les premiers servis chez eux. La politique familiale que nous mettrons en œuvre favorisera les familles françaises et leur natalité, en application de la préférence nationale. Faut-il rappeler en la matière les gaspillages du Fonds d'action social que la Cour des comptes vient d'épingler. Le FAS est financé par le budget des allocations familiales !
Il faut vraiment reprendre tout cela de fond en comble. Economie, social, famille : partout le Front national défend les Français.
✍ Propos recueillis par Muriel PLAT National Hebdo du 2 au 8 décembre 1993
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Messagepar Pat » 15/11/2008 - 23:22

(2003) XIIe congrès du FN Motion « Économie et social »
Les Délégués et Adhérents du Front National, réunis à Nice les 19, 20 et 21 avril 2003 pour leur XIIe Congrès national ont étudié la dégradation de la situation économique et sociale de la France. Ils n'ont pu que constater l'accroissement du nombre de fermetures et de délocalisations d'entreprises, la multiplication des licenciements et des plans sociaux et l'explosion du chômage.
Ils jugent que ce gouvernement n'introduit aucune rupture avec les politiques menées depuis vingt-cinq ans, qui allient les tares du socialisme bureaucratique et celles de l'ultra-libéralisme mondialiste.
La liste est longue :
- refus de revenir sur les 35 heures ;
- trahison des promesses fiscales ;
- mesurettes ne libérant pas vraiment l'initiative économique et la création d'emplois des pesanteurs administratives et des taxes qui l'étouffent ;
- soumission au Pacte de stabilité de Bruxelles qui met en danger notre protection sociale et empêche toute relance économique ;
- absence de réforme de l'État pour réduire son poids et sa ponction sur l'économie ;
- reprise des mêmes recettes éculées en matière d'emploi;
- aucune remise en cause, ni au niveau européen ni au niveau mondial, de l'ultra-échangisme qui menace désormais les services, y compris les services publics.
Ils constatent également la collusion suspecte des syndicats et du Medef, véritable syndic de faillite de l'économie française, dont le principal ennemi semble être le Front National, seul réel défenseur des travailleurs français.
Les Délégués et Adhérents du FN s'inquiètent des informations concernant la réforme de l'assurance maladie, qui donnerait le choix entre l'augmentation de la CSG et la privatisation partielle de celle-ci.
Ils rappellent leur attachement aux libertés économiques, assurance de la prospérité, mais aussi aux impératifs de la solidarité nationale qui passe par une garantie de la protection sociale des Français.
Ils exigent que le gouvernement reprenne la maîtrise de sa politique économique et sociale et engage notamment :
- une politique de protection de notre économie contre la concurrence mondiale sauvage et une redéfinition des règles d'échange de l'OMC ;
- une réforme en profondeur de l'État, recentré sur ses fonctions régaliennes ;
- une réduction massive et réelle de la fiscalité, notamment celle pesant sur les entreprises, afin de favoriser l'emploi et l'augmentation des revenus des salariés ;
- l'application du principe de préférence nationale et européenne en matière économique, sociale, d'emploi et d'accès à un logement convenable ;
- une réforme de la protection sociale fondée sur une harmonisation des régimes et une modification de leur gestion et de leur financement, conformément au programme que nous avons adopté au congrès de Paris en 2000.
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Messagepar Pat » 11/12/2008 - 18:18

ENCORE LA SECU
Depuis quelques semaines on n'entendait plus parler du trou. Les gros malins voudraient bien le boucher mais n'y parviennent pas.
Une fois encore c'est l'assurance-maladie qui est en cause. Comment pourrait-il en être autrement puisque le nombre de chômeurs est sensiblement le même et que les salaires n'augmentent pas?
En 1993 ils furent relevés de 3,7% pour 4,4 % en 1992. Comme on le voit, les camarades socialistes n'avaient pas fait de miracle. Ils ont préféré vénérer la monnaie pour faire plaisir aux prêteurs d'argent. Mais si les salariés gagnaient davantage, les caisses de la Sécu se porteraient mieux. L'inflation gêne plus les banques d'affaires que les travailleurs modestes.
En tout cas, l'abaissement de 5 % sur tous les remboursements ordonné par Simone Veil ne paraît pas avoir arrangé grand-chose. Quant à la surveillance et aux contrôles que le gouvernement voudrait imposer aux médecins, ils n'auront d'autres conséquences que de défavoriser les patients aux petits revenus. On ne cesse de nous dire que les Français consomment trop de médicaments. On peut rétorquer à cela que le mode de vie et le chômage sont générateurs de toutes sortes de maladies. Par ailleurs, s'il en était moins consommé, l'industrie pharmaceutique devrait licencier du monde ou du moins ne plus en embaucher. Enfin, si la pilule n'était pas remboursée ainsi que l'avortement, le déficit serait moindre. Mais aucun gouvernement ne prendra une telle décision par démagogie et par frousse.
Il faudra pourtant bien que tout le monde accepte de payer davantage et de gagner moins. Un employeur verse 12,8 % sur chaque salaire pour 6,8 % pour chaque membre du personnel sur la totalité de la rémunération.
Lequel d'entre-nous n'accepterait pas de verser plus si les taux de remboursement restaient convenables et surtout si le système permettait de se maintenir en bonne santé ?
Hélas, ce n'est pas dans cette direction que s'oriente le gouvernement puisqu'il a peur à la fois du CNPF et des syndicats. Comme d'habitude il a l'intention de copier ce qui se passe ailleurs, ce qui n'est jamais bon pour la France, dans aucun domaine !
Il est en effet question de s'inspirer de l'Allemagne avec ses « stabilisateurs automatiques » pour freiner l'excès de prescriptions pour chaque acte. Mais qui décidera qu'il y a excès ?
L'autre piste c'est le remboursement forfaitaire des médicaments d'une même classe thérapeutique pour encourager la prescription des moins chers. Mais comment ne pas voir que les industriels de la pharmacopée trouveront vite la parade ?
Ce qui est certain c'est que le déficit atteindra 30 milliards pour la seule branche maladie maternité et que le Trésor public devra intervenir encore une fois.
Ce n'est pas demain que les impôts baisseront ...
✍ R.TRIGAL National Hebdo du 7 au 13 juillet 1994
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Messagepar Pat » 15/01/2009 - 18:43

Se soigner, un luxe pour les Français
le 14 janvier 2009

Les tarifs des assurances complémentaires santé vont augmenter encore en 2009. Il est vrai que la Sécurité Sociale, plombée par le cout astronomique de l’immigration, rembourse de moins en moins les soins et les médicaments. Donc les Français qui cotisent aux mutuelles et assurances doivent y suppléer.

Le prétexte fallacieux avancé cette fois-ci pour justifier l’augmentation des cotisations découle de la décision de Sarkozy, en juillet 2008, de relever de 2,5 à 5,9 % la taxe sur le chiffre d’affaires des assurances et mutuelles afin, d’aider au financement de la CMU (couverture maladie universelle) et donc aux immigrés d’abord.

Les complémentaires, gérées par des mutuelles, viennent donc d’annoncer des hausses de cotisations pour leurs adhérents de 3,5 à 4 % ; celles gérées par des compagnies d’assurances privées feront de même à partir du 1er avril. La Fédération française des sociétés d’assurance a prévenu « qu’il est fort probable qu’il y aura augmentation, de façon non négligeable, pour prendre en compte la nouvelle taxe ». Une nouvelle fois la politique Sarkozy met les Français sur la paille !

Lors du relèvement de la taxe, la dame patronnesse Bachelot, avait pourtant garanti que les organismes complémentaires de santé ne répercuteraient pas cette contribution sur les cotisations des adhérents, affirmant même : « Les complémentaires santé n’auront aucune raison d’augmenter leurs tarifs ». Six mois après on voit le résultat, des millions d’adhérents Français seront encore plus taxés !

Déjà, cinq millions de Français n’ont plus les moyens de payer une complémentaire santé, qui coûte entre 50 et 120 euros par mois (en fonction des soins remboursés), combien seront-ils demain ?

Les Mutuelles voient leurs adhérents les quitter pour des raisons financières. Avec cette taxe, de plus en plus de Français risquent de ne plus avoir accès aux complémentaires, et donc à la santé. Mais visiblement, le gouvernement s’en moque éperdument car pour Sarkozy le plus important, c’est que les immigrés soient totalement pris en charges.

Le Front National considère que la Sécurité Sociale est, au même titre que la sécurité extérieure de la France ou de la sécurité des citoyens, une compétence de l’État Nation. L’État doit devenir l’instrument de la solidarité nationale et être au service unique des Français d’abord.

Je propose en accord avec la philosophie nationale et patriotique :

* Une séparation stricte de la gestion de la protection sociale par la création d’une caisse de l’assurance sociale (Maladie, Retraite, Famille, Chômage et Dépendance) pour les étrangers.
* L’harmonisation de l’ensemble des régimes d’Assurance Maladie et Retraite pour mettre fin aux injustices et aux inégalités, faites aux Français, dans ces domaines.
* L’établissement d’une politique familiale volontariste réservée uniquement aux Français.

Jean-Marie LE PEN, en 2009, lance la bataille pour ceux qui souffrent et ceux qui survivent à peine, pour organiser la sauvegarde des droits sociaux des Français, contre la dictature des mondialistes du politiquement correcte et aussi pour la défense de la priorité du droit au travail pour les Français d’abord.
Gilbert PEREA http://www.nationspresse.info/
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Messagepar Pat » 17/01/2009 - 19:08

La liberté c'est la santé
Contrairement à ce que prétendent nombre de commentateurs politiques, ce ne sont pas les petites phrases de campagnes qui sont au cœur du débat présidentiel. Bien au contraire, les Français s'intéressent aux idées, aux projets et aux thèmes. Au premier rang de leurs préoccupations : la santé. Pour réconcilier les professionnels et les usagers, pour améliorer les soins, l'État doit renoncer à tout régenter.
Chirac, Balladur et les autres ont pris le problème à l'envers en n'analysant que le versant économique de l'affaire : faut-il ou non maîtriser le coût des soins ? Devra-t-on utiliser une maîtrise médicale ou comptable ? La Sécurité sociale sera-t-elle amenée à disparaître ou à se renforcer ? Toutes ces questions agitent ces beaux messieurs, chacun y allant de sa petite spécificité. Seulement, leur analyse pêche par trois défauts majeurs : tout d'abord, aucune analyse sérieuse des causes profondes du malaise existant dans le vaste monde de la santé n'est menée : ensuite, seules des mesures technocratiques sont proposées : enfin, les grands discours n'ont qu'un but, celui de drainer le maximum de voix issues du grand réservoir du monde des professions médicales et para-médicales. Les organisations professionnelles ne s'y sont pas trompées. Elles organisent consciencieusement et à tour de rôle des colloques, des rencontres, des journées où défilent les candidats ou leurs adjoints "spécialistes" des questions de santé.
Le gros problème vient du fait que tant les politiques que les instances qui se prétendent représentatives ne veulent pas sortir du ronron habituel. Les uns et les autres, quoiqu'ils s'en défendent, vivent bien du système. Ils ne souhaitent pas que certain candidat vienne bousculer cet édifice, même si cela constituait un bien pour les Français.
Le Dr Jean Gras, président de la Fédération des médecins de France, a adressé récemment un questionnaire à ceux qu'il considère comme les principaux candidats à l'élection présidentielle, c'est-à-dire Balladur, Chirac, Jospin et ... Villiers. On croit rêver quand on sait que dans les sondages ce dernier est crédité de la moitié des intentions de vote de Jean-Marie Le Pen.
Le 18 mars 1995, le syndicat MG France (rassemblant un très grand nombre de médecins généralistes) organisait un forum, à la Maison de la chimie, intitulé « Les généralistes face aux politiques ». Bien entendu, on avait omis d'inviter un représentant de Jean-Marie Le Pen. Si le Dr Jacques Lafay, président du Cercle national du corps de santé, a pu s'exprimer et être applaudi, ce n'est qu'en utilisant un subterfuge. Evidemment, la parole lui fut donnée en fin de journée quand le plus grand nombre de journalistes avaient quitté la salle, le résultat étant que la presse médicale resta muette ou quasiment.
Il n'en est que plus utile de reprendre les points principaux de l'intervention du Dr Lafay qui ne manqueront pas d'intéresser les professionnels de la santé ainsi que les malades présents ou futurs, c'est-à-dire tout le monde. Tout d'abord, il fut rappelé que le Front national est le mouvement qui s'intéresse le plus aux problèmes de santé et, notamment, à l'exercice de la médecine générale. Les trois cents mesures pour la renaissance de la France regorgent d'ailleurs de propositions dans ce domaine.
Le constat du Dr Lafay est amer.
« Sous le prétexte qu'il est responsable de la santé, l'Etat exerce de plus en plus son emprise sur les professions de santé et se comporte exactement comme s'il souhaitait la disparition du caractère libéral de nos professions.
La tactique de nos dirigeants est simple. Elle consiste, en fait, à dresser les patients et l'opinion publique contre les praticiens.
C'est ainsi que sous le prétexte de combler le trou insondable de la Sécurité sociale, dont il n'a pas la volonté d'en rechercher les véritables causes, l'Etat par médias interposés, désigne, à un public tout disposé à le croire, le corps médical comme principal responsable de la faillite de la Sécurité sociale. Partout, à tous moments, en toutes occasions, la médecine est sur la place publique.
»
Ensuite, le président du Cercle national du corps de santé rappela la responsabilité du tandem Chirac-Balladur dans les décisions autoritaires étatiques et les restrictions dans les soins, durant le premier gouvernement de cohabitation de 1986 à 1988, ce qui avait provoqué, le 3 décembre 1987, une protestation de Jean-Marie Le Pen à la tribune de l'Assemblée nationale.
Depuis, cela n'est allé que de mal en pis, les gouvernants successifs n'ont eu de cesse de rendre les professions de santé responsables du gigantesque déficit de la Sécurité sociale dont on sait que la faillite est due principalement au chômage, au gaspillage, à la gabegie hospitalière et au nombre incalculable de faux ayant-droits.
Mais autant, ou plus que les médecins, ce sont les malades qui vont pâtir de cela, ce qui a eu le résultat de mettre le Dr Lafay en colère ...
« De quel droit dispose-t-on impunément des malades alors qu'ils peuvent prétendre aux soins les plus appropriés à leur état! De quel droit accepte-t-on un rationnement des soins !
L'année qui vient de s'écouler n'aura pas été, pour le corps médical, une année bénéfique. C'est même un euphémisme que d'employer ce terme.
En effet, avec la maîtrise médicalisée des dépenses, toutes les professions de santé sont maintenant concernées ; nous sommes tous dans la même charrette.
Depuis l'application des références médicales opposables, les biologistes constatent une baisse considérable de leur chiffre d'affaires. Beaucoup d'entre eux ont dû prendre des mesures tendant à réduire leur masse salariale.
Confrontés à une baisse de la consommation des médicaments de prescription et à des marges bénéficiaires bloquées, les pharmaciens se voient contraints entre autres de se regrouper de plus en plus pour obtenir des laboratoires, à meilleur compte, les produits non vignettés.
Depuis l'accord, approuvé par un seul syndicat, dont la signature a engagé toute la profession, les kinésithérapeutes subissent une convention extrêmement contraignante.
L'art dentaire est en péril, la stomatologie est sinistrée. Quant aux infirmières et infirmiers, aux aide-saignantes, aux auxiliaires médicaux, qu'ils soient libéraux ou salariés, leurs manifestations qui se succèdent témoignent du désarroi de leur profession, face aux promesses non tenues et aux incertitudes de l'avenir.
Plus encore ! En France, aujourd'hui, les biologistes, les kinésithérapeutes, les infirmières sont les seuls citoyens qui n'ont pas le droit de dépasser un plafond de revenus, sous peine de devoir rembourser à la Sécurité sociale, le surplus du quota imposé.
Ce n'est pas tout ! Le malade, dans tout cela, que devient-il ? Le codage des actes et l'instauration d'un dossier administratif enterrent tout simplement le secret médical, Si ce dossier comporte des notes confidentielles sur le patient, sur la gravité de son cas, sur son état psychologique, sur son environnement familial, professionnel, est-il bien sage qu'il puisse en disposer à son gré et que les fonctionnaires chargés de traiter son dossier, en prennent connaissance ?
Certes, ce carnet de santé va, dans une certaine mesure, contraindre le malade à rester fidèle au praticien qu'il aura initialement choisi. Mais osera-t-il en changer ? N'est-ce pas là, avec une sorte d'inscription préalable, le prélude d'une médecine à l'anglaise ?
Quant aux RMO, les fameuses Références médicales opposables, elles entraînent indiscutablement un rationnement des soins.
Lorsque, pour une pathologie particulière, des examens plus nombreux ou plus poussés que prévus ont été nécessaires, quelle devra être l'attitude d'un praticien menacé de sanctions ?
Les magistrats, amenés à juger un praticien poursuivi pour faute, devront-ils s'abstenir de le condamner s'il est strictement tenu d'appliquer les normes de référence ou, au contraire, le sanctionner sévèrement pour ne pas avoir traité son malade avec les moyens que lui permettent les données actuelles de la science ?
»
Face aux pénalisations des médecins et des malades ainsi qu'aux manœuvres visant à la disparition de la médecine libérale, le Dr Lafay rappelle que la vision du Front national est tout autre.
« La vraie solution, c'est la responsabilisation, c'est la liberté d'exercice, mais c'est aussi une juste rémunération de l'activité. » Cela devant passer par une redéfinition des conventions médicales unissant les praticiens, la Sécurité sociale et l'Etat en les adaptant aux conditions d'exercice des professionnels, variables selon les spécialités.
Bien entendu, cela va de pair avec la lutte contre la gabegie dans certains hôpitaux ou l'utilisation de la Sécurité sociale comme mère nourricière par de nombreux profiteurs venus de tous lieux par l'odeur alléchés.
C'est à ce prix que les Français seront bien soignés.
Dr L. PERENNA National Hebdo : Semaine du 6 au 12 avril 1995
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Re: Réforme de la S.sociale:l'échec prémédité propositions du FN

Messagepar Pat » 18/01/2009 - 17:23

Sécu, la grande désinformation

Les Français sont désinformés au sujet de la nature même de la répartition-spoliation, un sondage nous annonce que 60 % d’entre eux y sont attachés. Ces 60 % là défendent d’ailleurs ce système par la raisonnement suivant « nous avons cotisé toute notre vie, il est normal que ces cotisations nous permettent de toucher une retraite convenable ! »

Il est proprement stupéfiant de constater que la population attachée à la répartition-spoliation confonde cette dernière avec la capitalisation. Car en fait si vous cotisez il est normal que vous bénéficiiez ensuite d’une pension. Affirmer cela c’est bien adopter la logique de la capitalisation !

La logique de répartition-spoliation elle, est tout autre, elle oblige chaque salarié à cotiser, mais mis à part pour les fonctionnaires qui se paient leur retraite par nos impôts, rien n’assure que le fait de cotiser garantisse une retraite un jour car on ne cotise pas pour soi mais pour payer les pensions de ceux qui sont déjà en retraite. Ces cotisations obligatoires alimentent notamment la Caisse monopoliste d’Assurance Vieillesse, qui est, vous le savez certainement, gérée de manière plus ou moins fantaisiste par ces fameux partenaires sociaux c’est-à-dire les syndicats - et plus particulièrement FO en matière de retraites -.

Mais aujourd’hui la répartition a fait faillite, les cotisations versées se sont envolées et ce qui reste ne permet plus de financer les retraites. Eh oui, on nous le cache sous des artifices fiscaux, mais la répartition-spoliation a bien fait faillite depuis plus de 10 ans et il faut désormais financer les restes de ce système aberrant par la levée de ces nouveaux impôts que sont la CSG et la CRDS que paient tous les contribuables et pas seulement les salariés.

Rien ne sauvera ce système pourri et sachez que vous cotisez à fonds perdus et subissez en plus une nouvelle pression fiscale en pure perte, car le pire est à venir et va venir bientôt, à savoir dès 2006 quand les enfants du baby-boom nés après la guerre fêteront leur 60 ans. Alors qu’aujourd’hui 1 retraité est à la charge de 1,7 actifs, chaque salarié devra demain payer pour au moins un actif. Ainsi, vous réaliserez demain que ce vous avez cotisé toute votre vie ne vous ouvre droit à aucun « salaire différé » comme ils disent.

Face à cette évolution inéluctable une seule solution viable existe : la création de fonds de pension avec déduction fiscale des sommes cotisées (normal puisque nous ne sommes pas imposés sur nos salaires bruts). Il appartiendrait à chacun de choisir son fonds de pension ou de rester à la sécu pour les masos. Les sommes cotisées seraient investies pour le plus grand bénéfice de chacun, plus de montant minimal ou de durée imposée de cotisation, chacun choisirait sa durée d’activité. Il s’agit là ni plus ni moins que de rétablir la liberté sociale que nous ont volé les syndicats, seuls gestionnaires de la sécu.

Mais après le désastreux plan Juppé de sauvetage de la répartition, la marche vers la capitalisation a été interrompue en 1995. Le gouvernement Raffarin n’a pas fait signer les décrets d’application de la loi Thomas qui proposait la création de fonds de pension. Au contraire on assiste à la prestation jubilatoire de Gilles de Robien, qui à TéléMatin s’étonnait des grèves : " Mais que veulent-ils de plus ? Nous faisons tout ce qu’il faut pour sauver la répartition ! Certains pensaient : le droite revient et avec elle la capitalisation, ce n’est pas ce qui s’est passé, alors au contraire nous sauvons la répartition et ils devraient sauter … DE JOIE ! "

Sauver la répartition-spoliation, quelle connerie, pourquoi le gouvernement se fait-il ainsi le complice des syndicats spoliateurs ? Parce que là aussi il faut le dire : tant que le système de répartition-spoliation durera ce seront les syndicats qui le géreront. Et sans la sécu la poche des syndicats serait vidée.
http://libertariens.chez-alice.fr/secusociale.htm
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Messagepar Pat » 18/01/2009 - 18:46

LE VRAI MAL DE LA SÉCU
✑ Il y a des titres qui sont des déclarations de guerre, et qui tiennent leurs promesses. Tel est le cas du dernier livre de Claude Reichman, intitulé : Sécurité sociale, le vrai mal des Français. Le président du Mouvement pour la liberté de la protection sociale (MLPS) est, en quelques années, devenu une figure quasi légendaire dans les syndicats des professionnels de santé, et pour les directions des divers secteurs de la «Sécu». Les uns l'approuvent, souvent de façon plutôt confidentielle, les autres le diabolisent. Mais que dit le docteur en chirurgie dentaire Claude Reichman pour sentir ainsi le soufre ?
A l'origine, un dentiste se lance dans sa profession avec l'idée qu'il va soigner, perfectionner ses techniques, œuvrer pour ses patients, Le choix est rude lorsqu'il constate qu'une trop forte proportion de son temps est sacrifié à la bureaucratie «Sécu». Et la mauvaise surprise va se muer en engagement déterminé quand Claude Reichman, cherchant à comprendre le pourquoi des choses, découvre l'esprit même de l'institution. D'où la première phrase du livre, dénuée de toute hypocrisie : « Il faut enfin oser dire le mal que la Sécurité sociale a fait à la France ».
✑ Les rapports inutiles
A la différence des études classiques sur ce sujet inépuisable, la Sécu, abréviation dont Claude Reichman a d'ailleurs horreur, le livre évite de ratiociner sur le «trou», et de se laisser enfermer par le sujet. Il met les problèmes de la «baleine» au centre de notre crise de civilisation. Il traque l'encadrement étatique et l'assistanat au cœur de notre société. L'idéologie «Sécu» résume pour lui les tares fondamentales d'un système, Claude Reichman débusque l'irresponsabilité collectiviste dans tout notre environnement quotidien. Sa dénonciation est complétée par le démontage des autosatisfaits institutionnels,
Ainsi sur l'hôpital public. A ce sujet, on a de beaux rapports. Il n'y a qu'à se baisser, pour les ramasser. Prenez un des derniers parus, celui de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Il nous apprend par exemple qu'entre 1979 et 1990 les effectifs du personnel médical des hôpitaux publics ont progressé de 33,5 % et ceux du personnel non médical de 12,4 %, tandis que les entrées de patients n'augmentaient que de 14 % et que le nombre de journées d'hospitalisation diminuait de 7 % ! Ils nous révèle aussi, prenant pour exemple une maternité, celle de Vaison-la-Romaine, qu'il n'a pas fallu moins de 67 réunions et de 17 jours complets de travail à l'administration, entre avril 1989 et juin 1992, pour obtenir la fermeture de 9 lits. Et l'IGAS de conclure perfidement : « On n'ose pas rapprocher ce chiffre des objectifs nationaux poursuivis par les pouvoirs publics ». Les inspecteurs des affaires sociales font allusion à l'intention proclamée du gouvernement Balladur de fermer 22 000 lits d'hôpitaux en 1994. Et les innombrables rapports ne servent pas à grand-chose, sinon à justifier la rémunération de leurs auteurs. En revanche, un flot de circulaires et de textes de toute nature ne les concernant pas parvient chez ces mêmes personnes, inondées par la Sécu : certains, tel le professeur Jean-Paul Escande, les transmettent aussitôt à leur plus fidèle collaboratrice, leur poubelle : « C'est mal, je le sais, Mais cela n'a aucune importance, je le sais aussi ».
La machine administrative tourne à vide, on ignore superbement les réalités. « L'IGAS a ainsi démontré dans son rapport qu'un protocole d'accord sur l'indemnisation des jours fériés, qui avait été estimé par la direction des hôpitaux et le ministère du budget à 379 millions de francs, avait coûté en réalité 1,8 milliard... parce qu'on avait mal évalué le nombre d'agents concernés. Ça rassure de se savoir gouverné ! »
Par cette citation, Claude Reichman souligne l'impossibilité de distinguer entre bureaucratie et Sécurité sociale. C'est son reproche fondamental, irréfutable.
✑ L'empire du fichage
Bien loin de s'améliorer en la matière, la Sécurité sociale prend la voie opposée. Sa dernière innovation en la matière a pour nom « la maîtrise des dépenses de santé ». Sous quelque angle qu'on l'envisage, celle-ci suppose la mise sous tutelle du corps médical et des patients, par un «flicage» absolu, digne de la Stasi (police politique) des communistes allemands. Elle a été lancée en octobre 1993, dans sa variante « maîtrise médicalisée », avec trois piliers :
- les références médicales opposables,
- le codage des actes,
- le dossier médical.
Tout cela fait très technique et abscons, En réalité, il s'agit d'une affaire financière, visant votre argent, et supprimant votre liberté à cette fin.
« Les références médicales », c'est le catalogue sommaire des analyses et des visites médicales auxquelles vous avez droit. Le codage, c'est la désignation de chaque acte médical que vous allez subir par un code manuscrit dans un premier temps, informatique ensuite. Le dossier médical, c'est le document de papier aujourd'hui, la carte à puce demain, où tous vos faits, gestes, petits et grands maux seront consignés par vos praticiens traitants et soumis à la Sécu. En langage contemporain, on appelle cela du «flicage». Et c'est sous un gouvernement «libéral» que cela a été mis en place.
Que signifie concrètement une « référence opposable » ? Prenons le cas des « examens préopératoires » : il est stipulé entre autre ceci : « il n'y a pas lieu de faire un électrocardiogramme avant l'âge de 50 ans chez les femmes ». Sinon, le médecin encourt une pénalité financière. Tout est à l'avenant. Des questions terribles surgissent. L'échographie pendant la grossesse normale est-elle utile ? (elle n'est pas prévue), A partir de quel taux de cholestérol faut-il traiter un homme par ailleurs apparemment non malade ? Aucune réponse, et pour cause, dans les références de la Sécu, qui n'existent nulle part, hors de France. Dénuées de base scientifique, elles n'ont qu'une seule logique, financière. Les 65 références médicalisées contraignent les médecins à changer leur comportement, à se muer en gardes-chiourme. Les assurés sociaux sont priés de contribuer à leur propre «flicage» puisqu'ils devront présenter leur dossier médical en toute circonstance, au médecin et à la Sécu. Les système a été inauguré par 5 millions de personnes âgées de plus de 70 ans. Le secret médical est mort, la Stasi de la protection sociale est en marche.
Le mal «Sécu» s'attaque autant à la santé de l'assuré qu'à sa liberté, Le constat de Claude Reichman est terrible. Son remède est simple : mettre la «Sécu» en concurrence avec des assurances libres, avec des mutuelles. Inutile de préciser que l'institution-s'y oppose bec et ongles.
Claude Reichman : Sécurité sociale: le vrai mal français, Editions Les Belles Lettres.
✍ René-Louis DUVAL National Hebdo du 18 au 24 mai 1995
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Messagepar Pat » 25/02/2009 - 15:49

Recettes de la SS : Pourquoi le pouvoir se trompe
Même Marc Blondel l'a compris. Et comme son mélange de franchise et de balourdise calculée tient lieu de subtilité au secrétaire général de Force ouvrière, il est à peu près le seul dans le paysage syndical et politique à le dire clairement - plus encore que ne le fait, par exemple, un Alain Madelin.

La chose brutale est la suivante : aujourd'hui, la Sécurité sociale française souffre d'abord de ses pertes de recettes. Dite comme cela, la constatation peut être tirée vers des préoccupations, des solutions, des orientations parfaitement contradictoires. C'est d'ailleurs pourquoi un Blondel peut se permettre d'en faire « passer le message ».
On peut, par exemple, conclure de l'insuffisance des recettes qu'il faut :
- ou bien augmenter les taux de cotisations, ceux des plus riches, par exemple,
- ou bien élargir l'assiette des financements, etc.,
- ou bien traquer la fraude fiscale et sociale, pourchasser l'évasion,
- ou bien, enfin, combiner fiscalisation et répression.
On trouve l'expression la plus naïve de cette logique primaire dans les documents du Syndicat national unifié des impôts, syndicat recueillant 44 % aux élections sociales de cette énorme administration de 80 000 agents. Et, à partir de cet univers de lecteurs, dénués d'humour, du Canard Enchaîné, on retrouve des propositions de cet ordre dans les programmes de la plupart des partis.
Mais une réflexion tant soit peu sérieuse sur le sujet permet de comprendre la situation suivante :
1° Les prélèvements des caisses sociales représentent en France d'après la loi de financement pour 1997, un montant de 1 200 milliards de francs (pour 1 700 milliards de prestations). Ces cotisations s'ajoutent aux 1 100 milliards d'impôts de l'Etat + les taxes des collectivités locales, municipalités, départements, régions + d'autres prélèvements obligatoires.
A ce niveau de prélèvements sociaux et fiscaux, il est mathématiquement évident, même en l'absence de toute hausse, que les assujettis développent une stratégie personnelle tendant à se soustraire à ces contraintes. Cette stratégie peut être illégale ; contraire au règlement, peut-être même aux bonnes mœurs : on parle alors de fraude. Cette stratégie peut aussi être légale, ce qui est plus intelligent, plus efficace, peut-être moins palpitant : on parle alors d'évasion. Le juriste distinguera la fraude de l'évasion ; l'économiste additionnera les deux.
2° Dans de telles conditions, le statisticien, c'est-à-dire, étymologiquement, celui qui effectue des comptes dans l'intérêt de l'Etat, peut, en gros, regarder la fraude et l'évasion de deux façons. Il peut prétendre évaluer, comptabiliser cette fraude et cette évasion, comme si ses "recettes" pouvaient éventuellement être ajoutées aux recettes effectives. C'est la logique, terriblement française dans son aspect anticonceptuel (i.e. absurde) du manque à gagner. Nous nous permettons de souligner l'absurdité de toute tentative d'évaluation d'un « manque-à-gagner ». N'importe quel exemple devrait convaincre : évaluer un manque à gagner, est un raisonnement de mauvaise foi, un argument de plaideur. Dans le meilleur des cas, il consiste à dire : mon champ, mon appartement, mon commerce "vaut" 200 000 francs, en m'empêchant de le vendre, vous m'avez fait perdre 200 000 francs. C'est oublier le prix du temps et c'est surtout oublier la différence entre la "valeur" et le prix de vente effectif toujours moindre.
Or, sur la base de ce raisonnement fictif, les prévisionnistes du ministère des Finances, exportés aujourd'hui à la tête de la Commission des comptes de la Sécurité sociale en la personne de M. Nasse, induisent, de plus en plus, l'opinion publique et l'Etat en erreur sur les prévisions de recettes.
A la fin du mois de juin, certains cercles commençaient de la sorte à s'inquiéter de la rumeur « de source gouvernementale » (Le Monde, puis l'AFP du 28 juin) de déficits publics et sociaux, au delà des 3,4 ou 3,5 % estimés dans la perspective de l'entrée de la France dans l'euro, c'est-à-dire dans l'Union économique et monétaire prévue par Maastricht.
De ce point de vue, les chiffres français sont plus près de 4 que de 3 pour l'année 1997. La différence vient de l'erreur systématique de prévision émanant du ministère de l'Economie et des Finances.
Nous sommes vraiment désolés d'avoir eu raison.
Sur la période 1996-1997, le "déficit" (après subventions... ) des comptes sociaux sera, malgré le plan Juppé du 15 novembre 1997, de l'ordre de 100 milliards de fràncs soit un montant comparable à celui de la période 1990-1993 sur quatre ans ou de 1994-1995.
On serait désolé, après avoir appris, dans Le Monde (29-30 juin), que les insuffisances de recettes viendraient de la prétendue contraction de la masse salariale au motif que celle-ci n'augmentera "que" de 2,7 %, de découvrir demain qu'on s'apprêterait à pénaliser un peu plus encore le travail indépendant et l'entreprise individuelle.
L'économie française ne pourrait le supporter.
René-Louis DUVAL National Hebdo du 24 au 30 juillet 1997
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Messagepar Pat » 23/05/2009 - 21:26

La Cour des compte enfonce une porte ouverte

Pierre Joxe, l'ex-porte-coton de Mitterrand, recasé à la Cour des comptes, a pris son air le plus docte pour présenter les 1047 pages du rapport de son organisme sur la gestion de la Sécurité sociale. Aussitôt, les thuriféraires se sont précipités afin de saluer la compilation : les magistrats de la Cour, ont- ils jubilé, dénonçaient la "gabegie" régnant dans les entrailles de la baleine. La réalité est tout autre : le pavé signale ce que tout le monde savait, agresse les familles, dissimule les tares les plus criantes de la Sécu. Pour couronner le tout, il se garde bien de toute critique à l'égard du patron de la Sécu, le gouvernement, et fait semblant de croire que, dans l'ensemble, tout va bien.
Ne cherchez pas dans le rapport de la Cour des comptes un chapitre. ou une section de chapitre, sur l'absentéisme record du personnel, il n'y en a pas. Ne partez pas non plus à la découverte des révélations sur les effectifs des caisses et de l'URSSAF, sur leur gestion. Le concept est inconnu aux yeux des enquêteurs. Toutefois, ils ont été un peu gênés par ce qu'ils appellent « la lourdeur de certaines procédures budgétaires », et la jungle des effectifs budgétaires, effectifs réels, effectifs mensuels moyens, emplois compensatoires (de l'absentéisme chronique et des temps partiels), des effectifs moyens hors contrats à durée déterminée, et des dits contrats "CDD", dont le nombre semble inconnu.
La Cour est beaucoup plus incisive quand « des personnes ont eu ou élevé plusieurs enfants ». Elle juge qu'il faut revoir « l'ensemble des avantages vieillesse (retraite anticipée notamment... ) » consentis aux parents de familles nombreuses. Par des décomptes très contestables, il est insinué que ces "bonus" atteignent des montants fantastiques, et n'arrêtent pas de croître, ce qui n'apparaît pas du tout évident à la lecture des chiffres invoqués. La Cour note elle-même que le rapport démographique est appelé à se dégrader «fortement», ce qui va à l'encontre de son pronostic.
Côté remboursement des médicaments, la Cour s'inscrit dans la ligne Aubry, en "suggérant" à celle-ci ce qu'elle veut : supprimer ou abaisser de nombreux remboursements. Les améliorations à apporter selon le rapport, mélange de propositions de bon sens et de visions autoritaristes hors la réalité, n'ont de chance de se réaliser que par étatisation totale de l'industrie pharmaceutique. Avec son corollaire inévitable, un marché "libre", au prix fort non remboursable, et des médicaments Sécu, très limités en nombre, et peu remboursés.

SUS aux familles
Du coup, les critiques pertinentes de la Cour sur les problèmes dentaires, outre que le sujet a été cent. fois débattu, sans provoquer la moindre réforme, perdent leur intérêt. Ces soins sont très mal remboursés par la Sécu. La baisse du revenu imposé par le gouvernement aux dentistes rend problématique la diminution autoritaire de leur marge sur les prix des fabricants. Là aussi, la situation est exposée de façon telle qu'aucune solution ne se dégage, autre qu'une sorte de nationalisation, dont l'URSS et la médecine britannique ont montré les perspectives, à savoir pénurie et marché noir ruineux, sur fond de bureaucratie et d'attente indéfinie.
Seule remarque pouvant être avalisée sans réserve, le bilan de la carte Sésam Vitale en souligne le gâchis. La tentative désordonnée et inadaptée de remplacement de la carte Sécu classique a coûté 660 millions de francs entre 1984 et 1997, auxquels devraient s'ajouter 7 milliards à moyen terme. Sans disposer des moyens d'investigation des magistrats, National Hebdo, en son temps, avait mis en garde contre le fiasco prévisible. Rien n'a stoppé la mise en œuvre d'un gadget inapproprié.
Les commentaires des spécialistes ont omis de s'attarder sur les nombreuses pages consacrées par la Cour aux contestataires de la Sécu. Les enquêteurs n'ont pas cherché à savoir pourquoi il y avait résistance. Les abus de la Sécu sont intouchables. En revanche, ils ont répertorié tous les moyens, y compris les plus rigoureux, de répression, en stigmatisant les "insuffisances" de certains organismes sociaux en la matière. La Cour ne parle que de « plus de rigueur souhaitable », de «raretés» des procédures pénales, de contraintes à accentuer, trouve « trop généreuses » les procédures de recouvrement des dettes.
Féroce envers les travailleurs indépendants, la Cour, en revanche, n'a jamais entendu parler des dépenses supplémentaires des non-paiements et du manque à gagner que l'immigration inflige à la Sécu.
National Hebdo du 29 octobre au 5 novembre 1998
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Messagepar Pat » 13/06/2009 - 22:43

Sécurité Sociale : déficit entre 20 et 21,3 milliards d’Euros en 2009

L’aggravation du “trou” de la Sécu (le double du déficit prévu dans le budget voté à l’automne) a été annoncée par la députée UMP Marie-Anne Montchamp devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

L’effet de moindres recettes pourrait porter le déficit du régime général entre 20 et 21,3 mds d’euros en 2009″, peut-on lire dans le document de l’élue du Val-de-Marne.

En mars, le ministre du Budget Eric Woerth avait déjà révisé à la hausse le déficit prévu pour la Sécu, qu’il avait estimé “entre 17 et 18 milliards d’euros en 2009″.

(L’AGEFI).......> http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne

http://www.fdesouche.com/
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Messagepar Pat » 11/08/2009 - 18:30

LE TROU DE LA SECU
Depuis son organisation au sortir de la dernière guerre la sécurité sociale est régulièrement en déficit. Cela ne peut pas être autrement puisque le système n'est pas du tout géré. C'est une sorte de grand baquet où l'argent est déversé après avoir été pris par la force aux salariés et à toutes les autres catégories de la population. Il en sort suivant le bon plaisir des pouvoirs politiques et syndicaux du moment.
D'où il en résulte, chaque année, un plan pour combler le trou. Cela ressemble au travail du sapeur camembert qui comblait un trou avec de la terre enlevée ailleurs. Le chef d’œuvre fut la création de la CADES supposée éponger la dette et qui depuis lors ne cesse de dériver.
Le pouvoir de Sarkozy n'y échappe pas puisqu'un nouveau plan prévoit 25 mesures pour économiser 2 milliards d'euros qui évidemment ne serviront à rien.
Parallèlement, une loi « Bachelot » marque un pas supplémentaire vers l'étatisation du système français de santé. La libre installation des médecins libéraux va être réduite. Ils auront en effet à payer une amende annuelle s'ils refusent d'exercer dans des zones jugées sont dotées par les agences régionales de santé. Il est question aussi de limiter les dépassements d'honoraires ce qui risque de tuer la métier de médecin libéral en France. Il faut rappeler, à ce sujet, le contre-exemple du Canada. En effet, le secteur privé a été également entravé et le résultat est que les dépenses de santé n'ont pas du tout été maîtrisées. En revanche, des pénuries importantes de médecins et d'infirmières se font sentir et les temps d'attente pour les médecines les plus modernes s'allongent.
M.P.
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Messagepar Pat » 05/09/2009 - 17:30

Le système social français pillé par les maffias

« Pour les voyous, le calcul est vite fait : la fraude sociale est plus rentable et moins risquée que le trafic de drogue et les braquages. » C'est ce qu'affirme dans un récent ouvrage (1) le commissaire Geoffroy Fougeray. Pour l'ancien patron du GIR des Yvelines, un service spécialisé dans la lutte contre l'économie souterraine, les arnaques sociales constituent un « fléau national ».

« RMI perçus dans plusieurs départements par un seul individu, faux malades, personnes mariées bénéficiant de l'allocation pour personne isolée, certificats médicaux de complaisance, faux chômeurs... » Après deux ans passés à traquer la criminalité économique, le commissaire Fougeray a pu constater l'ingéniosité des fraudeurs. Il a surtout acquis la conviction que les fraudes étaient désormais le fait de réseaux maffieux extrêmement organisés.

Des combines individuelles à l'industrie mafieuse

Bien sûr, les resquilleurs individuels existent encore. De l'avis de tous les spécialistes, la fraude à la protection sociale est un véritable un sport national. Mais il faut maintenant compter avec l'arrivée de groupes criminels structurés agissant à l'échelle industrielle. Pour Christian Kalck, chef de la brigade de répression de la délinquance astucieuse à Paris,« il n'est pas rare de trouver à la tête de ces réseaux des individus issus du grand banditisme, voire évoluant dans la mouvance terroriste » (2). Un exemple ? En février 2006, un réseau de fraudes aux indemnités chômage s'appuyait surplus de 6000 sociétés fantômes émettant des bulletins de paye fictifs...

« Kits Assédic » : la martingale !

Ces fraudes à l'assurance chômage s'appuient sur des "kits Assedic" grâce auxquels « des personnes se prétendent licenciées par des sociétés pour lesquelles elles n'ont, en fait, pas travaillé et qui souvent n'ont aucune activité » (3). Le point de départ de la fraude est donc la constitution d'une société fictive. Légalement immatriculées, ces sociétés n'ont, en revanche aucune activité réelle, excepté celle de servir à générer des opérations frauduleuses, à commencer par les "kits Assédic" mais sans dédaigner d'autres infractions : escroqueries au crédit, blanchiment, etc.
Dans un rapport d'information sur les moyens de contrôle de l'Unédic (4), le député UMP Dominique Tian, évoque aussi le cas de sociétés « ayant une activité commerciale effective mais sans commune mesure avec le nombre de salariés qui prétendent y avoir été employés ». Dans d'autres cas, les kits Assédic sont remis, en guise de rémunération, à des personnes qui ont effectivement travaillé dans une entreprise, mais sans avoir été déclarées. Une chose est sûre, la création de sociétés écrans est pratiquée de façon intensive. Une étude de l'Unédic a mis en lumière les dérives de la multigérance. Elle évoque le cas de « 10 personnes assurant (ou ayant assuré) la gérance de 651 sociétés, 20 personnes assurant la gérance de 2112 sociétés » !

Quand la CNAM finance l'islam Sénégalais

Et la situation n'est pas moins préoccupante s'agissant de l'Assurance maladie. À titre d'exemple, le commissaire Fougeray revient sur le cas d'un médecin tunisien exerçant à Evry dans l'Essonne et mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » au préjudice de la CNAM. Son erreur : avoir été un stakhanoviste de la fraude procédant à 147 consultations par jour, six jours par semaine, ce qui a fini par alerter la CNAM, au bout de quatre ans quand même... Dans un article du 12 juillet 2006, Le Figaro révèle que le suspect, était « connu de la communauté musulmane pour prescrire des arrêts et traitements de complaisance à des assurés de la France entière, bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) ». Mais il ne s'arrêtait pas là : « En contrepartie, il conservait la carte vitale de ses patients quelques jours et faisait de fausses consultations, la nuit où les jours fériés ». Avec un chiffre d'affaires de 1,2 million d'euros en 2005, il pouvait donc jouer les bienfaiteurs de l'islam. Dans le même article, Le Figaro poursuivait : « Lors du prêche de la mosquée d'Evry, vendredi, l'imam a évoqué les policiers et gendarmes s'en prenant à "l'humaniste" docteur [...]. Les premières investigations démontreraient qu'une partie des fonds aurait servi à financer une mosquée au Sénégal. »

Trafic de médicaments remboursés

Le remboursement des médicament... par la Sécurité sociale serait également à l'origine de vastes trafics de médicaments. Le principe est simple, Des patients se font prescrire des médicaments dont ils n'ont pas besoin avant de les expédier à l'étranger où ils sont revendus. Le Subutex figure parmi les remèdes les plus prisés. Utilisé comme substitut à l'héroïne, ce médicament a lui-même les effets d'une drogue lorsqu'il est consommé à haute dose. Il fait donc l'objet d'un trafic d'autant plus lucratif que les trafiquants peuvent se faire rembourser par la Sécu, la marchandise qu'ils vendent par ailleurs ! En mai 2007, un steward français s'est fait arrêter à Port-Louis (île Maurice) en possession de 51 863 comprimés de Subutex !

Un préjudice qui se chiffre en milliards ?

Face à la multiplication de ce type de pratiques, on imagine bien que le montant des fraudes explose. Officiellement, il atteignait 374 millions d'euros en 2006. Mais, précise Geoffroy Fougeray, il ne s'agit là que des fraudes constatées. Du reste, les organismes sociaux le reconnaissent de plus en plus volontiers. Ainsi, le 21 février 2007, l'Unedic déclarait, dans un communiqué, que « les cas de fraude constatés s'élevaient à cette date à 19 affaires concernant 6400 personnes pour environ 80 millions d'euros ». Mais, dans le même temps, le secrétaire général de l'organisme, Jean-Pierre Revoil admettait que « ce n'est sans doute que la partie visible de l'iceberg » car, précisait-il, « plus nous contrôlons, plus nous en trouvons » (5). De son côté, le magazine l'Express (6) estimait récemment les montants détournés se situaient dans une fourchette comprise entre 19 et 23 milliards d'euros !
Une chose est sûre : « à l'heure des déficits de la "protection sociale" en France, ces chiffres sont préoccupants ». Il faut donc prendre des mesures drastiques pour mettre hors d'état de nuire les réseaux qui pillent presque impunément le système social français. À cette fin, le commissaire Fougeray formule une série de propositions comme le croisement des données détenues par les différents organismes relevant de la sphère sociale dans un fichier unique, ou le recours à la biométrie afin de limiter aux usurpations d'identité. Connues depuis longtemps, ces mesures sont jusqu'ici restées lettres mortes, certains persistant à penser qu'il est humaniste de fermer les yeux sur la fraude.
Xavier Van Lierde monde & vie 15 décembre 2007
(1) Fraude connection. En finir avec les arnaques sociales, par Geoffroy Fougeray, Éditions Le Cherche Midi, octobre 2007, 247 p., 17€.
(2).(3).(4), Rapport d'information sur les moyens de contrôle de l'Unédic et des Assédic, présenté par M. Dominique Tian, décembre 2006.
(5) Les Échos, 20112/06.
(6) 10/10/07.
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Re: Réforme de la S.sociale:l'échec prémédité propositions du FN

Messagepar Pat » 05/09/2009 - 18:39

ARNAQUES SOCIALES

Le profil des fraudeurs aux ASSEDIC

Lors de son audition par la Commission d'enquête parlementaire chargée d'évaluer les moyens de contrôle de l'Unedic, Christian Kalck, chef de la brigade de répression de la délinquance astucieuse à Paris, soulignait le caractère souvent ethnique des réseaux de fraude. « Les enquêtes réalisées révèlent des escroqueries commises en bandes organisées animées le plus souvent par des individus issus d'un même pays », déclarait-il. Et il ajoutait : « Les faussaires. qu'ils agissent individuellement ou qu'ils soient regroupés au sein de pseudo cabinets comptables [...] diffusent ces "kits" au moyen de revendeurs ou de rabatteurs auprès de diverses communautés dont ils sont le plus souvent originaires : Turcs, Pakistanais, ex-Yougoslaves... » Plus globalement, il estimait que les utilisateurs de "kits Assedic" pouvaient être classés en trois catégories :

1. « La première est celle des étrangers en situation irrégulière, qui, n'ayant la plupart du temps pas de source de revenus sur le territoire national, se voient proposer de reverser une partie des allocations détournées en paiement des faux dossiers. Les emplois qu'ils sont censés avoir occupé correspondent aux postes de manutentionnaire dans le bâtiment, mécanicien dans la confection et sont la plupart du temps plausibles. Ces étrangers sont le plus souvent assistés, dans leurs démarches auprès des Assédic, d'interprètes qui sont soit des faussaires soit des revendeurs. »

2. « La deuxième est celle des étrangers en situation régulière mais n'ayant pas droit à l'assurance chômage, la difficulté tenant au fait que certains salariés ont réellement travaillé mais sans avoir été déclarés. Il s'agit soit de travailleurs clandestins qui ont reçu les kits Assédic en paiement de leurs prestations, soit de salariés abusés par leur employeur. La défense de ces faux allocataires consiste à faire croire à leur bonne foi, en apprenant par cœur le nom de leurs prétendus collègues de travail et un descriptif de leur poste de travail. »

3. « La troisième est constituée par des individus de toutes origines. attirés par le gain que représente la perception indue d'allocations de chômage. Ces derniers, qui, le plus souvent, tirent déjà leurs ressources de la délinquance, s'orientent vers des dossiers d'indemnisation pour cadres d'entreprises censés percevoir des salaires confortables. Leur profil ne correspondant pas à ces emplois, il est plus facile de se rendre compte de la fraude lors d'un entretien. »

X. vL. monde & vie du 15 décembre 2007
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Re: Réforme de la S.sociale:l'échec prémédité propositions du FN

Messagepar JCL31 » 08/09/2009 - 15:36

Il ne le fera pas mais pourtant le gouvernement devrait s'initier à lire et comprendre les taux d'intérêts des emprunts qui atteignent les 18 %, et que les hôpitaux ont contracté auprès des banques. C'est là aussi un scandale ignoré par la presse et par voix de conséquence du public.
Il faut aussi faire les recherches auprès des centrales d'achat des matériels médicaux et consommables, et non pas auprès des patients malades car les abus sont nombreux.

Prenons l'exemple d'une société biomédicale qui vend du matériel aux hôpitaux.
Il faut savoir que les marges étaient d'environ 60% et sont depuis la crise passées à 30%, c'est déjà trop.

Rajoutons les fraudes institutionnelles qui ont tout interêt à creuser le trou de la sécu pour définitivement l'enterrer, et nourrir le frère de Talonnette Guillaume srétaire de Malakoff-Médéric, mutuelle et des autres copains placés à différents postes des conseils d'administrations et qui travaillent dur pour porter l'estocade aux remboursements, favorisant bien entendu les profits des organismes complémentaires, et des laboratoires.

Rajoutons enfin les fraudes diverses commises la plupart du temps par des organisations bien structurées pour faire profiter une certaine catégorie communautaire, qui envoie l'argent dans des pays trans méditerranéens, ou sert à la mafia de quartier.

Bref, j'espère qu'un jour si nous avons le FN à la présidence, il n'hésitera pas à montrer au peuple toute la supercherie et l'escroquerie généraliser qui a généré des profits à quelques malfaiteurs politiques, et qu'ils seront jugés :feu: en exemple par le peuple.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
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Messagepar Pat » 11/09/2009 - 16:52

Sécu : Les raisons du déficit

Philippe Séguin, Président de la Cour des Comptes a sévèrement rappelé à l'ordre le gouvernement et mis en garde les ministres concernés contre les dérapages des comptes de la Sécurité Sociale.

En Juin 2008 pour la première fois, à la lecture du rapport 2007 de la Sécurité Sociale, Philippe Séguin a refusé de certifier les comptes de la Sécurité Sociale pour 2007 évoquant : « irrégularités comptables » (cf Au Front n°1). Notons que M. Séguin a dû être aussi ferme il y a déjà plusieurs années dans ce rapport, qui a été publié le 10 septembre courant. Philippe Séguin y fait apparaître de très nombreuses anomalies comptables mais aussi des anomalies structurelles (bien connues) du financement de la Sécurité Sociale. Il a donc conclu à l'échec total de la réforme 2004 Douste-Blazy.
C'est exactement le diagnostic qu'avait fait le Front National dès septembre 2004, lors de l'étude anticipatrice des mesures prises, puis lors de différents bilans annuels ultérieurs.
En effet, en refusant de voir les véritables problèmes, en gérant les Comptes à 18 mois, sans vue d'ensemble, le gouvernement Sarkozy n'a fait qu'aggraver les comptes, avec une dette cumulée, à ce jour, de plus de 130 milliards d'euros fin 2007. Le futur plan « Santé, patients et territoires » de Roselyne Bachelot ; retardé à plusieurs reprises et qui paraîtra sans doute fin septembre, ne fera que répéter les mêmes erreurs, les mêmes causes ont toujours produit les mêmes effets.

Docteur Joëlle Melin Responsable du Pôle Santé FN AU FRONT septembre 2008
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