Messagepar Danisiam » 21/09/2007 - 5:09
Chaque Homme, d'où qu'il vienne, quelle que soit sa religion, sa couleur ou sa langue, peut devenir un Français à part entière, peut faire de la France sa nation de coeur. Il suffit pour cela qu'il le veuille. D'accord. Ce principe des Lumières s'est plus ou moins bien vérifié dans les périodes d'immigration, tant que celle-ci ne se faisait qu'entre pays européens.
Depuis l'immigration massive venue d'Afrique, l'assimilation a échoué. Certains reprochent à l'Etat cet état de fait, d'autres aux immigrés eux-mêmes. Mais la question au final est ailleurs, au lieu de se demander si cet échec incombe aux dirigeants ou aux immigrés, demandons-nous s'il était évitable.
Et si la diversité et les différences, lorsqu'elles deviennent conséquentes, ne pouvaient mener qu'à la division de la société, et donc à son affaiblissement ? Si l'unicité d'un peuple constitué d'Hommes d'horizons très différents n'était qu'éphémère voire illusoire ? Si l'assimilation avait échoué non pas par maladresse mais bien parce qu'elle est, au fond, impossible ?
Et si finalement, ce principe majeur des Lumières, l'universalisme, n'était plus qu'une étoile morte ?
Evidemment ces questions ne se posent pas dans le paysage médiatique français, puisque la Révolution n'est pas une demi-mesure. Rien n'est contestable, on ne peut pas remettre en question, même sur un sujet précis, l'Idéal Républicain.
Il est tout, le début et la fin, personne ne pense ni ne parle en dehors de ses frontières. Chaque débat, aussi intéressant soit-il, reste borné de part et d'autres par le dogme républicain. C'est l'axiome de toute critique, de toute analyse, et comme tout tyran, il condamne l'esprit libre à l'obscurantisme.
Et ainsi, en invalidant dans l'oeuf les diagnostics non conformes à la doxa universaliste, les forces de ce pays continuent de mener les mêmes politiques, au nom de leurs "grands" principes, et accessoirement de quelques intérêts commerciaux. Les flux immigratoires ne cessent de compliquer les problèmes du peuple de France, économiques mais aussi identitaires, et donc les conflits communautaires.
Et si l'on adhère pas à ses jolies théories, cette générosité franco-française, l'anathème du racisme ne se fait pas attendre. Il est interdit de remettre en question la nationalité réelle de l'Arabe qui t'insulte de "sale Blanc" ou de "sale Français", puisque même s'il parle arabe, s'il prie Allah et s'il n'aime pas la peau pâle, sa carte d'identité est bleue comme la nôtre, et donc il est un Français comme n'importe quel autre. Ou bien, dans le pire des cas, s'il ne se sent pas attaché à la nation, c'est à cause de sa situation sociale. Rien de définitif là-dedans, juste une question de conjoncture...Voilà ce que les extrêmistes des Lumières considèrent comme l'indiscutable Vérité.
Ou alors on tente de camoufler cet échec. Voyant que l'Autre refuse de s'assimiler, on ne lui demande même plus de le faire, on s'adapte à lui. L'assimilation est presque inversée. Il ne devient pas nous, donc nous devenons lui. Propagande pour le métissage, la Marseillaise en arabe, le rap utilisé par les profs dans les ZEP comme méthode pédagogique, la construction de Mosquées par l'Etat...bref la xénophilie par excellence.
Est-ce mieux ? C'est peut-être plus lucide que l'universalisme béat qui croit pouvoir uniformiser n'importe quel étranger oui...moins naïf, moins prétentieux c'est certain...mais est-ce vraiment mieux ? Se faire coloniser par la culture de l'Autre puisqu'il ne peut ou ne veut pas adopter la nôtre ? Moui...assimilation, intégration, cela revient au même en définitive.
Dans le premier cas le communautarisme est réel, il existe puisque l'Autre reste "autre" et ne devient pas "nôtre", mais cet échec est nié au nom d'un idéal républicain qui n'est plus qu'une façade, dans le second cas ce communautarisme est assumé et n'exige plus l'assimilation de l'autre mais juste son intégration, sans aucun sacrifice de sa part. Pire, on nie notre propre culture, notre identité, pour adopter la sienne ; "ne change pas, nous changerons pour toi". Dans les deux cas la nation est plurielle, la société est disloquée, tout comme le peuple. Est-ce cela que l'on veut ?
Accueillir sans même demander à l'Autre de "devenir" comme nous voire se sacrifier à sa place, ou bien lui demander de changer hypocritement en sachant qu'il ne le fera pas, est-ce là notre seule alternative ?
Lumières bornées dans leur théories ou Lumières fourvoyées se résignant au modèle multiculturel, nos phares qui autrefois ont pu nous éclairer pour sortir du despotisme monarchique ne semblent plus briller aujourd'hui que pour éblouir et aveugler la grande majorité des gens, les autres étant contraints à la dissidence, forcés à vivre le "côté obscur" de l'idéal républicain : insécurité physique et sociale, racisme anti-blanc, négation de l'identité... A l'ombre des Lumières.
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS