Le testament d'un Européen.
Publié : 22/09/2009 - 4:20
Indispensable : Le Testament d'un Européen de Jean de Brem.

En deux volumes, parus en 1964 aux Editions de la Table Ronde ; l'auteur, tué par la police en 1963 (il était soldat de l'OAS), a écrit l'histoire européenne pour expliquer la décadence de celle-ci.
En voici l'Avant-Propos :
"Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré de plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n'apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l'Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. Chacun de nous est le dernier des Européens. Je suis le prince débile issu d'une ligné de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l'atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l'âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires. Voici que s'amassent à l'Orient les nuages sinistres de la ruée païenne et barbare. je vais mourir. Je meurs. Et la race Europe avec moi. Avec nous. Je ne laisserai rien.
Depuis cinquante ans j'ai dispersé l'héritage. Et laissé le royaume du ciel en friche. Je n'aurai pas d'héritiers dans ce monde hostile et chaotique. Je ne puis laisser qu'un message : l'histoire, la très belle histoire d'une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d'hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu'importe. Voici comme un dernier cri de rage et d'amertume : le testament d'un Européen."
De Europe, fille d'Agénor roi de Phénicie, jusqu'à nos jours (1963), Jean de Brem retrace le destin unique de l'Europe (la vraie, pas la technocratique que le Système essaye d'imposer) et esquisse son espoir d'un rapprochement étroit des nations européennes pour faire face à la décadence et aux menaces d'écrasement de la civilisation chrétienne dont il se veut le défenseur.
Longtemps difficilement trouvable, les Editions Déterna ont eu la bonne idée de rééditer ce livre en un volume. A commander ici.

En deux volumes, parus en 1964 aux Editions de la Table Ronde ; l'auteur, tué par la police en 1963 (il était soldat de l'OAS), a écrit l'histoire européenne pour expliquer la décadence de celle-ci.
En voici l'Avant-Propos :
"Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré de plus glorieux des héritages. A moi, qui ne suis rien et qui n'apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l'Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. Chacun de nous est le dernier des Européens. Je suis le prince débile issu d'une ligné de colosses et qui va peut-être clore une race. Je mourrai sans postérité, stérilisé par l'atome ou égorgé par un fanatique. Et mes frères auront le même sort. Des géants nous précèdent, des héros et des savants, des explorateurs de la terre et des explorateurs de l'âme, des César et des Antoine, des monarques et des capitaines, des silhouettes sévères en robe de bure, de belles courtisanes ou des brutes implacables. Tout un cortège de grandes figures, resplendissantes de splendeur et de puissance, se déroule à nos yeux, immense fardeau pour nos contemporains dérisoires. Voici que s'amassent à l'Orient les nuages sinistres de la ruée païenne et barbare. je vais mourir. Je meurs. Et la race Europe avec moi. Avec nous. Je ne laisserai rien.
Depuis cinquante ans j'ai dispersé l'héritage. Et laissé le royaume du ciel en friche. Je n'aurai pas d'héritiers dans ce monde hostile et chaotique. Je ne puis laisser qu'un message : l'histoire, la très belle histoire d'une civilisation mortelle, qui se croyait invincible. Une civilisation pour laquelle des milliards d'hommes ont lutté et vaincu pendant trente siècles. Personne ne sera là pour me lire. Qu'importe. Voici comme un dernier cri de rage et d'amertume : le testament d'un Européen."
De Europe, fille d'Agénor roi de Phénicie, jusqu'à nos jours (1963), Jean de Brem retrace le destin unique de l'Europe (la vraie, pas la technocratique que le Système essaye d'imposer) et esquisse son espoir d'un rapprochement étroit des nations européennes pour faire face à la décadence et aux menaces d'écrasement de la civilisation chrétienne dont il se veut le défenseur.
Longtemps difficilement trouvable, les Editions Déterna ont eu la bonne idée de rééditer ce livre en un volume. A commander ici.
