QUI A PEUR DES OGM?
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QUI A PEUR DES OGM?
Sous la pression de Bruxelles, qui souhaite vivement une levée de moratoire pour l'automne __lorsque les textes européens sur l'étiquetage et la traçabilité des OGM seront adoptés - le gouvernement français est en train de peaufiner sa stratégie, et notre ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard a récemment déclaré que toute nouvelle autorisation de mise sur le marché d'OGM ne pourra être délivrée " qu'après que soit mise en place une traçabilité effective des produits issus d'OGM, condition préalable à un étiquetage complet et clair". En réalité, le débat sur les OGM peut se résumer en deux types de questions : Quel en est l'intérêt? Est-ce dangereux ? Questions qui amènent la communauté scientifique à se prononcer sur lé rapport bénéfice/risque. Qu'en est-il exactement en ce qui concerne les problèmes français?
• Qu'est-ce qu'un OGM?
Un OGM (organisme génétiquement modifié) est un organisme vivant dont le matériel génétique a été modifié de manière non naturelle, soit par addition d'un gène étranger, soit par modification de l'expression d'un de ses propres gènes (transgenèse).
• Les OGM sont-ils de création récente ?
En fait, les premiers OGM ont été fabriqués en laboratoire dès les années 70. Il s'agissait de micro-organismes (bactéries, levures), puis d'animaux (1980) et enfin de plantes (1983).
• Les OGM ne concernent-ils que différentes variétés de plantes transgéniques destinées à l'alimentation humaine ou animale ?
En réalité, les OGM ont un domaine d'application bien plus vaste, notamment en microbiologie, où ils peuvent être utilisés dans certains processus industriels ou dans la production de substances pharmacologiques. Les premiers médicaments obtenus par transgenèse datent des années 80 (insuline et hormone de croissance, notamment).
• Quelles sont les transformations génétiques autorisées en France?
Seulement cinq opérations de transformation sont autorisées dans notre pays . Elles concernent des variétés bien spécifiques de tabac, de colza, de chicorée et de maïs (ainsi que des œillets, dont la coloration peut être modifiée ou la durée de vie plus longue). Dans le domaine des produits d'importation, seules deux plantes transgéniques sont autorisées (spécimens bien définis de soja et de maïs) en vue de leur transformation industrielle.
• Quels sont les produits transformés autorisés?
Pour ce qui concerne les produits transformés issus des OGM, onze ont reçu une autorisation de mise sur le marché entre 1997 et 1999 : ce sont des huiles de colza et des ingrédients obtenus à partir du maïs (farine, semoule, amidon, gluten, glucose, huile).
• Quelles sont les conclusions des Académies françaises quant aux OGM?
En novembre et décembre 2002, les Académies nationales de médecine, de pharmacie et des sciences, après avoir procédé à une analyse conjointe des risques sanitaires pouvant être induits par l'utilisation d'OGM en alimentation (et aussi en thérapeutique), ont rendu un rapport plutôt favorable à leur utilisation dans le domaine nutritionnel.
• Quelle est la législation communautaire en matière d'OGM?
Depuis 1990, plusieurs textes sont intervenus en droit communautaire pour encadrer, et ce même avant leur développement réel (cas du soja et du maïs), les pratiques des États membres concernant les OGM. En particulier un règlement européen, entré en vigueur le 15 mai 1997, prévoit des règles spécifiques d'étiquetage des aliments contenant des OGM, ou qui ne sont plus les équivalents d'un aliment traditionnel, ou encore qui peuvent avoir un effet sur la santé dans certaines catégories de populations, ou même qui pourraient susciter des réserves d'ordre éthique.
• Existe-t-il des recommandations spécifiquement françaises?
En France, la loi du 1er juillet 1998 relative à la sécurité de l'alimentation humaine a créé l'AFSSA (placée sous la triple tutelle des ministères de la Santé, de l'Agriculture et de la Consommation). L'AFSSA a recommandé, avant la mise sur le marché d'un nouvel aliment issu ou composé d'OGM, de dossier de l'aliment (destiné à la consommation humaine ou animale) est une « véritable carte d'identité » où figurent toutes les informations relatives à la nature de la modification génétique, à son pouvoir toxicologique potentiel et à son potentiel allergisant.
• Qu'en est-il de la bonne application de la règlementation?
L'obligation d'étiquetage s'applique aux produits fabriqués ou importés depuis le 2 septembre 1998. La bonne application de la règlementation suppose l'utilisation de deux outils : la traçabilité depuis les matières premières au produit fini; les analyses d'ADN qui permettent d'identifier et de quantifier la présence d'OGM dans les matières premières, les ingrédients et les produits finis.
***
Les Français sont grandement hostiles aux OGM dans l'alimentation, : deux sondages réalisés sur le site "OGM et consommateurs" (en 2000 auprès de 2 014 visiteurs, et en 2001 auprès de 2197 visiteurs), montrent que seulement 16 % des personnes interrogées sont favorables aux OGM alimentaires alors que 72 % y sont défavorables (73 % n'ont pas changé d'opinion en un an). L'information des médias grand public sur les OGM semble "plutôt anti-OGM" à 44 % et "plutôt objective" à 17 %. 71 % des interrogés sont plutôt défavorables à la transgenèse dans le domaine de l'agro-alimentaire végétal, et 81 % dans celui de l'agro-alimentaire animal; par contre, les partisans des OGM dans le domaine médical sont plus nombreux que leurs adversaires (47 % contre 36 %).
En France, la technologie OGM est perçue comme potentiellement dangereuse pour la santé alimentaire et pour l'environnement. Nous voyons là le résultat d'une information insuffisante et d'un manque de recul.
Il faut dire que tout cela a été aggravé par un contexte alimentaire très lourd, après diverses crises récentes allant de la vache folle à la listéria (en passant par la salmonelle, la dioxine et d'autres produits dangereux ou contaminants ).
Le public boude d'autant plus les aliments OGM que ceux actuellement disponibles ne sont ni meilleurs ni moins chers ou plus pratiques que les aliments traditionnels. Il sera donc très difficile de convaincre les consommateurs de prendre des risques en les utilisant, et même quand ces risques seront maîtrisés.
Lucette
Les recommandations des deux Académies
.Les Académies de médecine et de pharmacie, après une analyse approfondie des risques sanitaires pouvant résulter de l'utilisation d'OGM en alimentation et en thérapeutique humaine, ont émis les principaux avis suivants:
• Il n'existe aucun risque particulier lié au mode d'obtention des OGM.
• Les risques éventuels des OGM pour la santé sont contrôlables : les risques toxiques et allergiques potentiels peuvent être détectés avant la mise sur le marché du produit, grâce à des protocoles d'analyse nets, clairs et précis (imposés de toutes façons par la règlementation).
• Les avantages escomptés l'emportent sur les risques: les OGM ouvrent en effet pour l'alimentation des perspectives très intéressantes qui vont vers une amélioration de la qualité des aliments.
L'académie des sciences en particulier souligne que « les contraintes règlementaires qui limitent actuellement la recherche sur les OGM et leurs utilisations mériteraient d'être reconsidérées, car elles mettent la France et l'Union européenne dans une position d'infériorité par rapport à d'autres pays industrialises, et elles risqueraient d'avoir des effets dommageables sur la recherche biologique et agronomique ».
Les OGM officiellement acceptés en France
Ce qui est à ce jour accepté en France (et qui l'est aussi en Europe) :
• La production de tabac tolérant à un herbicide (ITB1000-OX).
• La production de colza mâle stérile, et tolérant à l'herbicide Basta (production des semences hybrides).
• La production de chicorée mâle stérile (aussi pour la production de semences hybrides).
• L'importation de soja tolérant à l'herbicide glyphosate ; ce soja peut être stocké et transformé pour des applications en nourriture animale, mais aussi humaine (lécithine et protéines, qui peuvent se retrouver dans des produits que nous consommons).
• La production et la consommation de maïs résistant aux insectes. Il s'agit des maïs BT-176 (résistant à la pyrale), MON-81O (aussi résistant à la pyrale), T-25 (résistant à un herbicide), et BT-11 (aussi résistant à un herbicide), autorisés seulement à l'importation. Les grains de ces maïs peuvent être utilisés comme nourriture pour les animaux, mais aussi subir des transformations industrielles dont les produits dérivés (fructose, amidon ... ) se retrouvent dans différents aliments.
National Hebdo du 27 mars au 2 avril 2003
• Qu'est-ce qu'un OGM?
Un OGM (organisme génétiquement modifié) est un organisme vivant dont le matériel génétique a été modifié de manière non naturelle, soit par addition d'un gène étranger, soit par modification de l'expression d'un de ses propres gènes (transgenèse).
• Les OGM sont-ils de création récente ?
En fait, les premiers OGM ont été fabriqués en laboratoire dès les années 70. Il s'agissait de micro-organismes (bactéries, levures), puis d'animaux (1980) et enfin de plantes (1983).
• Les OGM ne concernent-ils que différentes variétés de plantes transgéniques destinées à l'alimentation humaine ou animale ?
En réalité, les OGM ont un domaine d'application bien plus vaste, notamment en microbiologie, où ils peuvent être utilisés dans certains processus industriels ou dans la production de substances pharmacologiques. Les premiers médicaments obtenus par transgenèse datent des années 80 (insuline et hormone de croissance, notamment).
• Quelles sont les transformations génétiques autorisées en France?
Seulement cinq opérations de transformation sont autorisées dans notre pays . Elles concernent des variétés bien spécifiques de tabac, de colza, de chicorée et de maïs (ainsi que des œillets, dont la coloration peut être modifiée ou la durée de vie plus longue). Dans le domaine des produits d'importation, seules deux plantes transgéniques sont autorisées (spécimens bien définis de soja et de maïs) en vue de leur transformation industrielle.
• Quels sont les produits transformés autorisés?
Pour ce qui concerne les produits transformés issus des OGM, onze ont reçu une autorisation de mise sur le marché entre 1997 et 1999 : ce sont des huiles de colza et des ingrédients obtenus à partir du maïs (farine, semoule, amidon, gluten, glucose, huile).
• Quelles sont les conclusions des Académies françaises quant aux OGM?
En novembre et décembre 2002, les Académies nationales de médecine, de pharmacie et des sciences, après avoir procédé à une analyse conjointe des risques sanitaires pouvant être induits par l'utilisation d'OGM en alimentation (et aussi en thérapeutique), ont rendu un rapport plutôt favorable à leur utilisation dans le domaine nutritionnel.
• Quelle est la législation communautaire en matière d'OGM?
Depuis 1990, plusieurs textes sont intervenus en droit communautaire pour encadrer, et ce même avant leur développement réel (cas du soja et du maïs), les pratiques des États membres concernant les OGM. En particulier un règlement européen, entré en vigueur le 15 mai 1997, prévoit des règles spécifiques d'étiquetage des aliments contenant des OGM, ou qui ne sont plus les équivalents d'un aliment traditionnel, ou encore qui peuvent avoir un effet sur la santé dans certaines catégories de populations, ou même qui pourraient susciter des réserves d'ordre éthique.
• Existe-t-il des recommandations spécifiquement françaises?
En France, la loi du 1er juillet 1998 relative à la sécurité de l'alimentation humaine a créé l'AFSSA (placée sous la triple tutelle des ministères de la Santé, de l'Agriculture et de la Consommation). L'AFSSA a recommandé, avant la mise sur le marché d'un nouvel aliment issu ou composé d'OGM, de dossier de l'aliment (destiné à la consommation humaine ou animale) est une « véritable carte d'identité » où figurent toutes les informations relatives à la nature de la modification génétique, à son pouvoir toxicologique potentiel et à son potentiel allergisant.
• Qu'en est-il de la bonne application de la règlementation?
L'obligation d'étiquetage s'applique aux produits fabriqués ou importés depuis le 2 septembre 1998. La bonne application de la règlementation suppose l'utilisation de deux outils : la traçabilité depuis les matières premières au produit fini; les analyses d'ADN qui permettent d'identifier et de quantifier la présence d'OGM dans les matières premières, les ingrédients et les produits finis.
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Les Français sont grandement hostiles aux OGM dans l'alimentation, : deux sondages réalisés sur le site "OGM et consommateurs" (en 2000 auprès de 2 014 visiteurs, et en 2001 auprès de 2197 visiteurs), montrent que seulement 16 % des personnes interrogées sont favorables aux OGM alimentaires alors que 72 % y sont défavorables (73 % n'ont pas changé d'opinion en un an). L'information des médias grand public sur les OGM semble "plutôt anti-OGM" à 44 % et "plutôt objective" à 17 %. 71 % des interrogés sont plutôt défavorables à la transgenèse dans le domaine de l'agro-alimentaire végétal, et 81 % dans celui de l'agro-alimentaire animal; par contre, les partisans des OGM dans le domaine médical sont plus nombreux que leurs adversaires (47 % contre 36 %).
En France, la technologie OGM est perçue comme potentiellement dangereuse pour la santé alimentaire et pour l'environnement. Nous voyons là le résultat d'une information insuffisante et d'un manque de recul.
Il faut dire que tout cela a été aggravé par un contexte alimentaire très lourd, après diverses crises récentes allant de la vache folle à la listéria (en passant par la salmonelle, la dioxine et d'autres produits dangereux ou contaminants ).
Le public boude d'autant plus les aliments OGM que ceux actuellement disponibles ne sont ni meilleurs ni moins chers ou plus pratiques que les aliments traditionnels. Il sera donc très difficile de convaincre les consommateurs de prendre des risques en les utilisant, et même quand ces risques seront maîtrisés.
Lucette
Les recommandations des deux Académies
.Les Académies de médecine et de pharmacie, après une analyse approfondie des risques sanitaires pouvant résulter de l'utilisation d'OGM en alimentation et en thérapeutique humaine, ont émis les principaux avis suivants:
• Il n'existe aucun risque particulier lié au mode d'obtention des OGM.
• Les risques éventuels des OGM pour la santé sont contrôlables : les risques toxiques et allergiques potentiels peuvent être détectés avant la mise sur le marché du produit, grâce à des protocoles d'analyse nets, clairs et précis (imposés de toutes façons par la règlementation).
• Les avantages escomptés l'emportent sur les risques: les OGM ouvrent en effet pour l'alimentation des perspectives très intéressantes qui vont vers une amélioration de la qualité des aliments.
L'académie des sciences en particulier souligne que « les contraintes règlementaires qui limitent actuellement la recherche sur les OGM et leurs utilisations mériteraient d'être reconsidérées, car elles mettent la France et l'Union européenne dans une position d'infériorité par rapport à d'autres pays industrialises, et elles risqueraient d'avoir des effets dommageables sur la recherche biologique et agronomique ».
Les OGM officiellement acceptés en France
Ce qui est à ce jour accepté en France (et qui l'est aussi en Europe) :
• La production de tabac tolérant à un herbicide (ITB1000-OX).
• La production de colza mâle stérile, et tolérant à l'herbicide Basta (production des semences hybrides).
• La production de chicorée mâle stérile (aussi pour la production de semences hybrides).
• L'importation de soja tolérant à l'herbicide glyphosate ; ce soja peut être stocké et transformé pour des applications en nourriture animale, mais aussi humaine (lécithine et protéines, qui peuvent se retrouver dans des produits que nous consommons).
• La production et la consommation de maïs résistant aux insectes. Il s'agit des maïs BT-176 (résistant à la pyrale), MON-81O (aussi résistant à la pyrale), T-25 (résistant à un herbicide), et BT-11 (aussi résistant à un herbicide), autorisés seulement à l'importation. Les grains de ces maïs peuvent être utilisés comme nourriture pour les animaux, mais aussi subir des transformations industrielles dont les produits dérivés (fructose, amidon ... ) se retrouvent dans différents aliments.
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
Pat a écrit :En France, la technologie OGM est perçue comme potentiellement dangereuse pour la santé alimentaire et pour l'environnement. Nous voyons là le résultat d'une information insuffisante et d'un manque de recul.
Peux-tu nous dire qui était interrogé?
Il était à l'évidence pro-OGM, ainsi que le prouve l'extrait précédent.
C'est comme quand certains décident que c'est par manque d'information et de recul que les français ont refusé la constitution européiste.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
Miroir a écrit :Pat a écrit :En France, la technologie OGM est perçue comme potentiellement dangereuse pour la santé alimentaire et pour l'environnement. Nous voyons là le résultat d'une information insuffisante et d'un manque de recul.
Peux-tu nous dire qui était interrogé?
Il était à l'évidence pro-OGM, ainsi que le prouve l'extrait précédent.
C'est comme quand certains décident que c'est par manque d'information et de recul que les français ont refusé la constitution européiste.
Personne, c'est la collaboratrice de N H qui fait les demandes et les réponses.
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
FEU VERT POUR LES OGM
❐ Une fois de plus, l'Europe cède à la pression américaine. En effet, le Parlement européen a adopté le 2 juillet dernier deux nouveaux règlements sur les organismes génétiquement modifiés, ouvrant la voie à la levée du moratoire demandé il y quatre ans par sept États, dont la France, pour répondre aux inquiétudes croissantes des consommateurs. Avec cette législation, toute présence de plus de 0,9 % d'OGM autorisés par l'UE dans l'alimentation humaine ou animale devra être signalée par une étiquette appropriée et sa traçabilité assurée. De même qu'un seuil de 0,5 % a été toléré pour les OGM non autorisés.
Même si elle fait l'unanimité, cette législation ne règle pas le problème technique du dépistage des OGM (non identifiables dès que les produits sont chauffés). Elle n'oblige pas à indiquer que les animaux ont été nourris aux OGM et pose le problème de la survie de l'agriculture biologique.
C'est une victoire à la Pyrrhus car :
- d'une part, l'Europe cède face à la menace d'une sanction de l'OMC. En voulant préserver l'essentiel (encadrement de la production d'OGM), elle cède sur le principe : elle reconnaît l'OMC comme législateur suprême du commerce mondial et remet en des mains étrangères et non démocratiques le soin de déterminer ses intérêts vitaux et son destin. L'OMC devra juger si cette nouvelle législation levant le moratoire de 1999 n' entrave pas la liberté du commerce, ce que s' efforcerons de démontrer à coup de milliards les Etats-Unis ;
- d'autre part, c'est l'aboutissement et le dépassement du projet cartésien de « devenir maître et possesseur de la nature » en s'érigeant créateur d'une « contre-nature » conforme aux intérêts idéologiques et marchands des élites qui nous gouvernent. C'est la réalisation pratique par la technique de tous les projets totalitaires du XXe siècle : bâtir un homme nouveau.
✍ Sylvie Goddyn FDA août 2003
❐ Une fois de plus, l'Europe cède à la pression américaine. En effet, le Parlement européen a adopté le 2 juillet dernier deux nouveaux règlements sur les organismes génétiquement modifiés, ouvrant la voie à la levée du moratoire demandé il y quatre ans par sept États, dont la France, pour répondre aux inquiétudes croissantes des consommateurs. Avec cette législation, toute présence de plus de 0,9 % d'OGM autorisés par l'UE dans l'alimentation humaine ou animale devra être signalée par une étiquette appropriée et sa traçabilité assurée. De même qu'un seuil de 0,5 % a été toléré pour les OGM non autorisés.
Même si elle fait l'unanimité, cette législation ne règle pas le problème technique du dépistage des OGM (non identifiables dès que les produits sont chauffés). Elle n'oblige pas à indiquer que les animaux ont été nourris aux OGM et pose le problème de la survie de l'agriculture biologique.
C'est une victoire à la Pyrrhus car :
- d'une part, l'Europe cède face à la menace d'une sanction de l'OMC. En voulant préserver l'essentiel (encadrement de la production d'OGM), elle cède sur le principe : elle reconnaît l'OMC comme législateur suprême du commerce mondial et remet en des mains étrangères et non démocratiques le soin de déterminer ses intérêts vitaux et son destin. L'OMC devra juger si cette nouvelle législation levant le moratoire de 1999 n' entrave pas la liberté du commerce, ce que s' efforcerons de démontrer à coup de milliards les Etats-Unis ;
- d'autre part, c'est l'aboutissement et le dépassement du projet cartésien de « devenir maître et possesseur de la nature » en s'érigeant créateur d'une « contre-nature » conforme aux intérêts idéologiques et marchands des élites qui nous gouvernent. C'est la réalisation pratique par la technique de tous les projets totalitaires du XXe siècle : bâtir un homme nouveau.
✍ Sylvie Goddyn FDA août 2003
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
Monsanto cherche à passer en force
Le producteur américain de semences Monsanto a déposé plainte contre la décision du gouvernement allemand d’interdire son maïs génétiquement modifié MON 810.
“Je peux confirmer que Monsanto a engagé des démarches en référé auprès du tribunal administratif de Brunswick, pour contester l’interdiction arbitraire du MON 810 en Allemagne”, a indiqué hier Brad Mitchell, un porte-parole de l’entreprise, à la suite d’informations de presse.
Selon le quotidien économique Handelsblatt à paraître aujourd’hui, qui avait révélé l’information, “Monsanto compte sur une décision d’ici mi-mai, pour que des semis soient encore possibles”.
L’Allemagne, poids lourd de l’Union européenne, a rejoint hier le camp des réfractaires au maïs génétiquement modifié en interdisant sa culture, ce qui devrait empêcher à la Commission de l’imposer.
A la lumière de “deux nouvelles études” ayant apporté “de nouveaux éléments scientifiques” - notamment le fait que le gène introduit par Monsanto dans la semence serait nuisible aux coccinelles et aux papillons -, la ministre Ilse Aigner a annoncé que Berlin avait décidé, “dans l’intérêt de l’environnement”, d’activer la clause de sauvegarde contre le MON810.
L’Allemagne a ainsi rejoint la France, la Grèce, l’Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, parmi les pays ayant banni cette culture au nom du “principe de précaution”.
http://fr.altermedia.info/
Le producteur américain de semences Monsanto a déposé plainte contre la décision du gouvernement allemand d’interdire son maïs génétiquement modifié MON 810.
“Je peux confirmer que Monsanto a engagé des démarches en référé auprès du tribunal administratif de Brunswick, pour contester l’interdiction arbitraire du MON 810 en Allemagne”, a indiqué hier Brad Mitchell, un porte-parole de l’entreprise, à la suite d’informations de presse.
Selon le quotidien économique Handelsblatt à paraître aujourd’hui, qui avait révélé l’information, “Monsanto compte sur une décision d’ici mi-mai, pour que des semis soient encore possibles”.
L’Allemagne, poids lourd de l’Union européenne, a rejoint hier le camp des réfractaires au maïs génétiquement modifié en interdisant sa culture, ce qui devrait empêcher à la Commission de l’imposer.
A la lumière de “deux nouvelles études” ayant apporté “de nouveaux éléments scientifiques” - notamment le fait que le gène introduit par Monsanto dans la semence serait nuisible aux coccinelles et aux papillons -, la ministre Ilse Aigner a annoncé que Berlin avait décidé, “dans l’intérêt de l’environnement”, d’activer la clause de sauvegarde contre le MON810.
L’Allemagne a ainsi rejoint la France, la Grèce, l’Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, parmi les pays ayant banni cette culture au nom du “principe de précaution”.
http://fr.altermedia.info/
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
C'est effectivement un problème d'ordre écologique dont il n'est (volontairement) pas fait mention.
C'est un des 3 problèmes des OGM.
Le deuxième est l'impact sur l'homme, évolution génétique, mentale, organique etc ...
Le premier est d'ordre économico-mondialiste, car la généralisation des OGM Monsanto obligerait à l'exclusivité de produits spécifiques.
Ainsi les mondialistes de la trilatérale gèreraient l'ensemble de l'agro-monde dans son entier.
Un genre de guerre "agrologique" pour mettre la pression sur certain pays afin par exemple d'obtenir du pétrole, et autres matières premières en échanges, de créer des famines, donc la possibilité de déclencher des vagues migratoires de centaines de milliers de gens vers d'autres pays pour déstabiliser des gouvernements, bref une arme agricole dont pas grand monde n'a à l'esprit qu'elle pourrait être à l'origine de conséquence aussi grave qu'une guerre militaire .
Ceci dit, les OGM ont encore leur limite, ce qui c'est passé en Afrique du Sud en témoigne, ou alors, et ce pourrait aussi être une possibilité, c'est un essais grandeur nature pour s'assurer des dégâts collatéraux, en étudiant les conséquences directes, indirectes et acquérir une expérience pour anticiper voire rééditer d'autres "bugs".
Voir ICI
C'est un des 3 problèmes des OGM.
Le deuxième est l'impact sur l'homme, évolution génétique, mentale, organique etc ...
Le premier est d'ordre économico-mondialiste, car la généralisation des OGM Monsanto obligerait à l'exclusivité de produits spécifiques.
Ainsi les mondialistes de la trilatérale gèreraient l'ensemble de l'agro-monde dans son entier.
Un genre de guerre "agrologique" pour mettre la pression sur certain pays afin par exemple d'obtenir du pétrole, et autres matières premières en échanges, de créer des famines, donc la possibilité de déclencher des vagues migratoires de centaines de milliers de gens vers d'autres pays pour déstabiliser des gouvernements, bref une arme agricole dont pas grand monde n'a à l'esprit qu'elle pourrait être à l'origine de conséquence aussi grave qu'une guerre militaire .
Ceci dit, les OGM ont encore leur limite, ce qui c'est passé en Afrique du Sud en témoigne, ou alors, et ce pourrait aussi être une possibilité, c'est un essais grandeur nature pour s'assurer des dégâts collatéraux, en étudiant les conséquences directes, indirectes et acquérir une expérience pour anticiper voire rééditer d'autres "bugs".
Voir ICI
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
Suicides paysans indiens cotons Bt OGM Monsanto Inde : Suicide collectif de 1 500 paysans
17 avril 2009
Ces dernières semaines, 1500 fermiers se sont suicidés collectivement en Inde, dans la province de Chattisgarh. Un phénomène récurrent, puisque les chiffres officiels font état de 1000 suicides mensuels... depuis plus de quinze ans. En cause, l'endettement des paysans lié à l'achat de semences OGM miraculeuses... qui se révèlent catastrophiques.
La suite ICI
17 avril 2009
Ces dernières semaines, 1500 fermiers se sont suicidés collectivement en Inde, dans la province de Chattisgarh. Un phénomène récurrent, puisque les chiffres officiels font état de 1000 suicides mensuels... depuis plus de quinze ans. En cause, l'endettement des paysans lié à l'achat de semences OGM miraculeuses... qui se révèlent catastrophiques.
La suite ICI
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

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Re: QUI A PEUR DES OGM?
JCL31 a écrit :Suicides paysans indiens cotons Bt OGM Monsanto Inde : Suicide collectif de 1 500 paysans
17 avril 2009
Ces dernières semaines, 1500 fermiers se sont suicidés collectivement en Inde, dans la province de Chattisgarh. Un phénomène récurrent, puisque les chiffres officiels font état de 1000 suicides mensuels... depuis plus de quinze ans. En cause, l'endettement des paysans lié à l'achat de semences OGM miraculeuses... qui se révèlent catastrophiques.
La suite ICI
Je viens de lire l'article référencé, et ai sursauté devant certaines affirmations!
Depuis le milieu des années 80, l'Inde a accepté d'ouvrir totalement son marché en contrepartie de l'aide du Fonds Monétaire International.
Pour autant que je sache, le marché indien est très loin d'être totalement ouvert, avec des droits de douane de 60% sur des produits risquant de concurrencer les productions locales.
La technologie baptisée "Terminator" n'est pas utilisée, un milliardaire américain membre de la tribu ayant obtenu que le producteur y renonce, suite à l'agitation déclenchée il y a quelques années par les "écolos" à la sauce Bové ou Greenpeace, grâce à qui les OGM peuvent se répandre librement dans l'environnement.puisque les plantes OGM - dotés d'une technologie révolutionnaire affectueusement nommée "Terminator" - sont calculées pour que les grains ne puissent pas se replanter... D'où de nouvelles dettes. Etc.
Bref, au vu du manque de rigueur de l'auteur, j'attendrai une autre source avant de prendre ces informations au sérieux.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
Re: QUI A PEUR DES OGM?
Dans certains articles, l'auteur ne fait que reproduire des informations en citant ses sources, ce qui me rassure un peu.
La lecture de http://www.lesmotsontunsens.com/etude-s ... teurs-3481 m'amène à conclure que seule la position du FN apporte une réponse à la hauteur du problème.
La lecture de http://www.lesmotsontunsens.com/etude-s ... teurs-3481 m'amène à conclure que seule la position du FN apporte une réponse à la hauteur du problème.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
Je suis pour les OGM du moment où seuls qui les produisent s'en gavent jusqu'au sommet du gosier. Par contre, il n'y a pas de raison qu'on doivent ingurgiter de force cette saloperie qui n'a qu'un but, celui de construire un circuit fermé organisé par des multinationales.
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
L’UE préfère les fabricants d’OGM à notre santé
L’autorité Européenne de la Sécurité Alimentaire (généralement connue sous le nom d’« EFSA » selon ses initiales en anglais) vient d’estimer (le 30 juin 2009) que la culture d’un maïs OGM, le « MON 810 » de l’entreprise américaine Monsanto, était sans risques pour la santé et l’environnement « si des mesures appropriées sont prises pour éviter une contamination des lépidoptères ».
Peu avant, le 24 juin, le Conseil d’Etat français avait quant à lui pris une décision en sens exactement inverse : il posait le principe que les mises en culture d’OGM devaient être interdites tant que celles-ci ne se feraient pas en toute clarté, c’est-à-dire que la localisation des essais devrait être connue précisément et rendue publique avant toute demande d’autorisation.
LES COMMENTAIRES DE L’UPR
Sur un sujet aussi sensible pour la santé publique que les OGM, les Français sont donc tirés à hue et à dia entre deux institutions, l’une – française – qui confrontée à une levée de bouclier de l’opinion publique, se retrouve forcée d’afficher une certaine prudence, l’autre – « européenne » – qui, libre de toute pression populaire, donne un énième blanc-seing à un lobby.
Qu’en déduire en termes généraux ? Que nous disent ces avis sur les structures qui les rendent ?
1) Le Conseil d’Etat est une institution française de hauts fonctionnaires ayant le statut de magistrat. Héritiers d’une longue tradition républicaine, les membres de cette juridiction sont, dans leur globalité, indépendants des intérêts économiques. S’il arrive à quelques-uns d’entre eux de trouver des pantouflages lucratifs dans le privé, ce n’est pas le cas de la grande majorité. De toute façon, ils n’ont théoriquement pas d’intérêts financiers lorsqu’ils sont en fonction au Conseil et ils peuvent donc juger en fonction de l’intérêt général, sans subir les pressions des lobbys industriels produisant les OGM. En outre, les Français étant plus intéressés aux décisions prises au niveau national qu’à ce qui se passe à Bruxelles, le travail du Conseil d’Etat est beaucoup plus directement visé par les critiques de l’opinion française.
2) L’EFSA, quant à elle, est l’une de ces Tours de Babel anonymes qui peuplent les institutions « européennes », peuplées d’experts de 27 nationalités parlant à peu près le même nombre de langues différentes. D’où viennent ces « experts » qui s’ignorent les uns les autres et qui ont des traditions extrêmement disparates ? Qui assure leur carrière ensuite ? Qui vient les voir dans leurs bureaux ? Mystère. Ce qui n’est en revanche pas un mystère, ce sont les conclusions auxquelles parviennent ces fameux « experts spécialisés » : sur les 42 avis de commercialisation qui ont été demandés au cours des années récentes par les industriels des OGM, les « experts européens » ont rendu… 42 avis positifs. En d’autres termes, l’Agence Européenne dit toujours oui à Monsanto et consorts. Cette autorité administrative européenne s’affirme bien entendu « indépendante » ; mais l’expérience montre donc que, si elle est en effet indépendante des peuples et de la volonté générale, elle est en revanche très dépendante des actions de lobby exercées par les industriels de « l’agrobusiness ». On notera d’ailleurs que le souci affiché cette fois-ci par l’EFSA de « prendre des mesures pour éviter la contamination des lépidoptères » n’est, encore une fois, que de la poudre aux yeux pour endormir les opinions publiques, tant l’idée est loufoque et impossible à mettre en œuvre : va-t-on tendre d’immenses filets à papillons de plusieurs hectares au-dessus des champs de maïs génétiquement modifiés pour empêcher les « lépidoptères » d’y venir voleter ? Va-t-on installer des rondes de surveillance avec torche et gyrophare, 24 heures sur 24, pour vérifier qu’aucun « lépidoptère » ne s’est introduit dans la zone interdite ? Verbalisera-t-on le « lépidoptère » contrevenant en lui enlevant quelques points sur son permis de butiner ? Sacrés « experts » !!
3) Cette si grande complaisance de l’Autorité Européenne de la Sécurité Alimentaire à l’égard des grands fabricants d’OGM – essentiellement américains – est relayée par la non moindre bienveillance de la Commission européenne à l’égard des mêmes. Élue par personne en dehors d’un vote purement formel du Parlement européen, la Commission européenne est entrée en guerre depuis belle lurette du côté des fabricants d’OGM, et cela contre les peuples et contre l’avis express de nombreux États membres. Sur ce sujet comme sur tant d’autres, la Commission européenne met les États membres devant le fait accompli, ce qui prouve une nouvelle fois le mensonge éhonté des européistes qui vous assurent avec un culot d’acier qu’aucune décision importante ne pourrait être prise au sein de l’Union européenne sans l’accord des États.
De fait, la Commission a pris, en parfaite connivence avec l’EFSA, toutes les mesures pour imposer la culture des OGM aux États membres, que cela leur plaise ou pas. Pourtant, en mars dernier, sous la pression populaire, 22 États sur 27 avaient été contraints de se prononcer contre la proposition de la Commission d’imposer à l’Autriche et à la Hongrie l’autorisation des OGM. A cette occasion, les États avaient d’ailleurs expressément demandé de « revoir la méthodologie d’évaluation » de l’EFSA, dont les 100% d’avis positifs donnés aux industriels commençaient en effet à faire jaser.
Cette apparente rébellion des États n’a servi à rien puisque, nous venons de le voir, cette Agence « indépendante » continue à donner ses avis positifs sans avoir le moins du monde entamé la « révision méthodologique » demandée. Ainsi donc, les « experts » de l’EFSA, qui ne se cachent même pas de travailler pour le privé, parallèlement à leur rôle théoriquement dévolu au service de la santé publique, se moquent ouvertement des décisions des États. Ils tranchent souverainement et à la va-vite dans une affaire non seulement très complexe mais dont nul ne connaît en outre avec certitude les conséquences à long terme. Cela revient à piétiner purement et simplement le principe de précaution, et cela à l’heure même où la presse se fait l’écho de nouveaux tests montrant l’apparition d’insectes résistants aux OGM les plus sophistiqués, annulant par là l’intérêt de ces plantes modifiées.
Ce énième rebondissement de l’affaire des OGM illustre de façon éclatante toute la perversité de la mécanique européenne. Des Etats (dont les dirigeants sont forcés par les échéances électorales à ménager, en apparence, leur opinion) font mine de batailler avec la Commission pour défendre les intérêts de leur peuple mais laissent en définitive celle-ci (et ses « experts ») pousser le bouchon toujours un peu plus loin, dans le seul intérêt des lobbies qui la contrôlent, et contre les peuples.
Il est grand temps de sortir la France de ce guêpier…
Source: Egalité & Réconciliation
http://fr.altermedia.info/
L’autorité Européenne de la Sécurité Alimentaire (généralement connue sous le nom d’« EFSA » selon ses initiales en anglais) vient d’estimer (le 30 juin 2009) que la culture d’un maïs OGM, le « MON 810 » de l’entreprise américaine Monsanto, était sans risques pour la santé et l’environnement « si des mesures appropriées sont prises pour éviter une contamination des lépidoptères ».
Peu avant, le 24 juin, le Conseil d’Etat français avait quant à lui pris une décision en sens exactement inverse : il posait le principe que les mises en culture d’OGM devaient être interdites tant que celles-ci ne se feraient pas en toute clarté, c’est-à-dire que la localisation des essais devrait être connue précisément et rendue publique avant toute demande d’autorisation.
LES COMMENTAIRES DE L’UPR
Sur un sujet aussi sensible pour la santé publique que les OGM, les Français sont donc tirés à hue et à dia entre deux institutions, l’une – française – qui confrontée à une levée de bouclier de l’opinion publique, se retrouve forcée d’afficher une certaine prudence, l’autre – « européenne » – qui, libre de toute pression populaire, donne un énième blanc-seing à un lobby.
Qu’en déduire en termes généraux ? Que nous disent ces avis sur les structures qui les rendent ?
1) Le Conseil d’Etat est une institution française de hauts fonctionnaires ayant le statut de magistrat. Héritiers d’une longue tradition républicaine, les membres de cette juridiction sont, dans leur globalité, indépendants des intérêts économiques. S’il arrive à quelques-uns d’entre eux de trouver des pantouflages lucratifs dans le privé, ce n’est pas le cas de la grande majorité. De toute façon, ils n’ont théoriquement pas d’intérêts financiers lorsqu’ils sont en fonction au Conseil et ils peuvent donc juger en fonction de l’intérêt général, sans subir les pressions des lobbys industriels produisant les OGM. En outre, les Français étant plus intéressés aux décisions prises au niveau national qu’à ce qui se passe à Bruxelles, le travail du Conseil d’Etat est beaucoup plus directement visé par les critiques de l’opinion française.
2) L’EFSA, quant à elle, est l’une de ces Tours de Babel anonymes qui peuplent les institutions « européennes », peuplées d’experts de 27 nationalités parlant à peu près le même nombre de langues différentes. D’où viennent ces « experts » qui s’ignorent les uns les autres et qui ont des traditions extrêmement disparates ? Qui assure leur carrière ensuite ? Qui vient les voir dans leurs bureaux ? Mystère. Ce qui n’est en revanche pas un mystère, ce sont les conclusions auxquelles parviennent ces fameux « experts spécialisés » : sur les 42 avis de commercialisation qui ont été demandés au cours des années récentes par les industriels des OGM, les « experts européens » ont rendu… 42 avis positifs. En d’autres termes, l’Agence Européenne dit toujours oui à Monsanto et consorts. Cette autorité administrative européenne s’affirme bien entendu « indépendante » ; mais l’expérience montre donc que, si elle est en effet indépendante des peuples et de la volonté générale, elle est en revanche très dépendante des actions de lobby exercées par les industriels de « l’agrobusiness ». On notera d’ailleurs que le souci affiché cette fois-ci par l’EFSA de « prendre des mesures pour éviter la contamination des lépidoptères » n’est, encore une fois, que de la poudre aux yeux pour endormir les opinions publiques, tant l’idée est loufoque et impossible à mettre en œuvre : va-t-on tendre d’immenses filets à papillons de plusieurs hectares au-dessus des champs de maïs génétiquement modifiés pour empêcher les « lépidoptères » d’y venir voleter ? Va-t-on installer des rondes de surveillance avec torche et gyrophare, 24 heures sur 24, pour vérifier qu’aucun « lépidoptère » ne s’est introduit dans la zone interdite ? Verbalisera-t-on le « lépidoptère » contrevenant en lui enlevant quelques points sur son permis de butiner ? Sacrés « experts » !!
3) Cette si grande complaisance de l’Autorité Européenne de la Sécurité Alimentaire à l’égard des grands fabricants d’OGM – essentiellement américains – est relayée par la non moindre bienveillance de la Commission européenne à l’égard des mêmes. Élue par personne en dehors d’un vote purement formel du Parlement européen, la Commission européenne est entrée en guerre depuis belle lurette du côté des fabricants d’OGM, et cela contre les peuples et contre l’avis express de nombreux États membres. Sur ce sujet comme sur tant d’autres, la Commission européenne met les États membres devant le fait accompli, ce qui prouve une nouvelle fois le mensonge éhonté des européistes qui vous assurent avec un culot d’acier qu’aucune décision importante ne pourrait être prise au sein de l’Union européenne sans l’accord des États.
De fait, la Commission a pris, en parfaite connivence avec l’EFSA, toutes les mesures pour imposer la culture des OGM aux États membres, que cela leur plaise ou pas. Pourtant, en mars dernier, sous la pression populaire, 22 États sur 27 avaient été contraints de se prononcer contre la proposition de la Commission d’imposer à l’Autriche et à la Hongrie l’autorisation des OGM. A cette occasion, les États avaient d’ailleurs expressément demandé de « revoir la méthodologie d’évaluation » de l’EFSA, dont les 100% d’avis positifs donnés aux industriels commençaient en effet à faire jaser.
Cette apparente rébellion des États n’a servi à rien puisque, nous venons de le voir, cette Agence « indépendante » continue à donner ses avis positifs sans avoir le moins du monde entamé la « révision méthodologique » demandée. Ainsi donc, les « experts » de l’EFSA, qui ne se cachent même pas de travailler pour le privé, parallèlement à leur rôle théoriquement dévolu au service de la santé publique, se moquent ouvertement des décisions des États. Ils tranchent souverainement et à la va-vite dans une affaire non seulement très complexe mais dont nul ne connaît en outre avec certitude les conséquences à long terme. Cela revient à piétiner purement et simplement le principe de précaution, et cela à l’heure même où la presse se fait l’écho de nouveaux tests montrant l’apparition d’insectes résistants aux OGM les plus sophistiqués, annulant par là l’intérêt de ces plantes modifiées.
Ce énième rebondissement de l’affaire des OGM illustre de façon éclatante toute la perversité de la mécanique européenne. Des Etats (dont les dirigeants sont forcés par les échéances électorales à ménager, en apparence, leur opinion) font mine de batailler avec la Commission pour défendre les intérêts de leur peuple mais laissent en définitive celle-ci (et ses « experts ») pousser le bouchon toujours un peu plus loin, dans le seul intérêt des lobbies qui la contrôlent, et contre les peuples.
Il est grand temps de sortir la France de ce guêpier…
Source: Egalité & Réconciliation
http://fr.altermedia.info/
Re: QUI A PEUR DES OGM?
5 nouvelles autorisations pour des OGM
La Commission européenne s’est prononcée ce mardi
pour de nouvelles autorisations de cultures ou de
commercialisations de produits OGM au sein
des Etats membres.
Deux décisions concernent la pomme de terre
génétiquement modifiée Amflora, à savoir,
d’une part, l’autorisation de la culture d’Amflora
à des fins industrielles et d’autre part,
l’utilisation de produits dérivés de l’amidon
d’Amflora en tant qu’aliments pour animaux.
Trois décisions concernent la mise sur le marché
de produits contenant du maïs génétiquement modifié.
Ces autorisations concernent seulement l’utilisation
dans l’alimentation humaine et animale,
mais pas la culture. ?????
Il s’agit des MON863xMON810, MON863xNK603
et MON863xMON810xNK603, trois produits issus
de croisements de deux ou trois maïs génétiquement
modifiés, dont l’utilisation dans l’alimentation
humaine et animale, l’importation et la transformation
étaient déjà autorisées dans l’Union européenne.
Cette annonce de la Commission européenne
ne constitue pas une réelle surprise.
José Manuel Barroso, connu pour ses positions
très favorables aux OGM, a été reconduit pour
5 ans à la tête de la Commission.
Michel Sage
La Commission européenne s’est prononcée ce mardi
pour de nouvelles autorisations de cultures ou de
commercialisations de produits OGM au sein
des Etats membres.
Deux décisions concernent la pomme de terre
génétiquement modifiée Amflora, à savoir,
d’une part, l’autorisation de la culture d’Amflora
à des fins industrielles et d’autre part,
l’utilisation de produits dérivés de l’amidon
d’Amflora en tant qu’aliments pour animaux.
Trois décisions concernent la mise sur le marché
de produits contenant du maïs génétiquement modifié.
Ces autorisations concernent seulement l’utilisation
dans l’alimentation humaine et animale,
mais pas la culture. ?????
Il s’agit des MON863xMON810, MON863xNK603
et MON863xMON810xNK603, trois produits issus
de croisements de deux ou trois maïs génétiquement
modifiés, dont l’utilisation dans l’alimentation
humaine et animale, l’importation et la transformation
étaient déjà autorisées dans l’Union européenne.
Cette annonce de la Commission européenne
ne constitue pas une réelle surprise.
José Manuel Barroso, connu pour ses positions
très favorables aux OGM, a été reconduit pour
5 ans à la tête de la Commission.
Michel Sage
- JCL31
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
Ah les chiens de Bruxelles.....
ils s'emploient doucement et méthodiquement à servir le lobby OGM.
Empoisonné à petite dose pour satisfaire l'intérêt de Monsanto.... les chiens galeux n'attraperont pas que la peste....
Empoisonné à petite dose pour satisfaire l'intérêt de Monsanto.... les chiens galeux n'attraperont pas que la peste....
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

Re: QUI A PEUR DES OGM?
On nous empoisonne, c'est devenu normal tout ça.
- marcau
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Re: QUI A PEUR DES OGM?
OGM = IMMIGRATION

ÇA FAIT PEUR

ÇA FAIT PEUR
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Voici la recette hyper simple et sympa d'une boisson qui change au niveau gustatif. Pour déguster un bon PICON BIÈRE il est nécessaire d'y verser 3 cl dans 1 verre de bière , Gaétan Picon ramena ce breuvage d'Algérie en 1837,Revenir vers « Ecologie et environnement »
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