
Après la disparition de Jacques Vassieux, quel bilan faites-vous de NPI ?
Sa disparition m’a beaucoup affecté… Il nous manque énormément surtout dans cette période de tensions. Je voudrais revenir quelques instants sur les origines de Nations Presse Info et son fonctionnement. NPI est une création duale dont l’objectif était partagé par Jacques qui en avait pris la direction avec succès. Aujourd’hui, NPI c’est plus de 25.000 connexions uniques par jour. Nous souhaitions doubler ce chiffre. Après la mort de Jacques, je suis devenu le propriétaire du site et depuis l’origine, c’est moi qui le finance sur mes deniers propres…
NPInfo, site d’informations et non agence de presse, a été créé en juin 2008 pour lutter contre la désinformation interne et externe qui frappait Marine Le Pen, et moi-même alors secrétaire général du FN. Il était un instrument au service d’une cellule que j’avais créée au sein de mon cabinet pour me défendre et défendre mes amis. Il est aussi devenu par la force des choses un site d’informations généralistes qui se positionne toujours par rapport au FN, à son programme, à ses idées et à ses personnalités.
Certains aujourd’hui vous reprochent votre ligne pro-Marine et l’absence de commentaire concernant les articles sur Bruno Gollnisch ?
Si aujourd’hui vous ne voyez plus de commentaires sur les articles concernant Bruno, c’est qu’il y a une bonne raison. Son équipe a été très critique à notre égard et a considéré que les commentaires étaient « trop anti-Gollnisch » ou qu’ils « critiquaient trop Gollnisch »…C’est leur opinion, je ne la partage pas, mais je la respecte. Aussi, j’étais bien obligé de réagir. Ne pouvant contrôler tous les commentaires, 24h/24 et sur tous les sujets, j’ai pris la décision d’interdire ceux-ci purement et simplement. L’information qui nous parvient est présente, mais n’est pas commentée, c’est tout. J’aurai pu prendre une ligne inverse et faire comme les partisans de Bruno : ne jamais parler de Marine, sauf en mal ! Et souvent avec des commentaires abjects de quelques imbéciles anonymes. Comme vous le voyez, moi je m’exprime publiquement ! Mais je n’insulte personne…Ce n’est pas ma conception de la politique. Je suis d’ailleurs prêt à en débattre avec eux. J’ai mes dossiers à jour…
Nous avons d’ailleurs fait la même chose pour des sujets sensibles car beaucoup d’irresponsables usent de provocations qui tombent sous le coup de la loi pour tenter de faire passer leurs messages. Nous ne pouvons l’accepter ! Que ceux qui ne sont pas contents montent leur site, il n’y a aucun problème…Vive la Liberté !
NPI est donc un site libre ?
Libre mais engagé ! Je n’ai pas pour habitude de me laisser insulter ou de laisser insulter mes amis. Si Bruno trouve normal que ses amis usent de qualificatifs ignobles pour discréditer Marine, son équipe ou moi-même, c’est son problème. Je ne parle même pas de certains journaux de la presse dite à tort et depuis 1999 « amie », tenus par des déséquilibrés…Ce n’est pas ma conception de la camaraderie, même si j’ai appris qu’en politique il n’y a ni ami, ni principes, ni sentiments… Sur NPI, nous ripostons aux injustices et à certains comportements de voyous. Aujourd’hui comme hier, ces comportements sont et seront impardonnables. Je me souviens qu’en 1999 Jean-Marie Le Pen avait dressé la liste de ceux qui ne pourraient jamais revenir en raison de leur attitude. Il faut aujourd’hui y ajouter Carl et sa bande, mais surtout ne pas déroger à cette règle. Mais ça, c’est une autre affaire… On ne peut pas monter au feu avec des gens qui, par leurs comportements d’hier, ont favorisé les ennemis de la France en affaiblissant le camp national, et pour lesquels une fois réintégrés nous serions toujours sur nos gardes ! Je ne confonds pas évidemment ceux qui se sont trompés, qui ont été abusés ou qui ont joué un rôle très secondaire, mais il faut être ferme avec les meneurs.
Il faut laisser de côté celles et ceux qui n’ont cessé de nous combattre et s’occuper des problèmes de nos concitoyens !
Au-delà d’une unité de façade, je préfère le respect des principes de fidélité, de loyauté et d’honnêteté. Je considère a priori que celles et ceux qui se battent à mes côtés sont des « amis » et je ne les trie pas en fonction d’autres considérations. Si l’un de mes amis avait traité Bruno de la même manière que certains de ses amis traitent Marine, il ne serait plus mon ami ! La politique est aussi une affaire de confiance et de sentiment. Malheureusement, la confiance a quitté le vocabulaire de beaucoup, de même que la solidarité… Seul compte l’individualisme. C’est le règne de l’ego, de l’égoïsme et au final de l’égocentrisme… La France crève de ça et les Français, intuitivement, n’en peuvent, ni n’en veulent plus ! Les Français ne souhaitent pas l’union pour l’union, ça n’aurait aucun sens. Rassembler des gens qui pensent strictement le contraire dans le seul but de partager des postes à venir est dérisoire et amoral.
C’est la stratégie de l’UMP et du PS, prêts à tout pour user et abuser du pouvoir. Nous, nous souhaitons le rassemblement des Français. Il nous faut au moins convaincre la moitié + un (il en faudra un peu plus pour redresser la France) des 45 millions d’électeurs. En fait, il faut convaincre celles et ceux qui ne savent pas encore qu’ils sont des cadres du redressement national à venir. Notre force, c’est le peuple et son inévitable réveil. Encore faut-il être prêt ! Nos idées, fondamentales pour la préservation de notre pays, de notre peuple et de notre civilisation, sont au cœur des problématiques actuelles. Beaucoup de Français partagent notre vision des choses. Reste maintenant à les convaincre… De ce point de vue là, Marine est la mieux placée, c’est une évidence…C’est sur cela qu’il faut travailler.
Merci Louis Aliot d’avoir répondu à nos questions.









