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Prodeo
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Prodeo » 26/05/2010 - 7:53

12 mesures pour 2012 : Présentation du livre de François Billot de Lochner

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En ce soir d'élection du 17 mai 2012, la France tout entière retient son souffle : que va faire le président élu ? Partir naviguer en Méditerranée, organiser un débat sur la burqa, créer une nouvelle taxe carbone, ou se disperser fébrilement sur l'accessoire pour ne pas s'occuper de l'essentiel ? Va-t-il, comme cela est si fréquent, tourner le dos à l'espoir profond des Français en dépit des promesses de campagne, et renier ainsi, une nouvelle fois, l'honneur de l'élection ? Va-t-il suivre la pente des faiseurs d'opinions unanimes et des principaux responsables de ce que le général de Gaulle appelait le Système ", et laisser la France renoncer définitivement à être ? Va-t-il s'en remettre à ce que Bernanos appelait " l'extraordinaire légèreté des "gens sérieux" " ? La situation est si grave qu'il pourrait se poser la question : " Par où commencer ? " Par le Fouquet's ? Non. Il va s'enfermer seul avec ses dossiers, et passer la nuit sur douze mesures ne répondant pas nécessairement toutes aux angoisses immédiates des Français, mais qui pourtant sont décisives pour l'avenir... C'est la raison pour laquelle il doit les décider tout de suite : demain à l'aube, il le dira au monde entier, la France change de cap, elle a choisi la vie.

Les douze mesures :
- Rétablir la liberté d’expression
- Protéger la femme et l’enfant
- Garantir l’ordre public
- Rétablir l’excédent budgétaire
- Réorganiser un service national
- Sanctuariser la famille
- Reconstruire le système monétaire international
- Revisiter la loi Veil
- Décider de l’Union européenne
- Remettre le travail au cœur de la société
- Stopper provisoirement les flux d’immigration
- Libérer l’enseignement

Source : wanaklub et LibertéPolitique.
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Tireur_isolé
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Tireur_isolé » 26/05/2010 - 18:16


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_ Le coran,
salam alaykoum
:lol:
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
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Angelo
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Angelo » 10/06/2010 - 10:32

Je vais bientôt acquérir le livre d'Éric Zemmour "Mélancolie Française" :wink:

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Prodeo
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Prodeo » 17/06/2010 - 20:02

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LE PARADOXE DE LA CIVILISATION
(Editions de la Méduse, 2010)

En dépit de leur irréductible singularité, toutes les civilisations ne cessent de poursuivre un objectif commun : mettre en forme le chaos du monde. Le processus civilisateur n’est rien d’autre qu’une tentative perpétuellement renouvelée pour domestiquer la nature, en l’homme autant que dans son environnement. A partir de l’impulsivité et de l’anarchie qui caractérisent l’innocence de la vie sauvage, notre espèce s’efforce d’établir le règne proprement culturel de la concorde et de la justice.

Concrètement, cependant, les orientations civilisationnelles d’un peuple reposent toujours en leur fond sur une certaine idée de l’humanisme, qui sert de guide et d’horizon aux efforts de perfectionnement de l’ensemble du groupe. Or, au gré des époques, notre représentation de l’homme a elle-même considérablement évolué : tandis que l’Occident moderne et christianisé tend à établir une césure radicale entre l’ordre de l’animal et l’ordre de l’humain, les philosophes antiques envisageaient plutôt les diverses composantes du réel comme les polarités organiques d’un tout dont rien ne saurait rompre la continuité. Aussi estimons-nous souvent aujourd’hui que le développement de la civilisation doit nous arracher à la nature, pour nous per mettre d’accéder à une condition absolument supérieure à celle des bêtes, alors que nos ancêtres demandaient seulement à la culture de raffiner notre animalité, sans nous en abstraire.

Ces divergences de conceptions ont également inspiré des solutions variées aux grands problèmes sociétaux qui se présentent à l’homme depuis la nuit des temps. Quelle valeur accorde-t-on à l’institution légale de la répression poli­cière et de l’Etat, au bellicisme ou au pacifisme, voire à la fidélité conjugale et à la sexualité ? Quelles sont les finalités de l’éducation, du travail et de la délibération collective ? La violence peut-elle être bannie de l’espace public ou gagnerait-on au contraire à la sublimer d’une façon harmonieuse pour en préserver le substrat vital ? Avec le ren confucéen et l’humanitas gréco-romaine, d’un côté, puis l’humanitarisme des nations industrialisées, de l’autre, on a vu s’esquisser en filigrane deux modèles antagoniques de comportements civilisés.


Introduction :

Sous l’effet d’une longue tradition dualiste, initialement religieuse, mais revivifiée et rénovée depuis trois siècles par tout un pan de la philosophie des Lumières, l’Occident a souvent opposé unilatéralement les notions de « nature » et de « culture ». On trouverait d’un côté la sauvagerie instinctuelle, la force brute, l’emportement partisan et l’exacerbation vulgaire des sens ; de l’autre, en revanche, règneraient l’impartialité du jugement, la délibération scrupuleuse, la discussion paisible et la mainmise de l’entendement sur les actes. La culture s’établit en se dressant contre la nature, nous dit-on, de même que le fils s’émancipe en se dressant contre le père ou que le présent s’affirme en se dressant contre le passé. L’essor implique toujours un arrachement. Pour sortir d’un état, il faut atteindre l’état opposé, qui lui est tout à fait contraire : l’esprit ne s’impose qu’en rompant avec la matière, la maturité ne se conquiert qu’en renonçant aux héritages et l’on ne se trouve soi-même qu’en oubliant ce qu’on a été.

La civilisation humaine, dans ce schéma d’interprétation, ne se distingue pas de l’animalité par son incroyable degré de sophistication ; elle dépend d’un ordre qui n’a plus rien de commun avec celui des bêtes. L’homme civilisé n’est pas un chimpanzé inventif et doué qui, au terme d’un fastidieux travail culturel, mené de génération en génération, serait seulement parvenu à raffiner son comportement animal, jusqu’à lui donner une forme suprêmement élaborée ; l’homme civilisé, à l’inverse, aurait véritablement dépassé ses origines simiesques – ou devrait du moins sans cesse s’efforcer de le faire, s’il souhaite à proprement parler devenir humain. Même si nous descendons du singe, notre aboutissement ultime reste de conquérir une parfaite liberté à l’égard de nos instincts, de nos pulsions et de nos désirs, sous l’égide souveraine et surplombante de notre psyché, érigée en siège d’une subjectivité sans attaches et sans liens.

A travers l’état de culture, l’homme relèverait autrement dit d’une nature supérieure, qui lui serait entièrement spécifique. Ce privilège nous a parfois conduits à reléguer hors du champ de l’humanité ceux qu’on jugeait arriérés ou barbares : les peuples qui ne disposaient pas de croyances et d’usages conformes aux canons préétablis se trouvaient de ce fait assimilés à des hordes de fauves. Plus tard, on a pris l’habitude d’envisager l’accès à la civilisation comme un idéal critique de la Raison, sur le mode d’une exigence ininterrompue de perfectibilité : il n’a donc plus été nécessaire de déshumaniser irrévocablement les êtres plongés dans l’obscurantisme, puisqu’une nation n’est de toute façon apte à se réaliser dans sa grandeur que par paliers successifs, au fur et à mesure de sa lente marche vers le progrès. Mais, même dans cette seconde perspective, où la civilisation se trouve clairement apparentée à un processus continu d’amé lioration de la société plus qu’à un caractère presque spontané et immuable de l’espèce, nous ne sommes en mesure de nous imposer comme le centre de la création qu’à l’aide d’une capacité exclusive, dont nous pensons avoir l’apanage inné. Et cette capacité n’est autre que l’esprit.

On comprend par là pourquoi nous ne pouvons exprimer pleinement notre humanité qu’en mobilisant toutes les ressources de notre âme contre le reste de notre nature, c’est-à-dire contre le corps : le corps est précisément ce que nous avons en partage avec les animaux, tandis que l’esprit est ce par quoi nous sommes théoriquement davantage que de simples machines. Le prestige humain reposerait ainsi sur l’autonomie supposée de notre intelligence, qui nous permet de penser la vérité malgré le témoignage incertain de nos sens, et sur l’autonomie supposée de notre volonté, qui nous permet de nous tourner vers le bien, indépendamment de nos penchants et de nos aspirations. Ce qu’il y a de vénérable en nous découle de cette parcelle d’éternité qui nous constitue, de cet éclat de transcendance par lequel nous nous différencions de notre en vironnement ordinaire. Il nous est évidemment permis de nous fier à nos perceptions, dans les situations les plus prosaïques de notre existence, comme il nous est permis d’éprouver des senti ments, dans la sphère privée de notre intimité ; mais, chaque fois que nous décidons d’explorer le champ de la connaissance ou d’investir la sphère publique de la cité, à travers lesquels notre humanité se révèle à son niveau le plus remarquable, nous devons penser uniquement en fonction du permanent et de l’intel­ligible, plutôt qu’à partir des fluctuations sensibles, et prendre garde à toutes les passions aveugles qui nous enracinent dans un lieu et un temps : nous découvrirons par ce biais une vérité et une justice objectives, valables par-delà les contingences et les vicissitudes de l’instant. Car c’est bel et bien en nous tournant vers l’universalité des idées que nous nous montrons vraiment civilisés, de sorte que la culture ne peut plus être définie qu’en opposition à la nature, désespérément perdue dans le particulier.

Ce discours archétypal, autour duquel s’est souterrainement articulée la logique du monde occidental, dans ses grandes lignes au moins, pendant plus de deux millénaires, fut essentiellement le fruit de la tradition de pensée idéaliste, popularisée chez nous à partir de Parménide et de Platon. L’idéalisme a en effet durablement imprégné la plupart de nos philosophes, quoiqu’il ait bien entendu chaque fois assumé des visages profondément hétéroclites et divergents, selon les textes et les auteurs. Aujourd’hui, néanmoins, le paysage idéologique a considérablement évolué : les sciences contemporaines ont désormais abandonné le cartésianisme classique au profit d’un empirisme qui prend à vrai dire une teinte de plus en plus pragmatique. Mais nos représentations morales, quant à elles, sont en grande partie restées fidèles aux vieilles opinions et à toute la métaphysique qu’elles sous-tendaient. Jusqu’à un certain point, il est même raisonnable de dire que, dans ce domaine, nous n’avons que très peu remis en cause nos certitudes d’autrefois.

Là où la conduite des bêtes s’enferre encore généralement à nos yeux dans une nécessité inflexible et obtuse, on attend au contraire communément de l’homme qu’il utilise enfin son libre-arbitre et vogue avec détermination vers le royaume pacifié de l’esprit, dans le but de renoncer à ses impulsions frénétiques et d’échapper ainsi à la conflictualité permanente dont toutes les autres créatures semblent la proie. Du moins est-ce là une espérance fortement répandue parmi nos élites savantes, en particulier depuis le XVIIIe siècle. L’idéal d’une paix perpétuelle, tel qu’il a été reformulé à l’époque de l’Aufklärung, découle directement de notre foi en la pureté d’une rationalité affranchie de toutes les déterminations – celles de la nature, mais aussi des héritages et du passé. Nos lumières intérieures nous ouvriront un jour les portes d’un monde réellement ordonné, résolument unifié, indifférent aux racines locales, aux particularismes arbitraires ou aux dissensions passionnelles qui auraient pu nous diviser. Ce qui nous meut et nous émeut dans la dimension relative et changeante de l’hic et nunc n’a pas de légitimité devant la clairvoyance d’une pensée droite, véridique et absolue. Aussi l’émotion qui nous agite doit-elle céder le pas devant l’impératif catégorique d’une action morale étrangère à toute motivation personnelle et dévolue à la seule conformité au droit. Dans une veine moins laïque, on aurait dit que la composante la plus haute, la plus céleste et la plus angélique de notre être doit finir par dominer avec autorité sa composante la plus basse, la plus tellurique et la plus démoniaque, pour lui enlever toute possibilité néfaste d’expression.

L’horizon d’une paix sans limite, formulé à l’époque moderne par certains prophètes républicains et libéraux, n’avait d’ailleurs rien d’inédit. Nombre de chrétiens s’étaient déjà rangés très tôt sous sa bannière, dans les décennies qui avaient suivi la naissance de Jésus, en accompagnant le grand tournant universaliste encouragé par saint Paul. L’esprit, propre de l’homme, est notre seul point de contact avec le Verbe et les commandements divins ; lui seul peut nous arracher à la corruption de la chair animale, grâce aux lumières de la révélation, afin de poser les bases d’une pacification générale du monde. Ici également, l’absolu doit succéder au relatif, de manière à ce que l’Un, le Bien, l’emporte sur le Mal, comme violence multitudinaire… L’homme, être de culture, ne sera vraiment lui-même, et ne se montrera le fils aimant de son Créateur, que s’il parvient à rejeter la bête, en lui, qui le porte à l’avidité et à la destruction. Même l’amour est volontiers réinterprété au passage dans un sens désenraciné et décharné, soigneusement séparé de la pluralité incarnée des choses. Il ne s’agit plus prioritairement d’aimer des êtres singuliers – sa famille, ses amis ou des étrangers sympathiques à qui l’on accorde le gîte et le couvert –, mais surtout l’humanité en tant que telle, dans sa globalité impersonnelle et indifférenciée. L’amour ne s’étend plus autant qu’il le peut du prochain vers le lointain, au terme d’un travail difficile et fragile de sortie hors de soi, mais abolit proximité et distance dans l’abstraction d’une charité décorporéisée, censée valoir sub specie aeternitatis, et fondée en vérité ou en devoir avant d’être fondée en passion. Quant à l’attraction concupiscente, elle apparaît maintenant contraire à la valeur naissante de chasteté qui, en rabaissant tous les appétits charnels, devra aussi contribuer à éteindre les jalousies et à apaiser les haines. Lors de certaines périodes, chez les fidèles emportés par un zèle ascétique, la négation du désir pourra prendre une tournure intransigeante et conduire à la mortification des sens, ainsi qu’au retrait du siècle. Mais, sans même tenir compte de ces pratiques extrêmes, tantôt jugées saintes ou hérétiques, et en dépit une nouvelle fois des innombrables inflexions apportées au gré des âges à chaque aspect du dogme, notre espèce jouira plus que jamais d’un statut d’exception face à la faune, dans le christianisme, étant la seule à bénéficier d’une âme et à avoir été façonnée à l’image de Dieu ; par cela même, elle sera aussi la seule en mesure de surmonter la pesanteur de la nature terrestre.

Cette vision du monde a conquis dans nos contrées une influence incomparable, jusqu’à une date récente – d’abord dans son versant religieux, puis, plus fréquemment, dans son versant éclairé. Pourtant, elle n’a pas occupé dès l’origine le devant de la scène intellectuelle : dans la Haute Antiquité méditerranéenne aussi bien qu’orientale, un autre modèle prévalait, qui, tout en préservant une frontière discrète entre la bête et l’homme authentique, prenait soin de les replacer l’un et l’autre dans un même continuum. Chacun accordait aux représentants de notre espèce une plus grande marge de développement qu’à n’importe quel autre être vivant ; on entendait donc avec insistance s’ac­complir dans toute l’étendue de son humanité, dont on tenait soi-même avec orgueil à être la manifestation la plus brillante ; on voulait rivaliser d’intelligence, de caractère et de prouesse athlétique avec ses congénères. Mais on n’en rappelait pas moins que l’homme et l’animal participent d’une même souche, et l’on se défiait par conséquent de tout anthropocentrisme ; nul n’aurait songé à s’affranchir des inclinations biologiques du corps, ni des perceptions qui nous permettent d’étudier la pulsation physique des choses. Nous étions considérés comme des animaux parmi d’autres, simplement dotés de talents particuliers. La culture, à ce titre, n’était jamais conçue en opposition à la nature : on nous invitait plutôt à en faire des notions complémentaires, car le concept de complémentarité était alors érigé en véritable principe ontologique et se voyait appliqué à toutes les dichotomies. On avait coutume de dire en Chine : « La culture tient à la nature, la nature tient à la culture, comme sa bigarrure tient au tigre. Arrachez ses poils à la peau d’un tigre ou d’un léopard, et il ne vous reste que la peau d’un chien ou d’un mouton. » Confucius lui-même mettait déjà ses contemporains en garde contre la tentation de dresser l’une contre l’autre des forces qui gagneraient en fait à s’infuser mutuellement : « Quand le naturel l’emporte sur la culture, cela donne un sauvage ; quand la culture l’emporte sur le naturel, cela donne un pédant. L’exact équilibre du naturel et de la culture produit l’honnête homme. »

Instincts, pulsions et désirs génèrent certes des conflits ; mais si le but de la civilisation est de normaliser la violence entre les êtres, de contraindre nos orientations naturelles à se manifester d’une manière optimale, dans la société, il ne saurait être question pour autant de restreindre l’expression des passions, même à l’intérieur de la sphère publique, à moins de courir de plus grands dangers encore. L’harmonisation collective des comportements ne doit jamais aboutir à castrer symboliquement les individus, ni à les uniformiser, mais à établir un certain équilibre relationnel entre eux. La paix absolue n’est donc ni un idéal atteignable, ni un idéal sain. L’homme dispose potentiellement d’une place éminente au sein du système-monde ; en revanche, il n’a aucune raison valable de se tenir à l’écart de la lutte qui pétrit la pâte du réel : sa vocation est simplement de devenir adulte et de permettre à ses émotions de le devenir elles aussi, de façon à ce que les tensions interindividuelles débouchent sur une dynamique constructive plutôt que destructive. Tel est le paradoxe de la civilisation : elle a pour charge d’instaurer l’harmonie à partir d’un irréductible fonds belliqueux, c’est-à-dire qu’elle tentera, à son meilleur, de se substituer au chaos et à la dissonance sans en expurger le substrat vital.

Une telle conception n’était pas moins morale que la nôtre, dans la mesure où il faut à coup sûr une morale pour parvenir à sublimer les mœurs de l’homme. Mais l’image qu’on se faisait autrefois de l’éthique était très différente de celle à laquelle nous sommes habitués de nos jours : puisque, par la culture, nous devions seulement perfectionner notre nature pour lui permettre d’atteindre son seuil maximal d’excellence, la morale archaïque ne désirait pas tant nous arracher déontologiquement à nos impulsions que les raffiner arétiquement. Elle exigeait de nous rigueur et discipline pour nous accomplir ici-bas, dans le monde auquel nous sommes inextricablement mêlés, mais ne nous demandait pas de nous soumettre à des lois extérieures, venues du ciel des idées, qui nous éloigneraient spi­rituellement de la terre pour assurer éventuellement notre salut vers l’au-delà, après la mort. Le contenu de la morale, lui aussi, tranchait dès lors inévitablement avec certaines prescriptions modernes : nous n’étions pas sommés notamment, au nom d’une humilité niveleuse, de renoncer à la fierté ou à la gloire, mais de les magnifier au point d’en faire des atouts pour la cité. En aimant les autres, nous ne devions pas nous détourner de nous-mêmes, mais nous affirmer au sein de la communauté et nous épanouir pour le plus grand avantage du groupe.

Penser que la civilisation – l’esprit – peut s’établir en exaltant notre énergie naturelle – le corps – revient à tenter de concilier dialectiquement des polarités antithétiques. Civiliser la lutte au lieu de l’abolir revient à assurer la coexistence de l’Un et du Multiple, ou encore l’intégration respectueuse de la diversité polémogène dans une unité fraternelle. En matière politique, on trouve là les fondements d’une société où chaque individu se révèle pleinement dans sa personnalité tout en participant fédéralement à une œuvre commune, auprès des siens. Les ambitions ne sont pas éradiquées ; elles sont canalisées autant que possible vers des aspirations partagées et favorisent l’émulation générale des talents.

Cet ensemble de convictions, après son premier envol, se reconnaîtra encore chez tous les auteurs que les sagesses de la Haute Antiquité auront inspirés. Mais leur voix, au fil des ères successives, s’éteindra peu à peu dans une brume d’incompréhension. L’ancienne doctrine a très vite perdu de son aura, à considérer même qu’elle fût jamais vraiment hégémonique en dehors des cercles de lettrés, pour se perdre dans les rêves de quelques penseurs isolés. Cet oubli n’est pas fortuit. L’his toire, en frayant sa route, a exploré bien des sentiers, parcouru bien des chemins. Elle a expérimenté bien des erreurs et produit bien des catastrophes. Au long de son parcours, toutefois, elle n’a pas été aussi prompte à tenter l’aventure de la plus exigeante vertu. Qu’on ne s’y trompe pas : la conjonction harmonieuse des contraires se trouve au sommet d’une pente abrupte et la civilisation la plus digne se dresse à la crête de la plus terrible des montagnes. Des modèles à ce point subtils ne sont pas simples à réaliser. Ils guident le cœur et lui indiquent sa juste destination ; mais il n’est pas certain que quiconque parvienne un jour à contempler le monde depuis un promontoire si élevé…


Sommaire du Paradoxe de la civilisation :

Introduction

Première Partie – Le lien social dans ses rapports avec le désir d’agression

Essai I. – Naturalité et culturalité de la violence

Essai II. – Violence et civilisation

Deuxième Partie – La moralisation du comportement en Chine ancienne

Essai III. – Guerre, justice et pouvoir dans la Chine archaïque et classique

Essai IV. – Le devoir confucéen de vendetta

Essai V. – La civilisation progressive des mœurs dans la pensée de Maître Xun

Troisième Partie – Hommes et femmes, piliers de la civilisation

Essai VI. – La guerre des sexes, entre paternalisme et maternage

Essai VII. – Domination masculine et résistance du féminin : les sphères publique et privée à travers les âges

Quatrième Partie – L’héroïsme tragique : un horizon pour surmonter l’absurde

Essai VIII. – Jacob Burckhardt, penseur de la civilisation

Essai IX. – Le sport, de l’Antiquité à nos jours : métamorphoses et permanence de l’homme agonal

Cinquième Partie – La politique comme mode d’articulation de l’Un et du Multiple

Essai X. – La dialectique de l’individuel et du collectif dans l’œuvre de Proudhon

Essai XI. – Militarisme et patriotisme chez les socialistes français du XIXe siècle :

la promotion d’un internationalisme vitaliste et enraciné

Essai XII. – Georges Sorel et la morale révolutionnaire : une étude des Réflexions sur la violence (1908)

Source : http://www.thibaultisabel.com/
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Messagepar horizon7 » 20/07/2010 - 15:37

Mes lectures de ces derniers mois.. des classiques de la litterature. Rien d'innovant c'est peu de le dire !

Candide, Zadig, Micromegas de Votaire => Contes philosophiques satire de la societe moyen ageuse.

Le bourgeois gentilhomme, le malade imaginaire, l'avare de Moliere => Savoureux

Le colonel Chabert de Balzac =>Quelle ecriture ! On a l'impression là de lire quelque chose d'unique et de soigné.

L'ecume des jours de Boris Vian => Je voulais me faire une idée. Pas du tout aimé ce mélange de description détaillée avec le non sens des situations. Je trouve ca grotesque .. c'est la pataphysique.

Les paradis artificiels de Baudelaire => chiant, l'auteur fait l'etude d'un ecrivain drogué T.Quincey et met en lumiere le fait que le haschich anihile la volonté d'ecrire alors que la consommation de vin abetit. Tous ca pour ca. Chiant

La nuit des temps de Barjavel => roman tres surestimé à mes yeux !

On ne badine pas avec l'amour de Musset => piecette agreable à lire

La mare au diable de George Sand =>roman champetre et social, romantisme classique du XIXè. Tres belle ecriture. Pas vraiment d'histoire à proprement parler mais joli description de la campagne d'antan.

A contre flots => magnifique et ca confirme deja ce que je savais de Marine, notre Jeanne d'Arc contemporaine !

J'ai encore des classiques à lire que tout homme se doit d'avoir lu dans sa vie pour se faire une idée: Atalla, huis clos, Tartuffe, Macbeth, Othello, le pere goriot, voyage au botu de la nuit.. je ferai le compte rendu rapide comme ci de mes futures lectures. N'hesitez pas à réaigr. Ainsi, on peut voir si on a les memes points de vue ou non :)
Dernière édition par horizon7 le 20/07/2010 - 16:00, édité 1 fois.

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar horizon7 » 20/07/2010 - 15:42

Ah oui, comme je suis lecteur depuis peu, je ne connais pas trop les auteurs contemporains.
Vous confirmez que ces auteurs ne valent pas le coup d'etre lu ? Levy Werber Hoouellebeq Beigbeder Dantec D'ormesson. Je crois savoir que la plupart d'entre eux se resument à de la lecture fast food bobo gaucho (begebder, levy) et niant niant (Werber). Petit doute sur Dantec et D'orrmesson ?

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Maximus
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Maximus » 21/07/2010 - 0:23

Je me change un peu les idées cet été,
en passant par de bonnes BD,
avec de l'humour et de l'aventure.
en cours:

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:superg: :france2:
Faisons de la France un beau pays !

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horizon7
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar horizon7 » 22/07/2010 - 17:38

Joe BAR team :superg:

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Twig » 22/07/2010 - 21:23

horizon7 a écrit : l'etude d'un ecrivain drogué T.Quincey et met en lumiere le fait que le haschich anihile la volonté d'ecrire alors que la consommation de vin abetit. Tous ca pour ca. Chiant


De Quincey, Confessions of an English Opium-Eater. Confessions d'un anglais mangeur d'opium pour la traduction française, je crois. Ça par contre c'est un livre assez exceptionnel. En tout cas c'est considéré comme une référence en littérature anglophone. J'aurai probablement toute ma vie en tête le passage où il raconte qu'il ne pouvait apprécier l'opéra que quand il avait l'esprit embrumé par les vapeurs d'opium, et que l'italien lui glisse par-dessus la tête comme l'écume sur les rochers. Je m'en souviendrai parce que ça me fait le même effet, j'aime l'opéra italien justement parce que je ne comprends rien à l'italien.

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar JCL31 » 22/07/2010 - 22:45

Jovanovic > Notre Dame de l'apocalypse.... et par brèves étapes Joseph Messinger > Ces gestes qui manipulent et ces mots qui influencent...
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam
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Von Drekkenov
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Von Drekkenov » 23/07/2010 - 0:42

Moi je me suis enfin décidé et j'ai commencé à lire la Bible, j'espère terminer dans 2 ou 3 ans. :etude:

N'hésitez pas à mes porter dans vos prière afin que je termine ce que j'ai commencé. :-)

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Tireur_isolé
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Tireur_isolé » 23/07/2010 - 15:26

Von Drekkenov a écrit :Moi je me suis enfin décidé et j'ai commencé à lire la Bible, j'espère terminer dans 2 ou 3 ans. :etude:

N'hésitez pas à me porter dans vos prière afin que je termine ce que j'ai commencé. :-)



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Pat
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Pat » 23/07/2010 - 18:23

Pour mon fils Pour mon roi La reine Anne, mère de Louis XIV de Béatrix de l'Aulnoit et Philippe Alexandre.
Autrement, j'ai toujours une ou deux revues sous le coude, le dernier Éléments, le dernier Choc du Mois et histoire médiévales.
Je copie pas mal de textes sur internet pour pouvoir les lire plus facilement.
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Twig » 23/07/2010 - 21:02

Von Drekkenov a écrit :Moi je me suis enfin décidé et j'ai commencé à lire la Bible, j'espère terminer dans 2 ou 3 ans. :etude:

N'hésitez pas à mes porter dans vos prière afin que je termine ce que j'ai commencé. :-)


vache, y'en a qui en veulent.

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Von Drekkenov » 24/07/2010 - 15:31

Tireur_isolé a écrit :
Von Drekkenov a écrit :Moi je me suis enfin décidé et j'ai commencé à lire la Bible, j'espère terminer dans 2 ou 3 ans. :etude:

N'hésitez pas à me porter dans vos prière afin que je termine ce que j'ai commencé. :-)



*
_ Je prie, oui, pour ton salut, pour que ta bêtise te quitte aussi .



La bêtise m'a quitté depuis longtemps :arrow: J'aimerais seulement que tu m'expliques le sens de ton message :?:

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Von Drekkenov » 24/07/2010 - 15:33

Twig a écrit :
Von Drekkenov a écrit :Moi je me suis enfin décidé et j'ai commencé à lire la Bible, j'espère terminer dans 2 ou 3 ans. :etude:

N'hésitez pas à mes porter dans vos prière afin que je termine ce que j'ai commencé. :-)


vache, y'en a qui en veulent.


C'est sûr que tout le monde ne passe pas sa vie à fumer des joints, ça t'étonnes? :shock:

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar horizon7 » 27/07/2010 - 1:11

Je vois que dans l'ensemble vous lisez beaucoup de livres basés sur l'histoire et la politique. J'aimerai bien découvrir des auteurs contemporains de qualité.. je serai curieux de voir ce que vous conseilleriez :-)

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Maximus » 13/08/2010 - 23:44

L'art et la culture de l'Orient mésopotamien et iranien, l'émergence de l'Empire assyrien (IIe millénaire avant J.C) jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand (356-323 avant J.C).
Un livre de toute beauté, qui suit "Sumer" et ses découvertes archéologiques.
Ceux qui n'apprécient pas les lectures historiques seront ravis de découvrir des
photos d'objets d'art et de cultures anciennes, de quoi en étonner plus d'un.
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:superg:

Voir aussi le topic : La Mésopotamie antique.
Faisons de la France un beau pays !

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Tireur_isolé » 14/08/2010 - 9:18

horizon7 a écrit :Je vois que dans l'ensemble vous lisez beaucoup de livres basés sur l'histoire et la politique. J'aimerai bien découvrir des auteurs contemporains de qualité.. je serai curieux de voir ce que vous conseilleriez :-)



*
_ Jean Yanne et Pierre Desproges, la dérision la plus totale et pourtant un bon sens absolu...
:superg:
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar atilla » 14/08/2010 - 20:20

"Le serpent d'étoiles " de J Giono .

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar JCL31 » 02/09/2010 - 14:20

Livres intéressants:
Guerre et mondialisation
La vérité derrière le 11 septembre >par Michel Chossudovsky ICI
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Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial > par Michel Chossudovsky ICI

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Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Pat » 02/09/2010 - 17:52

Charlemagne de Georges Minois aux éditions Perrin , le dernier n° de monde & vie et La Nouvelle Revue d'Histoire de sept/oct.
À signaler que la NRH va sortir un hors série n° 1 sur l'Afrique : Des colonies à l'indépendance, en octobre 2010.
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar atilla » 02/09/2010 - 18:50

En ce mois de septembre , je relis "Un mois avec St Michel Archange" :salut1: ..un texte par jour :wink:
edition St Jean

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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Pat » 10/10/2010 - 20:34

Après avoir terminé Louis V d'Yvan Gobry éd ; Pygmalion, j'ai entamer, Machiavel, Clausewitz Droit et politique face aux défis de l'histoire, éd; Krisis.
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Re: Que lisez vous en ce moment ?

Messagepar Pat » 16/11/2010 - 18:46

Auguste de Pierre Cosme
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