Non, Guy Môquet n'était pas un résistant

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Athos
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Non, Guy Môquet n'était pas un résistant

Messagepar Athos » 12/09/2007 - 21:02

Présentons les choses chronologiquement.

Avant le début de la guerre, et dans ses premières années, l'Allemagne et l'URSS s'entendaient fort bien: elles avaient conclu un pacte de non-agression, et même convenue ensemble du partage de la Pologne, envahie en septembre 1939 (c'est à cette date que commence la guerre en Europe). La Pologne est donc envahie et partagée.

Très rapidement en 39, la IIIème république interdit le parti communiste, pour collusion avec l'ennemi. Car celui-ci soutenaient activement l'action de la werhmacht: renseignements, troubles dans le pays, démoralisation de l'armée, propagande antimilitariste, et même un certain nombres sabotages pour lesquels les auteurs seront condamnés à mort.

Des communistes furent donc régulièrement arrêtés par la France pendant ce temps.
La France sera envahie en quelques semaines en mai et juin 40.

Le 13 octobre 40, Guy Moquet sera arrêté.

Le particommuniste n'engagea aucune résistance contre l'ennemi avant le 22 juin 1941, c'est à dire avant que l'Allemange n'entre en guerre avec l'URSS. Autrement dit, pendant 22 mois sur les 68 que durèrent la guerre.
Leur organe de presse, l'Humanité, appelera même à fraterniser avec l'ennemi.

Après ce 22 juin 41, les communistes voulurent défendre ce qu'ils considéraient comme leur pays (l'URSS), et commencèrent à organiser des attentats.
Après que Karl Holtz, officier supérieur allemand, fut tué, les Allemands demandèrent aux Français de leur livrer 100 otages. Le gouvernement préfera donc livrer des communistes, ennemis de la France pendant de longs mois, et ralliés depuis un très bref laps temps.
Les otages furent massacrés le 22 octobre 41 par les Allemands en représailles de la mort de l'officier.

Alors certes, la lettre est très belle. Certes, elle est chargée d'émotion. Certes, le plume, jeune, est habile. Certes, un jeune homme allait mourir, la mort d'un individu est toujours triste, surtout aussi jeune, alors qu'il n'était qu'au matin de sa vie.
Mais ce n'était pas pour avoir commis des actes de résistance contre l'occupant, et faire croire ceci, ce qui sous-tend que les communistes ont résisté dés le départ, est un mensonge: au début de la guerre, le PCF a trahi son pays, la France.

Dernières remarques:
--> cette trahison devait être lavée dans le sang: elle le fut, et abondamment. Même si le parti n'est pas "le parti aux 75 000 fusillés" come le prétendra la propagande, des milliers de leurs militants ont, après le 22 juin 41, donné leur vie en luttant contre l'occupant.
--> des communistes, désobéissant au parti, sont entrée en résistance dés la France envahie. Ils l'ont fait à titre individuel, estimant que, la France étant leur patrie, il était de leur devoir de la défendre. Grâce leur soit rendue, ainsi qu'à tous les combattants de le France Libre.
"-Comment ça, je n'ai pas le droit de casser votre boutique, de voler votre voiture et de violer votre femme? Mais enfin monsieur, vous voyez bien que je suis en train de manifester!
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___ sabotages ...

Messagepar Tireur_isolé » 13/09/2007 - 0:49

*
*
*
___ les communistes ont contribué à des sabotages dans les usines d'armements, remplaçant la poudre des cartouches par du sable, de la poussière ...
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
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Messagepar Athos » 13/09/2007 - 9:26

Je sais que l'Humanité avait appelé à fraterniser avec l'ennemi, au début de la seconde guerre mondiale.

Quelqu'un aurait une source là-dessus? Car je cherche à mettre cela sur wikipédia, afin de les dé-sacraliser un peu.
"-Comment ça, je n'ai pas le droit de casser votre boutique, de voler votre voiture et de violer votre femme? Mais enfin monsieur, vous voyez bien que je suis en train de manifester!

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Messagepar Eratosthène » 13/09/2007 - 17:34

Déjà fait, par mes bons soins! Cela na pas été sans mal, d'ailleurs.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d ... Barbarossa

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Messagepar Le Chef » 13/09/2007 - 17:53

Eratosthène a écrit :Déjà fait, par mes bons soins! Cela na pas été sans mal, d'ailleurs.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d ... Barbarossa

Bien joué camarade. :D
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Messagepar Athos » 13/09/2007 - 20:13

Effectivement, bien joué.

Je vais mettre un lien interne, pour Guy Môquet, que ceux qui ne liront que cet article soient au fait de cette traîtrise.
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Messagepar Pat » 13/09/2007 - 20:28

Athos a écrit :Je sais que l'Humanité avait appelé à fraterniser avec l'ennemi, au début de la seconde guerre mondiale.

Quelqu'un aurait une source là-dessus? Car je cherche à mettre cela sur wikipédia, afin de les dé-sacraliser un peu.


Histoire critique de la résistance par Dominique Venner
Histoire secrète du parti communiste par Roland Gaucher
Historiquement correcte par Jean Sévillia
Le livre noir du communisme par Stéphane Courtois...
La résistance et les communistes par Le colonel R du Jonchay
en cherchant bien, je dois avoir d'autres livres.
J'ai déjà fait un topic sur ce sujet dans histoire.
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Messagepar Cormont » 14/09/2007 - 23:20

Athos a écrit :Car je cherche à mettre cela sur wikipédia, afin de les dé-sacraliser un peu.

Sur la version anglaise de Wikipédia, j'avais mentionné la participation de Roger Holeindre à la résistance, je me suis fait traiter de menteur, mes modifications ont été supprimées, et ils ont bloqué mon compte...
« Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation. »
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Messagepar Saucisson » 15/09/2007 - 7:48

Pat a écrit :
Athos a écrit :Je sais que l'Humanité avait appelé à fraterniser avec l'ennemi, au début de la seconde guerre mondiale.

Quelqu'un aurait une source là-dessus? Car je cherche à mettre cela sur wikipédia, afin de les dé-sacraliser un peu.


Histoire critique de la résistance par Dominique Venner
Histoire secrète du parti communiste par Roland Gaucher
Historiquement correcte par Jean Sévillia
Le livre noir du communisme par Stéphane Courtois...
La résistance et les communistes par Le colonel R du Jonchay
en cherchant bien, je dois avoir d'autres livres.
J'ai déjà fait un topic sur ce sujet dans histoire.


J'ai déjà vu une une de 'l'Humanité' appelant à fraterniser avec les allemands, datée en 1940 ou 1941, mais était-ce sur ce forum ou dans une revue, je ne sais pas.
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Messagepar Pat » 16/09/2007 - 11:36

Cormont a écrit :
Athos a écrit :Car je cherche à mettre cela sur wikipédia, afin de les dé-sacraliser un peu.

Sur la version anglaise de Wikipédia, j'avais mentionné la participation de Roger Holeindre à la résistance, je me suis fait traiter de menteur, mes modifications ont été supprimées, et ils ont bloqué mon compte...


Sur les listes de comités de soutiens à Jean-Marie, il y a le nom la qualité et les décorations des personnes et Roger Holeindre à bien la médaille de la Résistance et si je me souviens bien il fut l'un des plus jeunes résistants de France.

"En août 1944, enlève deux mitrailleuses jumelées aux Allemands
et devient ainsi un des plus jeunes résistant de France".http://fnsevran.free.fr/debut.htm
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Messagepar Vivelavie » 04/10/2007 - 11:34

Les causes de la mort de Guy Moquet et des 50 otages…

Depuis l'invasion de la Russie soviétique par les Allemands, les communistes estimaient qu'une rupture irrémédiable entre Français et occupants ne pouvait se réaliser qu'en multipliant les attentats. C'est dans le cadre de cette stratégie offensive que Gilbert Brustein, Jeune communiste du groupe Klapper — dirigé par Fabien — Guisco Spartaco et Marcel Bourdarias sont arrivés à Nantes en octobre, avec l'intention de tuer un officier allemand : « N'importe lequel. » Au matin du 20 octobre, les trois hommes se rendent d'abord Chantenay pour saboter la voie ferrée. Bourdarias reste sur place. Brustein et Spartaco reviennent dans le quartier Saint-Pierre, et se mettent à l'affût. Il est 7 heures et demie du matin. Il fait encore très sombre. Soudain, plusieurs détonations éclatent à l'entrée de la rue du Roi-Albert. Le colonel Hotz, Feldkommandant de Nantes qui, selon son habitude, se rendait à pied son bureau, vient d'être abattu par Brustein coups de revolver tirés dans le dos. Avant de tomber, il a eu le temps de crier : Die Schufte (les misérables).

Le capitaine Seiger qui l'accompagnait a échappé de peu au même sort, l'arme de Spartaco n'ayant pas fonctionné.

La nouvelle se répand très rapidement. Malgré le bouclage de la ville par l'armée allemande et la police française, Brustein, Spartaco et Bourdarias parviendront à s'enfuir. Le maire, Gaëtan Rondeau, vient exprimer l'indignation de la municipalité aux autorités allemandes, leur affirme que l'assassin ne peut être un Nantais, et leur assure que tout sera mis en œuvre pour le retrouver. Il est indéniable que dans son ensemble, la population réprouvait cet attentat. Si l'hostilité grandissait de jour en jour contre l'occupant, Karl Hotz se distinguait nettement des nazis par son humanité et sa compréhension envers les Nantais. Ce Bavarois âgé de soixante-trois ans, très cultivé, imprégné de culture française, était venu à Nantes en qualité d'ingénieur entre 1920 et 1930 et avait participé au percement du tunnel qui avait permis d'assécher l'Erdre en aval du Pont-Morand, et de créer un nouveau boulevard. Les hasards de la guerre l'ayant ramené dans une ville où il s'était fait des amis, dès son entrée en fonctions, il avait dit à M. Edmond Dumeril, directeur de l'Institut des lettres, nommé interprète par la préfecture auprès de la Kommandantur : « Nous nous trouvons tous deux dans une situation que nous n'avons pas voulue ; nous essaierons de nous en tirer au mieux des intérêts de nos deux peuples. » Quelques jours avant sa mort, il était intervenu sans succès pour faire libérer Jean-Pierre Glou, Michel Dabat et d'autres jeunes gens du réseau Max Veber emprisonnés à La Fayette. En apprenant l'assassinat du colonel Hotz, M. Dumeril, qui tenait chaque jour son journal, écrivit : « Je perds un appui sûr auprès des Allemands. Un homme juste, intelligent, nullement hitlérien auquel plus de quinze mois de rapports quotidiens m'ont attaché. »

En ce 20 octobre 1941, une atmosphère de lourde anxiété régnait sur la ville dans l'attente angoissée des représailles que ce meurtre pouvait provoquer. Ces craintes n'étaient que trop fondées. Le lendemain matin, Hitler exigeait l'exécution de cent otages en deux vagues. Par voie de presse et d'affiches von Stulpnagel, commandant en chef en France, annonçait : « En expiation de ce crime, j'ai ordonné de faire fusiller cinquante otages. Étant donné la gravité du crime, cinquante autres otages seront fusillés au cas où les coupables ne seraient pas arrêtés d'ici le 23 octobre 1941, à minuit. » Une récompense de quinze millions était offerte à ceux qui contribueraient à la découverte des meurtriers.


LES EXÉCUTIONS D'OTAGES

Le 22 octobre, vingt-sept otages, tous communistes ou syndicalistes, pris au camp d'internement de Choisel près de Châteaubriant, sont emmenés dans la carrière de La Sablière et fusillés par des SS venus d'Angers. Rappelons les noms des victimes de cette sauvage répression : Michels, Poulmarch, Timbaud, Vercruysse, Granet, Gardette, Grandel, Auffret, Guéguen, La Forge, Bastard, La Panse, David, Moquet, Pourchasse, Rennelle, Tenine, Barthélemy, Tellier, Bourhis, Bartoli, Kerivel, Houynk Guong, Lalet, Pesque, Delavaquerie, Lefebvre. Parmi eux, Bastard et Lalet n'avaient que vingt et un ans, Delavaquerie et David, dix-neuf ans, Guy Moquet, de Paris, étudiant, fils de Prosper Moquet, député de la Seine, dix-sept ans...

L'abbé Moignon, curé de Béré, qui partagea leurs derniers instants, a relaté avec quel courage ils surent mourir. A la prison La Fayette, c'est l'abbé Fontaine qui annonça aux treize otages nantais leur condamnation.
Blot, Jost, Fourny, Blouin, Birien, anciens combat¬tants de 14-18, Grassineau, trente-quatre ans, et des jeunes gens dont le plus âgé, Ignasias, avait vingt-deux ans, d'autres vingt et un ans, Allano, Grolleau, vingt ans, Creusé, Dabat, Platiau, furent exécutés sur le terrain du Bêle. Tous affrontèrent la mort avec héroïsme. Leurs dernières recommandations à leurs familles resteront parmi les pages les plus émouvantes de l'histoire de Nantes. Aucune de ces familles n'ayant été prévenue, c'est par le journal que d'infortunés parents apprirent leur exécution.

A Paris, cinq autres otages, Caldecott, Hevin, Labrousse, Ribourdouille et Saunier étaient fusillés au mont Valérien. Un seul des otages voués à la mort survivait comme par miracle. Gardé l'Hôtel-Dieu par la Gestapo. Après une grève de la faim, l'avocat Fernand Ridel avait été oublié ! Ses jours n'en restaient pas moins en danger, car il figurait sur la seconde liste des condamnés.

Les Nantais de toutes tendances ont ressenti comme un deuil personnel ces affreuses représailles. Le choix des victimes, des jeunes gens, des combattants de 14- 18, provoquait l'indignation et la colère.

Le maréchal Pétain expose son intention de se livrer. Son entourage l'en empêche. Il lance un appel pathétique aux Français. Pour détendre la situation entre Vichy et Berlin, Hitler ordonne de surseoir aux nouvelles exécutions, accordant un délai de trois jours pour retrouver les meurtriers. Dès lors, tout est mis en œuvre pour empêcher une nouvelle tuerie. Le gouvernement et même le groupe Collaboration, interviennent auprès de l'ambassadeur Abetz. Des suppliques sont adressées au remplaçant de Holz, le colonel von Hodman, d'origine française, antinazi qui accepte de les faire parvenir et se rend à Angers pour conférer avec les généraux Médicus et Neuman. Toutes les autorités civiles et religieuses, le préfet, le maire, l’évêque Mgr Villepelet, le pasteur Raoul-Duval, le professeur Dumeril, la mar¬quise de Sesmaisons conjuguent leurs efforts... Il faut rappeler les offres de sacrifice de volontaires qui voulurent sauver leurs compatriotes au prix de leur propre vie. Gaétan Rondeau. M. Lemoine, commissaire central, M. Baudouin, grand invalide, M. de Bodard, les abbés Chauvat et Py, Mme Maton, Mlles Landois et Benoît.

Le 26 octobre, M. Glou, dont le fils Jean-Pierre avait été fusillé, prit l'initiative d'une pétition signée par des parents des victimes exécutées condamnant le meurtre du colonel Hotz et faisant appel aux autorités allemandes « dans l'espoir que leur attitude obtiendrait la grâce des cinquante otages ». Ce geste émut Seiger et von Bodman. Le colonel allemand promit de faire parvenir le document à Berlin. Il faut encore rappeler l'activité déployée par Mme de Sesmaisons aidée de son interprète Mme Schnei¬der. En forêt de Paimpont, au camp d'aviation de Gaël, cantonnait le brigadier-général Ernst, sénateur du Reich¬stag, dignitaire important du nazisme, très lié avec Hitler pour l'avoir connu à ses débuts. Ayant pu obtenir une rencontre avec ce puissant personnage, Mme de Sesmaisons sut si bien plaider la cause des condamnés qu'il téléphona en sa présence à Berchtesgaden*.

Le mardi 28 octobre, la presse publia une proclamation signée de Von Stulpnagel, faisant part de la mansuétude du Führer. L'exécution de cinquante nouveaux otages était annulée.
De Londres, le Il novembre 1941, le général de Gaulle, citait la ville de Nantes à l'ordre de la Libération : « Ville héroïque, qui depuis la capitulation a opposé une résistance acharnée à toutes les formes de collaboration avec l'ennemi. Occupée par les troupes allemandes et soumise aux plus dures mesures d'oppression, a donné aux Français, par de nombreuses actions individuelles et collectives, un magnifique exemple de courage et de fidélité. Par le sang de ses enfants martyrs, qui vient d’attester devant le monde entier la volonté française de la libération nationale.

*Lors de sa comparution au procès de Nuremberg, Ernst, dans sa défense se prévalut d'avoir usé de son Influence sur Hitler pour épargner les cinquante nouveaux otages.


Par ARMEL DE WISMES « Les grandes heures de Nantes » édition Perrin (pages 260 à 265)

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=275&Itemid=0

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Un texte "poignant" que le Président Nicolas Sarkozy devrait faire lire dans les collèges, en prologue à la lecture de la "Lettre de Guy Moquet", que voici:

===================================

Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurai voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino [1]. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J’éspère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi ! Ma vie a été courte !
Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels [2].
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant.
Courage !
Votre Guy qui vous aime


Dernières pensées : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"

[1] Roger et Rino sont des "frères" de combat militant.

[2] Tintin désigne Jean-Pierre Timbaud. Michels, c’est Charles Michels, tous deux seront exécutés avec Guy.

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