L'affaire Guy Môquet et les trahisons communistes

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Pat
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L'affaire Guy Môquet et les trahisons communistes

Messagepar Pat » 31/10/2007 - 23:00

Le nouveau livre de Roger Holeindre, Trahisons sur commande,est un nouveau coup de gueule du grand grognard du Front national. Ou plutôt, c'est un livre issu d'un coup de gueule. Lorsque Nicolas Sarkozy a fait de Guy Môquet un héros de la résistance et de la nation, et a décidé que la lettre de Guy Môquet serait lue dans les écoles, son sang n'a fait qu'un tour. L'imposture était énorme. Assise sur une contre-vérité historique, sur la falsification communiste de l'histoire dont le président de la République, le jour de sa prise de fonction, se faisait le relais et le porte-voix.
Alors Roger Holeindre a décidé de raconter l'histoire vraie de cette période. L'histoire oubliée, l'histoire que le parti communiste a su faire oublier grâce aux complicités de l'établissement politico-médiatique, l'histoire du temps où les communistes soutenaient le pacte entre Hitler et Staline. Quand la guerre contre les nazis était une guerre« impérialiste »et que le groupe communiste demandait aux soldats français et allemands de fraterniser, quand le parti demandait aux ouvriers de saboter les matériels de guerre, avant que, la guerre perdue, il demande au peuple de fraterniser avec l'occupant...
« A une époque où le doute est partout, où le communautarisme fleurit dans nos villes et nos campagnes, il aurait peut-être été nécessaire de ne pas choisir un garçon, même de 17 ans, qui est mort alors que son parti était aux ordres d'une nation étrangère, et pactisait avec une puissance avec qui nous étions en guerre. »

l'incommensurable mensonge stalinien

Roger Holeindre a accompli un énorme travail de documentation. Il donne de nombreuses citations des journaux et des tracts communistes de l'époque. Et il reprend pas à pas le cours de l'histoire réelle. Ce n'est pas si facile :« Les mensonges communistes sont tellement imbriqués les uns dans les autres, qu'il est difficile d'extraire la vérité, mais ne rien dire, c'est une fois de plus avaliser l'incroyable imposture communiste, l'incommensurable mensonge stalinien. »

Cela pourrait être fastidieux.

Mais Roger Holeindre écrit comme il parle. II emporte son lecteur, il le fait vibrer avec lui d'indignation, de colère, de révolte contre le mensonge et l'imposture. II n'y a pourtant chez lui jamais de démesure, de dérapages ou de généralisations. Derrière la verve oratoire, il y a un travail de précision: D'une honnêteté sans faille. Holeindre ne s'en prend pas au jeune militant communiste Guy Môquet : il respecte les militants, quels qu'ils soient. Mais il refuse le mensonge orchestré par le parti communiste, et aujourd'hui par le président de la République. II ne dénonce pas non plus en bloc le parti communiste : il montre qu'il y eut bien des dissensions, qu'un tiers des députés du PC démissionnèrent... et qu'un grand nombre de ceux qui choisirent la France avant l'URSS furent ensuite poursuivis par les tueurs du parti ...
Le sous-titre du livre est : Histoire du parti communiste français. Parce que Roger Holeindre ne pouvait en rester là. Cette histoire, c'est aussi les envoyés de Duclos, munis de laissez-passer de la Propagandastaffel, demandant aux Allemands que puisse reparaître L'Humanité, c'est Georges Marchais travailleur volontaire chez Messerschmitt, c'est le déserteur Thorez, chef du PCF, passant la durée de l'occupation à Moscou, et revenant ministre d'Etat du général de Gaulle ... C'est le parti communiste,« section française de l'internationale communiste», avant la Seconde Guerre mondiale, pendant la guerre d'Espagne, à la Libération, ce sont ses trahisons en Indochine et en Algérie ...

Les documents

Enfin, Roger Holeindre publie des documents. Sous forme de citations dans le corps du livre, et aussi il donne le texte intégral du rapport Khrouchtchev, lu devant le parti communiste soviétique, mais qui ne fut pas publié en URSS, et que le parti communiste français fit semblant de ne pas connaître (le « soi-disant rapport », disait-on) alors que plusieurs de ses dirigeants assistaient au discours.
Et le livre se termine par un cahier iconographique de 26 pages, avec de nombreuses photographies, reproductions de tracts, d'affiches, de titres de journaux ...
L'infatigable Roger Holeindre, combattant de toujours, nous donne une nouvelle arme pour un combat que l'on ne croyait pas à avoir encore à mener près de 20 ans après l'effondrement de l'URSS. Mais le mensonge communiste continue, il faut donc continuer le combat. Voici les munitions.

456 pages, 29 € franco. A commander au diffuseur, EDH, BP 2, 27290 Pont-Authou.

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Messagepar G-B » 31/10/2007 - 23:45

Le communisme !! La plus grande imposture de notre planète...
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scat92
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Messagepar scat92 » 01/11/2007 - 0:11

J'ai hate de le lire, ça fait partie de mes projets d'achat (Noêl?)
Roger Holleindre a un style extraordinaire. Merci, Pat, pour ton compte-rendu.
"Il y a en France deux camps: celui de l'occupation, et le nôtre, celui de la libération!" JEAN-MARIE LE PEN avril 2002

un petit clic ici, svp! c'est pour la bonne cause>>>>> http://fnresistance.miniville.fr/
Merci!

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Pat
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Messagepar Pat » 07/11/2007 - 18:35

Guy Môquet, militant ("Pionnier") des Jeunesses communistes, a été arrêté le 13 octobre 1940, à la Gare de l'Est, par deux policiers français et non par les Allemands. Il distribuait des tracts du Parti communiste. Quel tract précisément ce jour-là et quels tracts les jours précédents? Il me paraît indispensable d'avoir la réponse, laquelle doit bien figurer dans l'enquête de police dont, à ma connaissance, on ne nous a livré jusqu'ici que des bribes.
A l'époque, le Parti communiste n'était nullement entré en résistance contre les Allemands. Le plus connu et le plus représentatif de ses tracts peut se voir au Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne, dont le conservateur est Guy Krivopissko ; il s'agit d'un texte imprimé de deux pages particulièrement denses, titré
« Peuple de France! » et signé « au nom du Comité Central du Parti Communiste Français » à la fois par Maurice Thorez, Secrétaire général, et Jacques Duclos, Secrétaire. M. Thorez, qui avait déserté l'armée française en octobre 1939, séjournait alors dans les environs de Moscou et J. Duclos vivait dans la clandestinité aux environs de Paris.
Le texte du tract se trouve reproduit en annexe iconographique et aux pages 165-175 de l'ouvrage de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier, juin 40, La Négociation secrète, Les Editions ouvrières / Les Editions de l'Atelier (Ivry-sur-Seine), 2006 [novembre], 208 p. Plus tard nommé « Appel du 10 juillet », le texte aurait plutôt été rédigé et distribué « dans la deuxième quinzième de juillet » (p. 175) et aurait connu par la suite une très vaste diffusion.
Pas un seul instant, le contenu du tract ne vise les Allemands. Au contraire, il constitue une sorte de codicille français ajouté au « Pacte germano-soviétique », pacte expressément nommé et invoqué. Implicitement il constitue une offre de collaboration directe avec les autorités allemandes par-dessus la tête des autorités de Vichy. Il dénonce les terribles conséquences des "« gouvernements indignes » qui ont voulu la guerre contre l' Allemagne et qui sont responsables de la défaite et de l'occupation qui s'en est suivie.Ces responsables sont Daladier, Reynaud, Blum et Mandel qui « ont poussé la France à la guerre pour servir les intérêts des ploutocrates » [entendons: des ploutocrates anglais et français], pour « écraser le peuple et porter les armes contre l'URSS, pays du socialisme (envoi de matériel de guerre aux gardes blancs finlandais et constitution de l'armée Weygand en Syrie) ». On lit encore: « Seul, debout dans la tempête, fidèle à sa politique de paix, notre Grand Parti Communiste s'est dressé contre la guerre, comme il s'était dressé seul contre l'occupation de la Ruhr par Poincaré [1923-1924] parce qu'il a toujours été CONTRE L'OPPRESSION D'UN PEUPLE PAR UN AUTRE PEUPLE. » Le tract évoque « la France enchaînée au char » non pas de l'Allemagne hitlérienne mais « de l'impérialisme britannique » ; il vilipende « les aventuriers de Vichy », « le Parti de Blum et de Paul Faure », « les Princes de l'Eglise », « ces Messieurs du gouvernement de Vichy », les « fauteurs et profiteurs de guerre » ainsi que Pétain, Laval et « la dictature des forbans ». Il exige que les députés et sénateurs communistes, déchus et emprisonnés par Daladier à cause de leur approbation du Pacte germano-soviétique (23 août 1939), soient libérés et rétablis dans leurs droits et fonctions et aussi que reparaisse la presse du Parti communiste (les Allemands, eux, libéreront effectivement bien des communistes). Il conclut: « A la porte le gouvernement de Vichy! A la porte le gouvernement des ploutocrates et des profiteurs de guerre ! » Appelant à la renaissance de la France sous le signe de la fraternité des peuples, il lance : « A bas le capitalisme générateur de misère et de guerre! Vive l'Union Soviétique de Lénine et Staline, espoir des travailleurs du Monde! »
Guy Môquet semble avoir eu beaucoup d'admiration pour son père, Prosper Môquet, ancien cheminot, membre responsable du syndicat CGTU, élu député du Parti communiste dans le quartier des Epinettes et déchu de sa fonction de député pour avoir approuvé le Pacte germano-soviétique. Il serait intéressant de savoir si le jeune Guy avait distribué ce tract de non-résistance aux autorités d'occupation allemande ou encore s'il avait diffusé d'autres écrits communistes, plus virulents i encore, contre celui que Jacques Duclos et Maurice Tréand appelaient avec insistance « le juif Mandel » ou contre « le défenseur des intérêts capitalistes anglais », Paul Reynaud.
Les jeunes Français ont besoin de le savoir. Les autres Français aussi d'ailleurs, à commencer par le Président de la République.
Robert F RIVAROL 2007
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Messagepar Pat » 07/11/2007 - 19:07

Opération Guy Môquet : le PC seul gagnant
SI L'ON fait le bilan de ce qui se voulait une commémoration historique et médiatique, il est très discutable. A moins d'accepter le chiffre du ministre Xavier Darcos sur le nombre d'établissements scolaires (de 95 à 98 %, un score stalinien) où la lettre a été lue, honorée, commentée. Mais ici et là, dans quelles conditions ! Vu sur LCI ce professeur de physique-chimie, en terminale, donnant à lire la lettre à une élève l'ânonnant péniblement et disant, une fois la corvée terminée « Et maintenant ... A vos cahiers! » Les ministres furent parfois mal accueillis (Dati, Darcos) et le président lui-même dut arguer d'un calendrier chargé pour éviter d'affronter des profs hostiles. Les syndicats, le SNES (majoritaire) en tête avaient rechigné à ce devoir de mémoire. Faut il saluer cette "résistance" très ambiguë ?
En fait le SNES (bien tenu en mains par des communisants) joue sur deux tableaux. Il a satisfait sa base composée de jeunes profs aux prises avec leurs problèmes quotidiens et antigouvernementaux viscéraux et, d'autre part, il a rejoint sans le dire ouvertement la position officielle du Parti.
Lequel a récupéré la campagne officielle de façon magistrale. Le dimanche 21 octobre, manifestation de masse au monument des fusillés de Chateaubriant avec le n° spécial de L'Huma Dimanche complaisamment exhibé. Le lendemain, les profs cocos distribuant des tracts à la porte des lycées et même lisant la fameuse lettre comme Marie-George Buffet l'a fait, avec sans doute commentaire ad hoc, dans un établissement de Seine-Saint-Denis. Et tout cela largement répercuté dans les media. Par exemple dans l'émission « C'est-à-dire» d'Yves Calvi le 22 octobre sur LCI où l'animateur fut bien le seul à soutenir parfois des opinions de bon sens face à des interlocuteurs qui rivalisaient dans la légende de Guy Môquet héros de la résistance et dans l'éloge du Parti. Parmi les intervenants, un certain Pierre-Louis Basse qui vient de publier chez Stock un vibrant et conformiste Guy Môquet, une enfance fusillée. Spécialiste de foot (!), il se présente comme "objectif". Or dans son livre dénonce et attaque l'anticommunisme de deux historiens (Berlière et Boulouque) qui, dans Le Monde du 24 juin dernier, avaient eu l'imprudence de rappeler le contexte des années 193940 (le PC dans la ligne du pacte germano-soviétique). Sur LCI il a abondé en attaques haineuses contre Maurras, Brasillach et autres immondes tapis dans l'ombre. Mais, imprudent, il cite comme preuve de la résistance du PC en 1940 un document "historique". Le fameux et faux appel du PC le 10 juillet 1940. Une forgerie célèbre à partir d'un numéro trafiqué de L'Humanité qu'aucun historien sérieux ne peut cautionner (1). On revient mine de rien à une légende née en 1945.
Il y a plus grave et cela personne ne l'a relevé. Certes les fusillés communistes du 21 octobre à Châteaubriant (il y en eut d'autres ailleurs, et pas forcément communistes) sont des sacrifiés qui moururent courageusement. Mais pourquoi ces hécatombes ? Parce que, dès l'attaque de l'URSS par l'Allemagne, de jeunes durs du PC, sans doute actionnés par Moscou, appliquèrent la stratégie "terroriste" : des attentats contre les occupants pour retenir sur le sol français le maximum de troupes allemandes au détriment du Front de l'Est. Ce qui déclencha l'application par les Allemands de la loi des otages et des représailles meurtrières (exécutions et déportations) soulevant l'émotion et l'indignation de la population selon le cycle bien connu provocation-représailles-solidarité, et surtout compromettant Vichy. Qui essaya de sauver ce qui pouvait l'être.
Ce fut l'époque où « l'on marchandait des cadavres », formule affreuse mais correspondant à la réalité. Henri Amouroux fait remarquer que les exécutions cessèrent du 24 octobre au 15 décembre 1941. Mais elles reprirent ensuite (les attentats, eux, n'ayant pas cessé) jusqu'aux accords (provisoires) Bousquet-Oberg (voir RIV. du 17/10/07). Et faut-il rappeler que Marcel Cachin désavoua publiquement ces « attentats individuels terroristes» qui « se retournent contre leurs auteurs» ?
Le PC sait ce qu'il fait en réactivant cette période. Le 23 octobre, France 2 nous gratifia ainsi d'un téléfim, « La vie sera belle », consacré à des élèves du lycée Buffon incités par leur prof à se lancer dans des actes homicides les menant au poteau d'exécution. Il semble bien que l'on nous prépare, sous prétexte d'évoquer les années les plus sombres de notre histoire, une nouvelle campagne de manipulations mémorielles nous ramenant au résistancialisme rouge de l'après-Libération, avec l'indispensable troupeau de boucs émissaires. A quand le retour du mythe des 75000 fusillés?
D'après Le Canard Enchaîné, l'« opération Guy Môquet » ne sera pas reconduite l'an prochain mais remplacée par une autre, « autour du thème de la résistance ». Avec la participation, pourquoi pas? des résistants "coloniaux". A leur manière, le Vietminh et le FLN n'avaient-ils pas tiré des pratiques des années 1941-44 des leçons qu'ils utilisèrent contre les militaires français et les civils de toutes origines en Indochine et en Algérie ? Avec ampleur et efficacité! Il y a des boomerangs historiques qu'il vaudrait mieux éviter.
J.-P.A. RIVAROL Novembre 2007
(1) Dans le n° 31 (été-automne 2007) du trimestriel Histoire et Liberté (4 avenue Benoît-Frachon, 92023 Nanterre Cedex), lire les précisions historiques de Pierre Rigoulot démasquant Pierre-Louis Basse à propos du 10 juillet 1940. Voir également l'article du Pr Robert Faurisson dans notre dernier n° sur la "résistance" du PC"F" en 1940-41.
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Messagepar Pat » 24/11/2007 - 12:37

RETOUR SUR GUY MÔQUET

Qu'on me pardonne si, exceptionnellement, je fais changer de ton et d'éclairage cette chronique qui se veut avant tout légère. Mais je suis sûr qu'on comprendra mes raisons. .
Comme nombre de Français, je le sais, j'ai été exaspéré par l'affaire de la "lettre de Guy Môquet" . Exaspéré et surtout rendu inquiet par l'ignorance crasse de l'Histoire manifestée par de prétendus gouvernants en arrivant à faire passer pour un modèle de Résistance un garçon qui, malgré tout le courage qu'il a montré devant une mort injuste, n'a jamais résisté - et a été ,en fait, la double victime de l'occupant allemand et de son propre parti, collabo jusqu'au 22 juin 1941,et à l'attaque de la sacro-sainte Union soviétique par Hitler.
Je le répète, je ne suis pas seul dans mon cas. Mais moi, j'ai une raison supplémentaire: je suis un ancien du Lycée Buffon. Quel rapport avec la lettre de Guy Môquet et sa lecture obligée et répétée? Eh bien, il se trouve que je me souviens comme si cela s'était passé hier de la rentrée des sixièmes au Lycée dans le blafard automne de 1944, moins de deux mois après la libération de Paris.
Sur un roulement de tambour expertement exécuté par le gros concierge en blouse grise - en ce lycée encore très napoléonien, on entrait tous les jours en classe au son du tambour - on nous avait réunis dans le gymnase. Et là, avant de nous faire chanter La Marseillaise, on nous lut des lettres. Cinq lettres qui nous firent immédiatement monter les larmès aux yeux. Elles étaient signées de Jean Arthus, Jacques Baudry, Pierre Benoît, Jacques Grelot et Lucien Legros, fusillés par les Allemands le 8 février 1943. Pour actions répétées de résistance armée à l'occupant entre septembre 1941 et août 1942. L'âme du groupe avait 18 ans et le plus jeune un peu plus de 15.
Dans leurs lettres, étonnantes de maturité comme d'abnégation, tous semblaient, devant la mort imminente, n'avoir qu'une idée en tête: consoler et réconforter leurs parents. L'un d'eux - Arthus, je crois - appelait, dans cette missive, son père « mon grand chéri ». Cela m'avait frappé. Comme m'avait frappé le fait que le plus jeune du réseau n'avait que quatre ans de plus que moi _ il arrive qu'on rate les guerres de peu ...
Alors; je me permets de demander à M .Nicolas Sarkozy et à ses amis M. Bernard Laporte compris - si ce n'est pas ces lettres-là qu'il aurait fallu lire et faire lire si l'on voulait vraiment graver dans de jeunes esprits d'aujourd'hui l'image de la Résistance française.
Mais, bien sûr, en oubliant les lycéens de Buffon pour se concentrer sur un jeune communiste victime des circonstances, M. Sarkozy et sa cour ne font que suivre une légende et une tradition déjà solidement mises en place par le PC depuis la fin de la guerre. Fait symptomatique : les "martyrs du Lycée Buffon" n'ont eu droit qu'à une minuscule placette en haut du boulevard Pasteur alors que Guy Môquet compte de nombreuses rues et même une station de métro.
« L'enseignement de l'Histoire en France, disait Fustel de Coulanges, est une guerre civile. »
Perdue d'avance, avec des enseignants tels que ceux dont nous disposons actuellement. ..
Jean BOURDIER National Hebdo nov 2007
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