POURQUOI ÊTRE NATIONALISTE ?
Publié : 04/03/2009 - 22:09
POURQUOI ÊTRE NATIONALISTE ?
Actuellement le nationalisme se répand à travers l'Europe, pensée que l'idéologie socialiste croyait avoir enterrée. Est-il un sentiment ou a-t-il des fondements plus profonds ?
Les deux penseurs ou écrivains qui ont le plus écrit sur ce sujet sont Maurras et Barrès. Comme point commun, ils ont le fait d'avoir écrit après la défaite de 1870-1871 et leur nationalisme s'est construit dans un anti-germanisme de rigueur à l'époque. Heureusement ce sentiment anti-allemand parait dépassé de nos jours.
Maurras et Barrès ont exprimé le nationalisme de façons différentes. Celui de Maurras se veut logique implacable, lié à la raison. « L'idée de nation n'est pas une "nuée", elle est la représentation en termes abstraits d'une forte réalité. La nation est le plus vaste des cercles communautaires qui soit (au temporel) solide et complet. Brisez le, et vous dénudez l'individu ... » .
Maurras en vient même au « nationalisme intégral ». « Un nationaliste conscient de son rôle admet pour règle de méthode qu'un bon citoyen subordonne ses sentiments, ses intérêts et ses systèmes au bien de la Patrie ».
Citons ce passage sur la France : « Ce pays-ci n'est pas un terrain vague. Nous ne sommes pas des bohémiens nés par hasard au bord d'un chemin. Notre sol est approprié depuis 20 siècles par les races dont le sang coule dans nos veines ».
Le nationalisme de Barrès, doté d'une sensibilité artistique plus forte se veut plus sentimental, plus romantique. Au lieu d'opposer les deux auteurs, voyons plutôt une complémentarité. De façon rationnelle et logique un individu a intérêt que la nation à laquelle il appartient soit la plus forte possible dans tous les domaines. Barrès lui, met l'accent sur le rapport sensuel, charnel qu'un individu entretient avec le pays d'où il est issu. En schématisant, Maurras s'adresse à la raison, Barrès au cœur (« Nous sommes avant tout des êtres profondément affectifs, l'intelligence n'étant qu'une toute petite partie de nous-mêmes »).
Ce qu'il y a d'intéressant chez Barrès, est qu'il est parti d'un individualisme farouche. L'auteur du Culte du moi a compris que « l'épanouissement de l'individu se trouve lié en effet au maintien de la substance nationale sur laquelle il se greffe et dont il se nourrit » et « qu'aux sources les plus intimes du moi, ce sont les grandes forces issues du passé que l'on se trouve contraint de reconnaître ».
En reprenant en termes heideggeriens, l'on peut dire que la conscience nationale est celle d'un être-jeté dans une nation et dans le même temps la volonté affirmée d'un être-au-monde-ensemble. Il y a, à la fois acceptation d'un déterminisme et d'un volontarisme. Les frontières de notre pays délimitent une aire de spiritualité. Nous sommes les porteurs d'une culture et d'une façon d'être qui se sont façonnés de génération en génération et qui se sont transmises parfois de façon Impalpable. Tout notre être en est imprégné. Nous devons en être conscients pour mieux nous défendre face aux dangers présents que sont une Europe niveleuse et une immigration qui peuvent avoir comme conséquence une perte d'être pour nous-mêmes .
par Patrice GROS-SUAUDEAU MAI-JUIN 1996
Actuellement le nationalisme se répand à travers l'Europe, pensée que l'idéologie socialiste croyait avoir enterrée. Est-il un sentiment ou a-t-il des fondements plus profonds ?
Les deux penseurs ou écrivains qui ont le plus écrit sur ce sujet sont Maurras et Barrès. Comme point commun, ils ont le fait d'avoir écrit après la défaite de 1870-1871 et leur nationalisme s'est construit dans un anti-germanisme de rigueur à l'époque. Heureusement ce sentiment anti-allemand parait dépassé de nos jours.
Maurras et Barrès ont exprimé le nationalisme de façons différentes. Celui de Maurras se veut logique implacable, lié à la raison. « L'idée de nation n'est pas une "nuée", elle est la représentation en termes abstraits d'une forte réalité. La nation est le plus vaste des cercles communautaires qui soit (au temporel) solide et complet. Brisez le, et vous dénudez l'individu ... » .
Maurras en vient même au « nationalisme intégral ». « Un nationaliste conscient de son rôle admet pour règle de méthode qu'un bon citoyen subordonne ses sentiments, ses intérêts et ses systèmes au bien de la Patrie ».
Citons ce passage sur la France : « Ce pays-ci n'est pas un terrain vague. Nous ne sommes pas des bohémiens nés par hasard au bord d'un chemin. Notre sol est approprié depuis 20 siècles par les races dont le sang coule dans nos veines ».
Le nationalisme de Barrès, doté d'une sensibilité artistique plus forte se veut plus sentimental, plus romantique. Au lieu d'opposer les deux auteurs, voyons plutôt une complémentarité. De façon rationnelle et logique un individu a intérêt que la nation à laquelle il appartient soit la plus forte possible dans tous les domaines. Barrès lui, met l'accent sur le rapport sensuel, charnel qu'un individu entretient avec le pays d'où il est issu. En schématisant, Maurras s'adresse à la raison, Barrès au cœur (« Nous sommes avant tout des êtres profondément affectifs, l'intelligence n'étant qu'une toute petite partie de nous-mêmes »).
Ce qu'il y a d'intéressant chez Barrès, est qu'il est parti d'un individualisme farouche. L'auteur du Culte du moi a compris que « l'épanouissement de l'individu se trouve lié en effet au maintien de la substance nationale sur laquelle il se greffe et dont il se nourrit » et « qu'aux sources les plus intimes du moi, ce sont les grandes forces issues du passé que l'on se trouve contraint de reconnaître ».
En reprenant en termes heideggeriens, l'on peut dire que la conscience nationale est celle d'un être-jeté dans une nation et dans le même temps la volonté affirmée d'un être-au-monde-ensemble. Il y a, à la fois acceptation d'un déterminisme et d'un volontarisme. Les frontières de notre pays délimitent une aire de spiritualité. Nous sommes les porteurs d'une culture et d'une façon d'être qui se sont façonnés de génération en génération et qui se sont transmises parfois de façon Impalpable. Tout notre être en est imprégné. Nous devons en être conscients pour mieux nous défendre face aux dangers présents que sont une Europe niveleuse et une immigration qui peuvent avoir comme conséquence une perte d'être pour nous-mêmes .
par Patrice GROS-SUAUDEAU MAI-JUIN 1996
sit tu vois ce que je veux dire ..... 
