Face aux menteurs, aux truqueurs, aux révisionnistes, il faut sans cesse répéter les mêmes vérités, celles qui font la véritable histoire politique de notre pays car les enfants de Goebbels et du KGB brandissant l'étendard de la désinformation en profitent pour truquer et déformer les événements au gré de leurs fantasmes ...
Ecrivons donc l'histoire, la vraie, celle qui n'est plus enseignée dans nos écoles depuis des décennies...
Nous avons déjà en grande partie raconté l'histoire de l'Occupation et de la trahison du PCF.
Il nous faut à présent aborder avec sérieux les événements dits ... de la Libération.
Le 21 août 1944, ainsi que tous les journaux qui n'ont pas été saisis, l'Humanité reparaît !
Le gouvernement provisoire décrète que cette autorisation n'est accordée qu'aux journaux qui se sont sabordés. Il faudra que les nouveaux dirigeants changent la date où doit tomber le couperet, pour que le Figaro soit sauvé. II n'est pas tenu compte du fait que la presse communiste a été interdite, elle, par le gouvernement légal de la France avant l'occupation du pays ni le fait de la demande de reparution demandée aux nazis.
Le journal communiste sort donc avec dans le titre, comme directeur, Marcel Cachin celui-là même qui avait été un des animateurs du rapprochement communistes-nazis ayant, entre autres démarches et interventions, lancé un appel condamnant les attentats contre les soldats allemands.
Cet acte de fraternisation lui avait valu d'ailleurs d'être libéré de prison par les Allemands et de pouvoir se cacher dans une villa de banlieue jusqu'à la fin de la guerre. Mais tout cela personne n'en parle ... Du passé faisons table rase dit l'Internationale ...
Le 30 octobre 1944, Maurice Thorez est amnistié du fait de désertion devant l'ennemi en temps de guerre, ce qui lui permet de rentrer d'URSS le 27 novembre 1944 dans l'indifférence totale des militants.
Il a vécu toute la guerre, bien au chaud, bien nourri, sous le nom d' Ivanov, avec sa « femme », Jeannette Vermeersch, dans une datcha privée non loin de Moscou, étroitement surveillé par l'entourage rapproché de Staline ...
Tous deux profiteront au maximum des avantages réservés aux « hauts dirigeants » étrangers.
Les communistes au gouvernement
Au milieu de la famine du peuple russe, ils ont droit, eux, a des magasins spéciaux où ils peuvent se procurer tout... des vêtements chauds aux aliments de qualité et même tout le superflu.
Ils n'hésitent même pas, étant grassement payés par rapport au « bon peuple », à se livrer au marché noir, allant, avec l'autorisation de ce bon vieux Joseph, jusqu'à organiser des soirées commémoratives avec de somptueux buffets.
En cette fin 1944, en France, c'est la grande époque où le PC épure, fusille, confisque.
D'août à septembre 1944, il s'est préparé pour la révolution prolétarienne et la prise du pouvoir.
Mais Moscou n'est pas d'accord car la guerre n'est pas terminée et il ne faut pas indisposer les alliés et réinstaurer la méfiance.
En effet, les accords signés à la Conférence de Téhéran en novembre 1943 permettent à l'URSS de « libérer » la moitié de l'Europe.
Le 26 juin 1945, à la porte de Versailles, après une préparation tapageuse et racoleuse a lieu le 10e Congrès du PCF « Le parti des neuf cent milles membres [».
C'est que ces messieurs ont su, avec habileté, tirer profit des malheurs de la France, du délabrement économique du pays, de la faim qui n'est pas vaincue.
De mai 1945 à mai 1947, ils sont au gouvernement. Ils ont obtenu 26% des voix, 160 députés aux élections d'octobre 1945, un électeur sur quatre et cinq portefeuilles dans le gouvernement De Gaulle de novembre 1945 à janvier 1946.
Pensant participer de plus en plus au pouvoir, il n'est pas question pour eux, à ce moment, que la France perde son empire.
Ils poussent les ouvriers à « retrousser les manches », les syndicats à ne pas faire grève pour n'importe quoi et les grévistes deviennent des hitléros-trotkistes.
Ils acceptent et cautionnent les réactions françaises tant en Indochine qu'en Algérie et à Madagascar.
Virés par Ramadier
Un des leurs, François Billoux est ministre de la Défense et un autre. Charles Tillon, ministre de l'Armement.
Mais à nouveau, sur ordre de Moscou, le parti navigue entre deux eaux et la politique revendicative et insurrectionnelle de la rue concorde de moins en moins avec une participation « bourgeoise » au gouvernement.
Le 5 mai 1947, Ramadier révoque les ministres communistes qui partent en maugréant.. pensant revenir bientôt car ils ont pris goût à la griserie du pouvoir, au luxe des palais nationaux et au train de vie princier des ministères.
Mais il est déjà bien tard, ils ont contaminé, faisandé, infiltré tous les principaux rouages de l'Etat.
Rappel de 80 000 hommes
De plus, la guerre froide vient réellement de démarrer... Dès cet instant les « loyalistes » d'hier redeviennent ce qu'ils étaient avant-hier des révolutionnaires aux ordres de Moscou.
A l'Assemblée nationale, revenus dans l'opposition la plus dure, les communistes en remettent...
Ils refusent entre autres les crédits pour l'Armée française.
Des émeutes frisant l'insurrection se produisent un peu partout sous l'égide de la CGT qui en fin 1946 annonce 5.857.687 adhérents, et est, depuis la scission de Force Ouvrière et le départ de Léon Jouhaux, aux ordres directs du PCF donc de Moscou.
Le gouvernement en est réduit à prévoir le rappel sous les drapeaux de 80 000 hommes.
La troupe et les CRS, qui viennent à peine d'être créées, sont autorisés à tirer à balles réelles ... Le sang coulera dans plusieurs villes et il y aura de nombreux morts.
A Grenoble, au cours de véritables combats de guerre civile, la « classe ouvrière » ira jusqu'à bétonner les aiguillages de la SNCF. ..
Roger Holeindre National Hebdo du 23 au 29 décembre 1999



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