“Dans les prochains jours, je vais proposer la suspension totale pendant un an des droits de douane sur les céréales”. Cette déclaration est celle de Marianne Fischer Boel, membre du parti libéral danois (!) et commissaire européen chargé de l’agriculture et du développement rural. Mais ce n’est pas tout, Michel Barnier (le ministre sarkozyste de l’agriculture) ajoute : « Si on supprime les barrières tarifaires, il est très difficile d’imaginer qu’on pourra les réintroduire plus tard ». La cible n’est donc pas le prix du blé mais sans doute ses protections douanières, rendant nos agriculteurs, déjà bien mal en point, totalement vulnérables aux producteurs céréaliers des autres pays. Après avoir démantelé l’industrie sidérurgique au cours des années 80, la Commission a donc résolu, dans la perspective de la renégociation de la P.A.C., d’étouffer ce qui reste de paysannerie dans nos contrées.
Les ministres européens ont aussi décidé mercredi de supprimer pendant un an la mise en jachère obligatoire de terres céréalières dans l’U.E. « Ce changement vise à répondre à la situation de plus en plus tendue sur le marché des céréales. Il devrait permettre d’augmenter la récolte de céréales de l’année prochaine de 10 millions de tonnes au moins. » Une remarque intelligente a été celle de la présidence portugaise de l’UE souhaitant constituer des réserves céréalières stratégiques (sur le modèle des réserves pétrolières américaines). À suivre donc. Quoi qu’il en soit, si la politique européenne devait avoir une devise ce serait sans doute celle-ci : « Voler aux pauvres du Nord pour donner aux riches du Sud »…
En Europe, ce qu’on aime le plus, c’est s’enfoncer dans l’erreur le plus vite et le plus profondément possible. Ainsi l’équation « si la société libérale a des problèmes c’est parce qu’elle ne l’est pas assez » est suivie à la lettre par des gouvernements qui n’en démordent pas! L’augmentation du prix du blé (85% entre 2005 et 2006 qui, cela dit en passant, existe aussi au Mali, au Niger et au Burkina) que vous pouvez admirer sur ce schéma [source : Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales] doit donc être réglée de la manière suivante :
“Dans les prochains jours, je vais proposer la suspension totale pendant un an des droits de douane sur les céréales”. Cette déclaration est celle de Marianne Fischer Boel, membre du parti libéral danois (!) et commissaire européen chargé de l’agriculture et du développement rural. Mais ce n’est pas tout, Michel Barnier (le ministre sarkozyste de l’agriculture) ajoute : « Si on supprime les barrières tarifaires, il est très difficile d’imaginer qu’on pourra les réintroduire plus tard ». La cible n’est donc pas le prix du blé mais sans doute ses protections douanières, rendant nos agriculteurs, déjà bien mal en point, totalement vulnérables aux producteurs céréaliers des autres pays. Après avoir démantelé l’industrie sidérurgique au cours des années 80, la Commission a donc résolu, dans la perspective de la renégociation de la P.A.C., d’étouffer ce qui reste de paysannerie dans nos contrées.
Les ministres européens ont aussi décidé mercredi de supprimer pendant un an la mise en jachère obligatoire de terres céréalières dans l’U.E. « Ce changement vise à répondre à la situation de plus en plus tendue sur le marché des céréales. Il devrait permettre d’augmenter la récolte de céréales de l’année prochaine de 10 millions de tonnes au moins. » Une remarque intelligente a été celle de la présidence portugaise de l’UE souhaitant constituer des réserves céréalières stratégiques (sur le modèle des réserves pétrolières américaines). À suivre donc. Quoi qu’il en soit, si la politique européenne devait avoir une devise ce serait sans doute celle-ci : « Voler aux pauvres du Nord pour donner aux riches du Sud »…
En Europe, ce qu’on aime le plus, c’est s’enfoncer dans l’erreur le plus vite et le plus profondément possible. Ainsi l’équation « si la société libérale a des problèmes c’est parce qu’elle ne l’est pas assez » est suivie à la lettre par des gouvernements qui n’en démordent pas! L’augmentation du prix du blé (85% entre 2005 et 2006 qui, cela dit en passant, existe aussi au Mali, au Niger et au Burkina) que vous pouvez admirer sur ce schéma [source : Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales] doit donc être réglée de la manière suivante :
“Dans les prochains jours, je vais proposer la suspension totale pendant un an des droits de douane sur les céréales”. Cette déclaration est celle de Marianne Fischer Boel, membre du parti libéral danois (!) et commissaire européen chargé de l’agriculture et du développement rural. Mais ce n’est pas tout, Michel Barnier (le ministre sarkozyste de l’agriculture) ajoute : « Si on supprime les barrières tarifaires, il est très difficile d’imaginer qu’on pourra les réintroduire plus tard ». La cible n’est donc pas le prix du blé mais sans doute ses protections douanières, rendant nos agriculteurs, déjà bien mal en point, totalement vulnérables aux producteurs céréaliers des autres pays. Après avoir démantelé l’industrie sidérurgique au cours des années 80, la Commission a donc résolu, dans la perspective de la renégociation de la P.A.C., d’étouffer ce qui reste de paysannerie dans nos contrées.
Les ministres européens ont aussi décidé mercredi de supprimer pendant un an la mise en jachère obligatoire de terres céréalières dans l’U.E. « Ce changement vise à répondre à la situation de plus en plus tendue sur le marché des céréales. Il devrait permettre d’augmenter la récolte de céréales de l’année prochaine de 10 millions de tonnes au moins. » Une remarque intelligente a été celle de la présidence portugaise de l’UE souhaitant constituer des réserves céréalières stratégiques (sur le modèle des réserves pétrolières américaines). À suivre donc. Quoi qu’il en soit, si la politique européenne devait avoir une devise ce serait sans doute celle-ci : « Voler aux pauvres du Nord pour donner aux riches du Sud »…
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