Communisme : le devoir de mémoire

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Pat
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Le Parti Communiste Français et le pacte germano-soviétique:

Messagepar Pat » 21/06/2007 - 19:41

Avant-propos

On ne comprend rien, d'abord, si l'on refuse de voir que le PCF n'est pas, à la différence des autres partis,
une formation d'origine française. Il ne s'est pas créé, il s'est pas constitué lui-même.
Son idéologie, ses structures, sa raison d'être, finalement sont des produits d'importation.

Auguste Lecoeur, ancien membre du Comité central et du Bureau politique du PCF dans
La stratégie du mensonge.


L'union soviétique et l'Allemagne en 1939.

Dans les salles de rédaction de l'Humanité la nouvelle explose comme une bombe: l'Allemagne et l'Union soviétique viennent de conclure un accord commercial.
Aucun doute possible: C'est une dépêche de l'agence Tass (agence de presse officielle de l'U.R.S.S.), datée du 20 août 1939, qui l'annonce.
Le lendemain nouvelle alerte. La Pravda (Organe du Comité central du parti communiste d'U.R.S.S.) annonce que cet accord peut-être un pas sérieux dans l'amélioration.....
des relations non seulement économiques mais aussi politiques entre l'U.R.S.S et l'Allemagne.
Un nouveau flash: Ribbentrop, ministre des affaires étrangères du Reich, a pris l'avion pour Moscou. Il va signer un pacte de non-agression avec l'U.R.S.S.
« Ce pacte, prédit Renaud Jean, qui a toujours eu son franc parler, c'est la guerre!
Thorez réagit avec une molle conviction:
« Non, ce n'est pas la guerre...Non, je ne peux rien expliquer....Le coup est rude certes. »
Il refuse d'aller demander des éclaircissements à l'ambassade.
« Ce serait considéré par l'internationale comme une trahison envers la Russie-oui, à Moscou, on croirait que je veux trahir. » (Rivarol, 6 juin 1965)
Le lendemain, deux députés de la Dordogne, Sausset et Loubradou, qui ont réclamé la démarche démissionnent. Les ruptures commencent.
Le parti va connaître sa plus grande crise.

Les principaux organes du parti tentent de justifier le pacte calamiteux en assurant qu'il fera reculer Hitler, reculer la guerre, qu'il faut le compléter en signant, vite, avec Moscou un pacte d'assistance mutuelle. Et les communistes se disent près à voter les crédits militaires et en cas de conflit, à accomplir leur devoir de soldats, et à participer sans restriction à l'effort de défense nationale_ ce qui équivaut à une déclaration de guerre à l'Allemagne_ leurs députés contribueront à faire échouer la tentative de Gaston Bergery, qui aurait voulu prendre la parole pour un ultime effort en faveur d'une solution pacifique.

Dans cette première phase, les communistes sont résolument défensistes ( c'est à dire partisans de la défense nationale).
Ils continueraient certainement à défendre publiquement cette position au moins quelques temps, si le gouvernement, éperonné par une opinion publique que révolte le revirement de Staline, ne décidait, à la hâte, de leur coupé la parole.
Dans l'après-midi du 25 août, la police fait irruption à l'imprimerie de l'Humanité et saisit les plombs. Le quotidien communiste ne reparaîtra plus, légalement, avant la Libération.
Dans les jours qui suivent, Ce Soir, La Vie Ouvrière, Regards cessent de paraître. Le 30 août, le procureur de la République ouvre une information contre le parti.
Il faut cependant attendre le 26 septembre pour que celui-ci soit dissous.
S'affirmant solidaire de l'U.R.R.S il a suscité contre lui la colère de la population, aggravée par l'entrée en guerre de l'Allemagne contre la Pologne. Mais du moins, l'U.R.R.S, reste encore à l'écart du conflit.

Le 17 septembre le voile se déchire, alors que l'armée polonaise est en train de s'effondrer, les troupes soviétiques, à leur tour, envahissent la Pologne, annexent des territoires à l'Est et au Sud-Est de ce pays.
Et Molotov, par télégramme félicite Hitler pour ses brillants succès.

C'en est trop le conseil des ministres dissout « de plein droit, le parti communiste, toutes associations, toutes organisations et tous mouvements de fait qui s'y rattachent et tous ceux qui, affiliés ou non à ce parti, se conforment, dans l'exercice de leurs activités, à des mots d'ordre relevant de la III internationale. »

La signature du pacte, l'occupation brutale de la Pologne provoquent à l'intérieur du parti la crise la plus grave que celui-ci est connue, depuis la rupture avec Doriot.
Un tiers environ des parlementaires communistes (21 députés et 1 sénateur) rompent avec le parti, d'autres responsables démissionnent.
En quelques semaines, le parti subit une chute vertigineuse de popularité. Un froid polaire s'abat sur les militants qui restent fidèles.
Si Marcel Cachin écrit à Léon Blum pour lui dire que les communistes sont attachés à la France, Marty, lui, dans une lettre ouverte à Léon Blum, écrite à Moscou et introduite de Belgique en France sous une fausse couverture portant le titre Pour la Victoire, tient un tout autre langage:

« L'actuelle guerre européenne_affirme-t-il_est une guerre provoquée par deux groupes impérialistes dont chacun veut dépouiller l'autre, par conséquent, les ouvriers, les paysans, les peuples, n'ont rien à voir dans cette affaire....Cette guerre, monsieur Blum, les ouvriers et les paysans français n'en veulent pas. Vous et les vôtres, socialistes d'union sacrée, vous avez été à la tête de la lutte contre le parti communiste français, la seule force opposée à cette guerre, c'est pour cela que vous avez exigé sa dissolution, croyant ainsi que la bourgeoisie aurait les mains libres pour mener cette guerre impérialiste, cette guerre injuste. »

Les députés communistes français ont voté les crédits militaires. La lettre de Cachin se réfère aux intérêts français. La lettre de Marty, en définissant le conflit comme l'affrontement de deux impérialismes, balaie ces conceptions opportunistes. Elle exprime la ligne de Moscou, qui doit devenir celle du parti: guerre à la guerre. Le retournement est évident et brutal.
Il est imposé par l'Internationale communiste qui en France est représentée par le camarade Clément.

Désormais, il n'est plus question d'agression. Hitlérisme est rayé du vocabulaire. La poursuite de la guerre, après l'occupation de la Pologne, devient une prolongation typiquement impérialiste. On ne va pas tarder à affirmer que la responsabilité principale appartient aux impérialistes français et britanniques qui oppriment les peuples coloniaux placés sous leur joug.
Molotov le dit clairement:
« l'Allemagne se trouve dans la situation d'un état qui aspire à voir la cessation rapide de la guerre...Tandis que l'Angleterre et la France qui, hier encore, s'affirmaient contre l'agression, sont pour la continuation de la guerre contre la conclusion de la paix; » (Discours du 31 octobre1939 reproduit dans Les Cahiers du Bolchévisme de janvier 1940.)

Si le parti dans ses cadres les plus hauts, est encore assommé par le pacte et par l'agression contre la Pologne, il est cependant invité à passer à une offensive violemment anti-belliciste.
Abandonnant les positions patriotiques_ qui ne datent guère que de 1936_il va revenir à la ligne du défaitisme révolutionnaire préconisée par Lénine pendant la guerre 14-18.
Cette nouvelle orientation du combat doit se traduire, non seulement par les multiples expressions de l'Agit-Prop, mais par des actes concrets contre l'effort de guerre .
Un des premiers et des plus importants de ces actes, c'est la désertion de Maurice Thorez.

Les communistes savent de longue date que, pour gripper la machine militaire, il faut s'infiltrer dans ses centres nerveux pour entre autre collecter des renseignements, faciliter des affectations à telle ou telle unité, faire procéder à des démobilisations pour des affectations spéciales.....

Des actes de sabotages ont lieu dans les entreprises travaillant pour la défense nationale:
Ainsi sont sabotés,
des chars
des avions
des fusées d'obus
balles anti-char
sabotages dans des poudreries,
bris de machines outils
pièces défectueuses en quantité considérables.

L'Agit-Prop a toutes fois exercé plus de ravages. Elle a bénéficié d'un grand luxe de moyens, elle a pris des formes multiples, touché des milieux divers.
L'immobilité des armées, le désoeuvrement des hommes, le relâchement de la discipline, l'incertitude du gouvernement et des états-majors sur les buts à atteindre, sensible dans tout le pays, donnèrent sans conteste de l'aliment aux entreprises très élaborées de la propagande communiste.
Celle-ci procède au pourrissement des volontés.

Après l'armistice:
Dans Paris, c'est la débâcle, tout le monde fuit des femmes communistes essaient de faire déserte des soldats en retraite; Les appels à la lutte que lance le parti communiste en ce mois de juin 1940 sont des provocations à la crosse en l'air.
aussitôt après l'armistice, fin juin ou début juillet, est diffusée une instruction réservée aux cadres du parti, qui constitue une première analyse de la situation au lendemain de la défaite. Ce document comporte ce bref passage:
« En France, nous devons déplorer des fautes politiques. La radio soviétique_le Komintern_ avait donner aux militants parisiens le mot d'ordre suivant: Ne pas quitter Paris, quoi qu'il arrive (souligné dans le texte).
« L'Humanité devait paraître, légalement, aussitôt l'entrée des troupes allemandes, qui se seraient trouvées devant le fait accompli. La copie était prête, mais le personnel faisait défaut. » (Rossi, Physiologie du Parti communiste français, pp395-402)

Quelqu'un, en tout cas, est à son poste et ne perd pas son temps, c'est Maurice Tréand qui veut faire reparaître, légalement, l'Humanité .
Tréand qui revient du Nord, sait qu'en Belgique occupée l'organe du PC belge a reparu.
Sortis de la clandestinité, certains communistes occupent ouvertement des fonctions dans des municipalités ou des institutions.
Après avoir obtenu l'approbation de l'ambassade soviétique à Paris, Maurice Tréand charge Denise Ginollin de demander à la section de la presse de la kommandatur, 12 boulevard de la Madeleine_ le lieutenant Weber donne son accord_ le 30 tout échoue à cause de la police française.

Dans cette période qui précède ou qui suit l'armistice, ce sont les communistes qui font les avances.
Des communistes entrent dans la Résistance, le parti attendra que l'URSS soit en guerre contre l'Allemagne en 1941 pour ensuite entré en Résistance.

Sources_Histoire secrète du Parti Communiste Français- Roland Gaucher.
Dernière édition par Pat le 16/09/2007 - 11:07, édité 2 fois.
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Messagepar Danisiam » 22/06/2007 - 7:17

une periode boueuse de l'histoire et malodorante

et la verite est toujours bien cachee

car la consultation des archives a encore ete repoussee
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS

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Messagepar Cormont » 22/06/2007 - 10:52

En vidéo, c'est mieux :D
[flash width=425 height=335 loop=false]http://www.dailymotion.com/swf/30MUHTXAFUjTX3sIE[/flash]

Et le texte entier, pour ceux qui doutent:
Déclaration d’intention des dirigeants communistes destinée aux autorités allemandes occupant la France - 20 juin 1940

Déclaration d’intention du 20 juin 1940

« 1°) Vous avez laissé paraître journaux communistes dans autres pays Danemark, Norvège Belgique.

2°) Sommes communistes, nous avons appliqué ligne PC sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Le juif Mandel après Daladier nous a emprisonnés. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale. Nous sommes Parti Communiste Français, nous n’avons pas eu peur.

3°) Pas cédé face dictature du juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud. Courage ouvriers français, ouvriers parisiens et quand ce sont des ouvriers français ou parisiens, c’est le PCF.

4°) Sommes une force, nous la représentons, nous représentons une force qui dépasse els frontières françaises. Vous comprenez? derrière nous l’URSS. C’est une force l’URSS. Vous en avez tenu compte. Pacte germano-soviétique le prouve. On ne fait pas un pacte avec des faibles mais avec des hommes forts. Avons été d’accord avec pacte Germano-Soviétique. Notre lutte contre Bonnet, Daladier, Reynaud, Mandel. Cela a facilité votre victoire. Notre défense du pacte, cela vous a avantagé. Pour l’URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous.

5°) Qu’est-ce que cela montre que si vous voulez faire une guerre avec les masses en combattant l’URSS ce n’est pas possible. C’est ce qu’ont fait Daladier, Chamberlain, ils se sont cassés les reins. En interdisant l’Huma, vous montrez que vous voulez combattre les masses ouvrières et petites bourgeoises de France, que vous voulez combattre l’URSS à Paris.

6°) Je vous répète ce que je vous ai dit si vous laissez paraître, nous prenons engagement de ne pas faire l’éloge d’Hitler et URSS mais rien contre vous. Prenons engagement de nous taire. Nous voulons tout pour que les masses ne subissent pas événements douloureux, voulons aider avec votre collaboration si vous voulez : réfugiés, enfants. Nous ne ferons rien pour vous, mais rien contre vous. Vous demandons autorisation nous expliquer entre français.

7°) Je répète avons lutté contre Daladier, contre Mander, Reynaud, avons au poteau d’exécution amis fusillés. Savons comment faire. Il nous reste tous nos militants de quoi tenir, et nous tiendrons. Pensons refléter état d’esprit des masses, l’avons senti ces jours-ci. Avant étions combattu par tous les bourgeois et petits bourgeois à cause du pacte Germano-Soviétique mais maintenant la position peut changer radicalement en notre faveur.

8°) Dans la mesure où vous ne nous permettrez pas de nous expliquer publiquement devant les masses sans rien faire contre vous. Nous en avons pris engagement. Dans la mesure où vous ne nous permettez pas de canaliser mouvement des masses qui peut venir très radicalement parce qu’il reste dans les coeurs parisiens c’est l’invasion allemande. Ces ennemis que nous avions avant petits bourgeois et bourgeois et même autre chose peuvent être derrière nous si vous nous poursuivez, si vous nous mettez en prison, si vous nous fusillez. Vous pouvez le faire, nous ne vous mettons pas en garde mais nous vous indiquons que cela peut aller très loin. Nous vous disons si c’est votre orientation très bien. Nous n’y voyons pas d’inconvénient, d’accord.

9°) Si votre orientation est de lutter contre classe ouvrière que nous représentons ici car ce ne sont pas des Jouhaux Belin qui représentent classe ouvrière, c’est nous. Nous acceptons, mais j’ai l’impression, nous avons l’impression que ce n’était pas votre orientation. Si vous voulez changer à vous de la dire. A vous de nous empêcher la parution de l’Huma. Avons expérience amis belges très gentils nos amis belges, Voix du peuple a paru 3/4 jours, on leur a toujours dit à demain, nous non. Nous ne sommes pas le parti Belge, nous sommes Paris. Si c’est cette ligne que vous voulez suivre contre la classe ouvrière qu’on ne peut séparer du pC, tout le monde le saura

Conclusion

10°)
Avec engagement pris par nous êtes-vous d’accord ou non?

Sans réponse si vous nous dites dans quelques jours nous prendrons cela comme une réponse négative. L’Huma sortira demain. Vous pouvez m’arrêter, me fusiller, fusiller nos vendeurs, vous êtes les maîtres, mais nous sommes la classe ouvrièr, nous pouvons encore causer. Nous sommes forts. Nous sommes grands. Nous ne sommes pas de petites gens. Nous sommes plus forts qu’avant votre entrée.

Voici ce que nous voulons vous dire, faites de moi ce que vous voudrez »



(à faire circuler)
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Messagepar Cormont » 22/06/2007 - 11:02

Fait remarquable, l'ambassadeur nazi à Paris Otto Abetz qui a mené les discussion avec le PCF était un franc-maçon. Un serviteur fidèle des loges obscures de Paris, qui le lui ont toujours bien rendu sous l'occupation...
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Messagepar Yannick » 22/06/2007 - 13:11

ø¤°`°¤ø,¸_¸,ø¤°¤[SARKOLAND]¤°¤ø,¸_¸,ø¤°`°¤ø

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Messagepar Pat » 22/06/2007 - 18:03

Deux petites choses.
Je n'ai jamais rien trouver sur le fait que le parti communiste est reposé des statuts.
Le parti affirme encore avoir toujours résisté;
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Messagepar DuG » 22/06/2007 - 18:23

Mazovie a écrit :En vidéo, c'est mieux :D
[flash width=425 height=335 loop=false]http://www.dailymotion.com/swf/30MUHTXAFUjTX3sIE[/flash]



Mazovie...... :appaudir:

Si un jour nous nous rencontrons je t'offre ..... :tchin1:

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Messagepar Candide » 22/06/2007 - 18:51

En voilà un topic qui se trouve automatiquement sous l'oeil vigilant des administrateurs.

Et pour cause !

La parole n'étant pas libre en France, il vaut mieux être précautionneux.

En plus, de dire la vérité, c'est risqué. Dire que les communistes ont été les alliés des Nazis est une réalité.

Un fait historique. Un fait passé sous silence dans le monde du politiquement correct.

En 2007, il y a toujours des communistes aux commandes dans des pays qui donnent des leçons de démocratie.

Les heures les plus sombres de notre histoire ne veulent pas mourir.

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Messagepar Cormont » 22/06/2007 - 20:53

Du Guesclin a écrit :Si un jour nous nous rencontrons je t'offre ..... :tchin1:

Avec plaisir cher Du Guesclin :saoul:


____

Candide a raison: la liberté d'expression ne fait que se restreindre en France: Gérard Chauvy, qui a osé dire que Raymond et Lucie Aubrac n'ont jamais été ce qu'ils avaient prétendu être, avait été condamné par la "justice" communiste il y a quelques années.

Il est par contre toujours fréquent d'entendre parler du "Parti des 75.000 fusillés", une falsification grossière de l'histoire...
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Messagepar Edroga » 23/06/2007 - 11:04

L'argumentaire de Denise Ginollin, présenté aux nazis pour faire reparaître l'Humanité, est édifiant. Ne rechignant à aucune bassesse, la future député communiste n'hésite pas à s'en prendre violemment au "juif mandel" pour obtenir les bonnes grâces des nazis. Et dire que le PCF s'est toujours présenté comme un prophète d'amour et de tolérance....Lamentable!

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Messagepar DuG » 23/06/2007 - 11:26

candide a écrit :

En 2007, il y a toujours des communistes aux commandes dans des pays qui donnent des leçons de démocratie.



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Messagepar Pat » 24/06/2007 - 17:16

Du Guesclin a écrit :
candide a écrit :

En 2007, il y a toujours des communistes aux commandes dans des pays qui donnent des leçons de démocratie.



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Et un paquet dans l'éducation nationale et autres administrations sans compter tout ce qui est "culturel"!
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Communisme : le devoir de mémoire

Messagepar Pat » 19/09/2007 - 14:03

Un recencement qui au fil, du temps, des lectures et des recherches diverses, s'avère interminable.
Plus les documents se révèlent, plus l'horreur, l'hypocrisie et la bassesse de cette idéologie apparaissent en plein jour, mais aussi l'incompréhension pour ses adeptes et sympathisants.

Pat

En 1991, l'échec sanglant du communisme éclatait au grand jour avec la disparition de l'URSS. Après une catastrophe, deux nécessités s'imposent : le bilan et le devoir de mémoire. En France, fort de ses ministres, de ses députés et sénateurs, de ses nombreux maires, de ses centaines de conseillers régionaux et municipaux, de ses relais à la CGT, dans l'Education Nationale, les médias, la magistrature, voire dans le patronat et le clergé, le PCF bloque toute prise de conscience collective de la gravité des crimes commis au nom du marxisme-léninisme...

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Argumentaire : Communisme : le devoir de mémoire

Les mensonges d'hier

1) On nous dit : "Les communistes français ont joué un grand rôle dans la résistance."
Le PCF se présente comme le parti des 75.000 fusillés, alors que toutes tendances confondues, le nombre total de Français fusillés entre 1940 et 1944 est inférieur à 30.000. En outre, la résistance du PCF n'a pas commencé en juin-juillet 1940 : elle résulte de l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht, fin juin 1941. Auparavant, non content d'avoir saboté certaines usines françaises d'armement durant l'hiver 1939, le parti a demandé à la Kommandantur la reparution légale de l'Humanité (20 juin 1940). Ainsi, dans la collaboration comme dans la résistance, le parti communiste a uniquement servi les intérêts d'une puissance étrangère, l'Union soviétique de Staline.

2) On nous dit : "Contrairement aux nazis" les communistes avaient de bonnes intentions."
Dans la violence et le sang, ces deux totalitarisme se valent largement. Un criminel est-il moins coupable parce qu'il a promis le bonheur à sa victime ? A son crime s'ajoute le mensonge. En outre, c'est la doctrine marxiste-léniniste elle-même qui est coupable, puisque dès avant 1917, elle prévoyait l'élimination de classes sociales précises (koulaks, bourgeois, prêtres ... ). A-t-on le droit de tuer, fût-ce par amour de l'humanité ? Quelle différence cela fait-il pour les 100 millions de victimes du communisme ?

3) On nous dit : "Les communistes ont permis toutes les grandes avancées sociales."
En France, les premières avancées sociales sont dues à l'action de la droite monarchique : première limitation du travail des enfants (1841) ou droit de grève (1864). Au XXe siècle, les progrès sociaux ont été plus rapides en Grande-Bretagne, en Allemagne et dans les Etats scandinaves, parce que les salariés de ces pays étaient protégés par des syndicats réformistes et véritablement représentatifs. D'autre part, dans les pays où ils sont arrivés au pouvoir, les communistes ont appliqué les mesures prises par Lénine en Russie : grèves interdites et réprimées dans le sang, abolition des libertés syndicales, militarisation des ouvriers...

Les mensonges d'aujourd'hui

4) On nous dit : "Le communisme n'est plus un danger. "
Encore au pouvoir en Asie et toujours présent en Europe, le communisme garde un fort pouvoir de nuisance : plus d'un milliard d'individus subissent le parti unique, les persécutions religieuses et sociales, les camps de travail, toujours la pauvreté et parfois la famine (Corée du Nord). En Europe de l'Est et en Russie, les communistes pourraient revenir au pouvoir, parce qu'il n'y a pas eu de procès du régime, parce que la libération n'a pas engendré immédiatement la prospérité attendue, parce que les cadres expérimentés et bien formés des PC sont toujours là, et parce que l'intelligentsia occidentale n'hésite pas à soutenir les communistes contre les "populistes". Ainsi, l'épouvantail soviétique ayant disparu, le communisme se refait un peu partout une virginité.

5) On nous dit : "Refusant l'Europe de Bruxelles et le nouvel ordre mondial, les communistes combattent la domination des Etats-Unis d'Amérique."
Depuis 1997, associé au gouvernement Jospin, le PCF a accepté le traité d'Amsterdam, ainsi que la guerre contre la Serbie, voulue et conduite par les Etats-Unis d'Amérique. En outre, les communistes sont largement soutenus par les grandes institutions mondialistes : TF1, EDF et de nombreuses collectivités publiques financent la fête de "L'Humanité", à concurrence de près de 30% du coût total de cette manifestation. Au plan idéologique enfin, il est frappant de constater que les communistes partagent avec les partisans d'un monde sans frontières un matérialisme qui réduit l'homme à un simple consommateur repu, béat et satisfait.

Français d'abord ! - 1ère quinzaine juin 2000.
Dernière édition par Pat le 24/04/2008 - 15:50, édité 3 fois.
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Messagepar Pat » 20/09/2007 - 15:09

Dans le sang et les larmes (très vieux document)
On sait que les purges staliniennes ont dépassé celles d'Hitler. Les hécatombes de Staline sont estimées par les historiens les plus sérieux à quelque 30 millions de personnes (non compris les 20 millions de la seconde guerre qu'il contribua à déclencher par son pacte avec Hitler). Lénine avait montré le chemin à suivre pour maîtriser toute opposition: le chemin de la Terreur: «Si pour l'œuvre du communisme il nous fallait exterminer les 9/10e de la population, nous ne devrions pas reculer devant ces sacrifices» (Oeuvres complètes, tome 2, p. 702). On estime que, depuis 1917, la Révolution bolchevique a coûté à la Russie de 60 à 80 millions de victimes. On sait moins qu'aujourd'hui encore elle continue de semer la mort. Si les camps de déportation du nazisme sont fermés depuis 1945, ceux de son frère jumeau, le communisme soviétique, sont toujours ouverts. Notre carte est «parlante». Mais elle est forcément incomplète. C'est tout le pays qu'il faudrait recouvrir d'un drap mortuaire! En U.R.S.S., il n'existe aucun district qui n'ait pas un camp de concentration et pas une seule région qui en compte moins de 8 ou 10. Dans la seule Lettonie, 13. Quant à l'Oural, pour la contrée de Krasnoïarsk, la province d'Arkhangelsk et celle de Vologda, la moitié du territoire est littéralement occupée par des camps. Parmi les plus tristement célèbres, citons le complexe de Potma, à 500 km de Moscou, en Mordovie, qui comprend environ 14 camps et prisons échelonnés sur 60 km le long d'une voie ferrée sans issue, propriété du K.G.B., non signalée sur les indicateurs de chemin de fer; le complexe de Kolyma appelé par les bagnards « le crématoire blanc», territoire vaste comme six fois la France, où l'hiver dure de 9 à 10 mois, avec une température descendant entre - 50° et - 75°. «Les camps regorgent de prisonniers condamnés dans le secret; ils viennent s'entasser dans des baraquements surpeuplés, en proie à la famine, au froid et à la maladie», affirme Martchenko dans «Mon témoignage», libéré mais, aujourd'hui, à nouveau déporté après ce témoignage! Le chiffre global des détenus des camps se situe entre 4 et 6 millions. Le chiffre officiel des détenus politiques est approximativement de 300.000. Les membres actifs des diverses religions ne sont pas compris dans ces chiffres, car en général, ils sont condamnés suivant l'article 138 (transgression des lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat) : leur nombre se situe entre 300.000 et 400.000. A compter aussi en plus 40 à 50.000 personnes condamnées par l'article 190-1 pour «calomnie contre la structure politico-sociale soviétique». Ainsi, de nos jours, le nombre des détenus hors-droit-communs - mélangés avec eux sans aucune distinction - est de 700.000 à 800.000 personnes. Ne sont pas compris dans ces chiffres le nombre très important des gens en résidence surveillée ou des travailleurs libres emmenés de force loin de chez eux, les «parasites» (3 mois sans travail font courir le risque des travaux forcés), les mutilés de la dernière guerre, les populations entières exilées : Juifs, Tziganes, Kalmouks, ingouches, Baltes, Tatares de Crimée ... Ne sont pas compris non plus les non-conformistes notables qui ont eu le tort de ne pas couler leur pensée dans le moule officiel et qui l'ont exprimée d'une manière ou de l'autre: ils sont enfermés dans des hôpitaux psychiatriques, et traités comme fous, ou rendus tels. Ils sont de 7.000 à 10.000. Nous avons des listes de noms. Dès 1965, à Dniepropetrovsk, comme à Kazan, Léningrad, une «clinique spéciale» installée dans une ancienne prison abritait quelque 900 patients, condamnés à un traitement psychiatrique forcé, avec des criminels médicalement reconnus comme irresponsables, les plus petites cellules comptant une douzaine d'occupants au lieu de quatre.
Le gouvernement soviétique a signé la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et son article V : «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants» ! Mais il pratique le contraire! Massivement! L'U.R.S.S. est devenue le Royaume du Mensonge. Vous devez révéler la vérité qu'il étouffe. Diffusez ce document dont il est fait un tiré à part. Massivement.
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Naruto
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Messagepar Naruto » 20/09/2007 - 15:22

le président estonien Toomas Hendrik Ilves a relancé mardi la bataille verbale entre l'Estonie et la Russie, en déclarant qu'il n'y avait pas de différence entre l'invasion nazie de son pays lors de la Seconde guerre mondiale, et l'occupation soviétique qui l'avait suivie.
Rendant hommage à l'éphémère gouvernement estonien indépendant, balayé par l'Armée rouge le 22 septembre 1944 quand les troupes nazies s'étaient retirées devant l'offensive soviétique, M. Ilves a contredit la thèse de Moscou d'une libération de l'Estonie.
"La vérité est que l'Armée rouge et son NKVD (police politique de Staline) a 'libéré' l'Estonie au même titre que la Wehrmacht et la Gestapo l'avaient fait avant eux", a-t-il dit lors d'une cérémonie commémorative.
"Du point de vue estonien, il n'y a pas de différence entre les nazis et les communistes. Les deux ont agit brutalement et réprimé les Estoniens. Ni les nazis ni les communistes ne toléraient la démocratie et c'est un fait connu de chaque Estonien", a-t-il ajouté.
L'Allemagne nazie a attaqué l'URSS en 1941, rompant un pacte germano-soviétique qui avait permis à Moscou d'occuper les pays baltes en 1939. Mais l'Armée rouge y est retournée en 1944, victorieuse des troupes allemandes.
Des milliers d'Estoniens ont été déportés en Sibérie lors de deux occupations soviétiques successives. Beaucoup d'autres ont été contraints à l'exil, comme la famille Ilves si bien que le futur président est né en Suède et il a grandi aux Etats-Unis.
Les trois pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) ont recouvré leur indépendance en 1991, après la chute de l'URSS. Devenus membres de l'Otan et de l'Union européenne en 2004, ils entretiennent des relations tendues avec Moscou.
Le déplacement en avril d'un monument soviétique à Tallinn a plongé dans une grave crise les relations russo-estoniennes. Des heurts y ont opposé des Estoniens ethniques et des russophones qui constituent un quart de 1,3 million d'habitants d'Estonie.
Pour les uns, le monument déplacé vers un cimetière militaire symbolisait l'occupation soviétique, et pour les autres le sacrifice de soldats ayant combattu le nazisme.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14 ... -54,0.html

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Danisiam
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Messagepar Danisiam » 21/09/2007 - 4:27

Dans son livre, «La Face cachée du Che», Jacobo Machover, un exilé cubain, brise l'image héroïque et humaniste du révolutionnaire argentin. Interview...
Dans votre livre, vous détruisez le mythe de Che Guevera, décrit comme un «bourreau implacable», qui fume le cigare en regardant les exécutions. D'où vient son statut d'icône?
C'est une construction post-mortem. Deux types de personnes y ont contribué. Castro lui-même, qui en a fait un héros presque surhumain, un grand penseur et un humaniste, et les intellectuels du monde entier, en particulier français, qui le considèrent, comme l'a affirmé Sartre, comme «l'homme le plus complet de notre temps».
Il a été assassiné jeune. Cela y a-t-il aussi contribué?
Oui. Et c'était le moyen, pour Castro, de donner une image éternellement jeune à la révolution cubaine, alors que Castro vieillissait, et que la révolution elle-même devenait obsolète.
Comment expliquer l'engouement des intellectuels français pour le Che à l'époque?
C'était les premières années de l'internationale communiste. Le Che incarnait l'internationaliste mort au combat, avec des réminiscences de la guerre d'Espagne. Les intellectuels français avaient besoin de croire à un demi-dieu, et le Che convenait tout à fait pour trois raisons. Parce qu'il a fait des études de médecine -sans être médecin -, parce qu'il avait une certaine culture, et parce qu'il parlait un peu français - très mal, mais cela donnait d'illusion qu'il était polyglotte. Le tout donnait l'image d'un humaniste prenant les armes malgré lui, ce qui est faux. Sa légende est une entreprise de mystification collective.
Cette image a-t-elle évolué aujourd'hui dans ces milieux?
Quand j'ai parlé du projet de mon livre, certains intellectuels m'ont dit «il ne fait pas casser tous nos rêves». Regis Debray, qui a frayé avec lui, est revenu sur ses positions et a décrit le Che comme un fanatique extrémiste. Mais Régine Deforges, par exemple, vient d'écrire un article dans l'Humanité où elle parle du «poète de la Cabana», la prison où il participait aux exécutions des anti-révolutionnaires... Dans le registre politique, Olivier Besancenot se réclame de lui.
Comment l'expliquez-vous?
J'hésite entre l'ignorance et la complicité. On a du mal à comprendre, surtout pour les familles des victimes. Mais je penche plutôt pour la complicité.
Que vous inspire le marketing autour de la figure du Che?
J'espère faire faire faillite à toutes les boîtes qui la reproduisent à la chaîne sur des posters, drapeaux, sacs, ou sur des maillot de bains, comme j'ai pu le voir dans un article du Sunday Times ce week-end.
Vous dites au début du livre que vous étiez vous-même un «admirateur de Che Guevara». Quand et comment en êtes-vous revenu?
Mon père travaillait avec lui comme interprète. Puis on a dû s'exiler en 1963, et nous n’avons pas pu revenir. De mon côté, je me suis documenté, puis j'ai profité d'une période d'ouverture de Cuba pour m'y rendre, à la fin des années 1970, et là j'ai tout de suite compris. La surveillance constante, la délation... Sur place, j'ai vu la panique sur le visage d'une amie quand je lui ai dit que, comme tous les étrangers, j'étais surveillé. Parler à un étranger est un délit, même si bien sûr ce n'est écrit nulle part, mais on peut toujours vous accuser d'intelligence avec l'ennemi. Ce voyage coïncidait avec la fuite massive des Cubains. 125.000 d'entre eux ont fui en Floride. On est bien obligé de se poser des questions: Pourquoi autant de monde fuit-il le «paradis socialiste»? A mon retour, j'ai commencé à écrire.
Comment les Cubains le perçoivent-ils aujourd'hui?
Ils ont toujours eu de lui une image imposée. Les enfants sont élevés dans le culte du Che, dont l'image trône toujours à La Havane. Mais en même temps, les gens se souviennent de ce que le Che a fait, il y a la mémoire des exécutions, qui faisaient la Une des journaux, et des prisonniers. Il n'y a personne sur l'île qui n'ait été victime ou ne connaisse une victime du Che. Ces aspects sont occultés. Mais aujourd'hui, les langues se délient.
Vous dites que Castro a instrumentalisé Guevara, qui s'est révélé lui-même assez naïf...
Oui, il était naïf de croire qu'il pouvait travailler en dehors du contrôle absolu de Fidel et de son frère Raul. Le Che n'avait pas l'intelligence de Fidel, qui l'a utilisé comme instrument au service de sa politique extérieure, et l'a supprimé en temps voulu. Le Che se croyait plus utile vivant que mort, ce qui n'était pas l'avis de Castro. Che Guevara a fini par déranger tout le monde pour trois raisons. D'abord parce qu'il a revendiqué, en 1964, les exécutions à la tribune de l'ONU alors que Castro n’en parlait plus à ce moment-là. Ensuite parce qu'il a rencontré le chinois Mao sans l'accord de Fidel. Enfin parce qu'il a critiqué l'Union soviétique dans son discours d'Alger. C'était insupportable pour l'URSS et Castro, qui l'a alors envoyé au Congo pour se faire tuer. Finalement, il sera assassiné des années plus tard en Bolivie. Le régime cubain aurait pu le faire exfiltrer, mais Raul, qui ne l'aimait pas, a dit: «qu'il aille se faire foutre, l'Argentin». Personnellement, c'est dans sa mort, à Santa Clara, que je le trouve le plus humain, quand il cesse d'être un «héros», un fanatique imperméable à tout sentiment.
Qui seraient ses héritiers, aujourd'hui?
J'espère qu'il n'y en a pas! Sur le plan de «l'humanisme révolutionnaire» et des doctrines économiques, c'est le régime en place à Cuba. Si l'on prend en compte sa conception de la lutte armée, ce sont les mouvements fanatiques, comme les Farc en Colombie. Et si c'est sur le plan de la cruauté, ce sont les mouvements terroristes actuels.
Et sur l'image du «héros romantique»?
Je ne vois pas où est son romantisme. Il prononce le mot «amour» mais dit en même temps qu'il «doit prendre des décisions douloureuses». Drôle d'amour... Il revendique celui pour l'humanité, mais à ses yeux quiconque qui n'est pas capable de cet amour là doit être exécuté...
Ce type de déclarations ou d'écrits du Che sont-elles la source de l'immense «malentendu» que vous décrivez dans le livre?
La plupart des gens ne l'ont pas lu. Et puis il y a des phrases inventées, qu'il n'a jamais prononcées, mais qui donnent l'illusion d'un guérillero au grand coeur. Quand la démocratie sera rétablie à Cuba, je souhaite que le premier geste soit de décrocher son effigie et de débaptiser la «place de la révolution» pour redevenir la «place civique», son nom d’avant. Car pour nous, une bonne partie des Cubains, Che Guevara est le symbole et la réalité de l'oppression à Cuba. J'espère une démocratie qui ne soit ni romantique, ni héroïque. Juste une démocratie banale, mais qui permet de rétablir la vérité sur les victimes du régime castriste et sur le Che.
Comment pourrait-elle advenir?
Sur la seule volonté du régime, ou bien le ras-le-bol de l'armée. Les révoltes populaires sont improbables, tout est si contrôlé... Il faut surtout une pression internationale, ne pas reconnaître la tyrannie castriste, qui est une caricature de la révolution.
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS

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Guatini
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Messagepar Guatini » 21/09/2007 - 14:56

Juste une démocratie banale, mais qui permet de rétablir la vérité sur les victimes du régime castriste et sur le Che

Une démocratie banale, c'est quoi exactement ? Une démocratie illusoire qui roule pour les US ?
Si mañana tu suelo sagrado
Lo amenaza invasión extranjera,
Libre al viento tu hermosa bandera
A vencer o a morir llamará.

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Messagepar MD12 » 21/09/2007 - 15:45

As we are discussing communist crimes in this thread, does anyone reccommend the book Le Livre noir du communisme : Crimes, terreur, répression? I have heard that it is the best researched book dealing with this subject?
Kevin
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un anniversaire oublié... par le PC

Messagepar Pat » 21/09/2007 - 17:14

Le 3 septembre 1939, Maurice Thorez, secrétaire général du parti communiste, a répondu à son ordre de mobilisation, dès le premier jour de la guerre et a rejoint à Chauny, dans l'Aisne, la 321e compagnie de pionniers.
Il a été rappelé dans cette unité en qualité de batelier... et non de mineur, profession qu'il prétendit toujours avoir exercée.
Le 4 octobre 1939, alors que, en pantoufles, il occupait son temps - comme bien d'autres de ses camarades de cette drôle de guerre - à faire une belote, un camarade entre dans la chambre et lui lance:« Maurice, y a dehors des amis à toi qui viennent d'arriver en voiture: ils te demandent ».
Exit Maurice qui ne réapparaîtra que le 27 novembre 1944.
Une amnistie, voulue par· de Gaulle, effaçait la condamnation à six années de prison pour désertion à l'intérieur. Motif qui lui eût valu la peine de mort si le tribunal militaire d'Amiens avait su qu'il s'agissait d'une désertion à l'ennemi, l'URSS étant alors l'alliée de Hitler.
Circonstances aggravantes, il est maintenant patent que, pour rejoindre la banlieue de Moscou,où il séjourna pendant cinq ans sous le nom d'Ivanov, Thorez, tout comme son modèle Lénine, a dû traverser l'Allemagne.
On ne sait, ni quand, ni par où, mais, ce qui est certain, c'est que les communistes continuent à couvrir une telle infamie.
Le 28 avril 1950, célébrant, avec la solennité qui se devait, le cinquantième anniversaire du grand homme! Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT déclara : «Où était Thorez ? Vous voudriez savoir comment il se fait qu'il ait pu, cinq ans durant, avec les autres, vous échapper? Vous êtes trop curieux, Messieurs. C'est notre affaire et pas la vôtre ».
Nous en reparlerons. car c'est justement notre affaire à nous que de détruire ce mur de mensonges qui nous enferme depuis cinquante ans.
Michel Miot National Hebdo du 12 au 18 octobre 1989
Dernière édition par Pat le 24/04/2008 - 15:53, édité 1 fois.
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De Gaule et les communistes

Messagepar Pat » 21/09/2007 - 22:55

J'ai déjà eu l'occasion de rendre compte, dans un précédent numéro, du tome premier de l'ouvrage d'Henri-Christian Giraud intitulé De Gaulle et les communistes. J'en avais souligné tout l'intérêt, et j'avais été frappé par la riche documentation, généralement très peu connue, à laquelle l'auteur se référait.
Le tome deux, qui va de mai 1943 à janvier 1946, ne déçoit pas. Il nous montre un de Gaulle qui, au fond, n'est rien d'autre, entre 1940 et 1943, qu'un exilé à la tête d'une bande, contraint de solliciter des concours pour effectuer sa percée.
Quels concours? Après le débarquement des Américains en Afrique du Nord, il est plutôt mal vu et par les gens en place ~ le général Giraud et ceux qui l'entourent ~ et par la population pied-noir qui conserve des attaches sentimentales pour le maréchal Pétain. Il y a, en Afrique du Nord, des forces militaires françaises importantes. Mais on ne saurait dire qu'elles nourrissent un amour excessif pour l'homme de Londres. Et à Londres justement? Eh bien, on ne peut affirmer que de Gaulle ait particulièrement la cote auprès de Churchill. Ajoutez qu'il ne l'a pas du tout auprès de Roosevelt.
Bref, quelqu'un qui, fin 1942, analyserait les chances de Charles de Gaulle d'accéder au pouvoir - un babillard du type Alain Duhamel, par exemple - ne miserait pas une roupie sur son nom.
Moyennant quoi, il commettrait une erreur totale parce qu'il négligerait pour le succès de de Gaulle deux facteurs:
1) l'appui de Moscou;
2) l'appui du parti communiste.
Dans le tome précédent, nous avons déjà vu le général et ses compagnons faire des offres de service à Staline, et nouer des contacts avec le parti communiste français, réduit à la clandestinité par le gouvernement républicain (notamment par le socialiste Sérol). Pour le tome deux, l'auteur nous fait accéder aux arcanes de cette collaboration.
Avec Staline, de Gaulle poursuit un objectif qui assurément lui donnerait une « arme» exceptionnelle: être présent à Téhéran. Il ne l'obtiendra pas. Mais il a tout l'appui de Moscou contre Giraud, ce qui va grandement faciliter sa prise de pouvoir à Alger.
Dans le même temps, les rapports de force à la fois à l'intérieur du gouvernement constitué à Alger et au sein de la Résistance connaissent des changements décisifs. En faveur de de Gaulle et de ses partisans, certes, mais aussi en faveur des communistes français, et parce que ces communistes appuient de Gaulle, tout en exerçant sur lui, quand il le faut, des chantages suivis d'effet. Exemple :en fonction des problèmes de sécurité posés par la clandestinité, le CNR (Comité national de la résistance) peut difficilement se réunir au complet. Les communistes en tirent argument pour lui substituer un bureau permanent où l'un des leurs Villon (alias Ginsburger) joue le rôle principal.
L'IMPORTANT C'EST L' INSURRECTION
Dès cette époque, les communistes qui, d'une part, ont refait surface ouvertement en Afrique du Nord et, d'autre part, développent en métropole des « appareils» politico-militaires très efficaces, réclament des têtes. Ils savent très bien que la décision de provoquer des condamnations à mort et de les faire exécuter, crée une barrière de sang entre le passé légal et un avenir révolutionnaire qui favorise leurs entreprises.
Une des premières revendications que communistes mettent en avant, c'est la nécessité de l'épuration. La seconde, c'est d'exiger une tête qui créera un précédent : celle de Pierre Pucheu, ancien ministre de l'Intérieur de Vichy et, comme tel, haï des communistes.
Dans son livre, Henri-Christian Giraud cite de très larges extraits d'une circulaire adressée le 15 octobre 1943, par secrétariat général des MUR, (Mouvements unis de résistance, organisation minée par les communistes). Nous ne pouvons en retenir, ici, que quelques points. Ils sont très éloquents :
1) Le plus important n'est pas la Libération, mais l'insurrection.
2) L'insurrection doit avoir lieu dans tous les cas.
Même si le gouvernement de Vichy roule de lui-même ... « il serait absurde en tout cas, outrageant pour le peuple français, d'imaginer l'absence de tout soulèvement de masse armé d'une forte volonté de vengeance ».
3) II faut placer les Alliés devant le fait accompli (qui sont les Alliés dans ce texte ? Pas Staline, mais les Britanniques et les Américains).
4) Des manifestations de force donneront une base démocratique au gouvernement de fait du général de Gaulle (comment l'usage de la force pourrait-il servir de base démocratique à aucun régime?).
5) L'insurrection imposera au gouvernement provisoire des mesures révolutionnaires (tout à l'heure on nous parlait de gouvernement de fait ayant une base démocratique (?). Maintenant, on nous dit que ce gouvernement de fait se verra imposer des mesures révolutionnaires. Et par qui? Les auteurs de cette circulaire le précisent un peu plus loin: par les Comités de Libération manipulés par les communistes.
Arrêtons-là. Il faut dire que dans les années qui vont suivre, le gouvernement du général de Gaulle va accepter l'essentiel de ce programme.
MORT DE PUCHEU
Il va en tout cas accepter l'entrée des communistes dans le CFLN et la mise à mort de Pucheu. Or, cette mise à mort c'est le coup décisif pour enclencher les procès de l'épuration à partir de 1944.
Dans ce processus d'aliénation, il y a une phase décisive, c'est la séance du 6 novembre 1943 pour remanier le CFLN. Episode peu connu. De Menthon, commissaire à la Justice, au nom de de Gaulle, demande l'introduction des partis politiques (y compris le PC) et de membres de la Résistance au sein du Comité "trop à droite". Giraud et le général Georges s'y opposent avec fermeté. On vote: de Gaulle et ses partisans remportent. Retenez les noms de ceux qui, avec " Mon général " ont participé à cette infâmie : Massigli, Monnet, Pleven, Bonnet, Philip , Abadie, Diethelm, Tixier (évidemment, il ne s'agit pas de Tixier-Vignancour) et Catroux.
Tandis que de Gaulle et ses féaux glissent du côté des communistes, il n'est pas mauvais de savoir ce que pensait un homme décrit en général comme fort intelligent par la classe politique de l'époque, Pierre Cot, papa de Jean-Pierre, qui sévit à la tête du groupe socialiste à l'Assemblée européenne.
De Gaulle l'a expédié à Moscou. en vue de resserrer les liens avec Staline. car c'est un homme particulièrement bien vu des Soviétiques.
D'un de ses rapports. je détache ces "perles":
« Le gouvernement soviétique souhaite une France forte et libre, mais il veut que cette France soit réellement démocratique et antifaciste. Il veut qu'elle ne risque pas de devenir un jour un des éléments d'une politique antisoviétique. »
(Autrement dit, Staline veut contrôler le gouvernement de la France par communistes interposés. De Gaulle a lu ça, sous la plume de son envoyé, et l'a " avalé ").
Sur Thorez:
«Traiter Thorez de déserteur, c'est avoir une conception purement formaliste du Droit ... »
(Dire aujourd'hui que Paulin était criminel c'est sans doute aussi être formaliste. Arpaillange parlerait comme Pierre Cot).
Etc.
On connaît la suite: le déserteur «selon une conception formaliste du droit» sera amnistié par « Mon Général ». Dans le même temps, on fusillera Brasillach.
Il y a, dans le livre de Giraud (1), une foule de documents du plus vif intérêt, dont je ne puis rendre compte ici, faute de place.
Allons à la fin. Les communistes sont entrés au gouvernement. Les complots se succèdent.
Le 20 janvier 1946, de Gaulle donne sa solution.
Il s'en va (2).
Marcel Cachin, directeur de L'Humanité, libéré sous l'Occupation par le colonel allemand Boemelburg, note dans ses carnets :
« De Gaulle démissionne. Journée historique. Nous avons eu de Gaulle sans effrayer la population. »
Les communistes seront quand même, Dieu merci, chassés du pouvoir. Mais par un modeste socialiste, Ramadier, président du Conseil.
Il n'a rien d'un foudre de guerre. Mais lui tient tête aux cocos, avec l'aide de Jules Moch, ministre de l'Intérieur.
Je sais que je vais faire grincer quelques dents. Mais je le dis tout net : je préfère ces socialistes qui ont tenu tête (la race semble être tarie) aux « bolchos », à « Mon général» et à ses rodomontades.
(1) Albin Michel Editeur
(2) En 1968, il choisira la même solution: le départ.
Roland Gaucher, National Hebdo, octobre 1989
Dernière édition par Pat le 24/04/2008 - 19:03, édité 1 fois.
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Danisiam
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Messagepar Danisiam » 22/09/2007 - 5:58

la bete n'est pas morte!
Attablé autour d’un thé avec quelques amis, Subodh, 22 ans, n’en revient pas. «Quand les maoïstes sont entrés au gouvernement, il y a six mois, c’était comme un rêve, se rappelle l’étudiant . Nous pensions que c’était la fin du conflit, que nous allions goûter à la paix et au développement. Mais le rêve est en train de tourner au cauchemar. C’est à croire que notre pays est damné.»
Les élections tant attendues auront-elles lieu ? Le pays va-t-il replonger dans le chaos ? Va-t-il falloir encaisser de nouvelles grèves générales ? Ces questions hantent les Népalais depuis que les anciens rebelles maoïstes ont claqué la porte du gouvernement, mardi, en menaçant de faire capoter le scrutin, prévu fin novembre, qui doit élire une nouvelle Assemblée constituante. Un retrait provoqué par le refus du Premier ministre, Girija Prasad Koirala, de céder à deux revendications : la modification du système de scrutin et surtout l’instauration d’une république.
Saboter. Dans les rues de Katmandou, c’est l’incompréhension. «Les maos réclamaient des élections à cor et à cri censées être l’aboutissement du processus de paix. Maintenant qu’on est si prêts du but, ils se débinent. Qu’est-ce qu’ils veulent à la fin?» lâche un petit commerçant de la vieille ville . «Des élections libres», répond Chandra Prakash Gajurel, membre du comité central, dans le quartier général du parti, décoré des portraits de Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao . Les maoïstes soutiennent que les «forces royalistes» cherchent à saboter le scrutin afin de sauver la monarchie. D’où la nécessité d’instaurer au plus vite la république.
Ce discours ne convainc pas grand monde, même s’il est vrai que le roi Gyanendra, déjà privé de tous ses pouvoirs, tente en coulisse de sauver son trône. Les attentats à la bombe qui ont secoué Katmandou, au début du mois, sont ainsi attribués à des militaires toujours fidèles au souverain. Mais pour les analystes, la théorie du complot n’est qu’une excuse, destinée à repousser les élections, voire à les faire annuler, afin de ne pas avoir à affronter les urnes. «Les maos sont confrontés à leurs propres contradictions, explique Kanak Dixit, rédacteur en chef du magazine Himal. Leurs dirigeants sont en train de céder à la branche la plus radicale du mouvement, qui veut tout et tout de suite, car ils ont réalisé qu’ils n’obtiendront que peu de sièges aux élections.»
Grèves. Dans l’immédiat, tous les observateurs de la politique népalaise excluent un retour à la lutte armée. «Ils n’en ont plus les moyens, les réseaux clandestins ont été démantelés», résume Saroj Giri, professeur de sciences politiques. Les ex-guérilleros sont au contraire tout à fait capables de perturber le scrutin via une mobilisation populaire, comme ils ont promis de le faire. C’est bien ce qui inquiète la population. «Je suis analphabète et je ne connais rien à la politique, mais j’ai entendu que les maos avaient déjà annoncé une grève générale de trois jours pour début octobre, explique Saila du haut de son rickshaw (cyclo). Moi, je vis au jour le jour, et q uand je ne travaille pas une journée, j’ai du mal à nourrir ma famille.»
Un discours omniprésent dans ce pays où le revenu annuel moyen ne dépasse pas les 240 dollars (170 euros). Meurtri par les années de guerre civile, le monde du tourisme retient aussi son souffle. «Nous sommes sur le point d’entamer notre meilleure saison en six ans, explique Rajendra Bajgain, propriétaire d’une agence de trek dans la capitale. Je croise les doigts pour qu’on n’ait pas d’annulations en série.» Subodh et ses amis s’inquiètent, eux, pour leurs examens, qui coïncident avec la grève générale annoncée pour début octobre.
Pénurie. «L’attitude des rebelles est totalement irresponsable, reprend Kanak Dixit, surtout au moment où le pays est en proie à de nouvelles divisions. Cela ne va faire qu’encourager les quelques forces royalistes qui restent et les autres groupes armés. » Ces derniers mois, le pays a vu naître de nombreux mouvements ethniques réclamant davantage de représentation dans le «Nouveau Népal» que doit créer l’Assemblée constituante. Des groupes auxquels s’ajoutent des gangs criminels qui profitent de la situation, notamment dans les plaines du Teraï, près de la frontière indienne. Plus de trente personnes ont été tuées cette semaine dans la région, et des dizaines d’autres blessées, après qu’un leader local a été abattu. Le gouvernement semble incapable de réagir.
Parallèlement, l’inflation et la pénurie de carburant - due à l’incapacité du gouvernement à payer des millions d’euros d’arriérés aux fournisseurs indiens - provoquent la colère. Les chauffeurs de taxi viennent ainsi de bloquer plusieurs quartiers de la capitale pour protester contre le rationnement de l’essence.
Un mécontentement populaire sur lequel les maos pourraient capitaliser pour lancer leur «mouvement populaire». En quittant le gouvernement, ils ont cependant pris le risque de perdre une partie de leurs soutiens. «J’étais plutôt favorable aux maos, car ils représentent le renouveau dans une classe politique dont tout le monde sait qu’elle est inefficace et corrompue, témoigne Subodh, l’étudiant . Maintenant, je ne sais plus si je peux leur faire confiance.»
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS

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Le parti communiste a-t-il changé?

Messagepar Pat » 22/09/2007 - 18:11

Le Parti communiste a-t-il changé ? [b]1 documents datant de 1978[/b]
Les socialistes prétendaient que le Parti communiste a changé, que l'alliance avec iui était de ce fait devenue possible, qu'elle allait précipiter ce changement et qu'une fois arrivé au pouvoir en compagnie du Parti socialiste, le P. C. poursuivrait son évolution pour devenir un parti comme les autres, capable de faire passer l'intérêt générai du pays avant ses conceptions idéologiques et son attachement au mouvement communiste international.
Telle était la justification socialiste de l'Union de la gauche. Elle sous-entendait que, si le Parti communiste n'avait pas changé il aurait été criminel de s'allier avec lui et de lui donner la possibilité d'accéder au gouvernement de la France.
Or, le Parti communiste n'avait pas changé.
TROIS ABANDONS TROMPEURS
Certes,
- le 7 janvier 1976, G. Marchais déclarait que l'expression «dictature du prolétariat» ne correspondait plus à ce que souhaitaient les communistes. (Elle figure toujours néanmoins dans les statuts du parti) .
- Le 4 février 1976, G. Marchais, au 22' Congrès du P. C., disait « catégoriquement non » à « ce que la propagande réactionnaire appelle le collectivisme, c'est·à·dire la dépossession de chacun, l'uniformité et la continuité » (ceci bien que ses statuts fixent toujours au P. C. comme « but fondamental la transformation de la société capitaliste en société collectiviste ou communiste », avec, comme première étape, " la collectivisation des principaux moyens de production et d'échange ").
- Le 31 mars 1976, G. Marchais rejetait « la formule utilisée dans des conditions toutes différentes selon lesquelles la pierre de touche de l'internationalisme serait le soutien, en toutes choses, de l'Union soviétique ", et il parlait de " solidarité internationaliste " au lieu d'internationalisme prolétarien.
Ainsi, G. Marchais rejetait la dictature du prolétariat, le collectivisme, l'internationalisme prolétarien (= la subordination à l'U.R. S.S.), trois notions qui (avec une quatrième : le centralisme démocratique) constituaient l'originalité profonde du Parti communiste.
Les socialistes n'avaient-ils pas raison de dire que ce Parti avait changé ?
ASPECTS INQUIÉTANTS DE CE PRÉTENDU CHANGEMENT
1. - Remarquons d'abord que la facilité avec laquelle le P. C. s'est débarrassé (s'il l'a fait vraiment) de convictions qu'il défendait farouchement depuis ses origines ne donne pas confiance dans la solidité des conceptions qu'il prétend maintenant être les siennes.
Il lui a suffi de 24 heures pour abandonner la dictature du prolétariat. Ne peut-on pas craindre qu'il ne lui en faille pas davantage pour abandonner la démocratie et le pluralisme des partis auxquels il se prétend rallié ?
La prudence conseille d'attendre que le temps ait prouvé que le P. C. est solidement ancré dans ses nouvelles convictions avant de lui confier des responsabilités nationales.
2. - Remarquons ensuite que le Parti communiste a renoncé à ce qu'il ne tient pas encore, mais il n'a rien lâché de ce qu'il tient.
a. - La dictature du prolétariat: le P. C. ne l'exerce pas encore.
Il n'a donc rien abandonné de concret. Il a seulement promis qu'il n'établirait pas la dictature, mais rien ne garantit qu'il tiendra sa promesse.
Au contraire, le P.C. a mis la main sur la C.G.T. qui lui est entièrement subordonnée depuis 1948. Bien que le « Programme commun » annonce que « sera garantie l'indépendance des syndicats à l'égard de l'Etat et des partis », les communistes continuent de diriger la C.G.T. pour le compte de leur parti.
Or, cette subordination des syndicats (et autres organisations de masse) au parti est l'instrument le plus efficace de la « dictature du prolétariat » (c'est-à-dire de la dictature du Parti qui prétend parler au nom du prolétariat).
b. - Le collectivisme : là aussi, le P.C. abandonne ce qu'il ne tient pas encore, car l'essentiel de l'activité économique en France reste soumis aux lois de l'économie de marché et de libre entreprise. Le P.C. se contente donc de promettre qu'il ne collectivisera pas mais ce n'est qu'une promesse.
Tout au contraire, le P.C. a renforcé ces derniers temps son implantation politique dans les entreprises. De 5.200 en 1972, ses cellules d'entreprise sont passées à 9.588 en 1977. Or, qu'est-ce que les cellules d'entreprise, sinon un moyen pour le P.C. de s'emparer du pouvoir dans l'entreprise ? Organe de contestation et de subversion quand le P.C. est dans l'opposition, la cellule deviendrait un organe de contrôle des directions d'entreprise (et, en réalité, le véritable détenteur de l'autorité dans l'entreprise) si le Parti communiste arrivait au pouvoir
En particulier, la cellule serait à même de faire jouer dès que le P.C. le voudrait la fameuse disposition du Programme commun: « Au cas où les travailleurs formuleraient la volonté de voir leur entreprise entrer dans le secteur public ou nationalisé, le gouvernement pourra le proposer au Parlement ».
A-t-on renoncé au collectivisme quand on renforce les instruments nécessaires pour réaliser la collectivisation ?
c. - Indépendance à l'égard de l'U.R.S.S. Assurément, le P.C. s'efforce de ne plus apparaître comme « le parti de Moscou " et, comme personne en France n'ignore plus ce qu'est la réalité soviétique, il prétend qu'elle ne. lui servira pas de modèle : il construirait un « socialisme aux couleurs de la France ".
Tout cela encore n'est qu'apparence et promesses.
En effet,
- le P.C. continue à dire que l'U.R.S.S. est un pays socialiste en marche vers le communisme. Il prétend que les "aspects négatifs " (comme il dit pudiquement) de la réalité soviétique ne sont que des « accidents" passagers (et pourtant ils durent depuis 1917, et on les retrouve dans tous les pays communistes);
- le P.C. continue de même à soutenir l'U.R.S.S. dans tous les problèmes de politique internationale, y compris dans les rapports entre l'U.R.S.S. et la France (voir son comportement dans l'affaire du Concorde et dans celle de l'Airbus quand les autorités soviétiques ont soulevé des difficultés pour l'admettre sur la ligne Paris-Moscou) ;
- le P.C. continue à envoyer régulièrement des délégations en U.R.S.S. (par exemple du 11 au 18 juillet 1977 pour étudier de près comment fonctionne le P.C. soviétique. (Voir l'Humanité, 12-7 1977) et il a toujours pour banque la Banque Commerciale de l'Europe du Nord (B.C.E.N.) dont le capital est détenu à concurrence de 99,7 % par la Banque d'Etat de l'U.R.S.S. et la Banque pour le Commerce extérieur de l'U.R.S.S. (Voir Le Monde, 27-5 1977 aux Avis financiers).
Si le P.C. changeait de banque, peut-être commencerait-on à croire qu'il n'est plus « un parti nationaliste étranger ", comme disait Léon Blum.
LE POINT LE PLUS GRAVE
Pourquoi le Parti communiste est·il "un parti qui n'est pas comme les autres " (Thorez) ?
Parce qu'il est soumis au" centralisme démocratique ".
Qu'est-ce que le centralisme démocratique ? C'est un système qui soumet tous les militants du parti à une "discipline de type militaire" (Lénine), rend obligatoires les décisions des organismes supérieurs pour les organismes inférieurs (statuts du P.C.F.), interdit l'organisation de tendances et les divergences d'idées à l'intérieur du parti, exige J'application des décisions par tous, y compris par ceux qui ne sont pas d'accord. Bref, le P.C. est conçu comme une armée qui obéit à ses chefs sans protestation ni murmure.
Le Parti communiste est un parti totalitaire : le Centralisme démocratique).
La preuve : la veille du jour où G. Marchais a décidé d'abandonner la formule de la dictature du prolétariat, tous les militants défendaient cette formule; le lendemain, 99,95 % la rejetaient à leur tour.
G. Marchais a d'ailleurs déclaré à propos de la démocratie (?) dans le parti : " Cela ne signifie pas qu'il faille, comme certains nous y invitent, organiser la vie du parti comme nous préconisons d'organiser la vie politique dans une France socialisée ". C'est-à-dire en reconnaissant la pluralité des tendances dans le parti comme la pluralité des partis dans le pays). « Non, Cela signifie obtenir, sur la base du principe du centralisme démocratique, une participation toujours meilleure des membres du parti ». (L'Humanité, 22-3-1974).
Le Parti communiste français conserve donc la structure et l'esprit d'un parti totalitaire, d'un parti de dictature.
Un peuple qui veut rester libre ne peut pas confier le soin de le
gouverner à un parti qui n'accepte pas la liberté chez lui.
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Messagepar Pat » 22/09/2007 - 18:19

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Messagepar Pat » 23/09/2007 - 16:03

Le Parti communiste est un parti totalitaire : le centralisme démocratique 2
Les communistes ont changé de tactique. Ils ont abandonné des formules qui heurtaient les hommes épris de libertés (dictature du prolétariat, fidélité inconditionnelle à l'U.R.S.S., internationalisme prolétarien, collectivisme). Ils ont déclaré qu'ils admettraient, s'ils arrivaient au pouvoir, l'existence de plusieurs partis politiques et le libre fonctionnement des institutions démocratiques : Le Parti communiste a·t·i! changé ?)
Mais il y a quelque chose à quoi ils n'ont pas touché : Ia structure et l'esprit de leur parti, " un parti de type nouveau " (Lénine), « un parti qui n'est pas comme les autres »(Thorez).
1. - LE " CENTRALISME DÉMOCRATIQUE" : UNE CONCEPTION QUI N'EST NI DÉMOCRATIQUE NI FRANÇAISE.
Le Parti communiste est un parti totalitaire, car son principe de fonctionnement est le centralisme démocratique.
Il n'a emprunté ce principe ni à la tradition politique française, ni à la tradition démocratique où que ce soit dans le monde. Il lui a été imposé par Lénine qui, en 1920, avait mis 21 conditions à l'adhésion des Partis à l'internationale communiste (= Komintern) :
12e condition : « Les partis appartenant à l'Internationale communiste doivent être édifiés sur le principe de la centralisation démocratique ... Le Parti communiste ne pourra remplir son rôle que s'il est organisé de façon centralisée, si une discipline de fer confinant à la discipline militaire y est admise, et si son organisme central est muni de larges pouvoirs, exerce une autorité incontestée, bénéficie de la confiance unanime des militants ».
Centralisation, discipline de fer, autorité incontestée: ce ne sont pas les règles de fonctionnement d'un parti démocratique.
Un parti démocratique rassemble des hommes qui, d'accord sur une conception générale du bien commun, s'associent pour agir ensemble dans le même sens, chacun demeurant un homme libre et conservant le droit de discuter les positions de son parti lui-même.
Il en est tout autrement dans le Parti communiste.
2. - OBÉISSANCE DES ORGANES INFÉRIEURS AUX ORGANES SUPÉRIEURS.
Le P.C. est formé d'une hiérarchie « d'organisations » ou " organismes " : cellule (locale, d'entreprise ou rurale), section, fédération (départementale), comité central, bureau politique, secrétariat.
Les statuts stipulent - de façon contradictoire
Art. 5. - a) La discussion de tous les problèmes est libre à tous les échelons, sur la base des principes acceptés par les communistes lors de leur adhésion. Une fois les décisions prises à la majorité, elles sont appliquées par tous ...
Art. 5. - d) Les décisions des organismes supérieurs sont obligatoires pour les organismes inférieurs .
En apparence, les organismes décident de leur politique à chaque échelon par un vote majoritaire. En réalité, l'organe supérieur impose sa volonté à l'organe inférieur, quelle que soit la décision que pourrait prendre celui-ci : le Bureau politique commande au Comité central, le C.C. aux fédérations, les fédérations aux sections, les sections aux cellules.
En définitive, c'est le Bureau politique qui commande. (Plus exactement, selon une pratique établie par Thorez, à l'imitation de Staline, le secrétaire général est tout puissant sur le Bureau politique, qui n'est plus guère qu'un organisme de consultation).
3. - ÉLECTION DES ÉCHELONS INFÉRIEURS SOUS LE CONTRÔLE DES ÉCHELONS SUPÉRIEURS.
Apparemment, chaque organisme du parti élit ses dirigeants.
Art. 5. - b) Les organismes dirigeants des différents échelons du Parti sont élus démocratiquement par les assemblées de cellules, les conférences de sections, de fédérations et les congrès.
En réalité, les dirigeants des échelons inférieurs sont désignés par ceux des échelons supérieurs.
En effet:
a) Chaque membre du Parti a le droit de « participer à l'élection des organismes de direction et d' « être élu » (art. 6). Il n'a pas le droit d'être candidat.
b) « A tous les échelons, les organisations du parti ont le droit de proposer des candidats pour l'organisme dirigeant de l'échelon supérieur (l'assemblée de cellule pour le comité de section, la conférence de section pour le comité fédéral, la conférence fédérale pour le comité central) (art. 43).
Mais
« ces candidats s'ajoutent à ceux proposés par les directions sortantes : comité de section, comité fédéral, comité central » (art. 43)
car, disait M. Marchais,
" les directions sortantes ont non seulement le droit, mais le devoir de présenter des candidats. Ne sont-elles pas les plus qualifiées pour juger de l'activité des membres qui les composent? Et l'importance que revêt la présence de tel ou tel camarade dans l'organisme de direction peut échapper à l'organisme inférieur auquel il appartient. " (XVII' Congrès du P.C.F. Cahiers du Communisme, juin-juillet 1964, p. 322),
Mais
" toutes ces candidatures sont examinées par une commission élue à cet effet "... laquelle " propose les candidats les plus aptes " (art. 43) et cette commission est dirigée par un des membres de l'organisme dirigeant sortant;
Mais
la commission des candidatures présente des « candidats en nombre égal au nombre de membres du comité de section, du comité fédéral, du comité central » (art. 44).
Autrement dit, les " électeurs " se trouvent en présence d'une liste unique et bloquée (puisqu'il n'y a pas de candidats à éliminer).
A ceux qui proposaient de faire voter sur tous les candidats, même s'ils étaient plus nombreux que les sièges à pourvoir, Marchais répondait que
« ce système pourrait satisfaire l'esprit de ceux qui sont plus attachés à la démocratie bourgeoise qu'à la démocratie prolétarienne », mais « qu'il irait à l'opposé des intérêts du parti. Avec ce système, qui conduirait à supprimer la commission des candidatures » (Ce qui confirme le rôle de cette commission, limitatif de la liberté des électeurs) « en fait, c'est le hasard qui déciderait de l'élection de tel ou tel dirigeant, puisque deux ou trois voix d'écart pourraient suffire à écarter un candidat fort capable ... La sélection des meilleurs en nombre égal il celui il élire s'impose. » (Id., p. 323).
Comme on objectait qu'il n'arriverait pas souvent qu'un candidat eût moins de 50 % des voix, Marchais répondit que c'était tant mieux.
« Cela vaudra dire que le choix auquel il aura été procédé par la commission des candidatures aura été judicieux. (Id., p. 32.4).
Ainsi, les organes dirigeants sont pratiquement" désignés par les organes sortants et les organes supérieurs. Election, non, mais cooptation et désignation.
4. ~ LA PENSÉE DU BUREAU POLITIQUE EST OBLIGATOIRE POUR TOUS.
En principe "la discussion de tous les problèmes est libre à tous les échelons " (art. 5, a).
a) Mais
elle doit se faire " sur la base des principes acceptés par les communistes lors de leur adhésion " (art 5, d).
(Lors de l'adhésion, nul n'est censé ignorer les principes en question, mais presque tous les ignorent).
Dans la pratique, la discussion a lieu à périodes fixes (avant le congrès national) et ne peut porter que sur des sujets proposés par la direction du parti. Une fois le congrès fini, la discussion est terminée. En fait, le bureau politique décide entièrement de l'orientation du parti : au congrès, le vote de la résolution générale et autres textes fixant la politique du parti se fait à main levée.
« Dans le Parti communiste, chacun compte pour un. Quand Georges Marchais vote, c'est une voix. Quand un O.S. de chez Renault vote, c'est aussi une voix. Nous sommes a égalité, assurait M. Marchais. " (L'Humanité, 18 avril 1977).
Ce serait peut-être vrai si l'on votait, mais il n'y a pas de véritable vote dans le parti.
b) Mais
" une fois les décisions prises à la majorité, elles sont appliquées par tous " (art. 5-a) ,
ceux qui ne sont pas d'accord ont droit (depuis 1956) de conserver leur opinion particulière, s'ils ne sont pas membres d'un organe de direction et à condition de la garder pour eux et de n'en faire part à personne. Il faut se taire et obéir.
" Naturellement, lorsque la décision intervient, tout le monde doit l'appliquer comme un seul homme. Mois que la minorité se soumette à la majorité pour appliquer ses décisions, n'est-ce pas l'essence même de la démocratie et de la discipline? Encore convient-il de souligner que la discipline du Parti n'exige pas d'un de ses membres qu'il renonce a sa propre conviction, dès l'instant où elle ne contredit pas les principes du Parti (mais qui peut en être juge? La majorité? La direction? Note de l'auteur), si la discussion ne l'a pas convaincue." (Marchais, XVII' Congrès, o_c., p.308).
Il n'y a démocratie dans un parti que si chacun garde le droit d'exprimer son opinion et de rouvrir la discussion quand il le juge opportun.
c) Mais
" l'organisation et l'activité de fractions sont interdites parce qu'elles saperaient l'unité du Parti et compromettraient l'efficacité de son action " (art. 5, a).
Or, si ceux qui ne sont pas d'accord sur un point ou un autre ne se rencontrent pas pour élaborer et présenter en commun un projet de résolution ou un amendement, ils sont condamnés à l'impuissance. La démocratie exige le pluralisme des tendances à l'intérieur des partis comme le pluralisme des partis dans la vie politique.
Les communistes y sont farouchement hostiles. Ainsi Marchais, au XVII' congrès :
" La constitution de " tendances " et l'existence de fractions pourraient certes satisfaire les intérêts particuliers ou l'esprit de petits bourgeois incapables de faire preuve de discipline. Mais cela ne pourrait que détruire l'unité idéologique du Parti, le transformer en une arène où s'affronteraient ces diverses tendances ... Le Parti serait incapable d'orienter, de guider et d'organiser la lutte de la classe ouvrière et des masses. C'est pourquoi nous y sommes fermement opposés, malgré les sollicitations dont nous sommes l'objet, y compris de la part de quelques individualités dans le Parti. " (O.C., p. 307).
En réalité, s'il y a des discussions dans le P.C. à tous les échelons, ce n'est pas pour définir la " ligne " du parti, c'est pour forcer tout le monde à parler et pour permettre aux dirigeants de connaître ceux qui ne sont pas tout à fait d'accord et de les surveiller.
5. - DES MILITANTS QUI DÉPENDENT ÉTROITEMENT DU PARTI.
Pour obtenir des militants qu'ils se soumettent à sa discipline. le Parti ne se contente pas de leur conviction, fût-elle fanatique. Il les attache à lui par des liens matériels :
a) L'appareil du Parti est formé pour une large part de militants qui doivent au Parti leur existence matérielle : permanents du parti, permanents des organisations de masse (C.G.T.), employés des municipalités, des œuvres sociales des comités d'entreprise à majorité C.G.T., des sociétés commerciales dépendant du parti, etc. Tous perdraient leur gagne-pain s'ils quittaient le parti et retrouveraient difficilement du travail.
b) Un élu communiste n'a pas de clientèle politique qui lui soit propre. Les statuts précisent que " le mandat qu'il détient est à la disposition du parti " (art. 45) ce qui est contraire aux règles démocratiques. S'il quittait le parti, il deviendrait " un cadavre politique ", il n'aurait plus d'existence politique. Les députés communistes ne touchent pas leur indemnité parlementaire qui leur permettrait de s'assurer l'indépendance : ils sont des salariés du parti (ce qui est contraire à l'esprit de la démocratie),
6. - RÉSULTAT: UN PARTI QUI MANŒUVRE COMME UN SEUL HOMME.
Le centralisme démocratique permet d'imposer au parti une discipline et un monolithisme sans pareil.
Le 7 janvier 1976, M. Marchais déclare qu'il faut abandonner la formule de « la dictature du prolétariat ». Le 8, tout le monde était d'accord, à deux ou trois exceptions près. Sur les 22.705 délégués aux 38 conférences fédérales qui précédèrent le XXII" congrès, 113 votèrent contre l'abandon de la formule de la dictature du prolétariat, soit 0,4 % et 216 se sont abstenus (soit 0,9 %).
Au total 98,6 % de oui.
Un vrai vote de démocratie populaire
C'est un avertissement.
Le partl communiste est un parti totalitaire. Sa victoire entraînerait la France vers un régime totalitaire.
Dernière édition par Pat le 24/04/2008 - 16:03, édité 1 fois.
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Messagepar Grosminet » 23/09/2007 - 16:16

Sans vouloir défendre les crimes du communiste que je condamne, je pense qu'il faut tout dire : Le communisme a été une réaction au capitalisme du 19ème siècle.
Alors svp ayez aussi une petites pensées pour les enfants qui crevaient au fonds des mines ou en nettoyant les cheminées des usines : ici pour des raisons de productivité les foyers n'étaient jamais éteinds. Pour info, la durée moyenne de vie des gosses "des cheminées"étaient de 2 mois et les usines en consommaient des dizaines par an, beaucoup étaient enlevés .......certains syndicalistes communistes ont été assassinés en voulant les libérer.


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