du progressisme chrétien à la droite nationale

Ici la culture et l'histoire sont à l'honneur
Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25496
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

du progressisme chrétien à la droite nationale

Messagepar Pat » 29/09/2007 - 9:25

L'ITINÉRAIRE EXEMPLAIRE DE JEAN-MARIE PAUPERT
Il y a bien longtemps qu'on n'avait pas publié un pamphlet d'une telle violence. Jean-Marie Paupert ne féraille pas au fleuret. Il y a la hache d'abordage. Avec une allégresse plébeienne, il botte les culs-dorés, verts ou rouges et, avec une jouissance particulière, les culs-bénis, toutes les variétés de faux-culs qui étouffent la grande nation sous le flot montant de leurs petites déjections. Il saisit à pleines mains la matière fécale et la retourne aux producteurs, au risque d'éclabousser quelques belles âmes. Qu'un écrivain ose traiter de vieux con son éminence le cardinal Marty, de grognasse « la mère Roudy » ou de bordélière, la défunte Simone de Beauvoir choquera les délicats. Ce n'est pas pour eux qu'il écrit.
L'on ne sauve pas un pays en péril de mort en se battant en gants blancs. Jean-Marie Paupert est convaincu que la France, qu'il aime tendrement est conduite à l'abattoir par les féministes, les pacifistes, les érotomanes, les curés, les intellos, les pisse-froid du « Monde »et les chaudepisseurs de« Libération », les sagoins chiraquiens, les salopards socialistes, les salonnards philométèques, les diarrhétiques idéologiques et les démo-chrétiens foireux. Il n'épargne personne et surtout pas lui. Il se tient pour un petit con en voie de déconnérisation. Seul Le Pen, même s'il le trouve un petit peu trop démocrate pour son goût, mérite son respect. Lui au moins se préoccupe « en politique d'abord de la France et des Français ». Il défend les valeurs qui ont fait la grandeur de la France et la dignité des Français, il croit à l'honneur, au courage, à la vie.
Certes les nations ne sont pas promises à l'immortalité. Maurras que Paupert n'aime pas, faute de l'avoir lu, savait que l'art de l'homme d'Etat consiste à retarder l'échéance fatale. Au cours de son histoire la France a failli disparaître, à deux ou trois reprises. Il y a façon et façon. Alésia fût une défaite et cependant nous avons de bonnes raisons d'être fiers de Vercingétorix. La France pourrait mourir, héroïquement, au terme d'un ultime combat. Elle se prépare tout doucettement à crever, vieille bête dont la carcasse pourrira au soleil de l'Histoire. Déjà rôdent les hyènes et les rats. Il ne reste qu'un espoir, le réveil, grâce à Le Pen, d'une droite nationale et populaire.

Ex-catholique de gauche

Ce Paupert? Un «facho»? Un « intégriste» ? Un nostalgique de l'extrême droite? Un antisémite? Un raciste? Vous n'y êtes pas. Il y a peu de temps encore, il était tenu pour l'une des lumières de l'église post-conciliaire. Quand il publia en 1965 « Pour une politique évangélique », les catholiques de gauche le saluèrent comme leur maître-penseur. Le bouquin, qui tranchait par sa qualité intellectuelle sur la production courante de la bande, fût aussitôt traduit en anglais, en espagnol,en portugais et répandu dans le monde entier. Pour lui, Taizé, c'était« l'église de demain ». Lorsque Paul VI condamna la pilule, il mena contre lui le combat, rassemblant pour les éditions du Seuil, le dossier de la contestation. Quand je l'ai connu, il rôdait autour du parti communiste... Pour d'étranges raisons qui me firent bien augurer de son évolution future : par dégoût de la chienlit gauchiste, les cocos lui paraissaient gens disciplinés, forts, ennemis du désordre, seuls capables de mâter Cohn-Bendit.
Par quel hasard les éditions Grasset me firent-elles le service de l'un de ses bouquins ? C'était, si ma mémoire ne me trahit pas, «Peut-on être chrétien, aujourd'hui? » Je découvris un écrivain de bonne race, capable d'analyses originales. Quelques pages sur le mythe me parurent si neuves et profondes que je lui consacrai, dans « Aspects de la France » où je menais le combat des idées, un article louangeur. C'est notre faiblesse, à nous autres, gens de droite, de tant aimer l'intelligence que nous la célébrons même lorsqu'elle a l'étrange idée de se poser sur un intellectuel de gauche. La chose est rare j'en conviens et d'autant plus digne d'être célébrée. Paupert, fort surpris, accepta de venir dîner chez le diable. L'amitié fût immédiate. Comme l'amour, elle foudroie, Paupert et sa femme, une juive convertie, étaient intellectuellement honnêtes, intacts, au spirituel et, pour le reste, aussi tordus que cela se puisse concevoir. De ce moment-là, le chrétien sût que la grâce de Dieu réussirait bien, à l'heure qui lui conviendrait à redresser ce qui était tordu.
Il fallut la crise de l'Église pour briser la gangue des préjugés. qui asphyxiait les deux âmes, amies de la mienne. Paupert découvrit les ravages de l'ère post-conciliaire. Il en portait la responsabilité. Toutes les « nouveautés» sacrilèges qui profanaient la maison-Dieu, il les avait, par son talent, fait surgir. D'avoir été le plus brillant, le plus subtil des entrepreneurs de démolition, le rendait plus coupable encore. Atterré par les conséquences mortelles des jeux d'une intelligence plus éprise des louanges mondaines que de l'ascèse de la vérité, il eût le courage de publier une rétractation.

Que faire?


Ce fût « Péril en la demeure ». D'un trait de plume, il renvoyait au néant une œuvre qui lui avait valu la notoriété. Il acceptait de n'être plus rien. Ce courage-là on peut l'avoir à vingt ou à trente ans. A cinquante, cela relève de l'héroïsme.
Il restait du chemin à faire. Paupert l'a accompli de son pas de paysan. « Je m'accuse, dit-il aujourd'hui d'avoir favorisé si peu que ce fût, au Vietnam comme en Algérie, l'installation des régimes marxistes, anti-chrétiens et sanguinaires, destructeurs de notre civilisation et même de leur propre peuple ». Oui, il fut, délibérément, dans le camps des traîtres et des lâches, des croquemorts et des laissant-pour-compte, prônant l'abandon à tout va, la décolonisation à outrance, la lutte contre les Français patriotes et nationalistes. « Que faire? » S'enfermer dans sa honte ? Cela ne servirait de rien. Il faut réparer, donc rejoindre la droite nationale et populaire en se portant aux postes les plus exposés.
Personne n'est moins suspect que lui d'antisémitisme. On admirera d'autant plus la façon dont il règle Leur compte à Elkabach et à sa bande. Quand des chats font leur petit caca sur votre paillasson, vous interrogez-vous sur leur race ?
Siamois, angoras ou de gouttière, vous les prenez par la peau du cou et vous leur mettez le nez dans la chose. Ce qu'a fait Le Pen. Qu'un salaud soit juif doit-il empêcher qu'on le traite selon ses mérites? Si les Juifs veulent être considérés ainsi que des Français comme les autres, qu'ils acceptent que ceux d'entre eux qui se conduisent en mauvais Français soient considérés comme tous les mauvais Français. Le raisonnement de Paupert paraît imparable. Est-ce de l'anti-auvergnatisme que de tenir Giscard pour une lopette ?
Voilà donc un livre roboratif. Il aidera bien des braves gens, encore égarés par les insulteurs à gages de Le Pen, à prendre conscience qu'il n'existe plus d'autre recours pour ceux qui n'acceptent pas que la France crève. Un petit éditeur a eu le courage de l'éditer. En voici l'adresse: Editions Har-Po, 7, rue Suger, 75006 Paris. A votre plaisir.
(Jean-Marie Paupert : «France, tu veux crever? » Editions Har-Po.)
Pierre Debray: National Hebdo juin 1986
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Revenir vers « culture et histoire »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités