Communisme : le devoir de mémoire
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Contes et légendes du communisme français : le bolchévisme et la réécriture de l’histoire
Dès que les bolcheviks se furent emparés du pouvoir en novembre 1917, Lénine, suivant les leçons de son maître ès révolution, développa un gigantesque appareil de propagande qui imposa « sa » vision de l’histoire et de la révolution russe. Celle-ci était commandée par les impératifs idéologiques et politiques du parti bolchévique et de son chef, et ne tenait à peu près aucun compte des réalités historiques. Le régime léniniste ayant d’emblée interdit la presse d’opposition – y compris socialiste – et établi une stricte censure sur tous les médias dont il s’était emparé du monopole, cette vision ne rencontra qu’une très faible résistance. Elle devint bientôt vérité d’État diffusée massivement en URSS mais aussi à l’étranger, portée par les dizaines de partis communistes qui venaient d’apparaître, au début des années 1920, comme des champignons après la pluie.
Cette manière totalitaire de concevoir son histoire ne tarda pas à être imposée par Lénine puis par ses héritiers, et le principal d’entre eux Staline, à l’Internationale communiste (IC) qui transmit rapidement le virus de la légende historique à toutes ses sections nationales, les partis communistes. Alors que, dans l’ensemble, l’éthique des dirigeants ouvriers et spécialistes français les avait conduits à entretenir une vision de leur histoire qui ne s’écartait guère du récit républicain et national – comme en témoignent L’histoire de la révolution française de Jean Jaurès ou L’Encyclopédie socialiste de Compère-Morel – la création du PCF en décembre 1920 introduisit progressivement la pratique des contes et légendes bolcheviques.
Avec Staline, celle-ci atteignit, dès la fin des années 1920 et dans les années 1930, des sommets de falsifications : photos truquées et ouvrages réécrits pour en faire disparaître des acteurs historiques devenus indésirables (Trotski, puis Zinoviev, Boukharine, etc.), publication en 1938 du Précis d’histoire du parti communiste bolchevique de l’Union soviétique entièrement revu par Staline, qui établissait un récit de la révolution d’Octobre et de l’URSS largement légendaire mais devenu vérité officielle et intangible jusqu’à la mort de Staline en 1953, version obligatoire pour les communistes du monde entier. Car le dictateur totalitaire veut non seulement contrôler le présent et l’avenir, mais aussi le passé.
Stéphane Courtois, Mythes et polémiques de l’histoire
http://www.oragesdacier.info/2014/08/co ... nisme.html
Dès que les bolcheviks se furent emparés du pouvoir en novembre 1917, Lénine, suivant les leçons de son maître ès révolution, développa un gigantesque appareil de propagande qui imposa « sa » vision de l’histoire et de la révolution russe. Celle-ci était commandée par les impératifs idéologiques et politiques du parti bolchévique et de son chef, et ne tenait à peu près aucun compte des réalités historiques. Le régime léniniste ayant d’emblée interdit la presse d’opposition – y compris socialiste – et établi une stricte censure sur tous les médias dont il s’était emparé du monopole, cette vision ne rencontra qu’une très faible résistance. Elle devint bientôt vérité d’État diffusée massivement en URSS mais aussi à l’étranger, portée par les dizaines de partis communistes qui venaient d’apparaître, au début des années 1920, comme des champignons après la pluie.
Cette manière totalitaire de concevoir son histoire ne tarda pas à être imposée par Lénine puis par ses héritiers, et le principal d’entre eux Staline, à l’Internationale communiste (IC) qui transmit rapidement le virus de la légende historique à toutes ses sections nationales, les partis communistes. Alors que, dans l’ensemble, l’éthique des dirigeants ouvriers et spécialistes français les avait conduits à entretenir une vision de leur histoire qui ne s’écartait guère du récit républicain et national – comme en témoignent L’histoire de la révolution française de Jean Jaurès ou L’Encyclopédie socialiste de Compère-Morel – la création du PCF en décembre 1920 introduisit progressivement la pratique des contes et légendes bolcheviques.
Avec Staline, celle-ci atteignit, dès la fin des années 1920 et dans les années 1930, des sommets de falsifications : photos truquées et ouvrages réécrits pour en faire disparaître des acteurs historiques devenus indésirables (Trotski, puis Zinoviev, Boukharine, etc.), publication en 1938 du Précis d’histoire du parti communiste bolchevique de l’Union soviétique entièrement revu par Staline, qui établissait un récit de la révolution d’Octobre et de l’URSS largement légendaire mais devenu vérité officielle et intangible jusqu’à la mort de Staline en 1953, version obligatoire pour les communistes du monde entier. Car le dictateur totalitaire veut non seulement contrôler le présent et l’avenir, mais aussi le passé.
Stéphane Courtois, Mythes et polémiques de l’histoire
http://www.oragesdacier.info/2014/08/co ... nisme.html
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
La fête de L'Huma rendez-vous du pseudo-modèle social
Ce 14 septembre au soir Le Monde mettait en ligne sa rubrique "les 5 infos à retenir du week-end". Le quotidien plaçait évidemment au premier rang l'atroce traitement d'un de leurs otages par les islamo-terroristes. Mais, une fois passée l'émotion occidentale légitime, il invitait ses lecteurs à considérer, somme toute, que la grande question demeure celle des bleus à l'âme de la gauche européenne.
On compatit en effet, tout en se demandant s'il n'existe pas un lien, entre les nuisances et les aveuglements du politiquement correct de gauche, depuis et l'affaiblissement de l'Europe face aux dangers qui la menacent de plus en plus. Un dernier point concernait certes l'actualité sportive, mais le centre de ce petit monde nombriliste se situait bien à l'inoxydable Fête de L'Huma.
Évoquons quand même d'abord nos amis scandinaves. On parle en effet, on va parler du regain électoral de la coalition gaucho-écolo en Suède ce 14 septembre.
Le quotidien officieux de la politique française observe tout de même que les sociaux-démocrates suédois crédités de 31,3 % des voix, restent dépourvus d'idées. Certes, ils écartent avec horreur toute coopération avec le parti "populiste" des "démocrates suédois" qui vient de doubler son score, 12,9 % contre 5,7 % il y a quatre ans. Il manque pourtant quelque 20 sièges à la coalition qu'ils pourraient former avec les écologistes et le "parti de gauche" pour obtenir une majorité absolue. (1)⇓
En vérité, après huit ans de pouvoir le cartel sortant de centre-droit subissait le phénomène courant dans toutes les démocraties qui s'appelle l'usure du pouvoir. Et ses adversaires n'ont su développer depuis 2012 que des critiques sur la privatisation de certaines maisons de retraite, l'une d'entre elles était devenu un objet de scandale, sans personne que ne s'interroge sur les conditions réelles des établissements publics du même ordre qu'on ne veut plus appeler des "hospices". Dans une Europe vieillissante et sénescente tout ceci fait peur à un électorat de plus en plus important qui rejette le miroir de sa propre réalité.
La différence entre la France et la Suède est que cette dernière avait eu le courage ces dernières années de remettre en cause ce "modèle suédois" dont on nous avait tant gavé dans les années 1960 et dont les "heureux bénéficiaires" avaient soupé.
Au contraire le gouvernement Valls, présenté pour réformateur, décrié comme "continuateur" d'une "austérité" qui, en fait n'a jamais commencé s'accroche à la fiction du maintien en l'état du prétendu "modèle social", c'est-à-dire des options périmées remontant à 30, 50, voire 70 ans.
La deuxième nouvelle soulignée par Le Monde portait en effet sur une décision annoncée, curieusement, par le Secrétaire d'État aux relations avec le parlement. Jean-Marie Le Guen, au lieu et place de Marisol Touraine ministre, elle, des Affaires sociales a cru bon de revenir sur le constat gouvernemental des jours précédents : celui d'une évolution des indices de prix ne justifiant pas l'augmentation des pensions.
N'importe les règles d'indexation, bienvenue aux "coups de pouce" : tout ceci pour ne pas donner aux Français l'impression
qu'ils sont entrés dans une phase de rigueur, ne parlons même pas des "réformes structurelles" que réclament nos partenaires européens, devenus nos bailleurs de fonds.
Tout ceci sert de toile de fond aux remugles venus de La Courneuve où se retrouvait, fidèle au poste chaque année, la "varie gauche", celle des amis et des alliés d'un parti communiste de moins en moins audible en direct mais de plus en plus présent dans les coulisses.
La nouvelle sociologie de cette organisation, toujours puissante, toujours nuisible, dément de longue date ses propres théories. Ses cadres d'origine ouvrière représentaient il y a 30 ans encore quelque 45 % de l'appareil. Ce pourcentage s'est divisé par 5, tombant à 9 % alors que les ouvriers représentent aujourd'hui 23 % de la population active du pays. Le gros de la troupe des adhérents et cotisants du PCF se recrute chez les enseignants, c'est-à-dire chez les gens qui formatent impunément, aux frais des contribuables, les esprits des jeunes Français de toutes origines, et chez les salariés des collectivités locales, en nombre croissant.
Qu'un Mélenchon, épaulé cette année par la venue de son nouvel ami Kerviel, ait réaffirmé en cette occasion sa convergence avec un Montebourg, cette écume des choses, est retenue comme un événement par nos médiats. En réalité, déjà en 2011, toujours à la fête de L'Huma, ils avaient fait ensemble exactement la même déclaration que nous relevions alors. (2)⇓
JG Malliarakis
Notes :
1) Cette appellation de "parti de gauche" désigne en Suède un parti qui s'est appelé successivement : Parti social-démocrate de gauche de Suède de 1917 à 1921 puis parti communiste de Suède de 1921 à 1967, puis "parti de gauche – les communistes" de 1967 à 1990. Avec ces gens, il n'est pas considéré comme "immoral" de gouverner. .
2) cf. L'Insolent du 19 septembre 1971
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Ce 14 septembre au soir Le Monde mettait en ligne sa rubrique "les 5 infos à retenir du week-end". Le quotidien plaçait évidemment au premier rang l'atroce traitement d'un de leurs otages par les islamo-terroristes. Mais, une fois passée l'émotion occidentale légitime, il invitait ses lecteurs à considérer, somme toute, que la grande question demeure celle des bleus à l'âme de la gauche européenne.
On compatit en effet, tout en se demandant s'il n'existe pas un lien, entre les nuisances et les aveuglements du politiquement correct de gauche, depuis et l'affaiblissement de l'Europe face aux dangers qui la menacent de plus en plus. Un dernier point concernait certes l'actualité sportive, mais le centre de ce petit monde nombriliste se situait bien à l'inoxydable Fête de L'Huma.
Évoquons quand même d'abord nos amis scandinaves. On parle en effet, on va parler du regain électoral de la coalition gaucho-écolo en Suède ce 14 septembre.
Le quotidien officieux de la politique française observe tout de même que les sociaux-démocrates suédois crédités de 31,3 % des voix, restent dépourvus d'idées. Certes, ils écartent avec horreur toute coopération avec le parti "populiste" des "démocrates suédois" qui vient de doubler son score, 12,9 % contre 5,7 % il y a quatre ans. Il manque pourtant quelque 20 sièges à la coalition qu'ils pourraient former avec les écologistes et le "parti de gauche" pour obtenir une majorité absolue. (1)⇓
En vérité, après huit ans de pouvoir le cartel sortant de centre-droit subissait le phénomène courant dans toutes les démocraties qui s'appelle l'usure du pouvoir. Et ses adversaires n'ont su développer depuis 2012 que des critiques sur la privatisation de certaines maisons de retraite, l'une d'entre elles était devenu un objet de scandale, sans personne que ne s'interroge sur les conditions réelles des établissements publics du même ordre qu'on ne veut plus appeler des "hospices". Dans une Europe vieillissante et sénescente tout ceci fait peur à un électorat de plus en plus important qui rejette le miroir de sa propre réalité.
La différence entre la France et la Suède est que cette dernière avait eu le courage ces dernières années de remettre en cause ce "modèle suédois" dont on nous avait tant gavé dans les années 1960 et dont les "heureux bénéficiaires" avaient soupé.
Au contraire le gouvernement Valls, présenté pour réformateur, décrié comme "continuateur" d'une "austérité" qui, en fait n'a jamais commencé s'accroche à la fiction du maintien en l'état du prétendu "modèle social", c'est-à-dire des options périmées remontant à 30, 50, voire 70 ans.
La deuxième nouvelle soulignée par Le Monde portait en effet sur une décision annoncée, curieusement, par le Secrétaire d'État aux relations avec le parlement. Jean-Marie Le Guen, au lieu et place de Marisol Touraine ministre, elle, des Affaires sociales a cru bon de revenir sur le constat gouvernemental des jours précédents : celui d'une évolution des indices de prix ne justifiant pas l'augmentation des pensions.
N'importe les règles d'indexation, bienvenue aux "coups de pouce" : tout ceci pour ne pas donner aux Français l'impression
qu'ils sont entrés dans une phase de rigueur, ne parlons même pas des "réformes structurelles" que réclament nos partenaires européens, devenus nos bailleurs de fonds.
Tout ceci sert de toile de fond aux remugles venus de La Courneuve où se retrouvait, fidèle au poste chaque année, la "varie gauche", celle des amis et des alliés d'un parti communiste de moins en moins audible en direct mais de plus en plus présent dans les coulisses.
La nouvelle sociologie de cette organisation, toujours puissante, toujours nuisible, dément de longue date ses propres théories. Ses cadres d'origine ouvrière représentaient il y a 30 ans encore quelque 45 % de l'appareil. Ce pourcentage s'est divisé par 5, tombant à 9 % alors que les ouvriers représentent aujourd'hui 23 % de la population active du pays. Le gros de la troupe des adhérents et cotisants du PCF se recrute chez les enseignants, c'est-à-dire chez les gens qui formatent impunément, aux frais des contribuables, les esprits des jeunes Français de toutes origines, et chez les salariés des collectivités locales, en nombre croissant.
Qu'un Mélenchon, épaulé cette année par la venue de son nouvel ami Kerviel, ait réaffirmé en cette occasion sa convergence avec un Montebourg, cette écume des choses, est retenue comme un événement par nos médiats. En réalité, déjà en 2011, toujours à la fête de L'Huma, ils avaient fait ensemble exactement la même déclaration que nous relevions alors. (2)⇓
JG Malliarakis
Notes :
1) Cette appellation de "parti de gauche" désigne en Suède un parti qui s'est appelé successivement : Parti social-démocrate de gauche de Suède de 1917 à 1921 puis parti communiste de Suède de 1921 à 1967, puis "parti de gauche – les communistes" de 1967 à 1990. Avec ces gens, il n'est pas considéré comme "immoral" de gouverner. .
2) cf. L'Insolent du 19 septembre 1971
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
L'omertà de la CGT fonctionne toujours
Quelques lignes à peine, destinées à passer inaperçues, voilà ce que la plupart des gros moyens de désinformation ont consacré, ces derniers jours, à deux événements.
Le premier nous ramène tristement au souvenir des temps où les choses étaient fort claires : la disparition d'André Bergeron dans la nuit du 19 au 20 septembre. Âgé de 92 ans, oublié aujourd'hui des jeunes générations il avait dirigé courageusement et intelligemment FO pendant plus d'un quart de siècle entre 1963 et 1989. Il en fut pratiquement évincé par Blondel et par son équipe de trotskistes.
On ne sera pas surpris de mesurer la petite place que lui consacre L'Huma le 22 septembre. Dans la partie réservée aux abonnés et dans l'édition imprimée on trouve les éternelles accusations contre FO… qui aurait reçu un appui des syndicats libres… eux-mêmes suspects d'avoir été soutenus, au moment du plan Marshall par les méchants américains… Air connu, refrain lamentable qui d'ailleurs ne débouche sur rien sinon qu'en effet la scission FO est intervenue en 1947, quand il fut devenu évident que la CGT de Benoît Frachon était passée sous la coupe du parti communiste et de l'URSS alors gouvernée par Staline. Fallait-il donc l'accepter ? Chevénement cité par Le Monde du 21 septembre, le laisse, au fond, entendre : on ne s'en étonnera guère. Les anciens trotskistes qui entourent actuellement le gouvernement semblent moins convaincus. On partagera – pour une fois – leur avis.
Plus surprenante à cet égard semble l'opinion des gens du Figaro, en ligne le 20 septembre à 15 h 46 : Ils qualifient André Bergeron "d'anticommuniste primaire". Ben dis donc…
Au fait dans quel organe de presse a-t-on pu lire, pendant des années, de 1934 à 1986, l'excellente chronique de Michel-Pierre Hamelet? (1)⇓
Le second événement, lui, réchauffe un peu le cœur, encore que l'on sache qu'il ne servira guère : la condamnation de la CGT pour ses prédations éhontées au sein du comité d'entreprise d'EDF. À peine effleurée dans "Le Monde", cette nouvelle fut diffusée modestement sur la publication version dont on trouvera le texte standard, ici recopié dans le quotidien "L'Alsace" (2)⇓.
Procès du CE d’EDF-GDF : douze condamnés dont la CGT et "L’Humanité"
Douze condamnations, dont celles de la CGT et du journal "L’Humanité", ont été prononcées ce mercredi par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire des détournements de fonds de la Caisse centrale des activités sociales (CCAS), le puissant comité d’entreprise d’EDF-GDF.
Huit personnes physiques et quatre personnes morales ont été reconnues coupables d’abus de confiance, de complicité ou recel de ce chef et condamnées à des peines de 2 mois à 18 mois avec sursis et à des amendes de 4 000 à 75 000 euros.
La justice leur reproche d’avoir détourné des fonds de la CCAS, le plus important comité d’entreprise de France, doté d’un budget annuel de 400 millions d’euros, pour financer des prestations à la fête de L’Humanité et des emplois fictifs au bénéfice de la CGT et de la fédération des mines et de l’énergie (FNME-CGT).
Pas plus : le minimum syndical en quelque sorte.
Sur Bergeron et sur la condamnation de la CGT : même minimum syndical. Il équivaut ni plus ni moins à une omertà.
C'est en effet contre les pratiques de la CGT, mises en place à la faveur de la loi Marcel Paul de 1946 créant EDF-GDF, que toute sa vie s'était dressé le syndicaliste réformiste André Bergeron.
On considère que ce système constitue le modèle social français et que celui-ci doit demeurer intangible. C'est bien ce genre de présupposés qu'il convient de combattre.
JG Malliarakis
Apostilles
cf. ses mémoires "Un Prolétaire au Figaro" Grasset-Fasquelle 1997, 407 pages.`⇑
En ligne sur le site de L'Alsace le 1er octobre à 17 32
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Quelques lignes à peine, destinées à passer inaperçues, voilà ce que la plupart des gros moyens de désinformation ont consacré, ces derniers jours, à deux événements.
Le premier nous ramène tristement au souvenir des temps où les choses étaient fort claires : la disparition d'André Bergeron dans la nuit du 19 au 20 septembre. Âgé de 92 ans, oublié aujourd'hui des jeunes générations il avait dirigé courageusement et intelligemment FO pendant plus d'un quart de siècle entre 1963 et 1989. Il en fut pratiquement évincé par Blondel et par son équipe de trotskistes.
On ne sera pas surpris de mesurer la petite place que lui consacre L'Huma le 22 septembre. Dans la partie réservée aux abonnés et dans l'édition imprimée on trouve les éternelles accusations contre FO… qui aurait reçu un appui des syndicats libres… eux-mêmes suspects d'avoir été soutenus, au moment du plan Marshall par les méchants américains… Air connu, refrain lamentable qui d'ailleurs ne débouche sur rien sinon qu'en effet la scission FO est intervenue en 1947, quand il fut devenu évident que la CGT de Benoît Frachon était passée sous la coupe du parti communiste et de l'URSS alors gouvernée par Staline. Fallait-il donc l'accepter ? Chevénement cité par Le Monde du 21 septembre, le laisse, au fond, entendre : on ne s'en étonnera guère. Les anciens trotskistes qui entourent actuellement le gouvernement semblent moins convaincus. On partagera – pour une fois – leur avis.
Plus surprenante à cet égard semble l'opinion des gens du Figaro, en ligne le 20 septembre à 15 h 46 : Ils qualifient André Bergeron "d'anticommuniste primaire". Ben dis donc…
Au fait dans quel organe de presse a-t-on pu lire, pendant des années, de 1934 à 1986, l'excellente chronique de Michel-Pierre Hamelet? (1)⇓
Le second événement, lui, réchauffe un peu le cœur, encore que l'on sache qu'il ne servira guère : la condamnation de la CGT pour ses prédations éhontées au sein du comité d'entreprise d'EDF. À peine effleurée dans "Le Monde", cette nouvelle fut diffusée modestement sur la publication version dont on trouvera le texte standard, ici recopié dans le quotidien "L'Alsace" (2)⇓.
Procès du CE d’EDF-GDF : douze condamnés dont la CGT et "L’Humanité"
Douze condamnations, dont celles de la CGT et du journal "L’Humanité", ont été prononcées ce mercredi par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire des détournements de fonds de la Caisse centrale des activités sociales (CCAS), le puissant comité d’entreprise d’EDF-GDF.
Huit personnes physiques et quatre personnes morales ont été reconnues coupables d’abus de confiance, de complicité ou recel de ce chef et condamnées à des peines de 2 mois à 18 mois avec sursis et à des amendes de 4 000 à 75 000 euros.
La justice leur reproche d’avoir détourné des fonds de la CCAS, le plus important comité d’entreprise de France, doté d’un budget annuel de 400 millions d’euros, pour financer des prestations à la fête de L’Humanité et des emplois fictifs au bénéfice de la CGT et de la fédération des mines et de l’énergie (FNME-CGT).
Pas plus : le minimum syndical en quelque sorte.
Sur Bergeron et sur la condamnation de la CGT : même minimum syndical. Il équivaut ni plus ni moins à une omertà.
C'est en effet contre les pratiques de la CGT, mises en place à la faveur de la loi Marcel Paul de 1946 créant EDF-GDF, que toute sa vie s'était dressé le syndicaliste réformiste André Bergeron.
On considère que ce système constitue le modèle social français et que celui-ci doit demeurer intangible. C'est bien ce genre de présupposés qu'il convient de combattre.
JG Malliarakis
Apostilles
cf. ses mémoires "Un Prolétaire au Figaro" Grasset-Fasquelle 1997, 407 pages.`⇑
En ligne sur le site de L'Alsace le 1er octobre à 17 32
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Nouailhac : La CGT d'EDF lourdement condamnée
Les condamnations du procès du comité d'entreprise d'EDF sont curieusement passées inaperçues. Elles prouvent que CGT et PC se finançaient sur la bête...
C'est une étrange affaire, et ce, depuis le début. Après plus de dix ans d'instruction sur l'un des financements les plus secrets du Parti communiste et de la CGT par le comité d'entreprise d'EDF, un procès s'était finalement tenu en juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris à la stupéfaction des intéressés eux-mêmes, plus habitués à être amnistiés qu'à être poursuivis. Pendant trois semaines, dans une indifférence quasi générale, volontaire ou soigneusement entretenue, le dossier du juge d'instruction Jean-Marie d'Huy, plus épais qu'une armoire normande, a été largement utilisé pour détailler les malversations et les détournements de fonds de la CCAS, la Caisse centrale d'activités sociales, qui fait office de comité d'entreprise à EDF.
Cette CCAS est célèbre pour l'énormité de ses recettes - près de 500 millions d'euros par an - calculées sur la base de 1 % du chiffre d'affaires de l'entreprise au lieu de 1 % de sa masse salariale comme c'était la règle à l'origine. Une hérésie économique qui date de sa création en 1946 par Marcel Paul, le ministre communiste de la Production industrielle. Une "faute de frappe" - qui peut le croire ? -, avait-on dit à l'époque, laquelle, ensuite, n'avait jamais été rectifiée. Depuis lors, cette CCAS, qui est gérée en dépit du bon sens et exclusivement par la CGT, est connue pour être la principale caisse noire du Parti communiste et de son syndicat frère. Pour évaluer l'extravagance de la chose, il suffit de multiplier 500 millions d'euros par le nombre d'années écoulées depuis 1946. On comprend mieux ces sonos dernier cri, ces bus ultramodernes et toutes ces banderoles rouges qui donnent l'impression d'être toujours neuves, lors des manifestations de la CGT dans les rues !
Des manoeuvres pour faire capoter l'instruction
On savait depuis longtemps - depuis toujours - que cette caisse noire fonctionnait à plein régime, mais encore fallait-il le prouver. Et puis, tout arrive : fin 2003, à la suite de la plainte d'un cadre de la Caisse en Vendée, une information judiciaire est enfin ouverte pour "escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux", et elle est confiée au juge parisien Jean-Marie d'Huy, celui de l'affaire Clearstream. Un solide ! Dès le printemps 2004, ce dernier comprend assez vite à qui il a affaire après avoir perquisitionné à grand fracas la CCAS, le siège de l'Iforep, une nébuleuse proche de la CCAS, l'Agence centrale de publicité (ACP) liée au Parti communiste et les bureaux du journal L'Humanité : des militants communistes dévoués corps et âme à leur parti et pour lesquels tout ce qui est pris à "l'ennemi de classe" est bon à prendre, tout ce qui peut aider à la "cause" est juste et bienvenu.
Passons sur les nombreuses manoeuvres souterraines ou officieuses qui auront été initiées par le bloc PC-CGT pour faire durer ou capoter l'instruction de Jean-Marie d'Huy... Dix ans après le début de l'instruction, le procès s'ouvre enfin au mois de juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris. Après trois semaines d'audience et trois semaines de silences gênés dans les grands médias audiovisuels et les principaux quotidiens - rappelons que les quotidiens parisiens sont dépendants de la CGT pour être imprimés par le Syndicat du livre CGT -, le procureur Serge Roques requiert dix-huit mois de prison avec sursis contre le principal inculpé, Jean Lavielle, qui présidait la CCAS à l'époque, et neuf mois avec sursis contre la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin, poursuivie pour un emploi fictif. De nombreuses et fortes amendes sont réclamées contre la CGT et sa fédération des Mines et de l'Énergie, contre l'Iforep et contre L'Humanité, ces deux derniers pour avoir profité de détournements de plus d'un million d'euros. Au total, huit personnes physiques et quatre organisations seront condamnées dans ce dossier.
12 condamnations bien senties
Le jugement du tribunal correctionnel est finalement rendu le 1er octobre dernier, dans un silence tonitruant. Pas une seule télévision, ni une généraliste ni une chaîne d'info, pas la moindre radio, pas un journal n'en rendra compte sur le moment ni plus tard à notre connaissance, sauf quelques lignes dans un mince entrefilet des Échos et sur le site de La Croix. Alors, ce jugement, qu'avait-il de si mystérieux ou de si terrible ? Il était très clairement déshonorant pour la CGT et assenait de fort lourdes condamnations : Jean Lavielle écope des dix-huit mois avec sursis réclamés par le procureur. La sénatrice Gonthier-Maurin se voit gratifiée de dix mois avec sursis et l'ancien directeur général, Jean-Paul Blandino, de huit mois avec sursis. Pour les amendes, le tribunal est allé au-delà des réquisitions, condamnant à 20 000 euros d'amende la CGT et sa fédération des Mines et de l'Énergie et à 75 000 euros chacun l'Iforep et L'Humanité, les deux principaux bénéficiaires des détournements de fonds.
Au total, 12 condamnations bien senties pour des faits clairement identifiés et prouvés de détournements et de malversations sur une longue période, de 1994 à 2002, au coeur d'un dispositif secret, unique au monde, dont le trésor immense semble plutôt géré par des corsaires des Caraïbes que par des syndicalistes compétents et responsables. Car, bien entendu, la gestion baroque de cette CCAS cousue d'or n'a jamais cessé ! Chiffres récents : 80 millions d'euros de pertes pour l'exercice 2010, 550 millions d'euros de dépenses pour 470 millions de recettes ! Pour éponger ces dettes et d'autres, la CGT d'EDF a décidé de vendre certains bijoux de famille de cette CCAS qui, comme Le Point l'a révélé, détient près d'un milliard d'euros d'actifs ! Du moins n'aura-t-elle plus à supporter un autre procès au civil, en dommages et intérêts, de la part d'EDF qui, au dernier moment, s'est retirée de toute instance dans cette affaire. Pour éviter de mettre de l'huile sur le feu ? Les prochaines élections de représentants des salariés à la CCAS sont prévues pour le 26 novembre prochain et il y a fort à parier que la CGT y restera majoritaire avec l'aide du conseil d'administration, lui-même contrôlé par l'État, puisque cette entreprise a la particularité, depuis son origine, d'être mise en coupe réglée par son syndicat communiste majoritaire avec le consentement tacite de sa direction.
Rappelons tout de même que, pour le citoyen/consommateur, les tarifs d'EDF ont été augmentés deux fois de 5 % en 2013 et en 2014 en raison de la dérive des dépenses. La justice est donc finalement passée dans ce dossier et c'est une première ! Reste une question : pourquoi donc les télévisions, les radios et les journaux ont-ils fait autant la sourde oreille ?
source=> http://www.lepoint.fr/invites-du-point/ ... 5_2428.php
http://www.oragesdacier.info/2014/10/no ... ement.html
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Les condamnations du procès du comité d'entreprise d'EDF sont curieusement passées inaperçues. Elles prouvent que CGT et PC se finançaient sur la bête...
C'est une étrange affaire, et ce, depuis le début. Après plus de dix ans d'instruction sur l'un des financements les plus secrets du Parti communiste et de la CGT par le comité d'entreprise d'EDF, un procès s'était finalement tenu en juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris à la stupéfaction des intéressés eux-mêmes, plus habitués à être amnistiés qu'à être poursuivis. Pendant trois semaines, dans une indifférence quasi générale, volontaire ou soigneusement entretenue, le dossier du juge d'instruction Jean-Marie d'Huy, plus épais qu'une armoire normande, a été largement utilisé pour détailler les malversations et les détournements de fonds de la CCAS, la Caisse centrale d'activités sociales, qui fait office de comité d'entreprise à EDF.
Cette CCAS est célèbre pour l'énormité de ses recettes - près de 500 millions d'euros par an - calculées sur la base de 1 % du chiffre d'affaires de l'entreprise au lieu de 1 % de sa masse salariale comme c'était la règle à l'origine. Une hérésie économique qui date de sa création en 1946 par Marcel Paul, le ministre communiste de la Production industrielle. Une "faute de frappe" - qui peut le croire ? -, avait-on dit à l'époque, laquelle, ensuite, n'avait jamais été rectifiée. Depuis lors, cette CCAS, qui est gérée en dépit du bon sens et exclusivement par la CGT, est connue pour être la principale caisse noire du Parti communiste et de son syndicat frère. Pour évaluer l'extravagance de la chose, il suffit de multiplier 500 millions d'euros par le nombre d'années écoulées depuis 1946. On comprend mieux ces sonos dernier cri, ces bus ultramodernes et toutes ces banderoles rouges qui donnent l'impression d'être toujours neuves, lors des manifestations de la CGT dans les rues !
Des manoeuvres pour faire capoter l'instruction
On savait depuis longtemps - depuis toujours - que cette caisse noire fonctionnait à plein régime, mais encore fallait-il le prouver. Et puis, tout arrive : fin 2003, à la suite de la plainte d'un cadre de la Caisse en Vendée, une information judiciaire est enfin ouverte pour "escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux", et elle est confiée au juge parisien Jean-Marie d'Huy, celui de l'affaire Clearstream. Un solide ! Dès le printemps 2004, ce dernier comprend assez vite à qui il a affaire après avoir perquisitionné à grand fracas la CCAS, le siège de l'Iforep, une nébuleuse proche de la CCAS, l'Agence centrale de publicité (ACP) liée au Parti communiste et les bureaux du journal L'Humanité : des militants communistes dévoués corps et âme à leur parti et pour lesquels tout ce qui est pris à "l'ennemi de classe" est bon à prendre, tout ce qui peut aider à la "cause" est juste et bienvenu.
Passons sur les nombreuses manoeuvres souterraines ou officieuses qui auront été initiées par le bloc PC-CGT pour faire durer ou capoter l'instruction de Jean-Marie d'Huy... Dix ans après le début de l'instruction, le procès s'ouvre enfin au mois de juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris. Après trois semaines d'audience et trois semaines de silences gênés dans les grands médias audiovisuels et les principaux quotidiens - rappelons que les quotidiens parisiens sont dépendants de la CGT pour être imprimés par le Syndicat du livre CGT -, le procureur Serge Roques requiert dix-huit mois de prison avec sursis contre le principal inculpé, Jean Lavielle, qui présidait la CCAS à l'époque, et neuf mois avec sursis contre la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin, poursuivie pour un emploi fictif. De nombreuses et fortes amendes sont réclamées contre la CGT et sa fédération des Mines et de l'Énergie, contre l'Iforep et contre L'Humanité, ces deux derniers pour avoir profité de détournements de plus d'un million d'euros. Au total, huit personnes physiques et quatre organisations seront condamnées dans ce dossier.
12 condamnations bien senties
Le jugement du tribunal correctionnel est finalement rendu le 1er octobre dernier, dans un silence tonitruant. Pas une seule télévision, ni une généraliste ni une chaîne d'info, pas la moindre radio, pas un journal n'en rendra compte sur le moment ni plus tard à notre connaissance, sauf quelques lignes dans un mince entrefilet des Échos et sur le site de La Croix. Alors, ce jugement, qu'avait-il de si mystérieux ou de si terrible ? Il était très clairement déshonorant pour la CGT et assenait de fort lourdes condamnations : Jean Lavielle écope des dix-huit mois avec sursis réclamés par le procureur. La sénatrice Gonthier-Maurin se voit gratifiée de dix mois avec sursis et l'ancien directeur général, Jean-Paul Blandino, de huit mois avec sursis. Pour les amendes, le tribunal est allé au-delà des réquisitions, condamnant à 20 000 euros d'amende la CGT et sa fédération des Mines et de l'Énergie et à 75 000 euros chacun l'Iforep et L'Humanité, les deux principaux bénéficiaires des détournements de fonds.
Au total, 12 condamnations bien senties pour des faits clairement identifiés et prouvés de détournements et de malversations sur une longue période, de 1994 à 2002, au coeur d'un dispositif secret, unique au monde, dont le trésor immense semble plutôt géré par des corsaires des Caraïbes que par des syndicalistes compétents et responsables. Car, bien entendu, la gestion baroque de cette CCAS cousue d'or n'a jamais cessé ! Chiffres récents : 80 millions d'euros de pertes pour l'exercice 2010, 550 millions d'euros de dépenses pour 470 millions de recettes ! Pour éponger ces dettes et d'autres, la CGT d'EDF a décidé de vendre certains bijoux de famille de cette CCAS qui, comme Le Point l'a révélé, détient près d'un milliard d'euros d'actifs ! Du moins n'aura-t-elle plus à supporter un autre procès au civil, en dommages et intérêts, de la part d'EDF qui, au dernier moment, s'est retirée de toute instance dans cette affaire. Pour éviter de mettre de l'huile sur le feu ? Les prochaines élections de représentants des salariés à la CCAS sont prévues pour le 26 novembre prochain et il y a fort à parier que la CGT y restera majoritaire avec l'aide du conseil d'administration, lui-même contrôlé par l'État, puisque cette entreprise a la particularité, depuis son origine, d'être mise en coupe réglée par son syndicat communiste majoritaire avec le consentement tacite de sa direction.
Rappelons tout de même que, pour le citoyen/consommateur, les tarifs d'EDF ont été augmentés deux fois de 5 % en 2013 et en 2014 en raison de la dérive des dépenses. La justice est donc finalement passée dans ce dossier et c'est une première ! Reste une question : pourquoi donc les télévisions, les radios et les journaux ont-ils fait autant la sourde oreille ?
source=> http://www.lepoint.fr/invites-du-point/ ... 5_2428.php
http://www.oragesdacier.info/2014/10/no ... ement.html
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
La Chine sera toujours la Chine
Ce 20 octobre à Pékin, John Erling correspondant de Die Welt s'interrogeait gravement : "La Chine accomplit-elle le premier pas vers l'État de droit ?" Cette très bonne question mérite d’être posée en regard des événements de Hongkong. Et, à sa manière, au bout de trois jours de délibérations du comité central du parti communiste, le président Xi Jin-ping répondait solennellement le 23 octobre. Ce pays de parti unique, de direction centralisée de peuples beaucoup plus divers qu'on ne se l'imagine vu de Paris ou de Washington, ce pays au drapeau rouge de Mao Tsé-toung et du bain de sang qu'on ose encore appeler "révolution culturelle" vivra désormais sous le régime de "l'État socialiste de droit".
Ce concept mérite d'être revisité, à la sauce dialectique.
Quand on sait ce que "socialiste" veut dire dans le contexte, "socialisme de marché", cet oxymoron, cette contradiction dans les termes, cette synthèse dialectique pourrait faire sourire. Si tout appartient à l'État, par exemple, si tout dépend de l'impulsion de l'État, y compris le niveau de vie – extraordinairement inégal – des individus, y compris leur "droit" d'effectuer un service militaire c’est-à-dire le droit de porter les armes, privilège héréditaire des fils d'apparatchiks – que veut dire "État de droit" ?
Si cet État propriétaire du corps de ses citoyens s'arroge le droit de pratiquer impunément, tranquillement, – quoique de manière hypocrite, jamais avouée mais parfaitement démontrée – le trafic d'organes, comme on fait commerce des pièces détachées – que veut dire "État de droit" ?
Le virage de la Chine avait été conduit par Deng Xiao-ping de 1978 à 1992 sur la base, certes, dès la mort du Grand Timonnier d'une première défaite politique, des gauchistes : celle de la "Bande des Quatre". La liquidation, par Hua, des anciens partisans extrêmes de la Révolution culturelle, débarrassa le pays de l'hystérique et encombrante veuve du dictateur Jian Qing.
Hua Guo-feng, successeur immédiat de Mao s'accrochait cependant encore à son héritage. Il dogmatisait ainsi en février 1977 : "quelles que soient les politiques soutenues par Mao, et quelles que soient les consignes données par Mao, elles devraient toujours être mises en application."
Rappelons qu'aucun marxiste n'a jamais raisonné comme de la sorte. Au contraire la prétention de tous les régimes communistes, y compris les plus rigides, consistait à un renouvellement de ligne en fonction des époques.
Même les régimes les plus tyranniques, qui ne changeaient pas de dirigeants proposaient régulièrement une nouvelle ligne, – comme Lénine avec sa NEP, comme Staline avec le premier plan quinquennal et la dékoulakisation de 1928 à 1932, ou son ordre opérationnel de 1937 lançant la Grande Terreur. Mao lui-même lancera des mots d'ordres successifs comme les Cent Fleurs en 1956, le Grand Bon en avant de 1958 à 1960, ou enfin son abominable Révolution culturelle décidée en 1966 contre l'équipe qui avait pris le contrôle du pouvoir.
La fixité dogmatique d'un Hua Guo-feng ne pouvait pas se maintenir.
C'est donc très logiquement que Deng Xiao-ping, marxiste de toujours, dès juillet 1977 et dans le cadre d'une session plénière du dixième Congrès du Comité central du Parti communiste reviendra au pouvoir pour proposer et incarner une nouvelle ligne qui se présentera, dès lors, comme "le socialisme de marché". Socialisme veut dire, dans ce vocabulaire, ce que nous appelons "communisme". Nous employons ce terme à tort sans doute puisque le "communisme" ne devait intervenir que dans une société d'abondance, autant dire jamais. On ne doit jamais l'oublier
L'ascension de Deng ne s'arrête pas en si bon chemin. Dès août 1977, il est vice-président du Comité central chargé du développement économique. En 1981 il devient président de la Commission militaire. Et en 1982 il formule, dans le cadre du XIIe congrès du parti, sa thèse : "Combiner la vérité universelle du marxisme avec la pratique de notre pays, suivre notre propre voie et édifier un socialisme à la chinoise".
Le parti communiste est toujours demeuré le parti unique, redistribuant autoritairement les fruits d'un développement économique. Celui-ci est assuré par l'ouverture au capital privé, y compris japonais ou chinois de l'extérieur, et il s'est accéléré par une sous-traitance gigantesque des besoins occidentaux ainsi que par la contrefaçon : "peu importe qu'un chat soit blanc ou gris pourvu qu'il attrape les souris".
Militant communiste depuis sa jeunesse, membre du gouvernement central dès la conquête du pouvoir et la fondation de la Chine communiste de 1949, Deng n'a jamais changé sur le fond, seulement sur la forme. La lecture de ses discours, une fois surmontés leurs effets soporifiques, ne laisse aucun doute. Ils comprennent aussi, sous le masque de l'ancien sentiment d'humiliation, une pointe d'annonce d'un "chauvinisme de grande puissance" qu'on ne devrait jamais sous-estimer. Les Russes auraient tort de ne pas y prendre garde.
Pour le moment Xi Jin-ping ne fait que renouveler la même réalité Celle-ci, 35 ans après la "nouvelle ligne" de Deng, n'a pas bougé d'un pouce. Les bases totalitaires du système communiste chinois restent inchangées. Peut-être dans l'avenir les méthodes policières évolueront-elles un peu, peut-être les arrestations et détentions arbitraires seront-elles mieux réglementées.
Ce n'est pas cela l'état de droit, au sens occidental du terme.
Les principes chinois demeurent. On doit les savoir antérieurs au communisme. La question essentielle pour un Chinois relève du code pénal et des "cinq châtiments cruels". Le droit de propriété, la liberté des contrats, etc. cela l'intéresse beaucoup moins.
Ne nous trompons pas non plus quand, en Chine, comme dans tous les régimes socialistes d'ailleurs, on parle de "lutte contre la corruption". Sous ce qui ne doit être reçu que comme un slogan, on peut aboutir à des choses très contradictoires, dont certaines attentent tout simplement aux libertés.
Pour le moment nous nous trouvons à nouveau devant la même machine. Elle vise, comme par le passé, à détruire encore plus la famille, la culture, les traditions et l'âme même de ce pays.
De ce point de vue, le véritable ancêtre de la dialectique marxiste et post-maoïste, reste le Philosophe qui écrivit : "la seule chose qui ne change pas c'est le changement".
JG Malliarakis
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Ce 20 octobre à Pékin, John Erling correspondant de Die Welt s'interrogeait gravement : "La Chine accomplit-elle le premier pas vers l'État de droit ?" Cette très bonne question mérite d’être posée en regard des événements de Hongkong. Et, à sa manière, au bout de trois jours de délibérations du comité central du parti communiste, le président Xi Jin-ping répondait solennellement le 23 octobre. Ce pays de parti unique, de direction centralisée de peuples beaucoup plus divers qu'on ne se l'imagine vu de Paris ou de Washington, ce pays au drapeau rouge de Mao Tsé-toung et du bain de sang qu'on ose encore appeler "révolution culturelle" vivra désormais sous le régime de "l'État socialiste de droit".
Ce concept mérite d'être revisité, à la sauce dialectique.
Quand on sait ce que "socialiste" veut dire dans le contexte, "socialisme de marché", cet oxymoron, cette contradiction dans les termes, cette synthèse dialectique pourrait faire sourire. Si tout appartient à l'État, par exemple, si tout dépend de l'impulsion de l'État, y compris le niveau de vie – extraordinairement inégal – des individus, y compris leur "droit" d'effectuer un service militaire c’est-à-dire le droit de porter les armes, privilège héréditaire des fils d'apparatchiks – que veut dire "État de droit" ?
Si cet État propriétaire du corps de ses citoyens s'arroge le droit de pratiquer impunément, tranquillement, – quoique de manière hypocrite, jamais avouée mais parfaitement démontrée – le trafic d'organes, comme on fait commerce des pièces détachées – que veut dire "État de droit" ?
Le virage de la Chine avait été conduit par Deng Xiao-ping de 1978 à 1992 sur la base, certes, dès la mort du Grand Timonnier d'une première défaite politique, des gauchistes : celle de la "Bande des Quatre". La liquidation, par Hua, des anciens partisans extrêmes de la Révolution culturelle, débarrassa le pays de l'hystérique et encombrante veuve du dictateur Jian Qing.
Hua Guo-feng, successeur immédiat de Mao s'accrochait cependant encore à son héritage. Il dogmatisait ainsi en février 1977 : "quelles que soient les politiques soutenues par Mao, et quelles que soient les consignes données par Mao, elles devraient toujours être mises en application."
Rappelons qu'aucun marxiste n'a jamais raisonné comme de la sorte. Au contraire la prétention de tous les régimes communistes, y compris les plus rigides, consistait à un renouvellement de ligne en fonction des époques.
Même les régimes les plus tyranniques, qui ne changeaient pas de dirigeants proposaient régulièrement une nouvelle ligne, – comme Lénine avec sa NEP, comme Staline avec le premier plan quinquennal et la dékoulakisation de 1928 à 1932, ou son ordre opérationnel de 1937 lançant la Grande Terreur. Mao lui-même lancera des mots d'ordres successifs comme les Cent Fleurs en 1956, le Grand Bon en avant de 1958 à 1960, ou enfin son abominable Révolution culturelle décidée en 1966 contre l'équipe qui avait pris le contrôle du pouvoir.
La fixité dogmatique d'un Hua Guo-feng ne pouvait pas se maintenir.
C'est donc très logiquement que Deng Xiao-ping, marxiste de toujours, dès juillet 1977 et dans le cadre d'une session plénière du dixième Congrès du Comité central du Parti communiste reviendra au pouvoir pour proposer et incarner une nouvelle ligne qui se présentera, dès lors, comme "le socialisme de marché". Socialisme veut dire, dans ce vocabulaire, ce que nous appelons "communisme". Nous employons ce terme à tort sans doute puisque le "communisme" ne devait intervenir que dans une société d'abondance, autant dire jamais. On ne doit jamais l'oublier
L'ascension de Deng ne s'arrête pas en si bon chemin. Dès août 1977, il est vice-président du Comité central chargé du développement économique. En 1981 il devient président de la Commission militaire. Et en 1982 il formule, dans le cadre du XIIe congrès du parti, sa thèse : "Combiner la vérité universelle du marxisme avec la pratique de notre pays, suivre notre propre voie et édifier un socialisme à la chinoise".
Le parti communiste est toujours demeuré le parti unique, redistribuant autoritairement les fruits d'un développement économique. Celui-ci est assuré par l'ouverture au capital privé, y compris japonais ou chinois de l'extérieur, et il s'est accéléré par une sous-traitance gigantesque des besoins occidentaux ainsi que par la contrefaçon : "peu importe qu'un chat soit blanc ou gris pourvu qu'il attrape les souris".
Militant communiste depuis sa jeunesse, membre du gouvernement central dès la conquête du pouvoir et la fondation de la Chine communiste de 1949, Deng n'a jamais changé sur le fond, seulement sur la forme. La lecture de ses discours, une fois surmontés leurs effets soporifiques, ne laisse aucun doute. Ils comprennent aussi, sous le masque de l'ancien sentiment d'humiliation, une pointe d'annonce d'un "chauvinisme de grande puissance" qu'on ne devrait jamais sous-estimer. Les Russes auraient tort de ne pas y prendre garde.
Pour le moment Xi Jin-ping ne fait que renouveler la même réalité Celle-ci, 35 ans après la "nouvelle ligne" de Deng, n'a pas bougé d'un pouce. Les bases totalitaires du système communiste chinois restent inchangées. Peut-être dans l'avenir les méthodes policières évolueront-elles un peu, peut-être les arrestations et détentions arbitraires seront-elles mieux réglementées.
Ce n'est pas cela l'état de droit, au sens occidental du terme.
Les principes chinois demeurent. On doit les savoir antérieurs au communisme. La question essentielle pour un Chinois relève du code pénal et des "cinq châtiments cruels". Le droit de propriété, la liberté des contrats, etc. cela l'intéresse beaucoup moins.
Ne nous trompons pas non plus quand, en Chine, comme dans tous les régimes socialistes d'ailleurs, on parle de "lutte contre la corruption". Sous ce qui ne doit être reçu que comme un slogan, on peut aboutir à des choses très contradictoires, dont certaines attentent tout simplement aux libertés.
Pour le moment nous nous trouvons à nouveau devant la même machine. Elle vise, comme par le passé, à détruire encore plus la famille, la culture, les traditions et l'âme même de ce pays.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Le communisme illusions et réalités
Les Éditions du Trident vous proposent
7 livres pour comprendre les raisons de la série de crimes la plus sanglante de l'Histoire du monde.
Le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin et celui du démantèlement du rideau de fer dans toute l'Europe centrale, auraient pu, et donc auraient dû, servir à rappeler la distorsion monstrueuse entre les illusions et les réalités du monde communiste.
Les Français, si affreusement ligotés dans leur prétendu "modèle social", gagneraient aujourd'hui, pour s’affranchir de la paralysie économique et culturelle qui en résulte, à en comprendre les racines communistes.
Alfred Sudre : "Histoire du communisme" avant Marx Lorsque ce livre fut publié au XIXe siècle, avant même que l'on connaisse l'existence de Karl Marx, on distinguait à peine entre socialisme et communisme. Le sous-titre de l'époque le souligne : Réfutation historqiue des utopies socialistes. L'auteur recense avec brio et érudition la longue histoire de l'Utopie depuis l'Antiquité.
Colonel Rézanoff : " Le Komintern" IIIe Internationale Dès le départ, cette organisation mondiale fut prise en main par l'appareil dictatorial et le service de renseignement des bolcheviks de Moscou.
Ces premiers dirigeants se révélaient déjà de dangereux fanatiques.
Général Krivitsky : "J'étais un agent de Staline" Ce livre publié en occident en 1939 ne décrit pas seulement les crimes et les trahisons du stalinisme et de son monstrueux système répressif, il les explique. L'auteur souligne aussi, pour l'avoir vécu de l'intérieur, le système et les privilèges de la bureaucratie toute-puissante.
Jean-Gilles Malliarakis présente "L'Alliance Staline Hitler" Essayons de comprendre et de connaître, enfin, les documents secrets des négociations germano-soviétiques de 1938-1939, et le partage effectif de l'Europe orientale connu sous le nom de "pacte du 23 août 1939" cause directe de la guerre, du massacre de Katyn, etc. Les responsabilités historiques de Staline.
Jules Monnerot : "Sociologie du communisme" Offre spéciale : les 3 volumes au prix de 39 euros Divisé en 3 parties, ce livre peut être considéré comme une œuvre majeure du XXe siècle. On y trouve en annexe la correspondance que Monnerot reçut alors du général De Gaulle.
Tome Ier L'islam du XXe siècle Lors de l'édition de 1963, Jules Monnerot répond à Khrouchtchev. Ce dernier affirmait que le système soviétique allait surpasser l'occident et, bien vite, le niveau de vie des Américains. À l'époque nul ne semblait douter de la supériorité technique de l'empire du "socialisme réel". Cette affirmation conquérante ressemblait fort à celle de cet islamisme des premiers siècles [que les islamistes d'aujourd'hui prétendent restaurer].
Tome II Dialectique Héraclite, Hegel et Marx. En quelque sorte, le marxisme trahit la Dialectique elle-même. Dans cette partie philosophique l'auteur souligne les erreurs de la doctrine sur laquelle Lénine et ses continuateurs prétendirent se fonder.
Tome III Imperium Mundi Pourquoi et comment l'Utopie, transformée en "entreprise léniniste", poursuivait la conquête du monde, manipulant l'émotionnel et jouant sur la faiblesse de nos démocraties.
Profitez de notre offre et commandez l'ensemble des 3 volumes de la Sociologie du communisme au prix de 39 euros.
http://www.editions-du-trident.fr/
http://www.insolent.fr/page/2/
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7 livres pour comprendre les raisons de la série de crimes la plus sanglante de l'Histoire du monde.
Le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin et celui du démantèlement du rideau de fer dans toute l'Europe centrale, auraient pu, et donc auraient dû, servir à rappeler la distorsion monstrueuse entre les illusions et les réalités du monde communiste.
Les Français, si affreusement ligotés dans leur prétendu "modèle social", gagneraient aujourd'hui, pour s’affranchir de la paralysie économique et culturelle qui en résulte, à en comprendre les racines communistes.
Alfred Sudre : "Histoire du communisme" avant Marx Lorsque ce livre fut publié au XIXe siècle, avant même que l'on connaisse l'existence de Karl Marx, on distinguait à peine entre socialisme et communisme. Le sous-titre de l'époque le souligne : Réfutation historqiue des utopies socialistes. L'auteur recense avec brio et érudition la longue histoire de l'Utopie depuis l'Antiquité.
Colonel Rézanoff : " Le Komintern" IIIe Internationale Dès le départ, cette organisation mondiale fut prise en main par l'appareil dictatorial et le service de renseignement des bolcheviks de Moscou.
Ces premiers dirigeants se révélaient déjà de dangereux fanatiques.
Général Krivitsky : "J'étais un agent de Staline" Ce livre publié en occident en 1939 ne décrit pas seulement les crimes et les trahisons du stalinisme et de son monstrueux système répressif, il les explique. L'auteur souligne aussi, pour l'avoir vécu de l'intérieur, le système et les privilèges de la bureaucratie toute-puissante.
Jean-Gilles Malliarakis présente "L'Alliance Staline Hitler" Essayons de comprendre et de connaître, enfin, les documents secrets des négociations germano-soviétiques de 1938-1939, et le partage effectif de l'Europe orientale connu sous le nom de "pacte du 23 août 1939" cause directe de la guerre, du massacre de Katyn, etc. Les responsabilités historiques de Staline.
Jules Monnerot : "Sociologie du communisme" Offre spéciale : les 3 volumes au prix de 39 euros Divisé en 3 parties, ce livre peut être considéré comme une œuvre majeure du XXe siècle. On y trouve en annexe la correspondance que Monnerot reçut alors du général De Gaulle.
Tome Ier L'islam du XXe siècle Lors de l'édition de 1963, Jules Monnerot répond à Khrouchtchev. Ce dernier affirmait que le système soviétique allait surpasser l'occident et, bien vite, le niveau de vie des Américains. À l'époque nul ne semblait douter de la supériorité technique de l'empire du "socialisme réel". Cette affirmation conquérante ressemblait fort à celle de cet islamisme des premiers siècles [que les islamistes d'aujourd'hui prétendent restaurer].
Tome II Dialectique Héraclite, Hegel et Marx. En quelque sorte, le marxisme trahit la Dialectique elle-même. Dans cette partie philosophique l'auteur souligne les erreurs de la doctrine sur laquelle Lénine et ses continuateurs prétendirent se fonder.
Tome III Imperium Mundi Pourquoi et comment l'Utopie, transformée en "entreprise léniniste", poursuivait la conquête du monde, manipulant l'émotionnel et jouant sur la faiblesse de nos démocraties.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Quand Staline créa l'impensable l'île aux cannibales documentaire)
https://www.youtube.com/watch?v=WSZuRk_g530
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
La présidente de la Lituanie, ancienne commissaire européen, militante communiste ?
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"C’est une terrible affaire qui secoue le Parlement européen.Le mois dernier, tous les députés européens ont trouvé dans leur casier un exemplaire d’un livre sulfureux, intitulé Red Dalia, traduction en anglais du livre d’une journaliste lituanienne controversée, comme on dit, Ruta Janutiene, paru en Lituanie en 2013.
Le Dahlia rouge, c’est Dalia Grybauskaite, la présidente de la Lituanie (depuis 2009, réélue l’an dernier), qui auparavant était commissaire européen. Elle s’est fait remarquer ces derniers temps par son hystérie antirusse et son soutien absolu aux actuelles autorités ukrainiennes, allant jusqu’à qualifier la Russie d’« Etat terroriste » (formule assez peu diplomatique dans la bouche d’une présidente dont le rôle principal est de représenter la Lituanie sur la scène internationale). Il est donc logique que son ministre de la Défense, participant du même délire, publie un manuel expliquant à la population comment survivre à une invasion russe et comment y résister…
Or voici que Ruta Janutiene reprend et étaye une ancienne rumeur selon laquelle Dalia Grybauskaite est la fille d’un membre du KGB de Staline et qu’elle devint elle-même à 27 ans une ardente militante du parti communistes d’URSS. [Lire la suite]"
Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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"C’est une terrible affaire qui secoue le Parlement européen.Le mois dernier, tous les députés européens ont trouvé dans leur casier un exemplaire d’un livre sulfureux, intitulé Red Dalia, traduction en anglais du livre d’une journaliste lituanienne controversée, comme on dit, Ruta Janutiene, paru en Lituanie en 2013.
Le Dahlia rouge, c’est Dalia Grybauskaite, la présidente de la Lituanie (depuis 2009, réélue l’an dernier), qui auparavant était commissaire européen. Elle s’est fait remarquer ces derniers temps par son hystérie antirusse et son soutien absolu aux actuelles autorités ukrainiennes, allant jusqu’à qualifier la Russie d’« Etat terroriste » (formule assez peu diplomatique dans la bouche d’une présidente dont le rôle principal est de représenter la Lituanie sur la scène internationale). Il est donc logique que son ministre de la Défense, participant du même délire, publie un manuel expliquant à la population comment survivre à une invasion russe et comment y résister…
Or voici que Ruta Janutiene reprend et étaye une ancienne rumeur selon laquelle Dalia Grybauskaite est la fille d’un membre du KGB de Staline et qu’elle devint elle-même à 27 ans une ardente militante du parti communistes d’URSS. [Lire la suite]"
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
La vraie leçon du Komintern
Couverture du livre du colonel Rezanoff
Alors que le communisme d'hier se voulait officiellement international, il nous administrait quand même la preuve d'un certain nombre de réalités dérangeantes pour son idéologie. Depuis cette époque, celle la révolution russe de 1917, près d'un siècle s'est écoulé et l'Histoire les a cruellement confirmées.
Le régime totalitaire naissant allait très rapidement conduire au "chauvinisme de grande puissance" qui, pour certains, caractérisa le schisme sino-soviétique. À la vérité l'expression apparaît dès octobre 1922 sous la plume de Lénine lui-même. (1)⇓
Fondateur du système celui-ci peut être crédité d'un certain nombre de crimes, mais pas de celui-là : il dira, au contraire, et jusqu'au bout, de manière provocante, qu'il "crache sur la Russie".
Au lendemain de la révolution bolchevique de 1917, Lénine et ses adeptes entreprirent, par ailleurs, la liquidation de la Deuxième Internationale. Les communistes prétendirent lui substituer une "Troisième Internationale", plus "internationaliste" encore.
L'abrégé russe s'imposera très rapidement sous le nom de "Komintern". (2)⇓
Les socialistes devinrent dès lors les premiers ennemis du communisme, à la fois parce qu'ils acceptent le cadre de la démocratie bourgeoise ‑ à laquelle Lénine oppose la dictature du prolétariat, - et, corollaire, parce que les socialistes ont accepté de se comporter en patriotes dans chacun des pays entraînés dans la première guerre mondiale.
Très rapidement "l'Internationale" se révèle une organisation centralisée. Dirigé depuis Moscou, le Komintern va devenir un instrument du pouvoir soviétique, avant de se révéler une succursale de ses services spéciaux.
Documents à l'appui le colonel Rezanoff donnait de manière prophétique, dans un petit livre intitulé "le Komintern" (3)⇓, l'alerte aux Occidentaux. Il le fait autour de la conférence de Gènes de 1922. Ce fut aussi la première étape de l'application en Europe d'un plan cynique, concrétisé par l'accord de Rappallo. D'inspiration non plus strictement marxiste mais géopolitique, il était conçu dans la nouvelle ligne de la prétendue Internationale, ce que nous devons appeler la "ligne Radek". (4)⇓
Celle-ci apparaîtra, en fait au lendemain de ce que les Polonais appellent le miracle de la Vistule d'août 1920. Jusqu'à cette bataille décisive les bolcheviks imaginent exporter leur révolution en occident, et triompher rapidement. C'était la "ligne Zinoviev". En Hongrie (mars-août 1919) comme en Bavière (avril-mai 1919) la dictature passagère des "conseils" avait laissé de forts mauvais souvenirs. Mais l'heure est encore aux espérances occidentales et particulièrement allemandes. En 1914 Trotsky avait souligné ce point essentiel : les révolutionnaires de Russie se considéraient comme "redevables — et combien ! — à la Social-démocratie allemande. Nous sommes passés par son école et avons tiré enseignement de ses succès et de ses fautes. Pour nous, elle n’était pas un des partis de l’Internationale, mais elle incarnait le 'Parti'tout court." (5)⇓
Ancien procureur de la Russie impériale, Rezanoff démonte déès lors la logique totalitaire implacable dans laquelle se sont engouffrés, dès le départ, Lénine, ses adeptes et ses successeurs. On pouvait donc le savoir dès 1922, ce qui souligne et dénonce l'aveuglement complice de nos dirigeants.
La conclusion de "l'entreprise" léniniste, foi nouvelle totalitaire, ne pouvait conduire qu'à une volonté de conquête de l'empire du monde. Jules Monnerot, fondateur trop méconnu de la pensée sociologique française l'associe à ces traits de "religion séculière" … que le marxisme-léninisme du XXe siècle emprunta à l'islam conquérant des origines.
En dépit de l'affaiblissement considérable de la Russie par rapport à ce qu'avait été l'URSS, l'ombre de cette conception plane encore sur les centres du pouvoir moscovite. Elle est basée sur la quête, impossible en raison des faiblesses économiques de cet immense territoire, d'une égalité avec les Etats-Unis.
Dans ma jeunesse, dans les années 1950 à 1970, toute personne sensée l'avait sans doute compris. Le mouvement communiste avait cessé depuis longtemps de pratiquer vraiment aussi bien l'idéal "d'amitié entre les peuples", slogan dérisoire pour plaques de rues dans la banlieue rouge, que la référence prolétarienne dont il se revendiquait encore. Ou plus exactement si de tels slogans fonctionnaient, ils ne servaient qu'à sens unique, dans le sens et au seul profit de l'impérialisme soviétique.
On l'a mesuré de manière totalement évidente en Europe à partir de 1956, année où Khrouchtchev écrasa dans le sang les aspirations à l'indépendance du peuple hongrois. André Malraux, ancien adepte du Komintern, auquel on reprochait de s'être éloigné de ses écrits et de ses actions de jeunesse, en particulier des illusions nourries par la guerre d'Espagne, répondit un jour "la Condition humaine s'achève à Budapest".
Pour s'en rendre compte, il suffisait d'ouvrir les yeux.
Malheureusement, en France, pour ne pas voir cette réalité, les paupières des intellectuels demeuraient largement tributaires d'une sorte de conjonctivite appelée "antifascisme".
Invention du VIIe congrès du Komintern en 1935 ce mot d'ordre continue de polluer les logiciels des gens qui, aujourd'hui, n'ont toujours pas compris que sous les apparences de l'islamo-terrorisme ils sont confrontés à l'islamo-bolchevisme.
JG Malliarakis
Apostilles
1 cf. sa Lettre à Kamenev du 6 octobre 1922, correspondance reproduite dans "La Pravda" du 21 janvier 1937.⇑
2Dans la préface de sa colossale "Histoire de l'Internationale communiste", publiée chez Fayard en 1997, l'historien trotskiste Pierre Broué propose de "franciser" ce sigle en "Comintern" et de le féminiser, puisqu'il s'agit de "la" (Troisième) internationale communiste avec un C, Komintern sonnnnt trop germano-russe à son gré. Bien qu'adepte, en général, de la solution "la plus française", je ne le suivrai pas ici.⇑
3 réédité aux Éditions du Trident.⇑
4 cf. Notre article "Géopolitique de la subversion ou vieille ligne Radek" du 14 avril 2011.=> http://www.insolent.fr/2011/04/geopolit ... radek.html
5 cf. "La Guerre et la Révolution" texte de 1922 p. 77 de l'édition numérique librement téléchargeable=> http://classiques.uqac.ca/classiques/tr ... _vol_1.pdf
http://www.insolent.fr/
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Couverture du livre du colonel Rezanoff
Alors que le communisme d'hier se voulait officiellement international, il nous administrait quand même la preuve d'un certain nombre de réalités dérangeantes pour son idéologie. Depuis cette époque, celle la révolution russe de 1917, près d'un siècle s'est écoulé et l'Histoire les a cruellement confirmées.
Le régime totalitaire naissant allait très rapidement conduire au "chauvinisme de grande puissance" qui, pour certains, caractérisa le schisme sino-soviétique. À la vérité l'expression apparaît dès octobre 1922 sous la plume de Lénine lui-même. (1)⇓
Fondateur du système celui-ci peut être crédité d'un certain nombre de crimes, mais pas de celui-là : il dira, au contraire, et jusqu'au bout, de manière provocante, qu'il "crache sur la Russie".
Au lendemain de la révolution bolchevique de 1917, Lénine et ses adeptes entreprirent, par ailleurs, la liquidation de la Deuxième Internationale. Les communistes prétendirent lui substituer une "Troisième Internationale", plus "internationaliste" encore.
L'abrégé russe s'imposera très rapidement sous le nom de "Komintern". (2)⇓
Les socialistes devinrent dès lors les premiers ennemis du communisme, à la fois parce qu'ils acceptent le cadre de la démocratie bourgeoise ‑ à laquelle Lénine oppose la dictature du prolétariat, - et, corollaire, parce que les socialistes ont accepté de se comporter en patriotes dans chacun des pays entraînés dans la première guerre mondiale.
Très rapidement "l'Internationale" se révèle une organisation centralisée. Dirigé depuis Moscou, le Komintern va devenir un instrument du pouvoir soviétique, avant de se révéler une succursale de ses services spéciaux.
Documents à l'appui le colonel Rezanoff donnait de manière prophétique, dans un petit livre intitulé "le Komintern" (3)⇓, l'alerte aux Occidentaux. Il le fait autour de la conférence de Gènes de 1922. Ce fut aussi la première étape de l'application en Europe d'un plan cynique, concrétisé par l'accord de Rappallo. D'inspiration non plus strictement marxiste mais géopolitique, il était conçu dans la nouvelle ligne de la prétendue Internationale, ce que nous devons appeler la "ligne Radek". (4)⇓
Celle-ci apparaîtra, en fait au lendemain de ce que les Polonais appellent le miracle de la Vistule d'août 1920. Jusqu'à cette bataille décisive les bolcheviks imaginent exporter leur révolution en occident, et triompher rapidement. C'était la "ligne Zinoviev". En Hongrie (mars-août 1919) comme en Bavière (avril-mai 1919) la dictature passagère des "conseils" avait laissé de forts mauvais souvenirs. Mais l'heure est encore aux espérances occidentales et particulièrement allemandes. En 1914 Trotsky avait souligné ce point essentiel : les révolutionnaires de Russie se considéraient comme "redevables — et combien ! — à la Social-démocratie allemande. Nous sommes passés par son école et avons tiré enseignement de ses succès et de ses fautes. Pour nous, elle n’était pas un des partis de l’Internationale, mais elle incarnait le 'Parti'tout court." (5)⇓
Ancien procureur de la Russie impériale, Rezanoff démonte déès lors la logique totalitaire implacable dans laquelle se sont engouffrés, dès le départ, Lénine, ses adeptes et ses successeurs. On pouvait donc le savoir dès 1922, ce qui souligne et dénonce l'aveuglement complice de nos dirigeants.
La conclusion de "l'entreprise" léniniste, foi nouvelle totalitaire, ne pouvait conduire qu'à une volonté de conquête de l'empire du monde. Jules Monnerot, fondateur trop méconnu de la pensée sociologique française l'associe à ces traits de "religion séculière" … que le marxisme-léninisme du XXe siècle emprunta à l'islam conquérant des origines.
En dépit de l'affaiblissement considérable de la Russie par rapport à ce qu'avait été l'URSS, l'ombre de cette conception plane encore sur les centres du pouvoir moscovite. Elle est basée sur la quête, impossible en raison des faiblesses économiques de cet immense territoire, d'une égalité avec les Etats-Unis.
Dans ma jeunesse, dans les années 1950 à 1970, toute personne sensée l'avait sans doute compris. Le mouvement communiste avait cessé depuis longtemps de pratiquer vraiment aussi bien l'idéal "d'amitié entre les peuples", slogan dérisoire pour plaques de rues dans la banlieue rouge, que la référence prolétarienne dont il se revendiquait encore. Ou plus exactement si de tels slogans fonctionnaient, ils ne servaient qu'à sens unique, dans le sens et au seul profit de l'impérialisme soviétique.
On l'a mesuré de manière totalement évidente en Europe à partir de 1956, année où Khrouchtchev écrasa dans le sang les aspirations à l'indépendance du peuple hongrois. André Malraux, ancien adepte du Komintern, auquel on reprochait de s'être éloigné de ses écrits et de ses actions de jeunesse, en particulier des illusions nourries par la guerre d'Espagne, répondit un jour "la Condition humaine s'achève à Budapest".
Pour s'en rendre compte, il suffisait d'ouvrir les yeux.
Malheureusement, en France, pour ne pas voir cette réalité, les paupières des intellectuels demeuraient largement tributaires d'une sorte de conjonctivite appelée "antifascisme".
Invention du VIIe congrès du Komintern en 1935 ce mot d'ordre continue de polluer les logiciels des gens qui, aujourd'hui, n'ont toujours pas compris que sous les apparences de l'islamo-terrorisme ils sont confrontés à l'islamo-bolchevisme.
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Apostilles
1 cf. sa Lettre à Kamenev du 6 octobre 1922, correspondance reproduite dans "La Pravda" du 21 janvier 1937.⇑
2Dans la préface de sa colossale "Histoire de l'Internationale communiste", publiée chez Fayard en 1997, l'historien trotskiste Pierre Broué propose de "franciser" ce sigle en "Comintern" et de le féminiser, puisqu'il s'agit de "la" (Troisième) internationale communiste avec un C, Komintern sonnnnt trop germano-russe à son gré. Bien qu'adepte, en général, de la solution "la plus française", je ne le suivrai pas ici.⇑
3 réédité aux Éditions du Trident.⇑
4 cf. Notre article "Géopolitique de la subversion ou vieille ligne Radek" du 14 avril 2011.=> http://www.insolent.fr/2011/04/geopolit ... radek.html
5 cf. "La Guerre et la Révolution" texte de 1922 p. 77 de l'édition numérique librement téléchargeable=> http://classiques.uqac.ca/classiques/tr ... _vol_1.pdf
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Les habits neufs du vieux stalinisme
L'aveu improbable d'une passion pour les élections départementales surprendrait sans doute les lecteurs habitués de cette chronique. Votre serviteur ne formulera pas non plus de pronostics en espérant pouvoir bientôt se réjouir d'une souhaitable perte, par le parti communiste des deux derniers départements qu'il pollue encore de sa présidence, l'Allier et les Val-de-Marne.
Achever de se débarrasser de l'influence marxiste, laquelle ne se limite pas, hélas, au seul appareil du vieux PCF, pourrait servir de motivation mobilisatrice les 22 et 29 mars dans bon nombre de territoires.
Sans que la corrélation se vérifie obligatoirement, on notera avec bonheur le recul historique du taux des grévistes. Réduit à 9,9 % ce 10 mars, malgré l'appel de la CGT pour la grève à la SNCF, il nous offre, à cet égard, une assez agréable mise en bouche.
Ne nous croyons pas cependant, dès maintenant débarrassés de la nuisance stalinienne.
La vieille hypothèque qui pèse sur ce pauvre pays, créance inscrite frauduleusement par les communistes rebaptisés "patriotes" en 1945 (1)⇓
reste ainsi à l'ordre du jour.
L'exemple d'Yves d’Amécourt vaut le détour. Poulain d’Alain Juppé, et tête de liste UMP dans son beau département, sous l'étiquette locale de "Gironde Positive", il théorise d'une façon significative l'hypothèse de l’alliance avec le parti communiste :
"J’ai précisé qu’en cas de deuxième tour, nous appellerions même à voter pour un communiste. Le PC et les gaullistes ont en effet une histoire commune, celle de la guerre et de la Résistance, et je ne mettrai pas une pince à linge sur le nez pour voter communiste". (2)⇓
Ne cherchons pas à enfermer inutilement ce mensonge historique dans un passé aujourd'hui lointain, auquel il se réfère en le déformant : celui-ci ne se meurt que pour renaître, et à certains égards, il éclate donc de santé. Exit Marchais, Liliane a fait ses valises, bonjour Juppé et les sous-Juppé.
Certains admirateurs et continuateurs de l'ère de la stagnation chiraquienne, feignent en effet de "craindre" l'américanisation de l'occident européen. Ils la redoutent comme "la pire perspective" comme s'il s'agissait d'une invasion d'extraterrestres, étrangers à notre monde. Sans trop oser le dire, ils nous invitent à voir là une menace plus dangereuse encore que les assauts des djihadistes, certes adossés aux complaisances de leurs cinquièmes colonnes.
Or, si les commentaires sont libres, les faits restent sacrés, …
Et le fait, c'est que "la pire perspective" était déjà dénoncée, exactement dans les mêmes termes en 1950. Cela se passait au XIIe congrès du parti communiste français à Gennevilliers. Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, y énonçait alors, sans contredit ni débat, la ligne du parti. Celle-ci reflétait, sans la moindre nuance, le fameux rapport Jdanov énoncé en septembre 1947, à la réunion de Szklarska Poreba, en Silésie, qui appela à la reconstitution du Komintern sous le nom de Kominform.
Thorez, jusqu'au XIe congrès de Strasbourg de juillet 1947, parlait encore de "nos amis américains". Il suggérait à un gouvernement qu'il venait de quitter, et que les communistes imaginaient encore réintégrer, une meilleure utilisation de la généreuse aide Marshall. Mais trois ans plus tard, il invitait à voir, en Staline et en l'URSS, le"meilleur rempart" contre l'américanisation.
Tous les raisonnements économiques issus du marxisme dont s'agrémentaient alors les rhétoriques de Thorez, de Jdanov et des autres, se sont écroulés. Rappelons qu'à l'époque toute l'école étatiste, protectionniste, et comme elle osait encore se baptiser "socialiste scientifique", prophétisait la catastrophe et la paupérisation auxquelles conduirait la marche occidentale de l'économie. Seuls quelques rétablisseurs à la Sapir ou Piketty (3)⇓
persistent à chercher à les renouveler avec des arguments et raisonnements, à peine nouveaux, très au-dessous de ceux de Marx et Engels faut-il le préciser.
Mais en dehors de sa prétendue justification économique, ‑ crise généralisée du "capitalisme", contradictions conduisant à une guerre inéluctable, etc.… – s'affirmait l'idée "géopolitique".
Au contraire des prémices pseudo-économiques dont elle se parait, cette vision a fait florès. Selon la nouvelle doctrine, la mésalliance avec l'Amérique représenterait l'ennemie numéro un des peuples d'Europe, à commencer par la part européenne du peuple russe.
Un tel sophisme continue d'être propagé, non seulement par tous les survivants du KGB, mais aussi par tous les anciens élèves du MGIMO (4)⇓
moscovite, et, en France par toutes sortes de petits roquets et perroquets, champignons vénéneux issus du "chevénementisme", se réclamant plus ou moins hardiment d'un "gaullisme" mythifié et de son ersatz chiraquien. Certains d'entre eux se montrent parfois même désintéressés voire bien intentionnés. Mais, de même qu'il existe des poissons volants, pour paraphraser Audiard, "ils ne constituent pas la majorité du genre."
Sans rêver convaincre cette dernière tranche, il faut donc sans relâche prendre la mesure de cette réalité.
JG Malliarakis
Apostilles
Sur son caractère mensonger, celui du "patriotisme du PCF pendant la seconde guerre mondiale" on lira, parmi tant d'autres, mon . ⇑
cf. Info Bordeaux le 11 mars. ⇑
Je me permets de renvoyer à mon propre travail de réponse à Piketty publié en 2012 et dont il reste quelques exemplaires dans "Pour une libération fiscale". Depuis la publication de son absurde "Capital au XXIe siècle", au pittoresque succès de librairie, d'autres auteurs lui ont, à leur tour, brillamment répondu. Hélas inutilement… ⇑
Créé en 1944 cet "Institut d'État des relations internationales de Moscou", était dirigé au dernière nouvelle par Anatoly Torkounov membre du conseil de surveillance des "Vétérans de l’espionnage et de la diplomatie pour la renaissance morale de la patrie."⇑
→ Pour être tenu au courant de nos chroniques, il suffit de s'inscrire à la liste de diffusion de L'Insolent en adressant un message à : <courrier.insolent-subscribe@europelibre.com>
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L'aveu improbable d'une passion pour les élections départementales surprendrait sans doute les lecteurs habitués de cette chronique. Votre serviteur ne formulera pas non plus de pronostics en espérant pouvoir bientôt se réjouir d'une souhaitable perte, par le parti communiste des deux derniers départements qu'il pollue encore de sa présidence, l'Allier et les Val-de-Marne.
Achever de se débarrasser de l'influence marxiste, laquelle ne se limite pas, hélas, au seul appareil du vieux PCF, pourrait servir de motivation mobilisatrice les 22 et 29 mars dans bon nombre de territoires.
Sans que la corrélation se vérifie obligatoirement, on notera avec bonheur le recul historique du taux des grévistes. Réduit à 9,9 % ce 10 mars, malgré l'appel de la CGT pour la grève à la SNCF, il nous offre, à cet égard, une assez agréable mise en bouche.
Ne nous croyons pas cependant, dès maintenant débarrassés de la nuisance stalinienne.
La vieille hypothèque qui pèse sur ce pauvre pays, créance inscrite frauduleusement par les communistes rebaptisés "patriotes" en 1945 (1)⇓
reste ainsi à l'ordre du jour.
L'exemple d'Yves d’Amécourt vaut le détour. Poulain d’Alain Juppé, et tête de liste UMP dans son beau département, sous l'étiquette locale de "Gironde Positive", il théorise d'une façon significative l'hypothèse de l’alliance avec le parti communiste :
"J’ai précisé qu’en cas de deuxième tour, nous appellerions même à voter pour un communiste. Le PC et les gaullistes ont en effet une histoire commune, celle de la guerre et de la Résistance, et je ne mettrai pas une pince à linge sur le nez pour voter communiste". (2)⇓
Ne cherchons pas à enfermer inutilement ce mensonge historique dans un passé aujourd'hui lointain, auquel il se réfère en le déformant : celui-ci ne se meurt que pour renaître, et à certains égards, il éclate donc de santé. Exit Marchais, Liliane a fait ses valises, bonjour Juppé et les sous-Juppé.
Certains admirateurs et continuateurs de l'ère de la stagnation chiraquienne, feignent en effet de "craindre" l'américanisation de l'occident européen. Ils la redoutent comme "la pire perspective" comme s'il s'agissait d'une invasion d'extraterrestres, étrangers à notre monde. Sans trop oser le dire, ils nous invitent à voir là une menace plus dangereuse encore que les assauts des djihadistes, certes adossés aux complaisances de leurs cinquièmes colonnes.
Or, si les commentaires sont libres, les faits restent sacrés, …
Et le fait, c'est que "la pire perspective" était déjà dénoncée, exactement dans les mêmes termes en 1950. Cela se passait au XIIe congrès du parti communiste français à Gennevilliers. Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, y énonçait alors, sans contredit ni débat, la ligne du parti. Celle-ci reflétait, sans la moindre nuance, le fameux rapport Jdanov énoncé en septembre 1947, à la réunion de Szklarska Poreba, en Silésie, qui appela à la reconstitution du Komintern sous le nom de Kominform.
Thorez, jusqu'au XIe congrès de Strasbourg de juillet 1947, parlait encore de "nos amis américains". Il suggérait à un gouvernement qu'il venait de quitter, et que les communistes imaginaient encore réintégrer, une meilleure utilisation de la généreuse aide Marshall. Mais trois ans plus tard, il invitait à voir, en Staline et en l'URSS, le"meilleur rempart" contre l'américanisation.
Tous les raisonnements économiques issus du marxisme dont s'agrémentaient alors les rhétoriques de Thorez, de Jdanov et des autres, se sont écroulés. Rappelons qu'à l'époque toute l'école étatiste, protectionniste, et comme elle osait encore se baptiser "socialiste scientifique", prophétisait la catastrophe et la paupérisation auxquelles conduirait la marche occidentale de l'économie. Seuls quelques rétablisseurs à la Sapir ou Piketty (3)⇓
persistent à chercher à les renouveler avec des arguments et raisonnements, à peine nouveaux, très au-dessous de ceux de Marx et Engels faut-il le préciser.
Mais en dehors de sa prétendue justification économique, ‑ crise généralisée du "capitalisme", contradictions conduisant à une guerre inéluctable, etc.… – s'affirmait l'idée "géopolitique".
Au contraire des prémices pseudo-économiques dont elle se parait, cette vision a fait florès. Selon la nouvelle doctrine, la mésalliance avec l'Amérique représenterait l'ennemie numéro un des peuples d'Europe, à commencer par la part européenne du peuple russe.
Un tel sophisme continue d'être propagé, non seulement par tous les survivants du KGB, mais aussi par tous les anciens élèves du MGIMO (4)⇓
moscovite, et, en France par toutes sortes de petits roquets et perroquets, champignons vénéneux issus du "chevénementisme", se réclamant plus ou moins hardiment d'un "gaullisme" mythifié et de son ersatz chiraquien. Certains d'entre eux se montrent parfois même désintéressés voire bien intentionnés. Mais, de même qu'il existe des poissons volants, pour paraphraser Audiard, "ils ne constituent pas la majorité du genre."
Sans rêver convaincre cette dernière tranche, il faut donc sans relâche prendre la mesure de cette réalité.
JG Malliarakis
Apostilles
Sur son caractère mensonger, celui du "patriotisme du PCF pendant la seconde guerre mondiale" on lira, parmi tant d'autres, mon . ⇑
cf. Info Bordeaux le 11 mars. ⇑
Je me permets de renvoyer à mon propre travail de réponse à Piketty publié en 2012 et dont il reste quelques exemplaires dans "Pour une libération fiscale". Depuis la publication de son absurde "Capital au XXIe siècle", au pittoresque succès de librairie, d'autres auteurs lui ont, à leur tour, brillamment répondu. Hélas inutilement… ⇑
Créé en 1944 cet "Institut d'État des relations internationales de Moscou", était dirigé au dernière nouvelle par Anatoly Torkounov membre du conseil de surveillance des "Vétérans de l’espionnage et de la diplomatie pour la renaissance morale de la patrie."⇑
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
La générosité des banques envers un quotidien communiste
Lu dans Présent :
"le quotidien communiste La Marseillaise, qui assurait la propagande du Parti sur Marseille et les six départements de la région, a déposé son bilan et a été placé en redressement judiciaire. Le journal ne tirait plus qu’à 32 000 exemplaires mais comptait tout de même encore 205 salariés. On apprend incidemment que les dépenses de voyages représentaient 625 000 € par an, et les locations de voitures 90 000 €. Autrement dit un journal condamné à la liquidation. [...]
Pourtant deux repreneurs se disputent le titre : un sous-marin du Parti communiste, d’une part, et un gauchiste, soutenu par quelques personnalités locales, de l’autre. Mais le plus extraordinaire c’est que les deux repreneurs ont trouvé un soutien auprès de deux institutions bancaires de poids : la Caisse des dépôts, et la Société Marseillaise de Crédit.La Caisse des dépôts prêterait 2 millions d’euros au projet de reprise communiste, avec en garantie… ledit Parti communiste. Quant au projet gauchiste, il pourrait compter sur un prêt d’1,5 million d’euros, venant des deux banques.
Quand on connaît la frilosité habituelle des banques, on ne peut que s’étonner de leur soudaine envie de jouer les business angels rouges, au profit de telles feuilles, et avec la garantie financière d’un tel parti. On croyait les banques spécialement réfractaires aux créances toxiques, depuis 2008. Ce n’est apparemment pas le cas du côté de la Canebière."
Ce que les communistes ont retenu de Marx, c'est la notion de capital.
Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Lu dans Présent :
"le quotidien communiste La Marseillaise, qui assurait la propagande du Parti sur Marseille et les six départements de la région, a déposé son bilan et a été placé en redressement judiciaire. Le journal ne tirait plus qu’à 32 000 exemplaires mais comptait tout de même encore 205 salariés. On apprend incidemment que les dépenses de voyages représentaient 625 000 € par an, et les locations de voitures 90 000 €. Autrement dit un journal condamné à la liquidation. [...]
Pourtant deux repreneurs se disputent le titre : un sous-marin du Parti communiste, d’une part, et un gauchiste, soutenu par quelques personnalités locales, de l’autre. Mais le plus extraordinaire c’est que les deux repreneurs ont trouvé un soutien auprès de deux institutions bancaires de poids : la Caisse des dépôts, et la Société Marseillaise de Crédit.La Caisse des dépôts prêterait 2 millions d’euros au projet de reprise communiste, avec en garantie… ledit Parti communiste. Quant au projet gauchiste, il pourrait compter sur un prêt d’1,5 million d’euros, venant des deux banques.
Quand on connaît la frilosité habituelle des banques, on ne peut que s’étonner de leur soudaine envie de jouer les business angels rouges, au profit de telles feuilles, et avec la garantie financière d’un tel parti. On croyait les banques spécialement réfractaires aux créances toxiques, depuis 2008. Ce n’est apparemment pas le cas du côté de la Canebière."
Ce que les communistes ont retenu de Marx, c'est la notion de capital.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Quelques réflexions sur le PCF
Un lecteur du Salon beige tient un blog consacré à ses lectures et aux analyses qu'il en fait. Il a lu récemment "Liquider les traîtres – La face cachée du PCF 1941-1943" , écrit par le Professeur d’Université d’histoire Jean-Marc Berlière et par le Chargé de recherches au CNRS Franck Liaigre, appartenant tous deux à l’équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS).
Il nous en propose une analyse personnelle, que vous pourrez retrouver sur son blog http://www.rdlvgc01.fr/mes-petites-synt ... tures.html , dans le chapitre « Livres » de la Partie 6 (« Compléments ») de ce document. Voici ci-dessous les quelques réflexions que lui a inspirées le sujet :
"1). Je suis avant tout excédé par le fait que ce soit les Communistes qui ont lancé, —et ont été, et sont toujours, une colossale caisse de résonnance—, les mensonges et diffamations sur Pie XII et les Juifs, et que ce soit eux qui « fassent les beaux » ; alors que sur le sujet des Juifs, comme sur toutes les leçons qu’ils n’arrêtent pas de donner à tout le monde sur la Seconde Guerre Mondiale, s’il y en a bien qui, de fait, devrait « faire profil bas », ce sont bien eux —les Communistes—, (ainsi que, mais pour des raisons différentes, quelques autres petits partis comme celui de Doriot —lui-même ancien communiste—, mais ces derniers au moins, pour le cas où il en resterait encore de résidus, ne font pas croire qu’ils ont été des héros dans le combat contre les Nazis).
2). Et je suis toujours aussi étonné par le comportement des Partis, en particulier par des Partis comme l’UMP et le Centre Droit, vis-à-vis du Front National. Et c’est au final un « post » d’aujourd’hui sur le Salon Beige qui m’a fait décider d’envoyer mes notes de lectures telles quelles, sans prendre le temps d’éliminer les redondances dans certains de mes commentaires en renvois de bas de pages. Ce « post » du SB indique que Monsieur Juppé semblerait préférer s’allier avec le PCF qu’avec le Front National !
Je n’ai pas d’opinion précise sur le Front National, mais ce qui m’a toujours surpris c’est que tous les Partis, ou presque, hurlent contre une alliance avec le Front National, et avec le plus souvent les mêmes arguments. Et ces mêmes Partis trouvent normal que le Parti Socialiste, voire le Centre Gauche, s’allie(nt) avec le Parti Communiste et avec des Partis Trotskistes et autres Marxistes. Or si l’on compare les monstruosités commises par ces Partis Marxistes, ils en ont fait au moins autant qu’Hitler et le Nazisme : en fait encore bien plus de victimes par le Marxisme que par le Nazisme ; quant aux méthodes, tortures et souffrances provoquées, etc., je ne crois pas que l’on puisse faire pire qu’Hitler et les Nazis, mais s’il était possible de faire encore pire, Lénine, Trotski, Staline, Mao, Pol Pot, etc., et les Marxistes l’auraient fait. Ce sont des faits ; c’est l’histoire qui nous l’apprend.
On peut admettre, ce serait leur choix, que des Partis comme l’UMP et le Centre Droit, etc., ne veuillent pas s’allier avec le Front National, mais pas, me semble-t-il, pour les raisons qu’ils en donnent. Il n’y a, depuis longtemps, probablement pas plus de un pour cent de Nazis en France —est c’est déjà trop—, et rien ne dit qu’ils soient au Front National ou qu’ils soient tous au Front National, or le Front National représente bien plus qu’un pour cent de la Population Française ! En revanche le Parti Socialiste s’est allié et a gouverné avec le Parti Communiste Français, et s’est allié avec des Trotskistes, quand notamment les pourcentages de la Population Française qui avaient choisi de voter pour ces Partis Marxistes étaient très significatifs. L’UMP, etc., peut/peuvent s’interdire de s’allier avec le Front National, mais alors le Parti Socialiste, etc., aurait/auraient dû, et devrait/devraient, incomparablement plus s’interdire de s’allier avec le PCF et les autres Partis Marxistes.
Enfin, (voir notamment le livre évoqué ci-dessus), pour reparler du Nazisme et de la Seconde Guerre Mondiale, le PCF (Parti Communiste Français) et les Communistes ont été, de fait, eux, d’authentiques « collabos », et encore pire : ils ont été des complices/alliés d’Hitler et des Nazis en France de 1939 à 1941 —ils ont trahi la France—, et qu’à partir de 1941 ils se sont battus en France pour l’URSS et pour le Communisme mais pas pour la France et les Français ! À partir de 1941, comme avant, le PCF a toujours été motivé par les services à rendre à l’URSS et au Communisme et non pas motivé par le service pour la France et les Français. De plus, quand il a combattu les Nazis, c’est avec une efficacité bien plus faible que ce qu’il prétend, et que l’on continue à nous faire croire."
Marie Bethanie http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Un lecteur du Salon beige tient un blog consacré à ses lectures et aux analyses qu'il en fait. Il a lu récemment "Liquider les traîtres – La face cachée du PCF 1941-1943" , écrit par le Professeur d’Université d’histoire Jean-Marc Berlière et par le Chargé de recherches au CNRS Franck Liaigre, appartenant tous deux à l’équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS).
Il nous en propose une analyse personnelle, que vous pourrez retrouver sur son blog http://www.rdlvgc01.fr/mes-petites-synt ... tures.html , dans le chapitre « Livres » de la Partie 6 (« Compléments ») de ce document. Voici ci-dessous les quelques réflexions que lui a inspirées le sujet :
"1). Je suis avant tout excédé par le fait que ce soit les Communistes qui ont lancé, —et ont été, et sont toujours, une colossale caisse de résonnance—, les mensonges et diffamations sur Pie XII et les Juifs, et que ce soit eux qui « fassent les beaux » ; alors que sur le sujet des Juifs, comme sur toutes les leçons qu’ils n’arrêtent pas de donner à tout le monde sur la Seconde Guerre Mondiale, s’il y en a bien qui, de fait, devrait « faire profil bas », ce sont bien eux —les Communistes—, (ainsi que, mais pour des raisons différentes, quelques autres petits partis comme celui de Doriot —lui-même ancien communiste—, mais ces derniers au moins, pour le cas où il en resterait encore de résidus, ne font pas croire qu’ils ont été des héros dans le combat contre les Nazis).
2). Et je suis toujours aussi étonné par le comportement des Partis, en particulier par des Partis comme l’UMP et le Centre Droit, vis-à-vis du Front National. Et c’est au final un « post » d’aujourd’hui sur le Salon Beige qui m’a fait décider d’envoyer mes notes de lectures telles quelles, sans prendre le temps d’éliminer les redondances dans certains de mes commentaires en renvois de bas de pages. Ce « post » du SB indique que Monsieur Juppé semblerait préférer s’allier avec le PCF qu’avec le Front National !
Je n’ai pas d’opinion précise sur le Front National, mais ce qui m’a toujours surpris c’est que tous les Partis, ou presque, hurlent contre une alliance avec le Front National, et avec le plus souvent les mêmes arguments. Et ces mêmes Partis trouvent normal que le Parti Socialiste, voire le Centre Gauche, s’allie(nt) avec le Parti Communiste et avec des Partis Trotskistes et autres Marxistes. Or si l’on compare les monstruosités commises par ces Partis Marxistes, ils en ont fait au moins autant qu’Hitler et le Nazisme : en fait encore bien plus de victimes par le Marxisme que par le Nazisme ; quant aux méthodes, tortures et souffrances provoquées, etc., je ne crois pas que l’on puisse faire pire qu’Hitler et les Nazis, mais s’il était possible de faire encore pire, Lénine, Trotski, Staline, Mao, Pol Pot, etc., et les Marxistes l’auraient fait. Ce sont des faits ; c’est l’histoire qui nous l’apprend.
On peut admettre, ce serait leur choix, que des Partis comme l’UMP et le Centre Droit, etc., ne veuillent pas s’allier avec le Front National, mais pas, me semble-t-il, pour les raisons qu’ils en donnent. Il n’y a, depuis longtemps, probablement pas plus de un pour cent de Nazis en France —est c’est déjà trop—, et rien ne dit qu’ils soient au Front National ou qu’ils soient tous au Front National, or le Front National représente bien plus qu’un pour cent de la Population Française ! En revanche le Parti Socialiste s’est allié et a gouverné avec le Parti Communiste Français, et s’est allié avec des Trotskistes, quand notamment les pourcentages de la Population Française qui avaient choisi de voter pour ces Partis Marxistes étaient très significatifs. L’UMP, etc., peut/peuvent s’interdire de s’allier avec le Front National, mais alors le Parti Socialiste, etc., aurait/auraient dû, et devrait/devraient, incomparablement plus s’interdire de s’allier avec le PCF et les autres Partis Marxistes.
Enfin, (voir notamment le livre évoqué ci-dessus), pour reparler du Nazisme et de la Seconde Guerre Mondiale, le PCF (Parti Communiste Français) et les Communistes ont été, de fait, eux, d’authentiques « collabos », et encore pire : ils ont été des complices/alliés d’Hitler et des Nazis en France de 1939 à 1941 —ils ont trahi la France—, et qu’à partir de 1941 ils se sont battus en France pour l’URSS et pour le Communisme mais pas pour la France et les Français ! À partir de 1941, comme avant, le PCF a toujours été motivé par les services à rendre à l’URSS et au Communisme et non pas motivé par le service pour la France et les Français. De plus, quand il a combattu les Nazis, c’est avec une efficacité bien plus faible que ce qu’il prétend, et que l’on continue à nous faire croire."
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Le PCF comme parti des bisounours
En cette matinée du 27 avril, Pierre Laurent était complaisamment interrogé sur Radio Classique. Rien n'était plus urgent.
J'écris ici "complaisamment" car la première question posée permettait au secrétaire national du parti communiste de montrer toute la compassion franco-mondiale sur laquelle repose encore son engagement : que pensait-il des malheureuses victimes du tremblement de terre au Népal ? Facile. Il faut aider les victimes. Aidons-les, tous ensemble, comme il se doit.
L'habile dialecticien a même su aisément contourner le piège dans lequel se fût enfourné un Mélenchon, ou n'importe quel agité du réchauffisme climatique : il ne nous a pas révélé les responsabilités du capitalisme dans une telle affaire.
De même, interrogé sur le dossier des migrants de Lampedusa, il s'est complu à la critique minimale des décisions du conseil européen tout en souhaitant que les 400 millions d'Européens accueillent "quelques milliers" de réfugiés supplémentaires, alors que le nouveau défi migratoire porterait à terme, de façon trop évidente, sur une hypothèse de plusieurs millions. Le camarade Laurent fait donc le procès commode et démagogique de l'Europe. Il n'évoque même pas la conclusion de la réunion des 28, laquelle, si elle est appliquée, permettra au moins d'entreprendre enfin la guerre aux passeurs. (1)⇓
Ce discours, cette manière de présenter son parti, avec l'appui discret des grands moyens de désinformation à l'héritier du stalinisme recyclé en bisounours : cela ne vient pas par hasard.
On le sait : un verre à moitié vide peut être considéré comme un verre à moitié plein.
Le 19 avril le chef de l'État, élu en 2012 avec les voix du parti communiste, s'était permis une de ces petites blagues dont il a fait de longue date sa marque de fabrique. Pour une fois [presque] juste, et [plutôt] drôle, sa remarque était dirigée contre la présidente du FN. Il s'agit en effet de l'adversaire qu'il préférerait [peut-être à tort, car même contre elle il peut perdre] affronter au second tour de la présidentielle de 2017 [il ne pense qu'à ça] : il avait osé comparer le discours actuel du front national "à un tract du parti communiste des années 1970".
Comme à leur habitude la plupart des commentateurs agréés se sont bien gardés de comparer effectivement et objectivement les déclarations, les programmes et les textes.
Ils ont préféré évoquer les sondages et les images. Et, des études d'opinion, on ne veut retenir que ce qui arrange : le 25 avril, le Parisien titrait ainsi fièrement que, non, décidément "FN/PCF : 66 % des Français ne sont pas d'accord avec Hollande (sondage)." (2)⇓
Et l'opinion bien-pensante se satisfait donc à l'idée que, par ailleurs, "76 % ont cependant une mauvaise opinion du PCF".
Eh bien entrons dans le vif des résultats, de ceux qui dénotent une "bonne opinion" du PCF. Il s'agit de chiffres minoritaires, certes, mais néanmoins affligeant. Le but actuellement poursuivi par Pierre Laurent, ses camarades et ses nouveaux compagnons de route, consistera, dans les années à venir, à les aggraver. Si j'en crois ce sondage : 50 % des sympathisants de gauche ont encore une bonne opinion du PCF ; 35 % des sympathisants de la droite classique et du centre préfèrent le PCF au FN ; 41 % des Français pensent que le PCF "défend bien les classes populaires" ; 38 % qu'il est "proche des gens" et 32 % qu'il est "utile à la vie politique française", etc.
Attendons le battage sur le 27 mai "journée nationale de la résistance" et l'on entendra encore le flot des mensonges aboutissant à la présentation du parti communiste et de Maurice Thorez comme incarnations des valeurs patriotiques.
Tant que de tels mensonges persisteront et continueront de se répandre dans l'opinion qu'elle soit classée à droite ou à gauche par les professionnels de l'enfumage, il sera dangereux de laisser croire que le PCF est le parti des bisounours et il faudra rappeler la vérité aux Français.
JG Malliarakis
Apostilles
1) On lira à ce sujet la déclaration du commissaire européen à l'Immigration et aux Affaires intérieures, à Malte le 23 avril : "L'Europe a déclaré la guerre aux passeurs." ⇑
2) cf. article "FN/PCF : 66 % des Français ne sont pas d'accord avec Hollande"(sondage) du Parisien le 25 avril.⇑
→ Pour être tenu au courant de nos chroniques, il suffit de s'inscrire à la liste de diffusion de L'Insolent en adressant un message à : <courrier.insolent-subscribe@europelibre.com>
http://www.insolent.fr/page/2/
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En cette matinée du 27 avril, Pierre Laurent était complaisamment interrogé sur Radio Classique. Rien n'était plus urgent.
J'écris ici "complaisamment" car la première question posée permettait au secrétaire national du parti communiste de montrer toute la compassion franco-mondiale sur laquelle repose encore son engagement : que pensait-il des malheureuses victimes du tremblement de terre au Népal ? Facile. Il faut aider les victimes. Aidons-les, tous ensemble, comme il se doit.
L'habile dialecticien a même su aisément contourner le piège dans lequel se fût enfourné un Mélenchon, ou n'importe quel agité du réchauffisme climatique : il ne nous a pas révélé les responsabilités du capitalisme dans une telle affaire.
De même, interrogé sur le dossier des migrants de Lampedusa, il s'est complu à la critique minimale des décisions du conseil européen tout en souhaitant que les 400 millions d'Européens accueillent "quelques milliers" de réfugiés supplémentaires, alors que le nouveau défi migratoire porterait à terme, de façon trop évidente, sur une hypothèse de plusieurs millions. Le camarade Laurent fait donc le procès commode et démagogique de l'Europe. Il n'évoque même pas la conclusion de la réunion des 28, laquelle, si elle est appliquée, permettra au moins d'entreprendre enfin la guerre aux passeurs. (1)⇓
Ce discours, cette manière de présenter son parti, avec l'appui discret des grands moyens de désinformation à l'héritier du stalinisme recyclé en bisounours : cela ne vient pas par hasard.
On le sait : un verre à moitié vide peut être considéré comme un verre à moitié plein.
Le 19 avril le chef de l'État, élu en 2012 avec les voix du parti communiste, s'était permis une de ces petites blagues dont il a fait de longue date sa marque de fabrique. Pour une fois [presque] juste, et [plutôt] drôle, sa remarque était dirigée contre la présidente du FN. Il s'agit en effet de l'adversaire qu'il préférerait [peut-être à tort, car même contre elle il peut perdre] affronter au second tour de la présidentielle de 2017 [il ne pense qu'à ça] : il avait osé comparer le discours actuel du front national "à un tract du parti communiste des années 1970".
Comme à leur habitude la plupart des commentateurs agréés se sont bien gardés de comparer effectivement et objectivement les déclarations, les programmes et les textes.
Ils ont préféré évoquer les sondages et les images. Et, des études d'opinion, on ne veut retenir que ce qui arrange : le 25 avril, le Parisien titrait ainsi fièrement que, non, décidément "FN/PCF : 66 % des Français ne sont pas d'accord avec Hollande (sondage)." (2)⇓
Et l'opinion bien-pensante se satisfait donc à l'idée que, par ailleurs, "76 % ont cependant une mauvaise opinion du PCF".
Eh bien entrons dans le vif des résultats, de ceux qui dénotent une "bonne opinion" du PCF. Il s'agit de chiffres minoritaires, certes, mais néanmoins affligeant. Le but actuellement poursuivi par Pierre Laurent, ses camarades et ses nouveaux compagnons de route, consistera, dans les années à venir, à les aggraver. Si j'en crois ce sondage : 50 % des sympathisants de gauche ont encore une bonne opinion du PCF ; 35 % des sympathisants de la droite classique et du centre préfèrent le PCF au FN ; 41 % des Français pensent que le PCF "défend bien les classes populaires" ; 38 % qu'il est "proche des gens" et 32 % qu'il est "utile à la vie politique française", etc.
Attendons le battage sur le 27 mai "journée nationale de la résistance" et l'on entendra encore le flot des mensonges aboutissant à la présentation du parti communiste et de Maurice Thorez comme incarnations des valeurs patriotiques.
Tant que de tels mensonges persisteront et continueront de se répandre dans l'opinion qu'elle soit classée à droite ou à gauche par les professionnels de l'enfumage, il sera dangereux de laisser croire que le PCF est le parti des bisounours et il faudra rappeler la vérité aux Français.
JG Malliarakis
Apostilles
1) On lira à ce sujet la déclaration du commissaire européen à l'Immigration et aux Affaires intérieures, à Malte le 23 avril : "L'Europe a déclaré la guerre aux passeurs." ⇑
2) cf. article "FN/PCF : 66 % des Français ne sont pas d'accord avec Hollande"(sondage) du Parisien le 25 avril.⇑
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Il y a 40 ans, le Kampuchea imposait la Shoah - par Pieter KERSTENS
C’est en effet le 17 avril 1975 que Phnom Penh tombe aux mains des maquisards du Front Uni National du Kampuchéa (le FUNK). L’entrée de l’armée révolutionnaire de libération dans la capitale du Cambodge fut acclamée par des dizaines de milliers d’intellectuels, de journalistes, de politiciens et de philosophes occidentaux qui se réjouissaient de la chute du gouvernement Lon Nol.n
Dès cet instant, le Cambodge bascule dans les ténèbres d’un enfer pensé, analysé, planifié et exécuté par l’Angkar - organisation socialo marxiste - dominée par les Khmers Rouges.
Reconnus et soutenus par l’Internationale Socialiste, armés par Moscou et Pékin, les « maîtres » du Kampuchéa Démocratique vont transformer et contrôler la société cambodgienne, saper la mémoire collective et couper la population de son Histoire. Ce processus a conduit à évacuer toutes les villes, à créer un collectivisme absolu et à éradiquer toute trace du passé séculaire (monastères bouddhistes, école, livres et journaux).
« Cette répression ne visait pas des groupes raciaux ou des minorités ethniques spécifiques, mais des couches sociales et tous les opposants politiques, réels ou supposés. Le démographe Marek Sliwinski a démontré scientifiquement que c’est un quart de la population (7,2 millions d’habitants en 1974) qui a été exterminé et presque 42% de ceux qui vivaient ou étaient réfugiés à Phnom Penh avant le 17 avril 1975.
Ces assassinats politiques en masse relevaient d’une volonté délibérée de terreur et d’extermination de la part des Khmers Rouges, cherchant à se maintenir au pouvoir par la violence et l’effroi afin d’établir dans la réalité leurs rêves utopiques. À l’exception des Vietnamiens, qui eurent la chance d’être avant tout chassés massivement du pays, la population visée par les sbires de Pol Pot était en priorité celle des 17 avril ou Peuple Nouveau.
Au Cambodge, le Peuple Nouveau constituait environ la moitié de la population du pays. Il n’avait strictement plus aucun droit, pas même le droit de vote, sinon celui de travailler sans la moindre récompense et pour une nourriture de plus en plus dérisoire. A postériori, la seule raison pour laquelle tous les 17 avril n’ont pas été exterminés était qu’ils constituaient une immense réserve de main-d’œuvre gratuite indispensable à la révolution qui voulait tripler la production rizicole, puisqu’elle interdisait l’achat et l’utilisation de machines fabriquées à l’étranger. » (In « Le petit livre rouge de Pol Pot » de Henri Locard).
Saloth Sâr (Bâng Thom dans le parti) connu sous le nom de guerre de Pol Pot et sa clique de fidèles entre les fidèles : Nuon Chea, Ieng Sary et sa femme Ieng Thirith, Khieu Samphân, Ta Mok, Hu Nim, Mme Son Sen et Duch, mettent en place l’ANGKAR LOEU, arme psychologique suprême des terroristes qui tiennent tout un peuple dans un état d’épouvante et de soumission absolue. Cette utopie marxiste était basée sur des slogans appliqués dans toute leur brutalité, partout et tout le temps.
On se rappellera ici du culte de l’Être Suprême (fêté le 8 juin), culte déiste organisé par Robespierre durant la Révolution française en mai 1794 ; mais il faut également se souvenir de la 1ère Terreur en août et septembre 1792 et de la 2ème Terreur de septembre 1793 à juillet 1794, entrainant des centaines de milliers de victimes au nom d’une idéologie mortifère.
Il est curieux de constater que ce « détail » de l’Histoire, au XXème siècle, en Asie, n’a suscité depuis que peu de débats ou de manifestations, au même titre que le génocide arménien qui débuta le 24 avril 1915 ou encore les dizaines de millions de victimes du Goulags en URSS et du Laogaï en Chine.
IN MEMORIAM.
Shoah : mot hébreux qui signifie « anéantissement ».
Bibliographie : « Pol Pot » de Louis Dreyfus. « Le petit livre rouge de Pol Pot » d’Henri Locard. « La digue des veuves » de Denise Affonço. « Revenue de l’enfer » de Claire Ly. « Cambodge année zéro » de François Ponchaud. « Le portail » de François Bizot.
http://www.francepresseinfos.com/2015/0 ... it-la.html
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
C’est en effet le 17 avril 1975 que Phnom Penh tombe aux mains des maquisards du Front Uni National du Kampuchéa (le FUNK). L’entrée de l’armée révolutionnaire de libération dans la capitale du Cambodge fut acclamée par des dizaines de milliers d’intellectuels, de journalistes, de politiciens et de philosophes occidentaux qui se réjouissaient de la chute du gouvernement Lon Nol.n
Dès cet instant, le Cambodge bascule dans les ténèbres d’un enfer pensé, analysé, planifié et exécuté par l’Angkar - organisation socialo marxiste - dominée par les Khmers Rouges.
Reconnus et soutenus par l’Internationale Socialiste, armés par Moscou et Pékin, les « maîtres » du Kampuchéa Démocratique vont transformer et contrôler la société cambodgienne, saper la mémoire collective et couper la population de son Histoire. Ce processus a conduit à évacuer toutes les villes, à créer un collectivisme absolu et à éradiquer toute trace du passé séculaire (monastères bouddhistes, école, livres et journaux).
« Cette répression ne visait pas des groupes raciaux ou des minorités ethniques spécifiques, mais des couches sociales et tous les opposants politiques, réels ou supposés. Le démographe Marek Sliwinski a démontré scientifiquement que c’est un quart de la population (7,2 millions d’habitants en 1974) qui a été exterminé et presque 42% de ceux qui vivaient ou étaient réfugiés à Phnom Penh avant le 17 avril 1975.
Ces assassinats politiques en masse relevaient d’une volonté délibérée de terreur et d’extermination de la part des Khmers Rouges, cherchant à se maintenir au pouvoir par la violence et l’effroi afin d’établir dans la réalité leurs rêves utopiques. À l’exception des Vietnamiens, qui eurent la chance d’être avant tout chassés massivement du pays, la population visée par les sbires de Pol Pot était en priorité celle des 17 avril ou Peuple Nouveau.
Au Cambodge, le Peuple Nouveau constituait environ la moitié de la population du pays. Il n’avait strictement plus aucun droit, pas même le droit de vote, sinon celui de travailler sans la moindre récompense et pour une nourriture de plus en plus dérisoire. A postériori, la seule raison pour laquelle tous les 17 avril n’ont pas été exterminés était qu’ils constituaient une immense réserve de main-d’œuvre gratuite indispensable à la révolution qui voulait tripler la production rizicole, puisqu’elle interdisait l’achat et l’utilisation de machines fabriquées à l’étranger. » (In « Le petit livre rouge de Pol Pot » de Henri Locard).
Saloth Sâr (Bâng Thom dans le parti) connu sous le nom de guerre de Pol Pot et sa clique de fidèles entre les fidèles : Nuon Chea, Ieng Sary et sa femme Ieng Thirith, Khieu Samphân, Ta Mok, Hu Nim, Mme Son Sen et Duch, mettent en place l’ANGKAR LOEU, arme psychologique suprême des terroristes qui tiennent tout un peuple dans un état d’épouvante et de soumission absolue. Cette utopie marxiste était basée sur des slogans appliqués dans toute leur brutalité, partout et tout le temps.
On se rappellera ici du culte de l’Être Suprême (fêté le 8 juin), culte déiste organisé par Robespierre durant la Révolution française en mai 1794 ; mais il faut également se souvenir de la 1ère Terreur en août et septembre 1792 et de la 2ème Terreur de septembre 1793 à juillet 1794, entrainant des centaines de milliers de victimes au nom d’une idéologie mortifère.
Il est curieux de constater que ce « détail » de l’Histoire, au XXème siècle, en Asie, n’a suscité depuis que peu de débats ou de manifestations, au même titre que le génocide arménien qui débuta le 24 avril 1915 ou encore les dizaines de millions de victimes du Goulags en URSS et du Laogaï en Chine.
IN MEMORIAM.
Shoah : mot hébreux qui signifie « anéantissement ».
Bibliographie : « Pol Pot » de Louis Dreyfus. « Le petit livre rouge de Pol Pot » d’Henri Locard. « La digue des veuves » de Denise Affonço. « Revenue de l’enfer » de Claire Ly. « Cambodge année zéro » de François Ponchaud. « Le portail » de François Bizot.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Le complot bolchevique et l’a(r)gent allemand
En 1917, deux révolutions éclatent en Russie : celle de février abat la monarchie ; celle d’octobre porte Lénine au pouvoir. Cette accélération de l’histoire en a surpris plus d’un. L’empire des Romanov s’est effondré sur lui-même, mais certains voient dans la révolution d’Octobre le résultat d’une cabale ourdie par des forces occultes aspirant à la mort de la Russie d’ancien régime.
Ce prétendu complot se donne pour nom (impénétrable) « bolchevisme », pour corpus idéologique les thèses de Karl Marx, philosophe apatride d’origine juive allemande, et pour chef Vladimir Ilitch Oulianov, qui se dissimule sous le pseudonyme de Lénine. A la différence de tant d’autres révolutionnaires, les bolcheviques sont parvenus à leur objectif rapidement : ils s’emparent du pouvoir un peu plus de vingt ans après la formation de leur parti. Un tel exploit politique n’a pu que susciter à l’époque la hargneuse incompréhension des défaits, et éveiller chez eux le fantasme du complot. Ils dénoncent en Lénine un agent allemand missionné par le Reich pour démobiliser les soldats russes et briser la résistance à l’Est.
Cette accusation se répand d’autant plus facilement qu’en ces temps de guerre et de nationalisme outrancier, l’espionnite fait rage. La France condamne Mata Hari, danseuse exotique du renseignement allemand, qui sera exécutée, ou Joseph Caillaux, radical coupable de militer pour une paix sans annexion ni réparations, et finalement épargné. En Russie, le colonel Miassoiédov, pourtant innocent, est exécuté en 1915 pour intelligence avec l’ennemi ; et la tsarine, d’origine allemande, porte le poids d’un soupçon généralisé. Dans ce contexte d’emballement des rumeurs et de manipulation des informations, Lénine se voit accuser d’avoir agi au service du Kaiser, au prétexte que son retour au pays, en avril 1917, aurait été facilité par une armée allemande soucieuse de déstabiliser la Russie, alliée de la France et du Royaume-Uni.
Tout commence le 18 juillet 1917, au moment où se déclenche la chasse aux bolcheviques, organisateurs deux jours auparavant d’une grande manifestation contre la guerre à Petrograd. Dans le journal des ultramonarchistes antisémites Jivoïé Slovo, l’ancien député Aleksinski accuse Lénine d’intelligence avec l’ennemi en se fondant sur le témoignage de l’espion militaire Ermolenko. Ces révélations tombent à point alors que la grande offensive contre l’ennemi allemand lancée le 1er juillet par Alexandre Kerenskia tourné à la catastrophe. Si Ermolenko assure que les instructions et l’argent des bolcheviques affluent d’Allemagne, il ne précise pas — et pour cause — quelles sommes aurait perçues Lénine, ni avec quelle régularité. En aurait-il personnellement usé, comme tant d’espions vivant entre danger et luxe ? Son train de vie modeste plaiderait plutôt pour le financement du parti et de son organe de propagande (la Pravda). Dernier soupçon : comment les bolcheviques ont-ils acquis des armes, si ce n’est grâce à l’aide des Allemands ? En réalité, certains militants ont rapporté leur arme du front, et la Garde rouge ouvrière a profité des pillages des arsenaux lors des émeutes populaires de l’année 1917. Difficile donc de trouver à quoi aurait servi l’argent allemand, manne modeste si elle a même existé.
A l’étranger, notamment chez les alliés français et britanniques,c’est l’épisode du « wagon plombé » qui a été retenu à charge contre Lénine. Le dirigeant bolchevique, réfugié en Suisse, a accepté le 9 avril 1917 la proposition allemande de traverser le Reich en train afin de se rendre en Russie. Il exige que le wagon bénéficie du statut d’extraterritorialité, fasse le trajet sans arrêt, et que l’on procède à un échange de prisonniers de guerre russes et austro-allemands. Cet accord couronne les efforts des diplomates allemands et du mystérieux Alexandre Parvus (de son vrai nom Izrael Helfland). Très bien introduit dans le milieu révolutionnaire, il s’est imposé comme l’intermédiaire obligé entre divers services du Reich et cercles clandestins russes. Son plan proposant en 1915 à l’état-major allemand la déstabilisation de la Russie par une grève générale, en misant sur le Parti bolchevique, indique que Parvus a saisi avant tout le monde l’aura de Lénine, mais ne signifie aucunement qu’il a été responsable de la victoire des bolcheviques.
Parvus y a seulement contribué en œuvrant dans la coulisse pour organiser le trajet de trente-trois révolutionnaires, profitant de l’amnistie générale accordée par le gouvernement provisoire le 21 mars 1917. La publicité faite autour de ce voyage correspond à l’intérêt du Reich : faire passer cette manœuvre contrevenant aux lois de la guerre pour une action humanitaire (un échange de prisonniers). Et elle permet à Lénine d’afficher sa rupture avec les socialistes allemands acquis à l’union sacrée. Mais le « bolchevisme des tranchées » — formule de l’état-major du parti recouvrant des phénomènes épars de désertions, refus d’attaquer, violences contre les officiers — manifestait une contestation de la guerre qui n’avait besoin ni d’un Lénine, encore méconnu, ni d’agents allemands pour se répandre et s’exprimer.
Cette affaire ne s’est pas achevée en 1917, et la thèse du complot continue de resurgir. En 1998, Jean-Charles Deniau produisait dans un documentaire pour TF1 des documents russes et allemands accablant Lénine. En décembre 2007, le Spiegel republiait le plan de Parvus, y voyant une preuve inédite de la félonie bolchevique. Les archives des chancelleries, assez mal informées sur l’état des forces politiques en Russie et prêtes à payer pour tout renseignement tout en s’en méfiant, regorgent de tels kompromaty : de vrais-faux documents, exhumés de temps à autre dans un objectif clairement marchand, relancent à bon compte les accusations contre Lénine et dédouanent au passage ses nombreux adversaires de leurs multiples erreurs stratégiques. De telles révélations ne résistent guère à la critique historique, mais l’anticommunisme primaire brûle encore d’un feu vivace, surtout là où le Parti communiste a été puissant après la seconde guerre mondiale. Le pouvoir monarchique tricentenaire, puis une démocratie incapable de mettre un terme à un conflit meurtrier, avaient épuisé leur potentiel de séduction auprès du peuple ; mais sans doute est-il encore aujourd’hui plus commode d’en appeler à l’antique mythe du complot que de l’admettre. La lutte des classes exacerbée par la guerre a rendu réalisable la prise du pouvoir par la frange la plus marginale des sociaux-démocrates ; après Octobre, il leur restait à conquérir un pays et à révolutionner une société.
Alexandre Sumpf
Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Strasbourg. Auteur de La Grande Guerre oubliée. Russie, 1914-1918, Perrin, Paris, 2014.
source : Le Monde diplomatique
http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EuFVV ... QXJb.shtml
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
En 1917, deux révolutions éclatent en Russie : celle de février abat la monarchie ; celle d’octobre porte Lénine au pouvoir. Cette accélération de l’histoire en a surpris plus d’un. L’empire des Romanov s’est effondré sur lui-même, mais certains voient dans la révolution d’Octobre le résultat d’une cabale ourdie par des forces occultes aspirant à la mort de la Russie d’ancien régime.
Ce prétendu complot se donne pour nom (impénétrable) « bolchevisme », pour corpus idéologique les thèses de Karl Marx, philosophe apatride d’origine juive allemande, et pour chef Vladimir Ilitch Oulianov, qui se dissimule sous le pseudonyme de Lénine. A la différence de tant d’autres révolutionnaires, les bolcheviques sont parvenus à leur objectif rapidement : ils s’emparent du pouvoir un peu plus de vingt ans après la formation de leur parti. Un tel exploit politique n’a pu que susciter à l’époque la hargneuse incompréhension des défaits, et éveiller chez eux le fantasme du complot. Ils dénoncent en Lénine un agent allemand missionné par le Reich pour démobiliser les soldats russes et briser la résistance à l’Est.
Cette accusation se répand d’autant plus facilement qu’en ces temps de guerre et de nationalisme outrancier, l’espionnite fait rage. La France condamne Mata Hari, danseuse exotique du renseignement allemand, qui sera exécutée, ou Joseph Caillaux, radical coupable de militer pour une paix sans annexion ni réparations, et finalement épargné. En Russie, le colonel Miassoiédov, pourtant innocent, est exécuté en 1915 pour intelligence avec l’ennemi ; et la tsarine, d’origine allemande, porte le poids d’un soupçon généralisé. Dans ce contexte d’emballement des rumeurs et de manipulation des informations, Lénine se voit accuser d’avoir agi au service du Kaiser, au prétexte que son retour au pays, en avril 1917, aurait été facilité par une armée allemande soucieuse de déstabiliser la Russie, alliée de la France et du Royaume-Uni.
Tout commence le 18 juillet 1917, au moment où se déclenche la chasse aux bolcheviques, organisateurs deux jours auparavant d’une grande manifestation contre la guerre à Petrograd. Dans le journal des ultramonarchistes antisémites Jivoïé Slovo, l’ancien député Aleksinski accuse Lénine d’intelligence avec l’ennemi en se fondant sur le témoignage de l’espion militaire Ermolenko. Ces révélations tombent à point alors que la grande offensive contre l’ennemi allemand lancée le 1er juillet par Alexandre Kerenskia tourné à la catastrophe. Si Ermolenko assure que les instructions et l’argent des bolcheviques affluent d’Allemagne, il ne précise pas — et pour cause — quelles sommes aurait perçues Lénine, ni avec quelle régularité. En aurait-il personnellement usé, comme tant d’espions vivant entre danger et luxe ? Son train de vie modeste plaiderait plutôt pour le financement du parti et de son organe de propagande (la Pravda). Dernier soupçon : comment les bolcheviques ont-ils acquis des armes, si ce n’est grâce à l’aide des Allemands ? En réalité, certains militants ont rapporté leur arme du front, et la Garde rouge ouvrière a profité des pillages des arsenaux lors des émeutes populaires de l’année 1917. Difficile donc de trouver à quoi aurait servi l’argent allemand, manne modeste si elle a même existé.
A l’étranger, notamment chez les alliés français et britanniques,c’est l’épisode du « wagon plombé » qui a été retenu à charge contre Lénine. Le dirigeant bolchevique, réfugié en Suisse, a accepté le 9 avril 1917 la proposition allemande de traverser le Reich en train afin de se rendre en Russie. Il exige que le wagon bénéficie du statut d’extraterritorialité, fasse le trajet sans arrêt, et que l’on procède à un échange de prisonniers de guerre russes et austro-allemands. Cet accord couronne les efforts des diplomates allemands et du mystérieux Alexandre Parvus (de son vrai nom Izrael Helfland). Très bien introduit dans le milieu révolutionnaire, il s’est imposé comme l’intermédiaire obligé entre divers services du Reich et cercles clandestins russes. Son plan proposant en 1915 à l’état-major allemand la déstabilisation de la Russie par une grève générale, en misant sur le Parti bolchevique, indique que Parvus a saisi avant tout le monde l’aura de Lénine, mais ne signifie aucunement qu’il a été responsable de la victoire des bolcheviques.
Parvus y a seulement contribué en œuvrant dans la coulisse pour organiser le trajet de trente-trois révolutionnaires, profitant de l’amnistie générale accordée par le gouvernement provisoire le 21 mars 1917. La publicité faite autour de ce voyage correspond à l’intérêt du Reich : faire passer cette manœuvre contrevenant aux lois de la guerre pour une action humanitaire (un échange de prisonniers). Et elle permet à Lénine d’afficher sa rupture avec les socialistes allemands acquis à l’union sacrée. Mais le « bolchevisme des tranchées » — formule de l’état-major du parti recouvrant des phénomènes épars de désertions, refus d’attaquer, violences contre les officiers — manifestait une contestation de la guerre qui n’avait besoin ni d’un Lénine, encore méconnu, ni d’agents allemands pour se répandre et s’exprimer.
Cette affaire ne s’est pas achevée en 1917, et la thèse du complot continue de resurgir. En 1998, Jean-Charles Deniau produisait dans un documentaire pour TF1 des documents russes et allemands accablant Lénine. En décembre 2007, le Spiegel republiait le plan de Parvus, y voyant une preuve inédite de la félonie bolchevique. Les archives des chancelleries, assez mal informées sur l’état des forces politiques en Russie et prêtes à payer pour tout renseignement tout en s’en méfiant, regorgent de tels kompromaty : de vrais-faux documents, exhumés de temps à autre dans un objectif clairement marchand, relancent à bon compte les accusations contre Lénine et dédouanent au passage ses nombreux adversaires de leurs multiples erreurs stratégiques. De telles révélations ne résistent guère à la critique historique, mais l’anticommunisme primaire brûle encore d’un feu vivace, surtout là où le Parti communiste a été puissant après la seconde guerre mondiale. Le pouvoir monarchique tricentenaire, puis une démocratie incapable de mettre un terme à un conflit meurtrier, avaient épuisé leur potentiel de séduction auprès du peuple ; mais sans doute est-il encore aujourd’hui plus commode d’en appeler à l’antique mythe du complot que de l’admettre. La lutte des classes exacerbée par la guerre a rendu réalisable la prise du pouvoir par la frange la plus marginale des sociaux-démocrates ; après Octobre, il leur restait à conquérir un pays et à révolutionner une société.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
La CGT, du colosse syndical au déclin 1945-2015
La fin de la 2e guerre mondiale représente une période faste pour la CGT. En 1945, surgissent les Comités d'Entreprise, la Sécurité Sociale. Ils deviennent des bastions du syndicat, maintenant ouvertement contrôlé par le PC. Quand la Fédération Syndicale Mondiale, courroie de transmission du bloc de l'Est, est créée, la CGT la rejoint aussitôt. En 1946, nouvelle année faste. Le Statut général des fonctionnaires, promulgué par Maurice Thorez, ministre et chef du PC (malgré sa désertion de 1940), ouvre aux ex-Unitaires de nouvelles portes. En avril, au congrès de l'organisation, Benoît Fraction est sacré secrétaire général. La CGT, qui compte 5,5 millions adhérents, se trouve à son apogée. Pourtant, la CFTC marque des points aux élections d'entreprise, et la CGC, qui rassembles des cadres, surgie fin 1944, débute son implantation. Ce n'est pas cela qui inquiète la CGT. En mai 1947, tout change d'un seul coup pour elle. Les cégétistes de Renault-Billancourt ne sont pas parvenus à maîtriser une grève locale, que des trotskistes ont réussi à prolonger contre eux. Voilà qui sert de prétexte au gouvernement en fonction pour se débarrasser des ministres communistes. La riposte ne se fait pas attendre. En juin-juillet, une vague de grèves s'abat sur Citroën, Peugeot, Michelin les banques, la distribution... La CGT s'avance partout en première ligne. A l'automne, elle lance une déclaration de guerre politique, en refusant le plan Marshall d'aide américaine à l'Europe de l'Ouest. Il en résulte, le 19 novembre 11947, le départ des non-communistes, qui se muent en CGT-Force Ouvrière en avril U948, regroupant 300 000 membres. Les syndicats d'enseignants, désemparés, se rendent autonomes, refusant de choisir entre les deux CGT.
LA CGT, OUTIL DE GUERRE FROIDE ET CONTRE L'EMPIRE FRANÇAIS
La tension s'aggrave, et voici venir l'heure des grèves insurrectionnelles. Avec le sabotage des voies ferrées — de nombreux voyageurs sont tués —, et l'occupation des mines de charbon, alors vitales, et des affrontements très violents avec les CRS et l'année. En prime, des attaques de convois destinés aux troupes qui se battent en Indochine. La guerre froide syndicale s'étend au monde entier. Contre l'Internationale FSM rouge, surgit en 1949 la CISL, l'Internationale des Syndicats libres, avec pour pivot l'AFL-CIO des Etats-Unis. FO rejoint cet ensemble.
En dépit des troubles, des évolutions sociales se remarquent en France, avec la création du SMIG (salaire minimum interprofessionnel) et les Conventions collectives (1950). En 1953, se produit la grande grève générale de l'été, à l'appel de la CGT, rejointe par la CFTC, puis FO. 4 millions de grévistes pendant plusieurs semaines, tous les services publics paralysés, sur la question de l'âge du départ à la retraite.
Le redressement économique s'accentue, la 3ème semaine de congés payés est accordée, entre autre. Cependant, la CGT soutient la rébellion commencée fin 1954 en Algérie. En février 1962, elle sera le fer de lance de la manifestation pro-FLN parisienne du 8, où plusieurs cégétistes seront tués au métro Charonne. Etrange quiproquo, car De Gaulle et le PC sont d'accord sur le fond. Début 1963, la CGT, soutenue par FO et la CFTC, prend sa revanche sur le pouvoir gaulliste, qui doit céder à la grande grève des mineurs. En 1966, i la CGT manque un point décisif contre FO, par son alliance avec la CFDT, issue par déconfessionnalisation (et utopisme social) de la CFIC, en novembre 1964.
LA CGT, VICTIME DE LA CHUTE DU MUR
Georges Séguy, communiste inconditionnel, formé par des membres de l'Internationale stalinienne, succède à Benoît Frachon comme chef de la CGT. Stupeur, en mai-juin 1968, il se trouve confronté à plus révolutionnaire que lui, avec les "gauchistes" La grève générale, avec occupation systématique des locaux de travail, touche 7 millions dé salariés pendant des semaines. Elle se termine parce que le PC et la CGT s'entendent avec le pouvoir contre les gauchistes (trotskistes, maoïstes, anars...). La négociation de Grenelle, menée par les hauts fonctionnaires Balladur et Chirac, aboutit à 35 % d'augmentation générale des salaires, et à l'instauration de la SSE (Section syndicale d'entreprise).
La CGT renouvelle son alliance avec la CFDT en 1970, tout en accentuant sa démarche parallèle à celle du PC. Elle acclame le « programme commun » de gouvernement PC/PS (en cas de victoire électorale). En 1981, elle fait campagne au second tour pour le candidat PS, F. Mitterrand. En 1982, elle triomphe avec les 5 semaines de congés payés, la retraite à 60 ans, les 39 heures hebdomadaires, le droit d'expression des salariés, etc. Henri Krasucki, militant CGT/PC issu des groupes de combat des communistes étrangers pendant la guerre, succède à G. Séguy cette année-là. Dix années plus tard, le communiste Louis Viannet le remplace. Mais, en 1989/1991, l'URSS et le bloc de l'Est s'effondrent. L'intérêt de coller au PC devient moindre, celui-ci souffre de déclin électoral, depuis la percée des nationalistes français aux élections, à partir des municipales de 1983.
UNE PLACE POUR UN AUTRE SYNDICALISME
En 1993, la CGT ne donne plus de consignes de vote aux scrutins, et elle quitte la FSM, mourante, en 1995. Cependant, à sa tête, toujours des militants du PC, ainsi Bernard Thibault (1999). Elle réussit à surnager, tandis que le PC, lui, s'effrite inexorablement. La CGT demeure le premier syndicat fiançais, jusqu'en 2012, où la CFDT commence à la surpasser. En 2014, la CGT est frappée d'une très cave crise interne, son secrétaire-général, Thierry Lepaon, doit démissionner. Le communiste Philippe Martinez, tendance "dure", le remplace, dans une situation très difficile, début février 2014.
Une place surgissait à partir de 1990 pour un grand syndicat national non marxiste et non libéral. Or, le FN n'a pas souhaité que cette perspective s'ouvre alors (malgré des velléités), et il n'a pas encore changé de position depuis un quart de siècle. Le syndicalisme libre, type CSL, a disparu en 2000. Ceci, à vrai dire, constitue une autre histoire. Sous la réserve de respecter le « critère d'indépendance » du Code du Travail, un syndicat national pourrait naître et se développer, dans les conditions présentes, et devant l'échec de la CGT face aux ravages du mondialisme dans notre pays. Pour l'heure, la CFDT, suiviste du PS et du grand patronat, domine la scène sociale du pays (CGT : 650 000 adhérents, CFDT: 870 000).
Nicolas Tandler Rivarol du 7 mai 2015
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
La fin de la 2e guerre mondiale représente une période faste pour la CGT. En 1945, surgissent les Comités d'Entreprise, la Sécurité Sociale. Ils deviennent des bastions du syndicat, maintenant ouvertement contrôlé par le PC. Quand la Fédération Syndicale Mondiale, courroie de transmission du bloc de l'Est, est créée, la CGT la rejoint aussitôt. En 1946, nouvelle année faste. Le Statut général des fonctionnaires, promulgué par Maurice Thorez, ministre et chef du PC (malgré sa désertion de 1940), ouvre aux ex-Unitaires de nouvelles portes. En avril, au congrès de l'organisation, Benoît Fraction est sacré secrétaire général. La CGT, qui compte 5,5 millions adhérents, se trouve à son apogée. Pourtant, la CFTC marque des points aux élections d'entreprise, et la CGC, qui rassembles des cadres, surgie fin 1944, débute son implantation. Ce n'est pas cela qui inquiète la CGT. En mai 1947, tout change d'un seul coup pour elle. Les cégétistes de Renault-Billancourt ne sont pas parvenus à maîtriser une grève locale, que des trotskistes ont réussi à prolonger contre eux. Voilà qui sert de prétexte au gouvernement en fonction pour se débarrasser des ministres communistes. La riposte ne se fait pas attendre. En juin-juillet, une vague de grèves s'abat sur Citroën, Peugeot, Michelin les banques, la distribution... La CGT s'avance partout en première ligne. A l'automne, elle lance une déclaration de guerre politique, en refusant le plan Marshall d'aide américaine à l'Europe de l'Ouest. Il en résulte, le 19 novembre 11947, le départ des non-communistes, qui se muent en CGT-Force Ouvrière en avril U948, regroupant 300 000 membres. Les syndicats d'enseignants, désemparés, se rendent autonomes, refusant de choisir entre les deux CGT.
LA CGT, OUTIL DE GUERRE FROIDE ET CONTRE L'EMPIRE FRANÇAIS
La tension s'aggrave, et voici venir l'heure des grèves insurrectionnelles. Avec le sabotage des voies ferrées — de nombreux voyageurs sont tués —, et l'occupation des mines de charbon, alors vitales, et des affrontements très violents avec les CRS et l'année. En prime, des attaques de convois destinés aux troupes qui se battent en Indochine. La guerre froide syndicale s'étend au monde entier. Contre l'Internationale FSM rouge, surgit en 1949 la CISL, l'Internationale des Syndicats libres, avec pour pivot l'AFL-CIO des Etats-Unis. FO rejoint cet ensemble.
En dépit des troubles, des évolutions sociales se remarquent en France, avec la création du SMIG (salaire minimum interprofessionnel) et les Conventions collectives (1950). En 1953, se produit la grande grève générale de l'été, à l'appel de la CGT, rejointe par la CFTC, puis FO. 4 millions de grévistes pendant plusieurs semaines, tous les services publics paralysés, sur la question de l'âge du départ à la retraite.
Le redressement économique s'accentue, la 3ème semaine de congés payés est accordée, entre autre. Cependant, la CGT soutient la rébellion commencée fin 1954 en Algérie. En février 1962, elle sera le fer de lance de la manifestation pro-FLN parisienne du 8, où plusieurs cégétistes seront tués au métro Charonne. Etrange quiproquo, car De Gaulle et le PC sont d'accord sur le fond. Début 1963, la CGT, soutenue par FO et la CFTC, prend sa revanche sur le pouvoir gaulliste, qui doit céder à la grande grève des mineurs. En 1966, i la CGT manque un point décisif contre FO, par son alliance avec la CFDT, issue par déconfessionnalisation (et utopisme social) de la CFIC, en novembre 1964.
LA CGT, VICTIME DE LA CHUTE DU MUR
Georges Séguy, communiste inconditionnel, formé par des membres de l'Internationale stalinienne, succède à Benoît Frachon comme chef de la CGT. Stupeur, en mai-juin 1968, il se trouve confronté à plus révolutionnaire que lui, avec les "gauchistes" La grève générale, avec occupation systématique des locaux de travail, touche 7 millions dé salariés pendant des semaines. Elle se termine parce que le PC et la CGT s'entendent avec le pouvoir contre les gauchistes (trotskistes, maoïstes, anars...). La négociation de Grenelle, menée par les hauts fonctionnaires Balladur et Chirac, aboutit à 35 % d'augmentation générale des salaires, et à l'instauration de la SSE (Section syndicale d'entreprise).
La CGT renouvelle son alliance avec la CFDT en 1970, tout en accentuant sa démarche parallèle à celle du PC. Elle acclame le « programme commun » de gouvernement PC/PS (en cas de victoire électorale). En 1981, elle fait campagne au second tour pour le candidat PS, F. Mitterrand. En 1982, elle triomphe avec les 5 semaines de congés payés, la retraite à 60 ans, les 39 heures hebdomadaires, le droit d'expression des salariés, etc. Henri Krasucki, militant CGT/PC issu des groupes de combat des communistes étrangers pendant la guerre, succède à G. Séguy cette année-là. Dix années plus tard, le communiste Louis Viannet le remplace. Mais, en 1989/1991, l'URSS et le bloc de l'Est s'effondrent. L'intérêt de coller au PC devient moindre, celui-ci souffre de déclin électoral, depuis la percée des nationalistes français aux élections, à partir des municipales de 1983.
UNE PLACE POUR UN AUTRE SYNDICALISME
En 1993, la CGT ne donne plus de consignes de vote aux scrutins, et elle quitte la FSM, mourante, en 1995. Cependant, à sa tête, toujours des militants du PC, ainsi Bernard Thibault (1999). Elle réussit à surnager, tandis que le PC, lui, s'effrite inexorablement. La CGT demeure le premier syndicat fiançais, jusqu'en 2012, où la CFDT commence à la surpasser. En 2014, la CGT est frappée d'une très cave crise interne, son secrétaire-général, Thierry Lepaon, doit démissionner. Le communiste Philippe Martinez, tendance "dure", le remplace, dans une situation très difficile, début février 2014.
Une place surgissait à partir de 1990 pour un grand syndicat national non marxiste et non libéral. Or, le FN n'a pas souhaité que cette perspective s'ouvre alors (malgré des velléités), et il n'a pas encore changé de position depuis un quart de siècle. Le syndicalisme libre, type CSL, a disparu en 2000. Ceci, à vrai dire, constitue une autre histoire. Sous la réserve de respecter le « critère d'indépendance » du Code du Travail, un syndicat national pourrait naître et se développer, dans les conditions présentes, et devant l'échec de la CGT face aux ravages du mondialisme dans notre pays. Pour l'heure, la CFDT, suiviste du PS et du grand patronat, domine la scène sociale du pays (CGT : 650 000 adhérents, CFDT: 870 000).
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
L'alliance entre islamistes et révolutionnaires marxistes
La lecture de Mediapart, aujourd'hui encore, pourrait, devrait, suffire à nous faire mesurer, sur ce terrain comme sur tant d'autres, le mélange de schizophrénie et de perversité des héritiers du gauchisme. Entre un Edwy Plenel et un Tarik Ramadan la convergence peut surprendre. La connivence ne fait pourtant aucun doute et les deux personnages ne s'en cachent pas.
Ordjonikidzé, alors âme damnée de Staline commissaire aux Nationalités (1)⇓ fut l'un des personnages clefs du congrès de Bakou.
Il en sortira comme l'un des principaux dirigeants du prétendu "conseil d’Action et de Propagande des Peuples de l’orient", cache-sexe provisoire créé par et pour l'appareil oriental du Komintern, légitimé par ce congrès en trompe-l’œil.
On lira ci-dessous comment il avait défini, quelque temps après son échec, le pacte, apparemment contre-nature conclu sur les bords de la Caspienne avec une éphémère insurrection islamiste.
Cela se passait au printemps 1920, dans la province perse du Gilan, jouxtant le Mazandaran.
Or, cela sera réitéré depuis bientôt 100 ans sur toute à sa surface du Globe.
Le mouvement était intitulé "jangali" : on reconnaît un terme indo-européen dont la dérivation en ourdou a donné dans les langues occidentales le mot "jungle". Il s'agissait bel et bien des hommes de la forêt, ce qui nous mène fort loin du prolétariat industriel des pays industrialisé, dont se réclamaient Marx et Engels.
Mais le mérite de cette guérilla féodale tenait en l'occurrence à sa lutte contre Ahmad Shah, dernier représentant de la dynastie Qadjar, et surtout contre les Anglais.
Nous retrouverons constamment cette surprenante contradiction, mais, depuis un siècle, cet alliage impur et immoral fonctionne comme une règle. On le retrouvera dans toutes les sphères rivales du mouvement communiste international.
Au congrès de Bakou les plus ardents défenseurs, les théoriciens, de cette convergence s'étaient recrutés dans les délégations de pays comme l'Angleterre, la Hollande, ou les États-Unis, ce dernier pays étant représenté par le fameux journaliste John Reed. Au contraire les Indiens, les Égyptiens, les Chinois, ou les quelques militantes féminines sont tenus à l'écart.
Et, dès cette époque, la consigne ne résultait pas d'une quelconque initiative aventurière locale mais bel et bien d'une décision centrale du Kremlin. Le Politburo du Parti ouvrier social-démocrate (bolchevik) de Russie, et aucun autre centre de pouvoir, avait ordonné à Ordjonikidzé de mener une politique de "soutien à Koutchek Khan."Celui-ci, authentique et pieux islamiste, animait une révolte indiscutablement féodale. Que, dans les annales occidentales ce personnage soit totalement tombé, de nos jours, dans l'oubli, n'empêche pas qu'il fût le précurseur de l'ayatollah Khomeiny. (2)⇓
"Nous savions, écrira pourtant Ordjonikidzé en 1921, que cette bourgeoisie nationale haïssait le communisme encore plus que les Anglais. Mais il fallait que nous soutenions ce mouvement contre les Anglais, sans pour autant effrayer ces groupements par le spectre rouge du communisme." (3)⇓
La duperie fonctionne encore.
JG Malliarakis
Si cette chronique vous a intéressé
Copiez-collez et diffusez-en auprès de vos relations le titre et le lien :
"L'alliance entre islamistes et révolutionnaires marxistes"
http://www.insolent.fr/2015/08/lallianc ... istes.html
Apostilles
1) Grigory Konstantinovitch Ordjonikidzé (1886-1937) finira néanmoins assassiné comme tant d'autres bolcheviks pour "divergences quant à la politique caucasienne" de son ancien camarade et maître du Kremlin. ⇑
2) Il sera salué comme tel par la révolution islamique iranienne de 1979. ⇑
150704 cf. La Faucille et le croissant pp. 210-211
3)"La Faucille et le Croissant"
– Islamisme et Bolchevisme au congrès de Bakouprésenté par Jean-Gilles Malliarakis
qui vient de paraître: ••• ce livre de 225 pages au prix de 20 euros port gratuit est disponible aux Éditions du Trident =>http://www.editions-du-trident.fr/catalogue.htm
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La lecture de Mediapart, aujourd'hui encore, pourrait, devrait, suffire à nous faire mesurer, sur ce terrain comme sur tant d'autres, le mélange de schizophrénie et de perversité des héritiers du gauchisme. Entre un Edwy Plenel et un Tarik Ramadan la convergence peut surprendre. La connivence ne fait pourtant aucun doute et les deux personnages ne s'en cachent pas.
Ordjonikidzé, alors âme damnée de Staline commissaire aux Nationalités (1)⇓ fut l'un des personnages clefs du congrès de Bakou.
Il en sortira comme l'un des principaux dirigeants du prétendu "conseil d’Action et de Propagande des Peuples de l’orient", cache-sexe provisoire créé par et pour l'appareil oriental du Komintern, légitimé par ce congrès en trompe-l’œil.
On lira ci-dessous comment il avait défini, quelque temps après son échec, le pacte, apparemment contre-nature conclu sur les bords de la Caspienne avec une éphémère insurrection islamiste.
Cela se passait au printemps 1920, dans la province perse du Gilan, jouxtant le Mazandaran.
Or, cela sera réitéré depuis bientôt 100 ans sur toute à sa surface du Globe.
Le mouvement était intitulé "jangali" : on reconnaît un terme indo-européen dont la dérivation en ourdou a donné dans les langues occidentales le mot "jungle". Il s'agissait bel et bien des hommes de la forêt, ce qui nous mène fort loin du prolétariat industriel des pays industrialisé, dont se réclamaient Marx et Engels.
Mais le mérite de cette guérilla féodale tenait en l'occurrence à sa lutte contre Ahmad Shah, dernier représentant de la dynastie Qadjar, et surtout contre les Anglais.
Nous retrouverons constamment cette surprenante contradiction, mais, depuis un siècle, cet alliage impur et immoral fonctionne comme une règle. On le retrouvera dans toutes les sphères rivales du mouvement communiste international.
Au congrès de Bakou les plus ardents défenseurs, les théoriciens, de cette convergence s'étaient recrutés dans les délégations de pays comme l'Angleterre, la Hollande, ou les États-Unis, ce dernier pays étant représenté par le fameux journaliste John Reed. Au contraire les Indiens, les Égyptiens, les Chinois, ou les quelques militantes féminines sont tenus à l'écart.
Et, dès cette époque, la consigne ne résultait pas d'une quelconque initiative aventurière locale mais bel et bien d'une décision centrale du Kremlin. Le Politburo du Parti ouvrier social-démocrate (bolchevik) de Russie, et aucun autre centre de pouvoir, avait ordonné à Ordjonikidzé de mener une politique de "soutien à Koutchek Khan."Celui-ci, authentique et pieux islamiste, animait une révolte indiscutablement féodale. Que, dans les annales occidentales ce personnage soit totalement tombé, de nos jours, dans l'oubli, n'empêche pas qu'il fût le précurseur de l'ayatollah Khomeiny. (2)⇓
"Nous savions, écrira pourtant Ordjonikidzé en 1921, que cette bourgeoisie nationale haïssait le communisme encore plus que les Anglais. Mais il fallait que nous soutenions ce mouvement contre les Anglais, sans pour autant effrayer ces groupements par le spectre rouge du communisme." (3)⇓
La duperie fonctionne encore.
JG Malliarakis
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Copiez-collez et diffusez-en auprès de vos relations le titre et le lien :
"L'alliance entre islamistes et révolutionnaires marxistes"
http://www.insolent.fr/2015/08/lallianc ... istes.html
Apostilles
1) Grigory Konstantinovitch Ordjonikidzé (1886-1937) finira néanmoins assassiné comme tant d'autres bolcheviks pour "divergences quant à la politique caucasienne" de son ancien camarade et maître du Kremlin. ⇑
2) Il sera salué comme tel par la révolution islamique iranienne de 1979. ⇑
150704 cf. La Faucille et le croissant pp. 210-211
3)"La Faucille et le Croissant"
– Islamisme et Bolchevisme au congrès de Bakouprésenté par Jean-Gilles Malliarakis
qui vient de paraître: ••• ce livre de 225 pages au prix de 20 euros port gratuit est disponible aux Éditions du Trident =>http://www.editions-du-trident.fr/catalogue.htm
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
17 juillet 1918 : massacre rituel de la famille impériale de Russie
En ces années de commémoration du centenaire de la Grande Guerre, il n'est pas inutile de rappeler que la Grande Guerre s'est cristallisée autour de deux blocs antagonistes Triple Alliance, France-Angleterre-Russie, contre Triple Entente, Allemagne-Autriche-Turquie... Soyons clairs, aucun historien n'oserait aujourd'hui soutenir que les armées des Empires centraux, les empereurs François Joseph et Guillaume II, n'ont pas eu un moment l'avantage grâce à l'existence du fameux front de l'Est qui mobilisait nombre de divisions austro-allemandes dont l'appoint aurait permis d'emporter la victoire si celles-ci avaient été déployées sur le front occidental. Un équilibre des forces qui prévalut jusqu'à la paix séparée de Brest-Litovsk conclue le 3 mars 1918 par Lev Bronstein alias Léon Trotsky représentant des enragés bolcheviques, lesquels le 26 octobre précédent venaient d'arracher le pouvoir des mains des socialistes-révolutionnaires mencheviks. Une paix traîtresse de la part d'internationalistes, en vérité négociée de très longue date par Lénine depuis son exil genevois en échanges des formidables subsides allemands(1). Un homme dont le seul but était la guerre civile comme instrument politique pour instaurer par la force et le carnage l'idéal messianique de la termitière humaine.
Dans ce contexte l'avènement de la Révolution bolchevique, et surtout la trahison (à l'égard des Alliés et de la Russie elle-même) de Brest-Litovsk furent ressentis comme une catastrophe pour les armées de l'Ouest.. Mais pas pour tous, notamment à Paris où certains de nos politiques qui n'hésitaient pas à cette époque à faire passer leurs chimères idéologiques avant le sang de nos soldats. Il en est ainsi de Clemenceau qui dès août 1916, saluait à la Chambre la montée en puissance en Russie des mouvements socialistes révolutionnaires. En effet, si le communisme russe a été dès l'origine financé par des banquiers judéo-allemands et judéo-américains(2), il a été également fortement soutenu par certaines loges, notamment celles liées ou ralliées au Grand Orient de France, obédience devenue athéiste après l'intronisation du ministre Adolphe Crémieux, et pour ce fait, exclue de la maçonnerie régulière par la Grande Loge d'Angleterre.
Winston Churchill, dans un article publié dans l'édition du 8 février 1920 de l'Illustrated Sunday Herald, portera un jugement définitif relatif à la vraie nature du Bolchevisme, une vérité intensément occultée depuis, bolchevisme qui était, selon le futur tombeur du IIIe Reich, « une conspiration à l'échelle mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution de la société sur la base de l'arrêt du développement [économique], de la malveillance envieuse et de l'impossible égalité »... « Il n'y a pas de raison d'exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l'apport réel à la Révolution Russe de ces Juifs internationaux, et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande et dépasse probablement en importance toutes les autres ».
Certes, comme vient de le reconnaître publiquement le président Poutine (3) à l'exception notable de Lénine (Vladimir Oulyanov), pourtant un quart juif par son grand-père maternel Israël Blank, la plupart des dirigeants communistes qui prirent le pouvoir en Russie en 1917 étaient des Juifs tel Léon Trotsky (Lev Bronstein), fondateur de l'Armée Rouge à l'implacable discipline (alors que l'antimilitarisme régnait à l'Ouest), qui fut un temps en charge des Affaires Étrangères de la jeune République bolchevique. Yakov Sverdlov (Yankel Solomon) était à la fois le Secrétaire de l'Exécutif du Parti Bolchevik et, en tant que président du Comité Central Exécutif, chef du gouvernement des Soviets. Grigory Zinoviev (Radomylsky) dirigeait l'Internationale Communiste (Komintern), l'Agence centrale ayant pour objectif de répandre la révolution dans les pays étrangers, ainsi que le commissaire à la Presse, Karl Radek (Sobelsohn), le commissaire aux Affaires étrangères Maxim Litvinov (Wallach), Lev kamenev (Rosenfeld), Moisei Utitsky pour ne citer que les Commissaires politiques les plus actifs et influents.
Une guerre civile revendiquée
Lénine théoricien de la « guerre civile révolutionnaire », outil indispensable pour détruire les ennemis du peuple, charge Trotsky à partir d'avril 1918 d'écraser la paysannerie en butte aux réquisitions forcées, celui-ci déclare à ce sujet : « Notre parti est pour la guerre civile. La guerre civile, c'est la lutte pour le pain. Vive la guerre civile ! ». Tout un programme. La « Terreur rouge » sera officiellement décrétée en septembre par le Conseil des Commissaires du peuple. Terreur que l'historiographie servile et conformiste essaie encore vainement, pour en minimiser la portée et la cruauté, d'opposer à la terreur blanche des forces contre révolutionnaires. C'est dans ce contexte que le 17 juillet 1918 la famille impériale sera cyniquement assassinée. Un acte d'une sauvagerie inouïe qui donne la mesure de la folie messianique du cartel de dirigeants judéo-bolcheviques (4) et va marquer un tournant dans la politique de teneur absolue - explicitement inspirée de la Révolution française - que conduit Lénine. Très vite cependant une l'idée s'impose que « Lénine n'était pas au courant et n’a donné aucun ordre », ceci alors que des témoignages directs et accablants existent des ordres donnés pour la liquidation de la famille impériale dans sa totalité afin de mieux asseoir l'emprise révolutionnaire tout comme les Français le firent avec la famille du Roi Louis le Seizième, et avant eux les puritains fanatiques de Cromwell avec Charles 1er !
Du 13 juin 1918 au 28 janvier 1919, dix-huit membres de la famille impériale seront assassinés dans des conditions le plus souvent atroces. Le premier fut Michel Alexandrovitch de Russie, l'éphémère dernier tsar de toutes les Russies. Grand-duc de Russie, il aura été très brièvement empereur sous le nom de Michel II entre le 15 et le 16 mars 1917 après l'abdication de son frère Nicolas II. Michel fut ainsi assassiné le 12 juin 1918 à Perm dans l'Oural.
Le 17 juillet, c'est au tour du tsar Nicolas II et de sa famille et des proches qui l'avaient suivi dans son exil... le Dr Evgueni Sergueïevitch Botkine, Anna Stepanovna Demidova, Alekseï Egorovitch Trupp et Ivan Kharitonov. Le meurtre collectif aura heu dans l'entresol de la maison Ipatiev à Ekaterinbourg.
L'exécuteur en fut le super intendant Ioukov Iourovski, huitième enfant d'une famille juive orthodoxe, né d'un père vitrier et d'une mère couturière. Début 1918, grâce à la Révolution, il est élu député régional et nommé Commissaire de justice. Il rejoint la Tchéka (service d'exécution de la Terreur) régionale et en devient l'un des chefs. Au début de juillet, il obtient le poste de commandant en chef de la villa lpatiev et sera chargé du carnage exécuté, répétons-le, sur les ordres exprès du bon Lénine apôtre de l'Humanité renaissante. Trotsky confirmera ce fait dans son journal publié en 1930 à New York :
« Les tirs ont eu lieu à bout portant. Iourovski aurait levé son arme et tiré sur Nicolas, qui mourut sur le coup. Les autres bourreaux tirèrent jusqu'à ce que toutes les victimes tombent. Le tsarévitch rampa vers la porte, et le Commissaire bolchevik Peter Ermakov lui défonça le crâne à coups de baïonnette. Les dernières survivantes, Anastasia, Tatiana, Olga, et Maria (dont les diamants cousus dans leurs vêtements avaient servi un temps de gilet pare-balle) sont exécutées tout aussi sauvagement car leurs cris pouvaient être entendus de l'extérieur ! Les corps seront placés dans des draps, conduits en camion dans une fondrière à quelques kilomètres de là, et brûlés à la chaux vive et au vitriol. Les corps n'étant pas complètement dissous à l'aube, les bourreaux revinrent la nuit suivante ».
Igor Shafarevitch, mathématicien russe mondialement connu, célèbre dissident, écrivait dans son livre La Russophobie (traduction française...):
« Ce meurtre rituel symbolisa la fin de siècles d'histoire russe, de telle manière qu'il peut être comparé seulement à l'exécution de Charles 1er en Angleterre et de Louis XVI en France ».
On s'attendrait à ce que les représentants d'une minorité ethnoconfessionnelle numériquement insignifiante se fussent par sagesse tenus éloignés d'aussi loin que possible de ce type d'action cruelle dont la tache restera indélébile pour les siècles des siècles. Or que découvrons-nous ? Que si l'exécution fut personnellement supervisée par Yakov Yurovsky [Ioukov Iourovski] qui abattit lui-même le Tsar, le président du Soviet local était Beloborodov (alias Vaisbart), quant au responsable de l'administration générale d'Ekaterinburg, il s'agissait de Shaya Goloshtehekin.
Un meurtre rituel
Pour compléter ce tableau navrant, sur le mur de la pièce où eut lieu l'exécution, se trouvait une citation en allemand extraite d'un poème du néo-messianiste Heinrich Heine (5) relatif au Roi Balthazar, celui-ci ayant offensé Yahvé paya de sa vie cette offense. Bien évidemment une telle inscription ne doit rien au hasard et revêt de toute évidence une valeur revendicative hautement symbolique. Ce que souligne avec pertinence Shafarevitch...
« Belsatzar ward in selbiger Nacht / Von seinen Knechten umgebracht »... « Belsatzar fut, la même nuit, tué par ses esclaves » L'allusion est limpide : Balthazar, gentil (non-juif) roi de Babylone, vit « l’inscription sur le mur » annonçant sa mort (Livre de Daniel, 5). Pour la bible, il fut tué en punition de ses offenses au dieu d'Israël. En jouant habilement de la citation de Heine, l'auteur de l'inscription, vraisemblablement l'un des tueurs, a substitué "Belsatzar" à l'orthographe initiale de Heine "Belsazar", pour signaler et souligner encore plus clairement son intention de régicide, autrement dit de crime rituelique. Cette inscription tirée de Heine révèle de façon indéniable l'inspiration à la foi ethnique, confessionnelle et messianique de cet holocauste : un roi non juif a été occis en un acte revendiqué de vengeance juive !
Le 15 août 2000, l'Église orthodoxe russe annoncera la "canonisation" de Nicolas II pour « son humilité, sa patience et sa douceur ». Le 1er octobre 2008, la Cour suprême de la Fédération de Russie se prononce à son tour « pour sa réhabilitation », estimant que Nicolas II et sa famille ont été victimes d'une infâme « répression politique ».
Dans la nuit du 17 au 18 juillet, donc le même jour, à Alapaievsk dans l'Oural, cinq autres princes de la famille impériale et la grande-duchesse Elisabeth Fiodorovna, sœur de la tsarine Alexandra, une autre religieuse et le secrétaire du prince, seront jetés blessés mais vivants dans un puits de mine où ils mourront après plusieurs jours d'agonie, morts de faim ou de leurs blessures... Sous prétexte de transférer les prisonniers d'Alapaïevsk vers l'usine Verkhine-Sinyatchikhinsky, un groupe de travailleurs de la mort dirigé par Piotr Startsev arrivait à l'école Napolnaya où étaient gardés les prisonniers. Vasili Ryabov, l'un des conspirateurs, relate : « Nous sommes entrés dans le bâtiment de l'école, au travers d'une porte verrouillée, nous réveillâmes deux femmes et nous leur intimâmes l'ordre de s'habiller immédiatement car elles devaient être emmenées dans un endroit plus sûr, car, en ce lieu, il y avait un risque d'attaque. Elles obéirent sans un murmure. Nous leur avons attaché les mains derrière le dos et bandé les yeux, nous les avons escortées, nous les fîmes asseoir dans une charrette qui les attendait devant l'école. Puis nous sommes entrés dans la chambre des hommes. Nous leur avons dit la même chose. Le prince Ioann Konstantinovitch, le prince Paley ont obéi sans opposer de résistance. Nous les avons emmenés dans le couloir, nous leur avons bandé les yeux, lié les mains et nous les fîmes asseoir dans une autre charrette. Le grand Sergueï Mihkaïlovitch fut le seul à résister ».
Le grand-duc Sergueï Mihkaïlovitch reçut une balle dans le bras et rejoignit les autres détenus dans la seconde charrette. Les prisonniers furent emmenés hors de la ville vers l’une des mines abandonnées et après leur avoir assené un coup derrière la tête, ils furent précipités dans le puits, après quoi des grenades furent jetées, ainsi que des poteaux, des rondins. Malgré cela, certains des suppliciés restèrent en vie encore quelques jours avant de décéder de leurs blessures et de faim. Ainsi la plaie du prince Ioann, tombé à proximité de la grande-duchesse Elizaveta Fiodorovna, fut pansée avec son voile de religieuse, le corps du prince Paley fut lui retrouvé en position assise. Les paysans des environs entendirent des chants religieux venant des profondeurs de la mine.
La décision d'exécuter les prisonniers d'Alapaïevsk fut prise, dit-on, à l'initiative des commissaires politiques d'Alapaïevsk, sans en référer au Comité central du Parti. Toutefois, le tchékiste Piotr Konstantinovitch Startsev indique que les exécutions des prisonniers avait été ordonnées par le Secrétaire général du Comité régional de l'Oural, Georgi Ivanovitch Safarov alias Safarian.
Le novembre 1981, les martyrs d'Alapaïevsk furent "canonisés" par l'Église orthodoxe russe de l'étranger. Au titre de martyrs, la grande-duchesse Elizaveta Rodorovna et la religieuse Varvara Yakovleva furent bénies par le Conseil des évêques de l'Église orthodoxe russe en ces termes : « La grande-duchesse Elizaveta Fiodorovna, fondatrice du monastère des Saintes-Marthe-et-Marie à Moscou, a consacré sa pieuse vie chrétienne à la charité, à l’aide aux pauvres et aux malades. Avec la nonne Varvara Yakovleva, elle mourut en martyre le pur de Saint Serge Radonège 5 juillet (vieux style) 1918 ». Le 5 juillet 2009, le procureur général de Russie réhabilita enfin les morts d’Alapaïevsk... à titre posthume !
Et ce n’est hélas toujours pas fini…
Le 29 janvier 1919, dans la forteresse de Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg, les grands-ducs Georges, Nicolas, Dimitri et Paul [Georgui Mikahïlovitch, Nikolaï Mikahïlovitch, et Pavel Alexandrovitch] sont eux aussi exécutés. Le grand-duc Paul et ses cousins seront inhumés en secret dans une fosse commune sous une dalle de béton dont le lieu reste encore inconnu à ce jour. Cependant, en 2007, au cours de travaux entrepris dans l'enceinte de la forteresse Pierre-et-paul, le hasard permit de mettre au jour des ossements humains. Ces restes n'ont pu encore être identifiés... Découverte macabre qui donne une idée de l'ampleur des tueries perpétrées dans l'enceinte même des palais impériaux.
Aujourd'hui, à l’emplacement de la maison Ipatiev a été construite l'église du Saint Sang versé. D'autres monuments ont été érigés, des plaques apposées. La monarchie jouit de nouveau en Russie, particulièrement à travers les livres d'histoire, d'un prestige considérable. La Russie a su faire peu ou prou amende honorable, reconnaître les crimes de la révolution léniniste pour en quelque jour en obtenir l'oubli et le pardon.
Les héritiers de nos Conventionnels seraient bienvenus d'en prendre de la graine.
Romain ROCANCOURT avec Léon CAMUS. rivarol du 23 juillet 2015
(1) Cf. Nicolas Tandler, Les secrets de Lénine, Dualpha 2005.
(2) On lira avec grand profit < https//resistance71. wordpress com/2011/12/19fau-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-revolution-bolchevique-professeur-antony-sutton-2eme-partie/ > « À New York, Nya Banken et Olof Aschberg faisaient passer des fonds du gouvernement allemand aux révolutionnaires russes, ceux qui finiraient par mettre à bas le "comité Kerensky" et établiraient le régime bolchevique ».
(3) Le 13 juin 2013, à l'occasion d'une visite au Musée juif, Vladimir Poutine revenait sur la composition et l'idéologie de l'aile au pouvoir dans le premier gouvernement bolchevique soulignant le rôle écrasant des Juifs dans la révolution bolchevique dont ils constituaient « 80 à 85% des effectifs de toutes les instances politiques », dixit Poutine, et 100 % ensuite des dirigeants de goulags. Lire Soljenitsyne : Deux siècles ensemble.
(4) Désignation et qualité aujourd’hui encore revendiquées par le démographe et essayiste médiatique Emmanuel Todd : à la dixième minute de cet entretien < http://wwwdailymotion.com/video/x2p0sn7_ emmanuel-todd-ce-qui-m-inquiete-ie-plus-c-est-la-montee-de-l-antisemetisme_news ?start=3 >.
(5) Voir Salluste, Les origines secrètes du bolchévisme, Dualpha 2015.
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Dans ce contexte l'avènement de la Révolution bolchevique, et surtout la trahison (à l'égard des Alliés et de la Russie elle-même) de Brest-Litovsk furent ressentis comme une catastrophe pour les armées de l'Ouest.. Mais pas pour tous, notamment à Paris où certains de nos politiques qui n'hésitaient pas à cette époque à faire passer leurs chimères idéologiques avant le sang de nos soldats. Il en est ainsi de Clemenceau qui dès août 1916, saluait à la Chambre la montée en puissance en Russie des mouvements socialistes révolutionnaires. En effet, si le communisme russe a été dès l'origine financé par des banquiers judéo-allemands et judéo-américains(2), il a été également fortement soutenu par certaines loges, notamment celles liées ou ralliées au Grand Orient de France, obédience devenue athéiste après l'intronisation du ministre Adolphe Crémieux, et pour ce fait, exclue de la maçonnerie régulière par la Grande Loge d'Angleterre.
Winston Churchill, dans un article publié dans l'édition du 8 février 1920 de l'Illustrated Sunday Herald, portera un jugement définitif relatif à la vraie nature du Bolchevisme, une vérité intensément occultée depuis, bolchevisme qui était, selon le futur tombeur du IIIe Reich, « une conspiration à l'échelle mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution de la société sur la base de l'arrêt du développement [économique], de la malveillance envieuse et de l'impossible égalité »... « Il n'y a pas de raison d'exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l'apport réel à la Révolution Russe de ces Juifs internationaux, et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande et dépasse probablement en importance toutes les autres ».
Certes, comme vient de le reconnaître publiquement le président Poutine (3) à l'exception notable de Lénine (Vladimir Oulyanov), pourtant un quart juif par son grand-père maternel Israël Blank, la plupart des dirigeants communistes qui prirent le pouvoir en Russie en 1917 étaient des Juifs tel Léon Trotsky (Lev Bronstein), fondateur de l'Armée Rouge à l'implacable discipline (alors que l'antimilitarisme régnait à l'Ouest), qui fut un temps en charge des Affaires Étrangères de la jeune République bolchevique. Yakov Sverdlov (Yankel Solomon) était à la fois le Secrétaire de l'Exécutif du Parti Bolchevik et, en tant que président du Comité Central Exécutif, chef du gouvernement des Soviets. Grigory Zinoviev (Radomylsky) dirigeait l'Internationale Communiste (Komintern), l'Agence centrale ayant pour objectif de répandre la révolution dans les pays étrangers, ainsi que le commissaire à la Presse, Karl Radek (Sobelsohn), le commissaire aux Affaires étrangères Maxim Litvinov (Wallach), Lev kamenev (Rosenfeld), Moisei Utitsky pour ne citer que les Commissaires politiques les plus actifs et influents.
Une guerre civile revendiquée
Lénine théoricien de la « guerre civile révolutionnaire », outil indispensable pour détruire les ennemis du peuple, charge Trotsky à partir d'avril 1918 d'écraser la paysannerie en butte aux réquisitions forcées, celui-ci déclare à ce sujet : « Notre parti est pour la guerre civile. La guerre civile, c'est la lutte pour le pain. Vive la guerre civile ! ». Tout un programme. La « Terreur rouge » sera officiellement décrétée en septembre par le Conseil des Commissaires du peuple. Terreur que l'historiographie servile et conformiste essaie encore vainement, pour en minimiser la portée et la cruauté, d'opposer à la terreur blanche des forces contre révolutionnaires. C'est dans ce contexte que le 17 juillet 1918 la famille impériale sera cyniquement assassinée. Un acte d'une sauvagerie inouïe qui donne la mesure de la folie messianique du cartel de dirigeants judéo-bolcheviques (4) et va marquer un tournant dans la politique de teneur absolue - explicitement inspirée de la Révolution française - que conduit Lénine. Très vite cependant une l'idée s'impose que « Lénine n'était pas au courant et n’a donné aucun ordre », ceci alors que des témoignages directs et accablants existent des ordres donnés pour la liquidation de la famille impériale dans sa totalité afin de mieux asseoir l'emprise révolutionnaire tout comme les Français le firent avec la famille du Roi Louis le Seizième, et avant eux les puritains fanatiques de Cromwell avec Charles 1er !
Du 13 juin 1918 au 28 janvier 1919, dix-huit membres de la famille impériale seront assassinés dans des conditions le plus souvent atroces. Le premier fut Michel Alexandrovitch de Russie, l'éphémère dernier tsar de toutes les Russies. Grand-duc de Russie, il aura été très brièvement empereur sous le nom de Michel II entre le 15 et le 16 mars 1917 après l'abdication de son frère Nicolas II. Michel fut ainsi assassiné le 12 juin 1918 à Perm dans l'Oural.
Le 17 juillet, c'est au tour du tsar Nicolas II et de sa famille et des proches qui l'avaient suivi dans son exil... le Dr Evgueni Sergueïevitch Botkine, Anna Stepanovna Demidova, Alekseï Egorovitch Trupp et Ivan Kharitonov. Le meurtre collectif aura heu dans l'entresol de la maison Ipatiev à Ekaterinbourg.
L'exécuteur en fut le super intendant Ioukov Iourovski, huitième enfant d'une famille juive orthodoxe, né d'un père vitrier et d'une mère couturière. Début 1918, grâce à la Révolution, il est élu député régional et nommé Commissaire de justice. Il rejoint la Tchéka (service d'exécution de la Terreur) régionale et en devient l'un des chefs. Au début de juillet, il obtient le poste de commandant en chef de la villa lpatiev et sera chargé du carnage exécuté, répétons-le, sur les ordres exprès du bon Lénine apôtre de l'Humanité renaissante. Trotsky confirmera ce fait dans son journal publié en 1930 à New York :
« Les tirs ont eu lieu à bout portant. Iourovski aurait levé son arme et tiré sur Nicolas, qui mourut sur le coup. Les autres bourreaux tirèrent jusqu'à ce que toutes les victimes tombent. Le tsarévitch rampa vers la porte, et le Commissaire bolchevik Peter Ermakov lui défonça le crâne à coups de baïonnette. Les dernières survivantes, Anastasia, Tatiana, Olga, et Maria (dont les diamants cousus dans leurs vêtements avaient servi un temps de gilet pare-balle) sont exécutées tout aussi sauvagement car leurs cris pouvaient être entendus de l'extérieur ! Les corps seront placés dans des draps, conduits en camion dans une fondrière à quelques kilomètres de là, et brûlés à la chaux vive et au vitriol. Les corps n'étant pas complètement dissous à l'aube, les bourreaux revinrent la nuit suivante ».
Igor Shafarevitch, mathématicien russe mondialement connu, célèbre dissident, écrivait dans son livre La Russophobie (traduction française...):
« Ce meurtre rituel symbolisa la fin de siècles d'histoire russe, de telle manière qu'il peut être comparé seulement à l'exécution de Charles 1er en Angleterre et de Louis XVI en France ».
On s'attendrait à ce que les représentants d'une minorité ethnoconfessionnelle numériquement insignifiante se fussent par sagesse tenus éloignés d'aussi loin que possible de ce type d'action cruelle dont la tache restera indélébile pour les siècles des siècles. Or que découvrons-nous ? Que si l'exécution fut personnellement supervisée par Yakov Yurovsky [Ioukov Iourovski] qui abattit lui-même le Tsar, le président du Soviet local était Beloborodov (alias Vaisbart), quant au responsable de l'administration générale d'Ekaterinburg, il s'agissait de Shaya Goloshtehekin.
Un meurtre rituel
Pour compléter ce tableau navrant, sur le mur de la pièce où eut lieu l'exécution, se trouvait une citation en allemand extraite d'un poème du néo-messianiste Heinrich Heine (5) relatif au Roi Balthazar, celui-ci ayant offensé Yahvé paya de sa vie cette offense. Bien évidemment une telle inscription ne doit rien au hasard et revêt de toute évidence une valeur revendicative hautement symbolique. Ce que souligne avec pertinence Shafarevitch...
« Belsatzar ward in selbiger Nacht / Von seinen Knechten umgebracht »... « Belsatzar fut, la même nuit, tué par ses esclaves » L'allusion est limpide : Balthazar, gentil (non-juif) roi de Babylone, vit « l’inscription sur le mur » annonçant sa mort (Livre de Daniel, 5). Pour la bible, il fut tué en punition de ses offenses au dieu d'Israël. En jouant habilement de la citation de Heine, l'auteur de l'inscription, vraisemblablement l'un des tueurs, a substitué "Belsatzar" à l'orthographe initiale de Heine "Belsazar", pour signaler et souligner encore plus clairement son intention de régicide, autrement dit de crime rituelique. Cette inscription tirée de Heine révèle de façon indéniable l'inspiration à la foi ethnique, confessionnelle et messianique de cet holocauste : un roi non juif a été occis en un acte revendiqué de vengeance juive !
Le 15 août 2000, l'Église orthodoxe russe annoncera la "canonisation" de Nicolas II pour « son humilité, sa patience et sa douceur ». Le 1er octobre 2008, la Cour suprême de la Fédération de Russie se prononce à son tour « pour sa réhabilitation », estimant que Nicolas II et sa famille ont été victimes d'une infâme « répression politique ».
Dans la nuit du 17 au 18 juillet, donc le même jour, à Alapaievsk dans l'Oural, cinq autres princes de la famille impériale et la grande-duchesse Elisabeth Fiodorovna, sœur de la tsarine Alexandra, une autre religieuse et le secrétaire du prince, seront jetés blessés mais vivants dans un puits de mine où ils mourront après plusieurs jours d'agonie, morts de faim ou de leurs blessures... Sous prétexte de transférer les prisonniers d'Alapaïevsk vers l'usine Verkhine-Sinyatchikhinsky, un groupe de travailleurs de la mort dirigé par Piotr Startsev arrivait à l'école Napolnaya où étaient gardés les prisonniers. Vasili Ryabov, l'un des conspirateurs, relate : « Nous sommes entrés dans le bâtiment de l'école, au travers d'une porte verrouillée, nous réveillâmes deux femmes et nous leur intimâmes l'ordre de s'habiller immédiatement car elles devaient être emmenées dans un endroit plus sûr, car, en ce lieu, il y avait un risque d'attaque. Elles obéirent sans un murmure. Nous leur avons attaché les mains derrière le dos et bandé les yeux, nous les avons escortées, nous les fîmes asseoir dans une charrette qui les attendait devant l'école. Puis nous sommes entrés dans la chambre des hommes. Nous leur avons dit la même chose. Le prince Ioann Konstantinovitch, le prince Paley ont obéi sans opposer de résistance. Nous les avons emmenés dans le couloir, nous leur avons bandé les yeux, lié les mains et nous les fîmes asseoir dans une autre charrette. Le grand Sergueï Mihkaïlovitch fut le seul à résister ».
Le grand-duc Sergueï Mihkaïlovitch reçut une balle dans le bras et rejoignit les autres détenus dans la seconde charrette. Les prisonniers furent emmenés hors de la ville vers l’une des mines abandonnées et après leur avoir assené un coup derrière la tête, ils furent précipités dans le puits, après quoi des grenades furent jetées, ainsi que des poteaux, des rondins. Malgré cela, certains des suppliciés restèrent en vie encore quelques jours avant de décéder de leurs blessures et de faim. Ainsi la plaie du prince Ioann, tombé à proximité de la grande-duchesse Elizaveta Fiodorovna, fut pansée avec son voile de religieuse, le corps du prince Paley fut lui retrouvé en position assise. Les paysans des environs entendirent des chants religieux venant des profondeurs de la mine.
La décision d'exécuter les prisonniers d'Alapaïevsk fut prise, dit-on, à l'initiative des commissaires politiques d'Alapaïevsk, sans en référer au Comité central du Parti. Toutefois, le tchékiste Piotr Konstantinovitch Startsev indique que les exécutions des prisonniers avait été ordonnées par le Secrétaire général du Comité régional de l'Oural, Georgi Ivanovitch Safarov alias Safarian.
Le novembre 1981, les martyrs d'Alapaïevsk furent "canonisés" par l'Église orthodoxe russe de l'étranger. Au titre de martyrs, la grande-duchesse Elizaveta Rodorovna et la religieuse Varvara Yakovleva furent bénies par le Conseil des évêques de l'Église orthodoxe russe en ces termes : « La grande-duchesse Elizaveta Fiodorovna, fondatrice du monastère des Saintes-Marthe-et-Marie à Moscou, a consacré sa pieuse vie chrétienne à la charité, à l’aide aux pauvres et aux malades. Avec la nonne Varvara Yakovleva, elle mourut en martyre le pur de Saint Serge Radonège 5 juillet (vieux style) 1918 ». Le 5 juillet 2009, le procureur général de Russie réhabilita enfin les morts d’Alapaïevsk... à titre posthume !
Et ce n’est hélas toujours pas fini…
Le 29 janvier 1919, dans la forteresse de Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg, les grands-ducs Georges, Nicolas, Dimitri et Paul [Georgui Mikahïlovitch, Nikolaï Mikahïlovitch, et Pavel Alexandrovitch] sont eux aussi exécutés. Le grand-duc Paul et ses cousins seront inhumés en secret dans une fosse commune sous une dalle de béton dont le lieu reste encore inconnu à ce jour. Cependant, en 2007, au cours de travaux entrepris dans l'enceinte de la forteresse Pierre-et-paul, le hasard permit de mettre au jour des ossements humains. Ces restes n'ont pu encore être identifiés... Découverte macabre qui donne une idée de l'ampleur des tueries perpétrées dans l'enceinte même des palais impériaux.
Aujourd'hui, à l’emplacement de la maison Ipatiev a été construite l'église du Saint Sang versé. D'autres monuments ont été érigés, des plaques apposées. La monarchie jouit de nouveau en Russie, particulièrement à travers les livres d'histoire, d'un prestige considérable. La Russie a su faire peu ou prou amende honorable, reconnaître les crimes de la révolution léniniste pour en quelque jour en obtenir l'oubli et le pardon.
Les héritiers de nos Conventionnels seraient bienvenus d'en prendre de la graine.
Romain ROCANCOURT avec Léon CAMUS. rivarol du 23 juillet 2015
(1) Cf. Nicolas Tandler, Les secrets de Lénine, Dualpha 2005.
(2) On lira avec grand profit < https//resistance71. wordpress com/2011/12/19fau-coeur-du-nouvel-ordre-mondial-wall-street-et-la-revolution-bolchevique-professeur-antony-sutton-2eme-partie/ > « À New York, Nya Banken et Olof Aschberg faisaient passer des fonds du gouvernement allemand aux révolutionnaires russes, ceux qui finiraient par mettre à bas le "comité Kerensky" et établiraient le régime bolchevique ».
(3) Le 13 juin 2013, à l'occasion d'une visite au Musée juif, Vladimir Poutine revenait sur la composition et l'idéologie de l'aile au pouvoir dans le premier gouvernement bolchevique soulignant le rôle écrasant des Juifs dans la révolution bolchevique dont ils constituaient « 80 à 85% des effectifs de toutes les instances politiques », dixit Poutine, et 100 % ensuite des dirigeants de goulags. Lire Soljenitsyne : Deux siècles ensemble.
(4) Désignation et qualité aujourd’hui encore revendiquées par le démographe et essayiste médiatique Emmanuel Todd : à la dixième minute de cet entretien < http://wwwdailymotion.com/video/x2p0sn7_ emmanuel-todd-ce-qui-m-inquiete-ie-plus-c-est-la-montee-de-l-antisemetisme_news ?start=3 >.
(5) Voir Salluste, Les origines secrètes du bolchévisme, Dualpha 2015.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Une histoire mondiale du communisme – Thierry Wolton livre une étude magistrale du totalitarisme le plus mortifère du XXème siècle
Thierry Wolton était déjà connu pour une vingtaine d’ouvrages, la plupart consacrés à différents aspects du communisme. Avec cette Histoire mondiale du communisme, Thierry Wolton restera comme l’auteur d’une somme magistrale consacrée au totalitarisme le plus mortifère du XXème siècle.
De prime abord, le lecteur sera surpris par l’épaisseur de ces deux « pavés » (le troisième étant annoncé pour 2017). Pourtant, rien n’y est superflu. Chaque élément vient utilement renforcer la connaissance de ce monstre politique qui, partout où il a été expérimenté, s’est révélé tyrannique et sanguinaire.
« D’une main de fer, nous conduirons l’humanité vers le bonheur« , était le slogan des îles Solovki, premier camp de rééducation en Russie bolchévique. Toute l’investigation historique qui nous est livrée par Thierry Wolton démontre que ce communisme, qui a porté les plus folles espérances de certains, s’est partout et toujours imposé et maintenu par cette impitoyable « main de fer« .
Le système communiste s’est appliqué sur un tiers de l’humanité, à travers une trentaine de pays en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Les mécanismes du pouvoir ont systématiquement été les mêmes, malgré les variations idéologiques. L’objection des singularités nationales ou des conjonctures malheureuses pour tenter de relativiser les abominations du communisme ne peut donc être retenue.
« La violence est la sage-femme de la révolution« , écrivit Lénine. Sous sa direction, les premiers bolcheviks, après avoir terrassé le tsarisme, éliminent la paysannerie et organisent la famine comme moyen d’extermination de masse. Puis vint Staline et ce fut l’essor du Goulag.
Le passage consacré à la « Vendée soviétique » et à la liquidation des cosaques mérite une attention particulière, tout comme le chapitre traitant du sort réservé aux pays tombant dans l’escarcelle de l’URSS après Yalta ou encore la partie abordant la terreur khmère rouge.
Thierry Wolton ne se limite pas à énumérer l’histoire criminelle du communisme, il démonte aussi la pensée communiste, dès Marx qui s’inspire de la théorie de l’évolution de Darwin pour prétendre expliquer scientifiquement l’évolution des sociétés humaines. Avec Marx, le communisme se veut aussi l’avènement de la divinité de l’homme – marquée par la foi dans la science et le progrès – succédant à celle de Dieu. Les théories de Marx parachèvent ainsi le processus engagé par la Révolution française. Ensuite, dans l’esprit de Lénine et de ses successeurs, le christianisme est non seulement un ennemi idéologique mais aussi le principal obstacle à abattre. En URSS, entre 1917 et 1980, 200.000 membres du clergé ont été exécutés et 500.000 autres emprisonnés ou déportés. Dans d’autres pays, le Kremlin fait le choix de contrôler le clergé plutôt que de le réprimer. Ainsi, en Hongrie, en 1956, les communistes estimaient contrôler 40 % des postes clés au sein de l’Eglise catholique.
De même, l’auteur analyse remarquablement la logique de fabrique des ennemis qu’entretient le communisme, avec la criminalisation des élites, la « prophylaxie des purges » et l’impérieuse lutte des classes.
Le travail réalisé par Thierry Wolton est colossal et méthodique. Il offre une vision à la fois globale et détaillée du communisme. Rien n’échappe à son enquête. L’eugénisme, les expériences sur les prisonniers et les trafics d’organes, l’arme psychiatrique, l’anéantissement de l’intelligence, le modèle d’Etat policier, les privilèges des chefs et de leur nomenklatura,…, tout est passé au crible.
Avec, en conclusion, la conquête du samizdat et les voix de la dissidence.
Il faut encore ajouter que la qualité d’écriture de cette histoire mondiale du communisme fait qu’une fois plongé dans sa lecture, vous aurez du mal à vous interrompre.
Une histoire mondiale du communisme, tome 1 : Les Bourreaux (1)(1128 pages), tome 2 : Les Victimes(2) (1132 pages), Thierry Wolton, Grasset, prix de lancement jusqu’au 31 janvier 2016 : 33 euros le volume
A commander en ligne sur le site de l’éditeur=> http://www.grasset.fr/histoire-mondiale ... 2246732211
http://www.medias-presse.info/une-histo ... ecle/42539
1) http://www.grasset.fr/histoire-mondiale ... 2246732211
2) http://www.grasset.fr/histoire-mondiale ... 2246804246
http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
Thierry Wolton était déjà connu pour une vingtaine d’ouvrages, la plupart consacrés à différents aspects du communisme. Avec cette Histoire mondiale du communisme, Thierry Wolton restera comme l’auteur d’une somme magistrale consacrée au totalitarisme le plus mortifère du XXème siècle.
De prime abord, le lecteur sera surpris par l’épaisseur de ces deux « pavés » (le troisième étant annoncé pour 2017). Pourtant, rien n’y est superflu. Chaque élément vient utilement renforcer la connaissance de ce monstre politique qui, partout où il a été expérimenté, s’est révélé tyrannique et sanguinaire.
« D’une main de fer, nous conduirons l’humanité vers le bonheur« , était le slogan des îles Solovki, premier camp de rééducation en Russie bolchévique. Toute l’investigation historique qui nous est livrée par Thierry Wolton démontre que ce communisme, qui a porté les plus folles espérances de certains, s’est partout et toujours imposé et maintenu par cette impitoyable « main de fer« .
Le système communiste s’est appliqué sur un tiers de l’humanité, à travers une trentaine de pays en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Les mécanismes du pouvoir ont systématiquement été les mêmes, malgré les variations idéologiques. L’objection des singularités nationales ou des conjonctures malheureuses pour tenter de relativiser les abominations du communisme ne peut donc être retenue.
« La violence est la sage-femme de la révolution« , écrivit Lénine. Sous sa direction, les premiers bolcheviks, après avoir terrassé le tsarisme, éliminent la paysannerie et organisent la famine comme moyen d’extermination de masse. Puis vint Staline et ce fut l’essor du Goulag.
Le passage consacré à la « Vendée soviétique » et à la liquidation des cosaques mérite une attention particulière, tout comme le chapitre traitant du sort réservé aux pays tombant dans l’escarcelle de l’URSS après Yalta ou encore la partie abordant la terreur khmère rouge.
Thierry Wolton ne se limite pas à énumérer l’histoire criminelle du communisme, il démonte aussi la pensée communiste, dès Marx qui s’inspire de la théorie de l’évolution de Darwin pour prétendre expliquer scientifiquement l’évolution des sociétés humaines. Avec Marx, le communisme se veut aussi l’avènement de la divinité de l’homme – marquée par la foi dans la science et le progrès – succédant à celle de Dieu. Les théories de Marx parachèvent ainsi le processus engagé par la Révolution française. Ensuite, dans l’esprit de Lénine et de ses successeurs, le christianisme est non seulement un ennemi idéologique mais aussi le principal obstacle à abattre. En URSS, entre 1917 et 1980, 200.000 membres du clergé ont été exécutés et 500.000 autres emprisonnés ou déportés. Dans d’autres pays, le Kremlin fait le choix de contrôler le clergé plutôt que de le réprimer. Ainsi, en Hongrie, en 1956, les communistes estimaient contrôler 40 % des postes clés au sein de l’Eglise catholique.
De même, l’auteur analyse remarquablement la logique de fabrique des ennemis qu’entretient le communisme, avec la criminalisation des élites, la « prophylaxie des purges » et l’impérieuse lutte des classes.
Le travail réalisé par Thierry Wolton est colossal et méthodique. Il offre une vision à la fois globale et détaillée du communisme. Rien n’échappe à son enquête. L’eugénisme, les expériences sur les prisonniers et les trafics d’organes, l’arme psychiatrique, l’anéantissement de l’intelligence, le modèle d’Etat policier, les privilèges des chefs et de leur nomenklatura,…, tout est passé au crible.
Avec, en conclusion, la conquête du samizdat et les voix de la dissidence.
Il faut encore ajouter que la qualité d’écriture de cette histoire mondiale du communisme fait qu’une fois plongé dans sa lecture, vous aurez du mal à vous interrompre.
Une histoire mondiale du communisme, tome 1 : Les Bourreaux (1)(1128 pages), tome 2 : Les Victimes(2) (1132 pages), Thierry Wolton, Grasset, prix de lancement jusqu’au 31 janvier 2016 : 33 euros le volume
A commander en ligne sur le site de l’éditeur=> http://www.grasset.fr/histoire-mondiale ... 2246732211
http://www.medias-presse.info/une-histo ... ecle/42539
1) http://www.grasset.fr/histoire-mondiale ... 2246732211
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
LA MORT DE STALINE
On est le 28 février 1953, à la Maison de la Radio du Peuple, à Moscou. Au programme du concert, le concerto pour piano de Mozart n°23. Au piano, Maria Ioudina. Le concert est diffusé en direct. Tout s’est bien passé, et les musiciens s’apprêtent à rentrer chez eux. Mais le directeur a donné l’ordre aux sentinelles d’empêcher toute sortie.
Car le directeur est tout près de faire dans sa culotte : il a reçu un coup de fil qui lui a enjoint de téléphoner à un certain numéro. « Dans exactement 17 minutes ». S’exécutant, il entend la voix de Staline en personne : « J’ai beaucoup aimé le concerto de ce soir. Je souhaite en recevoir un enregistrement. On viendra le chercher demain ». Le ciel lui tomberait sur la tête, le directeur ne serait pas plus épouvanté.
Car les techniciens, comme à l’habitude en cas de direct, n’ont rien enregistré. Conclusion du directeur : « On va tous mourir ». Et Staline est injoignable : « Le numéro que vous avez demandé n’est plus attribué ». Seule solution : rejouer. Les musiciens de l’orchestre savent trop ce qu’ils risquent s’ils refusent. Seule la pianiste exclut résolument cette possibilité : « Tu veux tous nous faire tuer ? – Bien sûr qu’on veut jouer », lui lancent les autres. Elle acceptera, contre 20.000 roubles.
Ensuite, c’est le chef qui s'écroule victime d'un malaise, tétanisé par la perspective de diriger « … pour Staline … pour Staline … pour Staline … ». On réveille un sous-chef qu’on emmène de force jusqu’à la salle : il dirigera en robe de chambre. Quand les agents du NKVD se présentent pour réceptionner le disque, la pianiste Maria Ioudina glisse dans la pochette un petit mot destiné à Staline : « Cher camarade Staline, Je vais prier pour vous, jour et nuit, et demander au Seigneur qu’Il vous pardonne vos lourds péchés envers le peuple et la nation … ».
Il écoute le début du disque, tout en froissant rageusement le papier, sans doute en méditant le sort affreux qu'il fera subir à l'insolente. Mais il ne fera plus mal à personne : une attaque le terrasse brutalement. Il ne s’en relèvera pas. Il meurt officiellement le 5 mars. Il y eut vraiment une Maria Yudina (1899-1970), grande pianiste russe, la préférée de Staline. Une autre notice indique : «... elle passe pour avoir été la seule pianiste que supportait Staline qui l'aurait convoquée en pleine nuit au Kremlin avec un orchestre pour jouer le concerto K. 488 de Mozart » (soit dit en passant, c'est bien le n°23). Son mot adressé au « Petit Père des peuples » est-il historique ? A-t-il causé, directement ou non, sa mort ? Je n’en sais rien, et peu importe.
En tout cas, c’est ainsi que commence La Mort de Staline, de Nury et Robin, admirable volume de bandes dessinées. Admirable introduction : bienvenue dans l'enfer rouge. Les auteurs mettent en pleine lumière l’ambiance de terreur qui règne partout, et même (et surtout) au sommet du pouvoir, à l’époque où le dictateur semble tout-puissant, où chacun sait et sent que la moindre erreur, la moindre imprudence peuvent conduire à la mort, au goulag, en tout cas à l’arbitraire total de la volonté d’un seul.
C'est clair : dans un tel système, tout le monde tremble comme une feuille. Avec raison : tous les témoins de la fin de Staline sont embarqués dans des camions militaires, en direction, on s'en doute, des glaces de la Sibérie et des sévérités du Goulag, voire pire. Béria exige de Lydia Timotchouk qu'elle lui envoie les meilleurs médecins au chevet de Staline, au simple motif que c'est elle qui a dénoncé tous les médecins qui ont, sur sa simple accusation, été condamnés dans l'affaire dite des « blouses blanches ». Béria a barre sur elle, depuis le 17 janvier 1938, « date à laquelle je t'ai baisée par tous les trous ». Il est bien entendu qu'aucun des médecins, aucun des témoins de tout ça, ne sortiront vivants de l'événement.
La BD s’est mise au diapason : à sujet brutal, traitement brutal. Les silhouettes, les faits et gestes sont dessinés au couteau. Les traits sont accusés, les visages sont constamment traversés des grandes balafres qu’y tracent les passions mauvaises. Tout est crade et impitoyable dans cette histoire noire, pleine de menaces, de coups bas et de cruautés. Le régime totalitaire dans toute sa splendeur, tel que décrit par Hannah Arendt : délation, espionnage de tous à tout instant, intérêts sordides promus raison d’Etat, caprices des puissants et bassesses en tout genre.
L’histoire, c’est celle qui se déroule après l’agonie et la mort de Staline (qui avait commencé simple braqueur de banque). L’URSS est un bloc de glace dans lequel pas une oreille ne consent à bouger si elle n’a pas l’autorisation expresse de son supérieur hiérarchique. L’ombre de Staline s’appelle Béria. Quand le maître a son attaque, l’ombre en question voit soudain son horizon s’ouvrir. Il n’attendait que ce moment pour enfin passer du rang de dieu subalterne à celui de dieu en chef.
Il ne néglige aucune précaution : occupé à se servir du corps d’une fille au moment où il reçoit l’appel fatal, il ordonne à ses sbires, qui lui demandent quoi faire d’elle : « Ramenez-la chez elle… Arrêtez son père ». Plus fort et plus terrible : arrivé chez Staline pour se rendre compte de l'état de celui-ci, et avant même de prévenir les autres responsables, il met la main sur tout un tas de dossiers qui compromettent ses rivaux potentiels du « Conseil des ministres » (Krouchtchev, Malenkov, Mikoyan, Boulganine, Molotov, …), espérant que le chantage les musellera.
Pas de chance pour lui : ceux-ci se liguent contre lui et préparent longuement le moment où ils le jetteront bas. Béria finit misérablement fusillé dans un sous-sol. Quant aux comploteurs, ils sont désormais les maîtres. Ils ne veulent surtout pas changer quoi que ce soit au mode de fonctionnement de l’URSS : ils se sont juste réparti les rôles, dans un nouvel équilibre des forces. « Vers un avenir radieux » (dixit Béria, au moment où les balles le traversent).
Plusieurs épisodes sont absolument glaçants. Les trains étant immobilisés pour éviter toute manifestation de masse, le peuple, à l'annonce de la mort de Staline, marche vers Moscou pour rendre hommage à son idole : la police tire dans le tas. Ailleurs, c'est l'équipe des médecins convoqués autour du dictateur, tous pétrifiés de peur, puis embarqués vers le goulag ou la mort après la mise en bière du corps, en compagnie de tout le personnel civil, y compris la gouvernante du défunt, fidèle et effondrée de chagrin. Ailleurs encore, ce sont les principaux comploteurs qui, pour mettre au point la chute de Béria, se réfugient sur le balcon, parce que l'intérieur est truffé de micros. C'est là qu'ils évoquent les listes à constituer des gens à éliminer : « Bien sûr ... Une purge complète, comme on a fait en 36 avec Staline. (...) De très longues listes, où l'on n'oubliera personne ».
L'implacable et très juste récit d'une époque et d'un système terribles. Inhumain. Mais on le sait : tout ce qui est inhumain est humain.
Voilà ce que je dis, moi.
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On est le 28 février 1953, à la Maison de la Radio du Peuple, à Moscou. Au programme du concert, le concerto pour piano de Mozart n°23. Au piano, Maria Ioudina. Le concert est diffusé en direct. Tout s’est bien passé, et les musiciens s’apprêtent à rentrer chez eux. Mais le directeur a donné l’ordre aux sentinelles d’empêcher toute sortie.
Car le directeur est tout près de faire dans sa culotte : il a reçu un coup de fil qui lui a enjoint de téléphoner à un certain numéro. « Dans exactement 17 minutes ». S’exécutant, il entend la voix de Staline en personne : « J’ai beaucoup aimé le concerto de ce soir. Je souhaite en recevoir un enregistrement. On viendra le chercher demain ». Le ciel lui tomberait sur la tête, le directeur ne serait pas plus épouvanté.
Car les techniciens, comme à l’habitude en cas de direct, n’ont rien enregistré. Conclusion du directeur : « On va tous mourir ». Et Staline est injoignable : « Le numéro que vous avez demandé n’est plus attribué ». Seule solution : rejouer. Les musiciens de l’orchestre savent trop ce qu’ils risquent s’ils refusent. Seule la pianiste exclut résolument cette possibilité : « Tu veux tous nous faire tuer ? – Bien sûr qu’on veut jouer », lui lancent les autres. Elle acceptera, contre 20.000 roubles.
Ensuite, c’est le chef qui s'écroule victime d'un malaise, tétanisé par la perspective de diriger « … pour Staline … pour Staline … pour Staline … ». On réveille un sous-chef qu’on emmène de force jusqu’à la salle : il dirigera en robe de chambre. Quand les agents du NKVD se présentent pour réceptionner le disque, la pianiste Maria Ioudina glisse dans la pochette un petit mot destiné à Staline : « Cher camarade Staline, Je vais prier pour vous, jour et nuit, et demander au Seigneur qu’Il vous pardonne vos lourds péchés envers le peuple et la nation … ».
Il écoute le début du disque, tout en froissant rageusement le papier, sans doute en méditant le sort affreux qu'il fera subir à l'insolente. Mais il ne fera plus mal à personne : une attaque le terrasse brutalement. Il ne s’en relèvera pas. Il meurt officiellement le 5 mars. Il y eut vraiment une Maria Yudina (1899-1970), grande pianiste russe, la préférée de Staline. Une autre notice indique : «... elle passe pour avoir été la seule pianiste que supportait Staline qui l'aurait convoquée en pleine nuit au Kremlin avec un orchestre pour jouer le concerto K. 488 de Mozart » (soit dit en passant, c'est bien le n°23). Son mot adressé au « Petit Père des peuples » est-il historique ? A-t-il causé, directement ou non, sa mort ? Je n’en sais rien, et peu importe.
En tout cas, c’est ainsi que commence La Mort de Staline, de Nury et Robin, admirable volume de bandes dessinées. Admirable introduction : bienvenue dans l'enfer rouge. Les auteurs mettent en pleine lumière l’ambiance de terreur qui règne partout, et même (et surtout) au sommet du pouvoir, à l’époque où le dictateur semble tout-puissant, où chacun sait et sent que la moindre erreur, la moindre imprudence peuvent conduire à la mort, au goulag, en tout cas à l’arbitraire total de la volonté d’un seul.
C'est clair : dans un tel système, tout le monde tremble comme une feuille. Avec raison : tous les témoins de la fin de Staline sont embarqués dans des camions militaires, en direction, on s'en doute, des glaces de la Sibérie et des sévérités du Goulag, voire pire. Béria exige de Lydia Timotchouk qu'elle lui envoie les meilleurs médecins au chevet de Staline, au simple motif que c'est elle qui a dénoncé tous les médecins qui ont, sur sa simple accusation, été condamnés dans l'affaire dite des « blouses blanches ». Béria a barre sur elle, depuis le 17 janvier 1938, « date à laquelle je t'ai baisée par tous les trous ». Il est bien entendu qu'aucun des médecins, aucun des témoins de tout ça, ne sortiront vivants de l'événement.
La BD s’est mise au diapason : à sujet brutal, traitement brutal. Les silhouettes, les faits et gestes sont dessinés au couteau. Les traits sont accusés, les visages sont constamment traversés des grandes balafres qu’y tracent les passions mauvaises. Tout est crade et impitoyable dans cette histoire noire, pleine de menaces, de coups bas et de cruautés. Le régime totalitaire dans toute sa splendeur, tel que décrit par Hannah Arendt : délation, espionnage de tous à tout instant, intérêts sordides promus raison d’Etat, caprices des puissants et bassesses en tout genre.
L’histoire, c’est celle qui se déroule après l’agonie et la mort de Staline (qui avait commencé simple braqueur de banque). L’URSS est un bloc de glace dans lequel pas une oreille ne consent à bouger si elle n’a pas l’autorisation expresse de son supérieur hiérarchique. L’ombre de Staline s’appelle Béria. Quand le maître a son attaque, l’ombre en question voit soudain son horizon s’ouvrir. Il n’attendait que ce moment pour enfin passer du rang de dieu subalterne à celui de dieu en chef.
Il ne néglige aucune précaution : occupé à se servir du corps d’une fille au moment où il reçoit l’appel fatal, il ordonne à ses sbires, qui lui demandent quoi faire d’elle : « Ramenez-la chez elle… Arrêtez son père ». Plus fort et plus terrible : arrivé chez Staline pour se rendre compte de l'état de celui-ci, et avant même de prévenir les autres responsables, il met la main sur tout un tas de dossiers qui compromettent ses rivaux potentiels du « Conseil des ministres » (Krouchtchev, Malenkov, Mikoyan, Boulganine, Molotov, …), espérant que le chantage les musellera.
Pas de chance pour lui : ceux-ci se liguent contre lui et préparent longuement le moment où ils le jetteront bas. Béria finit misérablement fusillé dans un sous-sol. Quant aux comploteurs, ils sont désormais les maîtres. Ils ne veulent surtout pas changer quoi que ce soit au mode de fonctionnement de l’URSS : ils se sont juste réparti les rôles, dans un nouvel équilibre des forces. « Vers un avenir radieux » (dixit Béria, au moment où les balles le traversent).
Plusieurs épisodes sont absolument glaçants. Les trains étant immobilisés pour éviter toute manifestation de masse, le peuple, à l'annonce de la mort de Staline, marche vers Moscou pour rendre hommage à son idole : la police tire dans le tas. Ailleurs, c'est l'équipe des médecins convoqués autour du dictateur, tous pétrifiés de peur, puis embarqués vers le goulag ou la mort après la mise en bière du corps, en compagnie de tout le personnel civil, y compris la gouvernante du défunt, fidèle et effondrée de chagrin. Ailleurs encore, ce sont les principaux comploteurs qui, pour mettre au point la chute de Béria, se réfugient sur le balcon, parce que l'intérieur est truffé de micros. C'est là qu'ils évoquent les listes à constituer des gens à éliminer : « Bien sûr ... Une purge complète, comme on a fait en 36 avec Staline. (...) De très longues listes, où l'on n'oubliera personne ».
L'implacable et très juste récit d'une époque et d'un système terribles. Inhumain. Mais on le sait : tout ce qui est inhumain est humain.
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