
Depuis une dizaine d'années, ce concept désigne, sur un ton méprisant et faussement dramatique, la soi-disant démagogie du Front National, alors que celui-ci désire simplement faire corps avec la volonté majoritaire de notre peuple sur le rétablissement de nos frontières politiques, physiques, commerciales et sanitaires, et la restauration des valeurs de la nation. Si être populiste, c'est croire que le peuple fait la loi chez lui, alors, c'est vrai, nous sommes populistes, et fiers de l'être.
Un qualificatif qui se veut infâmant
1) On nous dit: "Le Pen est un national-populiste".
Aujourd'hui, est taxé de "populiste", celui qui n'appartient pas à l'oligarchie en place et se réclame du peuple. Au XIXe siècle, étaient "républicains" ceux qui considéraient que la source de tout pouvoir émanait du peuple par le biais du suffrage universel.
Le terme médiatique de "national-populiste" est construit par analogie avec le terme "national-socialisme" qui permet de faire appel dans l'inconscient collectif à un référent de mémoire dévalorisant et culpabilisant. L'élite dirigeante sait bien que le combat du vocabulaire est déterminant dans la conquête des esprits.
2) On nous dit: "Le Front National véhicule une violence inacceptable".
Le FN serait un parti insurrectionnel, violent et partisan de la prise du pouvoir par la force? Jamais le FN n'a attaqué physiquement ses adversaires. Cependant, depuis 1986, près de 180 candidats, militants ou simples électeurs du FN ont été victimes d'agressions qui ont causé huit morts. Entre 1992 et 1999, les permanences de Marseille ont fait l'objet de sept attentats à la bombe. Aucun d'entre eux n'a abouti à la punition des coupables, un magistrat n'hésitant pas à dire, à propos d'un terroriste anti-frontiste, qu'il ne pouvait être foncièrement mauvais puisqu'il luttait contre le FN ...
3) On nous dit : "Vous êtes des fascistes".
Le fascisme est une doctrine politique qui vient de l'extrême-gauche. Mussolini était un socialiste proche des anarchistes, et le régime d'Hitler était un socialisme : le national-socialisme ! Le fascisme est révolutionnaire, internationaliste et partage avec le socialisme le culte de l'État qui doit régenter la vie sociale et la croyance dans les vertus de l'économie dirigée. La droite nationale, elle, croit à l'homme éternel, à ses disciplines morales, culturelles et traditionnelles qui ont fait leurs preuves au cours des siècles et refuse l'internationalisme social ou racial. Le seul fascisme qui existe en France est celui qui prive le FN de toute existence, politique et parlementaire.
Un qualificatif en réalité valorisant
4) On nous dit : "Le Pen est un démagogue dangereux qui flatte les plus bas instincts".
Être patriote, c'est croire que le pouvoir de décision appartient au peuple. Pourquoi donc alors l'exigence d'un référendum sur la peine de mort, l'immigration, le niveau des impôts ou le rétablissement de nos frontières, "flatterait-il les plus bas instincts" ? Dans le langage de l'oligarchie, la réaction de défense d'un peuple trahi par ses élites, promis à la disparition, racketté par l'administration et écœuré par l'insécurité dont il est la victime quotidienne devient donc l'apologie des "bas instincts". Quelle conception et quelle image les élites en place ont-elles de notre Peuple !
5) On nous dit : "Le Front National est en dehors du jeu institutionnel".
En raison d'un mode de scrutin injuste, le Front National n'a pas d'élus dans les Conseils généraux, à l'Assemblée nationale et au Sénat, alors même qu'il porte les aspirations de plusieurs millions d'électeurs. Aux élections législatives, le FN a toujours appelé au rassemblement national au 2e tour, mais les partis de la droite molle ont dressé autour de lui un cordon sanitaire suicidaire pour tout le monde. Mais, au vu de la faiblesse idéologique et des compromissions politico-financières de cette fausse droite, mieux vaut pour l'heure être seul que mal accompagné ...
Français d'Abord août 2005
