Le romantisme révolutionnaire et républicain

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Prodeo
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Le romantisme révolutionnaire et républicain

Messagepar Prodeo » 09/07/2007 - 4:18

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Inscrite (être): avoir sa carte de prostituée (XVIIIe siècle)

L’inscription des prostituées sur le registre de la police date de la Révolution (1798).

Voici comment cette carte est décrite :

“ Lorsqu’une femme est résolue à prendre ce métier qui, 99 fois sur cent, mène à la plus abjecte misère par les chemins de la maladie, de l’alcoolisme et de la débauche, elle se fait inscrire sur le livre sans nom. On lui forme un dossier renfermant toutes les pièces d’identité ou autre qui peuvent fournir des renseignements sur elle ; si elle a subi des condamnations, si elle a déjà occupé les inspecteurs du service actif, si elle a laissé quelque part un souvenir quelconque, on en prend note, et, toutes les fois que le chef du bureau des mœurs la fera comparaître, il lui suffira d’un coup de d’œil pour savoir à qu’il a affaire.

De ce moment, elle n’est plus à elle-même, elle est à l’administration.

On lui remet une carte que, dans leur argot, les femmes de cet espèce appelle la brème, car elle est blanche et plate comme le poisson qu’on appelle ainsi.

Sur le recto, on écrit son nom, son âge, sa demeure ; au dessous les douze mois sont imprimés et c’est là qu’elle devra faire mettre un visa du dispensaire, une fois par semaine, à Paris, si elle appartient à une maison, deux fois seulement par mois si elle vit isolément et chez elle.

Sur le verso, elle peut lire les prescriptions dont il lui est défendu de s’écarter.

A toute réquisition d’un agent de police, elle doit exhiber sa carte.

Source : Le dictionnaire érotique
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Danisiam
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Messagepar Danisiam » 09/07/2007 - 6:17

''Sur le verso, elle peut lire les prescriptions dont il lui est défendu de s’écarter. ''

:mortderire:
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS

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Prodeo
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Messagepar Prodeo » 09/07/2007 - 10:17

Danisiam a écrit :''Sur le verso, elle peut lire les prescriptions dont il lui est défendu de s’écarter. ''

:mortderire:

Oui, nous pouvons dire que le choix des verbes s'écarter et exhiber sont particulièrement cocasses en la matière. Est-ce une forme d'humour involontaire des juristes ou greffiers ?

:mortderire:
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !

[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.

« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.


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