1989, PREMIER COLLOQUE DU CONSEIL SCIENTIFIQUE DU FRONT NAT

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Pat
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1989, PREMIER COLLOQUE DU CONSEIL SCIENTIFIQUE DU FRONT NAT

Messagepar Pat » 23/10/2007 - 17:11

Tenir un auditoire attentif pendant plus de dix heures et le mobiliser sur un sujet aussi essentiel que la Révolution de 1789 c'est un pari tenu et gagné le 22 avril dernier par Bruno Mégret, Jean-Yves Le Gallou et les orateurs qu'ils avaient invités à venir débattre de « 1789, ET SI C'ETAIT A REFAIRE ? » à l'occasion du premier colloque du Conseil scientifique du Front National.
Des exposés brillants nourris par une érudition sans faille , des communications originales et pertinentes, bref une somme brillante condue par la remarquable synthèse de Bruno Mégret, personne n'a pu s'ennuyer un instant. .
De Bruno Gollnisch à Jules Monnerot, de Claude Polin à Jean-Yves Le Gallou, de Pierre Vial, à Jean Varenne, chacun a donné un éclairage différent mais finalement complémentaire de ce grand cataclysme que fut 1789.


1789 : pour qui ? pourquoi ?

Telles sont les deux questions que posa notamment Jules Monnerot, rejoint par Pierre Vial et Bruno Gollnisch. Après avoir rappelé qu'un mythe « prend possession de l'imagination d'un peuple parce qu'il est rappelé par des rites répétés » et qu'il doit être « l'objet d'une foi au service de laquelle les fidèles doivent se mettre », l'auteur de La sociologie de la Révolution montra comment les grands ancêtres de la Ille République, groupés en réseaux maçonniques, ont manipulé 1789.
Jules Monnerot établit comment la célébration centenaire de 1889 permit à la classe politique en place de créer une nouvelle légitimité. Et ce afin d'asseoir un régime et un Etat auxquels l'élection ne conférait pas une structure assez forte.
En 1889, on utilisa les mêmes artifices - avec plus de succès cependant - qu'un siècle plus tard ... Création d'associations, sélection arbitraire d'événements alors que d'autres étaient volontairement laissés dans l'ombre, les laïcards de la lue République ont tracé le sillon qu'ont allègrement suivi les historiens admirablement décrits par Pierre Vial qui s'attacha à dépeindre tous les réseaux d'influence mis en place dès 1891 par la création de la chaire d'Histoire de la Révolution francaise à la Sorbonne.
Comme le dit Pierre Vial, « l'histoire est alors mobilisée au service de la République radicale ». Des chaires comparables à celle de la Sorbonne sont créées à Toulouse, à Lyon. Alphonse Aulard devient le grand prêtre de la célébration révolutionnaire.
Pierre Vial n'a pas manqué d'analyser la pensée des différents historiens admirateurs de 1789 et qui, de Soboul à Mathiez en passant par l'incontournable Furet, ont continué à véhiculer le « mythe fondateur » décrit par Monnerot.
Au terme d'une brillante démonstration sur le travail mené par François Furet qui « travaille dans la demi-teinte en affirmant urbi et orbi qu'il n 'a rien à voir avec les batteurs d'estrade du Bicentenaire » Pierre Vial administra la preuve que « la Révolution est loin d'être finie, car il faut impérativement aujourd'hui faire la Révolution une révolution nationale, sociale et européenne » .
Bruno Gollnisch de son côté s'attacha à montrer que la France n'est pas née en 1789 et que les révolutionnaires professionnels ne peuvent faire table rase des siècles d'histoire qui ont précédé cette date fatale de 1789.
L'ancien député de Lyon disséqua, avec force exemples à l'appui, l'Histoire de France depuis la création de la monarchie capétienne, se référant notamment aux institutions de l'Ancienne France, et balayant tous les mythes véhiculés par les historiens radicaux et socialistes. Il convient de noter dans son intervention l'analyse selon laquelle « l'idée d'une nation l'idée aussi d'un Etat (dont la Monarchie est un organe), exista bien avant 1789 ... ».
Appelant à la rescousse tous ceux qui ont fédéré la France et ont apporté leur pierre à l'édification politique, intellectuelle et artistique de notre pays, Bruno Gollnisch a démontré que mille ans d'histoire ne peuvent pas disparaître en un jour. Il analysa également soigneusement les différents mythes nationaux qui, de Jeanne d'Arc au Connétable de Bourbon en passant par la descendance troyenne des rois de France, ont nourri, notre Histoire et font partie de l'inconscient collectif d'un peuple.

La Révolution de 89 contre l'Eglise


Multiforme dans ses attaques, la Révolution de 1789 a livré un combat sans merci à la religion catholique. On ne dira jamais assez les souffrances des prêtres, les massacres perpétrés au nom du Culte de l'Etre Suprême par les tenants de la Terreur. L'éminent spécialiste d'histoire. des religions qu'est Jean Varenne a démonté les différents mécanismes qui ont conduit aux meurtres, pendaisons et autres dépeçages commis par Robespierre et ses amis.
Jean Varenne a souligné comment « la Terreur est un moment unique dans notre Histoire par sa spécificité ». Il a ensuite analysé par quels procédés successifs le pouvoir révolutionnaire a progressivement rogné les pouvoirs de l'Eglise jusqu'à la, ligoter totalement. Déportation et bannissement des prêtres, fermeture des Eglises, transformation de ces dernières en dépôts de munitions, tout est fait par le Pouvoir pour éradiquer à jamais la religion catholique et les principes qui en découlaient.
Parallèlement à cette analyse de Jean Varenne qui devait conclure sur « la liberté des individus à croire en Dieu sans que l'Etat intervienne », Claude Polin souligna, en traitant de « cosmopolitisme et révolution », qu'aucun « patriotisme ne peut se développer en dehors d'une foi religieuse ».
Prenant quelque peu à revers l'idée développée par Bruno Gollnisch pour lequel l'idée de Nation avait existé avant 1789, Claude Polin établit comment la notion de Nation vit le jour avec 1789.
A la Nation, il préfère la notion de Patrie, cette dernière contenant, bien sûr, le concept de terre des pères. A ce sentiment patriotique, formateur de l'individu, Claude Polin ne manquait pas d'opposer le cosmopolitisme, synonyme de déracinement et de volonté de ne participer à rien, « d'être un tout parfait et solitaire », comme le disait Rousseau.

Souveraineté et politique

« La Révolution appartient à l'Histoire. Ceux qui refusent l'histoire sont nos adversaires. Il y a dans la dynamique révolutionnaire quelque chose qui est porteur d'espoir ». En commençant par ses mots son intervention, Christiane Pigace ne pouvait laisser personne indifférent. Et ce d'autant plus, qu'elle se livra à une analyse récurrente de la Révolution francaise et de ses rapports avec la politique.
Elle disséqua en particulier la crise de légitimité ouverte par 1789. Pour Christiane Pigace, « 1789 est bien la date de l'affrontement entre des représentants d'une institution contestée, la Monarchie de Droit Divin et les Clercs légitimes de l'époque, les hommes de Lumières, chacun avec en poche sa conception du monde et le régime politique qui lui correspond ». Et de poursuivre: « Les deux images rivales de la souveraineté (le Prince héréditaire et l'Assemblée représentative), à cet instant de l'Histoire où le débat politique n'existe guère que dans le système culturel, ne peuvent entraÎner une adhésion unanime ».
La crise de légitimité s'aggrave. Seules les guerres déclenchées par l'étranger contre la France cimenteront le pays qui attendait un nouveau souverain qu'il trouvera en la personne de Bonaparte.
Christiane Pigace concluait en ses termes : « La Révolution n'est pas un rêve sanglant. Elle est notre Histoire, celle d'une de ces guerres de fondation que les peuples se font à eux-mêmes lors de leurs crises de croissance... Elle est l'heure où, dans la crise, renaissent et s'affirment les identités et les particularismes avant de s'unir peut-être un jour et de disparaître ici, chez nous Européens, devant le danger commun ».
Conséquence d'une crise de légitimité, la Révolution est aussi la conséquence d'une crise de représentation.
C'est ce que s'attacha à démontrer Jean-Yves Le Gallou en rappelant que les Etats Généraux ne s'étaient pas réunis depuis 1614 avant de se réunir à nouveau à la veille de la Révolution.

Combattre le totalitarisme

Grand pourfendeur de l'étatisme, Jean-Yves Le Gallou a voulu faire partager à son auditoire la nécessité de refaire une Révolution face aux différents totalitarismes qui nous entourent, qu'il s'agisse de la toute puissance des médias, de l'argent-roi, du totalitarisme municipal ou de la limitation de la liberté d'expression. C'est en somme au « rétablissement du peuple français dans sa souveraineté en France » que le nouveau Secrétaire national aux Elus conviait son public en rappelant l'impérieuse nécessité de l'établissement du référendum d'initiative populaire.
Il appartenait à l'Enarque anti-ENA Pierre Milloz de dénoncer les bastilles régnantes et les féodalités-forteresses qui paralysent le pays. Et notamment avec SOS-Racisme, la CGT et autres appendices de la subversion.
Enfin, Bruno Mégret se livrait à une remarquable analyse de la crise de légitimité qui secoue le pays. Soulignant la double imposture du pouvoir socialiste qui magnifie la Révolution et lui ôte sa dimension totalitaire, Bruno Mégret rappelait la démarche réductrice du pouvoir actuel qui réduit la Révolution française aux Droits de l'Homme. Il montrait aussi comment ce même pouvoir « cherche à faire de la Révolution française l'un des actes fondateurs de la légitimité socialiste ».
Le délégué général a fustigé l'Etablissement politique qui « laisse s'implanter sur le sol national des communautés étrangères venues d'au-delà de l'Europe » et qui, à terme, vont provoquer « l'éclatement de l'unité nationale pourtant affirmée par les révolutionnaires comme une nécessité absolue ».
Rappelant combien la légitimité et l'identité sont liées, Bruno Mégret mettait la touche finale à cette journée enrichissante pour tous : « Alors que tombe le crépuscule d'un système sclérosé dont la légitimité s'éteint progressivement, souvenons-nous de l'essentiel. Le Peuple et la Nation, le Peuple participant au devenir de la Nation et affirmant son identité. C'est notre projet. En suivant cette voie, nous ne pouvons pas nous tromper ». Puisse Dieu l'entendre!
Françoise Monestier. National Hebdo année 1989
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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