Éducation, la France mauvais élève

Quelques menues choses sur le régime du mammouth.
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Pat
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Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Pat » 18/10/2007 - 15:37

École : l'atout de la liberté

C'est à l'occasion d'un colloque qui s'est tenu le mois dernier à Lisbonne que l'Oidel (www.oidel.ch) a présenté son troisième rapport sur les libertés éducatives dans le monde. Cette organisation internationale basée en Suisse, qui milite pour le droit à l'éducation, étroitement associé à la liberté de l'enseignement' ya consacré plusieurs mois de travail. Le résultat: une étude détaillée portant sur cent pays.
Plusieurs critères ont été retenus: la liberté de créer et de gérer des écoles non gouvernementales, le financement par l'État de ces écoles libres, la liberté de choix des familles, la possibilité pour les parents d'assurer l'instruction de leurs enfants à domicile et l'autonomie des écoles non gouvernementales.
À cette aune, Cuba occupe la dernière place des pays étudiés, tout juste précédé par le Cambodge (quatrevingt-dix-neuvième), le Vietnam, le Soudan et la Chine. Sans grande surprise, l'on trouve deux pays de l'Europe du Nord aux deux premières places: le Danemark, puis la Finlande (dont les élèves figurent parmi les mieux notés dans les comparaisons internationales), suivie de l'Irlande:

les pays de l'Est ont compris la leçon

La France, elle, occupe une modeste vingt-neuvième place, bien loin de la République tchèque (cinquième), de la Hongrie (septième), de la Pologne (douzième) ou de la Slovaquie (quatorzième). Il est vrai que ces anciens pays de l'Europe de l'Est, "vaccinés" contre le communisme, ont adopté des législations très libérales sur l'école en sortant de la dictature soviétique. Notre pays, en revanche, n'obtient qu'un peu plus de la moyenne: 57 points sur 100, selon le barème établi par l'Oidel.
Le rapport souligne que « les écoles non gouvernementales françaises partiellement financées par l'État ont signé un contrat qui les lie fortement au système public », ce qui restreint, par conséquent, leur marge de manœuvre. En revanche, les écoles hors contrat bénéficient de plus de liberté, qu'il s'agisse de leur programme ou de leurs méthodes, mais d'aucune aide financière publique - ce qui limite, dans les faits, l'exercice de cette liberté d' enseignement bien que celle-ci ait valeur constitutionnelle en France.

La France peut mieux faire


Concernant le libre choix de l'école par les parents, l'Oidel souligne « la volonté du ministre de l'Éducation, Xavier Darcos, d'assouplir la carte scolaire », jusqu'à sa disparition progressive·
(l'objectif était de doubler cette année le nombre de dérogations accordées, portant à 20 % le nombre d'élèves scolarisés dans un établissement autre que celui de leur secteur). Reste que d'importants progrès sont à faire, surtout dans le domaine de l'ahtonomie des école~ non gouvernementales, pour que les familles puissent choisir l'école de leurs· enfants, en conscience et sans contrainte financière.
F. M. Valeurs actuelles
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Pat » 08/09/2008 - 20:05

ENTRE 3 ET 6 MILLIONS D'ILLETTRÉS : CETTE MALADIE QUI RONGE LA SOCIETE FRANÇAISE
De récents sondages, d'origines différentes, tendent à prouver qu'en France il existe, selon les uns trois millions, selon les autres six millions de personnes qui ne savent pratiquement pas lire, ou écrire, sinon ni lire ni écrire. Ces chiffres paraissent énormes; pourtant, ils sont peut-être inférieurs à la réalité. Il semble, en effet, difficile de recenser les victimes de cette maladie nouvelle, qu'on nomme illettrisme pour marquer une nuance avec sa " cousine germaine » l'analphabétisme. On ne peut qu'enregistrer les progrès du phénomène et en discerner les causes. L'illettrisme, qui apparaît comme un retour en arrière de la société, est paradoxalement le résultat des techniques modernes, lesquelles supposent pourtant une bonne maîtrise de l'écrit.
Six septembre dernier, à Genève, Federico Mayor, directeur général de l'Unesco, monte à la tribune pour ouvrir la Conférence internationale de l'éducation et déclare:
- Le nombre d'analphabètes continue de croître. De quelque 700 millions en 1960, il est passé en 1990 à 948 millions.
Dans la voix du directeur général, perce la crainte que ce nombre n'atteigne le milliard en l'an 2000. Impressionné par ce cri d'alarme, Laurent Mossu, correspondant du Figaro en Suisse, enquête auprès des spécialistes de la question et confirme:
« Près d' un milliard de personnes restent en marge de la connaissance. Cela signifie que plus d'un quart de la population adulte ne sait ni lire ni écrire. Plus de cent millions d'enfants en âge de fréquenter l'école primaire n'y vont jamais. Des dizaines de millions d'autres abandonnent leurs études avant la fin du cycle primaire, souvent même sans atteindre la troisième, voire la seconde année. Et l'inégalité est frappante entre les sexes, puisque le taux d'analphabétisme dans la population masculine est estimé à 19,4 % pour l'ensemble du monde, contre 33,6 % pour les femmes. »
ANALPHABÈTES, OU ILLETTRÉS ?
Pour ceux qui, par confort intellectuel, tendraient à croire que le fléau frappe uniquement des contrées pas encore entièrement touchées par les bienfaits de la civilisation et la culture de la société de consommation, Laurent Mossu disperse l'illusion :
« Les pays industrialisés ont longtemps nié l'existence de l'illettrisme dans leur société, réputée trop avancée pour sécréter semblable fléau. Et, pourtant, en 1990, il y aurait environ 32 millions d'analphabètes, ce qui représente 3,3 % des individus de plus de quinze ans dans le monde. »
Sur sa lancée, le journaliste fournit des précisions qui cernent le problème dans notre Occident :
« Aux Etats-Unis, les chiffres publiés vont de 5 à 25 %. Une enquête effectuée récemment au Canada montre que 25 % des adultes éprouvent de grosses difficultés à lire et à écrire. En France, il y aurait entre 2 et 8 millions d'analphabètes. »
Pour ce qui concerne notre pays, l'énorme fourchette trahit l'inévitable imprécision des évaluations, mais il est à craindre que la dernière estimation soit la plus vraie. En revanche, si l'on se réfère au langage officiel en vigueur, le terme «analphabètes» se révèle impropre. C'est d'«illettrés», qu'il convient de parler. Lorsqu'il prend, en 1987, la présidence du Groupe Permanent de Lutte contre l'Illettrisme (GPLI), François Bayrou, député CDS, précise la nuance à un reporter du Point :
« Les sociologues, sans beaucoup de respect pour l'étymologie, ont spécialisé les mots «illettré» et «analphabète». Un analphabète, c'est quelqu'un qui n'a jamais appris à lire et à écrire. L'iIIettré, lui, maîtrise mal l'écrit, ne parvient pas à s'en servir comme d'un instrument normal de communication. Il peut, par exemple, signer; mais il ne pourra pas comprendre un texte simple, ou répondre par écrit à un questionnaire, remplir un imprimé. Peut-être n' a-t-il jamais su. Peut-être - c'est plus probable - a-t-il oublié, a-t-il, avec le temps, perdu cette faculté. »
UN PROBLÈME RÉVÉLÉ PAR L'ARMÉE
François Bayrou ne cherche pas à noircir le tableau mais souhaite attirer l'attention sur les conséquences du fait :
« L'illettré vie avec un handicap qui devient plus grave chaque jour. Car cette société, au contraire de ce qu' on dit parfois, est de plus en plus la société de l'écrit. Regardez, par exemple, la révolution informatique, qui s'introduit dans tous les postes de travail et repose entièrement sur l'écrit. L'illettré est donc de plus en plus marginalisé, repoussé loin de toute insertion professionnelle, sociale et souvent civique. »
Bien que la gravité de la situation fût perçue depuis longtemps dans d'autres pays, bien que l'urgence de tenter d'enrayer le mal fût évidente chez nous, il y a moins d'une décennie que les pouvoirs publics français en ont pris conscience. Un document officiel démontre leur lacune : l'enquête du Parlement européen demandant à chaque pays membre de la communauté combien il comptait d'illettrés.
C'était en 1979. A cette époque, deux hommes veillaient sur les destinées de la France : M. Valéry Giscard d'Estaing présidait la République et se targuait d'écrire sur Flaubert; M. Raymond Barre limitait les appétits de sa rondeur au fauteuil de Premier ministre et tâchait d' adapter les problèmes de l'heure à ses théories de professeur d'économie politique. Leurs adversaires accusaient M. Giscard d'Estaing de morgue et M. Barre de suffisance, leurs ministres et leurs fonctionnaires craignaient que de telles assertions ne fussent pas totalement calomnieuses ; aussi nul ne courait le risque de parler d'illettrisme à ces deux intellectuels qui, d'ailleurs, eussent pu le confondre avec le Lettrisme, école poétique du temps de leur jeunesse, prônant la priorité du son sur les mots et lancée à la fin des années 40 par leur contemporain Isidore Isou. Rien d'étonnant donc qu'à l'enquête du Parlement européen, la réponse officielle de la France fût :
- Aucun !
Sans doute la prudence commande-telle de douter parfois de la parole des technocrates qui nous gouvernent, car à l'aube des années 80, le ministère de la Défense s'inquiète devant la répétition d'un phénomène : sur les 400 000 recrues environ de chaque contingent, régulièrement près de 30 000 éprouvent de telles difficultés devant l'écriture et même la lecture, qu'il ne paraît pas abusif de les classer parmi les illettrés. Le Groupe Permanent de Lutte contre l'Illettrisme fondé en 1984, par Pierre Mauroy, prend alors corps et l'Insee (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) lâche ses enquêteurs.
20 A 25 % DES FRANÇAIS SERAIENT CONCERNÉS
Des sondages sont effectués au cours de l'hiver 86-87. Voici leur résultat : « Selon l'Insee, 3,3 millions d'adultes vivant en France sur un total de 37 millions - soit un peu plus de 9% - ont de graves difficultés à lire, écrire ou parler le Français, 400 000 d'entre eux cumulant l'incapacité de lire et d'écrire. »
Le Figaro assortit la publication de ce score d'un commentaire « L'étude de l'Insee différencie population née en France et immigrés, concernés de manière différente. En chiffres, la première est la plus fortement touchée : 1,9 million contre 1,4 million pour les immigrés. Mais en pourcentage, 31% de cette population d'origine étrangère - estimée globalement à 4 600 000 individus - est touchée par l'une ou l'autre de ces incapacités majeures, contre 6% des nationaux. Parmi les illettrés adultes nés en France, une faible partie - 205 800 - ne sait pas lire ou a du mal à écrire, en ayant perdu l'habitude, mais il s'agit en général de personnes n'ayant jamais été scolarisées. »
Le 27 octobre 1988. Le Monde, sous la signature de Philippe Bernard, fait état de son côté d'une autre enquête, menée par le Groupe Permanent de Lune contre l'Illettrisme:
« L'étude du GPLI distingue trois degrés d'illettrisme 2,2 millions de personnes, soit 5,3% de la population adulte, éprouvent de très sérieuses difficultés à la fois pour lire et écrire, Elles sont incapables de lire une offre d'emploi, de rédiger un curriculum vitae, ou une note manuscrite simple.
Ce noyau dur de l'illettrisme se recrute surtout parmi les personnes âgées ; il est constitué à 47,4% de plus de soixante quatre ans.
« D'autre part, 4% de la population adulte maîtrisent mal la lecture uniquement. Ces personnes sont incapables de comprendre un texte simple, même lu à haute voix.
« Enfin, 11,5% de la population adulte éprouvent des difficultés à l'écriture seulement. Ces personnes ne parviennent presque pas à former des lettres ou font un nombre de fautes tel (plus d'une faute sur trois mots) que la phrase ne peut être comprise par quelqu'un qui n'en avait pas une connaissance préalable, Si les difficultés d'écriture diminuent avec l'âge, elles sont légèrement plus importantes chez les plus jeunes : les dix-huit/vingt-quatre ans sont plus nombreux (10,6%) que les vingt-cinq/quarante-neuf ans (8,4%) à mal écrire, alors qu'ils maîtrisent convenablement la lecture.
« Au total, l'ensemble des formes d'illettrisme toucherait, selon l'enquête, plus d'un adulte sur cinq.
»
Toujours en 1988, Jean-Pierre Vélis, ancien rédacteur en chef adjoint de la revue l'Education, publie aux Editions du Seuil un essai percutant : La France illettrée, L'auteur présente son livre comme un plaidoyer au nom des silencieux par manque d'instruction, mais à force de détails son analyse des mécanismes du système tient du réquisitoire. Sur le nombre des personnes atteintes en France d'illettrisme, Jean-Pierre Vélis se montre prudent, tout en approchant les estimations des sondages :
« Le chiffre exact, dit-il, est inconnu, car les illettrés se cachent souvent par honte et leur nombre dépend du critère retenu. Pour ma part, je classe parmi les illettrés les personnes qui ont des difficultés pour remplir un formulaire administratif, déchiffrer un plan d'autobus, remplir un chèque, comprendre une note de téléphone, décrypter une offre d'emploi, etc. Avec ces critères, l'Armée estime à 15 ou 20% la proportion des recrues du contingent ayant des difficultés de lecture-écriture. L'Education nationale évalue de 20 à 25 % la part des élèves qui entrent en classe de sixième avec ces mêmes difficultés. Grosso modo, ce sont donc 20 à 25% des Français qui, à des degrés divers, sont concernés. »
LES JEUNES DÉSAPPRENNENT A LIRE
Sur le point essentiel des élèves de sixième, Jean-Pierre Vélis se voit rejoint par Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Enseignement dans le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac :
« Cinquante pour cent des enfants qui entrent en sixième connaissent des difficultés en français et en calcul. Près de 25% ont des problèmes plus graves, notamment en lecture ; ils ne lisent pas à une vitesse normale et ne comprennent pas bien ce qu'ils lisent. L'explication de ces statistiques inquiétantes ne peut être simple. Certaines causes tiennent à la rigidité du système et particulièrement au caractère par trop uniforme et non personnalisé de l'enseignement. Pour la maîtrise de la langue, on constate que le temps consacré au français à l'école primaire a baissé, depuis 1945, de 33,3 % ; l'équivalent de quatre heures par semaine. »
EN 1914, 35 % DES CONSCRITS ÉTAIENT ANALPHABÈTES
Dans le même numéro de l'Evénement du Jeudi, Jean-Pierre Chevènement, futur ministre de la Défense et à l'époque ancien ministre de l'Enseignement du gouvernement précédant celui de Jacques Chirac, donne un avis, en partie assez proche de celui de Michèle Alliot-Marie dans la recherche des causes de l'illettrisme :
« Bien que le niveau intellectuel des jeunes Français ait globalement augmenté depuis vingt ans, comme l'a récemment montré une enquête de l'Insee, il est de fait aujourd'hui qu'un certain nombre de jeunes qui ont pourtant appris à lire à l'école perdent cette capacité. Pourquoi ? Sans doute parce que leur apprentissage a été insuffisant. Il ne faut pas se le cacher, l'accent n'a pas été mis sur la maîtrise de la lecture à l'école... Et puis, il y a dans l'illettrisme la manifestation d'une non-insertion sociale, Les illettrés d'aujourd'hui sont souvent des jeunes au chômage et qui n'ont connu que cela. Ils ont désappris parce qu'en fait, ils n'ont jamais eu à utiliser ce qu'ils avaient appris. Ici la solution est plus globale, c'est la nécessité de lutter contre le chômage en utilisant tous les moyens disponibles. »
Lorsqu'il s'entretient avec Pierre-Yves Le Priol, de La Croix, Jean-Pierre Vélis, qui demeure le spécialiste numéro un de l'illettrisme, semble à la fois ne partager qu'à moitié les points de vue des deux ministres et entendre aller plus loin qu'eux dans l'étude des responsabilités :
« Contrairement à une idée reçue, l'Education nationale n'est pas si mauvaise. Il existe seulement une course de vitesse entre les prestations qu'elle offre et les besoins dus au développement technologique. La France a connu une réelle démocratisation de l'enseignement en 1914. 35% des conscrits étaient analphabètes. Ces gens pourraient s'insérer facilement dans les emplois sans qualification, emplois de plus en plus rares aujourd'hui. »
Ce rappel de facilités révolues - et ce depuis à peine un quart de siècle - I'amène à constater :
« Plus que la responsabilité de l'Ecole, c'est l'étroite corrélation entre l'origine sociale et l'illettrisme qui choque. On est plus facilement illettré dans un milieu social marginalisé où l'écrit est absent, où les parents eux-mêmes sont souvent illettrés et ne peuvent soutenir la scolarité de leurs enfants. D'ailleurs, le récit des illettrés est toujours le même : issus des milieux les plus pauvres, ils ont été isolés dans un coin de la classe, marginalisés dès l'année essentielle du cours préparatoire, puis expédiés vers des filières d'exclusion (CCPN, SES, CPA, etc). Là, ils se bloquent psychologiquement dans un refus de l'école et du savoir, ils revendiquent cette différence que donne une identité ; il est plus valorisant pour eux d'être un cas dans l'univers des illettrés qu'un nul dans l'univers des lettrés. »
BEAUCOUP NE SAVENT MÊME PAS LIRE UN BULLETIN DE VOTE
Certes, ces propos mettent l'accent sur une interprétation personnelle, et parole de saint laïque n'est pas toujours parole d'Evangile, mais ils n'en valaient pas moins d'être cités. De même que ce que répond Jean-Pierre Vélis quand on lui demande si la lecture va devenir moins indispensable en raison de « l'explosion audiovisuelle » :
« Non, c'est là une contre-vérité. Lire et écrire, ce n'est pas seulement faire "b-a ba", c'est accéder à des mécanismes mentaux. Tant qu'il n'a pas acquis ces mécanismes, l'illettré reste sur le sable. Même une émission de télévision a été préalablement "écrite" par son producteur : Ne pas savoir lire, c'est peut-être savoir consommer de l'image, mais ce ne sera jamais devenir créateur. »
La télévision, dans le procès de l'illettrisme, Guy Bayet, ancien président de la société des agrégés, la mettrait volontiers en accusation :
« Elle ne constitue pas un bon moyen pour apprendre la lecture, et il est consternant de voir sur les écrans des fautes d'orthographe comme, par exemple, "Pyrénées" avec deux "n" durant tel bulletin météorologique. Surtout, l'on ne sait plus étudier en silence, on travaille souvent sur fond sonore ou audiovisuel, ce qui provoque un très gros taux d'inattention.»
D'autres soutiennent que la télévision ne participe guère aux progrès de l'illettrisme car, affirment-ils, pour comprendre vraiment ses images, il importe de connaître la lecture.
Et l'illettrisme est-il réellement en progression ?
Certains en doutent. Tel Christian Baudelot, professeur de sociologie à l'université de Nantes, qui confie ses réserves à Hervé de Saint-Hilaire du Figaro:
« Les chiffres paraissent effrayants, mais il faut garder sa lucidité. Les documents de l'Armée, remarquable source d'information sur la question, prouvent que la France n'a jamais compté autant de personnes sachant lire et écrire, En 1960, 12% des conscrits étaient illettrés contre moins de 8% en 1988. Près de la moitié des illettrés ont plus de 65 ans. On n'arrête pas de lancer des cris d'alarme à tord et à travers, sans prendre la peine d'analyser les statistiques. Un exemple : un enfant sur cinq, nous dit-on, qui entre en sixième ne lit pas couramment. Mais on oublie de préciser qu'il y a aujourd'hui dix fois plus d'enfants de dix ans sachant lire qu'il y a cinquante ans. A titre de comparaison, en 1880, 85% de la population n'avaient pas de certificat d'études. » Christian Baudelot poursuit : « Autres chiffres : en 1945, 4% seulement des représentants d'une classe d'âge donnée étaient titulaires du baccalauréat contre 31% des personnes nées en 1965 et après. Je suis désolé, mais on ne peut parler d'augmentation de l'illettrisme en France. Quant aux analphabètes, ils représentent environ 0,5% de la population. Il faut cesser de dire n'importe quoi. Reste que l'illettrisme est un phénomène scandaleux. »
Peut-être Christian Baudelot réduit-il un peu trop sa portée. Peut-être aussi certains ont-ils intérêt à la gonfler, Beaucoup d'illettrés, assure-t-on, ne savent même pas lire un bulletin de vote. Mais si quelqu'un leur conseille d'offrir leurs suffrages à un ami qui leur veut du bien ? Ne suffirait-il pas alors d'indiquer la couleur ?
Sur ce point, si la question lui était ou s'il se la posait, quelle pourrait être l'opinion de M. Lionel Jospin, notre pittoresque ministre de l'Education nationale, qui proposa un jour de réserver aux illettrés 10% des stages de formation professionnelle ?
• Luc Lanvin : le Choc du Mois. Janvier 1991
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Eniotnar » 21/10/2008 - 23:46

Cher Pat,
lorsque l'on a comme exemple, une certaine Fadela Amara, on est loin de faire partie des élites :

Petit extrait :
En conclusion d’une émission dont l’invitée était la ministre "française" Fadela AMARA, le journaliste de RTL qui l’interrogeait a dit qu’il aimerait qu’au gouvernement français on ne parlât pas de "coaching", mais plutôt d’"accompagnement" ou d’"encadrement".

La ministre a alors répondu (je regrette de ne pouvoir reproduire ici l’accent aussi distingué) :
"Pourquoi ? Ah oui, c’est vrai y avait la loi TOUBON qui disait qu’il fallait pas utiliser de mots anglais et cætera ! Mais accompagnement ça fait pas assez dynamique. Trouvez-moi un mot qui soit vraiment un truc qui bouge".

La grande classe KOI ! :pale:

Avec de tels gouvernants il y a de quoi être rassuré sur la pérennité du rayonnement et de la grandeur de la France. :oops:
http://www.theatrum-belli.com/
"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
Image. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Pat » 21/11/2008 - 22:06

Éducation Nationale : dépenser plus pour avoir moins
Cette année, le baccalauréat a soufflé ses 200 bougies. Que de chemin parcouru depuis sa création le 17 mars 1808 par Napoléon Bonaparte ! Or, voici que la récente Palme d'Or « Entre les murs » aborde la question de la scolarité. Ode cinématographique à la société mixte, ce film produit d'ailleurs un effet inverse à celui recherché : sommé par le réalisateur de plaindre les victimes Nassim et autre Souleymane, le spectateur est bientôt gagné par une solide envie de conseiller à ces héros hargneux - qui remercient leurs hôtes doigt levé à l'appui - un prompt retour dans leur savane ou douar.
Quoi qu'il en soit, examinons à la lueur du film l'état de notre école publique.
Si l'on se fonde sur la dépense globale d'éducation (cantines, transports, compris, etc.) la France a dépensé 116,3 milliards d'euros pour l'année scolaire 2005-2006. L'Education nationale engloutit la part la plus importante de nos impôts, qu'ils soient récoltés par l'Etat, les régions ou les départements, et encore cela ne suffit pas, puisque, selon SOS-Education, il convient d'y ajouter 11,2 % de la somme, dépensés par les ménages à titre personnel (cahiers, livres, etc.) A raison de 7 401 euros par collégien et par an, 10 000 euros par lycéen, la dépense s'alourdit chaque année. Ces chiffres, tirés d'un rapport d'audit commandé par l'Etat lui-même, montrent une augmentation budgétaire de 33 % pour les collégiens entre 1994 et 2004, et de 50 % pour les lycéens. Pendant ce temps-là, entre 1990 et 2006, le nombre d'enfants et de jeunes scolarisés dans le primaire a décru, passant de 6 953 milliers à 6 644 milliers. Dans le secondaire, le ressac est plus visible encore : on passe de 5 709 milliers en 1990 à 5 418 milliers à la rentrée 2006 (sources : Insee).
Premier poste de l'Etat, l'Education nationale emploie le chiffre ahurissant de 1 192 600 personnes ; elle est le premier employeur au monde, devançant même les Chemins de fer indiens (population de l'Inde : 1,1 milliard d'habitants). Précision qui ne manque pas de sel, 38 % de cette armée mexicaine, reconnaît benoîtement le ministère, sont affectés à des tâches administratives. Quant aux « fonctionnaires enseignants », leur nombre exact demeure imprécis, mais ils sont officiellement plus de 23 000 à ne pas enseigner du tout, qu'ils soient « détachés » ou « en attente de poste » ; et ce chiffre ne comprend pas les « en stage » ou « souffrants », dont la proportion reste opaque. Rappelons tout de même que l'absentéisme dans le secteur public coûte environ 8,5 % du Budget annuel de l'Etat.
Bien entendu, à défaut d'une franche approbation, toutes ces dépenses pourraient être admises, si, en regard de leur absurdité, des milliers de Pic de la Mirandole formaient l'avant-garde de nouvelles générations surdouées. Hélas, il faut déchanter. Le budget de l'Education nationale représente 7,1 % du PIE de la France quand 61,4 % de la population active salariée sont sans diplôme ou titulaires d'un diplôme inférieur au bac. Voilà qui en inquiétera plus d'un, puisque le bac est lui-même un produit dévalué, avec 83 % de reçus. En donnant un hochet à tous les recalés du dernier rang, l'Education Nationale a du reste dynamité la filière du secondaire. Pour rappel, il y avait eu 50 % de reçus au Bac général en 1966. Serait-ce que les génies en herbe actuels ont fait de considérables progrès ? Non : ces diplômés de perlimpinpin possèdent à l'usage un bagage étique, une orthographe relevant de l'onomatopée et du tag, et des connaissances souvent fantaisistes, assénées par un encadrement soixante-huitard. Quand on songe qu'à sa création, l'examen se déroulait exclusivement à l'oral et en grande partie en latin ! Et nunc reges, intelligite erudumm, qui judicatis terram (« et maintenant, vous les élites, instruisez-vous, vous qui décidez du sort du monde ») ...
L'enquête qualitative PISA (Programme International pour le suivi des acquis des élèves), menée par l'OCDE en 2006, confirme le classement médiocre de la France, déjà pointée du doigt par l' organisation internationale dans ses précédentes études de 2000 et de 2003 L'OCDE teste près de 400 000 élèves de 15 ans scolarisés dans 57 pays. Alors que les élèves finlandais caracolent une nouvelle fois en tête du classement, les Français dégringolent. En 2003, la France était a la 10e place pour les sciences. Elle recule au 19e rang en 2006 parmi les trente pays de l'OCDE. Ce décrochage se confirme aussi dans les deux autres domaines étudiés depuis 2000, la compréhension de l'écrit (lecture) et les mathématiques. En lecture, la France a ainsi rétrogradé entre 2000 et 2006 de la 14e place à la 17e place. Même chose en mathématiques, où les Français sont passés en trois ans du 13e au 17e rang. Quant à l'université, c'est kif-kif bourricot : les universités américaines se réservent les 30 premières places du classement de l'enseignement supérieur dans l'évaluation PISA. Le premier établissement français, l'université Paris VI (Pierre et Marie Curie) pointe à une peu enviable 36e place ...
TABLEAU NOIR ET DJELLABAS
Venons-en au cœur de la question. Comment expliquer qu'avec un tel niveau de dépenses - aucun autre pays ne consacre un tel budget par élève scolarisé - nous soyons ainsi à la traîne ?
« La France et le Japon ont vu leurs performances en lecture diminuer, mais pour des raisons diamétralement opposées. En France, c'est la proportion d'élèves en difficulté qui a augmenté », explique Eric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE. Que signifie ce langage châtié ? Qui sont ces mystérieux « élèves en difficulté » qui se multiplient et plombent nos performances ?
Une étude menée par la Commission européenne dans le cadre de son programme intitulé « Education et formation 2010 » indique que 40 % des élèves immigrés de la 1ère génération ont des performances moyennes inférieures au niveau 2 (sur les six niveaux possibles de compétences) en Belgique, France, Norvège et Suède. Dans notre pays, ces malchanceux méconnaissent en outre les vertus de la ponctualité : une enquête de 2002 de notre ministère de l'Education montre qu'en terminale technologique et générale, seuls 5,2 % des élèves d'origine maghrébine arrivent au cours à l'heure.
Citons à présent le rapport de la Commission européenne in extenso : « L'analyse des évaluations PISA 2003 montre que, dans la plupart des pays, les enfants qui, à la maison, parlent une autre langue que la langue de l'enseignement ont de moins bons résultats scolaires, et ce dans tous les pays européens de l'étude OCDE. Le décalage entre la langue maternelle et la langue seconde et les difficultés qui en résultent s'expliquent d'une part par la difficulté pour les élèves de s'adapter au langage scolaire, et, plus généralement, par la difficulté à s'adapter à la forme scolaire (compréhension des consignes, des tâches à accomplir). Les effets linguistiques et textuels des consignes scolaires ne peuvent être isolés du contexte socioculturel ou socio-historique (...). L'apprentissage du vocabulaire, la reconnaissance du code, déjà difficiles à appréhender pour les petits autochtones, sont autant de barrières à franchir pour maîtriser l'écriture, la lecture et la résolution de problèmes. » Cette analyse est rejointe par une autre ; selon d'autres experts de l'OCDE en effet, « le fait de parler à la maison une autre langue que la langue d'enseignement est préjudiciable pour les apprentissages des élèves issus de l'immigration et engendre des retards irrécupérables ». Ces experts entérinent donc le fait qu'une classe où les enfants surgis du bilad prédominent est dans l'incapacité de bien fonctionner, puisque le préalable à l'enseignement être entendu - n'est pas rempli. Le sabir qui, dorénavant, tient lieu de novlangue dans de nombreuses régions de France entre en conflit avec la transmission du savoir. Voilà qui est fâcheux, certes, mais doit être exprimé.
Terminons par quelques chiffres : selon l'Insee, 13 % des immigrés ont moins de 25 ans. La part des immigrés nés au Maghreb a doublé depuis 1962. Le nombre de naturalisations s'élève à environ 150 000 individus chaque année. En 2004, parmi ces nouveaux «Français», 50 % étaient originaires du Maghreb avec une écrasante majorité d'Algériens, 11 % d'un autre pays africain, et 15 % d'Asie.
Gageons qu'avec un tel apport, augmenté des enfants de "sans-papiers" qui, par convention internationale, ont accès à la scolarité, les disciples de Bossuet ou d'Honoré de Balzac seront bientôt légion.
Grégoire DUHAMEL. Rivarol 17 octobre 2008
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Pat » 25/11/2008 - 22:57

PRIVATISER L’EDUCATION
La grève, qui eut lieu le 20 novembre 2008, avec environ 200 000 enseignants battant le pavé dans toute la France, montre une fois de plus en grandeur nature l’anomalie du concept même d’éducation nationale. Au lieu de s'attaquer aux vrais problèmes, les commentaires journalistiques se sont étendus sur la querelle du prétendu service minimum que le pouvoir Sarkozyste veut imposer par la loi ; au risque d’indisposer les fidèles de ce pouvoir, il faut affirmer que c’est une imposture. D'abord c'est admettre le principe de la légitimité des grèves dans une activité aussi essentielle que l'enseignement, ce qui est inacceptable. Ensuite, c'est vouloir que l’activité d'enseigner soit remplacée par une activité de garde des enfants ce qui est le contraire du vrai service. Enfin, comme le font remarquer certains maires, quel que soit le parti auquel ils se rattachent, c'est donner aux maires une responsabilité qu'ils ne peuvent pas exercer avec du personnel qui n'est pas compétent.
Pour fixer les idées, voici quelques chiffres approximatifs de la prétendue éducation prétendue nationale française qui est probablement l'une des dernières armées soviétiques du monde : 12 millions d'élèves, 870 000 enseignants, 174 000 non enseignants, 67 000 établissements scolaires, 59 milliards d'euros de dépenses.
Sur le plan historique, il est clair que la nationalisation de l'éducation est, grosso modo, l’effet de la révolution dite française. Avant ce tragique événement, l'éducation était quasiment libre sur tout le territoire. Les parents en étaient responsables ce qui correspond à l'ordre naturel d'une société bien organisée. Bien entendu, beaucoup de systèmes divers et variés existaient pour les aider comme des précepteurs pour ceux qui le pouvaient ou des écoles, avec notamment, celles des Frères des Ecoles Chrétiennes qui se sont illustrées dans cette activité pendant longtemps.
La révolution et l’Empire, qui l’a consolidée, ont brisé cet ordre naturel des choses en conduisant progressivement à un monopole totalitaire étatique. Les monopoles étatiques sont un non-sens et détruisent toute possibilité de progrès. S’est ajoutée et généralisée au fil des temps l’idée meurtrière de l’égalité : égalité d’accès, égalité de service, égalité de budget et la dernière variante : l’égalité des chances. Les hommes ont été créés tous différents par le Créateur et l’inégalité qui existe entre eux est un des plus puissants moteurs du progrès. Les observateurs attentifs savent que l'égalité absolue ne peut conduire qu'à la ruine.
Pour bien montrer pourquoi il faut privatiser l'éducation, il est utile d'abord de constater les effets de sa nationalisation.
La structure est absolument gigantesque et l'organisation centrale de la gouvernance ne peut se réaliser que par une pluie incessante de lois et de réglementations retombant en cascade jusqu'à la base au travers d’innombrables échelons entrecroisés. Pour tout homme sensé, il est clair que cela ne peut marcher. L'exemple typique est celui de l’enseignement de la lecture, le système produisant régulièrement des générations d'illettrés : des offensives sont lancées de temps à autre pour détruire le principe de la méthode globale qui est à l'origine de la catastrophe ; les offensives se perdent dans les sables et les générations passent avec la production régulière d’illettrés, en route parfois vers le chômage.
Il s'ajoute, et c'est probablement l’un des aspects de l'exception française, la prépondérance des syndicats qui étendent leur marée noire sur toute l'organisation. En fait, le ministre est une sorte de pantin qui s'agite dans son coin, le véritable pouvoir étant exercé par les chefs syndicalistes. Ces chefs retirent personnellement gloire et richesse de la situation ; un grand nombre de maîtres sont détachés à leur profit et une foule d'avantages matériels leur sont accordés. Quand les enseignants se plaignent du manque de maîtres la presse se garde de souligner qu'une grande partie d'entre eux sont neutralisés dans des activités syndicales.
La gestion de ces maîtres rencontre d’immenses difficultés et tourne à la tâche impossible : comment décider d'un point central situé à Paris s'il est besoin d'un professeur d'histoire à Carcassonne et comment décider les mutations nécessaires dès lors que les syndicats interposent leur barrage favorisant en chemin leurs propres adhérents ?
Parmi les syndicalistes, se trouve un groupe très actif et cohérent de trotskistes, ce qui se reflète dans les enseignements et jusque dans les livres scolaires. Par exemple, dans le domaine historique, ces livres véhiculent des informations et idées tout à fait inexactes et parfois scandaleuses. Sur le plan économique et dès le secondaire, l'enseignement du marxisme et de l'économie dirigée tient une place majeure. L'entreprise est souvent représentée avec des vues négatives sur le patronat et aucune indication sur la place éminente des entreprises dans la création de la richesse.
Bien entendu, suite à la gauchisation accrue de la société, les écoles dans leur enseignement, même en direction des plus jeunes, se livrent à de véritables incitations à la débauche.
Il est triste mais véritable de constater que cette situation abominable à certains égards se perpétue de ministères en ministères, les gouvernements de la fausse droite ne faisant pas mieux que ceux de la vraie gauche et même quelquefois rajoutant à la catastrophe.
Pour couronner le tout il faut rappeler que chaque entreprise nationalisée, dans quelque domaine que ce soit, conduit à la ruine : ruine financière ou ruine de la qualité ce qui revient au même : nous y sommes et depuis longtemps.
Voyons maintenant la privatisation éventuelle qui, hélas, n'est pas à l'ordre du jour mais à laquelle il faudra bien un jour arriver.
Quelques faits méritent d’être rappelés.
En 1981, d’immenses manifestations rassemblèrent des centaines de milliers de personnes à Paris et en province pour faire reculer François Mitterrand dans son projet de nationaliser les écoles prétendues libres à l'époque. Bien sûr, l'on sait qu'après la victoire dans la rue les responsables de ces écoles prétendues libres ont en fait capitulé devant le pouvoir. Mais l’immensité des manifestations montre que le public est largement prêt pour une évolution absolument nécessaire dans ce domaine. Nous disons bien que ces écoles ne sont que « prétendues » libres, car dès lors qu’elles acceptent quelque subvention que ce soit de l'État elles perdent leur liberté.
Il y a, fort heureusement, un assez grand nombre d’écoles vraiment libres sur tout le territoire français. Il se trouve qu’il en est qui appartiennent à des capitalistes et tant mieux pour leurs propriétaires et leurs élèves. D’autres sont des écoles confessionnelles et tant mieux aussi. Les unes et les autres arrivent à fonctionner bien que, malheureusement, les parents qui y placent leurs enfants sont soumis au matraquage fiscal imposé par le pouvoir pour le fonctionnement de l'éducation nationale : ce fait n'est pas une simple anomalie mais une odieuse escroquerie d'État, s'ajoutant à d’innombrables autres. Même remarque pour l'école à la maison qui se développe assez largement bien que difficilement et est l’objet de la suspicion des caciques de l’éducation nationale.
Voyons maintenant, pour illustrer la nécessité de la privatisation, le cas de l’université de Stanford en Californie. C’est de cette université que sont nées, à proximité, la Silicon Valley, puis l’informatique, puis l’Internet. Il n’est pas exagéré de dire qu’elle est à l’origine indirecte d’une foule d’autres progrès techniques et scientifiques.. Il y a 9 000 professeurs et chercheurs. 13 000 étudiants y travaillent. Pas de faux étudiants comme ceux qui encombrent l’université française. Pas de préoccupation d’une fausse égalité : l’objectif permanent est l’excellence. Les professeurs ainsi que les élèves ne sont pas abandonnés à eux-mêmes mais soumis à une surveillance précise par la direction.
Pas de financement étatique et les études sont très chères : c’est normal, car un service de qualité ne peut être que cher. Les étudiants qui le peuvent paient leurs études. Ceux qui ne peuvent pas font des emprunts. D’autres sont serveurs dans des restaurants ou remplissent des jobs d’appoint dans la vallée où cela ne manque pas. Dans les restaurants et sociétés diverses, ils sont bien accueillis par les autres membres du personnel, tout le monde trouvant cette pratique normale.
Il n’y a jamais de grève et la semaine de 50 heures est courante. Le capital investi est très important ; le patrimoine bien géré n’a pas souffert de la crise des subprime.
Stanford est gouvernée par un conseil de surveillance de 27 personnes. Le Président détient avec son staff le pouvoir complet : choix des professeurs, choix des élèves, choix des matières, délivrance des diplômes. Le budget est de 500 millions de dollars environ ; rien ne résisterait, sur le plan budgétaire ou sur le plan intellectuel, s’il se produisait une quelconque faiblesse dans la gestion de cette immense entreprise.
La moindre comparaison avec les universités françaises sur tous ces aspects est, sauf très rare exception, littéralement pitoyable.
Pour un connaisseur lambda des entreprises humaines il est évident que la privatisation de l'éducation est la seule solution à ce véritable drame national que nous connaissons. Elle aboutirait à des décisions prises à la base par des autorités responsables et compte tenu de toutes les particularités du terrain, ainsi qu’ à un ajustement rapide et permanent des possibilités aux besoins.
Il s'ouvrirait une saine et légitime concurrence entre les bons établissements et les mauvais. En particulier, les écoles où l’on enseignerait la vérité ne tarderaient pas à triompher par rapport à celles où l'on diffuserait le mensonge.
Si un gouvernement « libérateur » finissait enfin par arriver, il s’engagerait énergiquement dans cette voie et dirait la vérité aux Français.
Il pourrait commencer par donner la liberté totale aux universités et vendre celles qui sont vendables. Pour les autres niveaux, il organiserait sans tarder le bon scolaire qui fonctionne fort bien dans certains pays.
Enfin, n’oublions pas une observation courante : toute privatisation dans quelque domaine que ce soit réduit de moitié les dépenses et améliore la qualité.
La marge de manœuvre, dans ce domaine comme en d’autres, est donc, contrairement à la propagande, immense.
Michel de Poncins
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Pat » 11/03/2009 - 18:14

Les français ont le quotient intellectuel moyen le plus bas de l'Occident
On peut toujours se consoler en constatant que la Bulgarie, pays en partie musulman et à une économie de tiers-monde se trouve derrière nous, et nous dire que l'étude a été réalisée par des Anglais qui ne chercheraient qu'à nous rabaisser.
Pourtant Outre-Manche on n'aime guère les Allemands et ceux-ci se trouvent en tête du classement. Cela fera grincer des dents à certains qui pourraient y voir la revanche d'Hitler. En tout cas, cette attitude pour ce qui concerne la France correspond bien à ce que l'on y observe dans ce qui fut le pays de Descartes, Evariste Galois et Henri Poincaré.
Peu de politiques ont souligné la gravité des résultats de cette étude. Dans un contexte de compétitivité exacerbée, l'intelligence d'une population est pourtant un atout qui peut s'exploiter économiquement. Comme l'a écrit justement Nicolas Baverez, entrent en France les Bac-moins-cinq, sortent les Bac-plus-cinq.
Voilà donc ce qu'est devenue la France après vingt cinq ans de socialo-chiraquisme, c'est-à-dire de matraquage sempiternel sur les vertus de l'immigration, du multiculturalisme, du métissage, et de la diversité. Le multiculturalisme tant vanté consiste d'ailleurs essentiellement à voir des jeunes en survêtement et en casquette tabasser des «blancs». Ce n'est pas les quelques buts marqués (rares) par l'équipe de France de foot qui feront monter le Q.I. des Français.
Dans beaucoup de banlieues, on n'enseigne plus rien et de nombreux jeunes sortent de l'école analphabètes¹ . Les jeunes des banlieues s'expriment en tout avec trois cents mots : («bâtards», «nique ta race» ... ).
Comme chacun sait, la population française a changé physiquement et la différence est grande entre deux générations. La baisse du Q.I. est un dommage collatéral de l'immigration mais il ne faut pas le dire. Les Français baignent dans la connerie médiatique. Comment se manifeste-t-elle ?
Ce sont les émissions soporifiques de Michel DRUCKER où tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil et généreux. En tout cas, ceux que désigne et invite Michel DRUCKER, le grand inquisiteur. Chaque dimanche, on assiste au spectacle de la connerie ronronnante, repue, satisfaite d'elle-même.
La connerie c'est aussi le fait de croire qu'il suffit de répéter ce que dit le politiquement correct pour ainsi se trouver dans le camp de l'intelligence.
La connerie c'est le diktat d'une chansonnette de Pierre PERRET, vieillard avant l'âge au visage bouffi par la baisse de son taux de testostérone. C'est l'apologie de l'antiracisme obsessionnel. Les non-métis devraient porter plainte pour racisme à juste titre puisqu'ils se font traiter d'inférieurs à longueur de temps par les soi-disant antiracistes.
Le bêlement antiraciste depuis vingt cinq ans n'a pas fait monter le Q.I. des Français. Maintenant, on le sait. La France doit-elle être dirigée par les évêques, c'est à dire des vieillards femellisés qui interviennent à tout propos sur les questions qui engagent l'être et l'avenir de la France ?
La connerie en France, c'est aussi Bernard PIVOT qui a officié pendant trente ans sur la littérature, qui a autorisé ou non autorisé certains à venir s'exprimer. Dans une de ses émissions, un jour quelqu'un avait émis un propos contraire au politiquement correct. « Ah, si j'avais su que vous aillez dire cela, je ne vous aurais pas invité ». Tout le misérable bonhomme Bernard Pivot était contenu dans cette phrase². Cela lui avait échappé, mais on voit là comment les maîtres des médias conçoivent la liberté d'expression.
La connerie, c'est la déprogrammation de la pièce de Peter Handke³ par un imbécile qui, en plus, se croit courageux. Des imbéciles décident pour plus intelligents qu'eux. La France s'est toujours enorgueillie d'avoir le meilleur système éducatif du monde⁴. Pour quels résultats actuels ?
La bien-pensance terrorise intellectuellement les Français. Sa grande arme est le sentiment de culpabilité. Vous êtes contre l'Europe, l'immigration : « vous êtes xénophobe et raciste ! » La culpabilité est abêtissante et crée le repli sur soi. La connerie, ce sont tous les discours insipides de Jacques CHIRAC, qui n'ont absolument aucun intérêt. A chaque fois que quelqu'un émet une idée dérangeante ou iconoclaste, il y a toujours un imbécile pour dire qu'il faudrait voter une nouvelle loi qui interdira de dire cela. Et le pire est que cela marche. On a donc une accumulation de lois liberticides qui briment l'épanouissement intellectuel des Français.
La cour européenne des droits de l'homme dit pourtant ceci : « c'est à propos d'opinions qui heurtent, choquent ou inquiètent » que la liberté d'expression trouve tout son sens. Justement donnons du sens. Il y a en France soixante millions d'habitants dont vingt millions d'allogènes. Sur quarante millions de Français de souche on peut compter trente millions de traîtres (ou de pleutres) et dix millions de Français dignes de l'être. Ce ne sont pas certes les chiffres officiels de l'INSEE, mais on a là les données incontournables de la réalité politique et sociale française.
Dans les années soixante-dix une pétition circulait : « je me suis fait enc ... er par un arabe et j'en suis fier ». De nombreux «intellectuels» l'ont signée. Le premier lobby Immigrationniste est le lobby des «enc ... és». L'Humanisme a bon dos⁵. Faut-il toujours le cacher. Les Français ont droit à la vérité. Pour redresser le niveau intellectuel du pays, il faut donc cesser de faire venir systématiquement toute la misère économique, culturelle et intellectuelle de la planète. Dans les années cinquante, on faisait boire du lait aux Français pour les régénérer. Il faut retrouver cet état d'esprit et non pas compter pour la démographie sur une population allogène.
Il faut aussi faire voter la liberté totale d'expression, abroger les lois Iiberticides et même la garantir par la constitution comme dans les pays nordiques. Refaire des Français le peuple le plus intelligent de l'Occident. Voilà la vraie rupture avec le socialo-chiraquisme.
Bel et immense projet !
P. G-S 2006
1 Merci, les pédagogues !
2 Cf Vendée-Fidélité, novembre 2005, page 6.
3 Parce qu'il s'est rendu an funérailles de Milosevic
4 Ce temps n'est plus hélas !
5 C'est le cas de le dire !
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Pat » 16/04/2009 - 16:22

LES DROITS DE L'HOMME A L'ECOLE

L'ancien Ministre Malhuret a voulu instaurer l'enseignement des Droits de l'Homme à l'école en nous présentant cela comme une avancée dans notre société. Peu de Français se rendent compte de la gravité et de la menace intellectuelle qui vont peser sur les jeunes Français, pourquoi ?

Il y a en effet trois sortes de discours :
1) Le discours heuristique ou scientifique,
2) Le discours dialectique,
3) Le discours apologétique ou religieux.

Dans le cadre d'un enseignement scolaire ou universitaire, seuls les deux premiers discours ont leur place.

Le discours scientifique étant celui des mathématiques, de la physique et de la biologie... Toute assertion doit être fondée sur la preuve. Ce discours forme donc à la rigueur et ne peut être suspecté d'erreur ou de partialité dans le cadre de la connaissance scientifique actuelle.
Le discours dialectique, émettre une idée, ensuite son contraire et faire la synthèse est celui de la littérature, de la philosophie et de l'histoire, du moins en partie.

Tout élève peut contester une idée, s'il donne des arguments valables qui contredisent une assertion. Ce discours forme à l'agilité des esprits, à l'imagination et à la contestation un des moteurs de la pensée et de l'histoire occidentale, puisque de nombreux domaines de la connaissance ne peuvent être enfermés dans un cadre rigide de logique formelle.

Le seul discours qui n'a donc pas sa place dans un enseignement est le discours apologétique qui est celui des Droits de l'Homme. Cet enseignement né laisse pas d'autres alternatives à l'élève que de les magnifier s'il veut avoir une « bonne note ».

Sur quelles bases scientifiques sérieuses peut-on établir que les hommes naissent égaux., On nous dit sur des bases morales, mais quelle morale ? Y aura-t-il une morale officielle ou d'Etat, ce qui serait en contradiction totale avec la liberté de conscience.

D'éminents esprits européens n'ont pas partagé la philosophie des Droits de l'Homme. En revanche, un élève qui ne la partagera pas saura consciemment ou inconsciemment que cela ne pourra que lui nuire s'il l'expose.

Ce sera donc la première fois dans notre enseignement que de façon institutionnelle, on va opérer à un véritable viol des jeunes consciences. Il faut dénoncer avec la plus grande vigueur ce retour moyenâgeux à une nouvelle scolastique★, dangereuse pour l'esprit.

★ « La caractéristique de la période scolastique est bien à coup sûr celle que Tenneman lui a si exactement attribuée : c'est la tutelle exercée par la religion d'Etat sur la philosophie qui doit se contenter de confirmer, d'illustrer les dogmes capitaux que lui impose cette souveraine »
(A. Schopenhauer).
(Le Monde comme volonté et comme représentation).
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Cleo » 16/04/2009 - 19:34

Pat a écrit :Les français ont le quotient intellectuel moyen le plus bas de l'Occident


Il y a français et français
Et ça n'ira pas en s'arrangeant étant donné qu'on ne fait que baisser le niveau des cours pour que les :afro: soient capables de suivre. Mais malgré ça ils restent à la traine! Par conséquent nos enfants qui se retrouvent illettrés si les parents ne sont pas derrière étant donné le niveau très bas des cours. De plus il faut voir ce qu'on leur enseigne................
Sans compter qu'à notre époque on apprenait à écrire et à lire. Aujourd'hui les instits ne sont pas capables de leur apprendre. C'est pourtant simple : il n'y a quà revenir à nos méthodes à nous. Idem pour le calcul, ils ne savent plus compter. Qu'ils reprennent nos bonnes vieilles ardoises que l'on levait!

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar JCL31 » 16/04/2009 - 20:30

Cleo a écrit :
Pat a écrit :Les français ont le quotient intellectuel moyen le plus bas de l'Occident


Il y a français et français
Et ça n'ira pas en s'arrangeant étant donné qu'on ne fait que baisser le niveau des cours pour que les :afro: soient capables de suivre. Mais malgré ça ils restent à la traine! Par conséquent nos enfants qui se retrouvent illettrés si les parents ne sont pas derrière étant donné le niveau très bas des cours. De plus il faut voir ce qu'on leur enseigne................
Sans compter qu'à notre époque on apprenait à écrire et à lire. Aujourd'hui les instits ne sont pas capables de leur apprendre. C'est pourtant simple : il n'y a quà revenir à nos méthodes à nous. Idem pour le calcul, ils ne savent plus compter. Qu'ils reprennent nos bonnes vieilles ardoises que l'on levait!


"Aujourd'hui les instits ne sont pas capables de leur apprendre".

C'est normal, beaucoup ne sont pas capable d'écrire correctement le Français et ont des lacunes en orthographes, on comprend dès lors qu'ils enseignent dans l'erreur et transmettent leur ignorance.

La faute en partie des imbéciles comme Cohn-Bendit qui ont tellement vanté le libertaire depuis 1968 en remettant en question la manière d'enseigner comme trop autoritaire, qu'aujourd'hui on ne peut que constater les dégâts.
Ils en sont, en plus tellement fiers et égocentriques, qu'ils se tarissent d'éloges comme prétendant et des ayant-droits reconnus qui ont apporté aux autres la liberté et vaincu l'autoritarisme, sans jamais reconnaitre leurs torts.
Je ne prétend pas être un crack en Français, je fais aussi des fautes, mais je m'applique toujours à faire l'effort de respecter ma langue natale, par respect envers ceux qui la maitrise comme un art et parce qu'elle valorise me semble t'il la nation.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Cleo » 16/04/2009 - 20:49

On ne peut en vouloir à ceux qui ne savent pas écrire, ce n'est pas leur faute en général. Mais ce qu'on leur reproche c'est de ne pas faire d'efforts. On voit de suite ceux qui comme toi font ces efforts. Je ne comprends pas que celui qui ne sait pas écrire ne remarque même pas que le mot qu'il écrit n'est pas écrit de la même façon dans le post du dessus par exemple. Personnellement ça me choquerait tout comme toutes ces fautes me choquent. J'emploie ici le mot choquer dans le sens de choquer mon regard.
Je sais que je me répète mais lorsque ma fille était au collège je me suis vue plus d'une fois corriger ses profs de français. C'est absolument inadmissible!
Un peuple qui perd sa langue est un peuple qui meurt.

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar G-B » 16/04/2009 - 21:23

Un peuple qui perd sa langue est un peuple qui meurt.


La France en est une preuve flagrante.
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar JCL31 » 16/04/2009 - 21:42

Cleo a écrit :On ne peut en vouloir à ceux qui ne savent pas écrire, ce n'est pas leur faute en général. Mais ce qu'on leur reproche c'est de ne pas faire d'efforts. On voit de suite ceux qui comme toi font ces efforts. Je ne comprends pas que celui qui ne sait pas écrire ne remarque même pas que le mot qu'il écrit n'est pas écrit de la même façon dans le post du dessus par exemple. Personnellement ça me choquerait tout comme toutes ces fautes me choquent. J'emploie ici le mot choquer dans le sens de choquer mon regard.
Je sais que je me répète mais lorsque ma fille était au collège je me suis vue plus d'une fois corriger ses profs de français. C'est absolument inadmissible!
Un peuple qui perd sa langue est un peuple qui meurt.


Un peuple qui perd sa langue est un peuple qui meurt.
C'est tout à fait ce que je pense.
Tout ça par volontarisme .... suffit de voir comment s'exprime Naboléon Talonette
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Cleo » 16/04/2009 - 21:50

G-B a écrit :
Un peuple qui perd sa langue est un peuple qui meurt.


La France en est une preuve flagrante.


Tout à fait! :(

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Cleo » 16/04/2009 - 21:54

JCL31 a écrit :suffit de voir comment s'exprime Naboléon Talonette


Ce type n'est qu'un fils d'émigré! Ce n'est pas un vrai français, la France il s'en fout. Il est avide de pouvoir et c'est tout. Voilà où nous en sommes : aujourd'hui Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, fils de hongrois à la tête de NOTRE pays et demain mohamerde! :vomirr: :vomirr: :vomirr: :vomirr:

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar G-B » 16/04/2009 - 23:14

et demain mohamerde!


Non , la continuité, tout simplement la continuité: Lévy, Goldstein, Zimermann ...
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supergaulois
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar supergaulois » 17/04/2009 - 10:19

la langue Française se dirige tout doucement vers le cimetière :x

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar G-B » 17/04/2009 - 14:40

supergaulois a écrit :la langue Française se dirige tout doucement vers le cimetierre :x


Oui :clown:
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supergaulois
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar supergaulois » 17/04/2009 - 15:34

oups, désolé

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Albator » 17/04/2009 - 16:29

Mais n'est ce pas leurs but ? Détruire notre nation en faisant oublier aux français leur langue, mais aussi leur histoire, leur patrimoine et leur terre communes ...
On nous a pris la liberté d'expressions, ils nous reste la liberté de penser ... Vive la France !

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar G-B » 17/04/2009 - 20:15

supergaulois a écrit :oups, désolé


:mrgreen:
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Pat » 18/04/2009 - 20:03

L'ÉDUCATION NATIONALE ou LA CASTRATION DU JEUNE MÂLE BLANC

L'école castre. L'écrivain Céline l'avait observé. Mais jamais on n'avait atteint ce degré. En effet, à l'école, on ôte systématiquement au jeune blanc tout sentiment de fierté. S'il est fier d'être blanc, c'est un raciste. S'il est fier d'être un garçon, c'est un macho. S'il est fier d'être Français, c'est un nationaliste et le nationalisme, c'est le mal.

Cette culpabilité est d'autant plus inculquée que le personnel enseignant est féminisé et/ou de gauche, et a donc plus que tendance à donner une vision féministe du monde. En Histoire, le jeune mâle blanc va apprendre que ses ancêtres étaient d'affreux colonialistes qui ont exploité les indigènes et qu'il est coupable de tout le mal existant actuellement, ses professeurs de Français vont lui apprendre à aseptiser son langage, à ne pas écrire comme Rabelais ou Céline, et avoir des idées plates, conformes à l'idéologie dominante actuelle, ceci avec le concours et la sanction de la note.

D'ailleurs, beaucoup plus que l'intelligence ou l'imagination, les vertus dominantes au cours de la scolarité sont la docilité, la soumission et la modestie, On ratiocine sur les droits de l'homme, l'égalité entre les hommes, le respect de l'autre. Rien ne doit être considéré comme supérieur surtout si cela vient de sa propre culture. Plutôt que dire que le rap a un degré de complexité proche de la débilité mentale comparé à Mozart, il faut dire que c'est le mode d'expression des «Blacks», le terme noir faisant encore trop péjoratif. Chez les «autres» tout doit être regardé et jugé avec respect.

Le jeune blanc n'a pas le droit d'être fier de ses origines surtout si elles sont celtiques ou germaniques, en revanche, son voisin d'école noir ou arabe a le droit d'être fier d'être noir, marocain ou musulman. Un angélisme béat est enseigné, qui annihile toutes les facultés de défense nécessaires à un individu.

Il apprend qu'un adulte blanc devient un «beauf», mal qui ne semble pas toucher les autres «races». Le blanc n'a le droit que de mépriser ou ne pas aimer sa propre culture à la différence de celles des autres qui sont toutes bonnes et donc doivent être aimées par définition. S'il est catholique, il s'aperçoit que tout le monde peut cracher sur sa religion mais que ses coreligionnaires sont absolument terrorisés par le fait de s'attaquer aux autres religions.

Lorsque le jeune blanc devient adolescent et qu'il va commencer à fréquenter les cafés, les boites de nuit, à la recherche du conjoint, il ne verra comme clips sur des écrans installés partout que des noirs, jeunes, faisant du sport, disant ou jouant de la musique (à se demander s'ils font autre chose ou si le travail est un travers blanc). Aucune image positive de l'homme blanc jeune n'est donnée. Le héros actuel étant l'abbé Pierre, débris de la race blanche qui doit sa force médiatique au fait qu'il a le physique de la chose dont il parle, c'est à dire celui de la misère (les sociétés ont les héros qu'elles méritent). Il est certain qu'il est plus crédible médiatiquement de parler de la misère lorsque l'on a le physique de l'abbé Pierre que celui de Claudia Schiffer.

On peut constater de façon curieuse qu'en France (depuis Sartre et avant), la laideur physique est une garantie de sérieux de la pensée et de sa véracité, la beauté physique étant entachée de la frivolité ou du désir. On a donc réussi à trouver plus laid que Sartre, en plus simple à comprendre, avec en plus une connotation religieuse bien étudiée (barbe blanche, béret, cape noire, canne... ) sur des Français culpabilisés peut-être par leur rupture avec leur religion d'origine. On a là, un travail sur l'inconscient collectif que n'aurait pas renié Goebbels. L'abbé Pierre a d'ailleurs fait un livre constitué de dialogues avec Albert Jacquard (autre Apollon notoire), ce qui nous a donné le plaisir d'avoir deux petits vieux bavant, tremblotant et discourant sur l'homme et le devenir de l'humanité.

Après cette parenthèse, revenons aux jeunes ; le dernier «héros» blanc, jeune, proposé à la jeunesse a été Cyrille Collard, homosexuel, drogué, séropositif (contaminant), doté de la vertu suprême : il n'était pas raciste puisqu'il pratiquait la sodomie multiraciale. « Votre fils est un exemple pour la jeunesse française » dixit François Mitterrand, Président de la République, aux parents de l'acteur.

On fait même dire au jeune blanc que les femmes blanches sont plus attirées par les «autres», lesquels d'ailleurs doivent trouver leurs propres femmes bien moches vu le peu d'intérêt qu'ils semblent leur porter.

On voit donc maintenant de jeunes blancs, castrés par l'école, à qui on a appris la haine de soi, niés dans leur propre être dans les médias et la publicité, se droguer, se faire crêper les cheveux, jouer du tam-tam comme un gamin de deux ans tape sur un pot de yaourt, mettre des coiffures rastas pour se faire pardonner d'être blancs et croire ainsi qu'ils plairont mieux aux filles blanches.

Ce ne sont pas les hommes politiques actuellement au pouvoir qui vont contre-carrer cette tendance, puisque ce sont des hommes à la personnalité nulle, bourriques du consensuel, fondus dans le moule, castrés avec à leur tête Jacques Chirac, archétype de l'homme qui n'aime pas le conflit, alors que le conflit c'est la vie.

Cette analyse du système éducatif et de la société ne fait hélas que poser la question : « jusqu'où va s'enfoncer la société française dans ce masochisme mortifère »...

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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar JCL31 » 22/04/2009 - 17:48

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En 1982, Xavier Darcos cumule son poste de professeur de lycée à Périgueux et celui de membre de la commission chargée d'élaborer les sujets pour le baccalauréat. Travailler plus pour... frauder plus ? Car le prof' est rapidement accusé de "fuites" au profit de ses élèves. Il sera inculpé, puis relaxé. L'honneur est sauf. Seul dommage collatéral, l'examen a été annulé dans toute la ville.
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar JCL31 » 22/04/2009 - 17:54

DARCOS, est fort en ""congugézon"".

Vidéo ICI

DARCOS est fort en ""matte et matique"".

Vidéo ICI

Mais qui sont ces bléros qui s'agitent au dessus de nos têtes.....

Facile donc de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là ..... non ?
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Albator » 23/04/2009 - 14:34

Et un pourri de plus, un !!! Vivement que JMLP assainisse tous ça ...
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Re: Éducation, la France mauvais élève

Messagepar Pat » 10/05/2009 - 18:59

Une année universitaire gâchée, des diplômes au rabais

DEPUIS l'adoption le 10 août 2007 de la loi sur les libertés et responsabilités des universités (LRU) qui tend à rapprocher l'enseignement supérieur français du modèle américain et qui avait été présentée par Nicolas Sarkozy, tant dans - sa campagne qu'au début de son quinquennat, comme une réforme majeure, la mobilisation d' étudiants et d'enseignants contre ce dispositif n'a jamais cessé. Et d'autres réformes votées depuis, comme celle de la formation , des enseignants du primaire et du secondaire à l'été 2008 ou celle du statut des enseignants-chercheurs l'automne dernier, ont radicalisé une contestation estudiantine sur fond de crise économique et sociale ...

TROIS MOIS DE CRISE ININTERROMPUE
Depuis que, le 2 février, la Coordination nationale des universités a appelé à une grève illimitée, un grand nombre de facultés sont perturbées voire carrément bloquées. Une dizaine de journées nationales contre la réforme des universités ont été organisées et au bout de trois mois de conflit, rien n'est réglé. Dans ce contexte, on peut se demander si la réforme se fera selon les modalités, actuellement prévues, envers et contre toutes les grèves et manifestations. Le président de la République, en tout cas, l'a affirmé, le 7 avril, à l'occasion d'un déplacement à Venelles, près d'Aix-en-Provence : « Je veux dire au monde universitaire que leur donner l'autonomie, c'est leur faire confiance. C'est un choix sur lequel je ne reviendrai jamais. » Mais l'Elyséen a pris soin de préciser qu'il ne souhaitait « absolument pas qu'on mercantilise l'université, qu'on y installe les entrepreneurs au détriment du service public ».
Un discours qui ne résout rien. Non plus d'ailleurs que les concessions importantes faites ces dernières semaines par le gouvernement dans ses projets de réforme de l'éducation : le 25 février, après trois semaines de conflit, François Fillon annonçait qu'aucune suppression de postes n'aurait lieu en 2010 et 2011 dans l'enseignement contrairement à ce qui était initialement prévu. Moins d'un mois plus tard, le 20 mars, Xavier Darcos annonçait que les concours de l'enseignement (CAPES, agrégation, etc.) ne seraient pas modifiés avant la session 2011 alors qu'ils devaient l'être dès 2010. Des reculs qui sans doute en annoncent d'autres et qui n'ont de toute façon pas suffi à éteindre l'incendie.

BLOCAGES, SÉQUESTRATIONS ET OCCUPATIONS DE LOCAUX
En effet, depuis deux mois et demi, le climat n'a cessé de se tendre entre l'exécutif et la « communauté universitaire ». Un nouveau seuil a été franchi, ce mois-ci, avec la multiplication d'incidents sur les campus. Quelques jours avant Pâques, pendant plusieurs heures, le président de l'université d'Orléans a été retenu par une centaine d'étudiants dans son bureau, à l'instar des salariés licenciés séquestrant leur patron. Un autre cas de séquestration avait eu lieu la veille à Rennes-II qui, après s'être distinguée pendant le conflit sur le CPE, est l'un des bastions de la contestation depuis le mois de février. Son président Marc Gontard, interrogé par Le Figaro, met en cause quelques dizaines d'activistes : « D'une crise à l'autre, malheureusement, on a les mêmes chiffres : 800 étudiants seulement dans les assemblées générales votent le blocage de l'université. Pourtant lors d'une consultation électronique que j'ai fait organiser auprès de nos 16 500 étudiants, 72 % étaient hostiles au blocage. Les jeunes bloqueurs sont menés par une cinquantaine d'autonomes et radicaux, eux-mêmes pilotés par quelqu'un qui n'est pas étudiant, un intellectuel spécialiste de la subversion. Il a d'abord tenté de créer des troubles à Nantes, l'an dernier, contre la loi LRU, ce qui n'avait pas tellement marché. Arrivé à Rennes-Il cette rentrée, il a voulu prendre sa revanche. » Face à ces débordements inadmissibles, le gouvernement ne fait rien alors qu'il sait faire preuve, de la plus implacable sévérité envers les automobilistes, les révisionnistes et les nationalistes.
A Strasbourg, entre 100 et 150 étudiants ont perturbé une réunion de responsables universitaires. A Paris, les locaux du Centre régional des œuvres universitaires (Crous) ont été envahis pendant quelques heures par des étudiants, dans le cadre d'une opération « repas gratuits », puis le directeur et son adjoint ont été brièvement retenus. Autre signe de tension, plusieurs centaines d'enseignants chercheurs de l'université de Rouen ont décidé, le 7 avril, de refuser de présider les jurys du baccalauréat 2009. Or la présence d'un universitaire à la tête de ces jurys est obligatoire. Si ce boycottage s'amplifiait, il pourrait sérieusement affecter les lycées et donc propager l'incendie à l'enseignement secondaire. A l'Université de Provence Aix-Schuman (lettres et sciences humaines), les étudiants ont voté il y a quelques jours, en assemblée générale, le blocage total du site. La grève est reconduite. D'autres actions, en partenariat avec les composantes marseillaises de l'université, sont également prévisibles : une action à un péage a ainsi été évoquée.

LA MAINMISE DE L'EXTRÊME GAUCHE,
Au fil des semaines, les revendications de la Coordination nationale des universités, assemblage de gauchistes, d'anarchistes, d'autonomes et de radicaux désireux d'en découdre avec le pouvoir et toute forme d'autorité, se sont, elles aussi, durcies. Lors d'une de ses dernières réunions à Paris, la Coordination a appelé à « la radicalisation du mouvement », à « la désobéissance civile » et à la « convergence des luttes » avec « les hôpitaux », l'« ensemble des services publics » ou encore les "sans-papiers". Hormis un appel à manifester le 28 avril, et bien sûr le 1er mai, la Coordination entend organiser pendant trois jours « une marche sur Paris ». Le fait de mêler à la réforme des universités des questions qui lui sont totalement étrangères, comme la défense des immigrés clandestins ou la réforme des hôpitaux, est typique des méthodes de l'extrême gauche qui n'a pas son pareil pour prendre la tête de mouvements de contestation à une réforme et donner le plus grand écho à ses orientations politiques.
Outre l'abrogation de la loi LRU sur l'autonomie des universités, les protestataires exigent le retrait des réformes du statut des enseignants-chercheurs et de la formation des maîtres qui prévoit la suppression des lUFM créés par Jospin en 1990. « Le mouvement durera tant que nous n'aurons pas obtenu le retrait des réformes contestées depuis tant de semaines maintenant. Le gouvernement n'a jusqu'ici répondu que par des simulacres de négociations », considère la Coordination qui, comme Besancenot, rêve d'un nouveau Mai-68 car cette période de dépression économique pourrait être propice à des manifestations très violentes. De son côté, le syndicat majoritaire, le Snesup-FSU, lui aussi très à gauche, mais moins radical, qui demande également l'abrogation de la loi LRU et le retrait des réformes en cours, est pareillement resté inflexible.

QUID DES EXAMENS ?
Tout cela augure mal de la bonne tenue des examens. La Coordination a apporté son soutien aux établissements grévistes qui décideraient de valider automatiquement le deuxième semestre pour les étudiants, éventualité rejetée par la ministre de l'Enseignement supérieur -jugeant « essentiel que tous les enseignements qui n'ont pas été assurés ces dernières semaines le soient avant les examens ». Pour le Snesup-FSU, cet argument n'est qu'un prétexte « pour affaiblir la mobilisation et cristalliser les tensions » : « Une fois ses revendications entendues, la communauté universitaire mettra tout en œuvre pour permettre la validation des examens. »
Mais comment rattraper le temps perdu après trois mois de contestation ? L'expérience des mobilisations passées, notamment celle contre le CPE qui avait duré huit semaines au printemps 2006, est souvent évoquée par les présidents d'université. Ils disposent certes d'une certaine souplesse, puisque la fixation des dates d'examens relève de l'autonomie des établissements. Valérie Pécresse estime néanmoins que, « si au retour des vacances de Pâques, les cours continuent d'être perturbés, l'année universitaire sera menacée. » En réalité, personne ne souhaitant voir cette année universitaire annulée par la grève, le programme des examens devrait être adapté à des enseignements plus ou moins rattrapés. « Aucun responsable politique ou universitaire ne le dira officiellement, décrypte un professeur d'anglais de Paris-IV, mais les étudiants brandiront un parchemin obtenu au rabais. Il est impossible de rattraper dix semaines de cours en une ou même cinq semaines ... »
Autrement dit l'année est gâchée et les diplômes seront bradés comme ce fut le cas à l'été 1968. Alors qu'il est si difficile aujourd'hui de trouver un emploi stable, fût-ce avec un diplôme de qualité, les activistes qui organisent le blocage des facultés, empêchant ceux qui veulent étudier, et dont la situation est souvent modeste, de suivre les cours et ruinant l'année universitaire, ont une attitude criminelle, d'autant que les meneurs sont souvent issus de familles de nantis qui il' ont guère, elles, de problèmes de pouvoir d'achat !
Différents scénarios sont envisagés pour sauver ce qui peut encore l'être. Seule Toulouse-Il a évoqué pour l'heure la possibilité d'un semestre blanc, avec la moyenne pour tout le monde. Un cas extrême qui consisterait à "donner" une partie de l'année aux étudiants, ce que souhaite activement la Coordination nationale. Mais la majorité des universités n'est pas favorable à ce scénario qui achèverait de les discréditer. A Rouen, autre cas particulier, on prévoit des rattrapages l'an prochain, avec la possibilité pour les étudiants ayant obtenu 70 ou 80 % de leurs unités de passer en année supérieure. Mais la plupart des universités ont décidé de rattraper une partie des cours et de repousser les, examens en juin ou en septembre au lieu de mai solution retenue le 22 avril par François Fillon sur France Inter. Si certaines universités comme - Rennes-II pensent rattraper quatre semaines de cours, d'autres comme Paris-IV n'en rattraperont qu'une seule. Et pour organiser des cours supplémentaires, il faudrait inventer des salles disponibles et dégager de nouveaux horaires. Un vrai casse-tête pour Ja Sorbonne déjà « pleine comme un œuf ». « Il nous est impossible de prolonger les enseignements, car les étudiants étrangers doivent repartir chez eux avec leur diplôme, explique dans Le Figaro Michel Fichant, président du comité stratégique de l'université. « Les étudiants français, eux aussi, ont des engagements pour des contrats de travail ou besoin d'attestation de diplôme pour changer de filière. » A Tours, comme à Perpignan ou à Toulon, la présidence de l'université a décidé de décaler le calendrier universitaire d'un mois. « Nous ne voulions pas d'un rattrapage de façade d'une ou deux semaines », explique Jérôme Barrère, chef de cabinet du président. Rattrapage, examens, délibérations : l'année sera exceptionnellement bouclée le 3 juillet cette année. « Nous ne voulions pas donner les diplômes ni annuler le semestre. »
Et dire que Sarkozy promettait pendant sa campagne électorale de rétablir l'ordre, la discipline, de défendre la valeur travail et de redonner ses lettres de noblesse à l'école et à l'université française !
Jérôme BOURBON, - 24 AVRIL 2009 - RIVAROL
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