Communisme : le devoir de mémoire
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
COMMUNISME : TOUJOURS VIVANT
L'irruption de Jean-Luc Mélenchon, fort de ses talents et de la richesse que lui donne son statut de député européen, se produit sur fond de drapeaux rouges et de poings levés. Il ne se présente pas directement comme une émanation du PCF ; il est clair, toutefois, qu'il n'est qu'un faux nez. Son programme officiel est un méli-mélo surprenant où la chasse aux riches se trouve en filigrane à toutes les lignes. Le PCF espère bien, suite à son élan, en profiter lors des législatives.
Le résultat final de l’élection présidentielle est inconnu à la date où ces lignes sont écrites. L'hypothèse de ministres communistes dans un gouvernement français n'est pas exclue. Ce ne serait, certes, pas la première fois. Le déserteur Thorez y figura. Sous Mitterrand aussi il y en eût. Le seul « progrès », bien mince, est que, depuis la chute du mur, la direction centrale n'existe plus. L'idéologie demeure néanmoins présente plus que jamais malgré son lourd passé de ruines et de massacres.
Le communisme, en effet, n'est mort qu'en apparence. La Corée du Nord et Cuba sont des sanctuaires. Dans les pays prétendument libérés de l'Europe de l'Est les peuples abasourdis voient leurs anciens bourreaux se prétendre repentis et se saisir par la force des biens de l'État. En Chine, le parti a eu l'adresse de libérer l'économie pour donner du pain et des jeux aux victimes de l'horreur. Cela n'empêche pas le parti de régner d'une main de fer, bien que peu visible, sur toute la société. Dans pratiquement tous les pays, l'idéologie meurtrière imprègne de larges couches des médias et de l'opinion.
UN PEU D'HISTOIRE
Le communisme s'est manifesté d’abord en Russie où d’une étrange façon il avait trouvé un terrain d’élection avant de s’étendre comme une marée noire dans le monde entier. Il a tué par la faim des millions de gens en Ukraine ou par les armes ailleurs. Au Cambodge, avec Pol Pot et ses complices, une immense partie de la population fut décimée dans d'atroces souffrances. Il a tué aussi par procuration en donnant la main au nazisme, sorte de frère jumeau lui ressemblant de bizarre façon. De ces deux mains entrelacées est née la deuxième guerre mondiale et sa quantité incalculable de victimes. En Asie, il avait réussi à prendre le pouvoir dans l’immense Chine sous la tutelle impitoyable de Mao responsable de la mort de plus de 70 millions de Chinois. Menteur, criminel, obsédé sexuel, tel était celui que Giscard a salué comme un phare de l'humanité.
Les communistes étaient une fraction importante des hommes de gauche d'avant 1939, qui, en France, ont laissé grandir le nazisme alors qu'ils avaient tous les moyens d'arrêter son ascension. Ces politiques sont, à ce titre, largement responsables de la deuxième guerre mondiale et de tous les massacres dont elle fut l'occasion. Ils ont aidé la victoire du nazisme : désarmement de la France par les 40 heures, grèves, propagande anti-française et multiples sabotages. Après avoir déclaré une guerre qu’ils n'ont pas livrée jusqu’à la trouver « drôle » ; ils l’ont enfin livrée pour la perdre honteusement.
LA NATURE DU COMMUNISME
Bien entendu, dans l'espace réduit de ce flash commentant les faits les plus récents et les plus étonnants, il est difficile de résumer ce que des livres multiples ont analysé.
Dans l'analyse, il est tentant de se limiter à l'aspect économique, à savoir le partage de l'argent : il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres. L'échec est connu et traduit l'impossibilité de l'objectif ; l'argent volé disparaît purement et simplement ; si des bribes subsistent, rien n'arrive aux pauvres. La conséquence est la ruine pour tous, excepté pour les membres du parti.
Dans des pays affamés par le communisme, les magasins spéciaux permettent aux chefs de faire bombance. C'est l'aspect mafieux. Quand, après la chute apparente du communisme, les chefs ont continué le pillage d'une autre façon, le système mafieux a continué.
Dépassons l'aspect économique ;
La vraie nature du communisme est de vouloir créer un homme nouveau en violentant la nature humaine ; cet accouchement au forceps conduit nécessairement au totalitarisme avec ses conséquences comme le mensonge. Soljénitsyne avait bien remarqué que le mensonge était l'un des piliers du goulag contre lequel il s'est tant battu.
Deux faits montrent la nature réelle du communisme.
Le petit Marcel Van est un des plus grands Vietnamiens de tous les temps. Quand les Viets prirent le pouvoir dans le nord, il était rédemptoriste à Saigon. Il se porta volontaire pour aller à Hanoï afin de « montrer que la vérité pouvait être honorée en terre communiste ». En peu de mois, le pouvoir communiste le rattrapa et le fit mourir. Sa cause de béatification est introduite.
Autres temps : Lors de l''ascension des nazis, le père des deux frères Ratzinger s'était aperçu de la haine de ces nazis pour le catholicisme ; l'observation était juste : dès qu'il eût la totalité du pouvoir, le nazisme engagea la persécution contre l'Église et ce fut la première persécution qu'il déclencha ; les frères Ratzinger la subirent dans le séminaire où ils étudiaient. Les deux grands totalitarismes du XX° siècle « se retrouvent ainsi.
Le plus surprenant est la complicité entre certaines entreprises et les pouvoirs communistes ; nombre de grandes firmes ont financé la fête du journal l'Humanité et des milliardaires ont subventionné directement le parti communiste. Cette complicité explique en partie le silence de plomb qui a régné longtemps sur les crimes communistes comme, par exemple, le massacre de Katyn. En Chine, des hommes d’affaires se précipitent pour adhérer au parti communiste. Lénine s’y connaissait en hommes et avait remarqué que les capitalistes vendraient eux-mêmes la corde qui les pendrait.
Moins étonnant mais tout aussi significatif se trouve la complicité de la presse. Le gauchisme des grands médias explique bien des désinformations. La prétendue éducation prétendue nationale a parachevé le travail : depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, elle est totalement soumise à des idéologues communistes qui l'ont d'ailleurs transformée en un champ de ruines. L'infiltration des esprits fut largement facilité par le KGB devenu FSB. Le seul vrai succès du communisme fut cette infiltration mondiale.
POUR UN NUREMBERG DU COMMUNISME
Le mardi 16 octobre 2001, il s’est passé un événement de première grandeur pour la France et peut-être bien au-delà. Ce fut sur Arte qui par son statut franco-allemand a parfois de la liberté de parole. Une émission était consacrée au communisme et au goulag. On vit des images horribles des camps de concentration soviétiques. Voici quelques échantillons des commentaires de la chaîne : « Le communisme et le nazisme sont une seule et même chose », « Il y a eu génocide au goulag car les communistes voulaient volontairement tuer une partie de la population », « Le goulag est un crime contre l’humanité », « Il n’y a aucune différence entre le stalinisme, le léninisme et le communisme », « Les camps de concentration et donc le crime contre l’humanité sont contenus dans la philosophie communiste ». La conclusion était que la résurgence et la survie du communisme venaient de ce qu'il n'y avait pas eu de Nuremberg du communisme.
En attendant cet événement très éventuel, le droit et même le devoir de chacun est de dénoncer sans cesse cette idéologie meurtrière.
MICHEL DE PONCINS. http://libeco.net
L'irruption de Jean-Luc Mélenchon, fort de ses talents et de la richesse que lui donne son statut de député européen, se produit sur fond de drapeaux rouges et de poings levés. Il ne se présente pas directement comme une émanation du PCF ; il est clair, toutefois, qu'il n'est qu'un faux nez. Son programme officiel est un méli-mélo surprenant où la chasse aux riches se trouve en filigrane à toutes les lignes. Le PCF espère bien, suite à son élan, en profiter lors des législatives.
Le résultat final de l’élection présidentielle est inconnu à la date où ces lignes sont écrites. L'hypothèse de ministres communistes dans un gouvernement français n'est pas exclue. Ce ne serait, certes, pas la première fois. Le déserteur Thorez y figura. Sous Mitterrand aussi il y en eût. Le seul « progrès », bien mince, est que, depuis la chute du mur, la direction centrale n'existe plus. L'idéologie demeure néanmoins présente plus que jamais malgré son lourd passé de ruines et de massacres.
Le communisme, en effet, n'est mort qu'en apparence. La Corée du Nord et Cuba sont des sanctuaires. Dans les pays prétendument libérés de l'Europe de l'Est les peuples abasourdis voient leurs anciens bourreaux se prétendre repentis et se saisir par la force des biens de l'État. En Chine, le parti a eu l'adresse de libérer l'économie pour donner du pain et des jeux aux victimes de l'horreur. Cela n'empêche pas le parti de régner d'une main de fer, bien que peu visible, sur toute la société. Dans pratiquement tous les pays, l'idéologie meurtrière imprègne de larges couches des médias et de l'opinion.
UN PEU D'HISTOIRE
Le communisme s'est manifesté d’abord en Russie où d’une étrange façon il avait trouvé un terrain d’élection avant de s’étendre comme une marée noire dans le monde entier. Il a tué par la faim des millions de gens en Ukraine ou par les armes ailleurs. Au Cambodge, avec Pol Pot et ses complices, une immense partie de la population fut décimée dans d'atroces souffrances. Il a tué aussi par procuration en donnant la main au nazisme, sorte de frère jumeau lui ressemblant de bizarre façon. De ces deux mains entrelacées est née la deuxième guerre mondiale et sa quantité incalculable de victimes. En Asie, il avait réussi à prendre le pouvoir dans l’immense Chine sous la tutelle impitoyable de Mao responsable de la mort de plus de 70 millions de Chinois. Menteur, criminel, obsédé sexuel, tel était celui que Giscard a salué comme un phare de l'humanité.
Les communistes étaient une fraction importante des hommes de gauche d'avant 1939, qui, en France, ont laissé grandir le nazisme alors qu'ils avaient tous les moyens d'arrêter son ascension. Ces politiques sont, à ce titre, largement responsables de la deuxième guerre mondiale et de tous les massacres dont elle fut l'occasion. Ils ont aidé la victoire du nazisme : désarmement de la France par les 40 heures, grèves, propagande anti-française et multiples sabotages. Après avoir déclaré une guerre qu’ils n'ont pas livrée jusqu’à la trouver « drôle » ; ils l’ont enfin livrée pour la perdre honteusement.
LA NATURE DU COMMUNISME
Bien entendu, dans l'espace réduit de ce flash commentant les faits les plus récents et les plus étonnants, il est difficile de résumer ce que des livres multiples ont analysé.
Dans l'analyse, il est tentant de se limiter à l'aspect économique, à savoir le partage de l'argent : il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres. L'échec est connu et traduit l'impossibilité de l'objectif ; l'argent volé disparaît purement et simplement ; si des bribes subsistent, rien n'arrive aux pauvres. La conséquence est la ruine pour tous, excepté pour les membres du parti.
Dans des pays affamés par le communisme, les magasins spéciaux permettent aux chefs de faire bombance. C'est l'aspect mafieux. Quand, après la chute apparente du communisme, les chefs ont continué le pillage d'une autre façon, le système mafieux a continué.
Dépassons l'aspect économique ;
La vraie nature du communisme est de vouloir créer un homme nouveau en violentant la nature humaine ; cet accouchement au forceps conduit nécessairement au totalitarisme avec ses conséquences comme le mensonge. Soljénitsyne avait bien remarqué que le mensonge était l'un des piliers du goulag contre lequel il s'est tant battu.
Deux faits montrent la nature réelle du communisme.
Le petit Marcel Van est un des plus grands Vietnamiens de tous les temps. Quand les Viets prirent le pouvoir dans le nord, il était rédemptoriste à Saigon. Il se porta volontaire pour aller à Hanoï afin de « montrer que la vérité pouvait être honorée en terre communiste ». En peu de mois, le pouvoir communiste le rattrapa et le fit mourir. Sa cause de béatification est introduite.
Autres temps : Lors de l''ascension des nazis, le père des deux frères Ratzinger s'était aperçu de la haine de ces nazis pour le catholicisme ; l'observation était juste : dès qu'il eût la totalité du pouvoir, le nazisme engagea la persécution contre l'Église et ce fut la première persécution qu'il déclencha ; les frères Ratzinger la subirent dans le séminaire où ils étudiaient. Les deux grands totalitarismes du XX° siècle « se retrouvent ainsi.
Le plus surprenant est la complicité entre certaines entreprises et les pouvoirs communistes ; nombre de grandes firmes ont financé la fête du journal l'Humanité et des milliardaires ont subventionné directement le parti communiste. Cette complicité explique en partie le silence de plomb qui a régné longtemps sur les crimes communistes comme, par exemple, le massacre de Katyn. En Chine, des hommes d’affaires se précipitent pour adhérer au parti communiste. Lénine s’y connaissait en hommes et avait remarqué que les capitalistes vendraient eux-mêmes la corde qui les pendrait.
Moins étonnant mais tout aussi significatif se trouve la complicité de la presse. Le gauchisme des grands médias explique bien des désinformations. La prétendue éducation prétendue nationale a parachevé le travail : depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, elle est totalement soumise à des idéologues communistes qui l'ont d'ailleurs transformée en un champ de ruines. L'infiltration des esprits fut largement facilité par le KGB devenu FSB. Le seul vrai succès du communisme fut cette infiltration mondiale.
POUR UN NUREMBERG DU COMMUNISME
Le mardi 16 octobre 2001, il s’est passé un événement de première grandeur pour la France et peut-être bien au-delà. Ce fut sur Arte qui par son statut franco-allemand a parfois de la liberté de parole. Une émission était consacrée au communisme et au goulag. On vit des images horribles des camps de concentration soviétiques. Voici quelques échantillons des commentaires de la chaîne : « Le communisme et le nazisme sont une seule et même chose », « Il y a eu génocide au goulag car les communistes voulaient volontairement tuer une partie de la population », « Le goulag est un crime contre l’humanité », « Il n’y a aucune différence entre le stalinisme, le léninisme et le communisme », « Les camps de concentration et donc le crime contre l’humanité sont contenus dans la philosophie communiste ». La conclusion était que la résurgence et la survie du communisme venaient de ce qu'il n'y avait pas eu de Nuremberg du communisme.
En attendant cet événement très éventuel, le droit et même le devoir de chacun est de dénoncer sans cesse cette idéologie meurtrière.
MICHEL DE PONCINS. http://libeco.net
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Les mensonges sur la seconde guerre mondiale ont la vie dure
Comme en 2002, une sorte de loi non écrite semble retomber, une fois de plus, sur le débat politique français. On cherche à la faire appliquer dans le scrutin présidentiel.
Cette règle imposerait de considérer, d'une manière à nouveau cruciale, qu'une partie des électeurs français sentiraient le poisson. En 2002 les candidats préférés de cette fraction du peuple français avaient obtenu 19,2 % des suffrages au premier tour (1)⇓.
Et 10 ans plus tard leur porte-parole unique en retrouve 17,8 %, totalisant par ailleurs, en valeur absolue, un chiffre record de 6 400 000 voix.
Ainsi, pendant la même période, la diabolisation se serait encore aggravée. On trouvait hier normal de ne même pas débattre entre les deux tours. Aujourd'hui, on feint de considérer comme immoral que les candidats résiduels s'adressent aux préoccupations de ces citoyens. La droite est interpellée si elle se préoccupe de répondre à certaines de leurs questions. Et la gauche se charge elle-même de les reformuler de la manière qui l'arrange, en les niant. Bientôt sans doute le Trésor public refusera d'encaisser leurs contributions.
Est-il donc seulement permis de s'interroger sur les raisons d'un tel apartheid ?
En effet, habituellement, cela relève du non-dit.
Nous devons donc rendre cette grâce à un politologue de bon aloi, d'avoir accepté le 25 avril, de répondre à la question qui tue : "pourquoi accepter les voix de l'extrême droite est-il dénoncé comme scandaleux et immoral alors qu'il est considéré comme louable et naturel à gauche de s'allier à l'extrême gauche".
Cette énigme est souvent énoncée sous forme de devinette. Et on se refuse en général à en donner explicitement la réponse.
Ce soir-là Gérard Grunberg, que l'on peut par conséquent remercier vivement, participait à l'émission "C dans l'air" (2)⇓. En compagnie d'interlocuteurs habituels Bruno Jeudy (3)⇓, Carl Méeus (4)⇓, Romain Rosso (5)⇓ et sous la houlette de Yves Calvi on débattait de ce sujet pestiféré. Il lui fut échu de nous éclairer et de répondre en quelques mots. Il s'y employa donc au nom de tous, et sans être contredit.
Cette exclusion vient de très loin, a-t-il été rappelé en cette occasion, de façon explicite. L'asymétrie politique est héritée de la seconde guerre mondiale, où, fait-on semblant d'admettre, le parti communiste s'identifierait à la résistance, au patriotisme, à la vérité, voire même à l'héroïsme.
Rien, donc, ne semble s'être passé depuis quelque 67 ans. Pas même la découverte par l'occident en 1974 de l'Archipel du Goulag, pas même l'effondrement du bloc soviétique en 1991 dans sa propre ruine, sa crasse, son ivrognerie, sa misère et ses mafias, pas même la demi-reconnaissance du crime communiste de Katyn, pas même l'entrouverture des archives, pendant quelques années, jusqu'à la poutinisation des années 2000.
Tout cela, en France, ne compte pas. Au contraire du reste de l'Europe, et d'une façon singulière, on s'y s'acharne toujours à maintenir dans le formol et l'impunité, les réseaux qualifiés de "gaullistes de gauche", de "chevénementistes" etc. On cherche même à les faire passer pour des représentants de la droite.
Si les porte-parole de ce secteur de l'opinion connaissaient l'Histoire de leur pays, s'ils avaient seulement consulté les minutes du procès du maréchal Pétain (6)⇓ ils rabattraient aisément le caquet tous les glorieux de la république et autres professeurs de démocratie.
Vivons-nous dans le dernier pays de l'est ? Les ressortissants des anciens satellites du pacte de Varsovie nous le disent.
On attribue un peu généreusement à Lénine l'invention du concept des "utiles idiots". On trouve déjà, au cours des années 1860-1880, dans la correspondance extraordinairement cynique échangée entre Marx et Engels, la genèse des pratiques de manipulations par l'appareil que la révolution bolchevique fera éclore, un demi-siècle plus tard, à balles réelles.
Le fait incontestable des services rendus par les fameux "compagnons de route", et autres communistes "hors cadres" à la propagande du système soviétique en occident, de manière continuelle de 1917 à 1991, devrait nous éclairer. Exemple, parmi des centaines d'autres, voici ce qu'écrivait Sartre, de retour d’URSS :"La liberté de critique est totale en URSS et le citoyen soviétique améliore sans cesse sa condition au sein d’une société en progression continuelle". Il s'exprimait alors, à l'usage de la gauche la plus intelligente du monde. (7)⇓.
Le président de la république, et candidat à sa propre succession, a donc protesté de façon véhémente à une première page du quotidien L'Humanité, en date du 25 avril, qui prétend établir un parallèle entre sa position et celle du maréchal Pétain.
Le 27 avril, sur France Inter, le candidat Mélenchon que l'on s'efforce d'oublier opérait la même assimilation, allant même jusqu’à citer "Laval le collabo".
Ceux qui souhaiteraient répondre à tous ces amalgames devraient creuser un peu plus la question de l'alliance entre Staline et Hitler. Car celle-ci fonctionna parfaitement du côté soviétique et de la part des communistes français, jusqu'en juin 1941. Je les invite à étudier la question au travers des faits que je relate, des cartes que je publie et des documents que je reproduis dans mon livre consacré au sujet, ouvrage qui, de ce point de vue, dérange, ce dont je me félicite. (8)⇓
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1) En 2002 les scores respectifs s'élevaient à 16,86 % pour le candidat du front national et à 2,34 % pour son rival du mouvement national républicain..⇑
2) sur la chaîne d'État "France 5".⇑
3) rédacteur en chef du "Journal du Dimanche", filiale du groupe Lagardère.⇑
4) rédacteur en chef du "Figaro Magazine", propriétaire Serge Dassault ⇑.
5) ⇑.
6) grand reporter à L'Express et auteur d'un livre consacré à la candidate FN.⇑.
7) Ces minutes, d'une lecture passionnante, ont été republiées en 2006 dans leur intégralité. Elles constituent un document de référence indispensable pour comprendre non seulement la seconde guerre mondiale du point de vue français mais aussi l'Histoire de la France au XXe siècle.⇑.
Dans le journal alors proche du parti communiste "Libération" le 15 juillet 1954. [Cet ancien journal disparut en 1964. À noter que le titre réapparut en 1973 sous le patronage moral de ... Jean-Paul Sartre]⇑.
9) cf. "L'Alliance Staline Hitler". Ce livre est disponible par correspondance au prix de 29 euros port compris aux Éditions du Trident 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris.⇑.
Comme en 2002, une sorte de loi non écrite semble retomber, une fois de plus, sur le débat politique français. On cherche à la faire appliquer dans le scrutin présidentiel.
Cette règle imposerait de considérer, d'une manière à nouveau cruciale, qu'une partie des électeurs français sentiraient le poisson. En 2002 les candidats préférés de cette fraction du peuple français avaient obtenu 19,2 % des suffrages au premier tour (1)⇓.
Et 10 ans plus tard leur porte-parole unique en retrouve 17,8 %, totalisant par ailleurs, en valeur absolue, un chiffre record de 6 400 000 voix.
Ainsi, pendant la même période, la diabolisation se serait encore aggravée. On trouvait hier normal de ne même pas débattre entre les deux tours. Aujourd'hui, on feint de considérer comme immoral que les candidats résiduels s'adressent aux préoccupations de ces citoyens. La droite est interpellée si elle se préoccupe de répondre à certaines de leurs questions. Et la gauche se charge elle-même de les reformuler de la manière qui l'arrange, en les niant. Bientôt sans doute le Trésor public refusera d'encaisser leurs contributions.
Est-il donc seulement permis de s'interroger sur les raisons d'un tel apartheid ?
En effet, habituellement, cela relève du non-dit.
Nous devons donc rendre cette grâce à un politologue de bon aloi, d'avoir accepté le 25 avril, de répondre à la question qui tue : "pourquoi accepter les voix de l'extrême droite est-il dénoncé comme scandaleux et immoral alors qu'il est considéré comme louable et naturel à gauche de s'allier à l'extrême gauche".
Cette énigme est souvent énoncée sous forme de devinette. Et on se refuse en général à en donner explicitement la réponse.
Ce soir-là Gérard Grunberg, que l'on peut par conséquent remercier vivement, participait à l'émission "C dans l'air" (2)⇓. En compagnie d'interlocuteurs habituels Bruno Jeudy (3)⇓, Carl Méeus (4)⇓, Romain Rosso (5)⇓ et sous la houlette de Yves Calvi on débattait de ce sujet pestiféré. Il lui fut échu de nous éclairer et de répondre en quelques mots. Il s'y employa donc au nom de tous, et sans être contredit.
Cette exclusion vient de très loin, a-t-il été rappelé en cette occasion, de façon explicite. L'asymétrie politique est héritée de la seconde guerre mondiale, où, fait-on semblant d'admettre, le parti communiste s'identifierait à la résistance, au patriotisme, à la vérité, voire même à l'héroïsme.
Rien, donc, ne semble s'être passé depuis quelque 67 ans. Pas même la découverte par l'occident en 1974 de l'Archipel du Goulag, pas même l'effondrement du bloc soviétique en 1991 dans sa propre ruine, sa crasse, son ivrognerie, sa misère et ses mafias, pas même la demi-reconnaissance du crime communiste de Katyn, pas même l'entrouverture des archives, pendant quelques années, jusqu'à la poutinisation des années 2000.
Tout cela, en France, ne compte pas. Au contraire du reste de l'Europe, et d'une façon singulière, on s'y s'acharne toujours à maintenir dans le formol et l'impunité, les réseaux qualifiés de "gaullistes de gauche", de "chevénementistes" etc. On cherche même à les faire passer pour des représentants de la droite.
Si les porte-parole de ce secteur de l'opinion connaissaient l'Histoire de leur pays, s'ils avaient seulement consulté les minutes du procès du maréchal Pétain (6)⇓ ils rabattraient aisément le caquet tous les glorieux de la république et autres professeurs de démocratie.
Vivons-nous dans le dernier pays de l'est ? Les ressortissants des anciens satellites du pacte de Varsovie nous le disent.
On attribue un peu généreusement à Lénine l'invention du concept des "utiles idiots". On trouve déjà, au cours des années 1860-1880, dans la correspondance extraordinairement cynique échangée entre Marx et Engels, la genèse des pratiques de manipulations par l'appareil que la révolution bolchevique fera éclore, un demi-siècle plus tard, à balles réelles.
Le fait incontestable des services rendus par les fameux "compagnons de route", et autres communistes "hors cadres" à la propagande du système soviétique en occident, de manière continuelle de 1917 à 1991, devrait nous éclairer. Exemple, parmi des centaines d'autres, voici ce qu'écrivait Sartre, de retour d’URSS :"La liberté de critique est totale en URSS et le citoyen soviétique améliore sans cesse sa condition au sein d’une société en progression continuelle". Il s'exprimait alors, à l'usage de la gauche la plus intelligente du monde. (7)⇓.
Le président de la république, et candidat à sa propre succession, a donc protesté de façon véhémente à une première page du quotidien L'Humanité, en date du 25 avril, qui prétend établir un parallèle entre sa position et celle du maréchal Pétain.
Le 27 avril, sur France Inter, le candidat Mélenchon que l'on s'efforce d'oublier opérait la même assimilation, allant même jusqu’à citer "Laval le collabo".
Ceux qui souhaiteraient répondre à tous ces amalgames devraient creuser un peu plus la question de l'alliance entre Staline et Hitler. Car celle-ci fonctionna parfaitement du côté soviétique et de la part des communistes français, jusqu'en juin 1941. Je les invite à étudier la question au travers des faits que je relate, des cartes que je publie et des documents que je reproduis dans mon livre consacré au sujet, ouvrage qui, de ce point de vue, dérange, ce dont je me félicite. (8)⇓
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1) En 2002 les scores respectifs s'élevaient à 16,86 % pour le candidat du front national et à 2,34 % pour son rival du mouvement national républicain..⇑
2) sur la chaîne d'État "France 5".⇑
3) rédacteur en chef du "Journal du Dimanche", filiale du groupe Lagardère.⇑
4) rédacteur en chef du "Figaro Magazine", propriétaire Serge Dassault ⇑.
5) ⇑.
6) grand reporter à L'Express et auteur d'un livre consacré à la candidate FN.⇑.
7) Ces minutes, d'une lecture passionnante, ont été republiées en 2006 dans leur intégralité. Elles constituent un document de référence indispensable pour comprendre non seulement la seconde guerre mondiale du point de vue français mais aussi l'Histoire de la France au XXe siècle.⇑.
9) cf. "L'Alliance Staline Hitler". Ce livre est disponible par correspondance au prix de 29 euros port compris aux Éditions du Trident 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris.⇑.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
(PRESQUE) UNE CHASSE GARDEE : LES SERVICES SECRETS BOLCHEVIQUES (suite)
Comme toute police secrète qui se respecte, la tchéka ne tarde pas à se doter de services d’espionnage et de contre-espionnage, activités tant internes qu’externes au pays, qui ne connaîtront pas de morte-saison avec les bolcheviques. Elle installe donc en son sein, dès décembre 1920, un département chargé de ces questions, nommé Inostrannyj Otdiel, ou INO.
Le premier chef de l’INO sera Yakov Davydov, né en 1888 dans la région de Nakhichevan, près de l’Iran. Il restera peu de temps à son poste, puisqu’il le quitte en 1921 pour se livrer à des activités de « diplomate ». Sa carrière s’achèvera en 1937, lors des grandes purge. Il sera fusillé en 1938.
Le second chef de l’INO s’appelle Solomon Mogilevsky. Il est né en 1885 en Ukraine, dans la ville de Pavlohrad où existait une importante communauté juive. Il rejoint le Parti dès 1903 et participe à diverses activités révolutionnaires qui le contraignent à quitter le pays. Il rejoint la Suisse où il rencontre Lénine. De retour en Russie, il participe à la révolution d’octobre, puis à la guerre civile durant laquelle il occupe diverses fonctions à la Guépéou.
Il dirigera l’INO de 1921 à mai 1922. Il est ensuite envoyé au Caucase comme chef de la Guépéou locale où il sera notamment responsable des services de renseignements vers la Turquie et l’Iran. Il s’illustrera particulièrement en Géorgie lors de l’insurrection d’août 1924. Les Géorgiens vont tenter de s’opposer au pouvoir des soviets, mais seront impitoyablement écrasés. En récompense des services qu’il rendra à cette occasion, Mogilevsky est décoré de l’Ordre du Drapeau rouge. Mais il meurt l’année suivante, en 1925, dans un accident d’avion resté très mystérieux. Le pilote, un jeune Géorgien, s’est-il délibérément sacrifié pour venger ses compatriotes ? C’est en tout cas l’hypothèse qui a été émise.
Nous en arrivons au 3e chef de l’INO : Meïer Abramovitch Trilisser-Moskvin. Il est né en 1883 à Astrakan, dans le sud de la Russie, près de la mer Caspienne, et fera toute sa carrière d’abord à la tchéka, puis à la Guépéou, ensuite au NKVD. Diverses appellations pour désigner en fait le même type d’activités et de (très) basses œuvres.
Il devient membre du Parti dès 1901 et se voit chargé de l’organisation militaire clandestine. Il est ensuite secrétaire du soviet d’Irkoutsk. Après la révolution d’octobre, il fera la guerre civile en Sibérie.
Trilisser sera le chef des services d’espionnage bolcheviques de mai 1922 à octobre 1929. Entre-temps, en 1926, il devient vice-président de la Guépéou. Lui aussi sera décoré de l’ordre du Drapeau rouge pour services rendus. Il est en effet très actif, voyage beaucoup à Berlin et à Paris principalement et développera considérablement ses services. Il quitte l’INO fin 1929 pour intégrer le Komintern. Le livre noir du communisme nous apprend que : « En 1935, Meïr Trilisser, l’un des plus hauts responsables du NKVD, fut nommé secrétaire du Comité exécutif du Komintern chargé du contrôle des cadres. Sous le pseudonyme de Mikhaïl Moskvine, il recueillait les informations et les dénonciations, décidait aussi des disgrâces, première étape vers une liquidation prochaine. Ces services de cadres furent parallèlement chargés d’établir des « listes noires » des ennemis du communisme et de l’URSS ».
Mais son zèle ne le sauvera pas. Lui aussi sera rattrapé par la folle machine répressive qui s’est emballée et réclame son tribut: il est arrêté en novembre 1938 et meurt fusillé le 1er février 1940.
Il avait donc quitté la tête de l’INO fin 1929 où il avait été remplacé par Artur Artuzov, qui y restera jusqu’en 1936. A ce moment-là arrive Abram Aronovich Slutsky, qui remplira à son tour cette fonction jusqu’en 1938. Cette année-là, c’est la valse à la tête de l’INO. Son successeur, Zelman Isaevich Passov ne restera que quelques mois à son poste. Puis ce sera au tour de Sergey Spigelglas.
http://france-licratisee.hautetfort.com
Comme toute police secrète qui se respecte, la tchéka ne tarde pas à se doter de services d’espionnage et de contre-espionnage, activités tant internes qu’externes au pays, qui ne connaîtront pas de morte-saison avec les bolcheviques. Elle installe donc en son sein, dès décembre 1920, un département chargé de ces questions, nommé Inostrannyj Otdiel, ou INO.
Le premier chef de l’INO sera Yakov Davydov, né en 1888 dans la région de Nakhichevan, près de l’Iran. Il restera peu de temps à son poste, puisqu’il le quitte en 1921 pour se livrer à des activités de « diplomate ». Sa carrière s’achèvera en 1937, lors des grandes purge. Il sera fusillé en 1938.
Le second chef de l’INO s’appelle Solomon Mogilevsky. Il est né en 1885 en Ukraine, dans la ville de Pavlohrad où existait une importante communauté juive. Il rejoint le Parti dès 1903 et participe à diverses activités révolutionnaires qui le contraignent à quitter le pays. Il rejoint la Suisse où il rencontre Lénine. De retour en Russie, il participe à la révolution d’octobre, puis à la guerre civile durant laquelle il occupe diverses fonctions à la Guépéou.
Il dirigera l’INO de 1921 à mai 1922. Il est ensuite envoyé au Caucase comme chef de la Guépéou locale où il sera notamment responsable des services de renseignements vers la Turquie et l’Iran. Il s’illustrera particulièrement en Géorgie lors de l’insurrection d’août 1924. Les Géorgiens vont tenter de s’opposer au pouvoir des soviets, mais seront impitoyablement écrasés. En récompense des services qu’il rendra à cette occasion, Mogilevsky est décoré de l’Ordre du Drapeau rouge. Mais il meurt l’année suivante, en 1925, dans un accident d’avion resté très mystérieux. Le pilote, un jeune Géorgien, s’est-il délibérément sacrifié pour venger ses compatriotes ? C’est en tout cas l’hypothèse qui a été émise.
Nous en arrivons au 3e chef de l’INO : Meïer Abramovitch Trilisser-Moskvin. Il est né en 1883 à Astrakan, dans le sud de la Russie, près de la mer Caspienne, et fera toute sa carrière d’abord à la tchéka, puis à la Guépéou, ensuite au NKVD. Diverses appellations pour désigner en fait le même type d’activités et de (très) basses œuvres.
Il devient membre du Parti dès 1901 et se voit chargé de l’organisation militaire clandestine. Il est ensuite secrétaire du soviet d’Irkoutsk. Après la révolution d’octobre, il fera la guerre civile en Sibérie.
Trilisser sera le chef des services d’espionnage bolcheviques de mai 1922 à octobre 1929. Entre-temps, en 1926, il devient vice-président de la Guépéou. Lui aussi sera décoré de l’ordre du Drapeau rouge pour services rendus. Il est en effet très actif, voyage beaucoup à Berlin et à Paris principalement et développera considérablement ses services. Il quitte l’INO fin 1929 pour intégrer le Komintern. Le livre noir du communisme nous apprend que : « En 1935, Meïr Trilisser, l’un des plus hauts responsables du NKVD, fut nommé secrétaire du Comité exécutif du Komintern chargé du contrôle des cadres. Sous le pseudonyme de Mikhaïl Moskvine, il recueillait les informations et les dénonciations, décidait aussi des disgrâces, première étape vers une liquidation prochaine. Ces services de cadres furent parallèlement chargés d’établir des « listes noires » des ennemis du communisme et de l’URSS ».
Mais son zèle ne le sauvera pas. Lui aussi sera rattrapé par la folle machine répressive qui s’est emballée et réclame son tribut: il est arrêté en novembre 1938 et meurt fusillé le 1er février 1940.
Il avait donc quitté la tête de l’INO fin 1929 où il avait été remplacé par Artur Artuzov, qui y restera jusqu’en 1936. A ce moment-là arrive Abram Aronovich Slutsky, qui remplira à son tour cette fonction jusqu’en 1938. Cette année-là, c’est la valse à la tête de l’INO. Son successeur, Zelman Isaevich Passov ne restera que quelques mois à son poste. Puis ce sera au tour de Sergey Spigelglas.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Le coup de piolet de Mélenchon
Les élections législatives vont sans doute permettre quelques utiles précisions. Certaines négociations de coulisses laissent en effet entrevoir les points faibles de la formule Hollande. Vainqueur, en partie, grâce à un apport de voix du Modem, le nouveau pouvoir présidentiel peine en ce moment sur une question apparemment mineure. Symboliquement en effet, il lui faudrait imposer à ses alliés d'extrême gauche qu'une toute petite place soit laissée au chef de ce parti, lui-même député sortant des Pyrénées-Atlantiques. Le front de gauche pour sa part rechigne, même sur ce point de détail.
Dans un brillant article (1)⇓ , M. Dominique Reynié s'efforce pourtant de décrire ce qu'il appelle les "trois défaites de Jean-Luc Mélenchon". Si son analyse se révélait complètement exacte la droite ne pourrait que s'en féliciter. Elle pourrait s'exclamer à l'instar du camarade Marchais autrefois : "ça, c'est une bonne nouvelle", à prononcer avec l'inimitable accent des clowns.
Que tend donc à démontrer le directeur général de la Fondation pour l'innovation politique ?
Objectif N° 1 de Mélenchon selon notre politologue : Relancer le vote communiste. Échec. "En 2012, le total gauche communiste (12,8 %) est inférieur à la valeur médiane (13,8 %) que fait apparaître la série des 7 résultats obtenus entre 1965 et 2012."
Objectif N° 2 du chef du front de gauche d'après cette analyse : Laisser la candidate du FN loin derrière. Échec.
Objectif N° 3 du candidat à en croire l'article : Rendre le peuple à la gauche. Échec. "Les classes populaires préfèrent le populisme de droite."
Et de tirer la double conclusion suivante
1° "un populisme sans nationalisme est d’autant plus sûrement voué à l’échec qu’il doit affronter la concurrence d’un populisme xénophobe. Lors du premier tour de l’élection présidentielle française de 2012, la triple défaite de Jean-Luc Mélenchon fournit ainsi la plus récente illustration d’une tendance européenne de fond."
2° - et surtout : "Ces résultats paraissent confirmer les thèses présentées dans mon récent livre sur les populismes, en particulier dans les pages consacrées au problème de Mélenchon" car, est-il affirmé, "prise dans le vieillissement démographique, la crise économique, les exigences de la globalisation et l’épuisement financier de l’État providence, l’Europe s’abandonne au populisme de droite."
Notons d'abord, que notre professeur de Sciences politiques raisonne en pur démocrate. Du point de vue moral, et même civique, on peut mettre ce mode de pensée à son honneur.
Malheureusement, pour sa part, l'objet de son étude cache à peine son admiration pour Fidel Castro et pour Lénine. Certes comme Chavez, qu'il soutient ouvertement, il sacrifie aux formalités du suffrage. Mais ni lui-même, ni ses amis communistes ne considèrent sincèrement que la vérité sorte des urnes.
Moyennant quoi, l'erreur essentielle consiste à utiliser ce concept illusoire, mal défini ou tout au moins ambigu, ce mot exaspérant de "populisme". Et l'on couvre alors de la même étiquette le "populisme de droite" et les continuateurs du marxisme-léninisme. Les graves conséquences de cet amalgame faussement symétrique ne devraient échapper à personne.
En fait on doit aussi observer que les trois objectifs prêtés à Mélenchon n'ont jamais été posés par l'intéressé. Le mot d'ordre de "laisser loin derrière", par exemple, n'est vraiment apparu qu'à la fin de la campagne. Et si le front de gauche a surtout servi de vitrine au PCF, il ne s'est jamais défini comme tel.
Quand Mélenchon, en tant que dirigeant de son petit mouvement, se lançait dans son opération candidature, à laquelle le parti communiste n'a prêté son concours qu'après un douloureux débat interne, son projet semblait faire sourire les commentateurs agréés.
On la qualifiait presque au départ de galéjade ou de tartarinade.
À partir d'un certain moment, on ne rigole plus. Mélenchon arrive comme "l'homme avec une tête d'homme" dans le "Dîner de tête à Paris-France" de Prévert : "Premier qui dit et ta sœur est un homme mort. Personne le dit. Il a tort : c'était pour rire".
Après le rassemblement de Marseille du 14 avril, et dès la manifestation de la Bastille du 18 mars pour l'anniversaire de la Commune, on prend au sérieux le personnage. Certains journaux commencent à l'instrumentaliser. On peut même se demander si ce renversement d'un excès, ce passage d'une sous-estimation originelle, aboutissant à surestimation soudaine, n'a pas entraîné le désir d'une petite fraction de la droite de relever son défi.
En vérité on doit ouvrir les yeux sur les conséquences de la campagne de Mélenchon.
Elle a remis en selle le parti communiste. L'appareil stalinien contrôle plus de 90 % du dispositif. La vieille machine ne cherche d'ailleurs pas à personnaliser trop longtemps autour de l'ancien trotskiste.
Les vrais chiffres parlent d'eux-mêmes.
En 2007 la candidate et secrétaire générale du PCF Buffet obtenait 1,93 % des voix et la globalité de la "gauche de la gauche" (Besancenot 4,08 % + Laguiller 1,33 % + Bové 1,32 % + Schivardi 0,34 %) totalisait péniblement 9 % des suffrages. La place du colonel Fabien représentait donc alors à peine 21 % de cette famille marxiste.
Cinq ans plus tard l'ensemble (Mélenchon 11,1 % + Poutou 1,15 % + Arthaud 0,56 %) est parvenu à recueillir 4,6 millions de voix. Mais désormais le porte-drapeau investi par les staliniens, d'origine trotskiste-lambertiste lui-même, pèse plus des quatre cinquièmes, exactement 86,6 % du poids de cette galaxie. Le candidat lui-même a peut-être subi "trois échecs" aux yeux des politologues. L'opération a réunifié la famille divisée depuis tant d'années, avec le soutien sinon le parrainage de la CGT et de la FSU. Le rêve des lambertistes est accompli. Les coups de piolet sont pardonnés.
Le vieux parti que certains croient mort, à moins qu'il s'agisse de son supposé fantôme, a prouvé qu'il n'a pas dit son dernier mot.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1) cf. "Trop libre" du 1er mai 2012.⇑
Les élections législatives vont sans doute permettre quelques utiles précisions. Certaines négociations de coulisses laissent en effet entrevoir les points faibles de la formule Hollande. Vainqueur, en partie, grâce à un apport de voix du Modem, le nouveau pouvoir présidentiel peine en ce moment sur une question apparemment mineure. Symboliquement en effet, il lui faudrait imposer à ses alliés d'extrême gauche qu'une toute petite place soit laissée au chef de ce parti, lui-même député sortant des Pyrénées-Atlantiques. Le front de gauche pour sa part rechigne, même sur ce point de détail.
Dans un brillant article (1)⇓ , M. Dominique Reynié s'efforce pourtant de décrire ce qu'il appelle les "trois défaites de Jean-Luc Mélenchon". Si son analyse se révélait complètement exacte la droite ne pourrait que s'en féliciter. Elle pourrait s'exclamer à l'instar du camarade Marchais autrefois : "ça, c'est une bonne nouvelle", à prononcer avec l'inimitable accent des clowns.
Que tend donc à démontrer le directeur général de la Fondation pour l'innovation politique ?
Objectif N° 1 de Mélenchon selon notre politologue : Relancer le vote communiste. Échec. "En 2012, le total gauche communiste (12,8 %) est inférieur à la valeur médiane (13,8 %) que fait apparaître la série des 7 résultats obtenus entre 1965 et 2012."
Objectif N° 2 du chef du front de gauche d'après cette analyse : Laisser la candidate du FN loin derrière. Échec.
Objectif N° 3 du candidat à en croire l'article : Rendre le peuple à la gauche. Échec. "Les classes populaires préfèrent le populisme de droite."
Et de tirer la double conclusion suivante
1° "un populisme sans nationalisme est d’autant plus sûrement voué à l’échec qu’il doit affronter la concurrence d’un populisme xénophobe. Lors du premier tour de l’élection présidentielle française de 2012, la triple défaite de Jean-Luc Mélenchon fournit ainsi la plus récente illustration d’une tendance européenne de fond."
2° - et surtout : "Ces résultats paraissent confirmer les thèses présentées dans mon récent livre sur les populismes, en particulier dans les pages consacrées au problème de Mélenchon" car, est-il affirmé, "prise dans le vieillissement démographique, la crise économique, les exigences de la globalisation et l’épuisement financier de l’État providence, l’Europe s’abandonne au populisme de droite."
Notons d'abord, que notre professeur de Sciences politiques raisonne en pur démocrate. Du point de vue moral, et même civique, on peut mettre ce mode de pensée à son honneur.
Malheureusement, pour sa part, l'objet de son étude cache à peine son admiration pour Fidel Castro et pour Lénine. Certes comme Chavez, qu'il soutient ouvertement, il sacrifie aux formalités du suffrage. Mais ni lui-même, ni ses amis communistes ne considèrent sincèrement que la vérité sorte des urnes.
Moyennant quoi, l'erreur essentielle consiste à utiliser ce concept illusoire, mal défini ou tout au moins ambigu, ce mot exaspérant de "populisme". Et l'on couvre alors de la même étiquette le "populisme de droite" et les continuateurs du marxisme-léninisme. Les graves conséquences de cet amalgame faussement symétrique ne devraient échapper à personne.
En fait on doit aussi observer que les trois objectifs prêtés à Mélenchon n'ont jamais été posés par l'intéressé. Le mot d'ordre de "laisser loin derrière", par exemple, n'est vraiment apparu qu'à la fin de la campagne. Et si le front de gauche a surtout servi de vitrine au PCF, il ne s'est jamais défini comme tel.
Quand Mélenchon, en tant que dirigeant de son petit mouvement, se lançait dans son opération candidature, à laquelle le parti communiste n'a prêté son concours qu'après un douloureux débat interne, son projet semblait faire sourire les commentateurs agréés.
On la qualifiait presque au départ de galéjade ou de tartarinade.
À partir d'un certain moment, on ne rigole plus. Mélenchon arrive comme "l'homme avec une tête d'homme" dans le "Dîner de tête à Paris-France" de Prévert : "Premier qui dit et ta sœur est un homme mort. Personne le dit. Il a tort : c'était pour rire".
Après le rassemblement de Marseille du 14 avril, et dès la manifestation de la Bastille du 18 mars pour l'anniversaire de la Commune, on prend au sérieux le personnage. Certains journaux commencent à l'instrumentaliser. On peut même se demander si ce renversement d'un excès, ce passage d'une sous-estimation originelle, aboutissant à surestimation soudaine, n'a pas entraîné le désir d'une petite fraction de la droite de relever son défi.
En vérité on doit ouvrir les yeux sur les conséquences de la campagne de Mélenchon.
Elle a remis en selle le parti communiste. L'appareil stalinien contrôle plus de 90 % du dispositif. La vieille machine ne cherche d'ailleurs pas à personnaliser trop longtemps autour de l'ancien trotskiste.
Les vrais chiffres parlent d'eux-mêmes.
En 2007 la candidate et secrétaire générale du PCF Buffet obtenait 1,93 % des voix et la globalité de la "gauche de la gauche" (Besancenot 4,08 % + Laguiller 1,33 % + Bové 1,32 % + Schivardi 0,34 %) totalisait péniblement 9 % des suffrages. La place du colonel Fabien représentait donc alors à peine 21 % de cette famille marxiste.
Cinq ans plus tard l'ensemble (Mélenchon 11,1 % + Poutou 1,15 % + Arthaud 0,56 %) est parvenu à recueillir 4,6 millions de voix. Mais désormais le porte-drapeau investi par les staliniens, d'origine trotskiste-lambertiste lui-même, pèse plus des quatre cinquièmes, exactement 86,6 % du poids de cette galaxie. Le candidat lui-même a peut-être subi "trois échecs" aux yeux des politologues. L'opération a réunifié la famille divisée depuis tant d'années, avec le soutien sinon le parrainage de la CGT et de la FSU. Le rêve des lambertistes est accompli. Les coups de piolet sont pardonnés.
Le vieux parti que certains croient mort, à moins qu'il s'agisse de son supposé fantôme, a prouvé qu'il n'a pas dit son dernier mot.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
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1) cf. "Trop libre" du 1er mai 2012.⇑
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX… ROSA LUXEMBURG, dite ROSA LA ROUGE
Faisant un récapitulatif des révolutionnaires évoqués jusqu’à présent, je m’aperçois que sur une petite trentaine de noms, n’apparaissent que … deux femmes : l’espionne Zarubina et la communiste roumaine Ana Pauker. Serait-ce que les femmes n’avaient pas, elles aussi, l’ardent désir de participer activement à l’avènement du grand soir ? Ce serait bien mal les juger. Aussi, nous allons en évoquer quelques-unes, afin de vous prouver que leur soif de renverser l’ordre établi ne le cédait en rien à celle de leurs compagnons.
J’en profite pour indiquer – mais vous l’aurez remarqué – que je choisis mes « victimes » au gré de l’inspiration. Faire un plan établi, les enfermer trop rigidement dans des catégories fixes m’ennuie, finalement. Je trouve que c’est plus intéressant de circuler à travers les secteurs d’activités, voire les pays. De toute façon, ils n’échapperont pas …
ROSA LUXEMBURG, dite ROSA LA ROUGE
Si quelqu’un a eu véritablement la fibre révolutionnaire, c’est bien elle. Qui l’a poussée à ne jamais transiger avec ses convictions et à ne pas ménager ses critiques à l’égard de ses collègues révolutionnaires, quels qu’ils soient. S’inquiétant du chemin suivi par les bolcheviques, elle écrira notamment ceci peu de temps après la révolution d’Octobre : "La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement." [...] "La tâche historique qui incombe au prolétariat, une fois au pouvoir, c'est de créer, à la place de la démocratie bourgeoise, la démocratie socialiste, et non pas de supprimer toute démocratie." Allez, pour avoir écrit – et pensé – cela, il lui sera beaucoup pardonné.
Elle naît en 1870 ou 1871 dans une famille de commerçants juifs polonais et n’a pas dix-huit ans qu’elle est déjà obligée de fuir en Suisse en raison de ses activités politiques. Elle s’est en effet engagée au parti socialiste révolutionnaire polonais Proletaryat où elle manifeste un activisme débordant.
Installée à Zurich, elle reprend des études d’économie politique et s’engage dans diverses activités annexes, comme le lancement d’un journal, La cause ouvrière, en 1893, ou encore celui d’un parti, le SDKP – parti social-démocrate du Royaume de Pologne – en 1894, avec Leo Jogiches, qui restera un compagnon de toute sa vie.
En 1898, elle contracte un mariage blanc avec Gustav Lübeck afin de devenir citoyenne allemande et milite avec ardeur dans les rangs du SPD (parti social-démocrate). Dès cette période, elle s’illustre par des débats théoriques très poussés avec les différentes factions, branches, mouvements existant au sein du marxisme. Je me garderai bien d’entrer dans les détails, il y faudrait plus qu’un article. Mais vous l’aurez compris, c’est une théoricienne brillante et passionnée, bien que souvent moquée par ses distingués confrères qui lui reprochent, étant femme, de se mêler de débats hors de sa (faible) portée.
Ce qui ne l’empêche nullement de poursuivre avec opiniâtreté sa route. Pour gagner sa vie, elle est journaliste, traductrice, car elle parle polonais, russe, allemand, français et yiddish, voire enseignante à l’école des cadres du SPD.
Eclate la révolution de 1905 en Russie. Rosa Luxemburg se précipite en Pologne où elle espère l’embrasement. Mais, fausse alerte, le soufflé retombe et elle est arrêtée. Elle manquera de peu d’être exécutée. Cette fois, elle sera simplement assignée à résidence en Finlande.
Elle n’y reste pas longtemps puisqu’on la retrouve en Allemagne en 1906. A partir de cette date et jusqu’à la guerre de 1914, elle va traverser une sorte de désert où elle se trouve marginalisée dans son propre parti qui est contaminé – de son point de vue – par le nationalisme et le militarisme ambiants et qui finira par voter les crédits de guerre en 1914.
Pacifiste, elle va s’opposer avec Karl Liebknecht à ce qu’elle considère comme une dérive. Elle appelle au refus d’obéir aux ordres de conscription, ce qui lui vaudra d’être emprisonnée. Exclue du SPD, elle crée le 1er janvier 1916 la Ligue Spartacus avec Liebknecht, Clara Zetkin et Franz Mehring. Elle est à nouveau emprisonnée peu après.
En novembre 1918, c’est la révolution en Allemagne. Rosa Luxemburg est libérée et en profite immédiatement pour réorganiser la Ligue Spartacus, qui deviendra plus tard le parti communiste allemand. Elle en rédige le programme, en définit la stratégie et en anime le journal, Die Rote Fahne (Le Drapeau Rouge).
Entre-temps s’est bien sûr produite la révolution de 1917, dont elle ne tarde pas à dénoncer la dérive totalitaire, notamment dans un ouvrage publié en 1918, La révolution russe. Mais elle ne saura jamais à quel point elle avait eu raison – sur ce point. L’insurrection spartakiste est déclenchée le 5 janvier 1919 à Berlin. Elle échoue et est réprimée dans le sang par les sociaux-démocrates au pouvoir, ses anciens compagnons, qui se débarrasseront à cette occasion de cette aile gauche encombrante. Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht sont tous les deux arrêtés et assassinés le 15 janvier 1919. http://france-licratisee.hautetfort.com
Faisant un récapitulatif des révolutionnaires évoqués jusqu’à présent, je m’aperçois que sur une petite trentaine de noms, n’apparaissent que … deux femmes : l’espionne Zarubina et la communiste roumaine Ana Pauker. Serait-ce que les femmes n’avaient pas, elles aussi, l’ardent désir de participer activement à l’avènement du grand soir ? Ce serait bien mal les juger. Aussi, nous allons en évoquer quelques-unes, afin de vous prouver que leur soif de renverser l’ordre établi ne le cédait en rien à celle de leurs compagnons.
J’en profite pour indiquer – mais vous l’aurez remarqué – que je choisis mes « victimes » au gré de l’inspiration. Faire un plan établi, les enfermer trop rigidement dans des catégories fixes m’ennuie, finalement. Je trouve que c’est plus intéressant de circuler à travers les secteurs d’activités, voire les pays. De toute façon, ils n’échapperont pas …
ROSA LUXEMBURG, dite ROSA LA ROUGE
Si quelqu’un a eu véritablement la fibre révolutionnaire, c’est bien elle. Qui l’a poussée à ne jamais transiger avec ses convictions et à ne pas ménager ses critiques à l’égard de ses collègues révolutionnaires, quels qu’ils soient. S’inquiétant du chemin suivi par les bolcheviques, elle écrira notamment ceci peu de temps après la révolution d’Octobre : "La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement." [...] "La tâche historique qui incombe au prolétariat, une fois au pouvoir, c'est de créer, à la place de la démocratie bourgeoise, la démocratie socialiste, et non pas de supprimer toute démocratie." Allez, pour avoir écrit – et pensé – cela, il lui sera beaucoup pardonné.
Elle naît en 1870 ou 1871 dans une famille de commerçants juifs polonais et n’a pas dix-huit ans qu’elle est déjà obligée de fuir en Suisse en raison de ses activités politiques. Elle s’est en effet engagée au parti socialiste révolutionnaire polonais Proletaryat où elle manifeste un activisme débordant.
Installée à Zurich, elle reprend des études d’économie politique et s’engage dans diverses activités annexes, comme le lancement d’un journal, La cause ouvrière, en 1893, ou encore celui d’un parti, le SDKP – parti social-démocrate du Royaume de Pologne – en 1894, avec Leo Jogiches, qui restera un compagnon de toute sa vie.
En 1898, elle contracte un mariage blanc avec Gustav Lübeck afin de devenir citoyenne allemande et milite avec ardeur dans les rangs du SPD (parti social-démocrate). Dès cette période, elle s’illustre par des débats théoriques très poussés avec les différentes factions, branches, mouvements existant au sein du marxisme. Je me garderai bien d’entrer dans les détails, il y faudrait plus qu’un article. Mais vous l’aurez compris, c’est une théoricienne brillante et passionnée, bien que souvent moquée par ses distingués confrères qui lui reprochent, étant femme, de se mêler de débats hors de sa (faible) portée.
Ce qui ne l’empêche nullement de poursuivre avec opiniâtreté sa route. Pour gagner sa vie, elle est journaliste, traductrice, car elle parle polonais, russe, allemand, français et yiddish, voire enseignante à l’école des cadres du SPD.
Eclate la révolution de 1905 en Russie. Rosa Luxemburg se précipite en Pologne où elle espère l’embrasement. Mais, fausse alerte, le soufflé retombe et elle est arrêtée. Elle manquera de peu d’être exécutée. Cette fois, elle sera simplement assignée à résidence en Finlande.
Elle n’y reste pas longtemps puisqu’on la retrouve en Allemagne en 1906. A partir de cette date et jusqu’à la guerre de 1914, elle va traverser une sorte de désert où elle se trouve marginalisée dans son propre parti qui est contaminé – de son point de vue – par le nationalisme et le militarisme ambiants et qui finira par voter les crédits de guerre en 1914.
Pacifiste, elle va s’opposer avec Karl Liebknecht à ce qu’elle considère comme une dérive. Elle appelle au refus d’obéir aux ordres de conscription, ce qui lui vaudra d’être emprisonnée. Exclue du SPD, elle crée le 1er janvier 1916 la Ligue Spartacus avec Liebknecht, Clara Zetkin et Franz Mehring. Elle est à nouveau emprisonnée peu après.
En novembre 1918, c’est la révolution en Allemagne. Rosa Luxemburg est libérée et en profite immédiatement pour réorganiser la Ligue Spartacus, qui deviendra plus tard le parti communiste allemand. Elle en rédige le programme, en définit la stratégie et en anime le journal, Die Rote Fahne (Le Drapeau Rouge).
Entre-temps s’est bien sûr produite la révolution de 1917, dont elle ne tarde pas à dénoncer la dérive totalitaire, notamment dans un ouvrage publié en 1918, La révolution russe. Mais elle ne saura jamais à quel point elle avait eu raison – sur ce point. L’insurrection spartakiste est déclenchée le 5 janvier 1919 à Berlin. Elle échoue et est réprimée dans le sang par les sociaux-démocrates au pouvoir, ses anciens compagnons, qui se débarrasseront à cette occasion de cette aile gauche encombrante. Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht sont tous les deux arrêtés et assassinés le 15 janvier 1919. http://france-licratisee.hautetfort.com
Re: Communisme : le devoir de mémoire
"Vous allez voir, mon programme rapporte plus que ce qu'il ne coute"
le communiste qui dit ça.

le communiste qui dit ça.

Seulement 1,6% de la population du Japon sont des immigrés, et pourquoi pas la notre?
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX GRIGORI MOISSEVITCH MAIRANOVSKI
Vous avez dû entendre parler des expérimentations humaines auxquelles se livraient les nazis dans les camps. Mais je parierais que vous avez moins souvent entendu parler de celles qui se pratiquaient dans les coins discrets de la Loubianka, le siège des services secrets soviétiques, qu’ils se soient appelés Tchéka, Guépéou, KGB ou NKVD.
Et encore moins de celui qui eut la haute main sur ces expérimentations de 1937 à 1951. Il a fallu pour cela que Soljenitsyne lève le voile en 2003 dans le tome 2 de sa fresque Deux siècles ensemble – Juifs et Russes pendant la période soviétique. Et révèle des choses bien étonnantes, quoique quasiment boycottées depuis.
c3b9df24f916a62d81c0cf5835d3387f.jpgLe laboratoire des poisons du régime bolchevique est installé dès 1921. En 1926, il passe sous la férule de Gendrik Yagoda, alors second de la Guépéou. A partir de 1937, sous le nom de Laboratoire 1, ses activités vont considérablement se développer sous la direction de Grigory Moïssevitch Maïranovski.
Les sources ne sont pas très loquaces sur ce personnage qui ne manque pourtant pas d’intérêt et dont les hauts faits mériteraient de passer à la postérité au moins autant que ceux du Dr Mengele. Difficile déjà de trouver un portrait de lui. On sait qu’il est né en 1899 à Batoumi en Géorgie. Dans sa jeunesse, il s’affilie au Bund (l’Union – socialiste et antisioniste – des travailleurs juifs), mais devant les nuages qui s’amoncellent sur ce mouvement, qui sera finalement liquidé, il préfère rejoindre les bolcheviques. C’est plus sûr. Il devient médecin biochimiste.
Il travaille ensuite à l’Institut de recherches médicales Gorki à Moscou qui sera placé sous l’autorité du NKVD. En 1937, l’année des grandes purges, ce serviteur très zélé du régime obtient une promotion dont il tâchera de se rendre digne : on lui confie la direction du Laboratoire 1 avec la tâche très spéciale de mettre au point un poison mortel ne laissant pas de traces. Un poison provoquant un décès qui semblerait naturel, du genre « insuffisance cardiaque ».
Dès lors, il va se mettre au travail avec ardeur et sans états d’âme superflus. De toute façon, n’est-ce pas, ses victimes étaient des ennemis du peuple, et lui-même travaillait à instaurer un monde meilleur, alors les détails…
Il va se livrer à des recherches sur toutes sortes de poisons : la digitaline, le curare, la ricine, etc. Et comme c’était un homme consciencieux et désireux de bien faire, il fera des essais sur des cobayes humains – les oiseaux, ainsi les appelait-il poétiquement – d’âge et de condition physique très variés. Il administrait le poison dans la nourriture ou la boisson, puis à travers un judas, observait les phases de l’agonie, notant scrupuleusement tous les détails.
Il est si bien noté par ses chefs qu’il est promu colonel du NKVD en 1943. C’est la guerre, ce ne sont pas les ennemis du peuple qui manquent. Outre les russes, il aura bientôt à sa disposition des oiseaux allemands, polonais, voire japonais. Il expérimente à tour de bras.
Et d’ailleurs il réussira apparemment à mettre au point la substance parfaite, appelée C-2 qui vous tuait doucement en quinze minutes, sans laisser de traces. Elle sera largement utilisée.
Le NKVD demandera également à ce précieux auxiliaire d’expérimenter un « camion à gaz ». Mais nous en reparlerons.
Ce n’est qu’à la veille du procès de Nuremberg, en 1945, que les expérimentations sur cobayes humains effectuées par le bon docteur Maïranovski furent interdites. Du moins officiellement.
Les luttes de pouvoir sauvages au sein du NKVD, alors dirigé par Lavrenti Béria, vont affecter le colonel-empoisonneur qui se croyait pourtant bien à l’abri dans son laboratoire. Il savait tant de choses, ayant personnellement pratiqué tant d’assassinats politiques, qu’il se considérait intouchable ....
Il est cependant arrêté en décembre 1951 - pas pour ses crimes, je vous rassure tout de suite - mais dans un contexte de luttes de clans. Et, sans qu’il y ait de procès, il est condamné à 10 ans de prison pour… abus de fonction et détention illégale de poisons ! Curieusement, il ne sera pas libéré à la mort de Staline, en mars 1953, et dans l’espoir de se dédouaner, il chargera copieusement son ancien patron, Lavrenti Béria, lors du procès de celui-ci en juin de la même année, reconnaissant du même coup ses propres crimes.
Il fera bel et bien ses 10 ans de prison, à sa grande indignation. Voilà comment on récompensait la vertu militante ! Il est libéré en décembre 1961 et assigné à résidence au Daghestan où il travaillera dans un laboratoire de chimie.
Il commettra une erreur fatale en essayant d’obtenir avec acharnement sa réhabilitation. Dans ce but, il écrit à Krouchtchev, le nouveau maître, pour lui rappeler certains faits anciens – notamment un assassinat commun – que ce dernier n’avait apparemment nulle envie de voir ressurgir. Maïranovski n’aura pas l’occasion d’en parler davantage car il succombe opportunément en décembre 1964 d’une… insuffisance cardiaque.
http://france-licratisee.hautetfort.com
Vous avez dû entendre parler des expérimentations humaines auxquelles se livraient les nazis dans les camps. Mais je parierais que vous avez moins souvent entendu parler de celles qui se pratiquaient dans les coins discrets de la Loubianka, le siège des services secrets soviétiques, qu’ils se soient appelés Tchéka, Guépéou, KGB ou NKVD.
Et encore moins de celui qui eut la haute main sur ces expérimentations de 1937 à 1951. Il a fallu pour cela que Soljenitsyne lève le voile en 2003 dans le tome 2 de sa fresque Deux siècles ensemble – Juifs et Russes pendant la période soviétique. Et révèle des choses bien étonnantes, quoique quasiment boycottées depuis.
c3b9df24f916a62d81c0cf5835d3387f.jpgLe laboratoire des poisons du régime bolchevique est installé dès 1921. En 1926, il passe sous la férule de Gendrik Yagoda, alors second de la Guépéou. A partir de 1937, sous le nom de Laboratoire 1, ses activités vont considérablement se développer sous la direction de Grigory Moïssevitch Maïranovski.
Les sources ne sont pas très loquaces sur ce personnage qui ne manque pourtant pas d’intérêt et dont les hauts faits mériteraient de passer à la postérité au moins autant que ceux du Dr Mengele. Difficile déjà de trouver un portrait de lui. On sait qu’il est né en 1899 à Batoumi en Géorgie. Dans sa jeunesse, il s’affilie au Bund (l’Union – socialiste et antisioniste – des travailleurs juifs), mais devant les nuages qui s’amoncellent sur ce mouvement, qui sera finalement liquidé, il préfère rejoindre les bolcheviques. C’est plus sûr. Il devient médecin biochimiste.
Il travaille ensuite à l’Institut de recherches médicales Gorki à Moscou qui sera placé sous l’autorité du NKVD. En 1937, l’année des grandes purges, ce serviteur très zélé du régime obtient une promotion dont il tâchera de se rendre digne : on lui confie la direction du Laboratoire 1 avec la tâche très spéciale de mettre au point un poison mortel ne laissant pas de traces. Un poison provoquant un décès qui semblerait naturel, du genre « insuffisance cardiaque ».
Dès lors, il va se mettre au travail avec ardeur et sans états d’âme superflus. De toute façon, n’est-ce pas, ses victimes étaient des ennemis du peuple, et lui-même travaillait à instaurer un monde meilleur, alors les détails…
Il va se livrer à des recherches sur toutes sortes de poisons : la digitaline, le curare, la ricine, etc. Et comme c’était un homme consciencieux et désireux de bien faire, il fera des essais sur des cobayes humains – les oiseaux, ainsi les appelait-il poétiquement – d’âge et de condition physique très variés. Il administrait le poison dans la nourriture ou la boisson, puis à travers un judas, observait les phases de l’agonie, notant scrupuleusement tous les détails.
Il est si bien noté par ses chefs qu’il est promu colonel du NKVD en 1943. C’est la guerre, ce ne sont pas les ennemis du peuple qui manquent. Outre les russes, il aura bientôt à sa disposition des oiseaux allemands, polonais, voire japonais. Il expérimente à tour de bras.
Et d’ailleurs il réussira apparemment à mettre au point la substance parfaite, appelée C-2 qui vous tuait doucement en quinze minutes, sans laisser de traces. Elle sera largement utilisée.
Le NKVD demandera également à ce précieux auxiliaire d’expérimenter un « camion à gaz ». Mais nous en reparlerons.
Ce n’est qu’à la veille du procès de Nuremberg, en 1945, que les expérimentations sur cobayes humains effectuées par le bon docteur Maïranovski furent interdites. Du moins officiellement.
Les luttes de pouvoir sauvages au sein du NKVD, alors dirigé par Lavrenti Béria, vont affecter le colonel-empoisonneur qui se croyait pourtant bien à l’abri dans son laboratoire. Il savait tant de choses, ayant personnellement pratiqué tant d’assassinats politiques, qu’il se considérait intouchable ....
Il est cependant arrêté en décembre 1951 - pas pour ses crimes, je vous rassure tout de suite - mais dans un contexte de luttes de clans. Et, sans qu’il y ait de procès, il est condamné à 10 ans de prison pour… abus de fonction et détention illégale de poisons ! Curieusement, il ne sera pas libéré à la mort de Staline, en mars 1953, et dans l’espoir de se dédouaner, il chargera copieusement son ancien patron, Lavrenti Béria, lors du procès de celui-ci en juin de la même année, reconnaissant du même coup ses propres crimes.
Il fera bel et bien ses 10 ans de prison, à sa grande indignation. Voilà comment on récompensait la vertu militante ! Il est libéré en décembre 1961 et assigné à résidence au Daghestan où il travaillera dans un laboratoire de chimie.
Il commettra une erreur fatale en essayant d’obtenir avec acharnement sa réhabilitation. Dans ce but, il écrit à Krouchtchev, le nouveau maître, pour lui rappeler certains faits anciens – notamment un assassinat commun – que ce dernier n’avait apparemment nulle envie de voir ressurgir. Maïranovski n’aura pas l’occasion d’en parler davantage car il succombe opportunément en décembre 1964 d’une… insuffisance cardiaque.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Mélenchon l'imposteur : encore plus de métissage et d'immigration
Jean-Luc Mélenchon est-il un imposteur ou un personnage incohérent qui agit et réagit en fonction de ses colères et de ses haines de l'instant ? Lesquelles sont, il et vrai, d'une versatilité déconcertante. Encore que sur un point, et nous l'allons voir, il est un roc : dans la détestation de lui-même et plus exactement de tout ce qui représente la race dont il est issu qu'il combat depuis un demi-siècle avec férocité en allié et kollabo zélé des obédiences vouées à son éradication. Ce qu'en bon français on appelle d'ailleurs un "génocide".
Exemple de cette instabilité - et lui adore parler de névrose - : il ne répugne pas à soutenir certaines dictatures. Pas toutes bien sûr et il a tôt fait de rappeler qu'il fut trotskiste quand cela signifiait anti-stalinien, c'est-à-dire anti-communiste. Aujourd'hui le voilà transformé en compagnon de route efficace, acharné à sortir les camarades de l'ornière dans laquelle ils sont tombés. Ce faisant, il lui arrive de tendre la main aux dernières tyrannies prolétariennes. Mais pas aux Chinois. Nuance, ils ne sont pas communistes... « moi, je les appelle populaires », objecte-t-il. Quand ça dérange, n'est-ce pas ... Ce n'est pas qu'il les aime mais il déteste plus encore ces Tibétains et leur calotin de Dalaï Lama.
Aussi vole-t-il au secours de Cuba qui en matière de libertés n'est certes pas un parangon car le castrisme jure assez avec les grandes prosopopées libertaires dont il assaisonne sans rire ses meetings de campagne. Le voici donc qui dénonce, cramoisi, l'ignoble boycott dont La Havane est l'objet de la part des Etats-Unis et de quelques autres. En revanche lorsqu'il était dirigé contre les odieux ennemis blancs de son pote Mandela, tiré en premier par « l'horrible tigre américain », Mélenchon exigeait encore plus de sévérité. S'est-il élevé contre le boycott de l'Irak dont plusieurs millions d'enfants moururent ? S'insurge-t-il contre celui qui étrangle l'Iran insoumis ? Il est vrai que cet irréductible pacifiste, regrettant néanmoins que l'on n'ait pas déclenché la Seconde Guerre Mondiale quatre ans plus tôt afin de protéger les massacreurs de nonnes espagnoles, a soutenu l'expédition de Libye. Au prétexte qu'il fallait « briser le tyran pour l'empêcher de briser la révolution ».
Peu importe les moyens, seule compte la destruction de ceux qu'il tient pour ses ennemis.
Alors cessons de prendre à la rigolade sa présence de plus en plus prégnante dans cette campagne présidentielle. Sa formule cocasse sur le « capitaine de Pédalo » a finalement , moins fait pour discréditer Hollande qu'elle n'a poli son image de capitaine Haddock du Front de Gauche, jusque là très endommagée par ses fureurs cyclothymiques. Encore que soit plus étrange tout de même, après ses colères médiatiques habilement incontrôlées, la soumission de ses souffre-douleurs, masochistes au point de ne jamais lui tendre plus de micros ou de caméras qu'après un de ses déchaînements maniaco-dépressifs. Il suffira de rappeler comment, au cours des trente dernières années, la moindre saillie de Jean-Marie Le Pen envers le plus gougnaffier des journalistes déchaînait aussitôt la colère de la corporation et mettait pour six mois à l'index le président du Front National.
On peut à ceci mesurer la différence entre un consciencieux domestique du Système et ceux qui, de notre bord, n'ont jamais cessé de le combattre, fût-ce avec moins de vigueur qu'ici nous l'eussions souhaité. Quel excellent factotum des oligarchies fait ce bruyant harangueur d'estrades qui se prend pour un tribun sans en avoir ni l'organe ni le talent ! Avachi, langue pendante devant ses micros, il bave, insulte, calomnie, blasphème et convoque, pour donner plus de poids à ses diatribes, tous les grands ancêtres à tablier de cochon et les coupeurs de têtes révolutionnaires qui lui sont de bonne compagnie pour réclamer, au nom de la libre expression dont il se revendique puissamment, qu'on fasse taire ses contradicteurs.
UNE CONTREPETERIE QUI VAUT BIEN LE PÉDALO...
Il ne faut pas le prendre à la légère parce qu'il est vrai qu'il remplit ses salles. Mieux, il lui faut en catastrophe en commander de plus grandes, à mesure que les média lui font la retape quand il ose encore hurler partout qu'il en est exclu.
Par milliers, ils viennent l'écouter parler, certes en escouades communistes enthousiastes, pendant quinze ans sevrées de philippiques prolétariennes, interminable purge dont on ne voyait plus la fin depuis le départ de Marchais. Après les Gayssot, les Hue, les Buffet, les Gremetz, la pirouette de Besancenot, un bout de Krivine par-ci, beaucoup (trop) d'Ariette par-là, trotskystes, staliniens, lambertistes, en tout cas, dont les meetings à force de se traîner en langueur finirent pas vider les urnes de bulletins à faucilles et marteaux. Tandis que par dizaines de milliers, les orphelins de Marx exclus de la vie économique du pays par la déferlante immigrée, ralliaient la flamme qui osait nommer les détrousseurs.
Or Mélenchon n'a même pas l'excuse de devoir plaire à un public dont on pensait qu'il serait largement composé d'immigrés venus écouter et soutenir celui qui ne cesse de les encourager à casser les frontières. Mais non, ce n'est pas l'UMP, le PS et le Modem, aux réunions desquels Africains et Maghrébins se pressent au coude à coude. Chez Mélenchon, comme hier dans les réunions de Besancenot ou de Laguiller, c'est du pur porc franchouillard. Du maso, tendance bolcho, indécrottable, auquel on continue à promettre l'immigration de masse, le chômage de masse, le surpeuplement en HLM, en hôpitaux, en lycées, en prison. La surconsommation électrique, la ruine des réseaux sociaux, les engorgements autoroutiers, les entassements mégapoliens imposés par les 200 et quelques milles immigrés annuels plus les centaines de milliers d'enfants qu'ils font dans le silence complice des instituts de statistiques.
À Villeurbanne où ils étaient près de dix mille à se presser, le 7 février, sous des forêts de drapeaux CGT, à Montpellier deux jours plus tard où ils étaient neuf mille, c'était du blanc-blanc partout, plutôt jeunes, plutôt sympas, enthousiastes et bien formatés multiculturels, élevés à la "diversité", réagissant au quart de tour aux insultes racistes anti-blancs de l'orateur. Se déchaînant à chaque diatribe visant ceux qui, ringards et bigots, osent encore évoquer une France traditionnelle, blanche, chrétienne. Il y a quelque chose de tragique dans cette haine de soi étalée sans pudeur, cette détestation provocatrice de ses propres racines, cette volonté d'en finir avec sa propre race, ses propres gènes, ses propres filiations multimillénaires alors même que tous les autres peuples de la terre n'ont jamais célébré les leurs avec autant d'ostentation.
Alors, écoutez-le cracher sa haine, le Méchan-con, comme il y a vingt ans, notre cher ADG, lui arrachant son masque, l'avait justement surnommé. En une contrepèterie savoureuse qui vaut bien le pédalo...
René Blanc Rivarol du 24 février 2012
Jean-Luc Mélenchon est-il un imposteur ou un personnage incohérent qui agit et réagit en fonction de ses colères et de ses haines de l'instant ? Lesquelles sont, il et vrai, d'une versatilité déconcertante. Encore que sur un point, et nous l'allons voir, il est un roc : dans la détestation de lui-même et plus exactement de tout ce qui représente la race dont il est issu qu'il combat depuis un demi-siècle avec férocité en allié et kollabo zélé des obédiences vouées à son éradication. Ce qu'en bon français on appelle d'ailleurs un "génocide".
Exemple de cette instabilité - et lui adore parler de névrose - : il ne répugne pas à soutenir certaines dictatures. Pas toutes bien sûr et il a tôt fait de rappeler qu'il fut trotskiste quand cela signifiait anti-stalinien, c'est-à-dire anti-communiste. Aujourd'hui le voilà transformé en compagnon de route efficace, acharné à sortir les camarades de l'ornière dans laquelle ils sont tombés. Ce faisant, il lui arrive de tendre la main aux dernières tyrannies prolétariennes. Mais pas aux Chinois. Nuance, ils ne sont pas communistes... « moi, je les appelle populaires », objecte-t-il. Quand ça dérange, n'est-ce pas ... Ce n'est pas qu'il les aime mais il déteste plus encore ces Tibétains et leur calotin de Dalaï Lama.
Aussi vole-t-il au secours de Cuba qui en matière de libertés n'est certes pas un parangon car le castrisme jure assez avec les grandes prosopopées libertaires dont il assaisonne sans rire ses meetings de campagne. Le voici donc qui dénonce, cramoisi, l'ignoble boycott dont La Havane est l'objet de la part des Etats-Unis et de quelques autres. En revanche lorsqu'il était dirigé contre les odieux ennemis blancs de son pote Mandela, tiré en premier par « l'horrible tigre américain », Mélenchon exigeait encore plus de sévérité. S'est-il élevé contre le boycott de l'Irak dont plusieurs millions d'enfants moururent ? S'insurge-t-il contre celui qui étrangle l'Iran insoumis ? Il est vrai que cet irréductible pacifiste, regrettant néanmoins que l'on n'ait pas déclenché la Seconde Guerre Mondiale quatre ans plus tôt afin de protéger les massacreurs de nonnes espagnoles, a soutenu l'expédition de Libye. Au prétexte qu'il fallait « briser le tyran pour l'empêcher de briser la révolution ».
Peu importe les moyens, seule compte la destruction de ceux qu'il tient pour ses ennemis.
Alors cessons de prendre à la rigolade sa présence de plus en plus prégnante dans cette campagne présidentielle. Sa formule cocasse sur le « capitaine de Pédalo » a finalement , moins fait pour discréditer Hollande qu'elle n'a poli son image de capitaine Haddock du Front de Gauche, jusque là très endommagée par ses fureurs cyclothymiques. Encore que soit plus étrange tout de même, après ses colères médiatiques habilement incontrôlées, la soumission de ses souffre-douleurs, masochistes au point de ne jamais lui tendre plus de micros ou de caméras qu'après un de ses déchaînements maniaco-dépressifs. Il suffira de rappeler comment, au cours des trente dernières années, la moindre saillie de Jean-Marie Le Pen envers le plus gougnaffier des journalistes déchaînait aussitôt la colère de la corporation et mettait pour six mois à l'index le président du Front National.
On peut à ceci mesurer la différence entre un consciencieux domestique du Système et ceux qui, de notre bord, n'ont jamais cessé de le combattre, fût-ce avec moins de vigueur qu'ici nous l'eussions souhaité. Quel excellent factotum des oligarchies fait ce bruyant harangueur d'estrades qui se prend pour un tribun sans en avoir ni l'organe ni le talent ! Avachi, langue pendante devant ses micros, il bave, insulte, calomnie, blasphème et convoque, pour donner plus de poids à ses diatribes, tous les grands ancêtres à tablier de cochon et les coupeurs de têtes révolutionnaires qui lui sont de bonne compagnie pour réclamer, au nom de la libre expression dont il se revendique puissamment, qu'on fasse taire ses contradicteurs.
UNE CONTREPETERIE QUI VAUT BIEN LE PÉDALO...
Il ne faut pas le prendre à la légère parce qu'il est vrai qu'il remplit ses salles. Mieux, il lui faut en catastrophe en commander de plus grandes, à mesure que les média lui font la retape quand il ose encore hurler partout qu'il en est exclu.
Par milliers, ils viennent l'écouter parler, certes en escouades communistes enthousiastes, pendant quinze ans sevrées de philippiques prolétariennes, interminable purge dont on ne voyait plus la fin depuis le départ de Marchais. Après les Gayssot, les Hue, les Buffet, les Gremetz, la pirouette de Besancenot, un bout de Krivine par-ci, beaucoup (trop) d'Ariette par-là, trotskystes, staliniens, lambertistes, en tout cas, dont les meetings à force de se traîner en langueur finirent pas vider les urnes de bulletins à faucilles et marteaux. Tandis que par dizaines de milliers, les orphelins de Marx exclus de la vie économique du pays par la déferlante immigrée, ralliaient la flamme qui osait nommer les détrousseurs.
Or Mélenchon n'a même pas l'excuse de devoir plaire à un public dont on pensait qu'il serait largement composé d'immigrés venus écouter et soutenir celui qui ne cesse de les encourager à casser les frontières. Mais non, ce n'est pas l'UMP, le PS et le Modem, aux réunions desquels Africains et Maghrébins se pressent au coude à coude. Chez Mélenchon, comme hier dans les réunions de Besancenot ou de Laguiller, c'est du pur porc franchouillard. Du maso, tendance bolcho, indécrottable, auquel on continue à promettre l'immigration de masse, le chômage de masse, le surpeuplement en HLM, en hôpitaux, en lycées, en prison. La surconsommation électrique, la ruine des réseaux sociaux, les engorgements autoroutiers, les entassements mégapoliens imposés par les 200 et quelques milles immigrés annuels plus les centaines de milliers d'enfants qu'ils font dans le silence complice des instituts de statistiques.
À Villeurbanne où ils étaient près de dix mille à se presser, le 7 février, sous des forêts de drapeaux CGT, à Montpellier deux jours plus tard où ils étaient neuf mille, c'était du blanc-blanc partout, plutôt jeunes, plutôt sympas, enthousiastes et bien formatés multiculturels, élevés à la "diversité", réagissant au quart de tour aux insultes racistes anti-blancs de l'orateur. Se déchaînant à chaque diatribe visant ceux qui, ringards et bigots, osent encore évoquer une France traditionnelle, blanche, chrétienne. Il y a quelque chose de tragique dans cette haine de soi étalée sans pudeur, cette détestation provocatrice de ses propres racines, cette volonté d'en finir avec sa propre race, ses propres gènes, ses propres filiations multimillénaires alors même que tous les autres peuples de la terre n'ont jamais célébré les leurs avec autant d'ostentation.
Alors, écoutez-le cracher sa haine, le Méchan-con, comme il y a vingt ans, notre cher ADG, lui arrachant son masque, l'avait justement surnommé. En une contrepèterie savoureuse qui vaut bien le pédalo...
René Blanc Rivarol du 24 février 2012
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Gauche en contradiction et réveil marxiste
Déjà les sondages anticipent un désamour pour la gauche. Cette tendance, qui ne laisserait plus que 40 % d'opinions favorables à l'équipe dirigeante, semble voué à s'accentuer après les élections législatives. Et parmi les scénarios les plus vraisemblables, on doit s'attendre à une rupture, dès cet été entre les gens du gouvernement et les organisations syndicales.
Hier un ami me disait en souriant : "pas plus que son mentor Mitterrand, Hollande ne doit être considéré comme un véritable homme de gauche". Qu'entendait vraiment mon interlocuteur sous cette appellation, l'entretien ne devait pas permettre de l'élucider. Il conclut lui-même : "le seul président de gauche qu'a connu la France s'appelait Jacques Chirac". Pas entièrement faux.
Cela n'empêche pas, à mes yeux, le pouvoir de Monsieur Hollande de représenter un péril. Il risque même peut-être de se révéler plus sérieux encore puisque, pour se donner des apparences progressistes, il s'apprête à commettre diverses atteintes à une tradition qu'il exècre. Elles seront conçues, et elles ont été préparées, comme plus ou moins irréversibles, sur les divers terrains de cette décadence culturelle et morale de l'Europe qu'on fait passer pour expression de la modernité. Cela ne lui coûtera guère quant aux finances publiques à court terme. Et cela permettra de se contenter de rares miettes sur le plan social.
Qu'il s'agisse de l'augmentation du SMIC ou des plans sociaux, de la relance des projets fédéralistes européens, les difficultés vont très vite s'amonceler qui ne permettront pas au nouveau pouvoir de demeurer longtemps dans le flou.
Il faudra trancher, et malgré toutes les circonvolutions de la réunion informelle de Bruxelles, en attendant les décisions du Conseil européen de la fin juin, le gouvernement de Paris s'il ne fait ouvertement de concession à Frau Merkel, devra faire appel aux bailleurs de fonds internationaux.
Mutuellisation de la dette ou pas, évolution vers une plus contraignante administration européenne ou pas, guerre à la finance ou pas, le Trésor public parisien doit emprunter cette année officiellement 180 milliards d'euros.(1)⇓
Rappelons par ailleurs que d'autres structures épongent les déficits des administrations publiques françaises, et qu'elles empruntent aux mêmes marchés avec la garantie de l'État central : ainsi la fameuse CADES. Cette merveilleuse invention du plan Juppé est supposée "amortir la dette sociale", et, en réalité, elle sert surtout à la camoufler.
Les conséquences de tout cela vont peser sur les alliances au sein de l’actuelle majorité présidentielle, et sur les contours de la future majorité parlementaire, si les coalisés l'emportent.
On a beaucoup daubé ces derniers jours sur l'alliance conclue avec les écologistes et sur l'indécente boulimie ministérielle de ceux-ci. Rappelons que cette indiscrète structure groupusculaire est passée de son succès des élections européennes de 2009 où ils avaient fait 16,3 % pratiquement autant que le parti socialiste, au score de 2,3 % du scrutin présidentiel de 2012. Elle n'a pas complètement intériorisé encore le rapport de forces réel dans le pays.
Beaucoup moins attendu par les gros médiats, annoncé seulement par quelques esprits chagrins toujours préoccupés de la non-repentance du communisme, le réveil marxiste a su jouer de l'artifice d'un candidat unique. Il n'a pas été attisé par la crise. Il est simplement réapparu sur les décombres de l'extrême gauche : disparition de Pierre Lambert chez les trotskistes, essoufflement du jeune successeur de Krivine, retraite d'Arlette Laguiller. Le parti communiste a su habilement jouer dans l'ombre de l'agitateur Mélenchon, citron qu'il s'apprête, certes, à jeter à la première occasion et qui devrait savoir se ranger sagement le moment venu.
L'intéressé l'a d'ailleurs parfaitement compris et probablement accepté. Il a annoncé lui-même, à de nombreuses reprises qu'il ne ferait que "soutenir le mouvement social". Cela définit son rôle et celui du groupe communiste au sein quel il siégera si les électeurs du Pas-de-Calais se laissent prendre à sa rhétorique. Réconcilié avec les héritiers du vieil appareil stalinien, il se bornera à prendre la parole à l'Assemblée nationale pour justifier les grèves, les actions et les revendications de la FSU dans l'administration appelée "éducation nationale" et de la CGT dans les entreprises publiques, les ports et les grandes usines où elle reste fortement implantée.
Au moment où ces lignes sont écrites un lecteur, certainement occasionnel, demande, de façon presque providentielle : "Pourquoi toujours revenir sur les 200 millions de morts du communisme quand on sait que le capitalisme en a fait tout autant et peut-être plus, mais eux on les cache et on en parle beaucoup moins."
Une telle intervention ne s'invente pas.
Toujours poli, je lui poste donc la petite réponse suivante. Je l'emprunte à Georges Marchais : "bonne question, merci de l'avoir posée". Vous nous montrez en effet par votre propos lui-même qu'il faut rappeler aux Français ce que signifiait le mur de Berlin."
Et pour la petite minorité de ceux qui savent et aiment lire, il faut redécouvrir la Sociologie du communisme de Jules Monnerot. (2)⇓
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1) voir chapitre "l'Étau budgétaire de 2012" in "Pour une libération fiscale", à commander en ligne sur le site des Éditions du Trident ou par correspondance 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris, au prix de 20 euros franco de port.⇑
2) cf. "Sociologie du communisme" rééditée en 3 volumes que les lecteurs de L'Insolent peuvent nous commander par correspondance 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris, au prix de 60 euros franco les 3 volumes (chaque tome 20 euros).
Déjà les sondages anticipent un désamour pour la gauche. Cette tendance, qui ne laisserait plus que 40 % d'opinions favorables à l'équipe dirigeante, semble voué à s'accentuer après les élections législatives. Et parmi les scénarios les plus vraisemblables, on doit s'attendre à une rupture, dès cet été entre les gens du gouvernement et les organisations syndicales.
Hier un ami me disait en souriant : "pas plus que son mentor Mitterrand, Hollande ne doit être considéré comme un véritable homme de gauche". Qu'entendait vraiment mon interlocuteur sous cette appellation, l'entretien ne devait pas permettre de l'élucider. Il conclut lui-même : "le seul président de gauche qu'a connu la France s'appelait Jacques Chirac". Pas entièrement faux.
Cela n'empêche pas, à mes yeux, le pouvoir de Monsieur Hollande de représenter un péril. Il risque même peut-être de se révéler plus sérieux encore puisque, pour se donner des apparences progressistes, il s'apprête à commettre diverses atteintes à une tradition qu'il exècre. Elles seront conçues, et elles ont été préparées, comme plus ou moins irréversibles, sur les divers terrains de cette décadence culturelle et morale de l'Europe qu'on fait passer pour expression de la modernité. Cela ne lui coûtera guère quant aux finances publiques à court terme. Et cela permettra de se contenter de rares miettes sur le plan social.
Qu'il s'agisse de l'augmentation du SMIC ou des plans sociaux, de la relance des projets fédéralistes européens, les difficultés vont très vite s'amonceler qui ne permettront pas au nouveau pouvoir de demeurer longtemps dans le flou.
Il faudra trancher, et malgré toutes les circonvolutions de la réunion informelle de Bruxelles, en attendant les décisions du Conseil européen de la fin juin, le gouvernement de Paris s'il ne fait ouvertement de concession à Frau Merkel, devra faire appel aux bailleurs de fonds internationaux.
Mutuellisation de la dette ou pas, évolution vers une plus contraignante administration européenne ou pas, guerre à la finance ou pas, le Trésor public parisien doit emprunter cette année officiellement 180 milliards d'euros.(1)⇓
Rappelons par ailleurs que d'autres structures épongent les déficits des administrations publiques françaises, et qu'elles empruntent aux mêmes marchés avec la garantie de l'État central : ainsi la fameuse CADES. Cette merveilleuse invention du plan Juppé est supposée "amortir la dette sociale", et, en réalité, elle sert surtout à la camoufler.
Les conséquences de tout cela vont peser sur les alliances au sein de l’actuelle majorité présidentielle, et sur les contours de la future majorité parlementaire, si les coalisés l'emportent.
On a beaucoup daubé ces derniers jours sur l'alliance conclue avec les écologistes et sur l'indécente boulimie ministérielle de ceux-ci. Rappelons que cette indiscrète structure groupusculaire est passée de son succès des élections européennes de 2009 où ils avaient fait 16,3 % pratiquement autant que le parti socialiste, au score de 2,3 % du scrutin présidentiel de 2012. Elle n'a pas complètement intériorisé encore le rapport de forces réel dans le pays.
Beaucoup moins attendu par les gros médiats, annoncé seulement par quelques esprits chagrins toujours préoccupés de la non-repentance du communisme, le réveil marxiste a su jouer de l'artifice d'un candidat unique. Il n'a pas été attisé par la crise. Il est simplement réapparu sur les décombres de l'extrême gauche : disparition de Pierre Lambert chez les trotskistes, essoufflement du jeune successeur de Krivine, retraite d'Arlette Laguiller. Le parti communiste a su habilement jouer dans l'ombre de l'agitateur Mélenchon, citron qu'il s'apprête, certes, à jeter à la première occasion et qui devrait savoir se ranger sagement le moment venu.
L'intéressé l'a d'ailleurs parfaitement compris et probablement accepté. Il a annoncé lui-même, à de nombreuses reprises qu'il ne ferait que "soutenir le mouvement social". Cela définit son rôle et celui du groupe communiste au sein quel il siégera si les électeurs du Pas-de-Calais se laissent prendre à sa rhétorique. Réconcilié avec les héritiers du vieil appareil stalinien, il se bornera à prendre la parole à l'Assemblée nationale pour justifier les grèves, les actions et les revendications de la FSU dans l'administration appelée "éducation nationale" et de la CGT dans les entreprises publiques, les ports et les grandes usines où elle reste fortement implantée.
Au moment où ces lignes sont écrites un lecteur, certainement occasionnel, demande, de façon presque providentielle : "Pourquoi toujours revenir sur les 200 millions de morts du communisme quand on sait que le capitalisme en a fait tout autant et peut-être plus, mais eux on les cache et on en parle beaucoup moins."
Une telle intervention ne s'invente pas.
Toujours poli, je lui poste donc la petite réponse suivante. Je l'emprunte à Georges Marchais : "bonne question, merci de l'avoir posée". Vous nous montrez en effet par votre propos lui-même qu'il faut rappeler aux Français ce que signifiait le mur de Berlin."
Et pour la petite minorité de ceux qui savent et aiment lire, il faut redécouvrir la Sociologie du communisme de Jules Monnerot. (2)⇓
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1) voir chapitre "l'Étau budgétaire de 2012" in "Pour une libération fiscale", à commander en ligne sur le site des Éditions du Trident ou par correspondance 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris, au prix de 20 euros franco de port.⇑
2) cf. "Sociologie du communisme" rééditée en 3 volumes que les lecteurs de L'Insolent peuvent nous commander par correspondance 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris, au prix de 60 euros franco les 3 volumes (chaque tome 20 euros).
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Jovanovic : Le Front de Gauche est la vraie menace fasciste (vidéo)
http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... epG_ZsIKW8
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
(PRESQUE) UNE CHASSE GARDEE : LES SERVICES SECRETS BOLCHEVIQUES / YAKOV BLUMKIN
Wikipédia (anglais) nous informe derechef qu’il était : révolutionnaire, assassin, bolchevique, agent de la tchéka, espion de la Guépéou, trotskiste et aventurier. Reconnaissez qu’il s’agit là d’une carte de visite peu banale, surtout si l’on songe qu’il est mort à 31 ans. Et même s’il est vrai que le personnage n’était pas des plus sympathiques, force est de reconnaître qu’il n’avait pas froid aux yeux.
Mais n’anticipons pas.
Yakov Blumkin naît en 1898 dans une famille juive d’Ukraine et comme la valeur n’attend pas le nombre des années, s’engage dès ses 16 printemps dans les rangs du parti révolutionnaire-socialiste (ou vice-versa, mais ça revient au même). Après la révolution d’octobre – il n’a guère que 19 ans - il devient le chef du service contre-espionnage de la tchéka, travaillant sous les ordres de Félix Dzerzhinsky. Durant la terreur rouge, il sera connu pour sa brutalité.
Wikipédia nous rapporte également une information qui en dit long sur les méthodes alors employées pour envoyer à la mort à peu près n’importe qui pour n’importe quoi. Ce n’est pas une histoire juive, bien que strictement tous les protagonistes le soient. L’écrivain Isaiah Berlin raconte cette histoire survenue au poète Osip Mandelstam :
« Un soir, peu après la révolution, il était assis dans un café où se trouvait le terroriste révolutionnaire bien connu Blumkin…qui était à l’époque un officiel de la tchéka…en train d’écrire d’un air aviné les noms des hommes et des femmes à exécuter sur des formulaires vierges déjà signés par le chef de la police secrète. Mandelstam surgit brusquement devant lui, saisit les listes, les déchira en morceaux devant les spectateurs stupéfaits, puis disparut en courant. A cette occasion, il fut sauvé par la sœur de Trotsky » (qui était, comme nous le savons, l’épouse de Lev Rosenfeld, dit Kamenev).
Blumkin, qui était resté membre du parti révolutionnaire-socialiste (opposé au traité de Brest-Litovsk), fut chargé par le comité exécutif d’assassiner Wilhelm Mirbach, l’ambassadeur allemand en Russie, afin d’inciter à une guerre contre l’Allemagne. Il exécuta son contrat le 6 juillet 1918, ce qui provoqua une insurrection armée à Moscou, vite calmée par les bolcheviques. Qui en profitèrent pour se débarrasser de ce parti encombrant. Son coup fait et devant la tournure des événements, Blumkin disparut dans la nature.
Dzerzhinsky, le chef de la tchéka, va cependant pardonner à cette tête brûlée, mais efficace. Au printemps de 1920, Blumkin est envoyé dans la province de Gilan en Iran, près de la mer Caspienne, où Mirza Koochak Khan avait établi une « république soviétique socialiste perse » à l’existence plutôt brève. Attention, ça devient très compliqué, mais je vais simplifier. A peine arrivé, le 30 mai, Blumkin fomente un coup d’état et met en place une équipe locale dominée par les communistes.
Il était donc inutile qu’il s’attarde. En août 1920, le revoilà à Petrograd pour une nouvelle mission. Cette fois, il doit veiller à la sécurité du train blindé qui emmène Zinoviev, Radek, Béla Kun et le journaliste communiste John Silas Reed au Congrès des nationalités opprimées (si, si ...) qui a lieu à Bakou, en Azerbaïdjan. Pour cela, ils doivent traverser des zones où la guerre civile fait rage, d’où le blindage du train. A Bakou sera plébiscitée la proposition de Zinoviev, alors chef du Komintern, d’appuyer, et d’inciter si nécessaire, les révoltes des populations du Moyen-Orient contre les Anglais.
De retour à Moscou, il se lie avec Trotsky et, durant deux ans, lui servira de documentaliste et de secrétaire pour son livre qui paraîtra en 1923, Ecrits militaires. Il rejoint ensuite la Guépéou nouvellement créée à la suite de la tchéka, toujours au rayon espionnage.
On glose souvent sur les manies « ésotériques » de Hitler et les expéditions lointaines qu’il aurait commanditées. Eh bien, il n’était en tout cas pas le seul car dès les années 20, les bolcheviques financèrent plusieurs expéditions au Tibet dans l’idée de découvrir la mythique cité de Shambala dont les habitants étaient réputés communiquer par télépathie. En 1926 et en 1928, deux expéditions menées par le théosophe russe Nicholas Roerich visitèrent bel et bien Lhassa. Blumkin accompagna les deux voyages en tant qu’ « agent spécial », déguisé à l’occasion en lama ou en mongol.
En 1929, il est en Turquie où il met en vente des incunables hébreux provenant de la Bibliothèque Lénine de Moscou afin de financer un réseau d’espionnage sur le Moyen-Orient. Il y rencontre Trotsky qui s’y trouvait après sa récente expulsion d’URSS et ça va être le début de ses malheurs, que je vais également abréger, car c’est une très sombre histoire.
Trotsky lui communique un message secret à transmettre à Radek. Cela va hélas se savoir (comment ? nul ne le sait) et entraîner l’ire de Staline. Entre en scène à ce moment-là une connaissance, Trilisser, chef des services secrets, qui pour faire tomber Blumkin, choisit la méthode la plus simple (et la plus agréable) : une belle espionne soviétique chargée de le faire parler. Elle s’appelait Lisa Gorskaya, alias Elizabeth Zubilin et sa carrière n’est pas triste non plus. Nous y reviendrons.
En attendant, Blumkin se fait avoir comme un bleu. Dans le courant de l'année, il est arrêté pour trahison et traduit devant un tribunal de la Guépéou présidé par Iagoda. C’est finalement Staline qui décidera de la peine de mort. Il paraît que devant le peloton d’exécution, il cria ces derniers mots : Longue vie à Trotsky !
D’une certaine manière, il a été exaucé.
http://france-licratisee.hautetfort.com
Wikipédia (anglais) nous informe derechef qu’il était : révolutionnaire, assassin, bolchevique, agent de la tchéka, espion de la Guépéou, trotskiste et aventurier. Reconnaissez qu’il s’agit là d’une carte de visite peu banale, surtout si l’on songe qu’il est mort à 31 ans. Et même s’il est vrai que le personnage n’était pas des plus sympathiques, force est de reconnaître qu’il n’avait pas froid aux yeux.
Mais n’anticipons pas.
Yakov Blumkin naît en 1898 dans une famille juive d’Ukraine et comme la valeur n’attend pas le nombre des années, s’engage dès ses 16 printemps dans les rangs du parti révolutionnaire-socialiste (ou vice-versa, mais ça revient au même). Après la révolution d’octobre – il n’a guère que 19 ans - il devient le chef du service contre-espionnage de la tchéka, travaillant sous les ordres de Félix Dzerzhinsky. Durant la terreur rouge, il sera connu pour sa brutalité.
Wikipédia nous rapporte également une information qui en dit long sur les méthodes alors employées pour envoyer à la mort à peu près n’importe qui pour n’importe quoi. Ce n’est pas une histoire juive, bien que strictement tous les protagonistes le soient. L’écrivain Isaiah Berlin raconte cette histoire survenue au poète Osip Mandelstam :
« Un soir, peu après la révolution, il était assis dans un café où se trouvait le terroriste révolutionnaire bien connu Blumkin…qui était à l’époque un officiel de la tchéka…en train d’écrire d’un air aviné les noms des hommes et des femmes à exécuter sur des formulaires vierges déjà signés par le chef de la police secrète. Mandelstam surgit brusquement devant lui, saisit les listes, les déchira en morceaux devant les spectateurs stupéfaits, puis disparut en courant. A cette occasion, il fut sauvé par la sœur de Trotsky » (qui était, comme nous le savons, l’épouse de Lev Rosenfeld, dit Kamenev).
Blumkin, qui était resté membre du parti révolutionnaire-socialiste (opposé au traité de Brest-Litovsk), fut chargé par le comité exécutif d’assassiner Wilhelm Mirbach, l’ambassadeur allemand en Russie, afin d’inciter à une guerre contre l’Allemagne. Il exécuta son contrat le 6 juillet 1918, ce qui provoqua une insurrection armée à Moscou, vite calmée par les bolcheviques. Qui en profitèrent pour se débarrasser de ce parti encombrant. Son coup fait et devant la tournure des événements, Blumkin disparut dans la nature.
Dzerzhinsky, le chef de la tchéka, va cependant pardonner à cette tête brûlée, mais efficace. Au printemps de 1920, Blumkin est envoyé dans la province de Gilan en Iran, près de la mer Caspienne, où Mirza Koochak Khan avait établi une « république soviétique socialiste perse » à l’existence plutôt brève. Attention, ça devient très compliqué, mais je vais simplifier. A peine arrivé, le 30 mai, Blumkin fomente un coup d’état et met en place une équipe locale dominée par les communistes.
Il était donc inutile qu’il s’attarde. En août 1920, le revoilà à Petrograd pour une nouvelle mission. Cette fois, il doit veiller à la sécurité du train blindé qui emmène Zinoviev, Radek, Béla Kun et le journaliste communiste John Silas Reed au Congrès des nationalités opprimées (si, si ...) qui a lieu à Bakou, en Azerbaïdjan. Pour cela, ils doivent traverser des zones où la guerre civile fait rage, d’où le blindage du train. A Bakou sera plébiscitée la proposition de Zinoviev, alors chef du Komintern, d’appuyer, et d’inciter si nécessaire, les révoltes des populations du Moyen-Orient contre les Anglais.
De retour à Moscou, il se lie avec Trotsky et, durant deux ans, lui servira de documentaliste et de secrétaire pour son livre qui paraîtra en 1923, Ecrits militaires. Il rejoint ensuite la Guépéou nouvellement créée à la suite de la tchéka, toujours au rayon espionnage.
On glose souvent sur les manies « ésotériques » de Hitler et les expéditions lointaines qu’il aurait commanditées. Eh bien, il n’était en tout cas pas le seul car dès les années 20, les bolcheviques financèrent plusieurs expéditions au Tibet dans l’idée de découvrir la mythique cité de Shambala dont les habitants étaient réputés communiquer par télépathie. En 1926 et en 1928, deux expéditions menées par le théosophe russe Nicholas Roerich visitèrent bel et bien Lhassa. Blumkin accompagna les deux voyages en tant qu’ « agent spécial », déguisé à l’occasion en lama ou en mongol.
En 1929, il est en Turquie où il met en vente des incunables hébreux provenant de la Bibliothèque Lénine de Moscou afin de financer un réseau d’espionnage sur le Moyen-Orient. Il y rencontre Trotsky qui s’y trouvait après sa récente expulsion d’URSS et ça va être le début de ses malheurs, que je vais également abréger, car c’est une très sombre histoire.
Trotsky lui communique un message secret à transmettre à Radek. Cela va hélas se savoir (comment ? nul ne le sait) et entraîner l’ire de Staline. Entre en scène à ce moment-là une connaissance, Trilisser, chef des services secrets, qui pour faire tomber Blumkin, choisit la méthode la plus simple (et la plus agréable) : une belle espionne soviétique chargée de le faire parler. Elle s’appelait Lisa Gorskaya, alias Elizabeth Zubilin et sa carrière n’est pas triste non plus. Nous y reviendrons.
En attendant, Blumkin se fait avoir comme un bleu. Dans le courant de l'année, il est arrêté pour trahison et traduit devant un tribunal de la Guépéou présidé par Iagoda. C’est finalement Staline qui décidera de la peine de mort. Il paraît que devant le peloton d’exécution, il cria ces derniers mots : Longue vie à Trotsky !
D’une certaine manière, il a été exaucé.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX LISA ROZENSWEIG, dite ELIZABETH ZUBILIN (ou ZARUBINA)
Nous avons fait sa connaissance hier et il serait dommage de laisser passer sans s’y intéresser de plus près cette espionne bolchevique à la carrière bien fournie. Ce qui ne l’a pas empêchée de mourir il n’y a pas si longtemps que ça, en 1987.
Elle commence le siècle en fanfare puisqu’elle naît le 1er janvier 1900 dans une famille juive de la province de Bucovine, entre la Roumanie et l’Ukraine. Une famille apparemment assez aisée pour lui permettre de poursuivre des études d’histoire et de philologie en Russie, France et Autriche. Très douée pour les langues, elle parle roumain, russe, allemand, français, anglais et hébreu. Tout cela va lui être bien utile par la suite. Sa famille est aisée, ce qui n’empêche pas la fibre révolutionnaire. Dans sa parenté se trouve Ana Pauker, qui fondera le parti communiste roumain. Une autre personne bien intéressante…
Zarubina – on va l’appeler comme ça, c’est plus mignon, ça fait un peu comédie italienne – participe activement aux mouvements révolutionnaires qui agitent la Bessarabie (grande région adjacente à la Bucovine) après la 1ère guerre. Et en 1919, elle devient membre du komsomol de Bessarabie. Le komsomol était le nom donnée à l’organisation des jeunesses …bolcheviques, car il fallait bien encadrer ces jeunes gens, futurs piliers du régime.
Ses qualités vont vite trouver à s’employer ailleurs qu’en Bessarabie. En 1923, elle rejoint le parti communiste d’Autriche. En 1924, elle intègre les services secrets bolcheviques et travaillera jusqu’en 1925 à l’ambassade soviétique à Vienne, puis, jusqu’en 1928, toujours à Vienne mais en dehors de l’ambassade.
On la retrouve ensuite à Moscou où, comme on l’a vu hier, Meïer Abramovitch Trilisser, à l’époque chef des services secrets et vice-président de la Guépéou, lui ordonne en 1929 de abandon bourgeois prejudice, autrement dit de laisser tomber les préjugés bourgeois, et de séduire Yakov Blumkin. Elle exécutera sa mission en Turquie où il se trouve alors, sous le nom de Lisa Gorskaya, apparemment inconnue de Blumkin qui était pourtant son collègue. Mais il est vrai qu’elle avait exercé à Vienne …En tout cas, elle rapportera fidèlement toutes leurs conversations à Trilisser. On connaît la suite, pour Blumkin.
Zarubina, elle, se mariera au cours de la même année 1929 avec un collègue des services secrets, Vassili Zarubin. Dès lors ils feront équipe pendant de longues années, opérant sous la couverture d’un couple tchèque travaillant en Allemagne, France, Etats-Unis.
Zarubina démontrera des qualités hors pair d’agent recruteur, créant un réseau clandestin de juifs émigrés de Pologne. Elle sera particulièrement active aux Etats-Unis, introduisant des agents dans l’entourage d’Einstein, d’Oppenheimer et d’autres, afin de percer au bénéfice des soviétiques les secrets de la bombe américaine.
En 1941, elle a le grade de capitaine du KGB. Son mari opère à Washington – il sera chef du KGB de 1941 à 1944 – et elle-même se rend fréquemment en Californie où, par l’intermédiaire de Gregory Kheifetz, vice-consul à San Francisco et lui aussi agent du KGB, elle se lie d’amitié avec l’épouse d’Oppenheimer, Kitty Puening Harrison, d’origine allemande, aux amitiés communistes bien affirmées. Elle aura dès lors de fréquents rapports avec Oppenheimer, lui-même très à gauche. C’est un vrai nid d’espions pro-soviétiques qui pullule autour du Projet Manhattan. Il y aura en particulier le physicien allemand Klaus Fuchs, introduit par Zarubina, qui travaillera pour le NKVD et qui jouira de l’entière confiance d’Oppenheimer. Elle introduira également l’espionne Maria Konnenkova auprès d’Einstein.
La suite des événements est difficile à décrypter. Ce qui est sûr, c’est que Zarubina n’est morte qu’en mai 1987 et son agent secret de mari en 1972. Une lettre de dénonciation était parvenue aux services secrets américains en 1943, qui amènera le rappel du couple à Moscou. Après enquête, lui sera déchargé de ses fonctions en 1948 « pour raison de santé », ce qui était plutôt inquiétant là-bas. Quant à elle… mystère. Mais peut-être ont-ils terminé leur existence comme des bourgeois bien tranquilles de la nomenklatura, qui sait ?
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Nous avons fait sa connaissance hier et il serait dommage de laisser passer sans s’y intéresser de plus près cette espionne bolchevique à la carrière bien fournie. Ce qui ne l’a pas empêchée de mourir il n’y a pas si longtemps que ça, en 1987.
Elle commence le siècle en fanfare puisqu’elle naît le 1er janvier 1900 dans une famille juive de la province de Bucovine, entre la Roumanie et l’Ukraine. Une famille apparemment assez aisée pour lui permettre de poursuivre des études d’histoire et de philologie en Russie, France et Autriche. Très douée pour les langues, elle parle roumain, russe, allemand, français, anglais et hébreu. Tout cela va lui être bien utile par la suite. Sa famille est aisée, ce qui n’empêche pas la fibre révolutionnaire. Dans sa parenté se trouve Ana Pauker, qui fondera le parti communiste roumain. Une autre personne bien intéressante…
Zarubina – on va l’appeler comme ça, c’est plus mignon, ça fait un peu comédie italienne – participe activement aux mouvements révolutionnaires qui agitent la Bessarabie (grande région adjacente à la Bucovine) après la 1ère guerre. Et en 1919, elle devient membre du komsomol de Bessarabie. Le komsomol était le nom donnée à l’organisation des jeunesses …bolcheviques, car il fallait bien encadrer ces jeunes gens, futurs piliers du régime.
Ses qualités vont vite trouver à s’employer ailleurs qu’en Bessarabie. En 1923, elle rejoint le parti communiste d’Autriche. En 1924, elle intègre les services secrets bolcheviques et travaillera jusqu’en 1925 à l’ambassade soviétique à Vienne, puis, jusqu’en 1928, toujours à Vienne mais en dehors de l’ambassade.
On la retrouve ensuite à Moscou où, comme on l’a vu hier, Meïer Abramovitch Trilisser, à l’époque chef des services secrets et vice-président de la Guépéou, lui ordonne en 1929 de abandon bourgeois prejudice, autrement dit de laisser tomber les préjugés bourgeois, et de séduire Yakov Blumkin. Elle exécutera sa mission en Turquie où il se trouve alors, sous le nom de Lisa Gorskaya, apparemment inconnue de Blumkin qui était pourtant son collègue. Mais il est vrai qu’elle avait exercé à Vienne …En tout cas, elle rapportera fidèlement toutes leurs conversations à Trilisser. On connaît la suite, pour Blumkin.
Zarubina, elle, se mariera au cours de la même année 1929 avec un collègue des services secrets, Vassili Zarubin. Dès lors ils feront équipe pendant de longues années, opérant sous la couverture d’un couple tchèque travaillant en Allemagne, France, Etats-Unis.
Zarubina démontrera des qualités hors pair d’agent recruteur, créant un réseau clandestin de juifs émigrés de Pologne. Elle sera particulièrement active aux Etats-Unis, introduisant des agents dans l’entourage d’Einstein, d’Oppenheimer et d’autres, afin de percer au bénéfice des soviétiques les secrets de la bombe américaine.
En 1941, elle a le grade de capitaine du KGB. Son mari opère à Washington – il sera chef du KGB de 1941 à 1944 – et elle-même se rend fréquemment en Californie où, par l’intermédiaire de Gregory Kheifetz, vice-consul à San Francisco et lui aussi agent du KGB, elle se lie d’amitié avec l’épouse d’Oppenheimer, Kitty Puening Harrison, d’origine allemande, aux amitiés communistes bien affirmées. Elle aura dès lors de fréquents rapports avec Oppenheimer, lui-même très à gauche. C’est un vrai nid d’espions pro-soviétiques qui pullule autour du Projet Manhattan. Il y aura en particulier le physicien allemand Klaus Fuchs, introduit par Zarubina, qui travaillera pour le NKVD et qui jouira de l’entière confiance d’Oppenheimer. Elle introduira également l’espionne Maria Konnenkova auprès d’Einstein.
La suite des événements est difficile à décrypter. Ce qui est sûr, c’est que Zarubina n’est morte qu’en mai 1987 et son agent secret de mari en 1972. Une lettre de dénonciation était parvenue aux services secrets américains en 1943, qui amènera le rappel du couple à Moscou. Après enquête, lui sera déchargé de ses fonctions en 1948 « pour raison de santé », ce qui était plutôt inquiétant là-bas. Quant à elle… mystère. Mais peut-être ont-ils terminé leur existence comme des bourgeois bien tranquilles de la nomenklatura, qui sait ?
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
J'ai même pas envie de lire votre amas de conneries : le communisme n'a jamais existé, il n'y a donc pas de devoir de mémoire à avoir.
Ils aiment pas les jeunes comme nous, hein !? Style insoumis face à leurs lois,
Critères, normes, conformisme, on marche pas à ces valeurs là...
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
le communisme n'a jamais existé ???? 

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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Claude a écrit :J'ai même pas envie de lire votre amas de conneries : le communisme n'a jamais existé, il n'y a donc pas de devoir de mémoire à avoir.
Vas le dire aux 200 millions de morts victime de ce qui n'existe pas !!!!!!
TU es né comme ça ou tu l'es devenu en grandissant ???????
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Les communistes ça ose tout
Le résultat du premier tour marque seulement une victoire en demi-teinte pour le gouvernement. Elle se révèle très inférieure à la tendance observée dans le passé, qui confirmait, dans les situations analogues, le camp vainqueur du scrutin présidentiel précédant. La première page du Monde (1)⇓ le montre, peut-être sans le vouloir, d'une manière très éloquente. La tache rose du vainqueur d'un soir est affectée d'un pourcentage de 34,43 %, sa symétrique bleue de l'UMP compte pour 34,10 %.
Avec un tel écart, et une telle absence d'état de grâce, non seulement on ne va pas très loin sur un quinquennat, mais rien n'est même assuré pour le deuxième tour.
Pourtant le parti socialiste pourrait bien conquérir la majorité absolue dans la future assemblée nationale, pour la première fois depuis 30 ans. Les estimations du journal télévisé de 20 heures, diffusées et matraquées le 10 juin le créditent ainsi de 275 à 319 sièges.
Les bons esprits aiment à mettre en cause le système électoral français. On accuse de la sorte ce mode de scrutin uninominal à deux tours de détourner les majorités. Rappelons quand même qu'ayant prévalu sous la Ve république, pendant 12 législatures sur 13, il a permis à la France d'être gouvernable, principale rupture avec l'expérience traumatisante de la constitution de 1946. N'oublions pas non plus qu'il avait fonctionné pendant la majeure partie de la Troisième république. Si l'on veut vraiment réduire la marge des manipulations, comme celle des interventions d'appareils qui en ont toujours résulté, la moins mauvaise solution consisterait sans doute à évoluer vers le scrutin à un seul tour qui prévaut en Grande Bretagne et aux États-Unis.
Il ne suffit pas en effet de déplorer le recul de la participation. Le refus de voter de 42,8 % des inscrits comme le vote blanc qui, malgré le nombre très élevé des candidats, porte encore sur 1,6 % des citoyens s'étant déplacés tout cela confirment le désaveu de l'opinion.
On peut donc en déduire, sans forcer le trait, que, si le pouvoir est aujourd'hui conforté, le régime est en revanche un peu plus désavoué par les Français.
Par le jeu de leurs alliances, les 1 400 000 électeurs écologistes, qui ne pèsent guère que 5,4 %, les 570 000 voix du Nouveau centre et les 320 000 suffrages du Parti radical valoisien se trouveront représentés.
Le dispositif de disparité entre les opinions et l'existence des groupes parlementaires repose donc essentiellement sur les intimidations, auxquelles succombent les états-majors chiraquiens depuis quelque 25 ans. Il s'exprime par l'interdiction infligée à la droite de s'allier avec les forces classées, on ne sait plus trop pourquoi à "l'extrême droite". Soulignons d'ailleurs l'arbitraire d'un tel étiquetage.
En revanche comme chacun peut le constater en dépit de leurs échecs les gens de l'extrême gauche peuvent encore et toujours tout se permettre. L'arrogance impunie du parti communiste vient d'ailleurs de battre ses propres records.
Qu'on en juge.
Certes le score du front de gauche en général et celui du PCF en particulier demeurent élevés. Trop élevés. Mais en recul. Cependant que ceux qui craignent pour les sinécures d'amis de cette obédience ne s'en alarment pas outre mesure. L'audience des nostalgiques du marxisme persiste à opérer ses ravages dans les secteurs culturels, dans les milieux enseignants, dans les réseaux médiatiques, etc.
En revanche le recul de leur impact dans l'opinion populaire se confirme de scrutin en scrutin.
Ainsi Pierre Laurent, chef du parti communiste et président du conseil national du Front de gauche, en est réduit à préconiser qu'on "modifie le règlement" de l'Assemblée, craignant que le vieil appareil stalinien n'obtienne pas les 15 députés nécessaires. Et de juger "impensable" que son parti n'ait pas de groupe.
"Même si nous sommes un peu en dessous des quinze nécessaires pour constituer un groupe aujourd'hui, il faudra modifier le règlement pour avoir un groupe à l'Assemblée nationale", ose-t-il développer.
Le PCF craignant de n'obtenir que 11 sièges, il affirme ainsi : "Vu que ce que nous pesons dans la majorité, nos idées vont être indispensables à la réussite de la gauche, il serait impensable que la voix du Front de gauche soit effacée de l'Assemblée nationale".
"Impensable" en effet que son parti antinational depuis toujours (2)⇓ ne dispose pas des conforts matériels attachés à l'existence administrative d'un groupe parlementaire. Une fois de plus, et dans l'intérêt exclusif de ce parti, on doit se préparer à une modification discrète des petites règles législatives.
Voilà le chantage. Les communistes, ça ose tout.
Aucune vague rose n'est venue conforter ce 10 juin la victoire relative du 6 mai Le second tout va sans doute se jouer, en effet, encore dans un mouchoir de poche.
Aucun enthousiasme évidemment. On prétend assurer au président fraîchement élu une apparence de majorité parlementaire. Pour la réaliser l'apport des voix de Front de gauche est jugé essentiel et donc légitime pour les amis de Monsieur Normal et de Mme Aubry.
"Un hommage est dû" à Jean-Luc Mélenchon s'est ainsi plu à proclamer (3)⇓ le ministre Montebourg. (4)⇓ On notera que cet homme a été nommé en charge de l'Industrie et de toutes les négociations à mener avec la CGT.
Faut-il s'étonner de la porosité qui se manifeste entre les électeurs des diverses droites et qui s'est renforcée, en dépit des attitudes sectaires d’états-majors ?
La déclaration la plus radicale dans ce sens émane de Juppé : "il n'y aura d'alliance avec le front national en aucune circonstance" (5)⇓. Or il s'agit d'un responsable que sa prudence avait écarté des risques électoraux. Le mot d'ordre finalement adopté lors de la réunion de l'UMP du 11, le "ni-ni" annoncé par le secrétaire général du parti Jean-François Copé, après avoir été proposé par Claude Guéant exprime au contraire une lente dérive vers le bon sens. Depuis 1998, la question se pose. Alain Peyrefitte l'avait lancée dans l'éditorial du "Figaro" du lendemain des élections régionales cette année-là. Votre serviteur y avait alors consacré une petite plaquette dénonçant alors "la Droite la plus suicidaire du monde". (6)⇓ Les sectaires l'ont empêché pendant 15 ans.
Dans l'intérêt du pays, le cheminement de certaines évidences ne doit désormais plus attendre.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1 Édition papier datée du 12 juin. ⇑
2 On se reportera à son attitude par rapport à "L'Alliance Staline Hitler". ⇑
3 Sur la connivence des deux personnages on relira dans "L'Insolent du 19 septembre 2011" le compte rendu de leur rencontre à la fête de L'Huma. ⇑
4 Cette déclaration a été effectuée une première fois sur France 2 le 10 juin à 20 h 42. Le 12 juin à 7 h 50, l'intéressé la développait sur RTL au micro de Jean-Michel Apathie qui, pour une fois, n'y trouvait rien à redire. ⇑
5 En boucle sur France Info le 11 juin 2012. ⇑
6 Ce petit pamphlet contre le sectarisme chiraquien m'a voulu beaucoup d'ennemis issus de ce sérail. Quand je vois ce qu'ils ont fait par la suite, je ne le regrette pas. ⇑
Le résultat du premier tour marque seulement une victoire en demi-teinte pour le gouvernement. Elle se révèle très inférieure à la tendance observée dans le passé, qui confirmait, dans les situations analogues, le camp vainqueur du scrutin présidentiel précédant. La première page du Monde (1)⇓ le montre, peut-être sans le vouloir, d'une manière très éloquente. La tache rose du vainqueur d'un soir est affectée d'un pourcentage de 34,43 %, sa symétrique bleue de l'UMP compte pour 34,10 %.
Avec un tel écart, et une telle absence d'état de grâce, non seulement on ne va pas très loin sur un quinquennat, mais rien n'est même assuré pour le deuxième tour.
Pourtant le parti socialiste pourrait bien conquérir la majorité absolue dans la future assemblée nationale, pour la première fois depuis 30 ans. Les estimations du journal télévisé de 20 heures, diffusées et matraquées le 10 juin le créditent ainsi de 275 à 319 sièges.
Les bons esprits aiment à mettre en cause le système électoral français. On accuse de la sorte ce mode de scrutin uninominal à deux tours de détourner les majorités. Rappelons quand même qu'ayant prévalu sous la Ve république, pendant 12 législatures sur 13, il a permis à la France d'être gouvernable, principale rupture avec l'expérience traumatisante de la constitution de 1946. N'oublions pas non plus qu'il avait fonctionné pendant la majeure partie de la Troisième république. Si l'on veut vraiment réduire la marge des manipulations, comme celle des interventions d'appareils qui en ont toujours résulté, la moins mauvaise solution consisterait sans doute à évoluer vers le scrutin à un seul tour qui prévaut en Grande Bretagne et aux États-Unis.
Il ne suffit pas en effet de déplorer le recul de la participation. Le refus de voter de 42,8 % des inscrits comme le vote blanc qui, malgré le nombre très élevé des candidats, porte encore sur 1,6 % des citoyens s'étant déplacés tout cela confirment le désaveu de l'opinion.
On peut donc en déduire, sans forcer le trait, que, si le pouvoir est aujourd'hui conforté, le régime est en revanche un peu plus désavoué par les Français.
Par le jeu de leurs alliances, les 1 400 000 électeurs écologistes, qui ne pèsent guère que 5,4 %, les 570 000 voix du Nouveau centre et les 320 000 suffrages du Parti radical valoisien se trouveront représentés.
Le dispositif de disparité entre les opinions et l'existence des groupes parlementaires repose donc essentiellement sur les intimidations, auxquelles succombent les états-majors chiraquiens depuis quelque 25 ans. Il s'exprime par l'interdiction infligée à la droite de s'allier avec les forces classées, on ne sait plus trop pourquoi à "l'extrême droite". Soulignons d'ailleurs l'arbitraire d'un tel étiquetage.
En revanche comme chacun peut le constater en dépit de leurs échecs les gens de l'extrême gauche peuvent encore et toujours tout se permettre. L'arrogance impunie du parti communiste vient d'ailleurs de battre ses propres records.
Qu'on en juge.
Certes le score du front de gauche en général et celui du PCF en particulier demeurent élevés. Trop élevés. Mais en recul. Cependant que ceux qui craignent pour les sinécures d'amis de cette obédience ne s'en alarment pas outre mesure. L'audience des nostalgiques du marxisme persiste à opérer ses ravages dans les secteurs culturels, dans les milieux enseignants, dans les réseaux médiatiques, etc.
En revanche le recul de leur impact dans l'opinion populaire se confirme de scrutin en scrutin.
Ainsi Pierre Laurent, chef du parti communiste et président du conseil national du Front de gauche, en est réduit à préconiser qu'on "modifie le règlement" de l'Assemblée, craignant que le vieil appareil stalinien n'obtienne pas les 15 députés nécessaires. Et de juger "impensable" que son parti n'ait pas de groupe.
"Même si nous sommes un peu en dessous des quinze nécessaires pour constituer un groupe aujourd'hui, il faudra modifier le règlement pour avoir un groupe à l'Assemblée nationale", ose-t-il développer.
Le PCF craignant de n'obtenir que 11 sièges, il affirme ainsi : "Vu que ce que nous pesons dans la majorité, nos idées vont être indispensables à la réussite de la gauche, il serait impensable que la voix du Front de gauche soit effacée de l'Assemblée nationale".
"Impensable" en effet que son parti antinational depuis toujours (2)⇓ ne dispose pas des conforts matériels attachés à l'existence administrative d'un groupe parlementaire. Une fois de plus, et dans l'intérêt exclusif de ce parti, on doit se préparer à une modification discrète des petites règles législatives.
Voilà le chantage. Les communistes, ça ose tout.
Aucune vague rose n'est venue conforter ce 10 juin la victoire relative du 6 mai Le second tout va sans doute se jouer, en effet, encore dans un mouchoir de poche.
Aucun enthousiasme évidemment. On prétend assurer au président fraîchement élu une apparence de majorité parlementaire. Pour la réaliser l'apport des voix de Front de gauche est jugé essentiel et donc légitime pour les amis de Monsieur Normal et de Mme Aubry.
"Un hommage est dû" à Jean-Luc Mélenchon s'est ainsi plu à proclamer (3)⇓ le ministre Montebourg. (4)⇓ On notera que cet homme a été nommé en charge de l'Industrie et de toutes les négociations à mener avec la CGT.
Faut-il s'étonner de la porosité qui se manifeste entre les électeurs des diverses droites et qui s'est renforcée, en dépit des attitudes sectaires d’états-majors ?
La déclaration la plus radicale dans ce sens émane de Juppé : "il n'y aura d'alliance avec le front national en aucune circonstance" (5)⇓. Or il s'agit d'un responsable que sa prudence avait écarté des risques électoraux. Le mot d'ordre finalement adopté lors de la réunion de l'UMP du 11, le "ni-ni" annoncé par le secrétaire général du parti Jean-François Copé, après avoir été proposé par Claude Guéant exprime au contraire une lente dérive vers le bon sens. Depuis 1998, la question se pose. Alain Peyrefitte l'avait lancée dans l'éditorial du "Figaro" du lendemain des élections régionales cette année-là. Votre serviteur y avait alors consacré une petite plaquette dénonçant alors "la Droite la plus suicidaire du monde". (6)⇓ Les sectaires l'ont empêché pendant 15 ans.
Dans l'intérêt du pays, le cheminement de certaines évidences ne doit désormais plus attendre.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1 Édition papier datée du 12 juin. ⇑
2 On se reportera à son attitude par rapport à "L'Alliance Staline Hitler". ⇑
3 Sur la connivence des deux personnages on relira dans "L'Insolent du 19 septembre 2011" le compte rendu de leur rencontre à la fête de L'Huma. ⇑
4 Cette déclaration a été effectuée une première fois sur France 2 le 10 juin à 20 h 42. Le 12 juin à 7 h 50, l'intéressé la développait sur RTL au micro de Jean-Michel Apathie qui, pour une fois, n'y trouvait rien à redire. ⇑
5 En boucle sur France Info le 11 juin 2012. ⇑
6 Ce petit pamphlet contre le sectarisme chiraquien m'a voulu beaucoup d'ennemis issus de ce sérail. Quand je vois ce qu'ils ont fait par la suite, je ne le regrette pas. ⇑
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Plus de député communiste dans le Rhône
Lyon Capitale
Par Jane-Amondi Odhiambo le 12/06/2012
Choc dans la 14e circonscription. Non seulement le Front national est au 2nd tour, avec 21,60% des voix, mais les communistes perdent le dernier siège qui leur restait dans le Rhône. Sur des terres qui semblaient acquises à l'extrême-gauche, la reprise de Veninov n'aura pas servi Michèle Picard, qui n'obtient que 13,70% des voix. Dans sa ville de Vénissieux, la maire PCF est également battue par le candidat socialiste, Yves Blein, avec 22,51% contre 34,46%.
Ancien maire de Vénissieux, André Gerin estime qu'une grande part de cet échec revient au redécoupage de Saint-Priest, qui se retrouve partagé entre la 13e et la 14e circonscription. ''C’est bien le résultat du charcutage réalisé en 2010 (...) pour favoriser Philippe Meunier UMP et le candidat socialiste'' peut-on lire dans son communiqué. Michèle Picard considère également avoir été défavorisée par l'argument du vote utile et par l'abstention, qui atteint 51,32% dans sa circonscription. Mais pas de remise en question de la part de la maire. ''Je peux avoir la tête haute, j'ai mené une campagne de terrain'' déclare la maire de Vénissieux.
Mais sera-t-elle toujours à la mairie en 2014 ? Refusant d'interpréter son score comme un mauvais présage, Michèle Picard aborde les prochaines élections municipales avec confiance. ''Les élections nationales et locales, ce n'est pas la même chose. Au niveau local, les gens vous connaissent et prennent en compte votre bilan''. Toutefois, si les socialistes sont portés par le même élan aux municipales de 2014, ils pourraient s'emparer de la place de Michèle Picard. A condition d'avoir un vrai leader et une envie de conquête.
Pas d'appel au vote PS
Face à l'affiche PS-FN, André Gerin et Michèle Picard appellent à battre l'extrême-droite sans pour autant préciser quel bulletin glisser dans l'urne dimanche prochain. L'amertume envers les militants socialistes est palpable. Dans son communiqué, le député sortant qualifie ''les colleurs d'affiches pour le candidat Blein'' de ''bande odieuse et haineuse à l’encontre de Michèle Picard''. Cette dernière confie avoir déposé 3 plaintes pendant la campagne, en réaction aux tags injurieux et aux détériorations retrouvés sur les bâtiments publics ainsi que sur son local de campagne et ses panneaux officiels. Toutefois, il y a fort à parier que le siège deviendra rose dans la 14e circonscription, au vu des reports de voix. L'abstention reste le véritable enjeu, la présence du FN pouvant mobiliser des électeurs n'ayant pas voté dimanche dernier.
http://www.voxfnredekker.com/
Lyon Capitale
Par Jane-Amondi Odhiambo le 12/06/2012
Choc dans la 14e circonscription. Non seulement le Front national est au 2nd tour, avec 21,60% des voix, mais les communistes perdent le dernier siège qui leur restait dans le Rhône. Sur des terres qui semblaient acquises à l'extrême-gauche, la reprise de Veninov n'aura pas servi Michèle Picard, qui n'obtient que 13,70% des voix. Dans sa ville de Vénissieux, la maire PCF est également battue par le candidat socialiste, Yves Blein, avec 22,51% contre 34,46%.
Ancien maire de Vénissieux, André Gerin estime qu'une grande part de cet échec revient au redécoupage de Saint-Priest, qui se retrouve partagé entre la 13e et la 14e circonscription. ''C’est bien le résultat du charcutage réalisé en 2010 (...) pour favoriser Philippe Meunier UMP et le candidat socialiste'' peut-on lire dans son communiqué. Michèle Picard considère également avoir été défavorisée par l'argument du vote utile et par l'abstention, qui atteint 51,32% dans sa circonscription. Mais pas de remise en question de la part de la maire. ''Je peux avoir la tête haute, j'ai mené une campagne de terrain'' déclare la maire de Vénissieux.
Mais sera-t-elle toujours à la mairie en 2014 ? Refusant d'interpréter son score comme un mauvais présage, Michèle Picard aborde les prochaines élections municipales avec confiance. ''Les élections nationales et locales, ce n'est pas la même chose. Au niveau local, les gens vous connaissent et prennent en compte votre bilan''. Toutefois, si les socialistes sont portés par le même élan aux municipales de 2014, ils pourraient s'emparer de la place de Michèle Picard. A condition d'avoir un vrai leader et une envie de conquête.
Pas d'appel au vote PS
Face à l'affiche PS-FN, André Gerin et Michèle Picard appellent à battre l'extrême-droite sans pour autant préciser quel bulletin glisser dans l'urne dimanche prochain. L'amertume envers les militants socialistes est palpable. Dans son communiqué, le député sortant qualifie ''les colleurs d'affiches pour le candidat Blein'' de ''bande odieuse et haineuse à l’encontre de Michèle Picard''. Cette dernière confie avoir déposé 3 plaintes pendant la campagne, en réaction aux tags injurieux et aux détériorations retrouvés sur les bâtiments publics ainsi que sur son local de campagne et ses panneaux officiels. Toutefois, il y a fort à parier que le siège deviendra rose dans la 14e circonscription, au vu des reports de voix. L'abstention reste le véritable enjeu, la présence du FN pouvant mobiliser des électeurs n'ayant pas voté dimanche dernier.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
L’Europe de l’Est écartelée entre Hitler et Staline
De 1933 à 1945, les populations de l’Ukraine, de la Pologne et de la Biélorussie furent décimées, à la fois par les communistes et par les nazis. Un livre apporte une lumière nouvelle sur ces massacres.
Dans un ouvrage qui vient de paraître chez Gallimard, dans la très savante collection « Bibliothèque des histoires », Timothy Snyder, professeur à Yale, traite dans une perspective inédite des massacres perpétrés par les régimes bolchevique et nazi aux confins de la Russie et de l’Allemagne. Son livre, Terres de sang, met en évidence la manière dont ces tragédies, entre 1933 et 1945, se répondent et s’enchaînent. En un mot, il démontre « l’interaction criminelle des deux totalitarismes ».
Entre 1933 et 1945, 14 millions de civils, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, ont été mis à mort par l’Union soviétique stalinienne et par l’Allemagne nazie. Timothy Snyder retrace magistralement l’histoire de ce meurtre politique de masse, dont les victimes furent principalement les populations autochtones de l’Ukraine, de la Pologne et de la Biélorussie, décimées d’abord par la famine, puis tuées par balles et finalement par gazage.
La famine provoquée
Sous Staline, en 1932-1933, entre 2,4 et 3 millions d’Ukrainiens mais aussi de Biélorusses, meurent de faim ou de maladies liées à la famine. Dans un pays depuis toujours considéré comme le grenier à grains de l’Europe, ils endurent la plus grande famine artificielle de l’histoire de l’humanité. On sait aujourd’hui pourquoi : le plan quinquennal soviétique, mis en œuvre entre 1928 et 1932, devait assurer le développement industriel au prix de l’exportation des réserves de grains et du recours massif au travail forcé. La combinaison de mauvaises récoltes et de réquisitions aux objectifs irréalisables fait mourir par centaines de milliers les paysans et leurs familles, dans des souffrances indescriptibles. Snyder écrit que les braves gens étaient les premiers à mourir: ceux qui refusaient de voler et de se prostituer, ainsi que ceux qui donnaient à manger à d’autres ou refusaient de manger les cadavres. « Les parents qui résistaient au cannibalisme mouraient avant leurs enfants ».
Malgré les efforts des Ukrainiens de Pologne, rien ne transpire alors de cette famine provoquée. Informé, le président Roosevelt ne fait rien. Et en novembre 1933, les Etats-Unis reconnaissent officiellement l’Union Soviétique…
En même temps s’abat la répression politique. Les paysans ne sont pas seuls à vivre l’enfer. La forte minorité polonaise de l’Ukraine est également décimée. Son loyalisme est suspecté. En 1937-1938, le risque de se faire arrêter est douze fois plus grand pour les Polonais que pour le reste de la population ukrainienne. Sur 143810 personnes arrêtées sous l’accusation d’espionnage au profit de la Pologne, 111091 sont exécutées en 1938-1939. Les Polonais citoyens soviétiques représentèrent ainsi un huitième des 681692 victimes de la Grande Terreur.
Le meurtre par balle
En 1941, Hitler arrache l’Ukraine à Staline. En 1941, les soldats allemands découvrent les prisons du NKVD pleines de cadavres. Une aubaine pour la propagande nazie, qui impute aux Juifs la Grande terreur en s’appuyant sur le fait qu’à l’époque où commencèrent les tueries massives, près du tiers des officiers supérieurs du NKVD étaient juifs. Cela ne dura pas, cependant, puisqu’ils n’étaient plus que 20 % environ quand Staline mit fin au massacre, le 17 novembre 1938, et que ce chiffre était tombé en deçà de 20 % un an plus tard. Selon le professeur Snyder, les bénéficiaires institutionnels de la Terreur ne sont ni les Juifs, ni d’autres minorités nationales, mais les apparatchiks russes qui gravissent les échelons de la nouvelle administration.
A l’époque, cependant, la propagande nazie rendant les Juifs responsables des souffrances endurées sous les Soviétiques, trouva un grand écho dans des population désorientées, meurtries et révoltées par la découverte d’innombrables fosses collectives. De plus, explique Timothy Snyder, les atrocités soviétiques aidèrent les SS, les policiers et les soldats allemands à justifier à leurs propres yeux les mesures dont on allait bientôt les charger: l’extermination des Juifs – qui devait en outre permettre de réduire le nombre des bouches à nourrir et, suivant la logique nazie, empêcher des soulèvements de partisans que les ghettos étaient suspectés de soutenir matériellement et financièrement.
L’URSS conquise devait aussi fournir l’espace d’une « solution finale » à ce que les nazis considéraient comme le « problème juif ». Si de nombreux habitants des terres de sang étaient voués à la mort, les Juifs, eux, devaient être exterminés jusqu’au dernier. Le récit par Timothy Snyder de la mise à mort et du gazage des populations juives est poignant, massacre atroce parmi d’autres carnages presque aussi hallucinants.
Le gazage
Allemands et Soviétiques s’incitèrent mutuellement à ces crimes toujours plus grands, comme à Varsovie, où les nazis, à la suite du soulèvement de l’été 1944, tuèrent près d’un demi-million de civils avec la complicité tacite de l’Armée rouge, qui laissa faire. L’étude s’achève par le nettoyage ethnique à la frontière de l’Oder-Neisse, suivi par les persécutions antisémites de Staline de l’après-guerre, moins coûteuses en vies humaines, mais qui contribuèrent à brouiller définitivement les mémoires car les communistes opérèrent un choix entre les « bons » et les « mauvais » morts. Enfin, le « rideau de fer » tomba sur ces « terres de sang » qui virent tant d’hommes, de femmes et d’enfants être massacrés pour des raisons idéologiques, religieuses ou raciales.
Timothy Snyder offre une synthèse remarquable de l’histoire de ces terres soumises, des décennies durant, au double joug du nazisme et du communisme. Bien documenté, parsemé d’anecdotes souvent insoutenables, son récit, poignant, renouvelle la connaissance de la tragédie qui se déroula à l’Est.
Henri Malfilatre monde & vie 26 mai 2012
Timothy Snyder, Terres de sang. L’Europe entre Hitler et Staline, traduit de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat. 710 pages, 36 cartes, Gallimard, 32 €.
De 1933 à 1945, les populations de l’Ukraine, de la Pologne et de la Biélorussie furent décimées, à la fois par les communistes et par les nazis. Un livre apporte une lumière nouvelle sur ces massacres.
Dans un ouvrage qui vient de paraître chez Gallimard, dans la très savante collection « Bibliothèque des histoires », Timothy Snyder, professeur à Yale, traite dans une perspective inédite des massacres perpétrés par les régimes bolchevique et nazi aux confins de la Russie et de l’Allemagne. Son livre, Terres de sang, met en évidence la manière dont ces tragédies, entre 1933 et 1945, se répondent et s’enchaînent. En un mot, il démontre « l’interaction criminelle des deux totalitarismes ».
Entre 1933 et 1945, 14 millions de civils, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, ont été mis à mort par l’Union soviétique stalinienne et par l’Allemagne nazie. Timothy Snyder retrace magistralement l’histoire de ce meurtre politique de masse, dont les victimes furent principalement les populations autochtones de l’Ukraine, de la Pologne et de la Biélorussie, décimées d’abord par la famine, puis tuées par balles et finalement par gazage.
La famine provoquée
Sous Staline, en 1932-1933, entre 2,4 et 3 millions d’Ukrainiens mais aussi de Biélorusses, meurent de faim ou de maladies liées à la famine. Dans un pays depuis toujours considéré comme le grenier à grains de l’Europe, ils endurent la plus grande famine artificielle de l’histoire de l’humanité. On sait aujourd’hui pourquoi : le plan quinquennal soviétique, mis en œuvre entre 1928 et 1932, devait assurer le développement industriel au prix de l’exportation des réserves de grains et du recours massif au travail forcé. La combinaison de mauvaises récoltes et de réquisitions aux objectifs irréalisables fait mourir par centaines de milliers les paysans et leurs familles, dans des souffrances indescriptibles. Snyder écrit que les braves gens étaient les premiers à mourir: ceux qui refusaient de voler et de se prostituer, ainsi que ceux qui donnaient à manger à d’autres ou refusaient de manger les cadavres. « Les parents qui résistaient au cannibalisme mouraient avant leurs enfants ».
Malgré les efforts des Ukrainiens de Pologne, rien ne transpire alors de cette famine provoquée. Informé, le président Roosevelt ne fait rien. Et en novembre 1933, les Etats-Unis reconnaissent officiellement l’Union Soviétique…
En même temps s’abat la répression politique. Les paysans ne sont pas seuls à vivre l’enfer. La forte minorité polonaise de l’Ukraine est également décimée. Son loyalisme est suspecté. En 1937-1938, le risque de se faire arrêter est douze fois plus grand pour les Polonais que pour le reste de la population ukrainienne. Sur 143810 personnes arrêtées sous l’accusation d’espionnage au profit de la Pologne, 111091 sont exécutées en 1938-1939. Les Polonais citoyens soviétiques représentèrent ainsi un huitième des 681692 victimes de la Grande Terreur.
Le meurtre par balle
En 1941, Hitler arrache l’Ukraine à Staline. En 1941, les soldats allemands découvrent les prisons du NKVD pleines de cadavres. Une aubaine pour la propagande nazie, qui impute aux Juifs la Grande terreur en s’appuyant sur le fait qu’à l’époque où commencèrent les tueries massives, près du tiers des officiers supérieurs du NKVD étaient juifs. Cela ne dura pas, cependant, puisqu’ils n’étaient plus que 20 % environ quand Staline mit fin au massacre, le 17 novembre 1938, et que ce chiffre était tombé en deçà de 20 % un an plus tard. Selon le professeur Snyder, les bénéficiaires institutionnels de la Terreur ne sont ni les Juifs, ni d’autres minorités nationales, mais les apparatchiks russes qui gravissent les échelons de la nouvelle administration.
A l’époque, cependant, la propagande nazie rendant les Juifs responsables des souffrances endurées sous les Soviétiques, trouva un grand écho dans des population désorientées, meurtries et révoltées par la découverte d’innombrables fosses collectives. De plus, explique Timothy Snyder, les atrocités soviétiques aidèrent les SS, les policiers et les soldats allemands à justifier à leurs propres yeux les mesures dont on allait bientôt les charger: l’extermination des Juifs – qui devait en outre permettre de réduire le nombre des bouches à nourrir et, suivant la logique nazie, empêcher des soulèvements de partisans que les ghettos étaient suspectés de soutenir matériellement et financièrement.
L’URSS conquise devait aussi fournir l’espace d’une « solution finale » à ce que les nazis considéraient comme le « problème juif ». Si de nombreux habitants des terres de sang étaient voués à la mort, les Juifs, eux, devaient être exterminés jusqu’au dernier. Le récit par Timothy Snyder de la mise à mort et du gazage des populations juives est poignant, massacre atroce parmi d’autres carnages presque aussi hallucinants.
Le gazage
Allemands et Soviétiques s’incitèrent mutuellement à ces crimes toujours plus grands, comme à Varsovie, où les nazis, à la suite du soulèvement de l’été 1944, tuèrent près d’un demi-million de civils avec la complicité tacite de l’Armée rouge, qui laissa faire. L’étude s’achève par le nettoyage ethnique à la frontière de l’Oder-Neisse, suivi par les persécutions antisémites de Staline de l’après-guerre, moins coûteuses en vies humaines, mais qui contribuèrent à brouiller définitivement les mémoires car les communistes opérèrent un choix entre les « bons » et les « mauvais » morts. Enfin, le « rideau de fer » tomba sur ces « terres de sang » qui virent tant d’hommes, de femmes et d’enfants être massacrés pour des raisons idéologiques, religieuses ou raciales.
Timothy Snyder offre une synthèse remarquable de l’histoire de ces terres soumises, des décennies durant, au double joug du nazisme et du communisme. Bien documenté, parsemé d’anecdotes souvent insoutenables, son récit, poignant, renouvelle la connaissance de la tragédie qui se déroula à l’Est.
Henri Malfilatre monde & vie 26 mai 2012
Timothy Snyder, Terres de sang. L’Europe entre Hitler et Staline, traduit de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat. 710 pages, 36 cartes, Gallimard, 32 €.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Retour sur "Katyn à Nuremberg"
Aujourd'hui il est enfin admis par tous que ce sont les Soviétiques et non les Allemands qui ont commis le massacre d'environ 22 000 officiers polonais, non seulement dans la forêt de Katyn près de Smolensk mais aussi à Kosielsk, Starobielsk et Ostachkov. (Au procès de Nuremberg, il a surtout été question de Katyn).
Sur ce point d'histoire, on a donné raison aux révisionnistes et la vérité a donc été finalement rétablie.
En revanche, on tend à continuer de nous mentir sur deux points d'importance.
D'abord, on veut nous faire croire qu'au procès de Nuremberg (1945-1946), ce sont seulement les Soviétiques qui ont eu l'aplomb d'accuser les Allemands de ce meurtre de masse. Or la vérité est que l'acte d'accusation, avec sa mention du crime perpétré à Katyn par les Allemands, portait les signatures à la fois et successivement des Français (en premier lieu !), des Américains, des Britanniques et des Soviétiques (en dernier lieu !).
Ensuite et surtout, pour continuer à minimiser la responsabilité des Alliés dans l'affaire, certains aujourd'hui font valoir que, dans le jugement prononcé le 30 septembre et le 1er octobre 1946, le nom même de "Katyn" n'apparaît pas, ce qui est exact. Mais, ainsi qu'on pourra le constater plus loin, il n'en demeure pas moins que les juges de Nuremberg ont implicitement attribué le crime de Katyn aux Allemands du début à la fin du procès et cela grâce, en particulier, au subterfuge offert par un article du Statut, l'article 21 ; ledit article déclare qu'on considérera « comme preuves authentiques les documents et rapports [...] dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre » imputés aux vaincus ; autrement dit, du seul fait qu'une Commission soviétique eût conclu que le crime de Katyn était allemand, il s'ensuivait que personne n'avait le droit de remettre en question la culpabilité des Allemands.
En résumé, les Russes n'ont pas été les seuls à se déshonorer par le mensonge de Katyn ; les Français, les Américains et les Britanniques ont eu, eux aussi, leur pleine part de ce déshonneur. Et aujourd'hui les historiens qui viennent prétendre que les juges de Nuremberg n'ont pas attribué aux Allemands le crime de Katyn font, à tout le moins, preuve de légèreté.
Pour ma part, j'ai, dans le passé, traité de « Katyn à Nuremberg » dans une étude du 1er août 1990 qu'on trouvera soit à http://robertfaurisson.blogspot.fr/2010/12 /katyn-nuremberg.html, soit dans la Revue d'histoire révisionniste d'août-octobre 1990, p. 138-144, soit dans mes Ecrits révisionnistes (1974-1998), p. 1130-1136. Dans cette étude, qui remonte à plus de vingt ans, je précisais déjà que le crime de Katyn n'était pas mentionné dans le jugement. Mais cette absence de mention n'était évidemment pas pour absoudre les Allemands. Si tel avait été le cas, les média du monde entier auraient retenti de la nouvelle. La raison de cette abstention des juges tient à la spectaculaire humiliation subie par les procureurs soviétiques et par le président Lawrence venu au secours de ces derniers quand ils ont voulu, les 1er et 2 juillet 1946, soit trois mois avant le verdict, démontrer la culpabilité allemande. Leur tentative s'était soldée par un fiasco : 1) les interrogatoires des accusés allemands auxquels on imputait le massacre avaient tourné à la confusion des Soviétiques, 2) les avocats allemands avaient su passer à l'attaque, 3) les procureurs soviétiques, battant en retraite, en avaient été réduits à piteusement invoquer l'article 21 du Statut et 4) Lawrence les avait suivis sur ce terrain, ce qui avait eu l'inconvénient de mettre en évidence que cet article 21 avait pour fonction de permettre aux accusateurs et aux juges d'affirmer n'importe quoi sans apporter de preuve. On comprend que dans de telles conditions le président Lawrence et les autres membres du tribunal n'allaient pas trois mois plus tard parler de Katyn dans leur délibération et dans leur jugement.
Ce qu'on peut et même ce qu'on doit dire, c'est que, du lever au baisser de rideau de la mascarade judiciaire de Nuremberg, le crime de Katyn a été attribué aux Allemands par l'unanimité des juges. Ce crime de masse leur a été trois fois attribué : d'abord par la promulgation du Statut avec son article 21, puis dans l'acte d'accusation et, enfin, au terme des deux audiences du 1er et du 2 juillet 1946 avec le rappel confirmé dudit article, véritable deus ex machina de l'entier spectacle.
Répétons-le : tous les Alliés Tel non pas seulement les Soviétiques), à commencer par les Français, avaient signé l'acte d'accusation faisant des Allemands les responsables du massacre de Katyn. En outre, tous les Alliés (et non pas seulement les Soviétiques) ont considéré comme « preuve authentique » le document et rapport URSS-054 établissant que les "fusillades" de Katyn avaient été accomplies au cours de l'automne 1941 par le régiment du génie allemand 537. À lui seul cet article 21 a permis aux Alliés de conclure et d'établir sans autre forme de procès que ce document signé d'une Commission soviétique était incontestable. (Soit dit en passant, siégeait dans cette commission le métropolite Nicolas, qui avait signé, avec le biologiste Trofim Lyssenko, futur faussaire de renom, le document ou rapport URSS-008 attestant de ce qu'il y avait eu au camp de concentration d'Auschwitz des chambres à gaz homicides, quatre millions de morts, etc.).
Si l'on regroupe en un tout les seuls articles 19 et 21 du Statut, on s'aperçoit que les accusateurs et les juges de Nuremberg disposaient là d'une arme absolue qui permettait à ces derniers 1) de se dispenser des « règles techniques relatives à l'administration des preuves », 2) d'appeler "preuve" ce qu'ils estimeraient, eux, personnellement, avoir "valeur" de preuve, 3) de tenir pour acquis ce qu'ils estimeraient être « de notoriété publique » et qui, en fait, était essentiellement la somme des inventions de leur propagande sur la « barbarie allemande ». En bon français et pour parler comme tout le monde, au procès de Nuremberg, les vainqueurs pouvaient se dispenser de prouver les accusations qu'ils portaient contre le vaincu. Ils ont largement tiré profit de ce honteux privilège et, en fin de compte, leur mensonge de Katyn n'aura été que l'un de leurs plus gros mensonges, tous littéralement déclarés incontestables ; en France, quarante-cinq ans plus tard, le 14 juillet 1990, allait paraître au Journal officiel la loi socialo-communiste Fabius-Gayssot qui, depuis lors, rend incontestable ce type de mensonges sous peine de prison et de lourdes sanctions financières.
Quant aux historiens, il est temps qu'ils cessent de faire valoir l'absence de toute mention du crime de Katyn dans le texte du jugement de Nuremberg puisque, aussi bien, tout au long du procès, les juges ont été unanimes pour attribuer ce crime aux Allemands.
Pour reprendre le mot célèbre d'un haut magistrat américain, le "procès" de Nuremberg a bien été une high-grade lynching-party (« une opération sophistiquée de lynchage ») montée par des vainqueurs ivres d'une puissance sans frein contre un vaincu saigné à blanc et réduit à une totale impuissance (voy. « Les Victoires du révisionnisme-suite »).
On n'imagine personne qui, en toute connaissance de cause, accepterait d'être jugé par un tribunal comparable à celui du « Procès des grands criminels de guerre devant le Tribunal militaire international de Nuremberg ».
Robert FAURISSON. Rivarol du 27 avril 2012
NB : Des révisionnistes (voy., par exemple, Historische Tatsachen n° 48 de 1991) ont écrit qu'après la guerre des soldats et des officiers allemands ont été condamnés à mort par un tribunal de Leningrad pour le crime de Katyn et pendus. Noms, dates et précisions ont été fournis. Mais, personnellement, je n'ai pas enquêté sur le sujet et je ne puis donc confirmer, infirmer ou corriger cette assertion. Les auteurs ne fournissaient pas le texte intégral du jugement en question, qu'il faudrait retrouver pour se prononcer en toute connaissance de cause.
Aujourd'hui il est enfin admis par tous que ce sont les Soviétiques et non les Allemands qui ont commis le massacre d'environ 22 000 officiers polonais, non seulement dans la forêt de Katyn près de Smolensk mais aussi à Kosielsk, Starobielsk et Ostachkov. (Au procès de Nuremberg, il a surtout été question de Katyn).
Sur ce point d'histoire, on a donné raison aux révisionnistes et la vérité a donc été finalement rétablie.
En revanche, on tend à continuer de nous mentir sur deux points d'importance.
D'abord, on veut nous faire croire qu'au procès de Nuremberg (1945-1946), ce sont seulement les Soviétiques qui ont eu l'aplomb d'accuser les Allemands de ce meurtre de masse. Or la vérité est que l'acte d'accusation, avec sa mention du crime perpétré à Katyn par les Allemands, portait les signatures à la fois et successivement des Français (en premier lieu !), des Américains, des Britanniques et des Soviétiques (en dernier lieu !).
Ensuite et surtout, pour continuer à minimiser la responsabilité des Alliés dans l'affaire, certains aujourd'hui font valoir que, dans le jugement prononcé le 30 septembre et le 1er octobre 1946, le nom même de "Katyn" n'apparaît pas, ce qui est exact. Mais, ainsi qu'on pourra le constater plus loin, il n'en demeure pas moins que les juges de Nuremberg ont implicitement attribué le crime de Katyn aux Allemands du début à la fin du procès et cela grâce, en particulier, au subterfuge offert par un article du Statut, l'article 21 ; ledit article déclare qu'on considérera « comme preuves authentiques les documents et rapports [...] dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre » imputés aux vaincus ; autrement dit, du seul fait qu'une Commission soviétique eût conclu que le crime de Katyn était allemand, il s'ensuivait que personne n'avait le droit de remettre en question la culpabilité des Allemands.
En résumé, les Russes n'ont pas été les seuls à se déshonorer par le mensonge de Katyn ; les Français, les Américains et les Britanniques ont eu, eux aussi, leur pleine part de ce déshonneur. Et aujourd'hui les historiens qui viennent prétendre que les juges de Nuremberg n'ont pas attribué aux Allemands le crime de Katyn font, à tout le moins, preuve de légèreté.
Pour ma part, j'ai, dans le passé, traité de « Katyn à Nuremberg » dans une étude du 1er août 1990 qu'on trouvera soit à http://robertfaurisson.blogspot.fr/2010/12 /katyn-nuremberg.html, soit dans la Revue d'histoire révisionniste d'août-octobre 1990, p. 138-144, soit dans mes Ecrits révisionnistes (1974-1998), p. 1130-1136. Dans cette étude, qui remonte à plus de vingt ans, je précisais déjà que le crime de Katyn n'était pas mentionné dans le jugement. Mais cette absence de mention n'était évidemment pas pour absoudre les Allemands. Si tel avait été le cas, les média du monde entier auraient retenti de la nouvelle. La raison de cette abstention des juges tient à la spectaculaire humiliation subie par les procureurs soviétiques et par le président Lawrence venu au secours de ces derniers quand ils ont voulu, les 1er et 2 juillet 1946, soit trois mois avant le verdict, démontrer la culpabilité allemande. Leur tentative s'était soldée par un fiasco : 1) les interrogatoires des accusés allemands auxquels on imputait le massacre avaient tourné à la confusion des Soviétiques, 2) les avocats allemands avaient su passer à l'attaque, 3) les procureurs soviétiques, battant en retraite, en avaient été réduits à piteusement invoquer l'article 21 du Statut et 4) Lawrence les avait suivis sur ce terrain, ce qui avait eu l'inconvénient de mettre en évidence que cet article 21 avait pour fonction de permettre aux accusateurs et aux juges d'affirmer n'importe quoi sans apporter de preuve. On comprend que dans de telles conditions le président Lawrence et les autres membres du tribunal n'allaient pas trois mois plus tard parler de Katyn dans leur délibération et dans leur jugement.
Ce qu'on peut et même ce qu'on doit dire, c'est que, du lever au baisser de rideau de la mascarade judiciaire de Nuremberg, le crime de Katyn a été attribué aux Allemands par l'unanimité des juges. Ce crime de masse leur a été trois fois attribué : d'abord par la promulgation du Statut avec son article 21, puis dans l'acte d'accusation et, enfin, au terme des deux audiences du 1er et du 2 juillet 1946 avec le rappel confirmé dudit article, véritable deus ex machina de l'entier spectacle.
Répétons-le : tous les Alliés Tel non pas seulement les Soviétiques), à commencer par les Français, avaient signé l'acte d'accusation faisant des Allemands les responsables du massacre de Katyn. En outre, tous les Alliés (et non pas seulement les Soviétiques) ont considéré comme « preuve authentique » le document et rapport URSS-054 établissant que les "fusillades" de Katyn avaient été accomplies au cours de l'automne 1941 par le régiment du génie allemand 537. À lui seul cet article 21 a permis aux Alliés de conclure et d'établir sans autre forme de procès que ce document signé d'une Commission soviétique était incontestable. (Soit dit en passant, siégeait dans cette commission le métropolite Nicolas, qui avait signé, avec le biologiste Trofim Lyssenko, futur faussaire de renom, le document ou rapport URSS-008 attestant de ce qu'il y avait eu au camp de concentration d'Auschwitz des chambres à gaz homicides, quatre millions de morts, etc.).
Si l'on regroupe en un tout les seuls articles 19 et 21 du Statut, on s'aperçoit que les accusateurs et les juges de Nuremberg disposaient là d'une arme absolue qui permettait à ces derniers 1) de se dispenser des « règles techniques relatives à l'administration des preuves », 2) d'appeler "preuve" ce qu'ils estimeraient, eux, personnellement, avoir "valeur" de preuve, 3) de tenir pour acquis ce qu'ils estimeraient être « de notoriété publique » et qui, en fait, était essentiellement la somme des inventions de leur propagande sur la « barbarie allemande ». En bon français et pour parler comme tout le monde, au procès de Nuremberg, les vainqueurs pouvaient se dispenser de prouver les accusations qu'ils portaient contre le vaincu. Ils ont largement tiré profit de ce honteux privilège et, en fin de compte, leur mensonge de Katyn n'aura été que l'un de leurs plus gros mensonges, tous littéralement déclarés incontestables ; en France, quarante-cinq ans plus tard, le 14 juillet 1990, allait paraître au Journal officiel la loi socialo-communiste Fabius-Gayssot qui, depuis lors, rend incontestable ce type de mensonges sous peine de prison et de lourdes sanctions financières.
Quant aux historiens, il est temps qu'ils cessent de faire valoir l'absence de toute mention du crime de Katyn dans le texte du jugement de Nuremberg puisque, aussi bien, tout au long du procès, les juges ont été unanimes pour attribuer ce crime aux Allemands.
Pour reprendre le mot célèbre d'un haut magistrat américain, le "procès" de Nuremberg a bien été une high-grade lynching-party (« une opération sophistiquée de lynchage ») montée par des vainqueurs ivres d'une puissance sans frein contre un vaincu saigné à blanc et réduit à une totale impuissance (voy. « Les Victoires du révisionnisme-suite »).
On n'imagine personne qui, en toute connaissance de cause, accepterait d'être jugé par un tribunal comparable à celui du « Procès des grands criminels de guerre devant le Tribunal militaire international de Nuremberg ».
Robert FAURISSON. Rivarol du 27 avril 2012
NB : Des révisionnistes (voy., par exemple, Historische Tatsachen n° 48 de 1991) ont écrit qu'après la guerre des soldats et des officiers allemands ont été condamnés à mort par un tribunal de Leningrad pour le crime de Katyn et pendus. Noms, dates et précisions ont été fournis. Mais, personnellement, je n'ai pas enquêté sur le sujet et je ne puis donc confirmer, infirmer ou corriger cette assertion. Les auteurs ne fournissaient pas le texte intégral du jugement en question, qu'il faudrait retrouver pour se prononcer en toute connaissance de cause.
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
A propos du génocide ukrainien de 1932-33
Le gouvernement ukrainien vient de faire une œuvre utile de mémoire : une exposition sur le génocide de 1932-33 vient d’être inaugurée le 24. Nous avions déjà évoqué ce génocide dans le n°46 du Libre Arverne mais désormais le bilan est à revoir à la hausse. Ce n’est pas 6 millions mais 10 millions d’Ukrainiens qui sont morts de faim dans ce qui a été le génocide le plus terrible du 20e siècle. Les preuves sont accablantes : rapports secrets des autorités, témoignages, photos d’enfants squelettiques et de rues jonchées de cadavres… Nous ne reviendrons pas sur les éléments donnés dans le numéro précédemment cité, ni sur le génocide de 1937-38 qui sera abordé dans le numéro 242. Nous avions vu dans le n°46 le rôle de Kaganovitch et l’une des raisons de ce génocide : obtenir un maximum de devises pour le financement de l’Opération Orage, le plan de conquête de l’Europe dont la date de déclenchement sera fixée finalement au 6 juillet 1941… Le financement de l’Opération Orage n’était pas la seule raison du génocide ukrainien : il y avait également celui de « l’industrialisation » du pays et bien évidemment la haine atavique qu’éprouvent les Juifs pour les peuples chrétiens et paysans comme les Ukrainiens, voués par le Talmud à l’extermination.
Les instances juives internationales ont collaboré avec le communisme, et ce en plein génocide ukrainien, de manière systématique et totale. Les B’naï B’rith, la plus puissante organisation juive internationale, se sont faits les apologistes et les principaux soutiens de l’URSS, spécialement dans sa politique ukrainienne. Alors que le génocide bat son plein, les B’naï B’rith ne trouvèrent comme reproche à l’URSS que la baisse de la pratique religieuse juive (article Les Juifs en Crimée, février 1932) mais signale avec ravissement la sur-représentation des Juifs dans les instances dirigeantes du communisme ukrainien… Par le biais du Joint Distribution Committee, la communauté juive américaine finança à hauteur de 17,3 millions de dollars la création de 180 villages juifs en Ukraine et en Crimée sur des terres volées aux paysans chrétiens. On comprend mieux quand on sait que Lazare Kaganovitch était très lié à Etienne Mercier (de la banque Rothschild), l’un des meneurs du Mouvement Synarchique d’Empire (financé par les aciéries Lambert-Ribot), la banque Lazard et la banque Worms. Nous avons vu également que c’est le 5 janvier 1930 que le génocide ukrainien fut voté par le Politburo. C’est Kaganovitch qui s’en charge personnellement. Le 22 octobre 1932, il est mandaté par le Politburo avec son coreligionnaire Molotov pour piller la région. Il s’installe le 2 novembre à Rostov et donne ses directives : « l’extermination des saboteurs ». Les « saboteurs » en question sont le peuple ukrainien dans son intégralité. Molotov envoie un rapport à Moscou : les Ukrainiens vont mourir de faim, mais le plan de collecte sera appliqué impitoyablement. N’ayant plus rien à manger, les paysans essayent de partir vers les villes. Ils seront impitoyablement refoulés et exterminés. L’exposition regorge de témoignages de ce genre. Katerina Martchenko, née dans le village de Klichyntsi, dans la région de Tcherkassy, au bord du Dniepr, qui a fait une glorieuse Seconde Guerre Mondiale dans les rangs de l’Armée Rouge, déclare : « Ce qui nous a sauvé, ma mère, mon frère et moi, mais aussi d’autres habitants du village, c’était la rivière. Nous allions pêcher en cachette. Ils n’avaient pas pu réquisitionner les poissons ! ». Plus loin : « Mon village comptait 1.200 maisons, soit environ 7.000 âmes, et 2.000 personnes ont péri lors de la famine qui a duré environ un an ». L’horreur de cette famine planifiée ressort dans ce témoignage : « Nous empruntions un raccourci pour aller à l’école. Un matin, ma mère nous a dit : « Vous passerez désormais par la rue principale. Il y a des cannibales, des ogres ». Un grand-père, rendu fou par la faim, avait tué et mangé son petit-fils. C’est son fils, et père de l’enfant, qui en rentrant de la ferme l’avait surpris en train de manger et il l’avait tué de rage ».
Pour receler le blé volé, Kaganovitch s’adressa à ses frères de sang : les banques internationales américaines, qui – grâce à ces stocks achetés à des prix dérisoires – purent torpiller les cours agricoles et ainsi maintenir dans la ruine les paysans américains et canadiens, déjà très pénalisés par la Crise de 1929 (provoquée par les mêmes banques). En France, c’est Louis Louis-Dreyfus, le grand-père de l’actuel patron de l’Olympique de Marseille, qui vendit le grain volé de la bouche des enfants d’Ukraine. Normal quand on sait que le Louis-Dreyfus en question était l’un des bailleurs de fonds de l’Humanité, enrichi dans la boucherie de la guerre 14-18 (fourniture des armées, grâce à Clemenceau, dont la famille avait des juifs à tous les niveaux comme les immeubles avaient le gaz à tous les étages, la guerre se prolongea un an pour plus de profits… et plus de morts goïm, double bonus). Cargill eut également sa part du gâteau, le trust américain ayant fait « cadeau » à la France du sieur Mendès-France, l’homme qui livra l’Indochine au génocide. Regarde qui m’embauche et je te dirais qui je suis…
Nous avons vu dans le n°46 que la politique allemande en Ukraine avait été sabotée par le communiste infiltré Koch, nommé par le « rouge-brun » Bormann, adversaire juré de la croisade anti-bolchevik. Il était notoire que Alfred Rosenberg, dont l’influence au sein du parti nazi était des plus marginales, défendait l’idée d’une Ukraine libre. Par contre, il est moins connu que Heydrich défendait également cette idée (tout comme il défendait l’idée d’un état juif, étant personnellement sensible à cette question en tant que vierteljude) : il créa ainsi à Prague une université ukrainienne selon les vœux du patriote ukrainien Wolodymir Kubijovytsch, président de l’UCC (Comité National Ukrainien). Les génocides ukrainiens auront une incidence sur la Seconde Guerre Mondiale. 80 % des Juifs d’Ukraine furent évacués par l’Armée Rouge, mais 20 % ne purent ou ne voulurent partir. Le peuple ukrainien se vengea sur eux, les massacrant massivement avant même que le premier allemand n’arrive dans les villes. Ceux qui échappèrent aux Ukrainiens furent souvent liquidés en représailles par les Einseitzkommandos qui appliquèrent le « un pour un » : pour chaque cadavre découvert dans les charniers du NKVD, un juif sera tué. Privés de justice, les Ukrainiens n’eurent pour seul recours que la vengeance et celle-ci prit, comme nombre de vengeances, un tour sinistre. Dans les camps nazis, les Ukrainiens se portèrent volontaires pour les postes de « kapos » et malheur au Juif qui tombait entre leurs mains : il allait payer pour ses frères d’URSS… Combien d’Ukrainiens en accablant de coups un pauvre hère en tenue rayée qui, 9 fois sur 10, n’avait jamais entendu parler de l’Ukraine, pensaient ainsi venger une sœur, un père, un cousin, un fils mort de faim… Vengeance inutile, car ayant eu pour résultat l’exact contraire de ce que recherchaient les Ukrainiens : leurs bourreaux devenaient aux yeux du monde des victimes.
Le gouvernement se trompe sur un point. Le peuple russe est totalement innocent de cette affaire (puisqu’il n’a jamais dirigé l’URSS) et le ponctionner sous prétexte qu’il serait l’héritier de l’URSS serait injuste. Il faut ponctionner l’état qui se rapproche le plus de la composition ethnique des bourreaux du peuple ukrainien. Cet état existe : c’est Israël. Israël doit payer pour ce qui est sans doute le crime le plus abominable du 20e siècle, l’Holocauste par haine anti-chrétienne et ce à au moins 3 reprises de tout un peuple, sans distinction d’âge, de classe sociale ou de sexe. Le montant des réparations est facile à calculer : pour 6 millions de Juifs, Israël a touché 120 milliards de dollars de l’Allemagne. Donc, pour les Ukrainiens exterminés lors des trois génocides, à savoir 10 millions de morts en 1933, 3 millions en 1937 et 3 millions en 1945, Israël doit verser 320 milliards de dollars au gouvernement ukrainien, mais également donner l’équivalent de 8/3 de tout ce qu’elle a reçu de l’Allemagne en usines, brevets, navires et autre… Il faut également, et c’est la moindre des choses, expulser de l’université et de l’éducation nationale les négationnistes du génocide ukrainien, à commencer par « l’historienne » Lacroix-Riz et ses complices, confisquer les journaux, maisons d’édition et tout autre support culturel ayant édité ses « travaux », confisquer également les entreprises s’étant enrichies directement ou indirectement avec le génocide ukrainien et interdire les organisations qui y ont collaboré, ne serait-ce que par apologie du régime qui l’a provoqué…
http://notrememoire.blogspot.fr/
Le gouvernement ukrainien vient de faire une œuvre utile de mémoire : une exposition sur le génocide de 1932-33 vient d’être inaugurée le 24. Nous avions déjà évoqué ce génocide dans le n°46 du Libre Arverne mais désormais le bilan est à revoir à la hausse. Ce n’est pas 6 millions mais 10 millions d’Ukrainiens qui sont morts de faim dans ce qui a été le génocide le plus terrible du 20e siècle. Les preuves sont accablantes : rapports secrets des autorités, témoignages, photos d’enfants squelettiques et de rues jonchées de cadavres… Nous ne reviendrons pas sur les éléments donnés dans le numéro précédemment cité, ni sur le génocide de 1937-38 qui sera abordé dans le numéro 242. Nous avions vu dans le n°46 le rôle de Kaganovitch et l’une des raisons de ce génocide : obtenir un maximum de devises pour le financement de l’Opération Orage, le plan de conquête de l’Europe dont la date de déclenchement sera fixée finalement au 6 juillet 1941… Le financement de l’Opération Orage n’était pas la seule raison du génocide ukrainien : il y avait également celui de « l’industrialisation » du pays et bien évidemment la haine atavique qu’éprouvent les Juifs pour les peuples chrétiens et paysans comme les Ukrainiens, voués par le Talmud à l’extermination.
Les instances juives internationales ont collaboré avec le communisme, et ce en plein génocide ukrainien, de manière systématique et totale. Les B’naï B’rith, la plus puissante organisation juive internationale, se sont faits les apologistes et les principaux soutiens de l’URSS, spécialement dans sa politique ukrainienne. Alors que le génocide bat son plein, les B’naï B’rith ne trouvèrent comme reproche à l’URSS que la baisse de la pratique religieuse juive (article Les Juifs en Crimée, février 1932) mais signale avec ravissement la sur-représentation des Juifs dans les instances dirigeantes du communisme ukrainien… Par le biais du Joint Distribution Committee, la communauté juive américaine finança à hauteur de 17,3 millions de dollars la création de 180 villages juifs en Ukraine et en Crimée sur des terres volées aux paysans chrétiens. On comprend mieux quand on sait que Lazare Kaganovitch était très lié à Etienne Mercier (de la banque Rothschild), l’un des meneurs du Mouvement Synarchique d’Empire (financé par les aciéries Lambert-Ribot), la banque Lazard et la banque Worms. Nous avons vu également que c’est le 5 janvier 1930 que le génocide ukrainien fut voté par le Politburo. C’est Kaganovitch qui s’en charge personnellement. Le 22 octobre 1932, il est mandaté par le Politburo avec son coreligionnaire Molotov pour piller la région. Il s’installe le 2 novembre à Rostov et donne ses directives : « l’extermination des saboteurs ». Les « saboteurs » en question sont le peuple ukrainien dans son intégralité. Molotov envoie un rapport à Moscou : les Ukrainiens vont mourir de faim, mais le plan de collecte sera appliqué impitoyablement. N’ayant plus rien à manger, les paysans essayent de partir vers les villes. Ils seront impitoyablement refoulés et exterminés. L’exposition regorge de témoignages de ce genre. Katerina Martchenko, née dans le village de Klichyntsi, dans la région de Tcherkassy, au bord du Dniepr, qui a fait une glorieuse Seconde Guerre Mondiale dans les rangs de l’Armée Rouge, déclare : « Ce qui nous a sauvé, ma mère, mon frère et moi, mais aussi d’autres habitants du village, c’était la rivière. Nous allions pêcher en cachette. Ils n’avaient pas pu réquisitionner les poissons ! ». Plus loin : « Mon village comptait 1.200 maisons, soit environ 7.000 âmes, et 2.000 personnes ont péri lors de la famine qui a duré environ un an ». L’horreur de cette famine planifiée ressort dans ce témoignage : « Nous empruntions un raccourci pour aller à l’école. Un matin, ma mère nous a dit : « Vous passerez désormais par la rue principale. Il y a des cannibales, des ogres ». Un grand-père, rendu fou par la faim, avait tué et mangé son petit-fils. C’est son fils, et père de l’enfant, qui en rentrant de la ferme l’avait surpris en train de manger et il l’avait tué de rage ».
Pour receler le blé volé, Kaganovitch s’adressa à ses frères de sang : les banques internationales américaines, qui – grâce à ces stocks achetés à des prix dérisoires – purent torpiller les cours agricoles et ainsi maintenir dans la ruine les paysans américains et canadiens, déjà très pénalisés par la Crise de 1929 (provoquée par les mêmes banques). En France, c’est Louis Louis-Dreyfus, le grand-père de l’actuel patron de l’Olympique de Marseille, qui vendit le grain volé de la bouche des enfants d’Ukraine. Normal quand on sait que le Louis-Dreyfus en question était l’un des bailleurs de fonds de l’Humanité, enrichi dans la boucherie de la guerre 14-18 (fourniture des armées, grâce à Clemenceau, dont la famille avait des juifs à tous les niveaux comme les immeubles avaient le gaz à tous les étages, la guerre se prolongea un an pour plus de profits… et plus de morts goïm, double bonus). Cargill eut également sa part du gâteau, le trust américain ayant fait « cadeau » à la France du sieur Mendès-France, l’homme qui livra l’Indochine au génocide. Regarde qui m’embauche et je te dirais qui je suis…
Nous avons vu dans le n°46 que la politique allemande en Ukraine avait été sabotée par le communiste infiltré Koch, nommé par le « rouge-brun » Bormann, adversaire juré de la croisade anti-bolchevik. Il était notoire que Alfred Rosenberg, dont l’influence au sein du parti nazi était des plus marginales, défendait l’idée d’une Ukraine libre. Par contre, il est moins connu que Heydrich défendait également cette idée (tout comme il défendait l’idée d’un état juif, étant personnellement sensible à cette question en tant que vierteljude) : il créa ainsi à Prague une université ukrainienne selon les vœux du patriote ukrainien Wolodymir Kubijovytsch, président de l’UCC (Comité National Ukrainien). Les génocides ukrainiens auront une incidence sur la Seconde Guerre Mondiale. 80 % des Juifs d’Ukraine furent évacués par l’Armée Rouge, mais 20 % ne purent ou ne voulurent partir. Le peuple ukrainien se vengea sur eux, les massacrant massivement avant même que le premier allemand n’arrive dans les villes. Ceux qui échappèrent aux Ukrainiens furent souvent liquidés en représailles par les Einseitzkommandos qui appliquèrent le « un pour un » : pour chaque cadavre découvert dans les charniers du NKVD, un juif sera tué. Privés de justice, les Ukrainiens n’eurent pour seul recours que la vengeance et celle-ci prit, comme nombre de vengeances, un tour sinistre. Dans les camps nazis, les Ukrainiens se portèrent volontaires pour les postes de « kapos » et malheur au Juif qui tombait entre leurs mains : il allait payer pour ses frères d’URSS… Combien d’Ukrainiens en accablant de coups un pauvre hère en tenue rayée qui, 9 fois sur 10, n’avait jamais entendu parler de l’Ukraine, pensaient ainsi venger une sœur, un père, un cousin, un fils mort de faim… Vengeance inutile, car ayant eu pour résultat l’exact contraire de ce que recherchaient les Ukrainiens : leurs bourreaux devenaient aux yeux du monde des victimes.
Le gouvernement se trompe sur un point. Le peuple russe est totalement innocent de cette affaire (puisqu’il n’a jamais dirigé l’URSS) et le ponctionner sous prétexte qu’il serait l’héritier de l’URSS serait injuste. Il faut ponctionner l’état qui se rapproche le plus de la composition ethnique des bourreaux du peuple ukrainien. Cet état existe : c’est Israël. Israël doit payer pour ce qui est sans doute le crime le plus abominable du 20e siècle, l’Holocauste par haine anti-chrétienne et ce à au moins 3 reprises de tout un peuple, sans distinction d’âge, de classe sociale ou de sexe. Le montant des réparations est facile à calculer : pour 6 millions de Juifs, Israël a touché 120 milliards de dollars de l’Allemagne. Donc, pour les Ukrainiens exterminés lors des trois génocides, à savoir 10 millions de morts en 1933, 3 millions en 1937 et 3 millions en 1945, Israël doit verser 320 milliards de dollars au gouvernement ukrainien, mais également donner l’équivalent de 8/3 de tout ce qu’elle a reçu de l’Allemagne en usines, brevets, navires et autre… Il faut également, et c’est la moindre des choses, expulser de l’université et de l’éducation nationale les négationnistes du génocide ukrainien, à commencer par « l’historienne » Lacroix-Riz et ses complices, confisquer les journaux, maisons d’édition et tout autre support culturel ayant édité ses « travaux », confisquer également les entreprises s’étant enrichies directement ou indirectement avec le génocide ukrainien et interdire les organisations qui y ont collaboré, ne serait-ce que par apologie du régime qui l’a provoqué…
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
A propos du charnier de Bykovina
Les derniers événements en Hongrie, en Allemagne, en Pologne, en Belgique, voire en Thaïlande ou au Japon nous amène à réfléchir à nouveau sur la mémoire et la transmission d’icelle. Des événements à priori sans rapports entre-eux nous amènent à apporter de nouveaux éléments à ce que nous écrivions dans Les Lettres Fersanes de septembre sur l’opposition entre notre mémoire et leur mémoire. Comment ne pas être ému de voir que dans le Mecklembourg, en Pologne, en Hongrie, régions qui ont connues deux fois l’horreur communiste (partielle en 1919, totale en 1945), des jeunes encore tout fous, sans conscience politique chevillée au corps certes mais avec l’instinct de survie, se battent comme ils peuvent contre ce qui est le symbole même de ce que nous dénonçons : des anciens collabos de Moscou devenus les collabos de Washington, sa sœur jumelle du matérialisme tératogène.
En Ukraine, des immenses fosses communes viennent d’être mis à jour dans l’indifférence de l’Occident. A Bykovina, un charnier contenant 300.000 cadavres vient d’être examiné. Il fait suite à un charnier similaire découvert à Saint-Petersbourg et contenant 100.000 cadavres. On savait qu’il y avait eu des massacres à cet endroit, des cadavres ayant déjà été déterrés. Récupéré par la propagande soviétique, un monument contre la « barbarie nazie » avait été érigé céans en mai 1988. C’est à la demande de la population, qui savait que les Allemands étaient innocents, qu’une nouvelle enquête a été diligentée. Or, la découverte de la commission gouvernementale ukrainienne rendue publique en août montre que les coupables n’étaient pas nazis mais soviétiques. Des éléments découverts sur les cadavres, notamment des pièces de monnaies, des uniformes, montrent que les victimes furent des soldats et civils polonais capturés en 1939 mais aussi des ukrainiens victimes des massacres de masse du NKVD. Rappelons, comme nous l’avons déjà dit dans ce journal, que l’Ukraine avait été saignée à blanc par deux génocides : le premier, planifié par le Politburo lors de sa réunion du 5 janvier 1930, le second, planifié lors de la réunion de Vinnitsa le 17 juin 1937. Staline a signé, mais ce ne fut pas lui l’instigateur. Le vrai père de l’Holocauste ukrainien est son beau-frère, Lazare Moïsevitch Kaganovitch, qui lors de la réunion de Vinnitsa, déclara que puisque les Ukrainiens étaient de mauvais marxistes et étaient restés chrétiens, il fallait les exterminer. D’autres cadavres de prisonniers de guerre polonais exterminés ont été découvert à Vladimir, près de l’ancienne prison du NKVD : une centaine de personnes exécutées d’une balle dans la nuque. Ces informations ont été bien sûr totalement occultée en France et même dans les pays occidentaux. En France, seul le courageux historien et éditeur dissident Jean Plantin a eu le courage de publier un livre traitant du second génocide ukrainien, celui de 1937. Hors de l’Ukraine, seule la Pologne (et pour cause) la divulgua. Et pour cause, les cadavres n’étaient pas intéressants. Ils n’étaient pas Juifs… Pire, ils avaient été tués par les Juifs, car la totalité des cadres dirigeants du NKVD et la quasi-totalités des responsables des prisons de l’Ukraine étaient juifs, comme nous l’avons déjà démontré dans de nombreux articles. Le communisme, c’est l’application du racisme talmudique. Sans l’aide occulte de la finance juive américaine, des médiats occidentaux et du cinéma occidental où leur frères de sang sinon d’idées tenaient (et tiennent encore) une place prépondérante, un tel massacre n’aurait pu être possible. Si les Allemands d’aujourd’hui paient pour le nazisme, alors les Juifs d’aujourd’hui doivent payer pour le communisme. Ces découvertes arrivent juste au moment où la négationniste (dans le sens : qui nie un crime contre l’humanité quel qu’il soit) communiste Annie Lacroix-Riz (grande admiratrice de Staline encensée par Le Monde Diplomatique) bénéficie d’un effroyable réseau de soutien, comme nous l’avons vu dans l’éditorial du n°188. Notons que les ministres « de droite » la laissent répandre sa propagande en toute impunité. Logique, le capitalisme apatride a toujours été le plus fidèle allié du communisme, depuis que Rothschild finançait Marx.
Un flot d’émotion me submerge quand je repense à ce qu’on subi nos frères et nos sœurs de l’Est, assassinés une seconde fois par le déni de mémoire. Assassinés une première fois dans leur chair. Les mêmes horreurs qui reviennent partout et en tout lieu, dès les premiers jours jusqu’aux derniers. Nous pensons aux petites filles hongroises des écoles catholiques violées sous couvert de « leçon d’hygiène » par les sbires d’Aaron Cohen dit « Bela Kun ».Nous pensons aux enfants ukrainiens squelettiques mourrant de faim avec leurs parents par les hommes de Lazare Kaganovitch et de son bras droit ukrainien Salomon Perlmutter dit « Nikita Khrouchtchev ». Nous pensons à ces expériences sur des êtres humains faites par les « docteurs » Monside et Weinstein sous l’autorité du chef du département de toxicologie du NKVD, David Talmud, obéissant à son chef, Iagoda. Et les tortures inhumaines contre les étudiants des écoles chrétiennes fermées planifiées par Anna Rabinsohn épouse Pauker… Les 15000 femmes et enfants italiens violés et jetés vivants d’une falaise aux Dolines par les soudards de Weiss alias Broz alias « Tito ». Le tout au nom de l’idéologie de Kiessel Mordechaï dit « Karl Marx », de Friedrich Engels, de Lev Bronstein dit « Léon Trotsky », de Vladimir Oulianov-Blank dit « Lénine » et l’apport de Joseph Djougtschvili (ce qui signifie : le fils du juif) dit « Staline » En Russie, en Pologne, dans les pays Baltes, en Roumanie, en Bulgarie, en Hongrie, en Allemagne, en Espagne, les mêmes noms qui reviennent, symboles de la culpabilité de tout un peuple… Assassinés une seconde fois dans leur âme par destruction de leur mémoire. Dans un premier temps, les crimes communistes furent purement et simplement niés. Ensuite, ils furent réduit au seul Staline grâce à une formidable campagne négationniste que nous allons résumer. Tout historien sérieux sait que Lénine et Trotsky ont commis des crimes équivalent en horreurs à ceux imputés à Staline : les famines, les massacres de masse, les camps de concentration pour enfants, les tortures barbares, les purges, les expériences sur les êtres humains, c’étaient déjà le pain quotidien du communisme pré-Stalinien. Staline a ceci d’intéressant qu’il était moins dogmatique que les deux autres monstres, plus « humain » et surtout moins visiblement lié au judaïsme, et fort peu au talmudisme, étant du genre sioniste. Bref, le bouc émissaire idéal. Donc, on chargea Staline et on l’accusa d’avoir dévoyé le communisme, d’être « antisémite »… viendra le moment où on le déclarera « de droite », « fasciste »… Et voilà comment on assassine une seconde fois des dizaines de millions de chrétiens martyrisés par des juifs et des communistes en hissant une partie de leur bourreaux à leur place sur le pavois médiatique. Imaginez la tête des Juifs si on accusait Hitler d’avoir dévoyé le national-socialisme et de limiter ses crimes à la Nuit des Longs Couteaux et aux purges de 1944… Le stalinisme est juste une invention du négationnisme raciste talmudique et n’a pas d’autre utilité que de falsifier l’histoire pour dédouaner d’une culpabilité certaine un peuple ayant fait son fond de commerce de la victimisation. Jamais les Juifs n’ont été persécutés en URSS comme le furent les chrétiens. Notons que, si bien des chrétiens sauvèrent des Juifs sous Hitler, pas un Juif ne sauva un chrétien sous le communisme alors qu’ils avaient bien plus de possibilités (soyons honnêtes, il y’en eut exactement DEUX, dont un – capitane de l’armée rouge – finit au Goulag. Deux en plus de 70 ans). Bien entendu, dans le contexte actuel, on ne peut que pleurer de rage et d’impuissance face à une telle ignominie, mais qui sait de quoi l’avenir sera fait ? Un jour, peut-être, enfin, ils demanderont sincèrement pardon ? Cela ne se produira probablement qu’à la suite d’un cataclysme majeur et une défaite totale d’Israël, similaire au Nibelungen allemand de 1945. La récente déroute de Tsahal devant le Hezbollah montre qu’ils ne sont pas invincibles. Leur peuple commence à craquer, leur fin est plus proche qu’on ne le pense.
Il y a une femme à qui je tiens particulièrement à rendre hommage. Je cherchais une occasion de le faire, et ce sera ici. Il s’agit d’Ingrid Rimland, la femme du dissident germano-canadien Ernst Zündel. Pour ceux qui connaissent sa biographie, il y a bien sur un lien entre son histoire et la précédente. Un écart de quelques semaines et de quelques kilomètres, mais toujours dans ces marais maudits aux confins de la Pologne, de la Biélorussie et de l’Ukraine, où tant d’arbres plantent leurs racines non-séculaires dans des charniers. Issue de la petite communauté allemande d’Ukraine, elle a vu en 1941 les Juifs exterminer son père, ses oncles, ses tantes, ses cousins, ses cousines. Sa mère fut la seule rescapée de la famille. En 1943, elle décida de mettre sa fille à l’abri devant le retour des bourreaux. Pour rentrer en Allemagne, Ingrid a du passer par la Pologne, fuyant l’armée rouge ayant reçu l’ordre de massacrer et violer femmes et enfants . Paradoxe cruel de la guerre et du tourbillon de tragédie qu’elle entraîne. Une petite fille allemande, grelottant de faim et froid, pleurant son papa assassiné par les Juifs, qui passe peut-être à quelques kilomètres d’une petite fille juive grelottant dans un camp de faim et de froid, pleurant son papa assassiné par les Allemands… A la seule différence, c’est qu’en 1945, personne n’a essuyé les larmes de la petite Ingrid. Celle-ci a refait sa vie aux Etats-Unis, enseignant aux enfants surdoués, écrivant des livres sur le sujet, s’occupant avec attention de son fils Erwin lourdement handicapé et aidant son mari actuellement incarcéré pour blasphème. C’est dans les horreurs qu’elle a vues qu’elle a puisé la force de combattre.
L’heure est venue, à la lumière d’une autre anecdote, de démonter le processus de confiscation de la mémoire. Nous avions parlé de Wikipedia dans Les Lettres Fersanes et y avions signalé que, ma non troppo, il y existait une certaine liberté. Mais cette liberté est surveillée et ici comme ailleurs, l’extrême gauche veille. Cette dernière a trouvé un moyen de bâillonner toute voix discordante : le fétichisme du diplôme. Jadis, les gauchistes crachaient sur les diplômes, symboles honnis à leurs yeux de l’élitisme bourgeois. Maintenant, ils exigent l’étalage des peaux d’ânes et titres universitaires comme jadis les sang-bleus scrutaient les quartiers de noblesse. Et pour cause : ils ont mis la main sur l’Université et ce sont eux qui décernent les diplômes, s’arrogeant une auto-respectabilité. Bien évidemment, nous l’avons vu suffisamment pour ne pas y revenir, les nationalistes sont, depuis 1981 environ, totalement évincés de toute fonction dans l’enseignement et la culture. La question « des sources » est également un habile moyen de museler le débat : toute source d’extrême gauche est jugée fiable, toute source nationaliste est écartée. Réflexes, Ras l’Front, L’Humanité sont acceptée, Rivarol est rejeté. On en revient toujours au même point : pour tuer l’autre, plus besoin de balle dans la nuque : il suffit de tuer sa mémoire. Le front principal est là et nul part ailleurs. C’est pour cela qu’à échelon européen, les camarades doivent écumer les bouquinistes, les vieilles bibliothèques, hanter les milieux de la diaspora et des exilés. Faire parler les témoins, exhumer de l’oubli les vieux livres qui racontaient leur vécus, qui avaient déjà tout dit. Pour que le jour J, quand un pays aura été libéré, un flot de rééditions submerge les librairies et les écoles, balayant l’histoire officielle et permettant aux victimes de se faire entendre.
Le combat pour la mémoire, pour la justice et pour la vérité est un combat sans merci, dans lequel nous ne pouvons nous permettre la moindre pitié. Nous avons perdu la bataille de la mémoire pour trois raisons qu’on ne répétera jamais assez, que nous avons développé dans le n°204 et que nous rappelons ici. Trois raisons qui sont bien évidemment liées entre elles. Nous avons perdu la bataille de la mémoire parce que nous avons perdu la bataille de la propagande et nous avons perdu la bataille de la propagande parce que nous avons perdu la bataille de l’argent. Exclus de toute sources possibles de financement, impossible de faire passer son message autrement que par des petits samizdats indispensables certes mais sans grande diffusion. Il y a bien sûr Internet, libre d’accès, mais où trop d’infos tuent l’info. La conclusion n’a pas changé depuis la dernière fois : seul un financement étranger est possible dans le contexte présent. Et à l’heure actuelle, un seul pays serait susceptible de donner un coup de main : l’Iran, dont les préoccupations géopolitiques l’amène à s’intéresser à notre mémoire. Le tout sans être dupes des volontés sous-jacentes de Téhéran, mais que voulez-vous, quand on crève de faim et qu’on vous apporte à manger, même si vous savez que la main qui vous nourrit le fait pour des raisons totalement intéressées, vous mangez quand même. La survie passe avant tout. Nous avons aussi perdu les deux batailles à cause d’un manque certain de pugnacité, dû aux derniers miasmes de l’esprit bourgeois et au fétichisme de la respectabilité. Le sujet ayant été abordé en son temps, nous le citons juste pour mémoire.
On en revient à l’ultime question, que faire ? Comment réparer des dizaines d’années de négationnisme casher ? Comment rendre justice aux victimes alors que les bourreaux sont morts en toute impunité, les héritiers politiques de Staline le boucher se tapant dans la main avec ceux de Roosevelt le charcutier et de Churchill le tripier (avec l’aide de la cinquième roue du carrosse, De Gaulle qui balaie le magasin) et cochon qui s’en dédit. Il est bien sur impossible maintenant de faire le Nuremberg du communisme. Mais des mesures dures, et devant d’autant être plus sévères en raison de leur retard, doivent être appliquées. La première qui vient à l’esprit est la neutralisation immédiate du réseau ayant permis l’occultation pendant des années des horreurs du communisme. Il implique donc les mesures suivantes : indignité nationale, suppression des droits à la retraite, des décorations, titres et pensions et droits civiques, confiscation des biens de tout ceux qui ont fait l’apologie des crimes communistes (appliquer ce qui est considéré comme « apologie du nazisme ») et de tous les ministres, président d’Université et autres qui les ont protégés ; qu’ils soient revenus ou pas sur leurs positions (ceci pour neutraliser également ceux qui, ayant habilement retourné leur veste, volent la place des authentiques résistants au communisme). Dissolution de tout mouvement, parti, syndicat, association ayant collaboré avec le communisme ou s’en réclamant et exclusion de tous leurs membres de la fonction publique. Ordonnance calquée sur celle du 30 septembre 1944 et confisquant les journaux ayant collaboré avec le communisme et les entreprises et banques les ayant financés, mais également les chaînes de télévision, les radios et les studios de cinéma. Bien évidemment, au nom de la jurisprudence, Israël doit démanteler son arsenal nucléaire et chimique, verser des indemnités aux pays européens victimes du communisme égale au 1/6.000.000e de ce que verse les Allemands multipliés par le nombre de morts dans chaque pays (grosso-modo, l’Ukraine recevra le double de ce qu’Israël à reçu) et livrer une proportion similaire d’usines et de matériel économique à partager entre les anciens pays du bloc de l’Est, Russie incluse. Les sommes ainsi récoltées serviront à créer une fondation internationale destinée au devoir de mémoire. Des mesures nécessaires mais sans verser le sang. Inutile d’extrader d’Israël les Morel et Bubis pour pendre ces vieillards cacochymes, l’opprobre mondiale qui planera sur leur nom suffira à rendre justice.
Pour que les victimes puissent reposer en paix, que justice soit rendue, il faut continuer à se battre pour retrouver notre mémoire, notre histoire, notre liberté. A Anvers, à Varsovie, à Rostock, à Bykovina, à Marignane, à Budapest, à Stockholm, à Padoue, à Barking and Dagenham, nous marchons côte à côte. Que nos filles soient blondes comme les blés d’Ukraine, brunes comme la terre de Sienne ou rousse comme le coucher de soleil sur la mer d’Irlande, qu’elles aient les yeux bleus comme le Danube, verts comme nos forêts, marrons comme nos châtaignes ou gris comme le ciel de Londres, elles sont sœurs. Que notre chemise soit verte, brune, grise, noire, marine, bleu ciel, que nous mettions genou à terre aux côtés d’un prêtre, d’un pope ou d’un pasteur, que nos symboles soient la roue solaire, la croix celtique, le Sacré Cœur, les bâtons de Bourgogne, les faisceaux de licteurs ou les cinq flèches, c’est la terre de Russie, pays martyr où l’immonde fit sa tanière qui fut fécondée du sang de nos camarades. Et celui qui, les armes à la main, a lutté contre la Bête immonde est mon frère, qu’il s’appelle Francesco, Enzo, Dimitri, Hans, Martijn Maurice, Izvan, Corneliu, Léon, Kaarel, Toms ou Stanislas… (petit coup sur la porte : coucou, c’est Mansour, votre cousin venu d’Iran. Je peux rentrer ? J’ai une lettre de Vahid le cousin Bosniaque et Burim le cousin Albanais qui disent de ne pas oublier leurs états de service…)
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Les derniers événements en Hongrie, en Allemagne, en Pologne, en Belgique, voire en Thaïlande ou au Japon nous amène à réfléchir à nouveau sur la mémoire et la transmission d’icelle. Des événements à priori sans rapports entre-eux nous amènent à apporter de nouveaux éléments à ce que nous écrivions dans Les Lettres Fersanes de septembre sur l’opposition entre notre mémoire et leur mémoire. Comment ne pas être ému de voir que dans le Mecklembourg, en Pologne, en Hongrie, régions qui ont connues deux fois l’horreur communiste (partielle en 1919, totale en 1945), des jeunes encore tout fous, sans conscience politique chevillée au corps certes mais avec l’instinct de survie, se battent comme ils peuvent contre ce qui est le symbole même de ce que nous dénonçons : des anciens collabos de Moscou devenus les collabos de Washington, sa sœur jumelle du matérialisme tératogène.
En Ukraine, des immenses fosses communes viennent d’être mis à jour dans l’indifférence de l’Occident. A Bykovina, un charnier contenant 300.000 cadavres vient d’être examiné. Il fait suite à un charnier similaire découvert à Saint-Petersbourg et contenant 100.000 cadavres. On savait qu’il y avait eu des massacres à cet endroit, des cadavres ayant déjà été déterrés. Récupéré par la propagande soviétique, un monument contre la « barbarie nazie » avait été érigé céans en mai 1988. C’est à la demande de la population, qui savait que les Allemands étaient innocents, qu’une nouvelle enquête a été diligentée. Or, la découverte de la commission gouvernementale ukrainienne rendue publique en août montre que les coupables n’étaient pas nazis mais soviétiques. Des éléments découverts sur les cadavres, notamment des pièces de monnaies, des uniformes, montrent que les victimes furent des soldats et civils polonais capturés en 1939 mais aussi des ukrainiens victimes des massacres de masse du NKVD. Rappelons, comme nous l’avons déjà dit dans ce journal, que l’Ukraine avait été saignée à blanc par deux génocides : le premier, planifié par le Politburo lors de sa réunion du 5 janvier 1930, le second, planifié lors de la réunion de Vinnitsa le 17 juin 1937. Staline a signé, mais ce ne fut pas lui l’instigateur. Le vrai père de l’Holocauste ukrainien est son beau-frère, Lazare Moïsevitch Kaganovitch, qui lors de la réunion de Vinnitsa, déclara que puisque les Ukrainiens étaient de mauvais marxistes et étaient restés chrétiens, il fallait les exterminer. D’autres cadavres de prisonniers de guerre polonais exterminés ont été découvert à Vladimir, près de l’ancienne prison du NKVD : une centaine de personnes exécutées d’une balle dans la nuque. Ces informations ont été bien sûr totalement occultée en France et même dans les pays occidentaux. En France, seul le courageux historien et éditeur dissident Jean Plantin a eu le courage de publier un livre traitant du second génocide ukrainien, celui de 1937. Hors de l’Ukraine, seule la Pologne (et pour cause) la divulgua. Et pour cause, les cadavres n’étaient pas intéressants. Ils n’étaient pas Juifs… Pire, ils avaient été tués par les Juifs, car la totalité des cadres dirigeants du NKVD et la quasi-totalités des responsables des prisons de l’Ukraine étaient juifs, comme nous l’avons déjà démontré dans de nombreux articles. Le communisme, c’est l’application du racisme talmudique. Sans l’aide occulte de la finance juive américaine, des médiats occidentaux et du cinéma occidental où leur frères de sang sinon d’idées tenaient (et tiennent encore) une place prépondérante, un tel massacre n’aurait pu être possible. Si les Allemands d’aujourd’hui paient pour le nazisme, alors les Juifs d’aujourd’hui doivent payer pour le communisme. Ces découvertes arrivent juste au moment où la négationniste (dans le sens : qui nie un crime contre l’humanité quel qu’il soit) communiste Annie Lacroix-Riz (grande admiratrice de Staline encensée par Le Monde Diplomatique) bénéficie d’un effroyable réseau de soutien, comme nous l’avons vu dans l’éditorial du n°188. Notons que les ministres « de droite » la laissent répandre sa propagande en toute impunité. Logique, le capitalisme apatride a toujours été le plus fidèle allié du communisme, depuis que Rothschild finançait Marx.
Un flot d’émotion me submerge quand je repense à ce qu’on subi nos frères et nos sœurs de l’Est, assassinés une seconde fois par le déni de mémoire. Assassinés une première fois dans leur chair. Les mêmes horreurs qui reviennent partout et en tout lieu, dès les premiers jours jusqu’aux derniers. Nous pensons aux petites filles hongroises des écoles catholiques violées sous couvert de « leçon d’hygiène » par les sbires d’Aaron Cohen dit « Bela Kun ».Nous pensons aux enfants ukrainiens squelettiques mourrant de faim avec leurs parents par les hommes de Lazare Kaganovitch et de son bras droit ukrainien Salomon Perlmutter dit « Nikita Khrouchtchev ». Nous pensons à ces expériences sur des êtres humains faites par les « docteurs » Monside et Weinstein sous l’autorité du chef du département de toxicologie du NKVD, David Talmud, obéissant à son chef, Iagoda. Et les tortures inhumaines contre les étudiants des écoles chrétiennes fermées planifiées par Anna Rabinsohn épouse Pauker… Les 15000 femmes et enfants italiens violés et jetés vivants d’une falaise aux Dolines par les soudards de Weiss alias Broz alias « Tito ». Le tout au nom de l’idéologie de Kiessel Mordechaï dit « Karl Marx », de Friedrich Engels, de Lev Bronstein dit « Léon Trotsky », de Vladimir Oulianov-Blank dit « Lénine » et l’apport de Joseph Djougtschvili (ce qui signifie : le fils du juif) dit « Staline » En Russie, en Pologne, dans les pays Baltes, en Roumanie, en Bulgarie, en Hongrie, en Allemagne, en Espagne, les mêmes noms qui reviennent, symboles de la culpabilité de tout un peuple… Assassinés une seconde fois dans leur âme par destruction de leur mémoire. Dans un premier temps, les crimes communistes furent purement et simplement niés. Ensuite, ils furent réduit au seul Staline grâce à une formidable campagne négationniste que nous allons résumer. Tout historien sérieux sait que Lénine et Trotsky ont commis des crimes équivalent en horreurs à ceux imputés à Staline : les famines, les massacres de masse, les camps de concentration pour enfants, les tortures barbares, les purges, les expériences sur les êtres humains, c’étaient déjà le pain quotidien du communisme pré-Stalinien. Staline a ceci d’intéressant qu’il était moins dogmatique que les deux autres monstres, plus « humain » et surtout moins visiblement lié au judaïsme, et fort peu au talmudisme, étant du genre sioniste. Bref, le bouc émissaire idéal. Donc, on chargea Staline et on l’accusa d’avoir dévoyé le communisme, d’être « antisémite »… viendra le moment où on le déclarera « de droite », « fasciste »… Et voilà comment on assassine une seconde fois des dizaines de millions de chrétiens martyrisés par des juifs et des communistes en hissant une partie de leur bourreaux à leur place sur le pavois médiatique. Imaginez la tête des Juifs si on accusait Hitler d’avoir dévoyé le national-socialisme et de limiter ses crimes à la Nuit des Longs Couteaux et aux purges de 1944… Le stalinisme est juste une invention du négationnisme raciste talmudique et n’a pas d’autre utilité que de falsifier l’histoire pour dédouaner d’une culpabilité certaine un peuple ayant fait son fond de commerce de la victimisation. Jamais les Juifs n’ont été persécutés en URSS comme le furent les chrétiens. Notons que, si bien des chrétiens sauvèrent des Juifs sous Hitler, pas un Juif ne sauva un chrétien sous le communisme alors qu’ils avaient bien plus de possibilités (soyons honnêtes, il y’en eut exactement DEUX, dont un – capitane de l’armée rouge – finit au Goulag. Deux en plus de 70 ans). Bien entendu, dans le contexte actuel, on ne peut que pleurer de rage et d’impuissance face à une telle ignominie, mais qui sait de quoi l’avenir sera fait ? Un jour, peut-être, enfin, ils demanderont sincèrement pardon ? Cela ne se produira probablement qu’à la suite d’un cataclysme majeur et une défaite totale d’Israël, similaire au Nibelungen allemand de 1945. La récente déroute de Tsahal devant le Hezbollah montre qu’ils ne sont pas invincibles. Leur peuple commence à craquer, leur fin est plus proche qu’on ne le pense.
Il y a une femme à qui je tiens particulièrement à rendre hommage. Je cherchais une occasion de le faire, et ce sera ici. Il s’agit d’Ingrid Rimland, la femme du dissident germano-canadien Ernst Zündel. Pour ceux qui connaissent sa biographie, il y a bien sur un lien entre son histoire et la précédente. Un écart de quelques semaines et de quelques kilomètres, mais toujours dans ces marais maudits aux confins de la Pologne, de la Biélorussie et de l’Ukraine, où tant d’arbres plantent leurs racines non-séculaires dans des charniers. Issue de la petite communauté allemande d’Ukraine, elle a vu en 1941 les Juifs exterminer son père, ses oncles, ses tantes, ses cousins, ses cousines. Sa mère fut la seule rescapée de la famille. En 1943, elle décida de mettre sa fille à l’abri devant le retour des bourreaux. Pour rentrer en Allemagne, Ingrid a du passer par la Pologne, fuyant l’armée rouge ayant reçu l’ordre de massacrer et violer femmes et enfants . Paradoxe cruel de la guerre et du tourbillon de tragédie qu’elle entraîne. Une petite fille allemande, grelottant de faim et froid, pleurant son papa assassiné par les Juifs, qui passe peut-être à quelques kilomètres d’une petite fille juive grelottant dans un camp de faim et de froid, pleurant son papa assassiné par les Allemands… A la seule différence, c’est qu’en 1945, personne n’a essuyé les larmes de la petite Ingrid. Celle-ci a refait sa vie aux Etats-Unis, enseignant aux enfants surdoués, écrivant des livres sur le sujet, s’occupant avec attention de son fils Erwin lourdement handicapé et aidant son mari actuellement incarcéré pour blasphème. C’est dans les horreurs qu’elle a vues qu’elle a puisé la force de combattre.
L’heure est venue, à la lumière d’une autre anecdote, de démonter le processus de confiscation de la mémoire. Nous avions parlé de Wikipedia dans Les Lettres Fersanes et y avions signalé que, ma non troppo, il y existait une certaine liberté. Mais cette liberté est surveillée et ici comme ailleurs, l’extrême gauche veille. Cette dernière a trouvé un moyen de bâillonner toute voix discordante : le fétichisme du diplôme. Jadis, les gauchistes crachaient sur les diplômes, symboles honnis à leurs yeux de l’élitisme bourgeois. Maintenant, ils exigent l’étalage des peaux d’ânes et titres universitaires comme jadis les sang-bleus scrutaient les quartiers de noblesse. Et pour cause : ils ont mis la main sur l’Université et ce sont eux qui décernent les diplômes, s’arrogeant une auto-respectabilité. Bien évidemment, nous l’avons vu suffisamment pour ne pas y revenir, les nationalistes sont, depuis 1981 environ, totalement évincés de toute fonction dans l’enseignement et la culture. La question « des sources » est également un habile moyen de museler le débat : toute source d’extrême gauche est jugée fiable, toute source nationaliste est écartée. Réflexes, Ras l’Front, L’Humanité sont acceptée, Rivarol est rejeté. On en revient toujours au même point : pour tuer l’autre, plus besoin de balle dans la nuque : il suffit de tuer sa mémoire. Le front principal est là et nul part ailleurs. C’est pour cela qu’à échelon européen, les camarades doivent écumer les bouquinistes, les vieilles bibliothèques, hanter les milieux de la diaspora et des exilés. Faire parler les témoins, exhumer de l’oubli les vieux livres qui racontaient leur vécus, qui avaient déjà tout dit. Pour que le jour J, quand un pays aura été libéré, un flot de rééditions submerge les librairies et les écoles, balayant l’histoire officielle et permettant aux victimes de se faire entendre.
Le combat pour la mémoire, pour la justice et pour la vérité est un combat sans merci, dans lequel nous ne pouvons nous permettre la moindre pitié. Nous avons perdu la bataille de la mémoire pour trois raisons qu’on ne répétera jamais assez, que nous avons développé dans le n°204 et que nous rappelons ici. Trois raisons qui sont bien évidemment liées entre elles. Nous avons perdu la bataille de la mémoire parce que nous avons perdu la bataille de la propagande et nous avons perdu la bataille de la propagande parce que nous avons perdu la bataille de l’argent. Exclus de toute sources possibles de financement, impossible de faire passer son message autrement que par des petits samizdats indispensables certes mais sans grande diffusion. Il y a bien sûr Internet, libre d’accès, mais où trop d’infos tuent l’info. La conclusion n’a pas changé depuis la dernière fois : seul un financement étranger est possible dans le contexte présent. Et à l’heure actuelle, un seul pays serait susceptible de donner un coup de main : l’Iran, dont les préoccupations géopolitiques l’amène à s’intéresser à notre mémoire. Le tout sans être dupes des volontés sous-jacentes de Téhéran, mais que voulez-vous, quand on crève de faim et qu’on vous apporte à manger, même si vous savez que la main qui vous nourrit le fait pour des raisons totalement intéressées, vous mangez quand même. La survie passe avant tout. Nous avons aussi perdu les deux batailles à cause d’un manque certain de pugnacité, dû aux derniers miasmes de l’esprit bourgeois et au fétichisme de la respectabilité. Le sujet ayant été abordé en son temps, nous le citons juste pour mémoire.
On en revient à l’ultime question, que faire ? Comment réparer des dizaines d’années de négationnisme casher ? Comment rendre justice aux victimes alors que les bourreaux sont morts en toute impunité, les héritiers politiques de Staline le boucher se tapant dans la main avec ceux de Roosevelt le charcutier et de Churchill le tripier (avec l’aide de la cinquième roue du carrosse, De Gaulle qui balaie le magasin) et cochon qui s’en dédit. Il est bien sur impossible maintenant de faire le Nuremberg du communisme. Mais des mesures dures, et devant d’autant être plus sévères en raison de leur retard, doivent être appliquées. La première qui vient à l’esprit est la neutralisation immédiate du réseau ayant permis l’occultation pendant des années des horreurs du communisme. Il implique donc les mesures suivantes : indignité nationale, suppression des droits à la retraite, des décorations, titres et pensions et droits civiques, confiscation des biens de tout ceux qui ont fait l’apologie des crimes communistes (appliquer ce qui est considéré comme « apologie du nazisme ») et de tous les ministres, président d’Université et autres qui les ont protégés ; qu’ils soient revenus ou pas sur leurs positions (ceci pour neutraliser également ceux qui, ayant habilement retourné leur veste, volent la place des authentiques résistants au communisme). Dissolution de tout mouvement, parti, syndicat, association ayant collaboré avec le communisme ou s’en réclamant et exclusion de tous leurs membres de la fonction publique. Ordonnance calquée sur celle du 30 septembre 1944 et confisquant les journaux ayant collaboré avec le communisme et les entreprises et banques les ayant financés, mais également les chaînes de télévision, les radios et les studios de cinéma. Bien évidemment, au nom de la jurisprudence, Israël doit démanteler son arsenal nucléaire et chimique, verser des indemnités aux pays européens victimes du communisme égale au 1/6.000.000e de ce que verse les Allemands multipliés par le nombre de morts dans chaque pays (grosso-modo, l’Ukraine recevra le double de ce qu’Israël à reçu) et livrer une proportion similaire d’usines et de matériel économique à partager entre les anciens pays du bloc de l’Est, Russie incluse. Les sommes ainsi récoltées serviront à créer une fondation internationale destinée au devoir de mémoire. Des mesures nécessaires mais sans verser le sang. Inutile d’extrader d’Israël les Morel et Bubis pour pendre ces vieillards cacochymes, l’opprobre mondiale qui planera sur leur nom suffira à rendre justice.
Pour que les victimes puissent reposer en paix, que justice soit rendue, il faut continuer à se battre pour retrouver notre mémoire, notre histoire, notre liberté. A Anvers, à Varsovie, à Rostock, à Bykovina, à Marignane, à Budapest, à Stockholm, à Padoue, à Barking and Dagenham, nous marchons côte à côte. Que nos filles soient blondes comme les blés d’Ukraine, brunes comme la terre de Sienne ou rousse comme le coucher de soleil sur la mer d’Irlande, qu’elles aient les yeux bleus comme le Danube, verts comme nos forêts, marrons comme nos châtaignes ou gris comme le ciel de Londres, elles sont sœurs. Que notre chemise soit verte, brune, grise, noire, marine, bleu ciel, que nous mettions genou à terre aux côtés d’un prêtre, d’un pope ou d’un pasteur, que nos symboles soient la roue solaire, la croix celtique, le Sacré Cœur, les bâtons de Bourgogne, les faisceaux de licteurs ou les cinq flèches, c’est la terre de Russie, pays martyr où l’immonde fit sa tanière qui fut fécondée du sang de nos camarades. Et celui qui, les armes à la main, a lutté contre la Bête immonde est mon frère, qu’il s’appelle Francesco, Enzo, Dimitri, Hans, Martijn Maurice, Izvan, Corneliu, Léon, Kaarel, Toms ou Stanislas… (petit coup sur la porte : coucou, c’est Mansour, votre cousin venu d’Iran. Je peux rentrer ? J’ai une lettre de Vahid le cousin Bosniaque et Burim le cousin Albanais qui disent de ne pas oublier leurs états de service…)
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Le lavage de cerveau dans les camps Viêts Minh
Le lavage de cerveau dans les camps
« J’ai eu l’occasion de comparer les méthodes des Nazis et des Viêts. Juifs, Tziganes, Résistants de tous bords, s’ils nous réduisaient en une sous-humanité, les nazis ne cherchaient pas à nous convertir. Par la faim, les privations, les Viêts nous amenaient au même état que les nazis, mais ils exigeaient en plus que nous adhérions à leur système, en reniant toutes nos valeurs, notre foi en la justice, en notre pays. »
Colonel Eric WEINBERGER,
ancien déporté à Buchenwald et prisonnier du Vietminh
Chronique de l'horreur et du goulag
« Les mensonges écrits avec de l’encre ne sauraient obscurcir la vérité écrite avec du sang ».
Lu Xuan
écrivain chinois.
Introduction
A l’instar de ce qui se passa dans tous les pays communistes, URSS et Chine en particulier, le lavage de cerveau fut pratiqué dans la plupart des camps de prisonniers du Viet Minh. Les modalités en varièrent en fonction des zones géographiques, des périodes de la guerre, et de la nature de la population carcérale : européens, maghrébins, africains, asiatiques.
Il eut sur les détenus un impact psychologique certain et causa la mort d’un grand nombre d’entre eux.
Il découle des principes fondamentaux du marxisme léninisme qui cherche à imposer aux « masses» une pensée unique. Et, selon le général Giap, le commandant en chef de l’Armée populaire de la République démocratique du Vietnam, c’est un procédé d’action à l’intention du peuple et de l’ennemi, considéré comme l’instrument du « prosélytisme populaire du communisme ».
Pour en comprendre les mécanismes, il faut d’abord remonter aux sources du marxisme-léninisme ferment de la « rééducation permanente » pratiquée au détriment de tout captif. Sa culpabilité est établie à priori et proclamée comme postulat de base, puisqu’il est entre les mains de la Révolution.
Il y a lieu ensuite de décrire la manière dont elle fut mise en œuvre au sein du Viet Minh par le Dich Van, organisme chargé de l’action psychologique à l’égard de l’ennemi.
De là découle le processus de son adaptation à la mentalité des prisonniers, sous une forme insidieuse, et cynique, en exploitant le meilleur et le pire de l’être humain, ses angoisses et ses espoirs, son isolement et son délabrement physique et moral.
La doctrine : de Marx à Ho chi minh
Le lavage de cerveau et les hommes qui le mirent en œuvre furent imprégnés des doctrines du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien. Ces hommes furent Ho-Chi-Minh, Pham-Van-Dong, Le-Duc-Tho, Le-Duan, et Vo-Nguyen-Giap.
Ces personnages jouèrent un rôle clé dans la création en 1930 puis l’évolution du parti Communiste Indochinois, le LAO-DONG rattaché au Komintern. Il donna naissance à une organisation patriotique, le « Vietnam doc lap dong minh hoï » dont la branche militaire devint le Viet-Minh, qui canalisa et absorba tous les mouvements patriotiques à son profit.
S’inspirant des écrits de Mao-Tsé-Tung, « le grand frère chinois », Giap élabora les règles de la prise en main et de l’exploitation des masses par la propagande. Il définit le lavage de cerveau comme le prosélytisme, populaire du communisme, susceptible de retourner le peuple pour l’amener à détruire l’ordre ancien et à créer un monde nouveau.
Pour pratiquer cette stratégie d’enrôlement des masses, il faut recruter des cadres entreprenants, intègres et convaincus, les can-bôs.
Toujours sous l’influence du « Grand timonier » (Mao), il crée en particulier le DICH-VAN chargé de l’action et du prosélytisme à l’égard de l’ennemi,qui se consacrera particulièrement aux prisonniers de toutes races et nationalités issus du CEFEO (Corps Expéditionnaire Français d’Extrème Orient), et aux déserteurs provenant aussi de celui-ci.
Ses principes d’action étaient tirés du Petit Livre Rouge de Mao où était écrit : convaincre progressivement une population neutre en recourant à un mélange de terrorisme sélectif, d’intimidation, de persuasion et d’agitation massive.
L’ensemble des règles et théories découle des œuvres des penseurs initiaux du matérialisme dialectique et du déterminisme historique, en un mot du bolchevisme inspiré par le stalinisme triomphant.
En effet le PCI (Parti Communiste Indochinois), transformé en Parti du Travail, inscrit dans ses statuts dès 1951 : « Le parti du travail reconnaît la théorie de Marx, Engels, Lénine, Staline et les idées de Mao-Tsé-Tung, adaptées à la Révolution vietnamienne, comme fondement théorique de sa pensée, et comme l’aiguille aimantée qui indique la direction de toutes ses activités ».
Découlant de tout cela, l’émulation socialiste et le stakhanovisme appelant chacun à se dépasser pour accéder au camp de la paix, provoqueront la mort de nombreux prisonniers, hantés par la promesse et le mirage d’une libération inconditionnelle, présentée comme l’ultime récompense de leur conversion et des efforts faits par eux pour devenir des hommes nouveaux.
En 1950, après la défaite de Tchang-Kaï-Shek, réfugié à Formose, la Chine de Mao (qui désormais borde le Tonkin), reconnaît le régime d’Ho-Chi-Minh, et va lui fournir une aide substantielle, en particulier des conseillers en rééducation. Fort de cette assistance nouvelle, Giap intensifie avec succès ses actions contre le CEFEO, qui se vide peu à peu de son sang.
Le nombre des militaires du CEFEO, capturés, répartis dans une centaine de lieux de détention, s’élèvera à 37979 dont 28% seulement survivront, soit 10754. Leur mortalité sera donc supérieure à celle des camps de déportations nazis considérés déjà comme la honte de l’humanité.
Le niveau des effectifs dans les camps ne cessa de fondre en dépit de la constante arrivée de nouveaux captifs qui ne parvenait pas à compenser la forte mortalité journalière.
L’organisation des camps fut la tâche du « Bureau central des prisonniers de guerre »,département ministériel (Khu) intégré au Ministère de la Défense, et chargé de tirer le meilleur parti de ces « otages », qualifiés « d’hôtes forcés de l’accueillant peuple vietnamien ».
Un journaliste français, Léo Figuières, membre du Bureau Central du PCF (Parti Communiste Français), envoyé au Tonkin en octobre 1950, conseilla de sauvegarder ce patrimoine humain pour l’utiliser le jour venu comme monnaie d’échange et favoriser ainsi des contacts susceptibles d’ouvrir la voie à des pourparlers de paix. Il proposa aussi de l’inoculer la doctrine Marxiste au Corps Expéditionnaire par petites doses savamment calculées sous la forme de prisonniers convertis au combat pour la paix et libéré de façon "inconditionelle".
Le Dich Van
« N’est pas révolutionnaire qui a pitié de quelque chose dans le monde ».
Catéchisme du révolutionnaire de Nétchaïev
En charge de l’Action psychologique à l’encontre de l’ennemi, au sein de son dispositif, le Dich Van met en œuvre les actions de formation et de rééducation, ainsi que celles de la persuasion morale auprès des prisonniers de guerre (appelés thu-binh), en appliquant un principe simple : exclure tout esprit d’humanité.
Cette doctrine, conforme aux règles élaborées par Giap, fut mise au point avec la participation déterminante du PCF, qui envoya de nombreuses délégations au Tonkin et y maintient des permanents. Il sugerra les données de l'endoctrinement et de la persuasion, les notions d'homme nouveau et de combattant de la paix devant aboutir aux libérations inconditionnelles.
Maurice Thorez était conscient du bénéfice à en tirer. Il délégua en permanence dans le maquis un certain André, qui y joua un rôle modérateur. La liaison avec le Lao-Dong fut maintenue par de nombreuses délégations parmi lesquelles doit être citée l’Union des femmes françaises, qui garda un contact étroit avec le Viet Minh à Prague.
La ligne politique du Tong Bô
(Bureau politique du Lao Dong, le parti communiste indochinois)
Elle fut définie entre 1950 et 1952, avec la participation des conseillers français et chinois. Elle retint trois idées majeures : la clémence du Président Ho-Chi-Minh, le combat pour la paix et le rapatriement du Corps Expéditionnaire. Ceci impliquait l’usage constant de l’autocritique et le principe de la responsabilité collective, la hiérarchie et le groupe faisant confiance aux prisonniers, au lieu de les châtier pour leurs crimes.
En contrepartie, toute tentative de fuite (évasion) étant considérée comme une trahison de cette confiance et une désertion déshonorante du camp de la paix, méritait un châtiment exemplaire : la peine de mort. Il fut appliqué au commandant de Cointet et au lieutenant Chaminade fusillés à Tuyen-Quang en 1951,après l’échec de leur évasion.
Dès lors étaient crées les conditions de la dépersonnalisation de l’individu qui, privé de ses repères, était amené à s’identifier à la masse, et à porter ses jugements en fonction des tendances de celle-ci,évidemment manipulée par le Can Bô. Le groupe secrettait ainsi sa propre police interne entraînant, sans déviance possible, l’individu sur la voie du combat pour la paix dont dépendait la fin du conflit, c’est-à-dire le rapatriement si ardemment souhaité. Entre temps pouvait survenir pour les plus méritants une libération inconditionnelle anticipée.
Les esprits déboussolés devenaient hallucinés par le mirage de la libération condition de leur survie.
S’inspirant des expériences soviétiques et chinoises, le Tong-Bô définit les normes établissant la durée de rééducation nécessaire à l’obtention d’un résultat tangible à l’action entreprise : 12 à 18 mois pour un homme du rang : 18 à 24 pour un sous-officier ; deux à trois ans pour un officier. Quant aux « réfractaires », dits « irréductibles », ils étaient inutiles et dangereux, et devaient être impitoyablement éliminés.
L’effarante mortalité contraignit le Dich-Van à revoir à la baisse ces normes, car elles dépassaient largement l’espérance de vie du prisonnier moyen : six à neuf mois pour un européen !
Nul n’a le droit de juger les réactions des gens à ce traitement s’il ne l’a lui-même subi, et connu les horreurs de la vie carcérale où, selon J.J. Beucler : « La pénurie, le climat et la désespérance suffirent à détruire les corps les plus robuste et les âmes les mieux trempées ».
Tout au long du conflit, des prisonniers de tous grades et nationalités furent donc libérés individuellement ou collectivement, dans les lieux les plus divers et des conditions toujours différentes.
La suite ici http://www.anapi.asso.fr
Le lavage de cerveau dans les camps
« J’ai eu l’occasion de comparer les méthodes des Nazis et des Viêts. Juifs, Tziganes, Résistants de tous bords, s’ils nous réduisaient en une sous-humanité, les nazis ne cherchaient pas à nous convertir. Par la faim, les privations, les Viêts nous amenaient au même état que les nazis, mais ils exigeaient en plus que nous adhérions à leur système, en reniant toutes nos valeurs, notre foi en la justice, en notre pays. »
Colonel Eric WEINBERGER,
ancien déporté à Buchenwald et prisonnier du Vietminh
Chronique de l'horreur et du goulag
« Les mensonges écrits avec de l’encre ne sauraient obscurcir la vérité écrite avec du sang ».
Lu Xuan
écrivain chinois.
Introduction
A l’instar de ce qui se passa dans tous les pays communistes, URSS et Chine en particulier, le lavage de cerveau fut pratiqué dans la plupart des camps de prisonniers du Viet Minh. Les modalités en varièrent en fonction des zones géographiques, des périodes de la guerre, et de la nature de la population carcérale : européens, maghrébins, africains, asiatiques.
Il eut sur les détenus un impact psychologique certain et causa la mort d’un grand nombre d’entre eux.
Il découle des principes fondamentaux du marxisme léninisme qui cherche à imposer aux « masses» une pensée unique. Et, selon le général Giap, le commandant en chef de l’Armée populaire de la République démocratique du Vietnam, c’est un procédé d’action à l’intention du peuple et de l’ennemi, considéré comme l’instrument du « prosélytisme populaire du communisme ».
Pour en comprendre les mécanismes, il faut d’abord remonter aux sources du marxisme-léninisme ferment de la « rééducation permanente » pratiquée au détriment de tout captif. Sa culpabilité est établie à priori et proclamée comme postulat de base, puisqu’il est entre les mains de la Révolution.
Il y a lieu ensuite de décrire la manière dont elle fut mise en œuvre au sein du Viet Minh par le Dich Van, organisme chargé de l’action psychologique à l’égard de l’ennemi.
De là découle le processus de son adaptation à la mentalité des prisonniers, sous une forme insidieuse, et cynique, en exploitant le meilleur et le pire de l’être humain, ses angoisses et ses espoirs, son isolement et son délabrement physique et moral.
La doctrine : de Marx à Ho chi minh
Le lavage de cerveau et les hommes qui le mirent en œuvre furent imprégnés des doctrines du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien. Ces hommes furent Ho-Chi-Minh, Pham-Van-Dong, Le-Duc-Tho, Le-Duan, et Vo-Nguyen-Giap.
Ces personnages jouèrent un rôle clé dans la création en 1930 puis l’évolution du parti Communiste Indochinois, le LAO-DONG rattaché au Komintern. Il donna naissance à une organisation patriotique, le « Vietnam doc lap dong minh hoï » dont la branche militaire devint le Viet-Minh, qui canalisa et absorba tous les mouvements patriotiques à son profit.
S’inspirant des écrits de Mao-Tsé-Tung, « le grand frère chinois », Giap élabora les règles de la prise en main et de l’exploitation des masses par la propagande. Il définit le lavage de cerveau comme le prosélytisme, populaire du communisme, susceptible de retourner le peuple pour l’amener à détruire l’ordre ancien et à créer un monde nouveau.
Pour pratiquer cette stratégie d’enrôlement des masses, il faut recruter des cadres entreprenants, intègres et convaincus, les can-bôs.
Toujours sous l’influence du « Grand timonier » (Mao), il crée en particulier le DICH-VAN chargé de l’action et du prosélytisme à l’égard de l’ennemi,qui se consacrera particulièrement aux prisonniers de toutes races et nationalités issus du CEFEO (Corps Expéditionnaire Français d’Extrème Orient), et aux déserteurs provenant aussi de celui-ci.
Ses principes d’action étaient tirés du Petit Livre Rouge de Mao où était écrit : convaincre progressivement une population neutre en recourant à un mélange de terrorisme sélectif, d’intimidation, de persuasion et d’agitation massive.
L’ensemble des règles et théories découle des œuvres des penseurs initiaux du matérialisme dialectique et du déterminisme historique, en un mot du bolchevisme inspiré par le stalinisme triomphant.
En effet le PCI (Parti Communiste Indochinois), transformé en Parti du Travail, inscrit dans ses statuts dès 1951 : « Le parti du travail reconnaît la théorie de Marx, Engels, Lénine, Staline et les idées de Mao-Tsé-Tung, adaptées à la Révolution vietnamienne, comme fondement théorique de sa pensée, et comme l’aiguille aimantée qui indique la direction de toutes ses activités ».
Découlant de tout cela, l’émulation socialiste et le stakhanovisme appelant chacun à se dépasser pour accéder au camp de la paix, provoqueront la mort de nombreux prisonniers, hantés par la promesse et le mirage d’une libération inconditionnelle, présentée comme l’ultime récompense de leur conversion et des efforts faits par eux pour devenir des hommes nouveaux.
En 1950, après la défaite de Tchang-Kaï-Shek, réfugié à Formose, la Chine de Mao (qui désormais borde le Tonkin), reconnaît le régime d’Ho-Chi-Minh, et va lui fournir une aide substantielle, en particulier des conseillers en rééducation. Fort de cette assistance nouvelle, Giap intensifie avec succès ses actions contre le CEFEO, qui se vide peu à peu de son sang.
Le nombre des militaires du CEFEO, capturés, répartis dans une centaine de lieux de détention, s’élèvera à 37979 dont 28% seulement survivront, soit 10754. Leur mortalité sera donc supérieure à celle des camps de déportations nazis considérés déjà comme la honte de l’humanité.
Le niveau des effectifs dans les camps ne cessa de fondre en dépit de la constante arrivée de nouveaux captifs qui ne parvenait pas à compenser la forte mortalité journalière.
L’organisation des camps fut la tâche du « Bureau central des prisonniers de guerre »,département ministériel (Khu) intégré au Ministère de la Défense, et chargé de tirer le meilleur parti de ces « otages », qualifiés « d’hôtes forcés de l’accueillant peuple vietnamien ».
Un journaliste français, Léo Figuières, membre du Bureau Central du PCF (Parti Communiste Français), envoyé au Tonkin en octobre 1950, conseilla de sauvegarder ce patrimoine humain pour l’utiliser le jour venu comme monnaie d’échange et favoriser ainsi des contacts susceptibles d’ouvrir la voie à des pourparlers de paix. Il proposa aussi de l’inoculer la doctrine Marxiste au Corps Expéditionnaire par petites doses savamment calculées sous la forme de prisonniers convertis au combat pour la paix et libéré de façon "inconditionelle".
Le Dich Van
« N’est pas révolutionnaire qui a pitié de quelque chose dans le monde ».
Catéchisme du révolutionnaire de Nétchaïev
En charge de l’Action psychologique à l’encontre de l’ennemi, au sein de son dispositif, le Dich Van met en œuvre les actions de formation et de rééducation, ainsi que celles de la persuasion morale auprès des prisonniers de guerre (appelés thu-binh), en appliquant un principe simple : exclure tout esprit d’humanité.
Cette doctrine, conforme aux règles élaborées par Giap, fut mise au point avec la participation déterminante du PCF, qui envoya de nombreuses délégations au Tonkin et y maintient des permanents. Il sugerra les données de l'endoctrinement et de la persuasion, les notions d'homme nouveau et de combattant de la paix devant aboutir aux libérations inconditionnelles.
Maurice Thorez était conscient du bénéfice à en tirer. Il délégua en permanence dans le maquis un certain André, qui y joua un rôle modérateur. La liaison avec le Lao-Dong fut maintenue par de nombreuses délégations parmi lesquelles doit être citée l’Union des femmes françaises, qui garda un contact étroit avec le Viet Minh à Prague.
La ligne politique du Tong Bô
(Bureau politique du Lao Dong, le parti communiste indochinois)
Elle fut définie entre 1950 et 1952, avec la participation des conseillers français et chinois. Elle retint trois idées majeures : la clémence du Président Ho-Chi-Minh, le combat pour la paix et le rapatriement du Corps Expéditionnaire. Ceci impliquait l’usage constant de l’autocritique et le principe de la responsabilité collective, la hiérarchie et le groupe faisant confiance aux prisonniers, au lieu de les châtier pour leurs crimes.
En contrepartie, toute tentative de fuite (évasion) étant considérée comme une trahison de cette confiance et une désertion déshonorante du camp de la paix, méritait un châtiment exemplaire : la peine de mort. Il fut appliqué au commandant de Cointet et au lieutenant Chaminade fusillés à Tuyen-Quang en 1951,après l’échec de leur évasion.
Dès lors étaient crées les conditions de la dépersonnalisation de l’individu qui, privé de ses repères, était amené à s’identifier à la masse, et à porter ses jugements en fonction des tendances de celle-ci,évidemment manipulée par le Can Bô. Le groupe secrettait ainsi sa propre police interne entraînant, sans déviance possible, l’individu sur la voie du combat pour la paix dont dépendait la fin du conflit, c’est-à-dire le rapatriement si ardemment souhaité. Entre temps pouvait survenir pour les plus méritants une libération inconditionnelle anticipée.
Les esprits déboussolés devenaient hallucinés par le mirage de la libération condition de leur survie.
S’inspirant des expériences soviétiques et chinoises, le Tong-Bô définit les normes établissant la durée de rééducation nécessaire à l’obtention d’un résultat tangible à l’action entreprise : 12 à 18 mois pour un homme du rang : 18 à 24 pour un sous-officier ; deux à trois ans pour un officier. Quant aux « réfractaires », dits « irréductibles », ils étaient inutiles et dangereux, et devaient être impitoyablement éliminés.
L’effarante mortalité contraignit le Dich-Van à revoir à la baisse ces normes, car elles dépassaient largement l’espérance de vie du prisonnier moyen : six à neuf mois pour un européen !
Nul n’a le droit de juger les réactions des gens à ce traitement s’il ne l’a lui-même subi, et connu les horreurs de la vie carcérale où, selon J.J. Beucler : « La pénurie, le climat et la désespérance suffirent à détruire les corps les plus robuste et les âmes les mieux trempées ».
Tout au long du conflit, des prisonniers de tous grades et nationalités furent donc libérés individuellement ou collectivement, dans les lieux les plus divers et des conditions toujours différentes.
La suite ici http://www.anapi.asso.fr
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Les grands habiles et le parti communiste
Le 25 juin à l'Assemblée nationale, les médiats se sont surtout intéressés à l'accession au perchoir du président du conseil général de Seine-Saint-Denis, le camarade Claude Bartolone à la place naguère promise à Mme Royal.
Mais la question des groupes, quoique plus discrète revêt au moins autant d'importance. Ainsi les deux familles du radicalisme, l'une alliée à la droite, l'autre à la gauche, vont chacune disposer des moyens, tant parlementaires que strictement matériels, attachés à ce statut.
Plus sensible encore, une sixième formation, le fameux "front de gauche" pouvait annoncer la récupération aux côtés de ses membres, de 5 élus d'outre-mer. Additionnés aux 10 députés élus le 17 juin sur son étiquette, ils constitueront au sein du Palais-Bourbon la "gauche démocrate et républicaine". Voilà donc le nouveau cache-nez du parti communiste. Celui-ci ne disposait plus des 15 élus nécessaires pour agir seul. La nouvelle formation sera dirigée par son député du Puy-de-Dôme, le camarade Chassaigne. Ce dernier, le 19 juin, avait utilisé une expression qui nous ramène à la grande époque du stalinisme et de ses compagnons de route. Il avait en effet qualifié d'élus "progressistes" ses futurs auxiliaires.
Penchons-nous quelque peu sur la composition de cet assemblage.
D'abord, on nous avertit aimablement qu'il s'agit d'un groupe "technique". (1)⇓ Il mutualisera et redistribuera les moyens des 10 élus front de gauche et des 5 ultramarins.
Au sein du premier groupe citons les noms des représentants du noyau dur. Il s'agit bien du dernier carré des suivistes du PCF, les camarades :
- Alain Bocquet (Nord) qui présida le groupe communiste de 1993 à 2007,
- Marie-Jo Buffet (Seine-Saint-Denis) qu'on ne présente plus,
- Jean-Jacques Candelier (Nord) membre du Parti,
- Patrice Carvalho (Oise) adhérent depuis l'âge de 15 ans alors qu'il était mécano chez Saint-Gobain – il y a 45 ans.
- Nicolas Sansu représentant du vieux fief ferroviaire de Vierzon (Cher)
- Quant au chef de file Chassaigne, il exerça jadis, il y a plus de 30 ans, le métier d'enseignant professeur de lettres et d'histoire-géographie. Il incarne de la sorte cette estimable corporation, désormais dominante au sein de la gauche de la gauche. Il peut cependant se prévaloir, lui aussi, d'une origine ouvrière puisque son père travaillait chez Michelin. Il a su s'emparer en 2002, malgré la déroute générale de ses amis politiques, du siège détenu jusque-là par un socialiste. À ce double titre, pendant la précampagne de 2010-2011, il servit de postulant comme éventuel candidat à l'investiture au nom des purs et durs de son obédience, la plupart réticents, à l'avance, vis-à-vis du vedettariat de Mélenchon. (2)⇓
- Mentionnons enfin le dernier (?) coco provençal Gaby Charroux, maire de Martigues. Eh oui la Venise provençale, la patrie de Charles Maurras élit de longue date une municipalité stalinienne. Cependant la 13e circonscription des Bouches-du-Rhône, avec Istres, Port-de-Bouc, Fos-sur-Mer, etc. où il succède à un autre représentant PCF s'est abstenue à 49,8 %. En l'occurrence il semble bien que le réveil présidentiel, loin de représenter un échec, a permis de survivre. Voila ce qu'il déclare :
"Permettez-moi ensuite de souligner l’excellent score obtenu par Jean-Luc Mélenchon. Dans notre commune, avec près de 6 000 voix, le front de gauche multiplie par trois son résultat par rapport à la présidentielle de 2007. Cela démontre que l’aspiration à une véritable alternative, portée aujourd’hui par 4 millions de citoyens au plan national est une exigence qui s’inscrit dans la réalité politique de notre société."
Pierre Laurent, secrétaire général du parti, dit la même chose à sa manière : "La campagne d'Hénin-Beaumont était utile et a fait progresser le front de gauche". (3)⇓
Après avoir pressé le citron, on le jette discrètement.
Car, à côté de tels inconditionnels, le "parti de gauche" n'aura enregistré qu'un élu : Marc Dolez, dans le département du Nord, ancien membre du PS, secrétaire national et cofondateur du mouvement. Sept chevaux et une alouette : comment s'appelle le pâté. Notons aussi que les bon vieux "stals" ont admis la présence de deux oppositionnels. Il s'agit d'abord de Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine) en rupture de parti depuis mars 2010, et se réclame d'une "alternative sociale et écologique" et de la "gauche citoyenne".
Enfin, François Assensi (un des deux derniers élus du 93), avait été exclu de la direction nationale en 1984. Son parcours le classe parmi les "refondateurs". Il exprime la prétention de rénover les structures du parti afin de "l’ouvrir à la modernité et à la construction d'un grand mouvement de gauche."
"Lorsqu’en 1984 je suis entré en conflit ouvert, dit-il, avec Georges Marchais, en proposant la transformation du PC en 'parti révolutionnaire de type nouveau', j’ai pu m’appuyer sur de nombreux maires de Seine-Saint-Denis. Ensemble nous avons marqué notre désaccord de fond avec le langage identitaire ouvriériste de la direction." (4)⇓ Autrefois ce genre de propos n'était jamais pardonné.
La composante des 5 ultramarins paraît plus hétéroclite.
L'affiliation de Huguette Bello, membre du parti communiste réunionnais n'étonnera personne.
Le Mouvement indépendantiste martiniquais, avait été créé en 1978 avec pour objectif "la décolonisation et l'indépendance de la Martinique". Mais le MIM en 2008 a voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution, trouve logiquement sa place aux côtés des communistes avec ses deux élus Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor.
Reste deux cas plus surprenants.
On évoquera d'abord celui de Bruno Nestor Azerot divers gauche, proche du Rassemblement démocratique martiniquais, donc rival du Mouvement indépendantiste aux côtés duquel il siégera cependantt.
On s'étonnera plus encore de celui de Gabriel Serville du parti socialiste guyanais. Apparenté au PS, ce mouvement remontant à 1956, est considéré très proche idéologiquement du Parti socialiste métropolitain. L'une des principales divergences se fait sur la question de l'immigration sur laquelle son dirigeant a marqué un soutien appuyé aux politiques de François Baroin et Nicolas Sarkozy.
De là à penser que ces 2 renforts ont été imaginés par le pouvoir afin d'éviter à son vieil allié de faire baisser la barre réglementaire pour la constitution d'un groupe, on ne mesure qu'un petit pas.
Chassaigne indiquait d'ailleurs le 19 juin qu'il se considérait "clairement dans le cadre de la majorité de gauche".
Président du "parti de gauche", le camarade Mélenchon déplore désormais ouvertement ce qu'il appelle la "carence de direction politique" durant les législatives. Et il déclare : "Il faut tirer la leçon de tout cela et comprendre où sont passées les deux millions de voix qui manquent", entre les scrutins présidentiel et législatif.
Tirons la leçon en effet.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Notes :
1 cf. L'Humanité du 26 juin 2012.⇑
2 On revisionnera avec plaisir leurs embrassades de 2010 à Clermont-Ferrand.⇑
3 sur RTL, le 15 juin.⇑
4 cf. Mediapart 20 mars 2008.⇑
Le 25 juin à l'Assemblée nationale, les médiats se sont surtout intéressés à l'accession au perchoir du président du conseil général de Seine-Saint-Denis, le camarade Claude Bartolone à la place naguère promise à Mme Royal.
Mais la question des groupes, quoique plus discrète revêt au moins autant d'importance. Ainsi les deux familles du radicalisme, l'une alliée à la droite, l'autre à la gauche, vont chacune disposer des moyens, tant parlementaires que strictement matériels, attachés à ce statut.
Plus sensible encore, une sixième formation, le fameux "front de gauche" pouvait annoncer la récupération aux côtés de ses membres, de 5 élus d'outre-mer. Additionnés aux 10 députés élus le 17 juin sur son étiquette, ils constitueront au sein du Palais-Bourbon la "gauche démocrate et républicaine". Voilà donc le nouveau cache-nez du parti communiste. Celui-ci ne disposait plus des 15 élus nécessaires pour agir seul. La nouvelle formation sera dirigée par son député du Puy-de-Dôme, le camarade Chassaigne. Ce dernier, le 19 juin, avait utilisé une expression qui nous ramène à la grande époque du stalinisme et de ses compagnons de route. Il avait en effet qualifié d'élus "progressistes" ses futurs auxiliaires.
Penchons-nous quelque peu sur la composition de cet assemblage.
D'abord, on nous avertit aimablement qu'il s'agit d'un groupe "technique". (1)⇓ Il mutualisera et redistribuera les moyens des 10 élus front de gauche et des 5 ultramarins.
Au sein du premier groupe citons les noms des représentants du noyau dur. Il s'agit bien du dernier carré des suivistes du PCF, les camarades :
- Alain Bocquet (Nord) qui présida le groupe communiste de 1993 à 2007,
- Marie-Jo Buffet (Seine-Saint-Denis) qu'on ne présente plus,
- Jean-Jacques Candelier (Nord) membre du Parti,
- Patrice Carvalho (Oise) adhérent depuis l'âge de 15 ans alors qu'il était mécano chez Saint-Gobain – il y a 45 ans.
- Nicolas Sansu représentant du vieux fief ferroviaire de Vierzon (Cher)
- Quant au chef de file Chassaigne, il exerça jadis, il y a plus de 30 ans, le métier d'enseignant professeur de lettres et d'histoire-géographie. Il incarne de la sorte cette estimable corporation, désormais dominante au sein de la gauche de la gauche. Il peut cependant se prévaloir, lui aussi, d'une origine ouvrière puisque son père travaillait chez Michelin. Il a su s'emparer en 2002, malgré la déroute générale de ses amis politiques, du siège détenu jusque-là par un socialiste. À ce double titre, pendant la précampagne de 2010-2011, il servit de postulant comme éventuel candidat à l'investiture au nom des purs et durs de son obédience, la plupart réticents, à l'avance, vis-à-vis du vedettariat de Mélenchon. (2)⇓
- Mentionnons enfin le dernier (?) coco provençal Gaby Charroux, maire de Martigues. Eh oui la Venise provençale, la patrie de Charles Maurras élit de longue date une municipalité stalinienne. Cependant la 13e circonscription des Bouches-du-Rhône, avec Istres, Port-de-Bouc, Fos-sur-Mer, etc. où il succède à un autre représentant PCF s'est abstenue à 49,8 %. En l'occurrence il semble bien que le réveil présidentiel, loin de représenter un échec, a permis de survivre. Voila ce qu'il déclare :
"Permettez-moi ensuite de souligner l’excellent score obtenu par Jean-Luc Mélenchon. Dans notre commune, avec près de 6 000 voix, le front de gauche multiplie par trois son résultat par rapport à la présidentielle de 2007. Cela démontre que l’aspiration à une véritable alternative, portée aujourd’hui par 4 millions de citoyens au plan national est une exigence qui s’inscrit dans la réalité politique de notre société."
Pierre Laurent, secrétaire général du parti, dit la même chose à sa manière : "La campagne d'Hénin-Beaumont était utile et a fait progresser le front de gauche". (3)⇓
Après avoir pressé le citron, on le jette discrètement.
Car, à côté de tels inconditionnels, le "parti de gauche" n'aura enregistré qu'un élu : Marc Dolez, dans le département du Nord, ancien membre du PS, secrétaire national et cofondateur du mouvement. Sept chevaux et une alouette : comment s'appelle le pâté. Notons aussi que les bon vieux "stals" ont admis la présence de deux oppositionnels. Il s'agit d'abord de Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine) en rupture de parti depuis mars 2010, et se réclame d'une "alternative sociale et écologique" et de la "gauche citoyenne".
Enfin, François Assensi (un des deux derniers élus du 93), avait été exclu de la direction nationale en 1984. Son parcours le classe parmi les "refondateurs". Il exprime la prétention de rénover les structures du parti afin de "l’ouvrir à la modernité et à la construction d'un grand mouvement de gauche."
"Lorsqu’en 1984 je suis entré en conflit ouvert, dit-il, avec Georges Marchais, en proposant la transformation du PC en 'parti révolutionnaire de type nouveau', j’ai pu m’appuyer sur de nombreux maires de Seine-Saint-Denis. Ensemble nous avons marqué notre désaccord de fond avec le langage identitaire ouvriériste de la direction." (4)⇓ Autrefois ce genre de propos n'était jamais pardonné.
La composante des 5 ultramarins paraît plus hétéroclite.
L'affiliation de Huguette Bello, membre du parti communiste réunionnais n'étonnera personne.
Le Mouvement indépendantiste martiniquais, avait été créé en 1978 avec pour objectif "la décolonisation et l'indépendance de la Martinique". Mais le MIM en 2008 a voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution, trouve logiquement sa place aux côtés des communistes avec ses deux élus Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor.
Reste deux cas plus surprenants.
On évoquera d'abord celui de Bruno Nestor Azerot divers gauche, proche du Rassemblement démocratique martiniquais, donc rival du Mouvement indépendantiste aux côtés duquel il siégera cependantt.
On s'étonnera plus encore de celui de Gabriel Serville du parti socialiste guyanais. Apparenté au PS, ce mouvement remontant à 1956, est considéré très proche idéologiquement du Parti socialiste métropolitain. L'une des principales divergences se fait sur la question de l'immigration sur laquelle son dirigeant a marqué un soutien appuyé aux politiques de François Baroin et Nicolas Sarkozy.
De là à penser que ces 2 renforts ont été imaginés par le pouvoir afin d'éviter à son vieil allié de faire baisser la barre réglementaire pour la constitution d'un groupe, on ne mesure qu'un petit pas.
Chassaigne indiquait d'ailleurs le 19 juin qu'il se considérait "clairement dans le cadre de la majorité de gauche".
Président du "parti de gauche", le camarade Mélenchon déplore désormais ouvertement ce qu'il appelle la "carence de direction politique" durant les législatives. Et il déclare : "Il faut tirer la leçon de tout cela et comprendre où sont passées les deux millions de voix qui manquent", entre les scrutins présidentiel et législatif.
Tirons la leçon en effet.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Notes :
1 cf. L'Humanité du 26 juin 2012.⇑
2 On revisionnera avec plaisir leurs embrassades de 2010 à Clermont-Ferrand.⇑
3 sur RTL, le 15 juin.⇑
4 cf. Mediapart 20 mars 2008.⇑
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Re: Communisme : le devoir de mémoire
Une sénatrice communiste réécrit l’histoire de la Résistance française
PARIS (NOVOpress) — Les quinze députés du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) ont souhaité, mardi, s’abstenir et ne pas accorder leur confiance au gouvernement Ayrault. Par ailleurs, fin juin, La sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat, avait critiqué avec virulence Jean-François Copé de l’UMP qui avait mis le FN et le Front de gauche dans le même panier, en déclarant : « Même extrémisme, même populisme ». Suite à cette polémique, Nicole Borvo Cohen-Seat a ajouté : « Les communistes ont apporté une contribution décisive à la victoire sur l’occupant nazi à laquelle une certaine droite française à l’époque s’était alliée au nom de la formule (…) “plutôt Hitler que le Front populaire” ».
Une grossière désinformation historique. Le site Decitre.fr rappelle en effet qu’une « légende tenace veut que les pionniers et les héros de la Résistance aient été des hommes de gauche qui avaient combattu le fascisme depuis l’arrivée d’Hitler au pouvoir et qui, le jour de la défaite, se seraient dressés contre la barbarie nazie, tandis que “l’extrême droite”, accusée d’avoir préféré Hitler au Front populaire dès 1936, aurait pris sa revanche en soutenant le régime de Vichy et accepté d’emblée la collaboration avec l’Allemagne nazie. On oublie ainsi que le maréchal Pétain fut investi, le 10 juillet 1940, par une Assemblée nationale composée, pour moitié, de la Chambre des députés, celle-là même qui avait porté au pouvoir le Front populaire ; et que la Collaboration fut prônée par des hommes issus pour la plupart de la gauche, comme Pierre Laval, Marcel Déat ou Jacques Doriot. On oublie surtout que les premiers résistants venaient le plus souvent d’une droite nationaliste ».
Nicole Borvo Cohen-Seat passe sous silence aussi le ralliement très tardif du parti communiste et des socialistes à la Résistance. Un ralliement dont le moteur n’était pas la défense de la France, mais de la Russie communiste, suite à l’invasion de l’URSS par le régime hitlérien le 22 juin 1941.
http://fr.novopress.info/
PARIS (NOVOpress) — Les quinze députés du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) ont souhaité, mardi, s’abstenir et ne pas accorder leur confiance au gouvernement Ayrault. Par ailleurs, fin juin, La sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat, avait critiqué avec virulence Jean-François Copé de l’UMP qui avait mis le FN et le Front de gauche dans le même panier, en déclarant : « Même extrémisme, même populisme ». Suite à cette polémique, Nicole Borvo Cohen-Seat a ajouté : « Les communistes ont apporté une contribution décisive à la victoire sur l’occupant nazi à laquelle une certaine droite française à l’époque s’était alliée au nom de la formule (…) “plutôt Hitler que le Front populaire” ».
Une grossière désinformation historique. Le site Decitre.fr rappelle en effet qu’une « légende tenace veut que les pionniers et les héros de la Résistance aient été des hommes de gauche qui avaient combattu le fascisme depuis l’arrivée d’Hitler au pouvoir et qui, le jour de la défaite, se seraient dressés contre la barbarie nazie, tandis que “l’extrême droite”, accusée d’avoir préféré Hitler au Front populaire dès 1936, aurait pris sa revanche en soutenant le régime de Vichy et accepté d’emblée la collaboration avec l’Allemagne nazie. On oublie ainsi que le maréchal Pétain fut investi, le 10 juillet 1940, par une Assemblée nationale composée, pour moitié, de la Chambre des députés, celle-là même qui avait porté au pouvoir le Front populaire ; et que la Collaboration fut prônée par des hommes issus pour la plupart de la gauche, comme Pierre Laval, Marcel Déat ou Jacques Doriot. On oublie surtout que les premiers résistants venaient le plus souvent d’une droite nationaliste ».
Nicole Borvo Cohen-Seat passe sous silence aussi le ralliement très tardif du parti communiste et des socialistes à la Résistance. Un ralliement dont le moteur n’était pas la défense de la France, mais de la Russie communiste, suite à l’invasion de l’URSS par le régime hitlérien le 22 juin 1941.
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