Re: « Mélenchon est un bolchevik, moi je suis démocrate »
Publié : 29/05/2012 - 14:03
Week-end de ducasse à Hénin-Beaumont
Le candidat du Front de Gauche s’est fait discret lors de son passage à la ducasse d’Hénin-Beaumont, dimanche 27 mai, tandis que sa rivale, Marine Le Pen, s’est offert un bain de foule comme elle les aime.
« Faut faire attention, la fête c’est la fête. » Jean-Luc Mélenchon ne veut pas perturber les réjouissances en ce dimanche de Pentecôte. La ducasse à Hénin-Beaumont, c’est sacré. « Par civisme on harcèle pas les gens pendant qu’ils s’amusent », confirme un communiste du cru. La huitaine de militants chargée de distribuer des tracts est donc priée de graviter autour de la fête foraine sans jamais y pénétrer. Entouré de quelques camarades, le candidat, qui a fait tomber sa célèbre cravate rouge, s’y risque, mais prudemment. Il a choisi d’éviter le cœur de la fête, préférant longer les maisons en brique, place de la République, contournant ainsi les auto-tamponneuses, manèges et autres vendeurs de chichi, avant de s’installer avec « les camarades » à la table d’un bistrot, en face d’un stand de tir à l’arbalète. L’équipée donne l’impression de tenir un bureau politique, une chanson de Rihanna en plus à fond dans les oreilles. Pendant ce temps, un monsieur distribue des tracts à quelques mètres du candidat; il s’agit d’une invitation à une soirée salsa. Jean-Luc Mélenchon attaque sa deuxième glace.

Au bout d’une demi-heure, le candidat s’apprête à regagner sa permanence. Pas sans faire un petit tour d’auto-tamponneuse tout de même? « Seulement si Madame Le Pen en fait aussi. » La candidate du Front National n’a malheureusement pas prévu de venir… Après avoir englouti sa glace au chocolat, Mélenchon quitte les lieux.
« Même mon fils la regarde »

Surprise, Marine Le Pen a changé ses plans. La voilà qui débarque à la ducasse et s’arrête devant le stand de tir où se trouvait Mélenchon dix minutes auparavant. A l’inverse de son adversaire, la présidente du FN se jette dans l’arène. Des vieux, des jeunes, des forains… en trente secondes, une foule s’est agglutinée autour de la star locale. C’est l’hystérie. Les poussettes sont bloquées. Un bouchon se forme. Pendant que Marine Le Pen signe des autographes, le responsable de la communication et chef de cabinet de la candidate, Bruno Bilde, s’improvise agent de la circulation et tente de fluidifier le trafic. « Vous allez gagner ! », « on est avec vous », « Marine on t’adore ! », entend-on dans la foule. La candidate écologiste, Marine Tondelier, qui vient passer un moment « off » à la Ducasse est prise elle aussi dans le tourbillon, obligée de jouer des coudes pour passer son chemin. « Même mon fils la regarde, » grommelle un jeune homme manifestement opposé à la candidate alors que son petit garçon installé dans une pousette a les yeux fixés sur l’attraction du moment. Il fait demi-tour…

Une clique d’adolescents se jette également sur Marine Le Pen. Ils veulent absolument une photo avec la candidate « parce que c’est une star ». L’image est dans la boîte. Après un moment, la candidate, pressée par son chef de cabinet et son suppléant, Steeve Briois, se faufile derrière un stand pour s’engouffrer discrètement dans une maison cossue où un apéro avec une sympathisante est prévu. Les jeunes ravis d’avoir eu leur photo avec la « star » sont toujours dans les parages. « Non, mais en fait elle est raciste on l’aime pas… ,» confient-ils une fois le calme revenu. Difficile de décrypter l’effet Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.
Mathias Destal
Le candidat du Front de Gauche s’est fait discret lors de son passage à la ducasse d’Hénin-Beaumont, dimanche 27 mai, tandis que sa rivale, Marine Le Pen, s’est offert un bain de foule comme elle les aime.
« Faut faire attention, la fête c’est la fête. » Jean-Luc Mélenchon ne veut pas perturber les réjouissances en ce dimanche de Pentecôte. La ducasse à Hénin-Beaumont, c’est sacré. « Par civisme on harcèle pas les gens pendant qu’ils s’amusent », confirme un communiste du cru. La huitaine de militants chargée de distribuer des tracts est donc priée de graviter autour de la fête foraine sans jamais y pénétrer. Entouré de quelques camarades, le candidat, qui a fait tomber sa célèbre cravate rouge, s’y risque, mais prudemment. Il a choisi d’éviter le cœur de la fête, préférant longer les maisons en brique, place de la République, contournant ainsi les auto-tamponneuses, manèges et autres vendeurs de chichi, avant de s’installer avec « les camarades » à la table d’un bistrot, en face d’un stand de tir à l’arbalète. L’équipée donne l’impression de tenir un bureau politique, une chanson de Rihanna en plus à fond dans les oreilles. Pendant ce temps, un monsieur distribue des tracts à quelques mètres du candidat; il s’agit d’une invitation à une soirée salsa. Jean-Luc Mélenchon attaque sa deuxième glace.

Au bout d’une demi-heure, le candidat s’apprête à regagner sa permanence. Pas sans faire un petit tour d’auto-tamponneuse tout de même? « Seulement si Madame Le Pen en fait aussi. » La candidate du Front National n’a malheureusement pas prévu de venir… Après avoir englouti sa glace au chocolat, Mélenchon quitte les lieux.
« Même mon fils la regarde »

Surprise, Marine Le Pen a changé ses plans. La voilà qui débarque à la ducasse et s’arrête devant le stand de tir où se trouvait Mélenchon dix minutes auparavant. A l’inverse de son adversaire, la présidente du FN se jette dans l’arène. Des vieux, des jeunes, des forains… en trente secondes, une foule s’est agglutinée autour de la star locale. C’est l’hystérie. Les poussettes sont bloquées. Un bouchon se forme. Pendant que Marine Le Pen signe des autographes, le responsable de la communication et chef de cabinet de la candidate, Bruno Bilde, s’improvise agent de la circulation et tente de fluidifier le trafic. « Vous allez gagner ! », « on est avec vous », « Marine on t’adore ! », entend-on dans la foule. La candidate écologiste, Marine Tondelier, qui vient passer un moment « off » à la Ducasse est prise elle aussi dans le tourbillon, obligée de jouer des coudes pour passer son chemin. « Même mon fils la regarde, » grommelle un jeune homme manifestement opposé à la candidate alors que son petit garçon installé dans une pousette a les yeux fixés sur l’attraction du moment. Il fait demi-tour…

Une clique d’adolescents se jette également sur Marine Le Pen. Ils veulent absolument une photo avec la candidate « parce que c’est une star ». L’image est dans la boîte. Après un moment, la candidate, pressée par son chef de cabinet et son suppléant, Steeve Briois, se faufile derrière un stand pour s’engouffrer discrètement dans une maison cossue où un apéro avec une sympathisante est prévu. Les jeunes ravis d’avoir eu leur photo avec la « star » sont toujours dans les parages. « Non, mais en fait elle est raciste on l’aime pas… ,» confient-ils une fois le calme revenu. Difficile de décrypter l’effet Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.
Mathias Destal
