Communisme : le devoir de mémoire

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Pat
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 29/05/2008 - 23:28

Des ministres au service de Moscou
Face aux menteurs, aux truqueurs, aux révisionnistes, il faut sans cesse répéter les mêmes vérités, celles qui font la véritable histoire politique de notre pays car les enfants de Goebbels et du KGB brandissant l'étendard de la désinformation en profitent pour truquer et déformer les événements au gré de leurs fantasmes ...
Ecrivons donc l'histoire, la vraie, celle qui n'est plus enseignée dans nos écoles depuis des décennies...
Nous avons déjà en grande partie raconté l'histoire de l'Occupation et de la trahison du PCF.
Il nous faut à présent aborder avec sérieux les événements dits ... de la Libération.

Le 21 août 1944, ainsi que tous les journaux qui n'ont pas été saisis, l'Humanité reparaît !
Le gouvernement provisoire décrète que cette autorisation n'est accordée qu'aux journaux qui se sont sabordés. Il faudra que les nouveaux dirigeants changent la date où doit tomber le couperet, pour que le Figaro soit sauvé. II n'est pas tenu compte du fait que la presse communiste a été interdite, elle, par le gouvernement légal de la France avant l'occupation du pays ni le fait de la demande de reparution demandée aux nazis.
Le journal communiste sort donc avec dans le titre, comme directeur, Marcel Cachin celui-là même qui avait été un des animateurs du rapprochement communistes-nazis ayant, entre autres démarches et interventions, lancé un appel condamnant les attentats contre les soldats allemands.
Cet acte de fraternisation lui avait valu d'ailleurs d'être libéré de prison par les Allemands et de pouvoir se cacher dans une villa de banlieue jusqu'à la fin de la guerre. Mais tout cela personne n'en parle ... Du passé faisons table rase dit l'Internationale ...
Le 30 octobre 1944, Maurice Thorez est amnistié du fait de désertion devant l'ennemi en temps de guerre, ce qui lui permet de rentrer d'URSS le 27 novembre 1944 dans l'indifférence totale des militants.
Il a vécu toute la guerre, bien au chaud, bien nourri, sous le nom d' Ivanov, avec sa « femme », Jeannette Vermeersch, dans une datcha privée non loin de Moscou, étroitement surveillé par l'entourage rapproché de Staline ...
Tous deux profiteront au maximum des avantages réservés aux « hauts dirigeants » étrangers.

Les communistes au gouvernement
Au milieu de la famine du peuple russe, ils ont droit, eux, a des magasins spéciaux où ils peuvent se procurer tout... des vêtements chauds aux aliments de qualité et même tout le superflu.
Ils n'hésitent même pas, étant grassement payés par rapport au « bon peuple », à se livrer au marché noir, allant, avec l'autorisation de ce bon vieux Joseph, jusqu'à organiser des soirées commémoratives avec de somptueux buffets.
En cette fin 1944, en France, c'est la grande époque où le PC épure, fusille, confisque.
D'août à septembre 1944, il s'est préparé pour la révolution prolétarienne et la prise du pouvoir.
Mais Moscou n'est pas d'accord car la guerre n'est pas terminée et il ne faut pas indisposer les alliés et réinstaurer la méfiance.
En effet, les accords signés à la Conférence de Téhéran en novembre 1943 permettent à l'URSS de « libérer » la moitié de l'Europe.
Le 26 juin 1945, à la porte de Versailles, après une préparation tapageuse et racoleuse a lieu le 10e Congrès du PCF « Le parti des neuf cent milles membres [».
C'est que ces messieurs ont su, avec habileté, tirer profit des malheurs de la France, du délabrement économique du pays, de la faim qui n'est pas vaincue.
De mai 1945 à mai 1947, ils sont au gouvernement. Ils ont obtenu 26% des voix, 160 députés aux élections d'octobre 1945, un électeur sur quatre et cinq portefeuilles dans le gouvernement De Gaulle de novembre 1945 à janvier 1946.
Pensant participer de plus en plus au pouvoir, il n'est pas question pour eux, à ce moment, que la France perde son empire.
Ils poussent les ouvriers à « retrousser les manches », les syndicats à ne pas faire grève pour n'importe quoi et les grévistes deviennent des hitléros-trotkistes.
Ils acceptent et cautionnent les réactions françaises tant en Indochine qu'en Algérie et à Madagascar.

Virés par Ramadier
Un des leurs, François Billoux est ministre de la Défense et un autre. Charles Tillon, ministre de l'Armement.
Mais à nouveau, sur ordre de Moscou, le parti navigue entre deux eaux et la politique revendicative et insurrectionnelle de la rue concorde de moins en moins avec une participation « bourgeoise » au gouvernement.
Le 5 mai 1947, Ramadier révoque les ministres communistes qui partent en maugréant.. pensant revenir bientôt car ils ont pris goût à la griserie du pouvoir, au luxe des palais nationaux et au train de vie princier des ministères.
Mais il est déjà bien tard, ils ont contaminé, faisandé, infiltré tous les principaux rouages de l'Etat.

Rappel de 80 000 hommes
De plus, la guerre froide vient réellement de démarrer... Dès cet instant les « loyalistes » d'hier redeviennent ce qu'ils étaient avant-hier des révolutionnaires aux ordres de Moscou.
A l'Assemblée nationale, revenus dans l'opposition la plus dure, les communistes en remettent...
Ils refusent entre autres les crédits pour l'Armée française.
Des émeutes frisant l'insurrection se produisent un peu partout sous l'égide de la CGT qui en fin 1946 annonce 5.857.687 adhérents, et est, depuis la scission de Force Ouvrière et le départ de Léon Jouhaux, aux ordres directs du PCF donc de Moscou.
Le gouvernement en est réduit à prévoir le rappel sous les drapeaux de 80 000 hommes.
La troupe et les CRS, qui viennent à peine d'être créées, sont autorisés à tirer à balles réelles ... Le sang coulera dans plusieurs villes et il y aura de nombreux morts.
A Grenoble, au cours de véritables combats de guerre civile, la « classe ouvrière » ira jusqu'à bétonner les aiguillages de la SNCF. ..
Roger Holeindre National Hebdo du 23 au 29 décembre 1999
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Messagepar Pat » 31/05/2008 - 15:38

De Gaulle traité de factieux !
La semaine dernière, nous évoquions l'attitude, pour le moins ambiguë, des ministres communistes de mai 1945 à mai 1947. Nous abordons aujourd'hui la période qui suit leur départ du gouvernement. Ils ont contaminé, faisandé, infiltré tous les principaux rouages de l'Etat. A la Chambre, ils vont harceler leurs alliés d'hier les socialistes ...
La séance du 29 novembre 1947 est des plus incroyables et l'on s'étonne de ce que racontent aujourd'hui tous les plumitifs aux ordres des années 90, tous ces enfants de Goebbels et du KGB, qui en ont fait des montagnes contre le FN pour quelques broutilles, à la suite d'une nuit agitée par le fait que la plupart des députés étaient absents.
Dans la bouche des Moscoutaires reviennent les vieilles rengaines ... Guy Mollet est traité de nazi ... émule de Goebbels. Jules Moch, ministre de l'intérieur, est une « canaille », un « menteur », un « assassin », un « salaud ».
Thorez en personne traite Mitterrand de Goering.
Quand apparaît en séance Robert Schuman, Président du Conseil, qui a l'accent alsacien, le sieur Duclos s'écrie ... « Tiens voilà le boche! »
Un dénommé Calas, obscur député communiste, occupe la tribune pendant huit heures.
Jeannette Vermeersch, perchée sur un escabeau, le nourrit à la cuillère, pendant que la totalité des hommes de Moscou, debout, chantent à tue-tête ... « Salut, salut à vous braves soldats du 17ème ... Vous auriez en tirant sur nous... assassiné la République ».
Envers les membres du gouvernement ayant des noms à consonnances étrangères ou juives les injures obscènes et même parfois raciales sont monnaie courante.
A dix-sept heures trente-cinq minutes après de multiples interruptions la séance est reprise ...
M. Robert Schuman, président du conseil. L' Assemblée à la demande de la commission de la justice, a décidé de renvoyer à la commission de la défense nationale l'examen des articles 1er, 2 et 3 de notre projet de loi, qui sont ainsi détachés du reste du texte.
Ces trois articles, et un quatrième, que la commission de la défense nationale y a ajouté, forment donc un projet de loi distinct, qui doit être délibéré séparément, et, après avoir été voté par l'Assemblée nationale, soumis au Conseil de la République (Applaudissements).
M. le président. En vertu de l'article 61 du règlement, le Gouvernement a demandé la discussion d'urgence du projet de loi tendant à la défense de la République.
M. André Monteil, rapporteur. Mesdames, messieurs, la commission de la défense nationale vient seulement de terminer ses travaux et, à la majorité de 24 voix contre 13, m'a confié l'honneur de vous exposer ses conclusions.
Vous nous direz, mesdames, messieurs, pourquoi l'extrême urgence ? Que signifie ce projet n° 2737 du Gouvernement relatif à la protection de la liberté du travail et à la défense de la République.
Nous répondons, au nom de la majorité de la commission de la défense nationale: Il existe dans ce pays un gouvernement régulièrement, constitutionnellement installé. Dans la République, telle que nous la concevons du moins, la loi est celle de la majorité dans le respect des droits de la minorité. (Applaudissements au centre, sur divers banc à gauche et à droite).
Certains commissaires ont déclaré devant la commission de la défense nationale que le Gouvernement avait je ne sais quelle arrière-pensée. On a même été jusqu'à dire qu'il avait « soif de sang ».
Je me demande si un Français, dans les circonstances actuelles, peut prêter de telles pensées à d'autres Français ? (Applaudissements sur les mêmes bancs).
M: André Marty. Et Marseille?
M. André Monteil. J'ai dit que, dans toutes les démocraties du monde, l'une des missions de l'armée, c'est la défense du régime. Or, le régime qu'il s'agit de défendre aujourd'hui est le plus beau et le plus noble. C'est le régime démocratique que nos pères ont conquis au prix de leur sang et ce régime sera défendu.(Rires à l'extrême gauche - Applaudissements au centre, à gauche et à droite).
M. Charles Tillon. C'est le régime de la banque Lazard que vous défendez!
M. Jacques Duclos. Et celui de la banque Rotschild.
M. le rapporteur. Je n'abuserai pas des instants de l'Assemblée et je dégagerai tout de suite nos conclusions.
La commission a admis l'article 1er dans sa rédaction originale. Cet article permet au Gouvernement d'appeler un contingent maximum de 80 000 hommes de troupe, sous-officiers et officiers appartenant aux disponibilités ou aux réserves des armées de terre, de mer et de l'air.
M. Ambroise Croizat. Combien cela coûtera-t-il de milliards?
A l'extrême gauche. Pourquoi faire?
M. le rapporteur. Pourquoi cette mesure? Pour assurer la protection du régime républicain.
Pourquoi cela ? hurlent encore les communistes.
André Monteil leur répond à nouveau... « Pour défendre la République ! ».
Contre qui ? reprennent les mêmes ...
« Défendre la République contre les factieux, c'est défendre la liberté ».

L'Humanité prône la subvertion
Il n'y a qu'un factieux hurle Arthur Ramette ... « C'est De Gaulle! ».
Puis pendant qu'il s'écrie ... « Parlez-nous de l'apprenti dictateur. Vous qui êtes l'homme du Général ».
Le choeur de « l'armée Rouge » reprend les Soldats du 17ème ...
Puis c'est l'appel répété à l'insurrection par les forces armées ... La comparaison constante, à longueur de séances, entre le gouvernement en place et Vichy, les insultes de, bandits, assassins, boches, fusilleurs, pendant que le « général » Malleret-Joinville appelle les officiers, sous-officiers et soldats de réserve à refuser de tirer sur le peuple et, au contraire, de se solidariser avec lui.
A plusieurs reprises, le Général Commandant militaire de l'Assemblée nationale devra faire intervenir son unité sous les insultes, les quolibets et les chants anti-militaristes du vieux temps des « Gueules de Vaches ».
Des centaines de pages du Journal officiel suffisent à peine à consigner les injures, les outrances , de tous les « camarades députés ».
Déjà la fédération de l'Education dite nationale donne la voix avec l'anti France, certainement pour le mieux-être des élèves, elle y va donc de son communiqué ... lu à la tribune par un représentant du « peuple ».
« Le bureau de la fédération de l'Education nationale, réuni le 29 novembre 1947; vient de prendre connaissance par la presse du projet de loi relatif à la défense de la République et de la liberté du travail.
« Elle élève la protestation la plus véhémente contre le projet tout entier et ses dispositions qui sont la négation même du droit syndical et des libertés ouvrières conquises depuis 1789, au cours d'un siècle et demi de luttes.
« Elle met en garde ies groupes parlementaires contre le vote de ce texte et affirme avec force que la classe ouvrière saura maintenir par son action les libertés qu'elle a chèrement acquises ». (Applaudissements à l'extrême gauche).
Mais parfois, sortant du lot, même à cette époque aussi troublée que celle que nous vivons aujourd'hui, quelques courageux se lèvent, demandent au gouvernement de gouverner ... et mettent en final les points là où ils doivent être mis.
M. Maurice Viollette. Il me paraît vraiment peu satisfaisant, si honorable que soit le scrupule auquel le Gouvernement a obéi, de demander à une assemblée de six cents membres de gouverner.
C'est le conseil des ministres qui a la charge des responsabilités du Gouvernement. Le Parlement, lui, a la charge de couvrir les responsabilités prises par le Gouvernement. (Applaudissements sur divers bancs à gauche, au centre et à droite).
Au surplus, dans l'état actuel des choses, je me demande comment certains peuvent avoir tant de scrupules à entreprendre l'oeuvre nécessaire qui nous est demandée.
Tous les jours, depuis une semaine, l'Humanité, par des manchettes énormes appelle tous les ouvriers de France à la lutte ...
Mme Eugénie Duvernois. Pour le pain !
A l'extrême gauche. Pour la liberté!
M. Florimond Bonte. Pour l'Indépendance nationale !
M. Maurice Viollette. Non, mesdames, messieurs, ni pour le pain ni pour l'indépendance; on les appelle à la lutte politique, à la lutte pour Staline. (Applaudissements à gauche, au centre et à droite - Vives interruptions à l'extrême gauche).
Après cette intervention courageuse sous les insultes, les menaces physiques et les promesses d'avoir des comptes à rendre au peuple ... Maurice Viollette décrit déjà, voici 50 ans l'enjeu du combat anti-communiste ...
M. Maurice Viollette. Nous voulons sauver le prolétariat de ce pays de la terrible dictature stalinienne dont nous connaissons les effets troubles. Aussi, résolument nous nous opposons à vous. Nous voulons un gouvernement qui, prenant la responsabilité de ses actions, affirme hautement que ces débats ont trop duré et qu'il est temps de mettre un terme à cette insurrection à laquelle l 'Humanité, de ce matin cherche à entraîner les militaires. Nous voulons le respect de la loi et des décisions vigoureuses et immédiates. (Applaudissements sur certains bancs à gauche et sur divers bancs au centre et à droite).
M.le président. La parole est à Monsieur le ministre de l'intérieur.
M. Charles Tillon. l'Amérique vous parle! hurle l'homme de Moscou par excellence.
Ce qui prouve l'incroyable culot de ces messieurs et surtout de celui-là, âme de Staline.
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Messagepar Pat » 01/06/2008 - 17:31

La trahison des élites
A la Libération, Thorez le déserteur devient ... le « 1er des Francs-Tireurs et Partisans ».
On comprend donc un peu mieux l'acharnement de tous ces groupes de pression à remettre cent fois sur le métier leur ouvrage de déboussolement et d'anéantissement des valeurs qui, seules, donnaient un sens au mot de patrie et un repère aux humbles.

C' est pourquoi, tout en les remerciant de l'avoir fait, je ne me prosterne pas devant l'équipe de chercheurs qui vient de publier un livre expliquant à tous les ignares, à tous les idiots utiles, à tous les imbéciles chroniques, que le régime soviétique a fait, en soixante-dix ans, une centaine de millions de morts.
Tous ceux qui voulaient le savoir étaient au courant comme ils le sont au sujet des tueries sanglantes de Palestiniens qui eurent lieu au moment de la création de l'Etat d'Israël.
Mais ces messieurs, (pas du tout révisionnistes eux...) ont leur bréviaire, parlent tous la même langue de bois et ont toujours prêtes les réponses «adéquates» à ceci près qu'il y a un léger défaut: leurs réponses et leurs arguments répétitifs sont faux!
Cela ne les décourage jamais et quand des gens sérieux s'étonnent que les communistes dits Français tiennent toujours le haut du pavé, il y a toujours un zigoto de service, tel monsieur Vauzelle, qui, dernièrement, déclarait:
« De Gaulle en 1945 a fait entrer les communistes dans son gouvernement pour faits de résistance. »
Il faudra bien arriver à extirper ces mensonges de la cervelle de nos concitoyens, mais hélas, aussi, de celles de tous les habitants blancs de la planète. Manipulés, numérotés, moralement asservis et prêts pour l'esclavage de la pensée unique et du fric roi; ils sont déjà en grande partie persuadés qu'il n'y a plus rien à faire !
La terreur morale et parfois physique qui règne dans notre pays aujourd'hui, au nom, bien sûr, des droits de l'homme et de la iiberté de conscience, n'est que le résultat d'une longue descente aux enfers qui dure depuis la Libération...
Il faut quand même que les Français sachent que, dans les années 1945-55, la liberté de parole existait en France et ce malgré le fait que les communistes avaient instauré la terreur dans de nombreux départements. A la fin des années 1944 et début 1945 ils s'en sont donné à coeur joie, arrêtant, jugeant, condamnant, exécutant des «traîtres» parmi lesquels un grand nombre d'hommes et de femmes qui n'avaient rien à se reprocher.
Il faut quand même que les Français sachent aussi que les services spéciaux de la France libre à Londres fournissaient à ses agents des listes de «collabos». Listes un peu spéciales dans la mesure où, parfois au milieu de véritables «salauds», il se trouvait des hommes intègres, patriotes, à qui il n'y avait rien à reprocher, sinon le fait qu'à la Libération ils pouvaient être des gêneurs dans la mesure où, justement, il n'y avait rien à leur reprocher. Mais qu'ils seraient, de nouveau, des notables reconnus et respectés, mais pas obligatoirement... dans le nouveau sens de l'histoire, celle écrite par les arrivistes ou les tueurs.

Falsification de l'Histoire
Comment, aujourd'hui, des gens qui se présentent encore comme «gaullistes» peuvent-ils donner la main aux descendants de Monsieur Thorez qui n'a jamais cessé d'insulter le Général. Ce chef communiste qui avait eu le culot de se faire remettre par ses collaborateurs un brevet de combattant héroïque... comme le premier des Francs-tireurs et partisans, tout comme M. Marchais travailleur volontaire en Allemagne nazie essaiera, vainement lui, d'obtenir le titre de déporté du travail !
Car la mainmise des communistes sur l'information puis sur l'ensemble de la «culture» n'a pu se faire que grâce à la trahison d'une grande partie des «élites» de ce pays. Par peur, par imbécilité, par haine de leur pays, voire même par soumission sexuelle... ils ont participé à la falsification de l'Histoire de la dernière guerre mondiale.
Pour la réécriture de l'Histoire du PC «F», bizarrement, à l'intérieur même du parti, les choses ont été plus difficiles, De véritables luttes au couteau opposèrent les «faux résistants» à ceux qui, au moins à partir d'une date donnée, s'étaient conduits très courageusement parfois, quels que soient les motifs réels.
M. Tillon par exemple, et il y en a bien d'autres, vit ses actions chuter dangereusement quand il osa répliquer à la «femme» de Thorez, Jeannette Vermersch, lors d'une réunion du groupe parlementaire communiste où il était question de la résistance: « Mais de quoi parles-tu? Qu'est-ce que tu affirmes ? Qu'est-ce que tu en sais? Tu n'étais pas là ! Tu étais à Moscou! »
A cette époque-là, tout était encore possible pour contrer sérieusement les hommes du Kremlin. Il aurait suffit d'avoir un peu de courage. Mais au milieu d'un pays encore à reconstruire, qui avait encore des problèmes de ravitaillement, les scandales succédaient aux scandales. A cela s'ajoutaient les « magouilles politiques » contre De Gaulle et ses amis.
Car une grande partie de la classe politique, puissamment aidée par les communistes, n'avait qu'un seul et unique objectif... Tout faire pour empêcher le retour du « libérateur de la patrie ».
En 1947, aux municipales les «gaullistes» n'ont qu'une mini «victoire»,
En 1951, c'est la défaite, la déroute, la débâcle pour les hommes du Général.
En 1956, aux élections, le RPF n'a que 400 000 voix,
Seulement déjà, et ce n'était pourtant qu'un début, inlassablement les désinformateurs mentaient et s'entraînaient à mieux mentir encore...
Face à eux, des hommes, jeunes, très jeunes parfois, n'hésitaient pas à s'opposer verbalement et physiquement. La rue était défendue, parfois avec des pertes énormes dans les rangs des nationaux et nationalistes, Des vérités premières étaient dites sur les tribunes, dans les meetings mémorables dont le style même a disparu aujourd'hui.

Le parti des 7S 000 fusillés!
Face au « parti des 75 000 fusillés », nous opposions les statistiques du procès de Nuremberg qui en décomptaient pour la France 29 660 dont 9 844 pour « faits de résistance ». Et il fallait crier bien fort, déjà à cette époque-là, pour faire admettre que tous n'étaient pas, loin de là, communistes. Que Londres, n'était pas plus le bien absolu que Vichy n'était le mal à l' état pur...
Et que cela plaise ou non, l'Assemblée nationale et le Sénat réunis avaient, le 10 juillet 1940, remis les pleins pouvoirs au maréchal Pétain par 596 voix contre 80 avec seulement 17 abstentions ...
Dès cette époque, la chose était admise aussi et l'on en parlait, que dans les camps nazis les SS avaient remis les pouvoirs aux communistes allemands détenus, que ceux-ci faisaient la pluie et le beau temps, surtout la nuit où pas un seul SS ne restait à l'intérieur des camps, Cette précision a été apporte par Marcel Dassault lui-même dans un article paru dans Jours de France, introuvable aujourd'hui...
Dès leur arrivée en détention, les principaux responsables communistes, Français ou Italiens, étaient invités eux aussi à participer à la marche des camps, à la désignation des corvées.
Les communistes français utilisèrent au maximum ces possibilités et ce véritable pouvoir de décision, plaçant en priorité les leurs en sécurité et dans les Kommandos de travailles moins pénibles envoyant souvent les « ennemis de classe » à une mort certaine.
Comment de telles choses peuvent-elles constamment être remisées aux oubliettes de l'Histoire.
Voilà des Français, déportés, voués à la mort par manque de nourriture, de soins, du strict minimum et qui sont encore plus maltraités que ne l'exigent les règlements des camps allemands, du seul fait que d'autres hommes, prisonniers comme eux, déportés comme eux, leur infligent des brimades supplémentaires parce qu'ils ne sont pas communistes. Mais aussi et surtout, et là est toute l'horreur, parfois parce qu'ils sont anti-Allemands et anti-communistes et que s'ils reviennent au pays, ils auront des raisons de parler haut et fort et seront donc des concurrents sérieux pour le nouveau pouvoir. Et ceux qui participaient à la mort programmée de ces patriotes français se disaient eux-mêmes Français et vivent encore aujourd'hui grâce à des allocations qui leurs sont allouées pour faits de Résistance !...
Roger Holeindre : National Hebdo du 6 au 12 janvier 2000
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 03/06/2008 - 16:10

23 mai : la Lituanie sous le knout
• L'URSS a mis à profit la Seconde Guerre mondiale pour accroître son territoire, par rapport à 1939, de 682 809 kilomètres. Ceci avec l'accord implicite des Occidentaux qui, à la suite des conférences de Téhéran (décembre 1943), Yalta (février 1945) et Postdam juillet-août 1945) ont laissé agir l'impérialisme soviétique, lavé de ses péchés pour avoir activement participé à la "croisade des démocraties" lancée contre les forces du mal...
Les peuples baltes, accusés d'avoir fait le jeu de l'ennemi allemand, furent systématiquement traités en suspects. Ils devaient être punis de leur traditionnel antisoviétisme et, dès l'hiver 1944/1945, les Soviétiques utilisèrent les quelques communistes locaux et les sympathisants, en particulier juifs, issus des milieux intellectuels pour administrer les pays baltes sous le contrôle du NKVD. Mais ils durent faire face à une résistance tenace.
Pour briser le peuple lituanien, 145000 personnes furent déportées en 1946. Le clergé catholique paya un lourd tribut : la moitié des prêtres et la quasi-totalité des évêques furent arrêtés; l'évêque de Telsfaï, Mgr Borisevius, condamné à mort le 3 janvier 1947, fut aussitôt exécuté; le primat de Lituanie, Mgr Reinys, archevêque de Vilnius, fut déporté en Sibérie où il mourut en 1953.
C'est aussi le chemin de la Sibérie que prirent les 300 000 hommes, femmes et enfants arrêtés le 23 mai 1947. Malgré cela, la résistance des paysans à la collectivisation des terres se poursuivit et les Soviétiques durent encore déporter en Sibérie, en mars 1949, 60 000 Lituaniens. A leur place, les Soviétiques firent venir des colons slaves, pour modifier la composition ethnique de la population des pays baltes et russifier ces territoires.
Indomptables, des partisans lituaniens, réfugiés dans les forêts du sud du pays, menèrent contre les occupants une guérilla acharnée qui se prolongea jusqu'à la fin des années 50. Ces combattants portaient le beau nom, hérité du Moyen Age, de "Frères de la forêt".
Parallèlement à cette résistance armée, une résistance culturelle préparait la renaissance nationale. Car, pour survivre à la glaciation soviétique, les peuples baltes ont compris qu'il leur fallait avoir recours à leur plus longue mémoire. Ils ont donc entretenu avec un soin jaloux un héritage venu du fond des âges, colporté par les chants choraux, la poésie, les fêtes communautaires qui marquent équinoxes et solstices. Ainsi les daïnos - courts " poèmes lituaniens comparables aux haïkus japonais - représentent-ils, pour la Lituanie d'aujourd'hui, la voix - et la voie - des ancêtres. une voix qui chante l'éternel retour des forces de vie: ,
" Je suis allé voir l'Etoile du Matin
L'Etoile du Matin m'a répondu:
Il me faut de bonne heure
allumer le feu pour le Soleil !
Je suis allé voir l'Etoile du Soir
L'Etoile du Soir m'a répondu:
Il me faut ce soir
préparer le lit du Soleil !"
P. V National hebdo du 26 mai au 1er juin 1994
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 05/06/2008 - 22:46

BOUDAREL N'ÉTAIT PAS SEUL...
De Paris, le PC luttait contre l'armée française en Indochine

• Le cas du triste sire Boudarel a légitimement défrayé la chronique. Mais il semble que l'arbre Boudarel ait caché à beaucoup la forêt de la trahison communiste lors de la guerre d'Indochine. Il n'y avait pas que ceux qui se trouvaient carrément dans les rangs des tueurs de leurs compatriotes, tel l'intellectuel dévoyé Boudarel. En plein Paris, rue Saint-Georges, fonctionnait, sous l'appellation de « section coloniale », puis de « section de politique extérieure » du PC, toute une organisation dont la seule raison d'être visait à « travailler à la défaite de l'armée française partout où elle se bat », selon les propres termes du dirigeant communiste Jacques Duclos, en 1952.
La tâche principale de cette section consista à saboter le ravitaillement du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, à communiquer aux communistes vietnamiens les plans de bataille de nos troupes, à démoraliser les familles des militaires partis là-bas, à dresser l'opinion contre eux. Tous les membres de Ia « section coloniale » s'occupèrent activement de ces « tâches ». Ceux qui étaient « spécialistes » de l'Afrique du Nord entreprenaient par exemple de recenser les militaires originaires du Maghreb combattant en Indochine. Lorsque l'un de ces combattants tombait par malheur aux mains du Vietminh (les communistes du Vietnam), le PC « français », dûment informé, se chargeait de mener une enquête sur la famille, afin de transmettre aux geôliers d'Ho-Chi-Minh des éléments permettant de faire pression sur lui, pour l'amener si possible à trahir.
Les soldats issus de métropole ne se trouvaient pas à l'abri de telles pratiques, menées souvent de façon très insidieuses. Les Boudarel de Paris procédaient en usant de toutes les ressources de la guerre psychologique. Parmi les responsables de cette sale besogne, se distingua un apparatchik du nom de Léopold Figuères. En 1950, année terrible pour nos combattants au Tonkin, il était âgé de 32 ans et détenait aussi des fonctions importantes dans le secteur « jeunesse » du PC. Rédacteur en chef de l'organe des Jeunesses communistes de l'époque (qu'on appelait alors l'UJRF : Union de la Jeunesse républicaine de France), L'Avant-Garde, ce membre suppléant du comité central du parti déployait un zèle extrême.
En juin et juillet 1950, « Léo » Figuères partit pour les zones dominées par les bandes armées communistes, à un moment où celles-ci lançaient des offensives meurtrières contre nos unités. Il fut reçu avec un grand tam-tam médiatique du camp international marxiste par le chef rebelle Ho-Chi-Minh en personne, salua comme des frères les soldats vietminh et se rendit en grande pompe chez les « commandos internationaux ». Il s'agissait des traîtres à la Boudarel. « Léo » se garda bien, toutefois, de visiter les prisonniers et otages français aux mains de ses amis.
Peu de temps après, madame Vidal, mère d'un otage français du Vietminh, demeurant dans le Var, à Brue, recevait un double courrier stupéfiant, sur papier à en-tête de L'Avant-Garde:

« Paris, le 7 août 1950
Chère Madame,
J'ai le plaisir de vous adresser ci-joint une lettre qui m'a été confiée, lors de mon séjour au Vietnam libre, par les services vietnamiens s'occupant des prisonniers et des internés français.
Je suis persuadé que cette lettre vous rassurera sur le sort d'un être cher.
Je puis ajouter que les autorités démocratiques du Vietnam libre font tout pour rendre la vie supportable aux captifs.
J'exprime, en terminant, le souhait que les efforts des familles et ceux des organisations qui se sont toujours dressées contre la guerre insensée faite en Indochine aboutissent à faire revenir dans leurs foyers tous les prisonniers et internés français.
Veuillez agréer l'assurance de mes sentiments très dévoués.
Le directeur de L'Avant-Garde, Léon Figuères »

Le petit télégraphiste de l'ennemi ne se doutait pas alors qu'il allait, deux ans plus tard, recevoir une réponse à sa misérable manœuvre. Le fils de madame Vidal, Pierre Vidal, enfin arraché aux griffes vietminh, découvrit alors ce texte parmi les papiers de sa mère. Il manifesta publiquement son indignation, notamment dans le journal La République du Var, et dans Combattants d'Indochine. Il décrivit, au passage, ses terribles conditions de vie en tant que prisonnier du Vietminh (ce que « Léo » appelait « rendre la vie supportable »). Il était réduit à manger de l'herbe, et il dut aussi subir le supplice de la cage à buffle.
Le directeur de l'Avant-Garde est aujourd'hui maire communiste de Malakoff, dans les Hauts-de-Seine, et jouit de toute la considération des autorités préfectorales et ministérielles.
René-Louis DUVAL

L' ELEVE D'HO-CHI-MINH
• Pourquoi Léopold Figuères, dit « Léo », fut-il envoyé par le PC en Indochine, rencontrer les chefs d'une rébellion antifrançaise, au moment précis d'une terrible offensive communiste contre nos troupes ? L'explication tient au fait que le camarade Léo était particulièrement sûr. C'était un « internationaliste » de choc, formé à l'Ecole léniniste de Moscou, en 1936-1937. Une condition nécessaire, mais remplie par bien d'autres que lui, dans le PC de 1950. Certes. Avec, cependant, un petit détail, du genre décisif: à Moscou, le jeune Léo (il avait alors 18 ans) bénéficiait des cours d'un professeur barbichu, très intéressé par les Français: Ho-Chi-Minh.
RG amnésiques
Pas la peine de chercher la trace des exploits indochinois de « Léo » Figuères dans sa fiche des Renseignements généraux.
Dès 1962, comme en témoigne le document reproduit, les RG avaient soigneusement expurgé toute trace du scabreux périple du dirigeant communiste au Vietnam. A noter au passage le piège grossier tendu à l'utilisateur naïf du document policier. Contrairement à ce qui est mentionné sur la fiche, Figuères ne figurait pas au Comité central du PC entre 1936 et 1940. Il était bien trop jeune pour cela. Il siégeait à la direction de la JC (CC, de la JC), ce qui n'est pas du tout le même niveau de responsabilité. Cette « nuance ») permettait au PC de savoir instantanément qui utilisait les documents de police, car la quasi-totalité de ceux concernant ses dirigeants comportaient de telles « erreurs ». (Le Crapouillot n° 108 a publié sur les rapports PC/RG une étude à laquelle nous renvoyons les lecteurs désireux d'en savoir plus).
R. L. D. National Hebdo du 30 juillet au 5 août 1992
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 07/06/2008 - 23:45

ALGÉRIE 1954-1955-Propagande antifrançaise et désinformation
Après avoir rétabli la vérité sur le rôle ambigu des communistes pendant la Seconde Guerre mondiale, Roger Holeindre aborde aujourd'hui le douloureux chapitre de l'Algérie. On va voir comment une poignée de rebelles saura utiliser les méthodes lénino-marxistes pour monter deux Communautés l'une contre l'autre ...
La fin lamentable de l'expédition de Suez du fait des menaces soviéto-américaines n'est pas une catastrophe. Certes, il eût mieux valu ... ne pas y aller que de se ridiculiser,
mais (dixit M. Guy Mollet) « Nasser, c'était Hitler! » donc il fallait l'abattre.
Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ? Ne pouvait-on agir autrement ?
Dès le 1er novembre 1954, la France sait pourtant à quoi s'en tenir. C'est à la radio du Caire, chose peu connue, qu'est lue la proclamation d'indépendance de l'Algérie en synchronisation avec les tueries déclenchées le même jour en Algérie et dont les premiers morts seront un couple d'instituteurs et un musulman fidèle qui s'interposa entre eux et les assassins. C'est au Caire aussi que se rendra Ferhat Abbas par la suite. La capitale égyptienne est la plaque tournante de la propagande antifrançaise, et c'est là que l'on tourne des films montrant une prétendue « réalité algérienne ». Une caricature insane qui présente des colons à cheval, casque colonial sur la tête, cravache à la main, bastonnant des Algériens en guenilles attelés à des charrues, pendant que des « femmes françaises », portant ombrelles, applaudissent et rient à gorge déployée ... Voilà le genre d'actualités que les techniciens soviétiques, spécialistes de la manipulation des masses, font « fabriquer » aux propagandistes arabes, c'est déjà la méthode des enfants de Goebbels et du KGB.
Ces « actualités » projetées dans tout le Proche-Orient soulèvent bien entendu, l'indignation des foules illettrées et misérables. De son côté, Nasser, soutenant la cause algérienne, dont il se prétend l'avocat, prend déjà une figure de leader derrière lequel s'alignent tous les gouvernements de la Ligue arabe née, elle aussi au Caire, en mars 1945.
En France, le 12 novembre 1954, le président du Conseil, Pierre Mendès France, déclare devant l'Assemblée nationale: « L'Algérie est française.» Il n'y a donc pas de sécession concevable. Son ministre de l'Intérieur dans une envolée patriotique s'écrie : « L'Algérie c'est la France, trois mots définissent ma politique : volonté, fermeté, présence ! » Ce ministre c'est M. Mitterrand!
Déjà aussi en Algérie les syndicalistes américains « rôdent »
C'est juste l'année de l'insurrection qu'ils essaient de prendre en main les syndicats algériens. Drôles de syndicalistes d'ailleurs qui, certainement par philanthropie, se trouvent toujours depuis 1945 aux côtés des grandes sociétés pétrolières américaines, dans les conseils d'administration desquelles sont bien placés d'importants hommes politiques, donnés eux comme « amis de la France », mais qui, de la Syrie au Liban hier, à l'Algérie aujourd'hui sont totalement hostiles à la France et à sa présence au Proche-Orient puis en Afrique du Nord.

CIA et FLN
N'oublions pas qu'avec les Anglais ils ont joué, après la guerre, Bourguiba contre nous, alors que ce dernier avait été un agent zélé de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie.
A cette époque les liens entre les pouvoirs de Londres et de Washington, les services secrets dits « alliés » et les milieux d'affaires ne sont même plus à démontrer.
Forts de la caution antifrançaise de Roosevelt, lui aussi « grand ami de la France », les services américains ont souvent laissé faire des choses pas très belles par des « militaires » de haut rang représentant en fait les puissances financières d'outre-Atlantique.
Ce fut le cas en Indochine avec Ho Chi Minh, ce fut le cas dans tous les pays d'Afrique du Nord.
Roosevelt en personne rencontra d'ailleurs dans ce sens le sultan du Maroc Mohammed V en 1943 et Ferhat Abbas en 1945. Murphy, son représentant personnel pour l'Afrique du Nord, sera en contact avec tous les milieux antifrançais.
Il est prouvé aujourd'hui que la CIA a fourni de très importantes sommes au FLN naissant.
Il n'y a pas lieu de s'étonner mais il y a lieu de ne pas se cacher, que, pour des raisons idéologiques autant que mercantiles, les Américains ont œuvré avec constance contre la présence française en Asie et en Afrique.
Il faut bien dire aussi que ces manœuvres ont été grandement facilitées par l'occupation de l'Afrique du Nord à partir de novembre 1942, par les armées américaines.
Dès leur débarquement, les services américains s'empressèrent de poser des problèmes aux autorités françaises et de bloquer des rouages de notre administration qui fut ainsi elle-même mise en tutelle. On peut imaginer quelles conclusions allaient rapidement en tirer les indigènes. Notre prestige ne pouvait qu'en être légitimement anéanti.
Sans doute que pour les Etats-Unis les hommes du FLN ne pouvaient être que de braves gens puisque durant les deux premières années de « guerre », de fin 1954 à 1956, ils n'avaient jamais assassiné que 4 500 musulmans algériens soupçonnés de sympathie pour la France, et en avaient fait disparaître sans aucun jugement près de 3000 ...
Il n'y a pas qu'eux d'ailleurs, à cette époque, qui les trouvent fréquentables ... puisque M. Pineau rencontre Nasser - à qui sûrement il n'a rien à reprocher - et lui demande d'organiser une réunion avec le FLN. Chose, bien sûr, que les « frères » refusent. Ne viennent-ils pas de recevoir la visite de hauts fonctionnaires soviétiques qui leur assurent l'appui total de Moscou ?
Les Soviétiques déjà rient en sourdine. N'ont-ils pas fait faire un nouveau demi-tour à 1800 aux hommes du PCF ? Ceux-ci en 1945, membres du gouvernement ont condamné le soulèvement de Sétif, oeuvre de « provocateurs hitlériens », et M. Tillon, ministre communiste de l'Air fera donner l'aviation contre les villages d'où semble être partie l'émeute.
Pas tout à fait sur le même diapason, chose assez rare, Benoît Frachon, dirigeant de la CGT, déclare à la même époque: « La CGT aidera les populations nord-africaines à conquérir leur indépendance totale. »

Méthodes terroristes
Lorsque l'on peut juger d'une époque avec du recul et savoir donc, pour l'avoir vécue, en avoir été un témoin actif, ce que furent les événements dramatiques des années suivantes, il faut bien relire à deux fois les déclarations de certains hommes politiques « de gauche » ou « gaullistes » pour en croire ses yeux.
« Qu'on n'attende de nous aucun ménagement à l'égard de la sédition, aucun compromis avec elle. Les départements d'Algérie font partie de la République. Ils sont français depuis longtemps. Entre la population algérienne et la métropole, il n'est pas de sécession concevable. Jamais la France, jamais aucun parlement, jamais aucun gouvernement ne cédera sur ce principe fondamental. »
Déjà pourtant les hommes du FLN emploient les méthodes de terrorisme lénino-marxiste.
La population musulmane dans son ensemble demande à la France des aménagements à son statut, mais ne veut ni la guerre, ni la séparation. Alors il faut creuser le fossé entre les communautés et c'est le chef rebelle du Nord Constantinois Zighout Youssef commandant un embryon de bande (qui deviendra la willaya n° 2) qui se charge de cette « mission ». Le 20 août 1955 dans la région de Philippeville des petites agglomérations où les deux communautés vivent en paix sont attaquées : Collo, El Milia, Didjelli, Guelha, El Halia, Ain Abid. Les Européens sont massacrés. Dans leur grande majorité ce sont des gens modestes, des travailleurs. Partout des scènes horribles, hommes, femmes, enfants sont tués à coups de pelle, de pioche, de scie. Les femmes, les gamines sont violées. La désolation et le carnage s'abattent sur la petite cité minière d'El Halia qui deviendra un symbole pour les Européens et les musulmans fidèles, eux aussi tués par centaines. Avec les troupes qui arrivent se trouve un capitaine, ancien résistant; devant le spectacle il déclare : « Les boches étaient des salauds, mais même à Oradour, où le sommet de l'horreur semblait atteint, ils n'ont pas été jusque-là! » Des bébés ont en effet été cloués sur une porte avec des pioches à travers leur pauvre petit corps.
Toute cette horreur n'a qu'un but, attirer la répression ... elle vient ! Elle ne pouvait pas ne pas venir !
A cette époque, les communistes français n'étant plus dans le gouvernement, il n'est possible de tirer sur les rebelles ... qu'en cas de légitime défense, ou alors attendre l'arrivée des gendarmes ... ou tout officier de police judiciaire ...
C'est ce genre d'absurdités qui déclenche les représailles des rescapés civils et de leurs parents ou amis venus de villages voisins. La répression est sévère : plus de 1 500 exécutions. C'est ce que voulait les maîtres à penser de la rébellion ... Ils ont gagné la première manche!
Roger Holeindre National Hebdo du 13 au 19 janvier 2000
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 08/06/2008 - 12:50

Le beau cadeau à L'Huma
• Le gouvernement a décidé d'abandonner une créance de 13 millions de francs due à l'Etat par le quotidien communiste L'Humanité, a confirmé le ministre de l'Economie Laurent Fabius en personne à l'Assemblée nationale. Il s'agissait de prêts accordés au titre du Fonds de développement économique et social destiné à venir en aide aux entreprises en difficulté. Un joli cadeau aux cocos, qui s'ajoute à l'aide publique à L'Humanité, laquelle a pratiquement doublé celle année, et aux publicités dont les entreprises nationales gratifient généreusement le quotidien moribond du PC. Jean-Marie Le Pen souligne que le pouvoir socialiste a pris sans vergogne le reiais de l'URSS et des officines de financement occulte du PCF pour se porter au secours de ce journal. Le président du Front national « s'étonne de la multiplication des cadeaux accordés à un journal qui défend une conception totalitaire et criminelle du monde », et s'indigne de « l'inégalité de traitement entre les organes de presse, puisque depuis 1997 aucun journal de la presse patriotique n'a touché le moindre centime de l'Etat ».
National Hebdo du 7 au 13 décembre 2000
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 11/06/2008 - 18:59

ALGÉRIE, GUERRE SANGLANTE(suite)
2/Terreur à Alger
Bien vite pourtant, la population musulmane est lasse de la guerre et, dès 1956, les services de renseignements français savent que l'état-major du FLN a d'énormes difficultés. Les villageois algériens signalent de plus en plus souvent les «bandes armées» aux autorités françaises, ils refusent de donner du ravitaillement aux rebelles, ne suivent pas leurs consignes; et ceux-ci ne se maintiennent que par la terreur. Nez, lèvres coupés par représailles ne se comptent plus.
Le 16 octobre 1956, le bateau Athos, avec soixante-dix tonnes d'armes et de munitions dans les cales, est arraisonné par la marine française. Il vient d'Alexandrie; les armes destinées aux rebelles ont été payées par Nasser. Peu de temps après des «chalutiers soviétiques» croisent au large de l'Algérie... Ils croiseront, ceux-là ou d'autres, durant toute la guerre.
Le mois d'octobre est bénéfique pour ceux qui combattent le FLN, comme ils en ont reçu mission du gouvernement légal de la France. Le 22 en effet, les services de renseignements apprennent que les chefs de l'insurrection, dont Ben Bella, vont survoler le territoire algérien ou passer au large, en route vers Tunis, venant du Maroc.
C'est le colonel Ducourneau, ancien de la France libre et directeur de cabinet du ministre résident Robert Lacoste qui a, le premier, l'idée de détourner l'avion et de capturer les dirigeants rebelles.
Robert Lacoste, prévenu, trouve que «c'est une affaire du tonnerre de Dieu!». Quand ce coup d'audace est réussi et que Ben Bella est arrêté par les gendarmes sur l'aéroport même d'Alger il a, lui, le réflexe normal d'un homme en guerre; il déclare: «C'est du bon travail, je ne croyais plus les Français capables de cela!».
Le rôle du PC
Mais Paris ne comprend rien et ne comprendra d'ailleurs jamais rien à cette guerre civile... Le président Coty (au rôle pourtant bien terne, vu les attributions d'un président de la République à l'époque) demande des sanctions pour les «coupables» et la libération immédiate de Ben Bella et de ses acolytes ...
Mais le parti communiste de France, cette fois-ci se lance à fond dans la dénonciation de cette nouvelle «sale guerre», oubliant de préciser qu'elle n'est «sale» que par les méthodes de terreur employées par le FLN à qui il apporte maintenant son soutien total. Poussé par cette propagande, on verra l'aspirant Maillot déserter, alors qu'il était chargé de transporter un lot d'armes, environ deux cent cinquante. Le but de cette désertion et de ce vol était la constitution d'un maquis communiste. Ce maquis formé sera d'ailleurs livré par le FLN lui-même à l'armée française et ce sont les harkis du Bachaga Boualem qui l'anéantiront et tueront Maillot.
A la tribune de la Chambre des députés, Arthur Ramette déclarait un peu plus tard: «Nous, communistes, estimons que Maillot a fait son devoir de patriote.»
Présentes en Algérie, lors de ces évènements, des personnalités gaullistes en «mission»- dont M. Sanguinetti - iront sur place, dans le bled, saluer, «au nom de la vraie France», les soldats du Bachaga... Pendant que le colonel Bourgoin, ancien, lui aussi, de la France libre, prononcera à Alger, au nom de tous les anciens combattants français, le serment de garder l'Algérie dans la France et de s'opposer par tous les moyens à toutes mesures qui menaceraient l'unité nationale.
Une anecdote maintenant, qui éclairera d'un jour singulier les menées de Charles De Gaulle et de ses «missi dominici» pour revenir au pouvoir.
Au temps où la rébellion peut faire penser qu'un réel danger menace nos départements d'Afrique du Nord, le Front national des combattants pour l'Algérie française se dépense, à Paris, sans compter. Mais, comme dans toute entreprise de ce genre, forte de sa seule foi, l'argent manque, même le minimum vital. Jean-Marie Le Pen, un des dirigeants du Front, évoquant la situation inquiétante de son mouvement, devant Roger Delpey, celui-ci lui dit : «Du temps du RPF [Rassemblement du peuple français, fondé pour préparer déjà le retour au pouvoir de Charles De Gaulle], il y avait un monsieur Y qui donnait de grosses sommes d'argent. Il faudrait peut-être aller le voir.» Jean-Marie Le Pen rencontre donc monsieur Y et lui explique toutes les raisons de son combat pour garder l'Algérie et le Sahara à la France. Que répond monsieur Y dans son jargon: «Je donne argent beaucoup argent... mais vous faire propagande pour retour général De Gaulle...»
Espions du KGB
Rappelons qu'à cette époque personne, hors les gaullistes... optimistes, qui travaillaient dans l'ombre, ne pensait à un retour possible de l'homme de Colombey.
Quelques années plus tard, la CIA et les services secrets occidentaux, ayant en main la liste des agents du KGB en Europe, y trouvaient le nom de ce bon monsieur Y, l'une des plus importantes «antennes») des services d'espionnage et d'intoxication soviétiques et qui avait bien œuvré pour le retour du «général».
En attendant, à Alger les premières bombes, terriblement meurtrières, éclatent. Ces attentats sont l'œuvre de communistes européens travaillant pour le FLN qui n'a pas encore la technique. Le communiste français Yveton, surpris en train de poser une bombe, est arrêté... Il sera guillotiné.
Sans ces hommes, jamais l'Algérie n'aurait connu une telle terreur. Partout, dans Alger surtout, la mort aveugle frappe! Placées là où elles ont le plus de chance de tuer le maximum de civils innocents, des charges éventrent, décapitent, mutilent des femmes et des enfants. Spectacles horribles dont nul, en Métropole, ne semble se soucier.
Sur ordre du gouvernement Guy Mollet, les parachutistes de la 10e Division aéroportée doivent tout mettre en œuvre pour faire cesser la terreur dans Alger.
Tout a été dit sur cette «bataille d'Alger» où des hommes qui n'étaient pas dans l'armée pour cela ont dû faire un travail de police. Et consentir sur l'ordre du gouvernement à accomplir des tâches sans grandeur. Servitude militaire...
Ce que l'on a moins dit et écrit, en revanche, c'est qu'il n'était pas du tout certain que les paras réussiraient. Leur succès fut, pour beaucoup, une amère surprise. Il aurait été tellement plus facile de dire: «Vous voyez, même les« paras», même les unités d'élite n'ont pas réussi ... alors !»
Des tueurs soutenus
Mais l'armée a mené à bien la mission qu'elle avait reçue d'un gouvernement... socialiste. Elle a aussi prouvé que des notables européens et musulmans étaient en contact direct avec les assassins et les tueurs, leur apportant aide et soutien, et que des protections officielles, et non occultes comme on l'a dit, permettaient à ces hommes de trahir en toute impunité.
Dès lors, tous les coups bas qu'échangeront, à Paris, le gouvernement et l'Assemblée nationale laisseront l'armée seule et insultée, face à une guerre qu'elle ne veut pas perdre en abandonnant les populations fidèles, comme elle l'a fait en Indochine. Cette guerre la France peut la gagner ! Sur le terrain, les combats sont rudes, mais le courage ne manque pas ; seule la volonté politique, une fois de plus, fait défaut.
Déjà d'ailleurs, les batailles aux frontières tunisienne et marocaine sont sévères pour le FLN. Les barrages mis en place, et dont il est de bon ton de rire à Paris et dans une certaine presse, sont d'une efficacité redoutable ... Le nombre d'hommes politiques et de journalistes qui auront écrit que ces barrages «ne servaient à rien» est étonnamment suspect...
Car la vérité est que plus jamais des unités rebelles ne passeront les frontières sans être détectées, poursuivies et presque toujours complètement anéanties. Ce qui va à l'encontre des idées reçues à Paris.
La plus belle preuve en sera donnée par le fait que les unités extérieures de la rébellion (commandées par le seul chef FLN à ne s'être jamais battu, Boumedienne) seront obligées de rester hors de l'Algérie durant toute la guerre !
A l'intérieur de l'Algérie, les rebelles perdent le plus gros de leurs effectifs. En juillet 1957 une Katiba complète dépose les armes tandis que, par dizaines de milliers, des Français musulmans demandent à servir dans notre armée.
La situation est assez grave pour que l'Union soviétique accélère les choses et prenne la relève des soutiens extérieurs. Syrie, Egypte; étant jugés un peu trop «bricoleurs» l'Union soviétique demande aux «pays frères» du bloc socialiste d'assurer la relève. L'ampleur de l'aide extérieure sera prouvée lors de l'arraisonnement du navire yougoslave Slovenja, avec 148 tonnes d'armes et de munitions à bord !
Sans appuis extérieurs, dès cette époque, la guerre pouvait être gagnée. La plus grande division régnait parmi les chefs politiques de la rébellion et une haine parfois mortelle séparait certains «politiques» de certains «militaires». La confiance était plus que limitée entre la plupart des «chefs historiques» et ceux qui se battaient réellement.
D'un autre côté, l'argent n'entrait plus, des sommes énormes disparaissaient en chemin. Pourtant, les donateurs étrangers étaient généreux, le racket des travailleurs algériens en France était fructueux et les sommes «récoltées» par les prostituées françaises sous la coupe de «maquereaux» FLN assuraient de fructueuses fins de mois aux collecteurs de fonds. Ce qui pour moi est la honte suprême.
Roger Holeindre : National Hebdo du 20 au 26 janvier 2000
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 13/06/2008 - 18:49

Voyage au cœur de l'extrême gauche

La haine comme programme
Cinq ans après une première tentative, le très agressif Olivier Besancenot sera le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire - l'un des plus actifs et des plus violents mouvements d'extrême gauche - à la présidentielle de 2007. Son programme? une haine farouche des institutions républicaines et du système démocratique.
Sans surprise, les trotskystes de la LCR se sont rangés derrière la candidature du facteur de Neuilly. Sans surprise, ils ont avalisé à l'unanimité un programme, un "plan d'urgence" pour en finir "avec toutes les politiques libérales" que n'aurait pas renié le politburo du soviétisme glaciaire. Entre les utopies chères à l'extrême gauche qui, lorsqu'elles ont été appliquées, se sont toujours révélées sanglantes et cette haine farouche des institutions républicaines, de l'ordre et des valeurs traditionnelles, la LCR n'a finalement pas varié d'un iota son positionnement idéologique. Le "pôle de la radicalité", comme le soutient Alain Krivine, l'autre tête pensante du mouvement trotskyste, n'en oublie pas la culture permanente du conflit et de la violence.
Violence des mesures qui entendent pêle-mêle interdire les licenciements, réduire le temps de travail, annuler les privatisations, nationaliser comme au temps de la collectivisation forcée tous les domaines productifs. Une lutte des classes perpétuellement réinventée, une liste des suspects réécrite qui déclarerait ennemis du prolétariat apatride les défenseurs de la nation. La dialectique n'a pas changé, les moyens d'éradiquer un système honni non plus. La démocratie n'est qu'un moyen de parvenir à l'ère révolutionnaire. Cela peut faire sourire sur les plateaux de télévision où sont régulièrement invités les représentants de la mouvance extrémiste, mais les trotskystes sont déterminés à y parvenir.
Dictature du prolétariat
La rupture avec les institutions de la Ve République, la dissolution du système existant et l'élection d'une Assemblée constituante empreinte à la praxis gauchiste la plus séditieuse sont les mots d'ordre des militants trotskystes. Un "modèle révolutionnaire" que l'extrême gauche française retrouve dans l'expérience déjà douloureuse endurée par les Boliviens sous la coupe du socialisme tropical d'Evo Morales (l'élection en juillet d'une Assemblée constituante a entraîné une partition politique du pays et nourri le sécessionnisme des provinces du nord).
Trait commun à la mouvance trotskyste, l'idéal révolutionnaire passe par le renversement de la démocratie. Chez l'organisation voisine et non moins concurrente, Lutte Ouvrière, il est rappelé dans chaque numéro de son hebdomadaire "que les travailleurs devront détruire l'appareil d'État de la bourgeoisie, c'est-à-dire son gouvernement, mais aussi son Parlement, ses tribunaux. sa police, son armée et exercer eux-mêmes directement le pouvoir car le bulletin de vote ne peut pas changer la vie".
La dictature du prolétariat, mot d'ordre des marxistes du début du siècle est toujours aussi vivace dans l'esprit des trotskystes. Et si les prolétaires ont aujourd'hui déserté les rangs des troupes internationalistes, on a vite fait de les remplacer par les masses toujours plus nombreuses d'immigrés, instrumentalisés par les nervis d'extrême gauche et autres professionnels de l'agit-prop.
À l'instar des frères ennemis communistes, les trotskystes ont fait de la défense des minorités ethniques agissantes un de leurs chevaux de bataille. Régularisation de tous les clandestins, refus des expulsions, droit de vote des étrangers à toutes les élections, droit au logement pour tous, réquisition des logements vides ... L'éventail est assez large pour recruter les nouveaux militants de l'agitation sociale que l'on retrouve dans les manifestations souvent violentes de clandestins (comme l'a encore démontré l'évacuation du squat de Cachan courant août où la "résistance" fut organisée par l' association gauchiste du DAL), ou au printemps 2006 contre le CPE, où l'extrême gauche fournissait le gros des troupes de casseurs.

la nébuleuse trotskiste
• Électoralement divisée, la mouvance trotskyste n'en pèse pas moins près de 10 % (scores cumulés des trois candidats trotskystes à la présidentielle de 2002). Un résultat qui la place désormais largement au-dessus d'un PC dont elle a vampirisé un nombre non négligeable d'électeurs et de militants en rupture avec la culture de gouvernement défendue par la direction du parti.
Mais l'action politique ne se limite pas au seul domaine électoral (d'ailleurs étranger à la culture révolutionnaire de l'extrême gauche), elle s'immisce de plus en plus dans le domaine associatif qui offre un terreau fertile à l'agitation sociale. La LCR, Lutte ouvrière, le Parti des Travailleurs ou les Alternatifs de la CNT ont investi et verrouillé le milieu syndical. Les organisations Sud, Agir contre le chômage (AC), le DAL ou Droits Devant (qui milite pour la régularisation des clandestins) sont dirigées par des trotskystes et gravitent toutes autour de la mouvance gauchiste.
Également présents dans la lutte anti-mondialiste, les trotskystes sont les précurseurs du tournant extrêmement violent qu'ont désormais pris les rassemblements altermondialistes.

la culture de la violence
• Les luttes sous toutes leurs formes sont indissociables de la culture politique de la LCR. Très en pointe dans tout ce qui peut ébranler le système démocratique et remettre en cause l'ordre établi, la LCR a, dès le 3 janvier 2006, demandé l'amnistie générale pour les émeutiers condamnés à des peines de prison pour les violences qui ont secoué les banlieues durant l'automne.
De même, le durcissement des mouvements lycéens contre le CPE a élé orchestré par les syndicats de l'Éducation nationale affiliés à la mouvance trotskyste. À Rennes, où les heurts ont été nombreux, la radicalisation du mouvement a été revendiquée par les membres de Sud-Étudiants: "la question, c'est désormais: quel degré on met dans le mouvement. Les exactions sont majoritairement des actions menées par les manifestants, conformément à ce qui a été voté en Assemblée générale." Une violence organisée, planifiée qui accompagne désormais systématiquement les campagnes d'agitation el de provocations des militants trotskystes.

Ce que fut le trotskisme ...
• En disgrâce dès la mort de lénine en 1924, exclu du parti en 1927, condamné à l'exil puis exécuté sur ordre de Staline en 1940, Léon Trotski n'aura guère eu le temps de mettre œuvre sa "révolution mondiale". Le trotskisme y a gagné un précieux statut de "victime" du stalinisme et ses adeptes d'hier et d'aujourd'hui ont endossé le rôle de tenants d'un communisme pur auquel s'acharne encore à croire une certaine intellocratie. Or, peut-on accorder le bénéfice du doute à un courant du marxisme qui, s'il n'a pas eu le temps et le pouvoir de causer les ravages humains et économiques du stalinisme ou du maoïsme, a pendant la guerre civile russe donné toute la mesure de sa barbarie? Créateur de l'armée rouge, commissaire du peuple à la guerre, Léon Trotski a été un partisan acharné du communisme de guerre, appuyant les pires atrocités commises pur les bolcheviks contre les populations civiles. En 1938, revenant sur celle période tragique, Léon Trotski assume sans remords les meurtres de masse du bolchévisme : "la guerre civile ne se conçoit pas sans violences exercées sur des tiers, et tenant des comptes de la technique moderne, sans meurtre d'enfants et de vieillards." Plus de 3 millions de civils russes paieront de leur vie la folie meurtrière du communisme de guerre ...
Dossier réalisé par Éric Domard Français d'Abord ! septembre 2006·
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 14/06/2008 - 11:56

• Staline, un monstre du communisme

L'information est rabâchée sur toutes les ondes: la rentrée littéraire propose la parution de 680 ouvrages, En attendant de pouvoir trier le bon grain de l'ivraie, il peut être plus utile de s'arrêter sur les ouvrages majeurs parus lors des saisons précédentes. Parmi les livres que l'on peut qualifier d'essentiels figure la somme de 700 pages rédigée avec vivacité et talent par Simon Sebag Montefiore.

Cet historien de 40 ans a fait ses études à Cambridge et s'est rapidement spécialisé dans l'histoire complexe de la Russie. Méticuleusement, scrupuleusement, s'appuyant sur des centaines d'ouvrages, des milliers de témoignages souvent inédits, Montefiore a réalisé un des livres les plus justes et les plus complets sur le stalinisme. Unanimement reconnu et salué Staline, la cour du tsar rouge a été publié dans plus de vingt pays et a reçu le très prestigieux prix du livre d'histoire par le British Book Awards,

Montefiore a pris le parti judicieux de suivre pas à pas "le camarade" Iossif (Joseph) Staline, né Djougachvili, surnommé "Sosso" et "Koba", secrétaire du parti bolchevique de 1922 à 1953, président du Conseil des ministres de 1941 à 1953, maréchal et généralissime. Cette biographie, à travers ses relations avec sa famille et sa clique, son armée et les potentats du régime, dresse le tableau totalement et réellement effroyable de l'idéologie communiste. Au-delà se dessine la complexité d'un système totalitaire imposant la brutalité la plus impitoyable et la plus abjecte, Anne Applebaum, auteur du remarquable Goulag, évoque "un livre qui amène un éclairage à tous ceux qui sont fascinés par la nature du Mal et par les effets du pouvoir absolu sur les relations humaines". Un éclairage d'autant plus effrayant que les criminels comparses de Staline ont mené une politique systématique d'anéantissement qui s'est conclue par plus de vingt millions de victimes et la déportation dans des camps de concentration de dizaines de millions d'autres. Un éclairage d'autant plus terrifiant que tous ces meurtriers sont morts bien souvent dans leur lit, bénéficiant encore et toujours de la mansuétude et de l'indulgence coupable de ce qu'il est convenu d'appeler l'Occident.

Il n'y a jamais eu de véritable procès du communisme! Dans ces conditions, il faut se féliciter que des écrivains et des historiens continuent de montrer le vrai visage d'une idéologie meurtrière portée par Lénine, Staline, Trotski, Pol Pot ou Mao. Trente ans après sa mort, le dirigeant chinois que Giscard évoquait comme "un phare de la pensée" vient de recevoir la biographie qu'il méritait. Deux écrivains, Jung Chang et Jon Haliday, viennent de publier aux éditions Gallimard une enquête longue de dix ans sur cette personnalité diabolique dont la politique fit plus de 70 millions de victimes.
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Staline, la cour du Tsar rouge, Éditions des Syrtes. 29.50 €. Image[
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Messagepar DuG » 14/06/2008 - 11:59

Vive le PC Français.... :evil:

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Messagepar Opaline » 14/06/2008 - 14:54

Ca me désole, tout ça .. :pale: je sais plus qui croire ici :pale: paumée...

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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar DuG » 14/06/2008 - 19:29

Opaline a écrit :Ca me désole, tout ça .. :pale: je sais plus qui croire ici :pale: paumée...




Ici nous sommes tous des anti-PC... :D

Le seul parti politique Français fréquentable....c’est le "Front National" :flamme:
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 14/06/2008 - 19:51

DuG a écrit :
Opaline a écrit :Ca me désole, tout ça .. :pale: je sais plus qui croire ici :pale: paumée...


Croire "qui"....? Croire "quoi"... :scratch:

Ici nous sommes tous des anti-PC... :D

Le seul parti politique Français fréquentable....c’est le "Front National" :flamme:
http://www.frontnational.com/index.php

DuG, je pense qu'Opaline t'a pris au sérieux.
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Messagepar atilla » 14/06/2008 - 21:03

Ici nous sommes tous des anti-PC... :D

Le seul parti politique Français fréquentable....c’est le "Front National" :flamme:
http://www.frontnational.com/index.php




+1 :bravo: :bravo: :bravo: :bravo:

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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar DuG » 15/06/2008 - 7:08

Pat a écrit :
DuG a écrit :
Opaline a écrit :Ca me désole, tout ça .. :pale: je sais plus qui croire ici :pale: paumée...


Croire "qui"....? Croire "quoi"... :scratch:

Ici nous sommes tous des anti-PC... :D

Le seul parti politique Français fréquentable....c’est le "Front National" :flamme:
http://www.frontnational.com/index.php

DuG, je pense qu'Opaline t'a pris au sérieux.


Non.... c'est pas possible.... :lol:

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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar DuG » 15/06/2008 - 7:16

Opaline a écrit :Ca me désole, tout ça .. :pale: je sais plus qui croire ici :pale: paumée...


Je plaisante Opaline....je ne suis pas pour le PC....bien au contraire, je suis viscéralement contre….
Vive le Front National... :flamme: Vive la FRANCE….Image

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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 16/06/2008 - 16:44

Le PT devient le POI : le trotskisme lambertiste en pleine mutation
Posté par Sarah Jay
le 16 juin, 2008


Le Parti des Travailleurs, cette formation trotskiste dont le père fondateur était Pierre Boussel dit Lambert -photo avec Gluckstein-, bien connue pour ses méthodes d’entrisme (les taupes !), vient d’opérer une énième mutation : depuis ce week-end, il est devenu le Parti ouvrier indépendant, le POI !
Le congrès fondateur de cette nouvelle formation d’extrême-gauche, qui avait soutenu Gérard Schivardi à la présidentielle de 2007 (0,34% des voix), s’est tenu à Paris.
“Pour le socialisme, la république et la démocratie”: tel était le slogan de cette formation qui revendique 10 071 « membres fondateurs », ont souligné dimanche à l’espace Charenton (XIIème) les orateurs du POI. Parmi eux, Gérard Schivardi et Daniel Gluckstein, président du PT, formation née en 1991 et faisant suite au MPPT (Mouvement pour un Parti des travailleurs).
Plus de mille personnes étaient présentes lors de cette assemblée.

D’après de nombreux spécialistes de l’extrême gauche, le courant lambertiste, bien qu’assez discret médiatiquement, est sans doute le plus important en nombre de militants et sympathisants. A noter que les trotskistes lambertistes ont été les seuls à l’extrême gauche à avoir toujours maintenu une hostilité bien marquée contre le projet de construction “européenne” depuis plus de 20 ans. Ils ont aussi fourni de nombreux cadres au Parti socialiste, comme Jean-Christophe Cambadelis (dit Costaud-Banane) ou Jean-Luc Mélenchon sans oublier Lionel Jospin. Depuis toujours, ils maintiennent des liens étroits avec la Libre pensée et les milieux de la franc-maçonnerie (Grand Orient).
Cette mutation intervient au moment où, du côté de la LCR (le frère ennemi), on tente de se fédérer avec nombre d’alter-mondialistes, syndicalistes et autres « anticapitalistes » de circonstance pour la formation d’un « nouveau parti anticapitaliste » en surfant sur l’effet médiatique généré par Olivier Besancenot, le facteur trotskiste des beaux quartiers.
http://www.nationspresse.info/
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 17/06/2008 - 10:38

ALGÉRIE GUERRE SANGLANTE
3/Les États-Unis au secours du FLN !
Jamais durant toute cette guerre, sur le plan financier, le FLN ne connaîtra la rigueur du Viêt-Minh, et d'énormes sommes seront détournées par des «frères».
Opposants féroces au FLN, les hommes du MNA de Messali Hadj seront, chaque fois que cela sera possible, assassinés en métropole ou en Algérie. A Melouza, village entièrement «messaliste», trois cents vieillards, femmes et enfants seront égorgés par les tueurs du FLN, le 28 mai 1957.
A tout hasard pourtant, les syndicats américains entretenaient également de bonnes relations avec le MNA et lui versaient de l'argent pour son action antifrançaise.

Le 2 juillet, le sénateur Kennedy, «grand ami de la France», déclarait: « L'Algérie a cessé d'être un problème français et ne le sera plus jamais. » Tel feu Roosevelt, lequel portait à la France une haine solide, ce qui ne l'empêche pas d'avoir une belle avenue à Paris, il déclarera aussi que la France n'a apporté en Algérie que la misère ...
A New York, au 150 East 56th Street, avec des fonds américains et l'accord du gouvernement des Etats-Unis, le FLN a pignon sur rue. Des bureaux dignes d'une véritable ambassade voient défiler tout le gratin de l'intelligentsia gauchiste qui se presse aux réceptions de la coqueluche des salons huppés, M'Hamed Yazid, «l'homme» des «maquis», très compétent et efficace, qui agit déjà à l'ONU comme en terrain conquis et dispose en plus des valises diplomatiques inviolables pour tous les transports de fonds et de documents en faveur de la rébellion antifrançaise.
Les magnats américains du pétrole ne sont pas non plus absents et versent à M'Hamed Yasid, pour les «frères au combat» d'énormes sommes en dollars.
Mais la propagande contre la France et son armée se fait surtout en France même. Quant aux populations françaises d'Algérie, elles ne sont pas non plus, bien entendu, épargnées.
Personne ne veut se souvenir que, dans les années 1944-45, les pieds-noirs ont été mobilisés en totalité. Dix-sept classes furent appelées sous les drapeaux et, avec les musulmans, s'en allèrent combattre pour libérer le territoire métropolitain !
Robert Buron, qui sera plus tard un des «négociateurs» d'Evian, se plaisait déjà, le 26 mal 1956, à citer une lettre de ses jeunes électeurs appartenant à l'Action catholique ouvrière: « Les colons sont maussades et cupides. Certains nous vendent le litre d'eau jusqu'à 6 francs. » Bien sûr, personne n'ira jamais contrôler cette affirmation, des plus suspectes, mais elle contribuera, avec d'autres, à entretenir une légende propre à donner à la métropole une image déplaisante des pieds-noirs. Tous les moyens de propagande étaient bons. Les calomniateurs du genre Buron savaient très bien que dénigrer les Algériens d'origine européenne c'était ipso facto préparer une auréole aux égorgeurs du FLN.
Les petits "BIancs" d'Algérie
Si, partout, les pieds-noirs accueillent bien les soldats venus pour les défendre, encore faut-il que ces militaires se conduisent correctement, ce qui est loin d'être toujours le cas. Que des frictions se soient produites n'a rien d'étonnant, comme cela arrive parfois entre une armée en campagne et des civils, eux-mêmes placés dans une situation tragique. Mais la calomnie est si souvent payante ...
Selon les légendes que nourrissent les propagandes antifrançaises, les colons, les gros colons sont responsables de tout, d'absolument tout. C'est à croire qu'ils font exprès de se faire massacrer... Pourtant, constate à l'époque la communiste Germaine Tillon: « Il y a en Algérie à peu près 22500 colons, 7432 possèdent moins de 10 hectares, 12 000 ont de véritables grandes propriétés, 3 000 sont riches, une dizaine très riches ! »
Sur plus d'un million d'Européens, on peut dire que cela ne représente même pas la «norme» métropolitaine et que la majorité du million de «Blancs» est constituée d'ouvriers, de fonctionnaires, de travailleurs qui nombreux votaient «à gauche» avant les événements.
La guerre continue et peut être gagnée si Paris le veut. Sur la frontière tunisienne les torces du FLN, «coincées» chez Bourguiba par le barrage, se contentent de bombarder des villages ou de tirer sur nos avions. Le 7 février 1958, une de nos unités en opération sur ia frontière est violemment prise à partie par des armes lourdes retranchées en Tunisie. Le capitaine Barrès tombe à la tête de ses parachutistes. Un avion français est abattu, Le lendemain, notre aviation bombarde l'endroit d'où sont partis les tirs de DCA, la mine désaffectée de Saki et Sidi Youssef, véritable base logistique du FLN.
Aussitôt la presse du monde entier s'enflamme, les hommes politiques français, toujours plus soucieux de renverser le gouvernement en place que de prendre la défense de la France, s'en mêlent et déclarent n'importe quoi à n'importe qui. Jamais, depuis le début de cette guerre, les responsables politiques français ne se sont crus tenus par un sentiment national quelconque ou un devoir de réserve vis-à-vis de l'étranger.
Cette riposte normale se transforme sous la plume progressiste en «acte de barbarie» ... en «bombardement aveugle et atroce». Les missions anglo-américaines composées uniquement «d'amis de la France» (ne parle-t-on pas de l'inévitable Murphy, côté américain ?) ne voient que ce qu'elles veulent bien voir et ne s'inquiètent surtout pas de savoir que seuls restent sur le terrain quelques femmes et enfants, victimes innocentes, certes, de cette guerre, mais que des dizaines de «soldats» de Boumedienne ont aussi été tués et que leurs corps, comme par hasard, ont disparu ... de même que les pièces de DCA cachées encore la veille près des maisons d'habitation.
Les " Compagnons "s'agitent
A Paris, les gaullistes feignent de s'enflammer pour la défense de la France. Et Michel Debré -encore et déjà! - multiplie les appels à la «résistance» ... D'autres assurent que nous allons tout droit vers un Dien Bien Phu diplomatique ... omettant de préciser que, si cela advenait, le coup viendrait de nos soi-disant «alliés» et de la criminelle bêtise des milieux politiques français.
Mais il faut savoir que, dès celle époque, chose cachée et niée par les gaullistes d'aujourd'hui, on s'agitait un peu, parmi les «Compagnons» ; mais, tout compte fait, moins que parmi les politicards des autres partis.
C'est encore Robert Buron qui nous renseigne. Invité à une réunion secrète sur l'Algérie, il apprend bien vite que celle-ci a pour but le retour au pouvoir de Charles De Gaulle. Buron rencontre dans le salon de son hôte un leader de la gauche socialiste, un ami d'Edgar Faure, un cadre de la CGT et un ancien collaborateur de Mendès France. Et Il écrira naïvement (ou cyniquement ?) : « Je suis un peu surpris de voir des hommes de tendance gauchiste parfois marquée mettre leur dernier espoir dans le général De Gaulle. »
Le 30 avril 1958, en Tunisie. trois soldais français, des «p'tits gars du contingent» sont fusillés, A Paris, personne ne réagit. Il faut dire que le gouvernement est, une fois de plus, démissionnaire. M. Bourguiba. sur le territoire de qui a été perpétré ce triple assassinat, garde le silence.
L'Algérie, elle, en revanche, réagit. Le 13 mai, dans les trois départements (et pas seulement à Alger). des dizaines de milliers de Français, chrétiens et musulmans, défilent dans les rues avec des drapeaux tricolores et se rendent aux monuments aux morts pour y déposer des gerbes en hommage aux trois soldats assassinés.
A Alger, ville européenne, la foule envahit le forum et occupe le gouvernement général. Massu, sous la pression des civils, constitué un «Comité de salut public». Le général Salan, virtuellement «violé» par les seuls conspirateurs et comploteurs en place, ceux de «l'antenne» gaulliste, lancera le funeste « Vive le général De Gaulle! »
La suite est connue, ou plutôt devrait l'être ... Car aujourd'hui encore, on ment, on tripatouille la vérité et l'histoire, les enfants de Goebbels et du KGB sont passés par là... à suivre....
Roger Holleindre National Hebdo du 27 janvier au 2 février 2000
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Re: Communisme:le devoir de mémoire

Messagepar Prodeo » 18/06/2008 - 17:04

Opaline a écrit :Ca me désole, tout ça .. :pale: je sais plus qui croire ici :pale: paumée...

Dois-je en conclure que ce dossier nous offrant une magistrale analyse, réclame une synthèse explicite ?
Soit ! Pour cela je te propose une image très simple où le mondialisme est un crabe (l'analogie avec le cancer n'est absolument pas fortuite) la pince droite est le capitalisme de la haute finance et ses clubs (franc-maçonnerie, Trilatérale, Bidelberg, etc.) et la pince gauche est le communisme et tous ses avatars (bolchevisme, trotskisme, maoïsme, stalinisme, socialisme, etc.).
La pince droite n'ayant de cesse de récolter le fruit du travail destructeur de la pince gauche, se régénère constamment sans grands à-coups et peu de bruits.
La pince gauche ayant partiellement échoué sous la forme du communisme, après près d'un siècle de travail destructeur, opère maintenant sa mutation à travers l'islamisme, qui devrait achever le travail en habituant les victimes survivantes à la soumission.
Je n'ai pas trouvé d'image plus explicite pour synthétiser valablement les choses. Cette image te parle-t-elle suffisamment ou as-tu besoin de quelques développements ? Logiquement, tous les développements sont largement développés dans ce dossier d'analyse. Prends la peine de les lire attentivement.
:wink:

NB : Note, au passage, que pendant toute cette période, l'Eglise catholique n'a cessé de dénoncer les oeuvres de ce crabe comme "intrinsèquement perverses".
_
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 30/06/2008 - 18:14

ALGÉRIE IMPOSTURE ET TRAHISON
Après la publication d'Un mensonge français(1) de Georges-Marc bénamou, sur la guerre d'Algérie et l'abandon des harkis, Roger Holeindre revient sur cette douloureuse période de notre histoire.
Il aura donc fallu que M. Georges-Marc Bénarnou qui s'était fait une profession de cracher sur la France et tout ce qui, d'après lui, était "franchouillard" ... reprenne a son compte ce que nous disons et écrivons depuis des décennies, pour que tout cela devienne subitement paroles d'évangile.
Ainsi il aura fallu attendre octobre 2003 pour qu'il soit enfin admis que des dizaines de milliers de soldats français de religion musulmane ont été assassinés dans des conditions horribles par les "libérateurs" de l'Algérie.
Merci tout compte fait, M. Bénarnou, d'avoir rouvert la boîte de Pandore. Nous allons vous aider à réécrire l'histoire telle qu'elle fut et à enfin rendre leur honneur à tous ceux qui ont tout sacrifié, à l'époque, pour que ces drames n'arrivent pas. Ils ont mis leur peau au bout de leurs idées, et, seuls préféré le respect de la parole donnée aux mensonges, fussent-ils d'Etat!
Pour combattre le mensonge, il n'y a donc qu'une façon, comme dirait M. de La Palisse ... dire et écrire la vérité, c'est-à-dire:
- Ce ne sont pas ceux qui ont fait la guerre qui l'ont déclarée.
- L'armée a été envoyée pour mater le terrorisme par un gouvernement socialiste légal et démocratiquement élu.
- Toutes les unités de l'armée française présentes en Algérie et engagées sur le terrain étaient des unités régulières dépendant du Ministère des Armées.
- Il y avait trois fois plus de soldats d'origine algérienne dans l'armée française que dans toutes les unités FLN en Algérie, en Tunisie, au Maroc.
Pendant des décennies, la gauche a voulu absolument que les opérations en Algérie soient cataloguées "guerre". C'est fait.
La loi du 18 octobre 1999 substitue à l'expression "Aux opérations effectuées en Afrique du Nord", celle de "guerre d'Algérie" .
Donc les porteurs de valises du FLN ont bien trahi la France et son armée pendant une guerre.
Parlons donc de cette guerre !

C'est à la radio du Caire qu'est lue la proclamation de "l'indépendance" algérienne, le 1er novembre 1954. En synchronisation sur le terrain même des trois départements français d'Algérie, commencent les massacres et les tueries dont les premières victimes seront un couple d'instituteurs métropolitains et un musulman courageux qui s'interposera entre eux et leurs assassins.
En France, le 12 novembre 1954, le président du Conseil, Pierre Mendès-France, déclare devant l'Assemblée nationale: «L'Algérie est française. Il n'y a donc pas de sécession concevable. » Son ministre de l'Intérieur, dans une envolée patriotique, s'écrie: « L'Algérie, c'est la France, trois mots définissent ma politique: volonté, fermeté, présence ! » Ce ministre, c'est M. Mitterrand!
Les responsables "gaullistes" de l'époque ne sont pas en reste ... « Qu'on n'attende de nous aucun ménagement à l'égard de la sédition, aucun compromis avec elle. Les départements d'Algérie font partie de la République. Ils sont français depuis longtemps. Entre la population algérienne et la métropole, il n'est pas de sécession concevable. Jamais la France, jamais aucun parlement, jamais aucun gouvernement ne cèdera sur ce principe fondamental. »

Mais les chefs de la rébellion savent ce qu'ils veulent et, pour déclencher la répression, ils ordonnent à leurs hommes de tuer et d'appliquer les méthodes du terrorisme lénino-marxiste car la population musulmane dans son eusemble si elle souhaite des aménagements à son statut, ne veut ni la guerre, ni la séparation. Alors, il faut creuser le fossé entre les communautés et c'est le chef rebelle du Nord Constantinois Zighout Youssef, commandant Un embryon de bande (qui deviendra la willaya n° 2) qui se charge de cette "mission". Le 20 août 1955, dans la région de Philippeville, des petites agglomérations où les deux communautés vivent en paix, sont attaquées : Collo, El Milia, Didjelli, Guelha, El Halia, Ain Abid. Les Européens sont massacrés. Dans leur grande majorité, ce sont des gens modestes, des travailleurs. Partout, des scènes horribles, hommes, femmes, enfants sont tués à coups de pelle, de pioche, de scie. Les femmes, les gamines sont violées. La désolation erle carnage s'abattent sur la petite cité minière d'El Halia qui deviendra un symbole pour les Européens et les musulmans fidèles, eux aussi tués par dizaines ce jour-là.
Naturellement, les communistes "français" oublient bien vite ce qu'ils faisaient et disaient sur l'Algérie au moment de la libération de la France.
A cette époque, les membres du gouvernement De Gaulle, en place dans des ministères de très haute importance, espérant arriver au pouvoir par leur puissance dans les urnes, dans la rue, dans les usines et dans les administrations, n'envisageaient de brader, ni l'Indochine, ni l'Algérie, ni aucun territoire colonial.

En 1945, ils condamnèrent, avec une rare violence verbale, le soulèvement de Sétif, "œuvre de provocateurs hitlériens", et Charles Tillon, ministre communiste de l'Air, fit donner l'aviation contre les villages d'où semblait être partie l'émeute.
N'étant donc plus au pouvoir, le parti change son fusil d'épaule et sur pressions de Moscou se lance à fond dans la dénonciation de cette nouvelle "sale guerre" , oubliant de préciser qu'elle n'est "sale" que par les méthodes de terreur employées par le FLN à qui il apporte maintenant son soutien total. Poussé par cette propagande, on verra l'aspirant Maillot déserter, alors qu'il était chargé de transporter un lot d'armes (environ deux cent cinquante). Le but de cette désertion et de ce vol était la constitution d'un maquis communiste. Ce maquis formé sera d'ailleurs livré par le FLN lui-même à l'armée française et ce sont les harkis du Bachaga Boualem qui l'anéantiront et tueront Maillot.
A la tribune de la Chambre des députés, Arthur Ramette déclarait un peu plus tard : « Nous, communistes, estimons que Maillot a fait son devoir de patriote. »
Présentes en Algérie lors de ces évènements, des personnalités gaullistes ... "en mission", dont M. Sanguinetti, iront sur place, dans le bled, saluer, "au nom de la vraie France" les soldats du Bachaga ... pendant que le Colonel Bourgoin, héros de la France Libre, prononcera à Alger, au nom de tous les anciens combattants français, le serment de « garder l'Algérie dans la France et de s'opposer par tous les moyens à toutes mesures qui menaceraient runité nationale ».
De fin 1954 à 1956, le FLN avait déjà assassiné 4 500 musulmans Algériens, surtout des anciens combattants soupçonnés de sympathie pour la France et fait dispar3lÎre pins de 3 000 antres, généralement petits fonctionnaires des communes rurales.
Bien vite pourtant, la population musulmane est lasse de ces tueries et, dès 1956, les services de renseignements français savent que l'état-major du FLN a d'énormes difficultés. Les villageois algériens signalent de plus en plus souvent les "bandes armées" aux autorités françaises ; ils refusent de donner du ravitaillement aux rebelles, ne suivent pas leurs consignes et ceux-ci ne se maintiennent que par la terreur. Nez, lèvres coupés par représailles ne se comptent plus.

A Alger, les premières bombes, terriblement meurtrières, éclatent. Ces attentats sont l'œuvre de communistes européens travaillant pour le FLN qui n'a pas encore la technique. Le communiste français Yveton, surpris en train de poser une bombe est arrêté, condamné à mort. Il sera guillotiné sur ordre de Mitterrand.
Sans ces hommes, jamais l'Algérie n'aurait connu une telle terreur. Partout, dans Alger surtout, la mort aveugle frappe ! Placées là où elles ont le plus de chance de tuer le maximum de civils innocents, des charges éventrent, décapitent, mutilent des femmes et des enfants. Spectacles horribles dont nul en Métropole ne semble se soucier.
- Sur ordre du gouvernement Guy Mollet, les parachutistes de la 10e Division aéroportée doivent tout mettre en œuvre pour faire cesser la terreur dans Alger.
Tout a été dit sur cette "bataille d'Alger" où des hommes qui n'étaient pas dans l'armée pour cela ont dû faire un travail de police et consentir, sur l'ordre du gouvernement, à accomplir des tâches sans grandeur. Servitude militaire ...
Ce que l'on a moins dit et écrit, en revanche , c'est qu'il n'était pas du tout certain que les paras réussiraient. Leur succès fut, pour beaucoup, une amère surprise. Il aurait été tellement plus facile de dire : « Vous voyez, même les ''paras'' ... même les unités d'élite n'ont pas réussi... alors !»
Mais l'armée a mené à bien la mission qu'elle avait reçu d'un gouvemement... socialiste. Elle a aussi prouvé que des notables européens et musulmans étaient en contact direct avec les assassins et les tueurs, leur apportant aide et soutien, et que des protections officielles, et non occultes comme on l'a dit, permettaient à ces hommes de trahir en toute impunité.
La victoire incontestée de l'Armée française contre le terrorisme à Alger, déclenche la haine chez les amis du FLN.
La propagande contre la France et son armée se fait surtout en France même. Quant aux populations françaises d'Algérie, elles ne sont pas non plus, bien entendu, épargnées.

Personne ne veut se souvenir que, dans les années 1944-1945, les pieds-noirs ont été mobilisés en totalité. Dix-sept classes furent appelées sous les drapeaux et avec les musulmans s'en allèrent combattre pour libérer le territoire métropolitain!
Selon les légendes que nourrissent les propagandes antifrançaises, les colons, les gros colons, sont responsables de tout, d'absolument tout. C'est à croire qu'ils font exprès de se faire massacrer. .. Pourtant, constate à l'époque la communiste Germaine Tillon: « Il y a en Algérie l9 400 colons, 7432 possèdent moins de 10 hectares, 12 000 ont de véritables grandes propriétés, 3 000 sont riches, une dizaine très riche »
Sur plus d'un million d'Européens, on peut dire que cela ne représente même pas la "norme métropolitaine" et que la majorité du million de "blancsll est constituée d'ouvriers, de travailleurs qui, nombreux, votaient Il à gauche Il avant les évènements .
Le tournant de la guerre a lieu exactement le 30 avril 1958. Ce jour là, en Tunisie, trois soldats français, des "p'tits gars du contingent", sont fusillés. A Paris, personne ne réagit. Il faut dire que le gouvernement est, une fois de plus, démissionnaire. M. Bourguiba, sur le territoire de qui a été perpétré ce triple assassinat, garde le silence.
L'Algérie, elle, en revanche, réagit. Le 13 mai, dans les trois départements (et pas seulement à Alger), des dizaines de milliers de Français, chrétiens et musulmans, dément dans les rues avec des drapeaux tricolores et se rendent aux monuments aux morts pour y déposer des gerbes en hommage aux trois soldats assassinés.
A Alger, ville européenne, la foule envahit le Forum et occupe le Gouvernement général. Massu, sous la pression des civils, constitue un "Comité de salut public". Le général Salan, virtuellement "violé" par les seuls conspirateurs et comploteurs en place, ceux de "l'antenne" gaulliste, lance le funeste « Vive le général De Gaulle! »
La suite est connue, ou plutôt devrait l'être ...
Mais c'était sans compter sur la chape de plomb qui, pendant des décennies, sera maintenue fermement sur ce drame.
Il faut donc à nouveau réécrire l'histoire de cette guerre et de cette trahison.
(1) Editions Robert Laffont
Roger Holeindre National Hebdo du 13 au 19 novembre 2003
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Danisiam
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Danisiam » 01/07/2008 - 9:35

jean-marc Rouillan, chef du groupe terroriste ''Action Directe'', va rejoindre les cadres du nouveau parti de Besancenot
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar DuG » 01/07/2008 - 11:58

Danisiam a écrit :jean-marc Rouillan, chef du groupe terroriste ''Action Directe'', va rejoindre les cadres du nouveau parti de Besancenot


Il a un bon CV "le futur cadre de l'ex LCR"...il devrait faire une bonne carrière....... :evil:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Rouillan

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MD12
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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar MD12 » 01/07/2008 - 12:09

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VARSOVIE - La Cour d'appel de Varsovie a ouvert la voie lundi à un procès de l'ancien leader communiste Wojciech Jaruzelski, en relation avec son imposition de la loi martiale en Pologne le 13 décembre 1981.

L'Institut national du souvenir, un organisme d'Etat chargé d'enquêter sur les crimes commis en Pologne durant l'ère communiste, l'a inculpé en 2006.

On lui reproche notamment d'avoir enfreint la Constitution, dirigé un "groupe criminel organisé de nature militaire avec pour objectif de perpétrer des crimes de privation de liberté par le biais d'internements" et violé "les droits des citoyens polonais, en particulier dans le mouvement social en relation avec Solidarité". Il risque dix ans de prison s'il est reconnu coupable.

Une centaine de Polonais ont été tués durant la loi martiale, plusieurs dizaines de milliers ont été arrêtés sans jugement et quelque 10.000 ont été détenus dans des camps d'internement.

L'arrêt rendu lundi par la Cour d'appel invalide un jugement de première instance subordonnant la tenue d'un procès au recueil d'autres preuves à l'encontre de Wojciech Jaruzelski, aujourd'hui âgé de 84 ans. Il sera donc jugé avec huit anciens responsables communistes, en septembre ou octobre prochains selon un porte-parole de la Cour d'appel.

L'ancien général, hospitalisé pendant quelques semaines en février pour des problèmes cardiaques et une pneumonie, n'était pas joignable dans l'immédiat. Mais il a toujours soutenu avoir imposé un régime d'exception afin de protéger la Pologne d'une invasion soviétique. Face à cette menace, la loi martiale était un "moindre mal", a-t-il affirmé. AP

Source -
http://frontnational63.hautetfort.com

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Re: Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 06/07/2008 - 17:21

Fin 1933-début 1934 parut dans la revue anarcho-syndicaliste la Révolution prolétarienne le compte rendu d'un voyage effectué par un ouvrier anarchiste, délégué des usines Hotchkiss de Saint-Denis. Son récit recense les méthodes employées pour manipuler les membres des délégations officielles dans un sens favorable aux staliniens et au stalinisme: omniprésence des interprètes, mise en garde contre l'utilisation que ferait la bourgeoisie d'une absence d'unanimité dans les déclarations de la délégation à son retour, et manœuvres dilatoires pour empècher de prendre contact avec le peuple russe:
« ( ... ) C'est là que je vois dans toute sa beauté employer la méthode évasive si en honneur dans ce pays. On ne vous dit pas non, on se contente de vous tenir en haleine par toutes sortes d'affirmations n'ayant aucun caractère de précision : on va aux renseignements, on vous assure que dans très peu de temps vous saurez à quelle heure il est possible de se rendre à tel endroit, on vous dit qu'on a téléphoné pour avoir l'autobus et que celui-ci va arriver incessamment; on fait intervenir mille raisons plus ou moins valables pour vous faire patienter, et jamais, jamais, vous ne voyez rien venir.
« ( ... ) Qu'importe l'énervement, le mécontentement même, le but a été atteint, nous n'avons pas eu le contact avec le peuple, le vrai, celui qui travaille, et non celui qui se prétend tel, composé qu'il est de permanents et d'employés d'organisations diverses.
« Pour la tension que cela causera parmi les délégués, on en aura vite raison pour la plupart par la bonne chère, le séjour dans les meilleurs hôtels, le voyage en wagon-couchettes de première classe et, quand il le faut, par une tirade révolutionnaire ... Quant aux autres, les mauvais coucheurs, après avoir cherché à les amadouer, on s'efforcera de les enfermer dans ce dilemme : ou bien dire ouvertement tout ce qu'ils ont vu et appris de mauvais sur l'URSS (et alors ils donneront des armes à la bourgeoisie), ou bien s'associer à l'apologie du régime que ne manqueront pas de faire tous les communistes ou pseudo-communistes de la délégation (et alors c'est le reniement de toute idée personnelle et l'abandon de tous ceux qui, en URSS, espèrent encore un peu de liberté). »
Paul Dhermy, « Un témoignage prolétarien sur l'URSS, Carnet de route d'un délégué ouvrier français », la Révolution prolétarienne, avril 1934.

C'est Lénine, après la révolution après la révolution d'Octobre, qui va véritablement établir la ligne de partage entre le communisme et ce que l'on a, à tord appelé le socialisme démocratique, car le socialisme comme le libéralisme porte en lui les germes du totalitarisme. Il n'est pas étonnant de les retrouver main dans la main aujourd'hui dans ce grand projet de mondialisation. Quelle différence y a-t-il en effet entre la mondialisation et l'internationalisme ? Ils poursuivent finalement le même but, à savoir l'effacement des frontières, des cultures et des racines !
Louis Aliot mes carnets pour la France

« Consentir les manoeuvres nécessaires pour hâter l'avènement au pouvoir politique puis l'usure des héros de la II° internationale...pour châtier dans la pratique leur inévitable faillite.»
La maladie infantile du communisme. Lénine.

« La révolution sociale commencée par la conquête... du pouvoir ne se borne pas à une révolution purement politique. Quand y-a--il une révolution sociale ? Il y a une révolution sociale quand la conquête du pouvoir a abouti à la transformation sociale. Et quand y-a-t-il transformation sociale ? Bien entendu lorsque le régime juridique de la propriété a été détruit et remplacé par un régime différent... Nous vivons dans le régime de la propriété capitaliste, il n'y aura de révolution que lorsque ce régime aura été détruit, mais je crois qu'il faut aller encore plus loin et qu'il faut dire que la transformation sociale ne suppose pas seulement la destruction de tous les rapports d'ordre social, moral, culturel et aussi de toutes les relations d'ordre international que le capitalisme avait créées »
Léon Blum conférence à l'École normale supérieure le 30/5/47
(l'Oeuvre de Léon Blum)


« En ce qui me concerne, ce n'est pas une fois, c'est dix fois, c'est vingt fois que j'ai répété sous toutes les formes, à la tribune ou dans les articles, que je ne connaissais pas deux espèces de socialisme dont l'un serait révolutionnaire et dont l'autre ne le serait pas. Il n'y a qu'un seul socialisme et ce socialisme par lui-même et par essence est révolutionnaire. »
Léon Blum Discours du 13/9/45
(l'Oeuvre de Léon Blum)

« Le travailleur doit obéir, tel un soldat, à l'État ouvrier. Cela signifie l'interdiction des grèves assimilées à une désertion en temps de guerre, la subordination complète des syndicats dont le rôle se borne à mettre en oeuvre la politique productiviste, l'interdiction pour les ouvriers de quitter leur poste de travail. Il est écrit dans la Pravda du 12 février 1920 : « La meilleur place pour un gréviste, ce moustique jaune et et nuisible, c'est le camp de concentration.»
Trotsky au IX° congrès mars 1921 (?)
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