Discrimination : Adecco et L'Oréal condamnés
PARIS - La cour d'appel de Paris a condamné vendredi les Laboratoires Garnier, la société de travail temporaire Adecco et sa filiale Ajilon (ex-Districom) à 30.000 euros d'amende chacun pour discrimination raciale à l'occasion du recrutement de démonstratrices en 2000.
SOS-Racisme, partie civile, s'est vu allouer 30.000 euros de dommages et intérêts, somme que devront verser solidairement les trois sociétés condamnées et la directrice-adjointe de Districom à l'époque des faits, Thérèse Coulange, condamnée à trois mois d'emprisonnement avec sursis.
Le 15 mai dernier, le parquet général avait requis au moins 100.000 euros d'amende respectivement contre Adecco et sa filiale Districom, ainsi que Thérèse Coulange mais la relaxe, au bénéfice du doute, des Laboratoires Garnier.
La cour a ordonné la publication judiciaire de cette décision dans deux organes de presse.
En revanche, la cour d'appel a relaxé Laurent Dubois, ancien directeur général des Laboratoires Garnier, et de Jacques Delsaut, directeur commercial d'Adecco. «C'est une décision absolument stupéfiante», a déclaré M. Dubois qui estime que les Laboratoires Garnier ont «démontré leur innocence à l'audience».
En première instance, Adecco, sa filiale Districom et les Laboratoires Garnier avaient été relaxés.
Tristan d'Avezac, porte-parole du groupe Adecco, s'est déclaré «surpris par le revirement de la cour d'appel», ajoutant que la société se réservait «la possibilité de se pourvoir en cassation compte tenu de l'importance de la condamnation et des montants».
Dans un communiqué, le groupe a précisé avoir adopté dès 1999 «un vaste plan d'action et de lutte contre les discriminations».
La cour d'appel a requalifié les faits de refus d'embauche en raison de critères discriminatoires en subordination d'une offre d'emploi à une condition discriminatoire, l'un des alinéa de l'article 225-2 du code pénal concernant la discrimination raciale.
Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, a salué vendredi «une décision assez logique, en raison du système de discrimination mis en évidence». Il espère que cette jurisprudence «fera date car il y a pas mal de dossiers de ce type dans les cartons».
L'affaire a été lancée par une plainte de l'association SOS-Racisme qui avait produit un fax du 12 juillet 2000 envoyé à des agences d'intérim par Mme Coulange, employée de Districom, une filiale d'Adecco chargée de monter des opérations promotionnelles.
Y était détaillé le profil des hôtesses recherchées par L'Oréal pour faire la démonstration de ses nouveaux produits de la ligne «Fructis Style»: 18-22 ans, taille de vêtement 38 à 42, BBR. Ce dernier code signifierait en fait «bleu, blanc, rouge» pour exclure les candidates de couleur.
Source: AP
J'ai pu voir ceci sur M6, où Dominque Sopo président de €O€-Racisme commentait cette affaire.
Derrière lui, une grande affiche :
Votez pour une République métisse
Si une organisation associative ou autre aurait fait une affiche :
Votez pour une République blanche
€O€ Racism et toute la bande aurait crier au racisme, et pourtant...
Pourquoi serait-il raciste de dire votez une République blanche que de dire votez pour une République métisse ?
Bref...


