Libres propos sur l’Oeuvre française en Algérie

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Pat
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Libres propos sur l’Oeuvre française en Algérie

Messagepar Pat » 17/05/2010 - 17:19

Libres propos sur l’Oeuvre française en Algérie. Défendons notre mémoire !

L’histoire de l’Algérie française enseignée à nos enfants, que l’on retrouve dans divers articles de la grande presse bourgeoise, socialiste ou gaulliste, relève d’un révisionnisme éhonté aujourd’hui caricaturée par un film.

L’histoire de l’Algérie avant l’arrivée des Français est d’une exceptionnelle férocité. Historiquement, ce sont les Turcs qui ont inventé l’Algérie en y important l’idée de frontières, sur des terres livrées à des guerres tribales incessantes. Les conquérants arabes font leur apparition en 680. L’islamisation suit de peu. A la même époque, l’arabisation est accélérée par la migration de tribus bédouines venues d’Égypte. Au XVIe siècle, des corsaires turcs placent l’Algérie sous l’autorité du Sultan de Constantinople. Le 23 octobre 1505, Mers el Kebir tombe aux mains des Espagnols. Les Espagnols resteront solidement implantés à Oran pendant plus de deux cent cinquante ans.

Il faut attendre le XIXe pour que la France à la faveur d’un incident diplomatique se lance dans l’aventure algérienne. En prenant Alger, Charles X détourne le mécontentement intérieur et donne un nouvel éclat à sa politique. C’est en libérateur que le général de Bourmont est accueilli par les populations locales lorsqu’il déclare que l’armée française est venue les délivrer des Turcs, leurs tyrans. On ne parlera d’Algérie qu’en 1830 avec l’arrivée officielle de la France. Il faudra un demi-siècle pour que la présence française s’impose jusqu’à l’extrémité méridionale des territoires du Sud. C’est dans l’Islam que l’émir Abd-el-Kader trouve les fondements de la première révolte contre les Français de 1832 à 1847. C’est encore l’Islam qui dessinera les principales lignes de fracture du nationalisme algérien.

La Constitution de 1848 proclame L’Algérie partie intégrante du territoire français. En 1881, l’Algérie est intégrée à la France. La France républicaine pratique une politique de colonisation officielle.

Dans cette société restée profondément rurale, quoique déracinée, le nationalisme n’émerge que très lentement par le biais du soutien de puissances étrangères. Après le débarquement américain du 8 novembre 1942, les Musulmans algériens découvrent la force américaine et ses diplomates peu avares de promesses et de déclarations anticolonialistes. De 1945 à 1954 le nationalisme algérien progresse sur une fiction historique, celle qu’a si bien décrit l’un des plus hauts responsables de l’indépendance algérienne, Ferhat Abbas : « J’ai interrogé les vivants et les morts, j’ai visité les cimetières, j’ai parcouru l’histoire, je suis revenu au Coran et je n’ai pas trouvé ce qui interdit à un musulman d’être assimilé à une nation non musulmane. Je ne mourrai pas pour la patrie Algérienne, car cette patrie n’existe pas ».

Faut-il rappeler que sur un territoire sinistré, c’est l’Armée qui a ouvert des routes, qui a construit des villages, qui a défriché, qui a ouvert les grandes voies de communications et qui a contribué à façonner le pays. Puis la conquête de l’Algérie a été celle des instituteurs républicains, des médecins, des prêtres, des ouvriers et des paysans qui ont contribué au développement et à la pacification d’une Algérie exsangue. La France n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait là bas !

La guerre d’Algérie a été une tragédie. L’Algérie a été livrée dans la précipitation criminelle à une bande de terroristes socialistes coupables des pires crimes contre l’Humanité, ceux-là mêmes à qui on a déroulé le tapis rouge de l’assemblée nationale et qui aujourd’hui encore donnent des leçons à la France dans un silence présidentiel, ministériel et parlementaire assourdissant.

L’indépendance algérienne n’a pas été une victoire militaire mais une victoire politique des socialistes algériens du FLN, rendue possible par la lâcheté du gouvernement de la V° République. Tout le reste, la tragédie des pieds-noirs, le martyre des Harkis et le sacrifice de ceux qui ont défendu jusqu’au sacrifice de leur vie leur terre natale ou le respect de la parole donnée, découle de ces mensonges, de ces reniements et de cette trahison d’Etat.

Après l’exode des Pieds-noirs, les massacres et la trahison, l’Algérie n’a jamais plus retrouvé la quiétude qu’elle avait connue avec la France. Censure, barbarie, meurtres encouragent une tradition déjà bien ancrée dans la société politique algérienne, celle du secret, imposée avec la clandestinité dans la lutte anticoloniale et favorisée par la culture de parti unique (socialiste) qui s’installa après l’indépendance avec l’Islam comme religion d’État.

Les associations de Harkis, de rapatriés et d’anciens combattants sont dans leur bon droit lorsqu’elles honorent leurs morts, nos morts. Ils sont morts pour la France. Lutter pour imposer cette vérité, c’est combattre le révisionnisme qui tente de s‘imposer avec la bêtise complice de la droite française.

Comme l’avait dit Jean-Marie Le Pen, « Bouteflika et son gouvernement ne sont pas obligés de poursuivre des relations diplomatiques avec la France. L’honneur leur commanderait plutôt de se débrouiller seuls et d’inciter leurs ressortissants à rentrer au pays pour développer une économie ruinée par quarante-trois ans de totalitarisme socialiste. La France, qui ne doit rien à l’Algérie indépendante peut être fière de son passé colonial. Le Front National rend une nouvelle fois hommage aux milliers de soldats morts pour la France ainsi qu’aux milliers de civils pieds-noirs et musulmans, enlevés, assassinés ou disparus victimes de la barbarie FLN. »

Au moment où les tribunaux français interdisent l’édification d’une stèle rendant hommage aux combattants du respect de la parole donnée, au moment où notre ami Bellebou a été lourdement condamné pendant que d’autres cassent et brûlent en toute impunité dans les banlieues françaises, le film « Hors la loi » relève de la provocation et porte une nouvelle fois atteinte à la mémoire nationale. Même le service historique du ministère de la défense a été obligé de relever ce scandaleux révisionnisme historique.

Comble du scandale, c’est l’Algérie FLN qui présente cette production au festival de Cannes et ce sont les contribuables français qui paient !

Nous appelons donc nos adhérents, nos sympathisants et tous ceux qui refusent la soumission à la pensée unique et aux provocations algériennes de s’associer à la manifestation du 21 mai 2010 à 10h30 devant le monument aux morts de Cannes.

Louis Aliot
Ancien secrétaire général du FN
Conseiller régional Languedoc-Roussillon
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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auFNparHumanisme
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Re: Libres propos sur l’Oeuvre française en Algérie

Messagepar auFNparHumanisme » 23/05/2010 - 14:34

Voilà ce que disait Jean-Marie LePen à l'Assemblée Nationale le 29 janvier 1958 :
“J’affirme, que dans la religion musulmane rien ne s’oppose, au point de vue moral, à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire. Sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D’autre part, je ne crois pas qu’il existe plus de race algérienne qu’il n’existe de race française. Aux musulmans, offrons l’entrée et l’intégration dans une France dynamique, dans une France conquérante. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant : “Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau, disons leur : nous avons besoin de vous. Vous êtes la jeunesse de la nation. ”

Et voilà ce que dit le Bachaga Saïd BOUALAM, Officier de l'Armée française, député algérien et vice-président de l'Assemblée Nationale, qui a rejoint l'OAS après la trahison du général de Gaulle et s'y est battu aux côtés de nombre de cadres de notre mouvement dont Jean-Marie LePen, Roger Holleindre, Pierre Sergent et bien d'autres qui me pardonneront de ne pas les citer :
Citations tirées de son premier livre : "mon pays : la France"-éd.FRANCE-EMPIRE-1962
Pardonnez ma longueur, mais il est si difficile de couper ... d'ailleurs, si ce n'était pas nécessaire de faire court, j'aurais cité le livre entier ... mon but se bornant, par ce témoignage, à confirmer l'article ci-dessus ...
démontrant à quel point l'amour liait la France et ses département nord-africains, et que c'est bien le FLN et de Gaulle qui l'ont brisés ... démontrer la vil cruauté inhumaine du FLN et les bienfaits de la colonisation française...

« Ce que je sais bien, c'est l'histoire des Boualam, une histoire entre mille autres, de ceux-là qui ont fait l'Algérie et dont la vie, depuis cent trente ans, se confond avec celle de la France et, bien sûr, avec les péripéties de l'affaire algérienne. Montrer aux français d'aujourd'hui qui l'ignorent, à ceux de demain qui pourraient ne pas le lire dans les manuels d'histoire, l'Algérie telle qu'elle fut, telle qu'elle était hier, telle qu'elle est aujourd'hui, celle que ces soldats, ces Pieds-Noirs ont bâtie sans contrainte, avec des erreurs parfois, des retouches souvent, mais avec amour dans la fraternisation.

Je redis ici, comme je l'ai dit et répété à trois reprises au premier des français, que tout était possible au lendemain du 13 mai, sanctionné par le référendum qui confirma légalement et définitivement à 90% la volonté des populations musulmanes de rester avec la France et celle de la France de voir demeurer l'Algérie dans la République. Ce 13 mai qui était pour nous la fin des équivoques politiques et gouvernementales, la naissance de la véritable Algérie française fraternelle. Ah! Qu'il fut beau ce jour qui allait donner un sens, une âme à tout ce que la France avait accompli et je voudrais faire comprendre à tous quelle espérance il y avait dans les coeurs de ces Musulmans qui descendaient de partout vers Alger, sûrs qu'enfin ils n'allaient plus être des sujets français mais des citoyens français libérés de l'administration et associés à part entière aux richesses de leur terre.
Si, comme l'affirment les esprits progressistes, les Musulmans avaient été anti-français, comment se fait-il qu'ils n'aient pas profité de l'affaiblissement de la France pendant les années qui ont suivi la défaite de 1940 pour se soulever, avec l'appui de l'Allemagne, contre le colonialisme français ? Bien au contraire, leur fidélité et leur confiance en l'avenir de la France n'ont jamais été aussi vives que dans ces heures douloureuses oû d'un côté le vainqueur de Verdun, bouclier de la France, arrachait ce qu'il pouvait à l'occupant et, de l'autre, le général de Gaulle, épée de la France, résistait pour que cet empire reste français. Présents à tous les combats, les Musulmans affirmaient par le sacrifice du sang leur attachement à la mère patrie. Ce sont des faits historiques que moi, combattant de l'armée française, je ne pensais pas avoir à rappeler.
Ce n'est pas un hasard si les premières salves de la Toussaint 1954 frappèrent à Batna, de balles tchèques, un caïd musulman, officier de l'armée française comme moi et un couple d'instituteurs laïques et socialistes. Le caïd Hadj Saddok disait sur son lit de mort : « je ne regrette rien, c'est pour la France. »
C'est pour la France que mouraient les anciens combattants musulmans de l'armée française, les gardes champêtres, les notables, les facteurs. Le but était clair; et il resta le même pendant les années de pacification, les années de guerre; il reste le même aujourd'hui, à l'heure de la coopération : démontrer que la France ne sait pas protéger ses amis et, par là même, entraîner une désaffection d'une partie de l'opinion musulmane. Le 20 août 1955, la cité ouvrière d'El-Halia est rasée par des tueurs et soixante-quatre cadavres de femmes, d'enfants, d'ouvriers sont retrouvés dans leurs pauvres maisons saccagées par l'armée dite de libération nationale. Il faut sans cesse rappeler aux démocrates, aux hommes libres, ces crimes qui ont été dénoncés en ces termes qu'il ne faudras jamais oublier par M. Beteille, président de la commission de sauvegarde : « Les fellagha tuent pour tuer, pillent, incendient, égorgent, violent, écrasent contre les murs la tête des enfants, éventrent les femmes, émasculent les hommes. Il n'y a pas de supplice imaginable par le cerveau le plus déréglé, le plus sadiquement porté vers la cruauté qui ne soit couramment pratiqué par les rebelles. »

Dès lors, le malheur va fondre sur l'Algérie, sur les humbles, car il est de fait que les habituels victimes du terrorisme ne sont pas ceux que l'opinion progressiste en france appelle les colonialistes, mais tout au contraire, ceux qui, dans leur petit travail quotidien, assurent la vie tranquille, l'instituteur, le facteur, le cheminot, le garde champêtre, l'employé des postes. Et lorsque l'on fera le bilan des martyrs de l'Algérie française on sera bien surpris de s'apercevoir qu'il n'y figure que très peu de ces riches qui ont été l'excuse des révolutionnaires. Je revois cette ferme de Saint-Antoine, à 5 km de Philippeville, encore brûlante du passage des libérateurs, ses quinze vaches dont on avait coupé les mamelles, ses trente moutons dont, à coup de serpe, on avait sectionné les pattes et, un cavalier ne peut pas oublier cela, ce vieux cheval blanc, colonialiste sans doute, debout, poignardé comme ses maîtres, secouant en vain la tête pour tenter d'arracher le couteau qu'on lui avait plongé dans l'oeil.

En quelques semaines, la horde d'assassins fit reculer la civilisation de deux mille ans. Partout dans les douars, l'angoisse, l'épouvante succédaient à la paix et, spontanément, les Musulmans se tournèrent vers ceux qui étaient depuis si longtemps leurs protecteurs, les soldats français et les Pieds-Noirs.

La guerre d'Algérie, c'est d'abord un soulèvement contre les égorgeurs et les pillards et une fraternisation totale des Musulmans et des Français contre ce déchaînement de haine.
Interprètes et défenseurs des aspirations des Musulmans, ces tueurs ? Mais alors, quel besoin de supplicier pendant sept ans les pauvres masses musulmanes qui ne cessèrent d'être les victimes de cette barbarie ? Quel besoin de rançonner les villages, de brûler les écoles, de détruire les récoltes, d'anéantir le matériel agricole, de couper les pistes, de raser les champs d'oliviers, de vignes, d'orangers ? Et il s'est trouvé des français pétris de fraternité, de justice, de progrès social, des chrétiens même, pour trouver que ces assassins qui n'ont jamais déposé leurs couteaux aux vestiaires, feraient de bons interlocuteurs valables. Qu'il soit permis au chef musulman que je suis et qui a vécu ces sept années de drame, de pillage, de leur dire qu'ils ont péché contre l'esprit et contre l'homme car si ces bandes armées par l'étranger n'avaient pas rencontré la complicité politique de ceux là qui, en France, faisaient de l'affaire algérienne un argument électoral, jamais elles ne seraient arrivées à leurs fins; qu'il me soit permis de leur opposer ces lignes de Camus, l'algérien, l'intellectuel qui ne passe pas pour être de droite : « Si bien disposé qu'on soit envers la revendication arabe, on doit cependant reconnaître qu'en ce qui concerne l'Algérie, l'indépendance nationale est une formule passionnelle... Pour le moment, l'empire arabe n'existe pas historiquement, sinon dans les écrits du colonel Nasser, et il ne pourrait se réaliser que par des bouleversements mondiaux qui signifieraient la troisième guerre mondiale à brève échéance. Il faut considérer la revendication de l'indépendance nationale algérienne en partie comme une des manifestations de ce nouvel impérialisme arabe dont l'Egypte , présumant de ses forces, prétend prendre la tête, et que, pour le moment, la Russie utilise à des fins de stratégie anti-occidentale. La stratégie russe qu'on peut lire sur toutes les cartes du globe consiste à réclamer le statu quo en Europe, c'est-à-dire la reconnaissance de son propre système colonial et à mettre en mouvement le Moyen-Orient et l'Afrique pour encercler l'Europe par le sud. Le bonheur et la liberté des peuples arabes ont peu de chose à voir dans cette affaire ... Si la thèse de l'abandon triomphait, les conséquences seraient terribles pour les Arabes comme pour les Français. C'est le dernier avertissement que puisse formuler, avant de se taire à nouveau, un écrivain voué, depuis vingt ans, au service de l'Algérie. » Cette prophétie de Camus prends tout son sens aujourd'hui.
...

La nation algérienne ? ...
Quand les Français débarquèrent sur nos côtes, le mot Algérie n'existait pas. Notre histoire commence en 1845 comme celle de la France, en tant que peuple, a commencé avec les Capétiens. 1830, en cette terre d'Afrique du Nord, c'est le chaos, deux millions d'esclaves rançonnés par les pillards ou les féodaux, rongés par la syphilis, le trachome, le choléra, la malaria; des déserts, des marais pestilentiels, plus rien de ce qu 'avait été la paix romaine.
La France nous aurait volé notre patrie ? ...
Allons, ce n'est pas sérieux et je souffre quand j'entends d'honnêtes gens soutenir cette thèse à laquelle les nationalistes eux-même ne croient pas et qui leur a été soufflée par les intellectuels fellagha de Paris. Entre le marché du Badistan et l'hôpital Mustapha, entre le bureau arabe du maréchal Bugeaud et le budjet social de l'Algérie, les dunes arides du Sahara et le complexe pétrolier, les terres désséchées et les barrages de Beni-Bahdel et de Foum-El-Gherza, un siècle seulement s'est écoulé. Quand je me promène dans certaines communes de France, sans eau, sans électricité et qu'il m'arrive de rencontrer des paysans vivant comme au Moyen Age, quand je parcours certains quartiers ouvriers avec leurs misères innommables, je me sens moins sévère pour ce qui n'a pas été fait en Algérie.
...

On a laissé discréditer l'oeuvre de la France en Algérie par des révolutionnaires de palace jusqu'à la tribune de l'O.N.U. et auprès de nos alliés alors qu'il eut fallu persuader le monde libre et nos partisans du Marché Commun de s'associer au plan de Constantine. On a toléré, et ce fut une de nos plus grandes peines à nous les Musulmans français, que certains intellectuels salissent dans leurs journaux, leurs livres, ce qui fut notre combat de toujours aux côtés de l'armée française.
On a laissé insulter ces soldats qui sont pourtant vos fils, Français de France, ces soldats que j'ai vu tenir les mancherons de la charrue dans les champs de nos paysans, mettre au monde des petits Musulmans, les soigner, leur apprendre à lire, à travailler. On a honteusement spéculé sur le sacrifice des hommes du contingent que je connais bien car je les ai reçus chez moi, je me suis battu avec eux dans les Djebels et souvent mes harkis sont allés les décrocher, les arracher aux égorgeurs. On a monté la plus stupéfiante opération d'intoxication de l'opinion de l'Histoire et j'ai la douleur de constater que cette abominable mystification s'est poursuivie sous l'autorité d'un homme que j'ai respecté, d'un chef en qui j'ai cru au lendemain du 13 mai : « Bachaga, alors, vous êtes content, nous allons faire l'Algérie française. Comptez sur moi, je ne vous abandonnerais jamais. »
...

Après la conquête française, un bureau arabe s'est installé à Ténès. Il était dirigé par un commandant qui avait sous ses ordres quelques cavaliers. Les contacts entre le bureau et les Musulmans ont toujours été excellents, les militaires présents s'évertuant à dépanner les uns et les autres. Ce n'est qu 'entre 1850 et 1853 que sont arrivés dans notre région les premiers colons français ...
Voici d'ailleurs l'hommage que leur rendait M.Naegelen, socialiste, gouverneur général de l'Algérie, le 11 septembre 1948 :
« Dès que ces colons de 1848 eurent mis le pied sur cette terre, ils devinrent, sans bien le comprendre, les véritables représentants de la France. Chacun d'eux, sur son champs, devint comptable de l'honneur français. C'est pour cela que les premiers colons ont donné leur travail et leur amour à cette terre d'Afrique et c'est une grande leçon de volonté, d'amour et de travail que nous devons en tirer. »
...

Au début, on peut dire que la France a exploité ses premiers colons. Ils étaient partis avec maintes promesses d'envois de matériel, d'outils, etc. Ils n'ont rien reçu. Ils n'ont bénéficié que de petites concessions qu'il leur a fallu défricher à la main avec des outils de fortune empruntés à des Arabes. Ils ont eu un mal fou à cultiver leur lopin de terre. En plus de cette lutte contre une nature ingrate, contre une végétation inconnue, ils ont eu à vaincre la faune du pays. A l'époque, près de chez moi, rôdaient encore des lions, même des panthères. Les maladies décimaient les rangs de ces pionniers. Le paludisme et la variole ont fait des ravages terribles. Beaucoup sont alors partis vers les villes ou même ont regagnés la France. Dans la campagne, ils ne pouvaient pas vivre. Ce qu'ils cultivaient leur servait à subsister, c'est tout. Et puis, dans ce pays tout est lié au temps. Les barrages n'existaient pas. Pour une bonne année de culture, il fallait parfois en attendre quatre autres...
...

J'écris ce chapitre pour témoigner, en face des nouveaux maîtres de l'Algérie qui finiront par convaincre le monde que l'oeuvre de la France s'est réduite, comme on se plaît à le dire, à faire suer le burnous. J'écris pour ceux de mes frères musulmans qu'on vous montrait dans tous les défilés, couverts de décorations et qui n'auraient pas volontairement tout sacrifier pour la France si celle-ci ne leur avait rien apporté.
Le développement économique de l'Algérie, en face de la famine qui règne sur les pays de civilisation arabe, répond d'avance aux accusations portées par les adversaires de la coopération franco-musulmane.
...

Les esprits soi-disants libres se plaisent à citer Voltaire, mais oublient que les rebelles se réfèrent aux corsaires barbaresques de Candide dont le grand écrivain français évoque plaisamment les rapines sur les côtes d'Europe, pour revendiquer une nationalité algérienne. Or, quand en 1832, les soldats de Bugeaud, se livrant à l'opération de police des mers contre les pirates en Méditerranée, opération de sécurité approuvée par les pays civilisés, débarquèrent sur ces côtes inhospitalières, redoutées des navigateurs, sur cette terre farouche, accidentée, malsaine, desséchée, l'insécurité règne : esclavage, marché de femmes, deux millions de nomades fuyant les pillards, les lions qui rôdaient autours des villages, la famine,la maladie.
Les premières tâches sont accomplies par l'armée, puis avec l'arrivée des déportés, c'est l'étonnante conquête des marais de la Mitidja. Que de volonté il a fallu à ces premiers Pieds-Noirs, dans ce pays hostile, luttant contre la fièvre, la chaleur, les pillards. Le fils à la charrue, la fille à pétrir le pain, la femme à soigner les Musulmans, ils ont tout sacrifié à cette terre. Beaucoup sont morts avant de commencer à voir poindre cette fortune qu'on leur reproche tant et qui, si elle est parfois venue, pour certains, ne me paraît pas plus illégitime que celle de certains possédants français. En France, il a fallu un siècle aux ouvriers pour arracher une législation sociale. Pendant ce siècle, en Algérie, les communards déportés et les Alsaciens-Lorrains apportaient aux Musulmans au moins le pain, la paix et la liberté.

Aujourd'hui, sur vingt-cinq mille agriculteurs européens : deux cents gros propriétaires. Cela fait un compte excédentaire de petites gens qui, n'ayant que leur travail à défendre, ont réagi exactement comme ceux qu'on pouvait soupçonner d'égoïsme. La coopération dont on nous parles tant est inscrite dans les cimetières oû mon père me montrait les croix des pionniers français morts à soigner les Musulmans, à défricher et à enrichir cette terre. Pour juger cette oeuvre, imposée d'abord par le soldat, rendu possible par le colon, l'ingénieur, le médecin, l'ouvrier, il me paraît utile de faire une comparaison. En Algérie, deux recensements 1856 : 2 307 350 Musulmans; 1954 : 8 670 000 Musulmans. En Amérique du Nord, lors de l'arrivée des Blancs, il y avait 1 500 000 Peaux-rouges; aujourd'hui ils sont moins de 300 000.
Ces chiffres sont rarement cités par les décolonisateurs ! L'Algérien Boualam ne les oublie pas.

Tous les Musulmans savent au fond d'eux-même ce qu'ils doivent à la France et la plupart de ceux qui sont devenus électoralement anti-français ne s'y sont résignés qu'après les erreurs commises et que l'Administration aurait pu éviter en suivant nos conseils, et surtout à partir du moment oû la France a donné la preuve tragique qu'elle ne soutenait plus ceux qui étaient chargés de la défendre.
...

Le vignoble est une des plus grandes richesses de l'Algérie. Il a été planté par la France... mais il convient, bien sûr, d'y ajouter la culture des céréales, des légumes secs, des fruits, le tabac, le coton et le maréchage. Indépendamment des questions particulières d'irrigation et de modernisation, les problèmes qui se posent à l'agriculture algérienne sont souvent les mêmes que ceux qui se posent à l'agriculture en France...
...

Je donne peu de temps à l'Algérie algérienne pour effacer ces richesses qui ne sont possibles qu'avec les investissements et les techniques de la France.
...

Entre l'Algérie pastorale de 1832 et le revenu actuel de deux cent milliards annuellement, il y a les résultats indéniables de la coopération franco-musulmane... Cette oeuvre est irremplaçable car aucun pays ne consentira les sacrifices humains et financiers qui ont permis d'assurer aux fellahs, en un demi-siècle, un niveau de vie très supérieur à celui des fellahs des autres pays arabes. Ces premiers résultats n'ont été possibles que par le dévouement de ces missionnaires de la terre, techniciens, moniteurs, conseillers qui se sont penchés sur notre terre avec amour, montrant aux Musulmans comment en tirer la richesse. Des colons de la Mitidja, des sapeurs du génie, aux ingénieurs d'aujourd'hui, il faudrais leur consacrer un gros livre pour montrer comment ont été vaincus le sol, l'érosion. La victoire de l'eau, simplement, quelle épopée!
L'homme qui vit en Europe considère que l'eau est un bien inépuisable et quasi-gratuit. Pour l'Algérie, zone aride, la valeur fondamentale de l'eau dominait toute son évolution économique.
L'aube de l'équipement hydraulique moderne de l'Algérie se situe vers 1925. Bien sûr les colons de la Mitidja, des plaines du Chéliff, du Bônois, avaient déjà payé un lourd tribut aux fièvres et aux pillards pour construire les premiers barrages et réseaux d'irrigation dans des conditions à peine croyables, mais c'est en 1925 que la bataille de l'eau s'est engagée. Toutes les techniques furent utilisées : barrages, poids, voûtes minces, voûtes multiples, digues. Toutes les ressources de la géologie, de la géotechnie, de l'hydrogéologie, de la climatologie, de la pédologie, de la chimie des eaux, des sols. Les résultats, les voici : D'Est en Ouest, les beaux barrages de Beni-Badhel sur la Tfana, de l'oued Sarno de construction récente sur un affluent de la Mekerra, de Bou Hanifa sur l'Oued El Hamman, de Bakhadda sur l'oued Mina, de l'oued Fodda, du Ghrib sur le Chéliff, du Hamiz, du Ksob, du Zar-dézas sur l'oued Saf-Saf, et enfin le premier grand barrage de situation et l'utilisation saharienne construit aux pieds des monts d'Aurès, non loin de Biskra, le Fum El Gherza. Cet ensemble d'ouvrages d'un débit annuel moyen de 500 à 600 millions de mètres cubes irriguent 50 000 hectares de terres et amènent l'eau potable jusque dans certains villages de Grande Kabylie. L'extraordinaire barrage de Beni Badhel avec sa conduite de 165 km, sa station de filtration, draine quotidiennement 150 000 mètres cubes d'eau vers l'Oranie par des réalisations gigantesques, stations de pompage, réservoirs, bâtis en un temps record, avec des moyens que beaucoup de bourgades de la métropole envieraient.

La France allait rendre cultivables les 25 000 hectares de la plaine marécageuse de la Macta, en Oranie et des milliers d'hectares de la Mafragh, dans la plaine de Bône. Les techniciens français étaient en train de drainer vers les steppes et les régions sahariennes ces milliers de mètres cubes d'eau qui s'en vont vers la mer entraînant des millions de tonnes de terres arables.
... »
" La paix était, avec la cessation du trafic des esclaves, le principal bienfait apporté par la colonisation française ..."
Lieutenant Jean Périé (9eDivision d'Infanterie Coloniale)-"Administrateur des colonies, non repenti."-éd."la pensée universelle"1994.

"Il a fallu partir pour l'exil dans le pays que j'ai choisi, mon pays : LA FRANCE."
Saïd Benaïssa BOUALAM-"mon pays, la France"-éd.FRANCE-EMPIRE-1962
Un grand français ! Sur Nations Presse Info.

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Maximus
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Re: Libres propos sur l’Oeuvre française en Algérie

Messagepar Maximus » 23/05/2010 - 14:59

Bouteflika et son gouvernement ne sont pas obligés de poursuivre des relations diplomatiques avec la France. L’honneur leur commanderait plutôt de se débrouiller seuls et d’inciter leurs ressortissants à rentrer au pays pour développer une économie ruinée par quarante-trois ans de totalitarisme socialiste.

Voilà de bonnes paroles !!!
Peut être devrions nous trouver une autre façon de les pousser à rentrer au pays ?
Que ce soit d'une façon avantageuse pour eux...
ou plus radicale
,,,je ne sais pas.
Mais il faudra bien faire quelque chose un jour
pour retrouver le calme et la sérénité dans nos mégapoles et nos banlieues.
8)
Si ce n'est pas possible, le conflit sera inévitable un jour ou l'autre.

(on ne peut faire monter la pression indéfiniment , il arrivera un jour ou
le clapet explosera....)
Faisons de la France un beau pays !

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atilla
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Re: Libres propos sur l’Oeuvre française en Algérie

Messagepar atilla » 23/05/2010 - 15:21

auFNparHumanisme a écrit : Les premières tâches sont accomplies par l'armée, puis avec l'arrivée des déportés, c'est l'étonnante conquête des marais de la Mitidja. Que de volonté il a fallu à ces premiers Pieds-Noirs, dans ce pays hostile, luttant contre la fièvre, la chaleur, les pillards. Le fils à la charrue, la fille à pétrir le pain, la femme à soigner les Musulmans, ils ont tout sacrifié à cette terre. _____Bachaga BOUALAM___________

Merci à auFNparHumanisme pour cet article me permettant de rendre hommage à mes ancêtres "colons",en fait ,ouvrier agricole , de la plaine de la Mitidja .

Ceux là mêmes qui ,médaillés à Monte cassino ou sur les cotes varoises en 44 ,sont arrivés en France métropolitaine en 61/62 se faisant traiter de fasciste par certains metropolitains qui saluaient bien bas l'occupant teuton 20 ans avant ! :vomirr:


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