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Pour ceux qui veulent mener une reflexion afin de trouver des points de convergence entre la foi, la philosophie et la politique, je les invite à méditer cet extrait d'un bulletin (n°186 du mercredi 28 janvier 2004) de l'Académie des Sciences morales et politiques :
http://www.asmp.fr/pdf/lettre_informati ... cad119.pdf
(...)
Evoquant le parcours et l’esprit de celui au fauteuil duquel il a été élu, M. Bernard Bourgeois a souligné en Olivier Lacombe « la rencontre paradoxale de l’intériorisation spirituelle et de l’ouverture exotique de l’intellect philosophant ». Le premier terme s’est nourri de la pensée de Jacques Maritain, de son rejet de l’agnosticisme théorique et du scepticisme ainsi que de son adhésion à l’intellectualisme thomiste. Le second terme, renforcé conjointement par Jacques et Raïssa Maritain, a « orienté » Olivier Lacombe, dans le cadre d’une « instauration chrétienne d’un humanisme intégral au sein du monde moderne », vers la découverte de « l’étrangeté maximale de la pensée indienne ». Olivier Lacombe s’est distingué par le « pur classicisme réflexif » avec lequel il a abordé la pensée indienne et par le comparatisme globalisant, qui a dévoilé le sens de la philosophie et de la culture indiennes en doublant « la comparaison intra-indienne de ses moments » de « la comparaison intra-humaine de l’indianité et de la pensée européenne-chrétienne ».
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Foi, philosophie et politique
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
mais revenons-en plutôt à nos moutons.
Les points de convergence sont évidents partant du principe de la philosophie, ou plutôt l'un de ses buts qui est de mieux vivre. C'est également le but proposé par les religions.
Le Christianisme est la religion la plus philosophique, et sur ça il y en aurait des points de convergence à relever.
Premièrement, comme en philosophie, le Christianisme vise l'intérêt général (à l'inverse du bouddhisme, totalement individualiste tourné vers le moi-je : preuve en est, il n'y a pas d'équivalent de la Croix Rouge dans les pays à dominante bouddhiste), ensuite il s'appuie sur une réflexion poussée sur la signification de la vie (une sorte de test en vue de mieux), ainsi que sur des pensées de grands philosophes grecs tels que Socrate (ne pas avoir peur de la mort et savoir pourquoi - dans le pire des cas, un sommeil éternel dont nous n'aurions même pas conscience, dans le meilleur des cas une vie après la mort bien meilleure que l'existence terrestre) ou Platon (le refoulement des désirs, passions, et abus en tout genre, d'où par exemple l'institution de la gourmandise en pêché capital, à une époque où en plus les famines sont courantes).
Ensuite dans la structure interne du Christianisme : si la Bible s'apparente plus à un recueil littéraire (attention, je ne veux pas dire là que ce qui y est écrit est faux, je parle du style, du genre illustrant les différents événements) , les Quatre Evangiles sont bel et bien des recueils de maximes philosophiques! Tous ceux qui l'auront lu diront comme moi.
je vais m'arrêter là, sinon yen aurait pour une heure.
Les points de convergence sont évidents partant du principe de la philosophie, ou plutôt l'un de ses buts qui est de mieux vivre. C'est également le but proposé par les religions.
Le Christianisme est la religion la plus philosophique, et sur ça il y en aurait des points de convergence à relever.
Premièrement, comme en philosophie, le Christianisme vise l'intérêt général (à l'inverse du bouddhisme, totalement individualiste tourné vers le moi-je : preuve en est, il n'y a pas d'équivalent de la Croix Rouge dans les pays à dominante bouddhiste), ensuite il s'appuie sur une réflexion poussée sur la signification de la vie (une sorte de test en vue de mieux), ainsi que sur des pensées de grands philosophes grecs tels que Socrate (ne pas avoir peur de la mort et savoir pourquoi - dans le pire des cas, un sommeil éternel dont nous n'aurions même pas conscience, dans le meilleur des cas une vie après la mort bien meilleure que l'existence terrestre) ou Platon (le refoulement des désirs, passions, et abus en tout genre, d'où par exemple l'institution de la gourmandise en pêché capital, à une époque où en plus les famines sont courantes).
Ensuite dans la structure interne du Christianisme : si la Bible s'apparente plus à un recueil littéraire (attention, je ne veux pas dire là que ce qui y est écrit est faux, je parle du style, du genre illustrant les différents événements) , les Quatre Evangiles sont bel et bien des recueils de maximes philosophiques! Tous ceux qui l'auront lu diront comme moi.
je vais m'arrêter là, sinon yen aurait pour une heure.
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