Communisme : le devoir de mémoire

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 22/01/2014 - 15:03

Quand les camarades se retrouvent

Ce 20 janvier au matin "L'Huma" croit pouvoir rassurer ceux de ses lecteurs qui craignaient depuis plusieurs mois une rupture du front de gauche. L’alouette Mélenchon dont le vedettariat et le sectarisme indisposaient le cheval communiste ne prendra pas, ou pas tout de suite, son envol loin du nid. Une telle indépendance se révélerait suicidaire pour le petit oiseau, aussi demeurera-t-il encore quelque temps sous la protection de son grand frère. Il pataugera dans le pâté auquel il prête son nom, le temps sans doute de retrouver un siège confortable dans l’assemblée de Strasbourg.

À noter pourtant, dans le même numéro, un entretien complaisant avec la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem à l'occasion du débat à l'Assemblée nationale sur le projet de loi sur l'égalité. Celle-ci se déclare… "très heureuse d’avoir en charge ce beau ministère, qui se bat à la fois sur des valeurs mais aussi pour offrir de vraies solutions de sortie de crise… les pouvoirs publics doivent être vigilants contre les tentations permanentes de régression."

Autrement dit : entre la gauche caviar essentiellement tournée vers la destruction des valeurs traditionnelles et la subversion sociale, telle que les marxistes l’ont toujours conçue, les convergences existent.

Ainsi donc la logique cuisinière électorale l’emporte. Du moins elle s’impose à gauche. Car le PCF a compris que, cette fois-ci les batailles municipales se joueront, contre la tradition si souvent invoquée, celle des "scrutins locaux", beaucoup plus entre droite et gauche, au plan de chaque ville.

Ce choc paraît peut-être suranné, parfois même absurde, tant un grand nombre de dirigeants de la droite ont adopté des positions culturelles proches de celles de leurs adversaires, et tant la politique économique du parti socialiste tend à [faire semblant de] se rapprocher des observations du Medef.

C’est d’ailleurs sur ce point que s’est développé plus qu’une sorte de malentendu, entre le camarade Mélenchon et l’appareil du Parti.

Les vieux "stals", de leur côté, savent parfaitement que sans eux la logistique de l’ex candidat à la présidentielle de 2012 se trouverait fort réduite. Ils se contentent donc de reprendre ceux de ses arguments susceptibles de leur servir, en criant aussi fort que lui "contre le pacte avec le Medef et les choix sociaux-libéraux revendiqués par François Hollande."

Ils crient mais ne font rien, pour le moment.

La gauche, disent les communistes ce matin, "monte au Front." Mais leur critique ne va pas jusqu’à rompre, dans les faits, une alliance avec le PS, qui permet au vieil appareil stalinien et cégétiste de disposer, encore, de moyens matériels hors de proportion avec leur véritable audience dans l'opinion.

"Le Front de gauche existe-t-il encore ?" s’interrogeait "Le Figaro" le 16 décembre. Un mois plus tard hélas la réponse demeure positive et le restera tant que cette fiction d’alliance profite au PC qui, grâce à elle, peut diposer de deux fers au feu. De la sorte, le canard donne donc des signes de vie. Le gros PCF et le mince PG, dépassant leurs désaccords pour les municipales se sont rabibochés.

Le 16 janvier le chef du parti de gauche laissait encore planer le doute : "Je n'ai jamais cru que ce serait un dîner de gala, ni une promenade de santé de construire cette force autonome" car "ici se trouvent les gens qui ne céderont jamais et qui ne participerons jamais aucun arrangement qui n'ait été d'abord validé par le peuple lui-même et avec ça tout est dit." Tout ? Non, car "avec les dirigeants communistes (...) on est amis, on est camarades, on mène un combat commun, je le sais." Le 17, Laurent et Méluche déjeunaient ensemble aux Buttes-Chaumont.

Le 18, ils défilaient côte à côte à Marseille. Et le chef du PC pouvait déclarer : "La crise qu'on a traversée est derrière nous". (1)⇓ Plus précisément elle est "surmontable"… aux conditions des communistes.

Le 19, "Le Monde" prenait au sérieux une nouvelle déclaration de Méluche : "Le groupe Front de gauche votera contre la confiance". (2)⇓ Or, d’une part une telle hypothèse ne se produirait que dans le cas d’une question de confiance posée par une nouvelle combinaison ministérielle. Et, d’autre part, même dans ce cas, elle ne changerait pas grand chose, tant qu'un nombre significatif de députés PS ne se seraient pas détachés d'une majorité devenue socialo-centriste différente de l'actuelle. Pas encore à l'ordre du jour. (3)⇓

En bref, le PCF figurera encore plus fort au sein de la municipalité de gauche à Paris, si Mme Hidalgo l’emporte, et il en ira de même dans la plupart des grandes villes.

Mélenchon amuse la galerie. Les chiens trotskistes aboient, la caravane stalinienne passe…

La suite probablement après les européennes…

JG Malliarakis
http://www.insolent.fr/2014/01/quand-le ... uvent.html

Apostilles
1) sur BFM TV ⇑
2) sur France 3 émission "12-13 Dimanche". ⇑
3) Rappelons au besoin que Mitterrand a toujours promis une ouverture au centre, en catimini, de 1983 à 1993, mais ne l'a jamais réalisée.⇑

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Messagepar Pat » 22/01/2014 - 19:27

Contes et légendes du communisme français : la légende thorézienne

A une telle école, les dirigeants communistes français allaient à leur tour se distinguer. Autoproducteurs de leur propre histoire, celle-ci se confondit souvent avec des contes et légendes que l’on raconte le soir aux enfants pour les émerveiller.

Le premier de ces contes fut publié en 1937 et diffusé à grande publicité. Il s’agissait de Fils du peuple, « autobiographie » signée du secrétaire général du PCF, Maurice Thorez, dont on apprit dans les années 1970 qu’elle avait été rédigée par le critique littéraire de L’Humanité, Eugène Schkaf – un fils de grand bourgeois qui écrivait sous le pseudonyme de Jean Fréville et qui n’avait pas manqué de laisser sa griffe de nègre dans un paragraphe ad hoc connu des initiés.

Thorez y était présenté comme un ouvrier modèle venu naturellement au communisme. En réalité, après avoir épousé la nièce du secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais, il avait été propulsé à la direction de cette fédération et était devenu permanent du PCF à 23 ans. Repéré par le service des cadres de l’Internationale communiste, il avait alors connu une promotion foudroyante, facilitée par ses capacités politiques et sa souplesse d’échine à l’égard de Moscou : membre du comité central puis du bureau politique à 25 ans, et secrétaire général dès 1930, poste qu’il occupa jusqu’à la veille de sa mort en 1964. Bref, un remarquable itinéraire d’apparatchik stalinien.

Plus récemment, grâce à l’ouverture des archives de l’Internationale communiste après l’implosion de l’URSS, on apprit que si Thorez était, dans les années 1930, secrétaire général en titre, il était en fait cornaqué en permanence par un juif slovaque, cadre supérieur de l’IC, Eugen Fried, qui avait la haute main sur la ligne politique, le choix des hommes et le contrôle de l’organisation. C’est en réalité le tandem Fried-Thorez qui avait dirigé le PCF entre 1931 et 1939.

Stéphane Courtois, Mythes et polémiques de l’histoire

http://www.oragesdacier.info/2014/01/co ... nisme.html

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 02/02/2014 - 10:09

Démocratie & révolution (1789-2012) Communisme & Guerre Froide



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Messagepar Pat » 07/02/2014 - 14:09

De l'ombre communiste sur les gouvernements socialistes

Certains se plaisent à observer aujourd'hui encore que le lamentable gouvernement actuel, constitué en 2012 ne comporte aucun communiste. Et on ne peut que constater que "L'Humanité", la FSU ou la CGT dénoncent avec beaucoup de force, au moins sur le papier, ce que ces cerbères et quelques "utiles idiots" appellent la "dérive sociale-libérale" du pouvoir actuel.

Rappelons d'abord qu'en juin 2012 c'est le conseil national du PCF lui-même qui a voté, à une écrasante majorité, avec seulement 4 voix contre, 16 abstentions, sur près de 500 membres, de ne pas participer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. En même temps la sénatrice Assassi soulignait alors "de facto nous sommes dans la majorité."

On observera dans la pratique que, sur le terrain des municipales, les survivants, les suivistes, les fils de permanents et les nouvelles pousses du parti :
– ou bien figurent en bonne place dans des listes municipales composées en accord avec le PS,
– ou bien se proposent de tirer parti du discrédit actuel de la présidence Hollande.

On soulignera le constat du premier cas notamment à Paris, où Mme Hidalgo, après avoir soigneusement écarté les écolos de ses listes de premier tour, a fait du jeune stalinien Brossat une sorte de brillant second.

Au contraire, le second cas s'observe, par exemple à Aubervilliers, où ils parlent ni plus ni moins de "refermer la parenthèse socialiste". (1)⇓

Le calcul se révèle plus cynique encore à Nîmes. Voilà comment les staliniens du Gard imaginent de tirer leur épingle du jeu, en bénéficiant d'une situation "quadrangulaire":

"c’est une triste particularité locale qui pourrait paradoxalement permettre la reconquête : l’extrême droite est traditionnellement forte, ici. Si cela se confirmait, en mars, la gauche pourrait emporter la mairie avec 40 %, à la faveur d’une triangulaire qui opposerait l’UMP sortante au FN. Arriver en tête de la gauche au premier tour et battre la droite, et l’extrême droite, au second." (2)⇓

Dans un cas comme dans l'autre le mépris total avec lequel le Parti considère les socialistes dont ils entendent, aujourd'hui encore, "plumer la volaille", ne se dément jamais.

Un retour en arrière permet de mieux comprendre comment la machine fonctionne.

C'est en 1969, plus de 20 ans après le renvoi des ministres communistes, en 1947 sous le gouvernement Ramadier, que le PCF et les socialistes ont sérieusement entrepris de nouer un accord politique qui conduira au fameux programme commun.

La route se révélera longue avant de retrouver des ministres communistes, en 1981. Au lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle du 10 mai, le premier cabinet, constitué le 23 mai, n'en comportait aucun. Ce fut après le second tour des législatives, que Mitterrand permit, le 22 juin à Pierre Mauroy de faire entrer les gens du PCF dans son ministère, qui durera jusqu'au 22 mars 1983. Rappelons les noms de ces tristes sires : Charles Fiterman, ministre d’État aux Transports ; Anicet Le Pors à la Fonction publique : Jack Ralite à la Santé ; Marcel Rigout à la Formation professionnelle.

Remarquons au passage que les réseaux stalino-soviétiques disposaient alors d'autres relais. Dès 1982, la démission de Pierre Dreyfus, ancien PDG de Renault de 1955 à 1975 (3)⇓, ou la suppression de son poste de ministre de l’Industrie, ainsi que le remplacement de Jean-Pierre Cot (4)⇓ à la Coopération, avaient discrètement marqué le commencement discret d'un reflux de l'influence des compagnons de route et/ou amis du Bloc de l'ESt.

Néanmoins tous les gouvernements socialistes ultérieurs avaient laissé une petite place aux amis du PCF – dont il sut toujours tirer profit. Le cabinet Jospin (1997-2002) en l'absence de toute référence à un programme commun trouvait encore le moyen de baptiser cette présence incohérente du nom de "gauche plurielle".

Aujourd'hui, après 45 années de nuisance, la phase historique de l'alliance socialo-communiste, à géométrie variable, interrompue en 1947, recommencée à partir de 1969 n'est donc pas tout à fait terminée. À l'époque, Marchais secrétaire général du PCF osait dire à son sujet : "nous n'avons jamais cessé et ne cesserons d'agir pour que cette unité d'action se réalise." (5)⇓

C'était évidemment oublier les périodes nombreuses où les premiers ennemis désignés par les communistes étaient les socialistes. "Feu sur le Blum" poétisera Aragon. Zinoviev, alors président de l'Internationale communiste "Komintern" avait ainsi théorisé, en 1920, à la face du monde :

"Le conflit entre feu la IIe Internationale et la IIIe dont les forces augmentent de jour en jour n'est pas un étroit litige de parti ; ce n'est point une question à laquelle ne doivent s'intéresser que les hommes appartenant à un parti. C'est un conflit entre le travail et le capital, et qui concerne tout travailleur." (6)⇓

Ainsi donc le sectarisme communiste, sous couvert d'alliance électorale, c'est comme Félix Potin, on y revient, même si, comme Félix Potin l'enseigne commerciale a disparu.

JG Malliarakis http://www.insolent.fr

Apostilles

1 in "L'Huma" du 24 janvier⇑
2 Ibid. ⇑
3 Pierre Dreyfus avait signé en 1981 un livre inouï sous le titre "Une nationalisation réussie : Renault", 211 pages chez Fayard, où ne figure aucun élément d'évaluation chiffrée, pour ne pas parler de "comptabilité", s'agissant d'une entreprise qu'il avait dirigée pendant 20 ans. Publiée par L'Humanité le 27 décembre 1994 sa notice nécrologique a disparu du web. ⇑
4 Jean-Pierre Cot était le fils de Pierre Cot, auquel Jules Monnerot consacre un passage bien senti dans sa "Sociologie du communisme" comme prototype du compagnon de route "progressiste". ⇑
5 cf. entretien à l'AFP du 14 décembre 1969 cité dans L'Humanité du 15 décembre. Et L'Humanité du 19 pourra titrer : "Comment remplacer le système actuel : Communistes et socialistes décident d'engager des conversations sur les conditions fondamentales d'un accord politique." ⇑
6 au cours du "Premier Congrès des Peuples de l'Orient", à Bakou en septembre 1920. ⇑

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 08/02/2014 - 19:32

Quand un communiste commence à s'inquiéter des manifestations

L'éditorial du staliniste Patrick Le Hyaric (1), directeur du journal moribond l’Humanité, député au Parlement Européen et abonné aux moult manifestations gauchistes, est un sommet de loghorrée remplis de stéréotypes. Lisez plutôt :

"Républicains, progressistes, humanistes, le moment est venu de réagir et de nous mobiliser. Des forces aux habits noirs prospèrent dans les fentes de la crise et défilent, depuis trois semaines consécutives, dans les rues de nos villes. Sans grandes réactions. Ces forces occupent les nouveaux moyens de communication que sont les réseaux sociaux et y déversent les venins du mensonge, des rumeurs et des contrevérités. Elles appellent au grand bond en arrière, contre les valeurs de la République et toute idée de progrès. De ce mouvement baptisé « jour de colère » raciste, antisémite et xénophobe à l’opposition au droit à l’avortement, du passage au rejet « du mariage pour tous » au « jour de retrait de l’école », qui n’est rien d’autre qu’une attaque contre l’école publique et ses enseignants, au combat contre la supposée « familiphobie » du gouvernement, après les immondes séquences de Dieudonné, ce que le pays compte de plus réactionnaire occupe le haut du pavé, dans la rue et dans les médias.

Oui, il est temps, il est grand temps de se lever.

Ces mouvements rassemblent une myriade de groupes intégrés aux mouvances de l’extrême-droite, pénétrant les franges de la droite qui vont de l’UNI à l’Action française, du GUD à Jeunesse nationaliste. De plus en plus portés par des journaux comme « Valeurs Actuelles » et le « Figaro », ils ont table ouverte à la radio et à la télévision et se retrouvent dans le nouveau réceptacle lepéniste, baptisé « rassemblement bleu-marine ».

Le ventre de la violente crise sociale, avec son cortège sans fin de chômage, de précarité au travail, de mal être et de mal vivre, les enfante en ce moment, ici et dans toute l’Europe. Elle nourrit la désespérance et avec elle les vieilles rengaines du rejet de l’autre, de la haine et les poisons de la réaction. [...]

Cette galaxie de droite extrême et d’extrême droite, défile ensemble, entraînant derrière elle une multitude de personnes aux idées courtes, réunies dans « un simplisme populiste identitaire », colportant rumeurs et mensonges, vitupérant des slogans racistes, homophobes, antisémites, islamophobes, antiparlementaires ou contre les journalistes. [et caetera]

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... tions.html
1) http://patrick-le-hyaric.fr/lappel-au-s ... publicain/

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 16/02/2014 - 12:45

Montée en critique de la gauche de la gauche

Entre les paillettes de Sotchi, ex paradis stalinien (1)⇓, et les pépites de Californie, notre attention collective s'est trouvée, quelques jours, détournée de l'horizon hexagonal. On en viendrait de la sorte à perdre de vue la situation pathétique, oui pathétique, de ce pauvre pays.

N'insistons pas au-delà du nécessaire, aujourd'hui, sur cette "déconstruction" que l'on dit "sociétale" de nos pseudo-élites. On pourrait tout simplement aussi l'appeler décomposition morale, liquéfaction cérébrale ou destruction nationale. Un Peillon, une Belkacem, une Filippetti, reflets eux-mêmes de leur maître, semblent avoir perdu désormais les repères les plus élémentaires du bon sens. Tenter de les inventorier plus précisément exposerait d'ailleurs à appauvrir le tableau, tant le désordre mental se généralise dans cette frange de l'intelligentsia qu'on appelait naguère "gauche caviar." Il en va de même, en effet, non seulement du gouvernement mais d'un très large spectre de nos couches dirigeantes.

Voici donc que ces gens, souvent indignes et irresponsables, tiennent dans la pratique le pouvoir central parisien légalement pour 3 ans encore. Et dans cet espace de temps, l'opinion que je qualifie de conservatrice – ce doit être le vrai mot, puisque la gauche la plus intelligente du monde a déjà collé à cet excellent adjectif, peu revendiqué à ce jour, le préfixe "ultra" qui tend toujours à disqualifier – ne saurait se satisfaire de catastrophes prévisibles.

On ne facilite jamais la tâche future des héritiers légitimes quand on laisse bousiller l'héritage, par ceux qui momentanément l'usurpent. Un certain raisonnement maximaliste se plaît à désirer qu'on balaye les décombres, à souhaiter ouvertement qu'on aille jusqu'au bout de la politique du pire. N'y adhérons pas (2)⇓.

La tâche des opposants sensés, au contraire, s'ils entendent se consacrer demain à redresser le pays, consistera d'abord à se reconstruire eux-mêmes, en se détournant des conseils des cyniques et des impies, et à retrouver les vrais modèles de pouvoirs réparateurs.

Faut-il dès lors, dans l'intermède, se satisfaire des courbettes hypocrites et virtuelles esquissées en direction du patronat institutionnel ? Faut-il croire à ces propositions de "pacte" à peine esquissées ? Difficile à admettre. Illusoire de s'y rallier. Périlleux d'entrer dans ce piège, tant que rien n'est assuré quant à l'essentiel.

Écoutons-les seulement, pour nous faire une opinion, ces princes qui nous gouvernent. Mesurons surtout leur cacophonie. Elle paralysera tout. Le 8 février "L'Humanité" faisait ainsi des gorges chaudes de ce que "Lienemann et Dray dénoncent le "show" de Désir" en vue de faire accepter l'idée du Pacte de responsabilité. (3)⇓ Le conseil national du parti socialiste se réunissait le 10 février. Le huis clos semble bien justifié par le simple fait que 27 conseillers sur 72 se désolidarisent de la ligne présidentielle, la critique atteignant même les amis d'un ministre comme Benoît Hamon. Le 14 février, dans l'Humanité, l'éditorial de Patrick Le Hyaric dénonce ce qu'il appelle "La braderie américaine de M. Hollande", tout en développant :

"On est stupéfait de la manière 
dont le voyage de François Hollande aux États-Unis consacre 
une entente libérale, occidentaliste 
et militariste avec les dirigeants 
et le capital nord-américains." (4)⇓

Soulignons à ce propos que le quotidien communiste ne se définit plus comme "l'organe central" du PCF, mais qu'il se positionne comme le journal de cette gauche de la gauche dont les camarades de Pierre Laurent prennent de plus en plus le contrôle. De la sorte on trouve des commentaires plus "ouverts" qu'autrefois. À la belle époque du stalinisme et du brejnevisme on ne trouvait jamais de références, même pas des "critiques" simplement des injures à l'endroit des gauchistes et autres "hitléro-trotskistes". Depuis la chute du mur de Berlin tout ce beau monde se trouve réconcilié. Et donc, parmi les commentaires publiés sur le site, on pouvait lire celui-ci, soumis le 14 février 2014 par le camarade "Bellemain" :

"C'est vrai que par pudeur (?) mon journal préféré n'a jamais interrogé, ni ne s'est interrogé, sur l'appartenance de nombre de nos "élites" à la French American Foundation... un peu 5e colonne, non ?"

Voilà le climat qui se développe à gauche. Les élections municipales et surtout le scrutin des européennes, qui se déroule à la proportionnelle, permettront de mesurer l'impact réel dans l'opinion populaire de tous ces vieux dinosaures en train de redevenir carnassiers. Car montée en critique ne signifie pas nécessairement montée en puissance, même pour la gauche de la gauche.

Dans l'hypothèse d'une vraie rupture on assistera peut-être à des ralliements de centristes et d'opportunistes, tentés par l'argument, éculé et artificiel, mais qu'on nous resservira sans honte, de l'union nationale. La coupure culturelle apparue autour de la série de lois, commencée par la Loi Taubira de 2013, continuée par tous les projets en cours, rendrait cependant une telle formule hybride, stérile et illégitime.

JG Malliarakis
http://www.insolent.fr/2014/02/montee-e ... auche.html

Apostilles
1 cf. à ce sujet sur le chronique des événements courants de l'IHS "Vacances staliniennes à Sotchi"⇑
2 L'expérience historique a largement démontré le caractère illusoire de cette rêverie des contre-révolutionnaires de toujours. En France, les royalistes de 1789, la "défection" de 1830, les légitimistes des années 1870, etc. en ont fait les frais. Leur continuateur critique essaiera de leur faire comprendre que la "politique du pire" a toujours été la pire des politiques.⇑
3 cf article de L'Huma du 8 février. ⇑
4 cf. Éditorial de L'Huma du 14 février

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Messagepar Pat » 16/02/2014 - 15:55

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 02/04/2014 - 19:24

J. B. Nguyen Huu Cau, 68 ans, vient de sortir de prison après avoir passé près de 39 ans dans les camps de prisonniers de Hanoï au Vietnam.
Il est l’un des prisonniers politiques ayant passé le plus de temps en prison sous le régime communiste vietnamien.
Au fil des ans d’emprisonnement, il a découvert la foi catholique et a été baptisé. Il avait converti les 50 anneaux de sa chaîne de prisonnier en un chapelet qu’il récitait 5 fois par jour.
Seule la foi lui a permis d’ affronter et surmonter près de 40 ans dans les prisons vietnamiennes où son déclin physique – surdité, cécité et souffrance diverses – a été important… Mais sa foi lui a permis de pardonner à ses geôliers.
J. B. Nguyen Huu Cau, né en 1945, est poète, musicien, compositeur. Il a été capitaine de l’armée de la République du Sud-Vietnam avant la réunification de 1975.
Arrêté à la fin de la guerre, il a d’abord passé 6 ans dans un camp de rééducation et de travail.
En 1982, il a été ré-emprisonné à cause de son activité de poète et compositeur, ses œuvres étant considérées comme des critiques du régime communiste. En 1983, il a été condamné à mort pour avoir dénoncé la corruption répandue parmi les cadres supérieurs de l’armée de Hanoï et pour avoir parlé des crimes commis par les troupes communistes contre le peuple. Il avait été accusé de sabotage pour avoir endommagé « l’image du régime ». Il a plaidé « non coupable ». Finalement, les autorités ont modifié la peine de mort en emprisonnement à vie.
J. B. Nguyen Huu Cau a vécu des années complètes en isolement, dans un camp de prisonniers situé dans la jungle à la frontière vietnamienne.
Les années de prison l’ont profondément marqué, le laissant presque sourd, aveugle de l’œil gauche avec une grave altération de la vision à l’œil droit.
Lire la suite => http://medias-presse.info/apres-39-ans- ... sauve/8233

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 05/04/2014 - 20:32

Le trotskisme aux poubelles de l'histoire (arch 2008)

Un certain Pierre Boussel, dit Lambert, est mort le 16 janvier dernier. Il a été réduit en cendres le 23 janvier, au Père-Lachaise. En présence de MM. les camarades Mailly, Blondel et Bergeron, de la CGT-Force ouvrière, syndicat créé avec les dollars de l’AFL-CIA. En présence aussi de MM. Mélenchon et Filoche, ci-devant trotskistes du Parti socialiste, passé du côté du désordre bourgeois depuis 1914. Lambert avait 88 ans. Il avait répondu à l’appel de Lev Davidovitch Bronstein, dit Léon Trotski, en 1938, et rejoint la IVe Internationale. Depuis 1954, il dirigeait l’OCI, Organisation communiste internationaliste, l’un des trois principaux débris de la IVe en France, « pour la reconstruction de la IVe Internationale ».
De mortuis nihil nisi bene : d’un mort on ne dit rien, sinon du bien. Je n’ai donc rien à dire de Lambert. Je m’en tiendrai à juger de ses fruits. Dans cet exercice, j’ai été précédé par les tribunaux, qui ont eu à juger des malversations trotskistes à la mutuelle étudiante MNEF, comme au comité d’entreprise de la Sécurité sociale.
Le Pété (Parti des Travailleurs), dernier avatar du lambertisme, vient d’annoncer un avatar de plus : le POI, Parti ouvrier indépendant. Le Pété comportant déjà de prétendues tendances socialope, stalinienne et anarcho-syndicaliste (simples sas vers la Vérité), on se demande quelle nouvelle succursale va encore tenir les pigeons en haleine. La fraction poivrot-schivardiste ?
La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) ne saurait rester à la traîne, en fait d’opportunisme et de révisionnisme liquidateur. Son porte-parole Besancenot, miraculeux propriétaire d’un luxueux appartement à Montmartre, annonce qu’elle va se dissoudre dans une vague soupe “anticapitaliste”, sous l’effigie du “Che”, icône de « la grande distribution et de la friperie capitaliste », comme l’écrit si bien la NRH.
Quant à l’Union communiste, qui publie Lutte Ouvrière, la clique pourtant la plus sectaire du trio de frères ennemis, elle en est à faire listes communes avec des sociaux-traîtres du PS néo-libéral, à l’occasion des prochaines municipales.
Il est donc permis de penser que tous ces gens, tous, sont entrés dans la voie des trotskistes de Ceylan, qui en 1964 ont été autorisés à plonger le groin dans l’assiette au beurre gouvernementale, en échange d’un reniement pur et simple.
Le trotskisme en cendres
Comme Lambert, le trotskisme est en cendres. « J’y étais l’honnête homme qui cautionnais une escroquerie », a déclaré à Canal +, peu avant sa mort, Pierre Broué, historien du mouvement ouvrier si considérable que la NRH n’hésite pas à s’y référer. Mais dès les années cinquante, des dissidents (Claude Lefort) ont prédit que le trotskisme ne pourrait jamais se développer, parce qu’il n’était qu’un appendice du stalinisme, quelle que soit la violence de la concurrence entre ces deux variantes du léninisme totalitaire. Un stalinanisme, en somme.
Je ne suis pas seul à voir Trotski dans ces « poubelles de l’histoire » où il précipita si brutalement ses camarades mencheviks en 1917, avant d’inaugurer les massacres que Staline perfectionnerait. Stéphane Courtois – autorité mondiale depuis la publication de son Livre noir du communisme (1997), traduit en vingt-cinq langues – exprime la même vision au terme d’un entretien fouillé avec la NRH (La Nouvelle Revue d’histoire, n° 34, janvier-février 2008, remarquable dossier “Trotski et le trotskisme”) : « À partir du moment où la doctrine elle-même n’est plus assumée par ceux qui en sont les porte-parole, on peut penser que le phénomène va se diluer dans le courant altermondialiste. En résumé, je crois que le trotskisme n’est pas voué à un grand avenir. »
Beaucoup de nos camarades du mouvement national ne parviennent pas à le comprendre. Ainsi Jean Cochet, qui soutient que « la métamorphose des trotskos consiste juste à changer d’habits » dans Présent du 30 janvier. Mais nous ne sommes plus à la veille de l’Octobre rouge, quand Lénine rejetait la dénomination de “social-démocrate” « comme une chemise sale ». Nous sommes à l’autre extrémité du cycle historique qui a emporté très loin l’utopie communiste, un des plus vieux rêves de l’humanité, et qui la ramènera, on ne sait quand, dans une “chemise”, dans des “habits” que personne ne reconnaîtra. Ni Cochet, ni Besancenot.
Au moment de refermer la porte sur ma jeunesse et mes illusions mortes *, je ressens quelque chose d’assez semblable à l’amertume de Louis Aragon, dans Le Roman inachevé, quand la déstalinisation paraît inéluctable, malgré la résistance frénétique du PC”F” :
On sourira de nous comme de
[ faux prophètes
Qui prirent l’horizon comme une
[ immense fête
Sans voir les clous perçant les
[ paumes du Messie

Patrick Gofman L’Action Française 2000 n° 2741 – du 7 au 20 février 2008
* Patrick Gofman évoquait ses souvenirs de permanent trotskiste bénévole (!), de 1967 à 1979, dans Coeur-de-cuir (Flammarion, 1998). Il vient de publier Hillary démasquée, meilleure vente des éditions Pardès en janvier 2008 (128 pages, 12 euros (cf. L’Action Française 2000 n° 2740 du 17 janvier 2008).

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 19/04/2014 - 8:50

Contes et légendes du communisme français : la légende patriotique

Certains de ces épisodes les plus légendaires se rapportent à une période que le PCF eut bien du mal à assumer quand, devenu en 1945-1946 premier parti de France par les suffrages, il revendiquait la direction du pays au nom de son patriotisme et de son indépendance à l’égard de Moscou. En effet, héraut de l’antinazisme jusqu’en juillet 1939, le PCF se trouva fort dépourvu quand fut venue l’alliance entre Hitler et Staline, le 23 août 1939.
Présenté comme un pacte de non-agression censé défendre la paix en Europe, on apprit en 1948 par les archives allemandes, confirmées et au-delà par les archives soviétiques après la chute de l’URSS, que ce pacte était assorti de clauses secrètes par lesquelles les deux dictateurs totalitaires se promettaient le partage de l’Europe orientale : la Pologne serait divisée par moitié, et les États baltes et la Bessarabie reviendraient à l’URSS.
C’est de fait ce pacte qui, libérant Hitler de la menace d’un second front à l’Est, l’engagea à attaquer la Pologne dès le 1er septembre 1939 et à donner ainsi le coup d’envoi de la Seconde Guerre mondiale. Le 17 septembre, l’armée rouge envahissait à son tour la Pologne qui était dépecée, et les partages étaient scellés par un second traité germano-soviétique, « d’amitié et de délimitation des frontières », le 28 septembre.
Les communistes français absolument stupéfaits face à ce virage à 180 degrés de la politique stalinienne, et si la masse des adhérents quitta sur la pointe des pieds, l’appareil demeura fidèle à Moscou et appliqua la politique imposée par Staline.
Désormais, le PCF devait combattre en priorité le gouvernement français, devenu « fauteur de guerre » pour s’être solidarisé avec la Pologne. Interdit par le gouvernement l 26 septembre 1939, le PCF plongea dans la clandestinité et diffusa une propagande pacifiste et prosoviétique – donc pro nazie – allant jusqu’à prôner l’antimilitarisme et le sabotage dans les usines de guerre. Etant donnée l’influence communiste dans les milieux ouvriers, cette attitude pesa sur le climat délétère qui régnait en France durant la « drôle de guerre » et devait aboutir à la défaite de juin 1940.
C’est dans ce cadre que le jeune député Maurice Thorez, qui avait été mobilisé et avait rejoint son régiment en septembre 1939, fut littéralement enlevé le soir du 4 octobre à son cantonnement, sur ordre de l’Internationale communiste, par une équipe de confiance qui le fit passer clandestinement, dès le lendemain matin, en Belgique. De là, Thorez et sa femme, sous passeports soviétiques, prirent tranquillement, fin octobre, un avion pour Stockholm d’où ils rejoignirent l’URSS où le couple passa toute la guerre, avant de rentrer en France en novembre 1944. Ce qui n’empêcha pas le PCF de faire croire que, durant toutes ces années, le secrétaire général du parti était « à son poste dans la lutte contre l’occupant nazi ». Encore fallait-il savoir que ce poste était... à Moscou.
Stéphane Courtois, Mythes et polémiques de l’histoire
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 27/04/2014 - 13:31

Contes et légendes du communisme français : la légende « résistentialiste »

Dès 1943-1944, plus encore après la libération et jusque dans ces dernières années, le PCF s’est présenté comme le premier parti de la résistance à l’occupant. Premier par le nombre, mais aussi premier par la date de l’engagement. Pourtant, dès 1946 l’ancien président du Conseil, Edouard Daladier révélait que le PCF avait entretenu des relations avec les nazis au début de l’occupation, en juillet 1940, afin d’obtenir la légalisation de la presse, interdite en septembre 1939 par le gouvernement de... ce même Daladier, pour propagande défaitiste.
Bien entendu, le PCF, par la voix de son numéro deux, Jacques Duclos, démentit bruyamment ces informations, les mettant sur le compte d’une propagande anticommuniste « primaire ». Il ne manque pas d’insister sur « l’appel du 10 juillet », signé de Thorez et de lui-même, et qui inaugurait la résistance des communistes à l’occupant. Or, l’étude attentive de cet appel puis l’ouverture des archives de Moscou montrent au contraire, à cette date de juillet 1940, des relations du PCF avec les Allemands qui sont plutôt compromettantes pour un parti revendiquant la précocité de son entrée en résistance.
Le 14 juin 1940, alors même que les Allemands entrent dans Paris, Jacques Duclos et Fried y arrivent, venant de Belgique dans une voiture diplomatique. Le 18 juin, au moment même où le général de Gaulle lance à la BBC son premier appel à la résistance, une militante communiste, sur ordre de Duclos, se présente à la propagandastaffel – l’organe de la censure allemande – pour demander la reparution légale de L’Humanité. L’autorisation est accordée le 19 dans l’après-midi alors que le matin même L’Humanité clandestine a diffusé « le communiqué officiel publié par ordre de l’autorité militaire allemande » et que la veille elle appelait à la fraternisation entre ouvriers français et soldats allemands.
Pendant que les Allemands libèrent de prison les communistes emprisonnés par le gouvernement Daladier pour défaitisme, Otto Abetz, le représentant personnel de Hitler à Paris, reçoit à l’ambassade d’Allemagne, le 26 juin, une délégation communiste avec laquelle il engage des négociations politiques. Le lendemain, Duclos fait parvenir à Abetz un mémorandum qui propose « la répression énergique de toute action tendant à entraîner de nouveau le peuple français dans la guerre » et « la conclusion d’un pacte d’amitié avec l’URSS, qui compléterait le pacte germano-soviétique et constituerait un important facteur de pacification européenne ». Foin de la résistance et vive la pax totalitaria !
Les négociations vont se poursuivre avec Abetz jusqu’au milieu du mois d’août et Staline sera régulièrement informé par Duclos de leur évolution, avant de considérer que ce jeu de chat et de souris n’en vaut plus la chandelle. En attendant, les communistes parisiens, croyant à leur retour à la légalité, sont sortis au grand jour, ce qui permettra à la police de Vichy – après feu vert de l’occupant – de les arrêter par centaines en octobre 1940 et de les mettre en camps d’internement qui serviront bientôt de réservoirs d’otages. Non seulement le PCF est « entré en résistance » en cherchant une alliance avec l’occupant, mais sa politique de Gribouille a coûté l’arrestation et bientôt la vie à des centaines de ses militants fusillés comme otages. Nul doute que ce « retard à l’allumage » d’entrée dans la résistance ne fut pas étranger à l’espèce de frénésie antinazie qui, à partir de l’attaque allemande contre l’URSS, poussa Jacques Duclos, le chef du PCF dans la clandestinité, à développer à partir de juillet 1941 un discours ultra-patriotique, voire chauvin, qui allait aboutir à des slogans comme « A chacun son boche ! ».
Dès avant la libération, le PCF se vantait d’avoir été le premier à engager la lutte armée contre l’occupant, mais il oubliait de préciser dans quelles conditions d’improvisation, pour quels résultats et à quel prix !
Dès août 1941, Duclos lança les Jeunesses communistes dans un combat totalement irréaliste contre l’occupant, afin de rattraper le précieux « temps politique » perdu depuis septembre 1939, face au général de Gaulle et à l’ensemble de la résistance. Cette décision se traduisit, à l’été et l’automne 1941, par des actions armées et des sabotages contre l’armée allemande.
Très rapidement, elle entraîna d’abord des vagues massives de dizaines d’exécutions d’otages communistes – dont les 50 otages de Chateaubriand et le désormais fameux Guy Môquet – pour chaque soldat allemand blessé ou tué, puis par l’arrestation et l’exécution de dizaines de ces jeunes envoyés au sacrifice. Et tout cela pour six Allemands tués entre juillet 1941 et mars 1942, alors qu’au même moment Hitler perdait des centaines de milliers d’hommes sur le front de l’Est !
Mais Duclos avait démontré sa solidarité avec Moscou et le PCF allait pouvoir critiquer « l’attentisme » de l’ensemble de la résistance qui, sur les conseils du général de Gaulle, estimait que le moment de l’action armée n’était pas encore venu.
Pendant des décennies, le PCF a nié ces évidences, a continué de colporter ses légendes et a vilipendé les historiens qui mettaient au jour ces vérités. Mais aujourd’hui, après l’ouverture des archives de Moscou ou de la préfecture de police de Paris, ces légendes s’évanouissent en fumée, et comme à tout conte il faut une « morale », nous retiendrons celle-ci : « Tel est pris qui croyait prendre. »
Stéphane Courtois, Mythes et polémiques de l’histoire
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 04/05/2014 - 8:25

Contes et légendes du communisme français : la légende patriotique (2)

Certains de ces épisodes les plus légendaires se rapportent à une période que le PCF eut bien du mal à assumer quand, devenu en 1945-1946 premier parti de France par les suffrages, il revendiquait la direction du pays au nom de son patriotisme et de son indépendance à l’égard de Moscou. En effet, héraut de l’antinazisme jusqu’en juillet 1939, le PCF se trouva fort dépourvu quand fut venue l’alliance entre Hitler et Staline, le 23 août 1939.
Présenté comme un pacte de non-agression censé défendre la paix en Europe, on apprit en 1948 par les archives allemandes, confirmées et au-delà par les archives soviétiques après la chute de l’URSS, que ce pacte était assorti de clauses secrètes par lesquelles les deux dictateurs totalitaires se promettaient le partage de l’Europe orientale : la Pologne serait divisée par moitié, et les Etats baltes et la Bessarabie reviendraient à l’URSS.
C’est de fait ce pacte qui, libérant Hitler de la menace d’un second front à l’Est, l’engagea à attaquer la Pologne dès le 1er septembre 1939 et à donner ainsi le coup d’envoi de la Seconde Guerre mondiale. Le 17 septembre, l’armée rouge envahissait à son tour la Pologne qui était dépecée, et les partages étaient scellés par un second traité germano-soviétique, « d’amitié et de délimitation des frontières », le 28 septembre.
Les communistes français absolument stupéfaits face à ce virage à 180 degrés de la politique stalinienne, et si la masse des adhérents quitta sur la pointe des pieds, l’appareil demeura fidèle à Moscou et appliqua la politique imposée par Staline.
Désormais, le PCF devait combattre en priorité le gouvernement français, devenu « fauteur de guerre » pour s’être solidarisé avec la Pologne. Interdit par le gouvernement le 26 septembre 1939, le PCF plongea dans la clandestinité et diffusa une propagande pacifiste et prosoviétique – donc pro nazie – allant jusqu’à prôner l’antimilitarisme et le sabotage dans les usines de guerre. Etant donnée l’influence communiste dans les milieux ouvriers, cette attitude pesa sur le climat délétère qui régnait en France durant la « drôle de guerre » et devait aboutir à la défaite de juin 1940.
C’est dans ce cadre que le jeune député Maurice Thorez, qui avait été mobilisé et avait rejoint son régiment en septembre 1939, fut littéralement enlevé le soir du 4 octobre à son cantonnement, sur ordre de l’Internationale communiste, par une équipe de confiance qui le fit passer clandestinement, dès le lendemain matin, en Belgique. De là, Thorez et sa femme, sous passeports soviétiques, prirent tranquillement, fin octobre, un avion pour Stockholm d’où ils rejoignirent l’URSS où le couple passa toute la guerre, avant de rentrer en France en novembre 1944. Ce qui n’empêcha pas le PCF de faire croire que, durant toutes ces années, le secrétaire général du parti était « à son poste dans la lutte contre l’occupant nazi ». Encore fallait-il savoir que ce poste était... à Moscou.
Stéphane Courtois, Mythes et polémiques de l’histoire
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 19/05/2014 - 13:14

Commissaire politique stalinien du Viêt Minh, BOUDAREL, le monstre français du camp 113

« Dès le déclenchement de la deuxième guerre mondiale l’Indochine fut envahie par l’armée japonaise qui occupait déjà la Chine et qui avait proclamé en 1938 sa volonté d’éradiquer toute présence d’homme blanc en Extrême-Orient allant jusqu’à introniser, à son départ, le 2 septembre 1945, le gouvernement communiste Hô Chi Minh.

Lors des hostilités avec la France, le Viêt Minh effectua de nombreuses prises d’otages, incluant des civils. Beaucoup de prisonniers militaires français passèrent dans des camps d’internement situés dans les régions sous contrôle indépendantiste et furent soumis à une tentative de « rééducation marxisante » par des commissaires politiques au nombre desquels des communistes étrangers et Français faisaient montre d’un zèle excessif… Ainsi le PCF, par la voix de ses responsables, Maurice Thorez, Jacques Duclos, le couple Joliot-Curie… joua un rôle essentiel, non seulement dans la conception, mais aussi dans l’exécution du lavage de cerveau.

Le sort des prisonniers dans ces camps de rééducation fut longtemps méconnu du grand public. L’affaire Georges Boudarel contribua à la rappeler à l’opinion dans les années 1990.

Militant du parti communiste français, chrétien progressiste et marxiste, Georges Boudarel naquit en 1926. En avril 1948, il s’embarqua pour l’Indochine comme professeur de philosophie et anima l’antenne indochinoise du PCF, le groupe culturel marxiste auquel Jean Chesneaux, l’historien communiste, appartient.

Le 17 décembre 1950, refusant d’être incorporé dans l’armée française et considéré comme « insoumis » puis déserteur, il rejoignit le Việt Minh et se rendit après une longue marche au Tonkin où, en 1953, il fut nommé commissaire politique dans un camp de rééducation de prisonniers, le camp 113.

Situé près du village de Nam Nahm, à 25 km à l’ouest du kilomètre 32 de la RC2 (60 kms au sud de la frontière de Chine et 30kms au sud-ouest de Bac.Giang), ce camp, insalubre, connut très vite une intense activité mortuaire… Son cimetière débordait de cadavres que les grosses pluies d’automne déterraient. Les rats pullulaient et s’attaquaient aux mourants à l’infirmerie. Dès lors, la situation sanitaire devint telle qu’il fallut évacuer ce camp et le reconstruire 30 kilomètres plus à l’est, au nord de VINT-THUY, non loin de la RC2, près de LANG-KIEU.

Quelque 320 prisonniers, survivants d’un triste bétail pensant, abandonnés à leurs délires, à leurs rêves et à leur rancœur, tous d’origine européenne, officiers, sous-officiers et soldats, croupissaient dans ce camp dans des conditions infâmes d’alimentation, d’hygiène et de prophylaxie. A l’infirmerie, véritable antichambre de la mort, des squelettes vivants agonisaient, vaincus par la faim, la maladie et rongés par la vermine, sous un essaim de grosses mouches vertes. Ils étaient, en effet, vidés par la dysenterie, minés par le paludisme, l’avitaminose, les ascaris, la peau rongée par les champignons de la dartre annamite, de la bourbouille et du hong-kong-foot. Parmi ceux qui n’avaient plus aucune réaction et qui allaient mourir le soir même ou dans la nuit, certains avaient les lobes d’oreilles et la base des narines entamés par les rats. C’était un spectacle affreux. Tous ceux qui étaient admis à l’infirmerie mouraient. Les agonisants attendaient la mort, les épuisés prenaient la place des agonisants, les sans-espoirs succédaient aux épuisés, les nouveaux arrivés comblaient les vides entretenant ainsi le cycle. Dans un endroit retiré, des latrines avaient été creusées où grouillaient des millions d’asticots qui donnaient naissance à des multitudes de mouches vecteurs de toutes les maladies, véritable « pont aérien entre ce lieu et les cuisines » selon le mot même de Boudarel. Le taux de mortalité variait entre 25 et 40 décès par mois, et même plus, selon les saisons.

C’est en ce lieu sinistre que Boudarel, surnommé « Dai Dông », mit au point ses sévices chaque jour plus raffinés et excella dans le lavage de cerveau imprégné des doctrines du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien.
Dans ce « mouroir », sa spécialité : « La mise à mort sans toucher » consistait :

- à abreuver de cours de « rééducation politique » des hommes blessés, malades, éreintés, affamés
- à obliger les moribonds à se lever pour assister à ces séances, qui contribuaient à les achever
- à exploiter la pratique clé la « critique et de l’autocritique » pour créer un détestable climat de méfiance, de discorde et de délation
- à remettre au Vietminh des médicaments parachutés par la Croix Rouge Française et en les refusant aux malades abandonnés sans soins
- à réserver aux évadés repris un sort qui menait à une fin quasi certaine
- à établir lui-même la liste des « libérables », c’est-à-dire en s’attribuant le droit de vie et de mort
- à pousser la cruauté jusqu’à renvoyer au camp des prisonniers déjà sur le chemin de la libération : Certains en mourront de désespoir
- à détenir un record de mortalité, avec 1 à 8 décès par jour.

Boudarel étant devenu le « conseiller technique » pour l’action psychologique, les chefs des 130 camps Việt Minh appliquaient avec zèle, sur ses indications, les séances de tribunal populaire destinés à juger ceux qui étaient considérés comme « fautifs ». Les prisonniers subissaient des traumatismes importants dus au viol psychologique de l’endoctrinement, des séances d’autocritique et d’encouragement à la délation.

Ils furent, ainsi, victimes « d’agressions psychologiques découlant d’une doctrine monstrueuse, appliquée par un État pratiquant une politique d’hégémonie idéologique et d’intolérance active ». Tous les éléments du génocide constituant le crime contre l’humanité furent réunis, tel que le définit la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948 : « Atteintes graves à l’intégrité physique et mentale du groupe ; soumission intentionnelle de celui-ci à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ».

Par ailleurs, en dépit de leur extrême faiblesse, tous ceux qui pouvaient tenir debout participaient aux corvées et aux activités du camp. « Si pas travailler, pas manger ! » Telle était la devise du surveillant général.

« Notre estomac est un chien enragé qui glapit, s’élance et se déchaîne, déchire les entrailles de ses dents »…

Pour preuve de son implacable inhumanité et de la jouissance dont il devait probablement se repaître, Boudarel fit condamner à mort Jean CHAMINADAS qui commandait la 7ème Compagnie du 5ème Régiment Etranger d’Infanterie au motif d’avoir tenté trois évasions et tué une sentinelle lors de la dernière. Mais là ne s’arrêta pas son abjection… Il demanda au frère du condamné, Max CHAMINADAS, également prisonnier, de commander, en personne, le peloton d’exécution… ce que Max refusa, évidemment. Qu’à cela ne tienne : Jean fut exécuté, pour l’exemple, sous les yeux de ses camarades d’infortune. Aujourd’hui, sa dépouille (ou ce qu’il en reste) repose au mémorial dédié aux « Morts pour la France » implanté à Fréjus.

Parmi les punitions – identiques à tous les camps- l’une des plus terribles était le séjour prolongé dans la sinistre « cage à buffles » sous une maison sur pilotis où le prisonnier, attaché à un poteau dans une eau putride sans pouvoir se protéger des piqûres d’insectes, était supplicié jusqu‘à la folie et la mort.

Durant l’année de son activité au camp 113, Boudarel reconnut lui-même un taux de mortalité atteignant les 70 %. Sur les 320 prisonniers Français, 278 moururent de mauvais traitements et de torture physique et psychologique. Lorsqu’ils débarquèrent à Marseille, les survivants, squelettes ambulants ou morts-vivants portés sur civière, furent la cible des jets de boulons, de crachats et d’injures par des dockers communistes de la CGT.

Inculpé de trahison Georges Boudarel fut condamné à mort par contumace en juin 1953. Après les accords de Genève, ce tortionnaire, bénéficiant de la loi d’amnistie gaulliste du 18 juin 1966, revint en France et fut aussitôt coopté au CNRS par ses amis communistes pour y préparer une thèse de troisième cycle d’histoire à l’université Paris VII Jussieu. Il devint maître de conférences à Jussieu et ces mêmes communistes et syndicalistes feront ensuite valider ses années « d’expérience » en Indochine pour favoriser sa carrière…

Durant ces années, il fréquente assidument les milieux trotskistes, en particulier la ligue d’Alain Krivine et comptera parmi ses amis et « protecteurs » Gisèle Halimi, Suzan Sontag, Marianne Schaub, Laurent Schwartz, Marcel Kahn, Madeleine Rebérioux… tout le gratin de la gauche intellectuelle qui sera à l’origine de la création de la « Ligue Contre Révolutionnaire ».

Le 13 février 1991, lors d’un colloque au Sénat sur le Vietnam auquel Boudarel participait, il fut reconnu et apostrophé par Jean-Jacques Beucler, ancien secrétaire d’État aux anciens combattants ayant lui-même participé à la guerre d’Indochine durant laquelle il avait été prisonnier pendant 4 ans dans le camp 113.

« Vous avez du sang sur les mains. Votre présence à cette tribune est indécente ! » vitupéra Beucler.

L’affaire fit grand bruit, d’autant plus que Boudarel adopta une attitude provocatrice, affirmant ne rien regretter et allant jusqu’à se moquer publiquement de ses anciennes victimes. D’autres témoignages furent déposés ensuite contre Boudarel qui fit l’objet en 1991 d’une plainte pour crimes contre l’humanité déposée par d’anciens prisonniers français du camp 113. Contre toute attente, articles et pétitions en faveur de Boudarel ne manquèrent pas dans le camp « progressiste » (Jean Lacouture, Pierre Vidal-Naquet…) et la justice rejeta l‘accusation de crime contre l’humanité portée par une association d’anciens combattants, au motif que les faits étaient couverts par la loi d’amnistie de 1966.

Suprême dérision : Soutenu par l’ensemble de la gauche intellectuelle, il échappa également à toute sanction dans le cadre universitaire.

A 65 ans, l’ancien commissaire politique du camp 113 put en toute légalité faire valoir ses droits à la retraite. Il mourra paisiblement dans son lit le 26 décembre 2003 à l’âge de 77 ans.

« Et ton nom paraîtra dans la race future, aux plus cruels tyrans, une cruelle injure ! » (Racine)

José CASTANO

http://www.contre-info.com/commissaire- ... more-32722

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 07/06/2014 - 20:18

Procès du comité d’entreprise d’EDF-GDF : entre emplois fictifs et financement du Parti communiste

Alors qu’une procédure a été lancée, il y a 10 ans maintenant, ce n’est que cette semaine que s’est ouvert le procès autour du détournement de fonds du comité d’entreprise d’EDF.

Avec un budget annuel de 400 millions d’euros, le comité d’entreprise de la société semi-publique EDF, dénommé « Caisse centrale des activités sociales » (CCAS), est l’un des plus importants de France. La Cour des comptes avait alerté sur les pratiques dispendieuses de l’organisme. Les fonds de la structure auraient été utilisés pour financer des prestations de service au profit du Parti communiste français, ainsi que des emplois fictifs mis à disposition de la CGT et du même PCF. On relèvera notamment le financement de la traditionnelle fête de l’Huma entre 1997 et 2005 pour un coût avoisinant 1,2 million d’euros.

Qui trouve-t-on parmi les prévenus ?

Seize entités sont impliquées dans cette affaire, notamment la CGT, la société du journal L’Humanité, et la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin. Cette dernière est soupçonnée d’avoir bénéficié d’un emploi à la CCAS alors qu’elle exerçait son activité au Parti communiste. Ce qu’elle nie, reconnaissant cependant « ne pas avoir beaucoup mis les pieds à la CCAS car j’étais sur le terrain, au parlement, à l’Unesco, dans des colloques, le but étant d’avoir toujours un coup d’avance ».


La CCAS s’est portée partie civile sur l’affaire…

Et cela, bien que le président de la CCAS, contrôlée depuis la Libération par la CGT, ait affirmé « ne pas avoir subi de préjudice ». Ce dernier élément est pourtant essentiel pour pouvoir se porter partie civile dans une affaire. La CFDT, SUD, la CGC et FO se sont également portés partie civile au côté de GDF. Redouteraient‑ils de se retrouver, eux aussi, sur le banc des accusés ? A noter qu’EDF a retiré sa plainte pour « absence de préjudice subi ». Le verdict est prévu le 24 juin.

http://fr.novopress.info/168912/proces- ... ore-168912

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 07/06/2014 - 21:25

Les communistes français durant la guerre d’Indochine

« Félicitations au succès du Vietminh. Nous sommes de cœur avec lui. Nous envoyons aux troupes du Vietminh notre fraternel salut et notre témoignage de solidarité agissante. » (Journal communiste « L’Humanité » du 6 mars 1952)

Après le bombardement du port de Haiphong, le 23 novembre 1946, par la Marine française, le Viet Minh, dirigé par Hô Chi Minh, président de la République démocratique du Viêt Nam (dont l’indépendance a été proclamée à Hanoi le 2 septembre 1945), décide de lancer, le 19 décembre 1946, une offensive ayant pour but la « libération » de la ville de Hanoï. À 20 heures, une explosion dans la centrale électrique de la ville annonce le début de l’insurrection. De nombreux ressortissants français sont massacrés et des maisons pillées. Hô Chi Minh appelle tout le peuple vietnamien à se soulever contre la présence française : « Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée… Que chacun combatte le colonialisme ! ». C’est le début de la guerre d’Indochine. Elle va durer huit ans.

La France avait engagé sa parole auprès du Viêt-Nam, dirigé alors par Bao Daï. Elle n’était plus un pays affrontant une rébellion nourrie par la Chine et l’URSS, elle était la représentante d’un système, le « monde libre », face à un détachement d’un régime ennemi, le « communisme ». Et le général Catroux, ancien gouverneur général de l’Indochine, d’écrire dans Le Figarodu 21 juillet 1953 : « Il n’est pas en effet loisible à la France de rompre à sa convenance le combat, parce que la guerre d’Indochine n’est pas seulement sa guerre contre le seul Hô Chi Minh, mais celle du monde libre, auquel elle est liée, contre le communisme ».

Dès le début de ce conflit, les communistes français n’eurent de cesse de procéder à une critique et à une condamnation de cette « sale guerre » qu’ils appréciaient, à l’instar d’Etienne Fajon « comme une guerre injuste, réactionnaire, menée contre la liberté d’un peuple ».

Dès lors, tout fut mis en œuvre pour venir en aide au « peuple vietnamien opprimé » et la consigne émise par la direction centrale du PCF : « Refus de la fabrication, du transport et du chargement du matériel de guerre destiné à l’Indochine », immédiatement appliquée, notamment par les syndicalistes de la CGT.

La presse communiste devenait quotidiennement plus incisive en stigmatisant à outrance la présence française en Indochine, la qualifiant de « poison colonialiste » et Léon Feix d’écrire dans L’Humanité du 24 mars 1952 : « De larges masses participeront effectivement à la lutte anticolonialiste dans la mesure où nous saurons extirper de l’esprit des Français, en premier lieu des ouvriers, le poison colonialiste »… tandis que Jean-Paul Sartre, n’avait de cesse de fustiger dans la revue « Temps Modernes », « l’action criminelle des soldats français ». Dès lors, les communistes français allaient, à leur façon, participer activement à ce conflit…

Dans les usines d’armement, les armes et les munitions destinées aux soldats de l’Union Française étaient systématiquement sabotées… « L’effet retard » des grenades était volontairement supprimé, ce qui entraînait leur explosion immédiate dès qu’elles étaient dégoupillées, la plupart du temps, dans les mains de leurs servants… Les canons des pistolets mitrailleurs et des fusils étaient obturés avec une balle, ce qui entraînait souvent leur explosion… Les munitions étaient sous chargées ou ne l’étaient pas du tout… Les obus de mortier explosaient dès leur percussion ou s’avéraient inertes… Les moteurs des véhicules de terrains comme ceux des avions subissaient également toutes sortes de sabotage : Joints de culasse limés et limaille de fer dans les carters à huile… Ce fut le cas, entre autres, des moteurs de l’hydravion « Catalina » de la 8F où furent impliqués des ouvriers des ateliers de la base de Cuers-Pierrefeu… Même le porte-avions d’escorte « Dixmude », n’échappa pas aux dégradations : Ligne d’arbre endommagé. L’enquête permit d’identifier le saboteur en la personne du quartier-maître mécanicien Heimburger, membre du Parti Communiste Français.

Tout cela, pourtant, n’était rien d’autre que de la haute trahison et les ouvriers comme leurs commanditaires qui envoyaient chaque jour à une mort certaine des soldats français, auraient dû être traduits devant des Tribunaux d’exception pour « intelligence avec l’ennemi ». Ils ne furent jamais inquiétés ! Et cette strophe du poème du capitaine Borelli, officier de Légion, adressé à ses hommes morts au combat, prennent ici, un sens particulier :« Quant à savoir, si tout s’est passé de la sorte, si vous n’êtes pas restés pour rien là-bas, si vous n’êtes pas morts pour une chose morte, Ô, mes pauvres amis, ne le demandez pas ! »

Sur les quais, les aérodromes et les gares tenus par la CGT, la mobilisation communiste était identique. Les acheminements de troupes et de matériels subissaient de graves perturbations… Les navires et les trains étaient immobilisés, les détériorations ne se comptaient plus, les grèves se multipliaient… A Grenoble, une pièce d’artillerie fut jetée à bas du train. En gare de Saint-Pierre-des-Corps, à Tours, une militante communiste, Raymonde Dien, devint une héroïne nationale pour s’être couchée en travers d’une voie. Cette violence atteignit son point culminant dans la nuit du 2 au 3 décembre 1947. A la suite du sabotage d’une voie ferrée par un commando de la cellule communiste d’Arras, l’express Paris-Lille dérailla, faisant 16 morts et 30 blessés…

Quant aux blessés rapatriés, généralement débarqués de nuit à Marseille, ils étaient acheminés secrètement en région parisienne où ils arrivaient au matin à la gare de l’Est. Mais cette discrétion ne les épargnait pas des manifestations hostiles des cheminots CGT. Les blessés étaient injuriés et frappés sur leurs civières. Un hôpital parisien qui demandait du sang pour les transfusions sanguines spécifiait « que ce sang ne servirait pas pour les blessés d’Indochine » car, à l’Assemblée Nationale, les députés communistes avaient exigé que « la collecte publique de sang ne soit jamais destinée aux blessés d’Indochine qui peuvent crever (sic) ». A Noël un député suggéra qu’un colis de Noël soit envoyé aux combattants d’Extrême Orient. Une député du PCF s’exclama aussitôt : « Le seul cadeau qu’ils méritent, c’est douze balles dans la peau ! ».

Par ailleurs, outre les armes et les fonds adressés régulièrement au « grand frère vietminh », des tonnes de médicaments lui étaient également acheminés par l’Union des Femmes Françaises (1) et l’indignation de nos soldats ne résultait pas tellement de ce que l’ennemi recevait de la Métropole des colis de pénicilline, mais du fait que, chaque jour, des soldats français mouraient, faute d’en posséder.

Pour nos soldats enlisés dans ce conflit, la guerre prenait un parfum amer teintée de colère et de découragement… La prise de conscience fut rapide et brutale : Désormais l’ennemi n’était plus le Viêt-Minh mais les communistes français…

La fin tragique de la bataille de Diên Biên Phu scella la défaite de la France et l’obligea à se retirer de l’Indochine mais le PCF demeura actif et poursuivit son action dévastatrice au sein du contingent et de ses réseaux de « porteurs de valises », durant la guerre d’Algérie. Combien de nos jeunes soldats sont morts sous les balles des communistes français livrées aux tortionnaires du FLN ?…

José CASTANO

(1) Issue des comités féminins de la Résistance, l’Union des Femmes Françaises est créée par un congrès le 21 décembre 1944. Elle se révèle rapidement liée au Parti communiste français, sous la houlette de Jeannette Vermeersch, qui en fait pendant les années de guerre froide, une organisation communiste de masse. Elle se retrouve notamment impliquée dans des actes de sabotages et de découragement à l’encontre des soldats français lors de la guerre d’Indochine.
L’Union des femmes françaises devient Femmes solidaires en 1998.

« Les Justes meurent comme des chiens ; les crapules ont leur chance. C’est un monde totalitaire déserté par toute transcendance. Le Mal n’y est pas un scandale mais la règle commune » (Commandant Hélie Denoix de Saint Marc, officier putschiste du 1er REP)

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Messagepar Pat » 16/06/2014 - 13:02

Georges Boudarel, traître et bourreau

De la trahison et du meurtre à l'Université et aux honneurs, le parcours sanglant d'un commissaire politique communiste.
Le 13 février 1991, lors d'un colloque au Sénat consacré à l'actualité vietnamienne, éclata une « affaire » qui a éclaboussé l'université française et illustre la puissante influence qu'y exercèrent les réseaux et les intellectuels communistes. Ce jour-là, en effet, l'ancien secrétaire d'Etat aux anciens combattants Jean-Jacques Beucler, vétéran de la guerre d'Indochine au cours de laquelle il fut fait prisonnier et interné, quatre années durant, au camp 113, se leva et apostropha durement l'un des universitaires qui devait prendre la parole : « Vous avez du sang sur les mains ! Votre présence à cette tribune est indécente ! »
Sous les traits grassouillets de Georges Boudarel, honorable maître de conférences à l'université Paris VII-Jussieu et « spécialiste » de l'Extrême-Orient, Beucler avait reconnu « Dai Dông », l’ ancien « conseiller technique pour l'action psychologique », autrement dit commissaire politique, au camp 113, traître à son pays et bourreau de ses compatriotes.
Bon militant communiste
L'itinéraire de Boudarel est celui d'un « bon » militant du parti communiste dit français, auquel il adhère à l'âge de 19 ans, en 1945. En 1948, il s'embarque pour l'Indochine, où, devenu professeur, il enseigne la philosophie au lycée de Dalat, puis au lycée Marie-Curie de Saigon, tout en animant la section indochinoise du PCF.
Cependant, l'heure vient où il est appelé sous les drapeaux. Refusant de servir son pays, le futur Dai Dông déserte : « Opposé à toutes formes d'impérialisme et de colonialisme, j'ai aussitôt rejoint, grâce à mes contacts communistes, la résistance vietminh », racontera-t-il en 1991 à des journalistes de Minute, d'ailleurs sidérés à l'issue de cet entretien de l'absence de remords qu'avait montré l'ancien bourreau. Car Boudarel, ayant gagné le nord du Tonkin, y prend en main, de février 1953 à février 1954, la rééducation politique des prisonniers français détenus au camp 113(1).
« Mon rôle, a-t-il expliqué aux journalistes de Minute, consistait chaque jour à enseigner les principes de la révolution culturelle aux prisonniers. À leur inculquer les bases d'une éducation politique afin qu'une fois rentrés en France, ils interpellent l'opinion pour que cesse cette guerre injuste. » Autrement dit, à appliquer les techniques marxistes du lavage de cerveau sur des malheureux à bout de force. Comme dans tous les camps viets, même les plus faibles sont tenus d'assister à ses « cours », les techniques de critique et d'autocritique mises en œuvre créent un climat de délation et de méfiance entre les prisonniers. Pour ces derniers, le fait que le commissaire politique soit français est un facteur aggravant, puisqu'il est plus à même que les vietminh de comprendre leur psychologie.
Un pouvoir de vie et de mort
Dai Dông-Boudarel dispose d'un pouvoir de vie et de mort sur les détenus. En 1991, un survivant du camp 113 témoignait dans Minute : « Nous étions souvent interrogés pour voir si nous suivions assidûment les cours. Ceux qui répondaient mal ou ne voulaient pas suivre les cours eurent leurs rations qui diminuaient de telle sorte que, s'ils étaient déjà affaiblis, ils ne tardaient pas à mourir. »
Même les mesures d'hygiène lui donnent l'occasion d'humilier et de punir, comme lorsqu'il décide de lutter contre les innombrables mouches qui, selon ses propres termes, font un « pont aérien » entre les latrines et les cuisines : « Chacun d'entre nous devait en tuer un nombre déterminé par jour, les mettre dans un bambou coupé en deux qui servait de boîte et les montrer au responsable du camp... Certains d'entre nous ne parvenaient pas à en attraper suffisamment. Ils étaient obligés d'échanger leurs rations de riz contre des cadavres de mouches que d'autres prisonniers, plus habiles, parvenaient à attraper en grand nombre. Et ils ont fini par mourir... »
Inhumanité
Par ailleurs, le traitre confisque au profit du vietminh les médicaments parachutés par la Croix rouge pour les soldats prisonniers, qui auraient sans doute pu sauver des vies.
Décidant des « libérations inconditionnelles », qui représentent pour les détenus l'espoir d'échapper à cet enfer, Dai Dông enjoué pour briser les volontés et jusqu'aux plus élémentaires sentiments d'humanité. Accompagnant un groupe de « libérables » squelettiques, il les réunit, au bout de quelques jours de marche : « L'un d'entre nous avait volé un œuf dans un village, a raconté Claude Baylé, auteur de Prisonnier au camp 113. Boudarel nous a obligés à le dénoncer, à le juger, à le renvoyer au 113. Nous étions tellement obsédés par notre libération que nous ne tenions même plus compte de l'amitié. Impensable ce que nous étions devenus ! »
Le bilan du commissaire politique communiste est éloquent : en un an, 278 captifs meurent, sur un effectif de 320. Le taux de mortalité est plus élevé au camp 113 que dans les camps de concentration nazis. Boudarel n'en sera pourtant jamais châtié (voir page suivante). Condamné à mort par contumace pour trahison en 1953, il séjourne en URSS, puis en Tchécoslovaquie avant de rentrer en France en 1966, à la faveur d'une loi d'amnistie.
Une « expérience » validée par l'Université
Grâce aux réseaux rouges, il devient le collaborateur de l'historien communiste Jean Chesneaux, est recruté comme maître assistant par l'université de Jussieu et comme chercheur (spécialiste de l'histoire du Vietnam...) par le CNRS. Songeant déjà à sa retraite bien méritée, il parvient même à faire valider ses années d'« expérience » courant du 19 décembre 1950 au 30 septembre 1967, en indiquant pour la période 1951-1954 - comprenant donc son activité au camp 113 : « Voyage d'études en Extrême-Orient » !
Boudarel mourra le 26 décembre 2003, âgé de 77 ans, sans jamais avoir payé pour ses crimes.
Hervé Bizien monde & vie 11 juin 2014
I. L'une de ses victimes l'a accusé d'avoir également sévi au camp 122, ce qu'il a nié.
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Messagepar Pat » 16/06/2014 - 22:23

L'enfer des camps de la mort du Vietminh

Monde et Vie a évoqué, dans un récent numéro, l'héroïque combat des défenseurs de Dien Bien Phu. Dans son livre Convoi 42, Erwan Bergot, qui prit part à cette bataille et partit en captivité après le cessez-le-feu du 7 mai 1954, écrit : « Rien, pourtant, n'était terminé vraiment et si certains soldats avaient cru parfois toucher le fond de l'enfer, tous se trompaient. Le pire était à venir. »
Au terme d'une marche épuisante et meurtrière, les défenseurs de Dien Bien Phu allaient rejoindre dans les quelque 130 camps de « rééducation » du vietminh - euphémisme pour désigner des camps de la mort - leurs camarades capturés antérieurement, notamment lors de la bataille de la Route Coloniale 4 et de l'anéantissement des colonnes Le Page et Charton en octobre 1950.
Cette marche constitue une première mise en condition des « tu binh » (prisonniers de guerre), qu'il s'agit d'affaiblir à la fois physiquement et moralement pour atteindre le but que le vietminh s'est fixé : utiliser ces soldats contre le corps expéditionnaire français, au moins aux fins de propagande en les contraignant à signer des pétitions et des manifestes pacifistes, au mieux en renvoyant ceux que l'on parviendra à « convertir » à la cause de l'anticolonialisme porter la bonne parole dans les rangs du CEFEO(1).
Normalisation
Pour y parvenir, les techniques de lavage de cerveau mises en œuvre dans les camps sont d'autant plus efficaces que les sujets ciblés sont fragilisés, physiquement par le manque de nourriture et la maladie, et moralement par la perte des repères, la solitude et le désespoir. La suppression des grades, le manque total d'informations extérieures, le regroupement de la majorité des officiers au sein du camp numéro 1 (les hommes de troupes, plus jeunes et moins solidaires, sont plus malléables), l'absence de médecins (sauf au camp numéro 1, puisqu'ils sont officiers) et de médicaments, l'incitation à la délation, le faible espoir de bénéficier d'une « libération inconditionnelle », la crainte d'une diminution des rations de riz déjà faméliques, la présence permanente de la mort, contribuent, entre autres, à obtenir ces résultats et à briser les résistances.
Lavages de cerveau sur des hommes à bout de force
Les têtes les plus dures et ceux qui désertent le « camp de la paix » en tentant de s'évader s'exposent à de rudes châtiments, y compris à être exécutés, les captifs n'étant pas considérés comme des prisonniers de guerre, mais comme des criminels de guerre redevables de la vie à la « grande clémence » de Hô chi Minh. As peuvent aussi être mis « aux buffles » : lié à un poteau dans une étable à buffle, sous une maison sur pilotis, au milieu des excréments des bêtes, le puni est offert aux piqûres de milliers de maringouins, moustiques porteurs de maladies diverses. Dans Les soldats oubliés, Louis Stien, officier du 1er BEP capturé sur la RC4 et auteur de deux tentatives d'évasion, a laissé de ce supplice auquel il fut soumis une description impressionnante. Certains prisonniers en deviennent fous ou meurent.
C'est sur ces misérables à bout de forces, affamés, parfois blessés, souffrant de la dysenterie, du béribéri, du paludisme, de pathologies neuropsychiatriques, rongés par la vermine et par les parasites (dont les ascaris, répugnants vers rouges de 25 centimètres qui se développent dans l'appareil digestif), que les can bô, cadres chargés de la rééducation, appliquent le lavage de cerveau, par l'endoctrinement, la dépersonnalisation de l'individu, l'espoir le plus souvent illusoire de la libération, l'autocritique et la délation qui sèment la zizanie et la haine parmi les « Tu Binh ».
Le bilan est terrifiant : plus des deux tiers des quelque 40000 prisonniers de guerre détenus dans les camps du vietminh y sont morts. Concernant les prisonniers de Dien Bien Phu, la mortalité, en quatre mois de captivité, a atteint 72 %. Un chiffre insuffisant pour émouvoir, en France, les belles âmes des intellectuels de gauche.
Hervé Bizien monde & vie 11 juin 2014
1) CEFEO : Corps expéditionnaire français en Extrême Orient.

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Messagepar Pat » 20/06/2014 - 22:49

Les objectifs de la CGT restent purement politiques

La CGT nous offre donc encore une semaine de bonheurs. Du premier au quatrième jour, la participation des cheminots, déjà faible au départ, a diminué de moitié. Elle était passée, du 12 au 15 de 27 à 14 %. Elle a néanmoins été reconduite, comme d'habitude, à main levée le 16 par des assemblées générales fort peu représentatives. Une nouvelle séquence aura donc commencé, après par les embarras des jeunes candidats au baccalauréat, et elle se continue avec l'engorgement des transports.

Si l'on en croit un sondage du "Parisien-Aujourd'hui en France" trois Français sur quatre désapprouvent ce mouvement.

Cela fait quand même, malheureusement, encore beaucoup trop de gens qui le trouvent sans doute très bien. Voilà de l'espoir pour ce qu'on appelle "la gauche de la gauche" que la direction stalino-cégétiste cherche à fédérer dans sa bataille à retardement contre ce qu'on appelle pompeusement "mondialisation", en fait contre la concurrence et la libre entreprise. Rappelons à ce sujet que la simple desserte par car est soumise au bon vouloir du monopole étatiste.

Un débat se prolongera à l'Assemblée nationale jusqu'à la fin de la semaine autour du projet gouvernemental. Celui-ci ne se révèle qu'une tentative bien molle, plutôt cafouilleuse, et vouée à l'échec, de faire semblant de réformer le pays, tout en maintenant des avantages corporatifs conçus au siècle dernier, en vertu d'idées datant du siècle précédent. La loi en cours d'adoption a d'ailleurs été conçue pour porter au pinacle le président de la SNCF, le caméléon médiatique Guillaume Pepy, avec le soutien du sous-ministre Cuvillier installé en 2012. Elle risque de n'aboutir à son éviction à court terme. Celle-ci pourrait bien s'opérer sous la pression du ministère de l'Environnement, Madame Royal ayant été remise en selle en 2014, elle-même porte parole des présidents de Régions, vaches à lait du monopole ferroviaire.

Quelle joie, dans ce contexte incompréhensible, pour les usagers du train, quel extase pour les festivaliers, quelle aubaine pour les Parisiennes : la CGT aura montré dès la semaine du 10 au 15 juin, avec les protestations des intermittents du spectacle, ce dont elle reste capable.

Pendant ce temps les gros moyens de désinformation auront passé gentiment sous silence le procès qui s'est ouvert, dans l'indifférence presque générale, le 2 juin à Paris sur le comité des Œuvres sociales d'EDF-GDF devenu Caisse centrale d’activités sociales (CCAS). Ah ! la bonne vieille institution : elle remonte à la grande année de Marcel Paul, 1946, année des grandes fournées, je ne trouve pas d'autre mot, de nationalisations. Certes son Histoire a été quelque peu contrariée en 1951 par le gouvernement Pinay : pouah. Mais on l'a reconstituée en lui donnant un nouveau nom. Et elle a donc repris, en toute impunité jusqu'ici, son mode de fonctionnement au service des besoins matériels du parti communiste.

Quoi de plus naturel et légitime que d'aider le prétendu "parti des 75 000 fusillés", soi-disant "parti de la classe ouvrière" et, jusqu'à une date récente, "premier parti de France".

En décembre 2012, toutefois, un [méchant] juge d'instruction, à la solde des gros monopoles et du grand capital, n'en doutons pas, répondant au nom de d'Huy, et au prénom plus que suspect de Jean-Marie clôturait son enquête par une ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel à l'encontre de Jean Lavielle, ancien président cégétiste de la CCAS, et dix (10) autres personnes. Le même magistrat déférait en même temps devant la justice le quotidien "L’Humanité", le journal "La Voix ouvrière", la centrale CGT et sa Fédération des mines et de l’énergie.

Il a cependant fallu attendre 18 mois pour que le TGI de Paris fasse comparaître les 16 prévenus. Il faudra encore attendre, très probablement une procédure d'appel.

Tous ces gentlemen sont soupçonnés de malversations financières au profit de la cause communiste.

Doit-on d'ailleurs considérer comme plus grave de détourner des fonds, éventuellement, comme n'importe quel politicien, pour améliorer son propre ordinaire, – ce qu'on appelle "enrichissement personnel" – ou de les remettre au parti communiste ? Laissons aux casuistes le soin de trancher.

JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/06/les-obje ... iques.html

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 27/06/2014 - 20:23

La CGT impopulaire chez 69% de Français

Une large majorité de Français ont une mauvaise opinion de la CGT et de son leader, les jugeant "trop systématiquement opposés aux réformes", selon un sondage BVA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France à paru dimanche 22 juin.
69% de Français ont une mauvaise opinion de ce syndicat contre seulement 28% qui en ont une bonne, selon ce sondage. Les salariés en ont une mauvaise opinion à 67% dont 72% dans le privé et 61% dans le public.
Seulement 14% des Français ont une bonne opinion de son patron, Thierry Lepaon contre 44%, qui en ont une mauvaise. 42% des personnes interrogées ne le connaissent pas assez pour avoir une opinion. Parmi ceux connaissant le numéro un de la CGT (58% des personnes interrogées), 25% en ont une bonne opinion et 75% une mauvaise. Concernant Bernard Thibault, l'ancien numéro un de la CGT, 33% en ont une bonne opinion, 47% une mauvaise et 20% ne le connaissent pas assez pour avoir une opinion.
"Trop systématiquement opposée aux réformes"
Parmi les trois syndicats, 48% des Français se sentent "plutôt le plus proches" de la CFDT, et 17% de la CGT et de Force Ouvrière. Entre la CGT et le Medef, 41% préfèrent la CGT et 39% le Medef.
73% des Français jugent la CGT "trop systématiquement opposée aux réformes" et 71% "trop idéologique". 77% d'entre eux ont désapprouvé l'appel de la CGT à la grève à la SNCF, quand 19% ont approuvé, et 63% ont désapprouvé son appel à la grève des intermittents et 33% ont approuvé.
Seulement 31% des Français ont une bonne opinion des syndicats en général contre 68% qui en ont une mauvaise.
Le sondage a été réalisé selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon de Français recrutés par téléphone et interrogés par internet les 19 et 20 juin. L'échantillon de 952 personnes est représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans. Marge d'erreur de 2,5%.
Source : http://www.huffingtonpost.fr/2014/06/22 ... 18872.html
http://www.oragesdacier.info/2014/06/la ... ncais.html

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 08/07/2014 - 13:01

Histoire : certaines archives du KGB sur ses agents anglais dévoilées
Et les commentaires du KGB sur ses agents anglais ne sont pas toujours flatteurs…
Lu surle Figaro:Dont un groupe de cinq agents recrutés dans les années 1930 à l’Université de Cambridge et qui occupaientdifférents postes aux services de renseignements intérieurs (MI5) et extérieurs (MI6) britanniques.
Les documents peignent un portrait peu flatteur des cinq membres du « Cambridge Five ». L’un d’entre eux, Donald Duart Maclean, y est décrit comme quelqu’un de « constamment alcoolisé » et de « pas très doué pour garder les secrets« . Ivre, il aurait révélé travailler pour le KGB à sa compagne et à son frère. Guy Burgess, lui aussi « constamment sous l’emprise de l’alcool », a fait tomber par terre des dossiers volés au ministère des Affaires étrangères, au moment de sortir du pub.
Lire la suite sur le Figaro… (1)
http://www.contre-info.com/histoire-cer ... -devoilees
1) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/ ... du-kgb.php

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Messagepar Pat » 18/07/2014 - 20:51

Mémoricide en Colombie

Un article d'Eduardo Mackenzie

Cette fois-ci, le « Sargento Pascuas » (alias de Miguel Pascuas, un vieux chef des FARC) n'est pas en train de tuer ou de kidnapper des paysans, des policiers et des soldats en Colombie. Il est actuellement à Cuba où il vit comme un roi, protégé par la dictature de Fidel Castro, et où il participe, à ce qu’on dit, aux « négociations de paix» entre les représentants des FARC et les délégués du président colombien Juan Manuel Santos.

Mais ce qu’y fait Pascuas n'est pas moins répréhensible : il tente d'arracher à ses victimes, une fois de plus, le droit d'être reconnues en tant que telles. Il essaye aussi de dépouiller la Colombie de sa mémoire historique. Avec la complicité d'un quotidien de Bogota, il répand des mensonges, des calomnies et des demi-vérités sur des évènements clés, tels que le massacre d’Inzá en 1965, auquel il a participé sous le commandement de Pedro Antonio Marin, alias Tirofijo.

Dans l'interview qu'il a donnée à El Espectador, Pascuas décrit ce terrible évènement comme une simple « embuscade » contre un bus de passagers et comme la « prise » pacifique d'un village. Il gomme la dure réalité du crime qui fut perpétré et le contexte de ces atrocités. Il veut évaporer de la conscience des Colombiens ce que les FARC ont fait pendant ces années-là. Avec l’aide de ce journal, Pascuas se présente comme un vieil homme enfin parvenu à la sagesse, et qui s'est toujours battu pour de nobles idéaux. Répugnant.

Pascuas parle de la tuerie d’Inzá comme d’un acte de défense au cours duquel ils ont pris le bus en embuscade parce qu’il s’y trouvait « une escouade de policiers » et que c'est pour cela qu’ils ont tiré et tué « accidentellement » des religieuses qui étaient à l’intérieur du bus.

Le désordre chronologique est la première astuce utilisée par Pascuas pour créer confusion sur cet acte ignoble. Il omet les détails de la tuerie des civils et cache même la date.

Cependant, les faits sont connus. Même El Espectador de cette époque, dirigé par des journalistes d’une autre trempe, a expliqué que le 17 mars 1965, 120 bandits, sous la direction de Tirofijo et de Jacobo Arenas, un autre leader communiste, ont quitté la "république indépendante" de El Pato et s'avancent vers le petit village d’Inzá (Cauca) de trois mille habitants. Au cours de la marche, ils kidnappent les personnes qu'ils rencontrent. Ainsi, avant l'assaut, ils ont dix otages. Mais deux kilomètres avant d’arriver, Tirofijo décide de tuer cinq otages à coup de machette pour les empêcher de s'échapper et de donner l'alerte aux autorités. Puis ils prennent le bus en embuscade et tuent deux policiers et deux religieuses.

Ils encerclent le village, attaquent le poste de police, tuant deux policiers et 15 autres personnes, dont le maire, le trésorier et le directeur de la banque agricole. Ils mettent le feu aux archives de la mairie et du tribunal, pillent la Banque postale et le Trésor municipal, ainsi que deux commerces et le poste de police. Tirofijo harangue la population effrayée. Il se réclame de Fidel Castro et présente sa bande comme une « armée de libération ». Il annonce le triomphe de la révolution pour la fin de l'année et s’enfuit avec un énorme butin, lequel est transporté par 30 indigènes Páez, exploités par lui comme des esclaves.

C'était l'époque où les Cubains critiquaient la parcimonie des FARC. Les castristes avaient devancé les FARC en attaquant le village de Simacota (Santander), le 7 janvier 1965. L'ELN menaçait les FARC, le bras armé des prosoviétiques, d’occuper le terrain et de gagner la direction révolutionnaire en Colombie. Il fallait faire quelque chose pour montrer que le dispositif de Moscou ne se laisserait pas submerger par les Cubains. Gilberto Vieira, le secrétaire général du PCC, a t-il ordonné la tuerie d’Inzá ? Un jour les archives en parleront. En tout cas, pour confirmer cette offensive, trois jours plus tard, le groupe de Tirofijo enlève l'ancien ministre et entrepreneur Harold Eder qui sera tué par ses ravisseurs quelques heures plus tard. Ce fut le début des enlèvements en tant qu’arme politique des terroristes.

Tout cela est dissimulé par Pascuas dans sa tentative de prouver, comme l’a toujours fait la propagande du PCC, que les fauteurs de violence étaient le gouvernement conservateur, les libéraux, l'église catholique et la police et que les groupes « d’auto-défense » communiste étaient des colombes effarouchées, des pauvres gens (« nous avions des espadrilles de sisal »), des gens affamés et sans armes (même si Pascuas se contredit et admet qu'ils avaient des fusils bien avant de se lancer dans la « guérilla de mouvement ».

La mémoire sélective de Pascuas est étonnante. Il oublie de dire que les FARC et l'ELN recevaient l'appui technique de Cuba et de l'URSS. La presse de l'époque a informé qu’en effet, un individu connu par les autorités comme « le Cubain » était le conseiller de Tirofijo, et qu’une Vénézuélienne, Lucia Bocaranda, avait été expulsée de Colombie ces jours-là pour avoir eu des contacts avec des rebelles. Par ailleurs, des diplomates étrangers à l'époque (1)⇓ savaient qu'un autre agent, possiblement un colonel soviétique qui se faisait appeler « commandant Pompilio Figueredo », expert en guerre subversive, était entré illégalement en Colombie pour « unifier le mouvement armé ».

Pascuas ne pipe mot sur toutes ces choses. Son histoire pseudo sublime évite ces réalités. En pleine guerre contre le terrorisme, l'armée et la police colombiennes avaient asséné des coups durs ces mois-là aux bandits sous influence communiste. Alias Desquite, communiste, auteur, entre autres, de la mise à mort des 40 passagers d’un bus --des hommes, des femmes et des enfants--, début 1963, était mort au combat en mars 1964. Un autre criminel pathologique, orienté de plus en plus par le PCC, alias Sangrenegra, à qui étaient attribués au moins 120 assassinats, de nombreux viols et enlèvements, avait été abattu le 28 avril de cette année. Alias Tarzan, un autre dangereux chef de bande, sera éliminé par les forces de l’ordre le 17 mai.

Habituée à diffuser la plus grossière désinformation, Voz Proletaria, organe du PCC, a nié en 1965 que la tuerie d’Inzá avait été le fait de Tirofijo. L’hebdomadaire écrira que les « rebelles » avaient été « attaqués», que « l'agression était venue du bus » et que c'est pourquoi les deux religieuses furent tuées. (2)⇓ Faux. Tirofijo savait très bien que les religieuses voyageaient dans ce bus car il était en contact avec le couvent pour espionner leurs mouvements. Sa haine contre le clergé catholique, qui effectuait un difficile travail d’évangélisation dans ces régions, affleure dans l'interview. Pascuas dit que lorsqu’il a attaqué le village d’Organos il avait cherché le curé Monard pour l’abattre mais qu’il ne l’avait pas trouvé.

Un autre détail que Miguel Pascuas oublie : que son premier surnom était « Muerte negra », ce qui le distinguait d’un autre bandit, « Muerte roja » (Januario Valero), connu pour ses atrocités dans la région de Guayabero. Le groupe de ce dernier s’appelait « Che Guevara ». Celui de Pascuas s’appelait le « Groupe Lénine » et était composé de 30 hommes armés opérant entre Gaitania et Palerme (Huila).

C'est avec cet esprit que le « Sargento Pascuas » et d'autres chefs des FARC veulent parvenir à créer une « commission de la vérité », de la vérité fariana, disons-le tout net, pas de la vérité vraie, mais plutôt de la vérité communiste, qui est, comme nous l'avons vu, un nouveau crime, un crime contre l'esprit, un crime contre la mémoire des Colombiens. L'historien français Reynal Secher appelle cela un « mémoricide ».

Ce crime contre la mémoire affecte également, et de façon primordiale, les victimes. Ce n’est pas une coïncidence si en même temps que El Espectador laisse répandre les impostures des FARC, le général Luis Mendieta, qui a été kidnappé pendant douze ans par cette organisation, se voit dans l'obligation d'attirer l'attention du gouvernement pour lui demander de faire quelque chose car certains veulent « rendre invisible les victimes des FARC ». (3)⇓ Mendieta et d'autres membres de groupes de victimes des FARC refusent de se rendre aux « forums des victimes » organisés par l'ONU et par l'Université nationale de Colombie. Ils craignent que la stratégie de ces « forums » consiste à noyer les victimes des FARC et des autres bandes marxistes sous une avalanche de groupes d’individus qui se présentent comme des « victimes de l'État et des paramilitaires » et des « mouvements sociaux » et des « syndicats ». Ce secteur feint de devenir le porte-parole des victimes pour, au final, excuser les FARC et consorts sous prétexte que c’est nécessaire pour « signer la paix ».

L'essayiste français Alain Besançon dit quelque chose de très vrai : « Le communisme est par essence une falsification historique. Son système idéologique s’analyse comme une historiosophie, une métahistoire, dont le récit commence à l'origine du monde et en indique les fins dernières. Mais elle est fausse de bout en bout. » Besançon conclut que « on ne sortira pas du communisme, on ne guérira pas de lui, sans une cure d’histoire, sans un retour au roc inébranlable de la positivité historique. » Ces propos s'appliquent parfaitement, comme nous l'avons vu, au cas de la Colombie.

Si nous voulons que les victimes du communisme soient reconnues comme des victimes et qu’elles reçoivent réparation par leurs agresseurs, les universités colombiennes doivent renoncer à leur jeu cynique qui consiste à opposer leur veto à tout ce qui ne correspond pas aux résolutions du comité central du PCC. Et les médias, la presse écrite en particulier, devraient cesser de répandre bêtement une propagande militante qui trompe l’opinion publique, qui nie la réalité historique et qui détourne les vraies solutions à nos problèmes.

Eduardo Mackenzie

Apostilles

1) Voir Eduardo Mackenzie, Les FARC, échec d’un terrorisme (Random House Mondadori, Bogotá, 2007, page 198)⇑
2) cf Lire l'excellent article du jeune historien Carlos Romero Sánchez, intitulé Terror en Inza.=> http://www.periodismosinfronteras.org/t ... -inza.html
3) Voir l'interview du général Mendieta.=> http://www.semana.com/nacion/articulo/s ... 33ab9d6135
http://www.insolent.fr/2014/07/memorici ... ombie.html

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Messagepar Pat » 23/07/2014 - 16:40

Quand les communistes aimaient les nazis

La proximité intellectuelle entre les deux mouvements totalitaires est aussi ancienne que documentée.

Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.

[...] La bonne entente temporaire entre les deux courants du socialisme donna lieu à un film documentaire récent, fort peu diffusé dans la sphère francophone (tout comme le film polonais sur le massacre de Katyn) mais éclairant bien des passerelles entre les deux idéologies. Rien n’est plus faux que le premier mythe du communisme, à savoir qu’il partirait de « bonnes intentions » :

Le communisme c’est la guerre des classes, et la guerre des classes implique de liquider une partie de la population. Pour restructurer la société, il faut d’abord tuer non seulement les opposants, mais aussi les intellectuels, les meilleurs travailleurs, les ingénieurs, etc. Des groupes entiers de la société. C’est le genre d’ingénierie sociale qu’ont mis en œuvre Lénine et Staline, Mao et Pol Pot, pour ne citer que les plus sanguinaires. Cette ingénierie sociale forcée répond aussi à des critères ethniques lorsque des peuples sont considérés comme trop réactionnaires. Karl Marx et Friedrich Engels prônaient eux-mêmes « l’extermination des Serbes et autres peuplades slaves, ainsi que des Basques, des Bretons et des Highlanders d’Écosse », tous des peuples trop peu évolués pour la révolution communiste et faisant ainsi obstacle à l’inéluctable « progrès » de l’humanité.

Les communistes furent donc non seulement aussi racistes que les nazis mais ajoutèrent l’épuration de classe à l’inventaire de leurs massacres. Marx écrivit dans son journal que « les classes et les races trop faibles pour maîtriser les nouvelles conditions de vie… » devaient « périr dans l’holocauste révolutionnaire ».

L’idéal socialiste ne s’embarrasse pas de sentiments. Si nazis et communistes divergeaient sur la méthode (nationalisme par la conquête ou internationalisme par la révolution) l’objectif du socialisme était partagé, d’où une collaboration de bon aloi entre les deux groupes [...]

Lire l’intégralité de l’article sur Contrepoints=>

http://www.fdesouche.com/488175-quand-l ... -les-nazis

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 12/08/2014 - 17:42

Le trésor (bien) caché des communistes français : l’affaire Gifco

Après Urba, le Gifco, bureau d’études proche du Parti communiste français (PCF). Une dizaine d’enquêtes pénales, totalisant quarante années d’instruction, ont tourné autour de la citadelle, sans jamais pouvoir établir, à l’instar d’Urba et du PS, l’équation Gifco=PCF. « Le parti est organisé comme si la police allait débarquer le lendemain », affirme aux enquêteurs le dissident communiste toulousain Charles Llabres. Il faut dire qu’il se sait surveillé notamment par la DST, qui veut identifier les filières de « l’argent de Moscou ».
Le Gifco a été fondé après-guerre par d’anciens résistants rompus à la clandestinité, sous l’égide de Jacques Grosman, membre du PCF. Son activité consiste à jouer les intermédiaires entre les entreprises et les municipalités communistes, sous forme « d’assistance commerciale » - décidément. Le Gifco facture ses relations avec les élus. Dans la « banlieue rouge », c’est un intermédiaire obligé pour tout type de fournitures. Ses principaux clients sont Bouygues, la Lyonnaise et la Générale des eaux (CGE). « Ce n’est pas de l’achat de vote, mais du lobbying », justifiera un dirigeant poursuivi, Jean-Dominique Deschamps, directeur adjoint de la CGE : « J’avais besoin d’un messager pour expliquer que la Générale des eaux n’était pas l’ogre dépeint. » Aucune municipalité communiste n’a jamais délégué au privé ses services de distribution d’eau – question d’idéologie. Mais dans les villes non tenues par le PCF, certains de ses élus se sont parfois abstenus. Le rôle du Gifco a pu consister à calmer une minorité communiste agissante, voire le syndicat CGT des agents municipaux, toujours susceptible de se mettre en grève en cas de privatisation de financement politique. La litanie des affaires va mettre en première ligne la « bande à Léo » : des dirigeants du PR qui gravitent autour de François Léotard, et qui enchaînent les responsabilités ministérielles sous les première et deuxième cohabitations. Et surtout les fonds secrets qui vont avec.
Le 20 juillet 1995, lors d’une perquisition au siège parisien du PR, le juge d’instruction Eric Halphen découvre un coffre-fort contenant 2,4 millions de francs en liquide. Le trésorier du parti, Jean-Pierre Thomas, lui explique qu’il s’agit d’un reliquat des fonds spéciaux hérités du gouvernement Balladur, où François Léotard occupait le ministère de la Défense et Gérard Longuet le portefeuille de l’Industrie. Les billets sont mis sous scellés. Cherchant à en savoir plus, le juge Halphen se voit opposer le secret-défense. Le jour de sa perquisition, s’il avait poussé la porte du bureau de Renaud Donnedieu de Vabres, bras de François Léotard, il aurait découvert une autre montagne de billets : 5 millions de francs en liquide. Branle-bas de combat. Renaud Donnedieu de Vabres et François Léotard s’activent pour recycler ces 5 millions-là, de peur qu’on ne les saisisse à leur tour.
Juin 1996 : mallette en main, Donnedieu de Vabres se rend dans les locaux d’une curieuse banque franco-italienne, le Fondo sociale di cooperazione europa (FSCE), où Serge Hauchart, un autre collaborateur de Léotard, a ses entrées. Contre cette remise en espèces, le PR obtient un prêt bancaire du même montant. Un prêt bidon, puisqu’il n’a pas vocation à être remboursé. Cet échange de mauvais procédés (dépôt non déclaré contre prêt non remboursable) est typique d’une opération de blanchiment, visant à donner une apparence officielle – un prêt – à de l’argent non déclaré – un dépôt.
Poursuivis pour blanchiment, Léotard et Donnedieu de Vabres réfutent vivement toute accusation de recyclage « d’argent sale ». Les fonds spéciaux, de l’ordre de 400 millions de francs par an, sont alors distribués à la discrétion du gouvernement, sans contrôle parlementaire. L’essentiel est destiné à financer des opérations secrètes de la DGSE, mais un reliquat d’une cinquantaine de millions de francs est réparti par Matignon à ses ministres favoris. Sous Balladur, Léotard en était. Cet argent n’est pas sale en soi, c’est du bel et bon argent public, distribué en liasses de 500 francs directement sortis de la Banque de France. Mais son usage peut l’être. En l’occurrence, son transfert dans le coffre-fort du PR est contrainte à la loi du 19 janvier 1995, qui interdit aux partis politiques d’être financés par une personne morale. Le législateur pensait essentiellement aux entreprises, mais la loi vise également l’État, dont la mission n’est pas de financer clandestinement les partis au pouvoir. L’argent du PR est donc sale, son recyclage est du blanchiment.
François Léotard se défend en invoquant un usage courant : « Des centaines de ministres, des dizaines de Premiers ministres et quelques présidents de la République ont procédé ainsi. » Mais lui seul s’était fait prendre la main dans le sac. En février 2004, il est condamné à dix mois de prison avec sursis, une peine amnistiable dès la prochaine élection présidentielle. Renaud Donnedieu de Vabres écope d’une simple amende de 15 000 euros. Le tarif devait encourager les vocations de porteurs de valises... Pour peu, toutefois, qu’ils aient rang de ministre ou de future ministre.
Histoire secrète de la 5ème République, Renaud Lecadre
http://www.oragesdacier.info/2014/08/le ... istes.html

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 17/08/2014 - 10:45

La légende des 75 000 fusillés communistes

Dès avant la libération du territoire à l’été 1944, le PCF s’autoproclamait « le parti des fusillés ». En 1945, les communistes évoquaient régulièrement « le parti des 75 000 fusillés » et cette affirmation est demeurée vérité d’évangile jusqu’à ces dernières années. Personne ne contestera que les communistes ont payé un lourd tribut à la répression à partir de l’automne 1940, qu’ils soient emprisonnés en France, déportés dans le Reich, fusillés par l’occupant, guillotinés sur ordre de Vichy ou tués dans les combats de la résistance et de la libération.
Mais on est obligé de constater que jamais le PCF n’a entrepris d’établir le martyrologe de ses militants victimes de la répression, en particulier de ses fusillés. La raison en est sans doute qu’il y a loin de la légende à la réalité.
En effet, les travaux les plus récents, établis sur la base des archives départementales et municipales, indiquent que le nombre total de fusillés par les Allemands en France pendant l’occupation a été de l’ordre de 4 500 – étant entendu que ce chiffre ne concerne pas les morts en déportation ou au combat, ni les massacrés.
Sur ce chiffre global, la part des communistes, établie entre autres à partir d’une étude poussée des fusillés du Mont Valérien – un des principaux lieux d’exécution, avec plus de mille victimes –, peut être évaluée à environ 2 500 pour toute la France. C’est à la fois considérable... et très loin du chiffre légendaire de 75 000.
Stéphane Courtois, Mythes et polémiques de l’histoire
http://www.oragesdacier.info/2014/08/la ... illes.html

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 23/08/2014 - 8:24

Le 23 août 1939 : pacte germano-soviétique et devoir d’oubli !

Car comme chacun le sait l’Histoire est écrite par les plus puissants et les vainqueurs qui masquent leurs turpitudes et leurs crimes –dont celui de Katyn, attribué pendant 50 ans aux Allemands par les juges du Tribunal de Nuremberg, alors que c’était bien les troupes de l’URSS qui étaient coupables- afin de salir encore plus les vaincus. Contrairement à ce que les gouvernements tentent de nous faire croire, le Bien n’est pas forcément où l’on pense et le Mal souvent très éloigné de ce que l’on veut bien nous montrer.

Il y a déjà 75 ans!
Deux hommes sont à la manœuvre. Joachim VON RIBBENTROP, Ministre des Affaires Etrangères du 3ème Reich allemand, de 1938 à 1945. Le tribunal de Nuremberg le condamna à mort et il fut pendu en 1946. Viatcheslav Mikhaïlovitch SKRIABINE dit MOLOTOV, Commissaire du peuple aux Affaires Etrangères soviétiques de 1939 à 1949, puis de 1953 à 1956. Fidèle de Staline, il fut écarté du pouvoir en 1957 pour avoir voulu éliminer Nikita Khrouchtchev (autre grand humaniste). Il meurt dans son lit en 1986, à l’âge de 96 ans.
Le 23 août 1939, ils signent à Moscou le traité de non agression conclu entre l’Allemagne et l’URSS, dont une annexe prévoit le partage de la Pologne.

La mémoire à l’endroit.
Et pendant plus de sept décennies, aucun prof d’Histoire, de Lille à Nice ou de Colmar à Biarritz, n’a jamais appris à ses élèves que le 24 août 1939 le quotidien « L’Humanité » salue dans ce pacte « une politique à la fois énergique et intelligente, seule conforme à la cause de la paix… ».
Mais le 26 septembre 1939, le PCF est dissous par le gouvernement.
Le 28 septembre, un nouveau traité est signé entre l’Allemagne et l’URSS, après l’invasion de la Pologne, « traité d’amitié et de délimitation des frontières » qui permet ainsi à Moscou et à Berlin de resserrer leurs liens politiques et économiques.
Le 1er octobre, Jacques DUCLOS, premier secrétaire du PCF écrit à Edouard HERRIOT, président de l’Assemblée nationale, pour exiger l’ouverture de négociations de paix avec l’Allemagne.
Le 4 octobre, c’est Maurice THOREZ, numéro 1 du PCF qui déserte sa compagnie pour s’enfuir à Bruxelles, avant de s’installer à Moscou jusqu’en août 1944.

Mois après mois, les communistes français et leurs complices en Italie, ou en Belgique ont été, au début de la seconde guerre mondiale les véritables collaborateurs du 3ème Reich. Du haut en bas de la hiérarchie du PCF, c’est avec conviction et allégresse que les militants appelaient au défaitisme et à la désertion. Dans les usines d’armement, les communistes et leurs complices sabotent le matériel ce qui contribuera à tuer d’innombrables compatriotes en mai 1940.
« Non à la guerre impérialiste », et « Contre les impérialistes de Londres et de Paris » peut-on lire dans la prose clandestine de l’Humanité.

Le 18 juin 1940, la direction clandestine du Parti Communiste Français a très clairement défini sa position : du côté de l’alliance Hitler-Staline !

Le 14 juillet 1940, on peut lire dans le quotidien communiste interdit, l’Humanité : « Au sujet de la fraternité franco-allemande, les conversations amicales entre travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient. Nous en sommes heureux ! ».

OUI, les communistes français (et européens) ont été les premiers collaborateurs avec l’Allemagne nationale-socialiste, aidés par les valets de la finance apatride, et ce, jusqu’au 22 juin 1941 – soit pendant presque 2 ans – ils ont encouragé et soutenu la politique menée par Adolf Hitler.
Aujourd’hui, les marxistes et leurs alliés peuvent tout juste « fermer leur gu..le », arrêter de nous donner des leçons de civisme ou de patriotisme et retourner dans les poubelles de l’Histoire ! Crapules !

Pieter KERSTEN

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