Messagepar Pat » 10/10/2008 - 16:13
Immigration : rien n'est réglé !
LES gouvernements changent, les majorités passent et la question du renvoi des clandestins n'est toujours pas résolue tandis que le lobby immigré fait entendre puissamment sa voix à travers ses relais médiatiques, politiques et associatifs. L'incendie le 22 juin du centre de rétention (CRA) de Vincennes est un modèle du genre. Que s'est-il passé ce jour-là ? Une manifestation de soutien aux étrangers retenus dans ce CRA, le plus grand de France avec une capacité de 280 places, se déroule aux abords du centre avec les associations habituelles (CIMADE, RESF, etc).
UN INCENDIE CRIMINEL
Aussitôt des retenus commencent à dégrader les locaux, cassant portes et fenêtres et rassemblant des matelas en plusieurs points du bâtiment. Quelques minutes plus tard, plusieurs départs de feu sont enregistrés. Les incendies, qui ont détruit les deux bâtiments du centre, n'ont été circonscrits que dans la soirée. Les responsabilités ne font aucun doute : les immigrés du CRA ont volontairement mis le feu à un ensemble flambant neuf. Ce qui n'empêche pas la gauche et l'extrême gauche de justifier le comportement des illégaux. Ainsi l'hebdomadaire trotskiste Lutte ouvrière encense « les détenus (qui) ont allumé des feux pour protester et pour que la situation soit connue à l'extérieur ». Et LO de s'émouvoir de ces « personnes désespérées, raflées quelques jours avant à leur travail ou dans le métro, menacées d'expulsion manu militari, souvent après des années de présence en France et des demandes de régularisation n'aboutissant pas ou des cartes de séjour non renouvelées; souvent en laissant ici leurs familles, parfois leurs enfants. »
D'où la conclusion sans ambages de la secte de Laguiller : « La veille de l'incendie, le Centre de rétention administrative de Vincennes, était une véritable usine à expulsions : en 2007, plus de 5 000 personnes y ont été emprisonnées (sic). Il y avait pire que sa destruction : son existence. Ce sont les 27 centres de rétention qui devraient fermer. La chasse aux migrants doit cesser, tous les sans-papiers et leurs familles qui vivent et travaillent ici et en Europe doivent être régularisés ! »
Et comme toujours la mort d'un clandestin est aussitôt exploitée afin de paralyser l'action des pouvoirs publics et de susciter l'émotion de la population. En effet, la veille de l'incendie, Belkacem Souli, un Tunisien de 41 ans, décède d'un arrêt du cœur. Banal, mais le MRAP exige sur-Ie champ qu' une commission indépendante enquête sur cette mort forcément anormale et brutale, juge trop tardive l'arrivée des secours. La Cimade (Comité intermouvements auprès des évacués) flétrit quant à elle les conditions de détention, la mauvaise hygiène et les brutalités policières. Mais si leur situation en France est si apocalyptique, pourquoi ces immigrés font-ils des pieds et des mains (jusqu'à s'automutiler ou à incendier les bâtiments, au risque d'y périr) pour rester coûte que coûte sur le territoire national ? Si la police est si inhumaine, les bâtiments si insalubres, les conditions de vie si insupportables, on se demande ce qui pousse tous ces gens à rester dans l'enfer.
La vérité, c'est que comme toujours les dégradations sont le fait des allogènes. Rappelons-nous les différents incendies des foyers pour clandestins à Paris il y a quelques années. Chaque fois l'enquête a montré que le feu n'était pas dû à la vétusté des immeubles ou à leur insalubrité mais qu'il avait été allumé par les habitants. Tantôt intentionnellement, tantôt à la suite d'une folle imprudence, tantôt lors de règlements de comptes.
LA COMPLICITÉ OBJECTIVE DU POUVOIR
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP et député des Hauts-de-Seine, a certes raison d'incriminer la responsabilité des associations d'extrême gauche dans l'incendie du CRA de Vincennes : « Il n'est pas tolérable que des collectifs ; type RESF (Réseau éducation sans frontières) viennent faire des provocations aux abords de ces centres, au risque de mettre en danger des étrangers retenus. » Mais pourquoi le gouvernement UMP qu'il soutient n'a-t-il jamais sévi contre ces organisations subversives qui s' enorgueillissent de violer la loi en aidant au séjour de clandestins et en voulant empêcher leur expulsion ? Ce n'est d'ailleurs pas là une nouveauté sous Sarkozy : jamais la droite parlementaire n'a pris la moindre mesure de rétorsion à l'égard des associations d'aide aux clandestins. Et lorsque des "sans-papiers" paradent dans des manifestations, des défilés, jamais la police n'en profite pour les interpeller ! C'est donc bien la preuve qu'il y a complicité objective entre les gouvernants et le lobby de défense des clandestins - c'est-à-dire, répétons-le, des hors-la-loi. Car lorsque le gouvernement veut vraiment faire appliquer la loi, il le fait. Comme le prouvent la sévérité de la répression routière ou la chasse implacable au révisionnisme historique. Rien de tel quand il s'agit d'allogènes : alors que l'on connaît les auteurs de l' incendie, un seul a été à ce jour placé en détention provisoire, un Malien d'une trentaine d'années.
ET UN NOUVEAU PLAN BANLIEUES !
Et ce n'est pas le Plan Espoir Banlieues lancé officiellement à Meaux par François Fillon et que Nicolas Sarkozy avait dévoilé le 8 février, à l'issue d'un Comité interministériel des villes et du développement social urbain, qui va changer quoi que ce soit à la submersion migratoire dans notre pays. Au contraire puisque ce dispositif repose sur le principe de la discrimination positive qui consiste à donner la priorité à l'allogène sur le national, au Français de papier sur le Français de souche. Le Premier ministre, entouré de dix ministres et secrétaires d'Etat, dont la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Xavier Bertrand (Travail), Christine Boutin (Ville) ou Jean-Louis Borloo (Développement et Aménagement durables), a déclaré que le dispositif, maintes fois repoussé, serait financé par "redéploiement".
Dans un entretien au quotidien Métro, Fadela Amara assure n'avoir aucune « inquiétude sur le plan budgétaire » car, au total, « au moins un milliard d'euros sera consacré au plan », affirme-t-elle. Interrogé sur cette évaluation, François Fillon a simplement renvoyé au chiffrage donné en février par le président de la République, qui avait annoncé pour seule mesure un prélèvement de 500 millions d'euros sur l'enveloppe transports du « Grenelle de l'environnement » afin de désenclaver les quartiers. Mais, de toute façon, qu'il coûte à la collectivité un milliard ou davantage, ce plan qui bénéficiera à 215 quartiers sera dilapidé en pure perte.
Selon Fadela Amara, 250 millions d'euros sont débloqués pour la mise en œuvre des « contrats autonomie » destinés aux moins de 26 ans, mesure-phare du plan. « Les premières signatures se feront dès juin. L'idée, c'est que le jeune soit coaché pour qu'il puisse être mis en situation d'emploi et ensuite suivi sur une période de six mois », a-t-elle expliqué sur RTL dans un français approximatif. Son objectif « est de diviser par deux sur la période de trois ans qui vient le chômage des jeunes dans les cités », grâce à la signature de 45 000 « contrats autonomie » sur trois ans, avec des organismes publics ou privés. Bienheureux jeunes des cités qui ont droit à l'accompagnement personnalisé dont sont privés tant de jeunes Français diplômés cherchant en vain du travail !
200 millions d'euros seront alloués au volet éducation du plan, dont une partie entrera en vigueur dès la prochaine rentrée scolaire. Il prévoit la création d'internats de réussite, l'accès de 5 % des lycéens issus des quartiers dits sensibles aux classes préparatoires, et des transport scolaires facilitant ce qu'ils appellent la mixité sociale pour des élèves de CM1 et CM2. Autant dire que les khâgnes et autres prépas vont perdre beaucoup de leur lustre avec cette prime carrément ethniciste. Puisqu'il suffira d'être de couleur pour, au nom des quotas, intégrer, même sans le mériter, nos grandes écoles. Ce scandale, que se sont bien gardés de dénoncer les syndicats d'enseignants, avait commencé avec Sciences Po. On entend désormais le généraliser.
Par ailleurs, 4 000 policiers supplémentaires vont être recrutés pour être affectés dans les « quartiers sensibles » au sein de 200 unités territoriales de quartier. 2 millions d'euros seront consacrés aux « délégués de cohésion entre la population et la police » recrutés parmi les réservistes. Mais là encore les chiffres ne doivent pas leurrer. C'est moins le nombre de képis qui pose problème que l'impuissance de la police à qui l'on ne donne pas les ordres de fermeté de crainte des bavures et de la pression médiatique.
HOURVARI AUTOUR DE "LA DIRECTIVE RETOUR"
Et ce qui est vrai en France l'est également en Europe où il suffit qu'un immigré entre dans un pays de l'Union pour pouvoir se déplacer librement dans tous les autres. Et cette Europe-passoire n'est nullement décidée à se protéger. Il n'est pour s'en convaincre que de voir l'hostilité provoquée par la « directive retour » qu'a votée le Parlement européen et qui prévoit au maximum 18 mois de rétention et un bannissement de cinq ans pour les immigrés clandestins. Les députés du Front national qui, une fois n'est pas coutume, ont voté cette directive, qualifiée de « directive de la honte » par la gauche immigrationniste, sur le renvoi des clandestins ne sont d'ailleurs pas dupes. Bruno Gollnisch a justement dénoncé « la comédie politicienne bien rodée entre gauche et droite : la gauche proteste pour obtenir des droits supplémentaires pour les immigrés, qu'elle obtient, tout en donnant à la droite un label de fermeté factice » alors qu'« en réalité, ce texte tel qu'amendé organise beaucoup plus les droits des clandestins expulsables et leur maintien en Europe qu'il ne garantit leur retour. La rétention en centres fermés ? Un dernier recours, extrêmement encadré. Sa durée de 18 mois ? Ce n'est qu'une limite supérieure, exceptionnelle : les Etats qui ont des plafonds légaux inférieurs les conserveront. Le délai de départ volontaire ? Il évite aux intéressés l'interdiction du territoire de l'Union. Et les Etats sont invités à procéder au moindre prétexte à une régularisation. Autrement dit, la France, qui a la législation la plus laxiste d'Europe, ne sera pas obligée d'en changer ni de la durcir ! Mais M. Sarkozy pourra faire croire le contraire, servi en cela par les gesticulations théâtrales de la gauche. C'est seulement en raison des quelques aspects positifs de ce document que nous l'avons voté, considérant que la politique du pire est toujours la pire des politiques. »
CHAVEZ S'EN MÊLE
En tout cas, les pays européens qui appliqueraient la nouvelle directive sur le renvoi des sans-papiers ne recevront plus de pétrole vénézuélien à en croire Hugo Chavez. Le président du Venezuela, et chef de file de la gauche antilibérale, a en effet menacé de couper les robinets de son or noir aux pays européens. Une menace à la portée limitée puisque. selon les derniers chiffres disponibles, la part du pétrole vénézuélien dans la totalité des importations de l'Union européenne ne représentait que 0,9 % en 2005. Autre riposte envisagée par Chavez : renvoyer chez eux les investisseurs étrangers présents au Venezuela. « De la même façon que les pays européens décideront de renvoyer des immigrants sans papier vers leur pays d'origine, les pays d'Amérique latine pourront de leur côté décider le retour des investissements européens », a martelé l'ami de Fidel Castro que l'on a connu mieux inspiré. Mais après le naufrage du sauvetage d'Ingrid Betancourt où il a été manipulé de bout en bout par les FARC, Chavez se croit sans doute obligé de se gauchir pour rester l'idole de la galaxie altermondialiste ...
Jérôme BOURBON. Rivarol du 4 juillet 2008

Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.