Bernard Kouchner en visite surprise à Bagdad
Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a commencé dimanche 19 août une visite surprise à Bagdad, a annoncé le Quai d'Orsay. Il s'agit de la première visite d'un ministre français depuis l'attaque de l'Irak en 2003 par la coalition américano-britannique, à laquelle Paris avait refusé de se joindre.
La Maison Blanche s'est d'ailleurs empressée de saluer cette visite estimant qu'il s'agissait d'"un exemple de plus (...) de la volonté croissante de la communauté internationale d'aider l'Irak à devenir un Etat stable et sûr".
"C'est un problème irakien et il doit être réglé par les Irakiens. Ce que je pense et ce que M. Sarkozy (le président français Nicolas Sarkozy) pense, c'est qu'il n'y a pas de solution militaire, et c'est une position constante de notre pays", a déclaré M. Kouchner à propos de la situation du pays."Nous devons tenir compte de la réalité, y compris bien sûr la position américaine", a ajouté M. Kouchner.
"Nous sommes disposés à être utiles. Mais la solution est entre les mains des Irakiens, pas entre les mains des Français. Prêts, oui, mais avec le peuple irakien", a poursuivi M. Kouchner.
En 2003, Bernard Kouchner s'était démarqué de la position française en défendant une ligne qu'il qualifiait de "Ni guerre, ni saddam", dans un point de vue publié dans Le Monde le 4 février 2003. Il avait multiplié les déclarations favorables à une intervention militaire en Irak dans un cadre onusien. Et avait déploré que les Français soient devenus "américanophobes".
CRISE POLITIQUE
Cette visite intervient alors que l'Irak est toujours en proie à la violence et que le gouvernement ne semble pas sortir de la crise politique. Dimanche, au moins 12 personnes ont été tuées et 31 blessées dans une violente attaque au mortier dans la banlieue est de Bagdad, alors que des affrontements se produisaient, dans la même zone, entre des miliciens chiites et des soldats américains. Mardi, le pays a connu l'attaque la plus meurtrière depuis 2003 avec plus de 400 morts.
Sur le plan politique, le gouvernement irakien est paralysé depuis plusieurs mois par des querelles entre partis sunnites et chiites, qui ont provoqué au total le départ ou le boycottage de 17 ministres sur 40. Les dirigeants des principales communautés irakiennes se sont accordés sur la tenue d'un sommet de crise pour sauver la coalition gouvernementale, mais aucune date pour cette rencontre n'est encore avancée.
Source: http://www.lemonde.fr
Ca y est, les vacances de Sarko chez Bush étaient une couverture et c'était prévisible que dès son retour, SUPERPRESIDENTnous en fasse encore une. Mais là, c'est grave. Je parlais récemment plus ou moins en rigolant que nos soldats français allaient partir mourrir en Irak, il semble que les choses se précisent... Cette fois, Sarko met en danger la France. A nous les bons attentats
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Bernard Kouchner lors de sa visite surprise à Bagdad, le 19 août 2007.
