Elles n’ont jamais rien produit, mais sont universellement admirées ; vous n’en voudriez sûrement pas chez vous, mais vous voulez absolument qu’elles fassent la loi chez vos adversaires, et qu’ils les adorent. Vous voulez que je vous fasse un dessin ? Elles ont choisi un nom qu’on ne peut pas répéter en société, nous les appellerons par leurs initiales, les PR, et on ne saurait nier qu’elles aient du talent pour les relations publiques.
Mais de quoi s’agit-il ? Ce n’est pas un groupe de rock ou des punk. Un journaliste anglais s’en étonnait : elles n’ont jamais produit un air, une chanson, un graffitti, rien, nada de nada, nothing at all. Alors comment peut-on les qualifier d’artistes ? Question délicate pour leurs supporteurs, mais ils s’en tirent élégamment : c’est le Département d’État US, réputé pour son amour de l’art, qui a payé pour leur premier et unique single, fabriqué par The Guardian à partir de quelques images et bruitages.
Chris Randolph, sur Counterpunch, a pris leur défense en les comparant à Igor Letov et son orchestre aussi contesté que contestataire des années 1990 Grazhdanskaya Oborona (Défense Civile). Mais la comparaison est bien mal venue. J’avais beaucoup de sympathie pour Letov, qui m’a lui-même dédié l’une de ses chansons, mais ce qu’il écrivait, c’était de la poésie, débordante d’obscénités, mais de la poésie quand même. Nous pouvons digérer obscénités et blasphèmes ; personnellement j’admire sincèrement Notre Dame des Fleurs de Jean Genet, qui les combinait fort bien. Mais les PR n’ont jamais rien écrit, composé ou dessiné quoique ce soit qui tienne la route.
Fans de pub à mort, mais chahutées sur le plan artistique, trois jeunes femmes de Russie avaient décidé... On dirait un conte drolatique. Elles s’en allèrent voler un poulet congelé dans un supermarché et s’en servirent comme d’un godemiché ; elles avaient filmé le tout, l’ont baptisé art et l’ont mis sur le net (et on le trouve toujours, mais je n’en dirai pas plus, je préfère éviter la réputation du baron de Munchhausen). A part ça, une orgie dans un musée, et une bite érigée, crûment exaltée, voilà leurs chefs-d’oeuvre. Mais même dans ces exploits douteux, leur rôle était surtout technique : la gloire en est revenue à l’artiste israélo-russe Plucer-Sarno, de Mevasseret Zion, qui a revendiqué l’idée, la réalisation et le copyright, et illico décroché un prix important en Russie. Les futures PR n’y ont rien gagné du tout, et ont été décrites par Plucer comme "des provinciales ambitieuses", ou pire.
Alors elles ont essayé de se raccrocher aux wagons de la politique. A nouveau, un flop. Elles ont déversé un torrent d’obscénités sur Poutine, sur la Place Rouge, dans les stations de métro, partout, pour rien. Personne ne les a arrêtées, elles n’ont pas eu une amende, elles ont juste été chassées pour nuisance. Et elles ne sont pas arrivées à attirer l’attention des foules. Il faut se souvenir que Poutine est un ennemi déclaré des oligarques, qui sont les propriétaires de l’essentiel des media russes, et ceux qui pourvoient aux besoins des littérateurs. Il se publie tellement d’invectives tous les jours contre Poutine, que cela en perd complètement son effet choc. Impossible d’inventer encore une diatribe contre Poutine, tout à déjà été dit et publié. Et Poutine n’a jamais interféré avec la liberté de la presse (si ce n’est peut-être une fois).
Mes amis journalistes étrangers s’étonnent généralement de l’unanimité et de la férocité des attaques contre Poutine dans les media russes. On peut comparer avec les attaques contre GW Bush dans la presse libérale aux USA, mais là-bas, il y a aussi beaucoup d’organes conservateurs qui le soutenaient. Poutine n’a pratiquement aucun soutien dans les media, qui sont tous propriété des barons de la com. La télévision fait exception, mais elle est explicitement apolitique, et offre principalement du divertissement ras de gamme, dont les présentateurs sont également des militants anti-Poutine comme Mlle. Xenia Sobtchak. Les PR avaient donc échoué à réveiller la bête.
Et voilà que les jeunes viragos ont été embrigadées pour un raid sur l’Église. A ce moment-là, elles auraient fait n’importe quoi pour un peu de publicité. Et la campagne contre l’Église a commencé il y a quelques mois, aussi soudainement que si c’était une opération sur commande. L’Église russe avait vécu vingt ans de paix, et se remettait après la période communiste : la férocité de l’attaque l’a prise par surprise.
Cette question mériterait d’être développée, mais soyons bref. Après l’effondrement de l’URSS, l’Église est restée la seule force spirituelle soucieuse de solidarité dans la vie des Russes. Les régimes de Yeltsine et de Poutine ont été aussi matérialistes que les régimes communistes ; ils n’ont cessé de prêcher le darwinisme social dans le plus pur style néo-libéral. L’Église offrait quelque chose au-delà des fugaces biens de ce monde. Les Russes qui regrettaient le lien fort de solidarité qu’offraient jadis les communistes se sont jetés avec passion dans l’alternative qu’offrait l’Eglise.
Le gouvernement et les oligarques traitaient bien l’Église, et dans l’Église il y avait une forte tendance anti-communiste, au moment où les nantis avaient encore peur des rouges qui pourraient prendre la tête des dépossédés. L’Église était florissante, bien des cathédrales ont été superbement reconstruites, et nombre de monastères ont reconquis le terrain perdu après des décennies de décadence. L’Église à nouveau puissante redevenait une force de cohésion en Russie.
En reprenant du poil de la bête, l’Église lançait des appels au nom des pauvres et des dépouillés ; les communistes réformés, sous la direction de Gennadi Zuganov, qui va à la messe, allaient dans le même sens. L’économiste et penseur bien connu Michael Khazin avait prédit que l’avenir appartient à un nouveau paradigme de "christianisme rouge", quelque chose qui reprenait la pensée de Roger Garaudy dans sa jeunesse. Il s’agit d’un projet qui constitue une menace pour les élites et une espérance pour le monde, écrivait-il. Parallèlement, l’église russe prenait une position très nationaliste russe et anti-mondialisation.
Tout cela a probablement précipité l’assaut, mais ce n’était qu’une question de temps, les forces mondialistes hostiles à l’Église devaient faire un pas en avant et attaquer l’Église russe comme elles ont attaqué l’Église en Occident. Dans la mesure où la Russie est entrée dans l’Organisation Mondiale du Commerce (WTO) et a adopté les m¦urs occidentales, elle devait adopter la laïcisation. Et l’Église russe s’est vue attaquée par les forces qui ne veulent pas que la Russie retrouve une cohésion : les oligarques, le monde des affaires, les seigneurs des media, l’intelligentsia pro-occidentale moscovite, et les intérêts occidentaux qui préfèrent de loin, bien entendu, une Russie divisée.
Cette offensive contre l’Église a commencé sur des sujets mineurs ; des gens qui n’étaient pas membres de l’Église ont condamné le patriarche pour une montre très chère qu’il portait au poignet, et qui était un cadeau du président Medvedev. Tous les media se sont répandus là-dessus pendant un mois. Après quoi, l’union était faite entre la Fronde blanche (la mouvance anti-Poutine et pro-démocratie) et les militants anti-cléricaux. Les deux groupes se superposent mais pas tout à fait. L’Art, voilà le nouveau créneau choisi pour attaquer, parce que cela permet d’exprimer les vues les plus insultantes et de revendiquer un statut privilégié pour les artistes. De même qu’un artiste américain a présenté un Christ modelé avec de la crotte, et un crucifix trempant dans un verre de pisse, un artiste russe s’est mis à piétiner des icônes, et à faire des églises en poires à lavement. Le public russe était outré, ce qui a corroboré l’idée que c’est une excellente méthode pour provoquer des empoignades entre croyants et athées.
Les PR ont fait deux tentatives pour provoquer l’indignation publique dans la deuxième cathédrale de Moscou, l’ancienne cathédrale Elochovsky ; par deux fois, elles ont été mises à la porte, mais non arrêtées. La troisième, elles ont mis le paquet : elles sont allées à la cathédrale Saint-Sauveur qui avait été démolie par Lazare Kaganovitch dans les années 1930 et reconstruite dans les années 1990 ; elles ont rajouté une couche de blasphème bien salée en obscénités, et pourtant, elles sont encore une fois reparties tranquillement. La police a tout fait pour éviter d’arrêter les viragos, mais elle n’avait vraiment pas le choix après que les PR se mirent à projeter une vidéo de leur apparition dans les cathédrales, avec une bande-son obscène.
Pendant le procès, la défense et les accusées ont fait de leur mieux pour indisposer la juge, la menaçant de la colère des USA (sic !) et vociférant des discours haineux contre les chrétiens. La juge n’a eu d’autre choix que de les reconnaître coupables d’incitation à la haine (hooliganisme assorti de haine religieuse, voilà la qualification du délit). Le procureur n’a pas donné cours à l’accusation de crime d’incitation à la haine plus grave, le délit qui aurait été "accompagné de tentative de provocation à l’affrontement religieux", alors même que cela aurait probablement pris. Dans ce cas, la sentence aurait été plus sévère ; les gens qui dessinent des swastika et qui se retrouvent accusés de promouvoir des affrontements en prennent pour cinq ans.
Une peine de deux ans est tout à fait dans les normes européennes en vigueur. Pour des discours bien plus tièdes incitant à la haine des juifs, les pays européens condamnent habituellement les contrevenants à des peines de deux à cinq années de prison, pour les primo-délinquants. Les Russes ont appliqué les lois contre l’incitation à la haine à ceux qui attaquaient la foi chrétienne, et c’est probablement là l’élément nouveau apporté par la Russie. Les Russes ont prouvé qu’ils se font autant de souci pour le Christ que les Français pour Auschwitz, et c’est cela qui a choqué les Européens, apparemment persuadés que les "lois contre la haine" ne sauraient s’appliquer que pour la protection des juifs et des gays. Les gouvernements occidentaux réclament plus de liberté pour les Russes anti-chrétiens, et la refusent aux dissidents anti-juifs chez eux.
L’opposition anti-Poutine a fait bloc pour soutenir les PR. L’aile nationaliste de l’opposition (tel Navalny) est anti-chrétienne et flirte avec les vieux cultes païens. Du côté des libéraux, il y a beaucoup de gens d’origine juive (quoique pas autant que ce qu’on prétend parfois), et on ne trouve nulle tendresse pour l’Église Orthodoxe russe. Signalons cependant que les Russes d’origine juive qui ont rejoint l’Eglise sont nombreux, mais ils n’appartiennent pas à l’opposition.
L’organisateur supposé, et qui est certainement un grand promoteur des PR, est Marat Gelman, un collectionneur d’art russo-juif, qui a trempé dans d’autres performances artistiques contre l’Église. Autre militant russo-juif et hostile à Poutine, supporteur d’Israël, Viktor Shenderovich, a dit qu’il comprendrait fort bien que les les prêtres russes orthodoxes soient massacrés comme dans les années 1920.
Et nous avons le cas d’un autre personnage en vue, Igor Eidmann, qui a appelé à "exterminer la vermine", c’est-à-dire l’Église. Il a écrit dans L’Echo de Moscou, le bulletin principal de l’opposition : "Du temps de l’URSS, la vermine que constitue l’Église a été bouclée une bonne fois pour toutes et n’a plus élevé la voix. Désormais la vermine a retrouvé le goût du sang et a commencé à terroriser les libres penseurs, à commencer par les PR. Si nous n’écrasons pas la vermine elle va tout dévorer". (Il s’est servi d’une périphrase russe pour reprendre la devise de Voltaire "Écrasons l’infâme", en remplaçant "l’infâme" par "la vermine").
On présente Igor Eidmann comme un "militant du mouvement démocratique, un expert en relations publiques et réseaux sociaux, un homme d’affaires, le directeur d’un Centre pour les innovations sociales, etc., qui réside à Berlin." Son appel, les organisations chrétiennes l’ont compris comme un "discours d’incitation à la haine dans le but de provoquer des affrontements". Quoiqu’il en soit, effectivement, ses efforts et ceux des PR parviennent effectivement à dresser les uns contre les autres les croyants et les athées.
Un dirigeant charismatique de l’opposition, le poète Edouard Limonov, a écrit que l’opposition a commis une erreur en soutenant les PR, parce qu’elle se place en opposition avec le sentiment populaire ; effectivement le fossé entre les masses et l’opposition s’agrandit. Mais c’est une voix qui crie dans le désert, et le reste de l’opposition a joyeusement embrassé la cause des PR pour essayer d’en faire une arme contre Poutine. Les media occidentaux et les gouvernements en ont également profité pour attaquer Poutine. L’éditorialiste du Guardian a appelé Poutine à démissionner. Poutine a demandé la clémence pour les PR, et le gouvernement était bien embarrassé. Mais ils n’avaient pas le choix : les organisateurs invisibles derrière les PR voulaient que les viragos se retrouvent en prison, et y ont réussi.
Commercialement parlant, c’est le jackpot. Avec le soutien de Madonna et du Département d’État, elles sortiront de prison pour faire le tour du monde et une séance de photos à la Maison Blanche. Elles ont breveté leur nom comme une marque, et commencent à signer des contrats. Et leurs concurrentes, le groupe des Femen (dont l’art consiste à montrer leurs seins à des emplacements inhabituels) ont essayé de riposter à coups de hache sur une grande croix de bois installée à la mémoire des victimes de Staline. Plus haut c’est le soleil.
En août, la saison des congés, il n’y a guère d’évènements frappants, et les lecteurs de journaux sont à la plage ou à la campagne, si bien que le procès des PR a servi de distraction bien nécessaire aux uns et à la bête qui sommeille en d’autres. Espérons que tout cela retombera dès la fin de la saison stupide, mais je ne parierais pas là-dessus.
Israël Adam Shamir http://www.voxnr.com
Note : Israël Shamir est joignable à l’adresse adam@israelshamir.net
Traduction : Maria Poumier.
Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Y a de quoi avoir un profond dégout ! Alors que Dieudonné est en permanence traqué par le Crif et j'en passe, interdit de faire ses sepctacles et voila qu'en France on s'indigne d'avoir mis en prison les PR, on s'indigne de ne pas laisser la libre expression ...
(rire nerveux), il y a même sur AVAAZ le site de pétition mondialement connu, une pétition afin de libérer les PR....
Le clou du spectacle c'est la Cécile Duflop....
Le gouvernement donne des leçons , mais devrait regarder sa poutre dans l'oeil avant de regarder ceux des autres! C'est pathétique!!

(rire nerveux), il y a même sur AVAAZ le site de pétition mondialement connu, une pétition afin de libérer les PR....Le clou du spectacle c'est la Cécile Duflop....
Quand un jour, enfant, je disais à mon père que je voulais être comme le grand Monsieur qui lève ses deux mains en disant « je vous ai compris » il me répondit assez justement que pour cela, il fallait soit faire beaucoup d’études, soit gagner une guerre mondiale. Comme la probabilité que je fasse beaucoup d’étude était plus faible que celle que la connerie humaine nous concocte une petite guerre dont elle a le secret, je décidai, passivement, d’attendre l’envahisseur qui n’est finalement jamais venu. Mais je gardai toute ma vie une admiration sans borne pour ces hommes et ces femmes d’Etat qu’ils soient Présidents ou Ministres de la République.
Mais ça c’était avant Cécile Duflot.
Alors certes, j’ai déjà été déçu par des ministres, de droite comme de gauche. J’en ai connu des incompétents, des idéologues, des paresseux, des hésitants, des égocentriques, des lâches, des pervers etc. Mais ne comptez pas sur moi pour donner des noms, je ne veux pas froisser l’amour propre de Philippe Douste Blazy, Elisabeth Guigou, Dominique Strauss Kahn, Jack Lang ou Marie Georges Buffet. Je sais me tenir. Mais avec Cécile Duflot c’est différent. Ce n’est même plus de la déception, c’est une espèce de stupéfaction devant l’ampleur de sa bêtise. Un ahurissement proche de celui qu’on peut avoir devant une œuvre d’art. Parce que sa connerie est artistique, elle dépasse ce qu’on peut observer dans la vraie vie. Et pourtant elle est ministre. J’ai ressenti cela une autre fois, dans une moindre mesure, quand j’ai reçu un jour le bulletin de note de ma fille qui était en CM1 avec la mention de son instit : « la règle du participe passé n’est pas maîtriser »…
Je n’avais aucun préjugé sur Cécile Duflot avant qu’elle ne soit ministre sinon que je la savais idéologue, mesquine, hystérique, incompétente, calculatrice, ambitieuse plus pour elle que pour ses idées, démagogique, opportuniste, lâche et pas très maline. Rien de plus. J’ai donc observé sagement et de manière objective…
D’abord, pendant la campagne, je la suivais sur Twitter, je suis tombé sur des tweets comme celui-ci : « Traverser les étendues jaunes, sentir malgré soi l’odeur doucereuse du Colza en fleur d’une enfance dans la plaine de la Brie » Je me suis d’abord dit que la pauvre n’avait pas la lumière à tous les étages et puis j’ai compris la raison de ces élancements psychédéliques quand elle se prononça, très vite après sa nomination, pour la dépénalisation du Cannabis. J’ai ensuite placé l’épisode du jeans en conseil des ministres sur le compte de sa démagogie : cette reine des bobos qui n’a jamais vu une vache de sa vie autrement qu’au salon de l’agriculture doit penser que les gens du peuple s’habillent mal, donc qu’elle doit s’habiller mal pour faire croire qu’elle leur ressemble, un classique du populisme de gauche que manient très bien les écolos et que François Hollande a élevé au rang de pratique présidentielle en montrant ses augustes bourrelets sous un polo de la foire fouille à Brégançon cet été.
Et puis il y a eu l’épisode des remises généreuses et abondantes de légion d’honneur que Duflot a accrochées dès le début de sa prise de fonction à la poitrine de sa clientèle politique la plus fidèle après avoir poussé des cris pendant des mois sur les prétendues affaires de favoritisme dans l’affaire Woerth. Là, j’ai trouvé ça cocasse, celle qui avait tenu la main d’Eva Joly dans son désastre électoral qui ressemblait davantage à une croisade pathétique contre le principe de la présomption d’innocence allait, quelques mois après, distribuer des hochets non pour le mérite mais en vertu des idées politiques des récipiendaires
A ce moment là, commençait doucement à poindre dans mon esprit l’idée que cette ministre était en fait simplement stupide et que les autres défauts que je luis prêtais peu charitablement jusqu’alors n’étaient que les conséquences de cette bêtise plus structurelle que conjoncturelle. Et là, Cécile Duflot ( je vous rappelle qu’elle est ministre de la République au même titre qu’un Chevènement ou qu’un Michel Debré par exemple) pour désamorcer la polémique sur les légions d’honneur twittait cette photo avec le commentaire suivant : « manger les smarties de manière très stricte : un bleu, un rouge, un vert, un rose. »
C’était donc ça ! Elle est stupide ! mais pas stupide comme on peut l’être dans la vraie vie, une stupidité abyssale, un truc rare, un truc qui pourrait presque la rendre attachante si elle n’avait pas entre ses mains une parcelle de pouvoir qui lui donne la possibilité de dépenser mon pognon. Un genre de stupidité que l’on doit étudier dans les facultés de psychologie, avec chez elle, ce petit plus qui rend son personnage tout à fait unique : un goût immodéré pour le ridicule. C’est sans doute ça que Coluche appelait la « Poésie de la bêtise. »
Et ce savant mélange de stupidité et de goût du ridicule elle nous l’a encore démontré hier en posant encagoulée pour la libération des Pussy Riots aux universités d’été d’Europe Ecologie Les Verts. Stupide parce qu’un ministre de la République ne devrait pas commenter une décision de justice d’un pays étranger et néanmoins ami – c’est le rôle de la diplomatie – , stupide aussi parce que terriblement conformiste et ridicule parce que je ne suis pas certain que cette mascarade carnavalesque dont seuls les écolos ont le secret soit de nature à faire prendre au sérieux cette revendication que l’on peut par ailleurs trouver juste et opportune.
Alors voilà, nous avons donc dans notre gouvernement qui a déjà montré son incompétence, sa propension toute socialiste à la prodigalité, son ontologique démagogie et son authentique capacité à prendre les Français pour des demeurés, nous avons donc aussi, une ministre stupidement ridicule et ridiculement stupide. Une ministre qui va continuer à s’asseoir gentiment sur ces beaux principes pour pouvoir goûter encore et encore aux avantages procurés par sa fonction.
Si Ernest Renan avait connu Cécile Duflot il l’aurait montrée en exemple pour illustre son célèbre propos : « La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini. »
http://www.egaliteetreconciliation.fr/J-ai-enfin-compris-le-secret-de-Cecile-Duflot-13504.html
Le gouvernement donne des leçons , mais devrait regarder sa poutre dans l'oeil avant de regarder ceux des autres! C'est pathétique!!

Je chante pour mon vallon en souhaitant que dans chaque vallon un coq en fasse autant.( Edmond Rostand)


Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Des Pussy Riot aux Femen, croisade contre les églises ?
http://fr.rian.ru/tribune/20120829/195814901.html
L’affaire Pussy Riot n’en finit pas de faire des vagues. Jamais le Main Stream Médiatique ne se sera autant déchainé contre la Russie "de Vladimir Poutine". Les qualificatifs émotionnels n’ont pas manqué, la presse française n’a pas hésité à parler de Camp lorsqu’il n’était pas affirmé que la Russie réinventait le Goulag (au choix).
L’objectif est clair, tenter d’accoler une rhétorique totalitaire pour faire monter la pression médiatique et choquer l’opinion internationale. Alors que de nombreux lecteurs m’ont écrit pour me demander ce qu’il en était des autres Pussy Riot masquées qui ont participé à l’action, qu’ils soient rassurés, celles-ci ne sont pas des agents du FSB qui ont participé à une provocation comme cela m’a été soufflé par un lecteur, elles sont bel et bien recherchées, au dernière nouvelles elles auraient même fui le pays. Le Main Stream ne cesse en outre de marteler que les jeunes femmes auraient été condamnées pour une prière anti-Poutine et ce malgré le fait que le juge et le jugement ne mentionnent pas ce fait.
Encore une fois on ne peut que constater que le Mainstream dirige de façon méthodique et obsessionnelle cette affaire vers la personnalité de Vladimir Poutine, un peu comme cela était le cas lors des incendies de 2010, ou l’offensive médiatique contre un pays en flammes avait atteint un niveau d’agressivité sans précédent. De la même façon que le premier ministre était tenu pour responsable de chaque départ d’incendie en 2010, il est désormais tenu responsable de chaque condamnation dans le pays, surtout celles qui déplaisent à certains artistes Américains et Européens.
Ces derniers n’ont-ils aucune autre priorité en tête ? A leurs yeux une condamnation à 14 mois de prison pour blasphème (2 ans moins la période de préventive déjà effectuée) justifie vraiment qu’ils prennent position contre ? Curieusement pourtant, on ne les entend pas lorsqu’au sein de l’Union Européenne, en Pologne, une célèbre chanteuse de pop est actuellement poursuivie et risque aussi deux ans de prison ferme pour « simple » blasphème.
Personne n’a l’air d’être choqué par le fait qu’en Allemagne des soutiens aux Pussy Riot ont envahi la cathédrale de Cologne. En Allemagne la loi prévoit que ces manifestants risquent jusqu’à 3 ans de prison, pour avoir perturbé un office religieux.
Mais l’opération de marketing est bien organisée, par le bras droit de Boris Berezovski notamment, qui a contribué à financer la défense des trois jeunes femmes, l’oligarque maudit ayant lui aussi mis son grain de sel dans le dossier, en écrivant au président Poutine. Que doit-on sincèrement penser de ces soutiens politiques inattendus ?
Curieusement cela n’a visiblement choqué personne que de nombreuses églises soient vandalisées et des croix coupées en Russie depuis la condamnation des trois jeunes filles. Ces actions ont été exécutées sur le modèle de l’action qui a eu lieu en Ukraine le 17 aout dernier lorsqu’une militante Femen a scié devant une caméra et en soutien des Pussy Riot une croix catholique érigé en mémoire des martyrs du communisme.
Depuis, le mouvement féministe Femen, spécialisé dans les actions coup de poing "seins à l’air" par de ravissantes poupées a annoncé être prêt à scier toutes les croix de Russie pour sauver le pays. Récemment ces dernières ont également tenté d’agresser le patriarche Kirill lors de sa visite en Ukraine, revendiquant l’action sous le terme hautement démocratique "Tuons Kirill", la photo liée étant assez parlante. Après avoir été traité de chien par les Pussy Riot, celui-ci est désormais présenté mort et décapité sur des affiches, tout comme le Pape ou encore les présidents russes et Biélorusses, peut on trouver ca normal ?
Les Femen ont aussi organisé cet été une action pour dénoncer la participation aux J.O. de Londres de régimes islamistes et sanglants, ou encore une action au Vatican contre le Pape. A Paris, elles ont aussi lancé l’action "No Shariah" ! Plus récemment c’est de façon surprenante au Brésil qu’un nouveau groupe Femen est apparu. Une poignée de militantes à manifesté devant le consulat Russe de São Paulo en soutien aux Pussy-Riot, tout en hurlant des slogans insultants à l’encontre du Président Russe Vladimir Poutine, parfois en Anglais, ce qui n’est pas sans rappeler les manifestations de l’opposition russe à Moscou dans les années 2000.
Cette croisade anti chrétienne se poursuit donc en Europe de l’ouest et avec certains soutiens français puisqu’une des représentantes des FEMEN (Alexandra Shevchenko) était notamment présente à la réception du 14 juillet dernier à l’ambassade de France à Kiev, et que récemment les Femen ont annoncé créer leur base arrière en France, avec vraisemblablement le soutien du mouvement "Ni Putes ni soumises" et de Safia Lebdi, conseillère régionale d’Ile-de-France et cofondatrice de l’association "ni putes, ni soumises".
Dernier soutien en date, lors du congrès du parti écologiste, les élus et militants verts français ont eux aussi affirmé leur soutien aux Pussy Riot en se faisant photographier en cagoule.
En Russie, les conséquences de ces agressions contre l’église orthodoxe et contre le patriarche Kiril ne se sont pas fait attendre, des mouvements orthodoxes ont affirmé souhaiter la mise en place de milices pour défendre les églises et nul ne doute que si des attaques similaires devaient avoir lieu contre des mosquées, la communauté musulmane russe réagirait de la même façon.
D’un point de vue intérieur, ces stupides actions ont du reste sans doute parfaitement resserré les liens entre les croyants de toutes les confessions et vont sans doute jeter un très lourd discrédit sur l’opposition russe, désormais assimilée à tort ou à raison aux Pussy Riot. Dans une récente interview donnée à la presse allemande, l’oligarque Michael Khodorkovski, qui est en prison, n’a d’ailleurs pas manqué de critiquer la condamnation des Pussy Riot, mais en critiquant aussi sévèrement au passage le comportement inadéquat de l’opposition russe, une analyse qu’aucun média n’a visiblement jugé bon de traduire correctement.
Maintenant, on peut naturellement se demander quels sont les projets de cette galaxie qui prétend défendre le féminisme, mais qui de l’exubérance vulgaire à la nudité, à la masturbation en public en passant par la grossièreté et le non respect des églises, donne finalement une bien piètre image du féminisme et des femmes, contrairement à la tradition slave.
http://fr.rian.ru/tribune/20120829/195814901.html
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Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
il n'empeche que malgré la pression internationale pour leur libération, la russie n'a rien céder comme toujours
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Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Une liste noire de ceux qui condamnent ou critiquent les Pussy Riot ?
Des avocats russes des Pussy Riot négocient l’adoption aux Etats-Unis d’une liste du même nom, imposant des sanctions contre les fonctionnaires russes impliqués dans l’affaire du groupe punk, dont trois membres ont été condamnées pour hooliganisme, lit-on lundi dans le journal Izvestia.
“Notre réponse est une +liste Pussy Riot+! Les personnes violant les droits de l’homme en Russie ne pourront pas aller s’amuser en Occident”, a déclaré Mark Feïguine, avocat de la punkette Nadejda Tolokonnikova.
Les juges, les procureurs impliqués dans le procès et même les journalistes l’ayant couvert avec “une opinion préconçue” seront inclus sur la liste, a expliqué l’avocat, avant d’indiquer qu’un document analogue pourrait ensuite voir le jour en Europe.
Les avocats se sont récemment entretenus à Washington avec des représentants de la section américaine d’Amnesty International, organisation ayant reconnu les Pussy Riot comme prisonnières de conscience.
Les antennes russe et britannique d’Amnesty International ne sont quant à elles pas au courant des initiatives des défenseurs des punkettes russes.
Le 17 août dernier, un tribunal de Moscou a condamné trois des cinq membres du groupe Pussy Riot – Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova – à deux ans de prison pour avoir commis un acte de hooliganisme dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou, haut lieu du culte orthodoxe russe, le 21 février 2012. Lors de leur prière punk, les jeunes femmes avaient tenu des propos blasphématoires et ont demandé à la Vierge de “chasser Poutine”. Une vidéo de ce “concert” est disponible sur Internet.
En juillet dernier, le comité des finances du Sénat américain a approuvé le projet de loi officialisant la “liste Magnitski” dirigée contre un groupe de fonctionnaires russes impliqués, selon Washington, dans la mort d’un juriste de Hermitage Capital.
Les avocats des punkettes veulent une liste US “Pussy Riot” contre des Russes`, Ria Novosti, le 24 septembre 2012
Cette information semble confirmer que la campagne organisée au niveau international autour de l’affaire des Pussy Riot déborde largement la simple contestation « punk » en Russie.
La mobilisation des médias, d’Amnesty International, les prises de position officielles aux Etats-Unis et au Parlement européen, et maintenant l’initiative des avocats suggèrent qu’une nouvelle « machine de guerre froide » est enclenchée. Et par la même occasion, contre la liberté d’expression des journalistes qui auraient eu des “opinions préconçues” sur les Pussy.
Paradoxe de ce combat “pour la liberté” qui tournerait à la censure !
- Allo ! La Pravda ?
- Oui, j’écoute, ici la CIA. Vous êtes déjà sur la liste !
http://www.mondialisation.ca via http://infonatio.unblog.fr/
Des avocats russes des Pussy Riot négocient l’adoption aux Etats-Unis d’une liste du même nom, imposant des sanctions contre les fonctionnaires russes impliqués dans l’affaire du groupe punk, dont trois membres ont été condamnées pour hooliganisme, lit-on lundi dans le journal Izvestia.
“Notre réponse est une +liste Pussy Riot+! Les personnes violant les droits de l’homme en Russie ne pourront pas aller s’amuser en Occident”, a déclaré Mark Feïguine, avocat de la punkette Nadejda Tolokonnikova.
Les juges, les procureurs impliqués dans le procès et même les journalistes l’ayant couvert avec “une opinion préconçue” seront inclus sur la liste, a expliqué l’avocat, avant d’indiquer qu’un document analogue pourrait ensuite voir le jour en Europe.
Les avocats se sont récemment entretenus à Washington avec des représentants de la section américaine d’Amnesty International, organisation ayant reconnu les Pussy Riot comme prisonnières de conscience.
Les antennes russe et britannique d’Amnesty International ne sont quant à elles pas au courant des initiatives des défenseurs des punkettes russes.
Le 17 août dernier, un tribunal de Moscou a condamné trois des cinq membres du groupe Pussy Riot – Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova – à deux ans de prison pour avoir commis un acte de hooliganisme dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou, haut lieu du culte orthodoxe russe, le 21 février 2012. Lors de leur prière punk, les jeunes femmes avaient tenu des propos blasphématoires et ont demandé à la Vierge de “chasser Poutine”. Une vidéo de ce “concert” est disponible sur Internet.
En juillet dernier, le comité des finances du Sénat américain a approuvé le projet de loi officialisant la “liste Magnitski” dirigée contre un groupe de fonctionnaires russes impliqués, selon Washington, dans la mort d’un juriste de Hermitage Capital.
Les avocats des punkettes veulent une liste US “Pussy Riot” contre des Russes`, Ria Novosti, le 24 septembre 2012
Cette information semble confirmer que la campagne organisée au niveau international autour de l’affaire des Pussy Riot déborde largement la simple contestation « punk » en Russie.
La mobilisation des médias, d’Amnesty International, les prises de position officielles aux Etats-Unis et au Parlement européen, et maintenant l’initiative des avocats suggèrent qu’une nouvelle « machine de guerre froide » est enclenchée. Et par la même occasion, contre la liberté d’expression des journalistes qui auraient eu des “opinions préconçues” sur les Pussy.
Paradoxe de ce combat “pour la liberté” qui tournerait à la censure !
- Allo ! La Pravda ?
- Oui, j’écoute, ici la CIA. Vous êtes déjà sur la liste !
http://www.mondialisation.ca via http://infonatio.unblog.fr/
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Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Pussy Riot : les idiotes utiles de la russophobie
La « performance » des Pussy Riot au sein de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou le 21 février dernier a valu deux ans de camp... et une couverture médiatique mondiale à ces punkettes blasphématrices et auparavant totalement inconnues. « Indignationisme » habituel ou manœuvre antirusse ?
Musicalement indigentes et idéologiquement convenues (entendez progressistes, féministes, pro-gay et anti-Poutine), les Pussy Riot méritaient-elles le battage médiatique dont elles ont été l'objet ? Certes, ce groupe de punk-rock féminin russe a écopé d'une condamnation unanimement jugée sévère - deux ans d'internement en camp - au regard des faits reprochés : elles ont interrompu un office religieux dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou pour scander leur dernière chanson, une « prière punk » et très peu orthodoxe à la Sainte Vierge, lui demandant de chasser Vladimir Poutine du pouvoir. Un de ces « happening » filmés, à prétention artistico-politique, dont le Web regorge et qui visent à créer la rumeur.
Dans le cas des Pussy Riot, le « buzz » enfle dès leur arrestation, quelques jours après les faits, pour culminer avec le verdict rendu le 17 août. La toile s'enflamme de réactions indignées de bloggeurs, suivies de près par les mouvements « progressistes », libertaires, féministes, écologistes, pro-homosexuels... Étape suivante, les stars s'en mêlent : Madonna, Sting, Bjôrk, Kiss, pour n'en citer que quelques-unes. Naturellement, les médias s'emparent de l'affaire pour ne plus la lâcher, trop heureux de titrer « Russie : Au goulag pour une chanson » (Libération) ou sur une « condamnation "digne de l'Inquisition" » (Le Monde).
Les gouvernements français, américains, allemands... se fendent aussi de leur commentaire sur la disproportion de la peine, le durcissement de la répression en Russie ou les atteintes à la liberté d'expression. Une liberté d'expression qui ne justifie pas tout, et notamment pas de blasphémer dans l'équivalent russe de Notre-Dame de Paris, dans un pays sortant de 70 ans d'athéisme d’État et d'attaques continues contre tous les cultes. En tout état de cause, le patriarche Cyrille Ier de Moscou avait d'ailleurs demandé (de même que Vladimir Poutine lui-même) la clémence pour les trois accusées. Cet appel a été peu repris dans les médias occidentaux, qui n'ont pas beaucoup dépeint non plus les Pussy Riot.
Ce groupe, né en 2011, comprend neuf membres, dont les trois leaders emprisonnées : Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina. Les deux premières sont issues de Voïna (« la guerre », en Russe), un groupuscule libertaire et féministe qui monte des happenings « artistiques » trash. Citons notamment une partouze non-simulée en public dans un musée, à laquelle Tolokonnikova participa alors qu'elle était enceinte de huit mois...
Autres exemples : l'attaque à l'urine sur des policiers, la destruction de véhicules de police ou une séance de masturbation avec des poulets dans un supermarché... L'action des Pussy Riot dans la cathédrale a été la goutte d'eau qui a fait déborder un vase déjà plein à ras bord, et connaître ce contexte explique un peu mieux la sévérité de la peine, d'ailleurs assumée par les Pussy Riot, qui se posent en combattantes et refusent d'endosser les habits de victimes dont les affublent nos médias.
La presse occidentale lâchée contre Poutine
Naturellement, les « progressistes » se sont emparés de l'affaire pour « bouffer du curé » et vilipender ces chrétiens intolérants, alliés du régime autoritaire de Poutine. Exemple typique : Jean-Luc Mélenchon qui déclare : « Néocapitalisme et Église orthodoxe : deux faces d'un obscurantisme funeste à la démocratie ». C’est sûr, du temps de l'URSS, la démocratie était bien mieux protégée... Et comme nous ne sommes pas à une contradiction près, ceux qui prennent la défense des punkettes interrompant des offices au nom de la liberté de parole sont les mêmes que ceux qui auraient bien voulu faire taire Mgr Vingt-Trois le 15 août dernier... Témoin Act-Up, qui soutient les Pussy Riot et vomit sur les catholiques avec sa parodie de prière universelle.
Toutefois, si l'affaire ne relevait que du prurit anticlérical et progressiste, elle n’aurait sans doute pas connu un tel retentissement international. La campagne médiatique autour des Pussy Riot ternit opportunément l'image de la Russie à un moment de vives tensions internationales. Il se trouve que le pays connaît depuis plusieurs années un regain de vitalité à la fois économique et diplomatique.
Il pèse de tout son poids, notamment au Moyen-Orient et en Asie centrale, où il contrecarre les ambitions américaines : la Russie bloque les résolutions onusiennes prévoyant des sanctions contre le régime de Bachar el-Assad. Plus grave, elle continue à livrer des armes au gouvernement syrien, dont les opposants sont ouvertement soutenus par les monarchies pétrolières et les USA... De plus, juste derrière la crise syrienne se profile déjà le problème iranien, autre allié des Russes que les Américains ont dans le collimateur.
Enfin, le redressement russe s'est opéré suivant un modèle non-occidental, inspiré de l’idéal de l'empire byzantin, où les pouvoirs temporel et spirituel marchent main dans la main. Un précédent inacceptable pour les États-Unis qui fondent leur domination sur l'adoption plus ou moins spontanée par les autres pays de leur système de valeurs, leur modèle économique et politique. C'est la thèse défendue par le théoricien politique russe Alexandre Douguine. Dans ce contexte, les Pussy Riot ne seraient que « idiotes utiles », instrumentalisées par les médias occidentaux pour déstabiliser à la fois Poutine et le Patriarche Cyrille Ier.
Ce ne serait pas la première fois que le suivisme des médias serait mis au service d’une campagne d'influence à grande échelle... Il suffit de se souvenir des deux guerres du Golfe ou de celle du Kosovo pour se dire qu'une telle hypothèse mérite en tout cas réflexion.
Stanislas Tarnowski monde & vie 8 septembre 2012
La « performance » des Pussy Riot au sein de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou le 21 février dernier a valu deux ans de camp... et une couverture médiatique mondiale à ces punkettes blasphématrices et auparavant totalement inconnues. « Indignationisme » habituel ou manœuvre antirusse ?
Musicalement indigentes et idéologiquement convenues (entendez progressistes, féministes, pro-gay et anti-Poutine), les Pussy Riot méritaient-elles le battage médiatique dont elles ont été l'objet ? Certes, ce groupe de punk-rock féminin russe a écopé d'une condamnation unanimement jugée sévère - deux ans d'internement en camp - au regard des faits reprochés : elles ont interrompu un office religieux dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou pour scander leur dernière chanson, une « prière punk » et très peu orthodoxe à la Sainte Vierge, lui demandant de chasser Vladimir Poutine du pouvoir. Un de ces « happening » filmés, à prétention artistico-politique, dont le Web regorge et qui visent à créer la rumeur.
Dans le cas des Pussy Riot, le « buzz » enfle dès leur arrestation, quelques jours après les faits, pour culminer avec le verdict rendu le 17 août. La toile s'enflamme de réactions indignées de bloggeurs, suivies de près par les mouvements « progressistes », libertaires, féministes, écologistes, pro-homosexuels... Étape suivante, les stars s'en mêlent : Madonna, Sting, Bjôrk, Kiss, pour n'en citer que quelques-unes. Naturellement, les médias s'emparent de l'affaire pour ne plus la lâcher, trop heureux de titrer « Russie : Au goulag pour une chanson » (Libération) ou sur une « condamnation "digne de l'Inquisition" » (Le Monde).
Les gouvernements français, américains, allemands... se fendent aussi de leur commentaire sur la disproportion de la peine, le durcissement de la répression en Russie ou les atteintes à la liberté d'expression. Une liberté d'expression qui ne justifie pas tout, et notamment pas de blasphémer dans l'équivalent russe de Notre-Dame de Paris, dans un pays sortant de 70 ans d'athéisme d’État et d'attaques continues contre tous les cultes. En tout état de cause, le patriarche Cyrille Ier de Moscou avait d'ailleurs demandé (de même que Vladimir Poutine lui-même) la clémence pour les trois accusées. Cet appel a été peu repris dans les médias occidentaux, qui n'ont pas beaucoup dépeint non plus les Pussy Riot.
Ce groupe, né en 2011, comprend neuf membres, dont les trois leaders emprisonnées : Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina. Les deux premières sont issues de Voïna (« la guerre », en Russe), un groupuscule libertaire et féministe qui monte des happenings « artistiques » trash. Citons notamment une partouze non-simulée en public dans un musée, à laquelle Tolokonnikova participa alors qu'elle était enceinte de huit mois...
Autres exemples : l'attaque à l'urine sur des policiers, la destruction de véhicules de police ou une séance de masturbation avec des poulets dans un supermarché... L'action des Pussy Riot dans la cathédrale a été la goutte d'eau qui a fait déborder un vase déjà plein à ras bord, et connaître ce contexte explique un peu mieux la sévérité de la peine, d'ailleurs assumée par les Pussy Riot, qui se posent en combattantes et refusent d'endosser les habits de victimes dont les affublent nos médias.
La presse occidentale lâchée contre Poutine
Naturellement, les « progressistes » se sont emparés de l'affaire pour « bouffer du curé » et vilipender ces chrétiens intolérants, alliés du régime autoritaire de Poutine. Exemple typique : Jean-Luc Mélenchon qui déclare : « Néocapitalisme et Église orthodoxe : deux faces d'un obscurantisme funeste à la démocratie ». C’est sûr, du temps de l'URSS, la démocratie était bien mieux protégée... Et comme nous ne sommes pas à une contradiction près, ceux qui prennent la défense des punkettes interrompant des offices au nom de la liberté de parole sont les mêmes que ceux qui auraient bien voulu faire taire Mgr Vingt-Trois le 15 août dernier... Témoin Act-Up, qui soutient les Pussy Riot et vomit sur les catholiques avec sa parodie de prière universelle.
Toutefois, si l'affaire ne relevait que du prurit anticlérical et progressiste, elle n’aurait sans doute pas connu un tel retentissement international. La campagne médiatique autour des Pussy Riot ternit opportunément l'image de la Russie à un moment de vives tensions internationales. Il se trouve que le pays connaît depuis plusieurs années un regain de vitalité à la fois économique et diplomatique.
Il pèse de tout son poids, notamment au Moyen-Orient et en Asie centrale, où il contrecarre les ambitions américaines : la Russie bloque les résolutions onusiennes prévoyant des sanctions contre le régime de Bachar el-Assad. Plus grave, elle continue à livrer des armes au gouvernement syrien, dont les opposants sont ouvertement soutenus par les monarchies pétrolières et les USA... De plus, juste derrière la crise syrienne se profile déjà le problème iranien, autre allié des Russes que les Américains ont dans le collimateur.
Enfin, le redressement russe s'est opéré suivant un modèle non-occidental, inspiré de l’idéal de l'empire byzantin, où les pouvoirs temporel et spirituel marchent main dans la main. Un précédent inacceptable pour les États-Unis qui fondent leur domination sur l'adoption plus ou moins spontanée par les autres pays de leur système de valeurs, leur modèle économique et politique. C'est la thèse défendue par le théoricien politique russe Alexandre Douguine. Dans ce contexte, les Pussy Riot ne seraient que « idiotes utiles », instrumentalisées par les médias occidentaux pour déstabiliser à la fois Poutine et le Patriarche Cyrille Ier.
Ce ne serait pas la première fois que le suivisme des médias serait mis au service d’une campagne d'influence à grande échelle... Il suffit de se souvenir des deux guerres du Golfe ou de celle du Kosovo pour se dire qu'une telle hypothèse mérite en tout cas réflexion.
Stanislas Tarnowski monde & vie 8 septembre 2012
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Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Poutine répond à Merkel : les Pussy Riot sont « antisémites » (+vidéo)
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé aujourd’hui que les Pussy Riot étaient « antisémites » et estimé qu’il n’était pas possible de les « soutenir », après que la chancelière allemande Angela Merkel se fut interrogée sur leur peine de prison.
« La chancelière a parlé des jeunes femmes qui sont en prison pour leur performance dans une église. Mais sait-elle qu’avant cela l’une d’elles a pendu un mannequin de juif et a dit qu’il fallait débarrasser Moscou de ces gens-là », a déclaré Vladimir Poutine. « Nous ne pouvons vous et moi soutenir des gens qui affichent des positions antisémites », a-t-il ajouté, s’exprimant lors d’un forum russo-allemand de représentants de la société civile à Moscou.
M. Poutine faisait apparemment allusion à une action de 2008 du groupe contestataire et libertaire Voïna, auquel appartenait alors une des Pussy Riot, dans un supermarché.
Les membres du groupe avaient mis en scène la pendaison de mannequins représentant homosexuels, juifs et immigrés d’Asie centrale, dans une action relevant apparemment de la provocation, selon des images disponibles sur l’internet. [...]
Le Figaro via http://www.fdesouche.com
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé aujourd’hui que les Pussy Riot étaient « antisémites » et estimé qu’il n’était pas possible de les « soutenir », après que la chancelière allemande Angela Merkel se fut interrogée sur leur peine de prison.
« La chancelière a parlé des jeunes femmes qui sont en prison pour leur performance dans une église. Mais sait-elle qu’avant cela l’une d’elles a pendu un mannequin de juif et a dit qu’il fallait débarrasser Moscou de ces gens-là », a déclaré Vladimir Poutine. « Nous ne pouvons vous et moi soutenir des gens qui affichent des positions antisémites », a-t-il ajouté, s’exprimant lors d’un forum russo-allemand de représentants de la société civile à Moscou.
M. Poutine faisait apparemment allusion à une action de 2008 du groupe contestataire et libertaire Voïna, auquel appartenait alors une des Pussy Riot, dans un supermarché.
Les membres du groupe avaient mis en scène la pendaison de mannequins représentant homosexuels, juifs et immigrés d’Asie centrale, dans une action relevant apparemment de la provocation, selon des images disponibles sur l’internet. [...]
Le Figaro via http://www.fdesouche.com
Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Poutine sait qui il a en face de lui et devant quels arguments ils s'inclinent toujours.
Bravo Poutine !

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Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Poutine se sert de leur langage et leur donne un argument imparable, l"antisémitisme !!!!
Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Le Franc a écrit :Ils s'inclinent, vraiment ? J'ai plutôt l'impression qu'ils se redressent, après avoir obtenu ce qu'ils demandent.
Devant une menace d'accusation d'antisémitisme ils s'inclinent toujours, c'est bien plus grave même que l'extermination d'un peuple pour lui prendre sa terre, difficile de s'en remettre.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
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c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
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Re: Les "Pussy Riots" : histoire secrète
Pussy Riot : une grande chaîne de télévision allemande au cœur du scandale
La chaîne de télévision ZDF s’est avérée avoir payé des personnalités culturelles allemandes pour afficher leur soutien aux participants du groupe Pussy Riot. La direction de la chaîne a essayé de retirer de l’Internet l’enregistrement de l’émission où cette prestation fut effectuée.
Le jour du verdict des participants à la « prière punk » dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, la chaîne de télévision allemande ZDF a fait éclater une bombe. L’émission Aspects a montré une interview de 15 minutes de cinq personnalités culturelles allemandes avec quelque chose de vraiment très original pour la tradition de pensée unique du journalisme occidental : en Russie il se passe des choses horribles !
La grand-mère du rock allemand Nina Hagen, il est vrai, avait oublié qu’une telle action pour la liberté était passible de trois ans d’emprisonnement en Allemagne, selon l’article 167 du code pénal allemand. L’actrice Anna Thalbach, elle, fit une déclaration politique sur la dépendance de l’Allemagne au gaz russe.
« Tant que nous sommes dépendants des Russes, nous serons les derniers dont ils tiendront compte de l’opinion. Je ne pense pas que les Allemands peuvent leur dire : “Ça ne va pas. Au nom de quoi les condamne-t-on ?” Les Russes, sûrement, seraient morts de rire », a déclaré Anna Thalbach.
Mais les créateurs de cette émission, eux, ne furent pas « morts de rire » quand la même Thalbach révéla dans un autre programme de la même chaîne qu’elle avait touché une grosse somme d’argent de la part de cette chaîne pour cette déclaration de soutien aux Pussy Riot.
La chaîne de télévision ZDF a réagi instantanément. Le réseau fut nettoyé des extraits de ce scandaleux épisode de l’émission Aspects. Formellement pour cause de violation des droits d’auteurs. De telles violations n’embarrassent pourtant guère la chaîne quand il s’agit des autres épisodes de l’émission. Ceci a été suivi d’un communiqué officiel selon lequel la chaîne n’avait pas donné d’argent à l’actrice.
Les représentants d’Anna Thalbach elle-même se sont mis à affirmer que l’actrice avait plaisanté. À vrai dire, c’est un peu difficile de croire à une plaisanterie. Cela sonne péniblement vrai.
« J’ai juste dit que j’espérais qu’elles surmonteraient l’épreuve avec résolution. De toute façon je trouve cela absurde quand les acteurs se mettent à parler de politique », a déclaré Anna Thalbach.
La politique, semble-t-il, est le mot clef de cette histoire de soutiens achetés.
Et en Allemagne on n’a pas fait que simplement écrire sur les Pussy Riot. On en a même fait une pièce de théâtre. Et on a eu l’impression que c’était une cause commune dans toute la société allemande. Pourtant les partisans allemands des Pussy Riot ont réussi à rassembler sur l’Internet en tout et pour tout moins de 500 euros pour les soutenir. Quelle cause nationale ! La seule interview d’Anna Thalbach a probablement coûté plus cher. Cette histoire de corruption est décidément une honte pour le journalisme allemand.
Malheureusement, nous n’avons pas réussi à contacter les autres participants à cette émission remarquable d’Aspects pour leur demander si la compagnie ZDF leur avait, à eux aussi, remis de dodues enveloppes après l’enregistrement. De toute façon, même s’ils avaient répondu « oui », leurs agents auraient sans doute pareillement plaidé un sens de l’humour très particulier.
Ivan Blagoy, le 25 juin 2013
Ivan Blagoy est le directeur du bureau allemand de Perviy Kanal, chaîne de télévision russe.
http://www.egaliteetreconciliation.fr via http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/
La chaîne de télévision ZDF s’est avérée avoir payé des personnalités culturelles allemandes pour afficher leur soutien aux participants du groupe Pussy Riot. La direction de la chaîne a essayé de retirer de l’Internet l’enregistrement de l’émission où cette prestation fut effectuée.
Le jour du verdict des participants à la « prière punk » dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, la chaîne de télévision allemande ZDF a fait éclater une bombe. L’émission Aspects a montré une interview de 15 minutes de cinq personnalités culturelles allemandes avec quelque chose de vraiment très original pour la tradition de pensée unique du journalisme occidental : en Russie il se passe des choses horribles !
La grand-mère du rock allemand Nina Hagen, il est vrai, avait oublié qu’une telle action pour la liberté était passible de trois ans d’emprisonnement en Allemagne, selon l’article 167 du code pénal allemand. L’actrice Anna Thalbach, elle, fit une déclaration politique sur la dépendance de l’Allemagne au gaz russe.
« Tant que nous sommes dépendants des Russes, nous serons les derniers dont ils tiendront compte de l’opinion. Je ne pense pas que les Allemands peuvent leur dire : “Ça ne va pas. Au nom de quoi les condamne-t-on ?” Les Russes, sûrement, seraient morts de rire », a déclaré Anna Thalbach.
Mais les créateurs de cette émission, eux, ne furent pas « morts de rire » quand la même Thalbach révéla dans un autre programme de la même chaîne qu’elle avait touché une grosse somme d’argent de la part de cette chaîne pour cette déclaration de soutien aux Pussy Riot.
La chaîne de télévision ZDF a réagi instantanément. Le réseau fut nettoyé des extraits de ce scandaleux épisode de l’émission Aspects. Formellement pour cause de violation des droits d’auteurs. De telles violations n’embarrassent pourtant guère la chaîne quand il s’agit des autres épisodes de l’émission. Ceci a été suivi d’un communiqué officiel selon lequel la chaîne n’avait pas donné d’argent à l’actrice.
Les représentants d’Anna Thalbach elle-même se sont mis à affirmer que l’actrice avait plaisanté. À vrai dire, c’est un peu difficile de croire à une plaisanterie. Cela sonne péniblement vrai.
« J’ai juste dit que j’espérais qu’elles surmonteraient l’épreuve avec résolution. De toute façon je trouve cela absurde quand les acteurs se mettent à parler de politique », a déclaré Anna Thalbach.
La politique, semble-t-il, est le mot clef de cette histoire de soutiens achetés.
Et en Allemagne on n’a pas fait que simplement écrire sur les Pussy Riot. On en a même fait une pièce de théâtre. Et on a eu l’impression que c’était une cause commune dans toute la société allemande. Pourtant les partisans allemands des Pussy Riot ont réussi à rassembler sur l’Internet en tout et pour tout moins de 500 euros pour les soutenir. Quelle cause nationale ! La seule interview d’Anna Thalbach a probablement coûté plus cher. Cette histoire de corruption est décidément une honte pour le journalisme allemand.
Malheureusement, nous n’avons pas réussi à contacter les autres participants à cette émission remarquable d’Aspects pour leur demander si la compagnie ZDF leur avait, à eux aussi, remis de dodues enveloppes après l’enregistrement. De toute façon, même s’ils avaient répondu « oui », leurs agents auraient sans doute pareillement plaidé un sens de l’humour très particulier.
Ivan Blagoy, le 25 juin 2013
Ivan Blagoy est le directeur du bureau allemand de Perviy Kanal, chaîne de télévision russe.
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