Page 1 sur 1

POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 27/08/2007 - 8:18
par Maguelone
Devant les regrets exprimés par certains de l'échec de l'union patriotique et devant le soutien que d'autre apportent à B. Mégret, et cela après l'envoi de la lettre par le MNR, et sans l'accord de JM Le Pen, à tous les SD de notre Mouvement, j'ai relu l'excellent petit livre de F. Delancourt écrit après le Putsh de Mégret en 1998-1999.

Image

Image

Précis, rapportant les faits, les conversations et les aveux qui ont été faits à son auteur, ce livre est extrêmement éclairant sur le déroulement des évennements et sur les motivations de B Mégret et de ses afidés...

Parce que je pense que la nostalgie, le regret et les murmures sont le propre d'une entreprise d'intox et de destabilisation visant à rendre cadres et militants sans dynamisme alors que s'approche la campagne des municipales, je vais dans ce topic mettre des extraits de ce livre salutaire.

J'espère qu'il ouvrira les yeux à ceux qui n'étaient pas encore au Front à la fin des années 90 et n'ont donc pas assisté à sa tentative de destruction de l'intérieur.

Je signale qu'un certain blog 100% natio contre..... utilise exactement les mêmes ficelles et dans le même but bien entendu.

Les commentaires seront désactivés puisqu'il ne s'agit que d'extraits d'un livre. Peut-être à mettre en post-it ?...

Publié : 27/08/2007 - 8:40
par Maguelone
On commence par l'intro déjà très éclairante

Image

Image

Image

Image

Publié : 27/08/2007 - 15:02
par Maguelone
Allez on continue

Premières menées fractionnistes et B. Mégret milite pour « l’union des droites »


9 fev. 1997
Catherine Mégret et sa liste FN remporte les municipales de Vitrolles
C’est à partir de cette date que les media utiliseront Mégret pour combattre JM Le Pen

30 mai 1997
C’est le traquenard médiatico-politique de Mantes-la-Jolie dans lequel JM Le Pen bouscule une élue socialiste
Mégret a l’idée alors que si JM Le Pen ne peut pas être tête de liste aux européennes pour des raisons judiciaires, lui pourrait l’être

C’est à ce moment que l’on peut dater l’apparition d’une ligne politique Mégret qui consiste à mettre en place les modalités pouvant conduire à un soutien sans condition au RPR-UDF pour faire battre la gauche

11 juin 1997
Dans un entretien au Monde, Mégret se prononce en faveur de « l’instauration d’une discipline nationale » : un désistement lors de chaque échéance électorale.

Réplique de B Gollnisch : « Poser maintenant le FN en parti de droite, c’est le condamner à n’être qu’une force d’appoint du RPR et de l’UDF. Cette force existe déjà, c’est de Villiers et il fait 3% »

J M Le Pen réaffirme lui qu’il n’ya aura pas de respect mutuel entre la fausse droite et le FN et encore moins au niveau des états majors


15,161 17 juillet 1997
Lors du Bureau politique, J-C Martinez, qui a déjà des soupçons, épingle Mégret et ses affidés dans une déclaration dont voici des extraits


Image
Image

Ce rapport est contresigné par B. Antony, M-F Stirbois et M. Lehideux


10 déc. 1997
Les candidats CFNT aux élections prud’homales seront invalidés du fait d’erreurs commise par la délégation générale du FN (Délégué Général du FN à l’époque : B. Mégret) qui n’apportera aucune assistance aux candidats malheureux


Février 1998
Sortie du livre « L’après Le Pen » au Seuil, ouvrage très favorable à B. Mégret

15 mars 1998
Les candidats FN font 15% des voix aux élections régionales

16 mars 1998
Le Bureau Politique du FN propose aux élus RPR-UDF un soutien sans participation ne demandant aucune prébende pour lui-même, à la condition que soit respectés 6 fondamentaux.

20 mars 1998
4 Présidents de régions sont élus avec l’apport des voix FN.

Dans l’entourage de Mégret, on croit alors qu’il est possible au FN de participer à une large coalition des droites, sans JM Le Pen présenté comme le seul obstacle à l’alliance anti-gauche

La suite bientôt

Publié : 27/08/2007 - 21:16
par Le Chef
Très bien Maguelone, éclaire donc nos p'tits gars... continue.

Publié : 28/08/2007 - 16:07
par Maguelone
2 avril 1998
JM Le Pen est condamné en 1ère instance à deux ans d’inéligibilité

Dans le camps de Mégret on fait le calcul que JM.Le Pen fera le choix des Présidentielles et que lui-même sera choisi tête de liste aux européennes.
Escomptant sur 20% il se présenterait alors comme le candidat légitime aux Présidentielles…

Sous l’impulsion de F. Timmermans, la délégation générale (Mégret) lance la campagne « contre la gauche, rejoignez le FN ». Cette campagne est en totale rupture avec la ligne « ni droit, ni gauche » soutenue par le Bureau politique


4 avril 1998
Dans un communiqué, le Conseil National du FN réaffirme son »indéfectible solidarité à son président Jean-Marie Le Pen, âme de la résistance française »

Lors d’un dîner entres amis, B Mégret leur fait part de son impatience :
« Je vais avoir 50 ans, et je ne peux plus à cet âge continuer à être le n°2 »


ImageImage

C’est à cette même époque que par l’intermédiaire de J-C Absil, Mégret cherche à rencontrer le couple Le Chevalier qui serait prêt à le soutenir.
Il tente aussi de se rallier B. Antony qui a alors ce bon mot sur son candidat idéal :
« une sorte de Mégret avec beaucoup des qualités de Gollnish ou un Gollnish acquérant quelques unes des qualités de Mégret »…

ImageImage


La suite un peu plus tard ou… demain !

Publié : 28/08/2007 - 19:29
par Maguelone
Allez, je continue avec les évennements de l'été qui préparent la séance houleuse du 5 décembre :

Aout 1998
La presse diffuse l’info selon laquelle c’est De Gaulle qui serait le n°2 sur la liste aux européennes


24 aout 1998
Dans le Parisien, Mégret juge que la candidature de Jany Le Pen comme tête de liste « n’est pas une bonne idée » et réaffirme que c’est à lui que doit revenir la place « quand le chef est empêché »

Mégret répand ses déclarations dans de nombreux organes de presse

ImageImage
Image
Image
Que si Jany Le Pen devait conduire la liste, il serait derrière elle...


La prochaine fois, nous découvrirons les moyens de destabilisations utilisés par Mégret contre son Mouvement :twisted:

Publié : 30/08/2007 - 11:41
par Maguelone
DEBUT DE LA DESTABILISATION PAR LES MEGRETISTES

19 et 20 sep 1998
Aux XVIIIe BBR contrairement à la tradition, Mégret fait cavalier seul entouré de son équipe de salariés qui l’accueillent aux cris de « Mégret l’avenir » et « Nous sommes tous les enfants de Mégret »…

JM Le Pen remet les choses au point lors de son discours de clôture, rappelant la nécessité [i]« de préserver ce qui fait notre force, et justifie notre progression constante : unité de commandement, discipline du mouvement, recrutement d’adhérents nouveaux, combat sans esprit de recul contre tous les ennemis de la nation ».


Sur France3 JC Martinez critique violemment le « canal gastronomique » que représente Mégret le technocrate

C’est pendant ces deux jours que commence à circuler le 1er document « Franck » de déstabilisation.

C’est aussi pendant cette fête que Sort le livre de Mégret « La Nouvelle Europe » qui sera routé sur tout le fichier cadre du Front…


ImageImage
Image
Ce commentaire est de Michel Hubault à l’époque secrétaire national à la formation

25 sept 1998
Le Gallou publie « Député FN pour changer d’Europe »


28 29 sep 1998
La totalité du bureau politique du FN est présente au Tribunal de Versailles pour soutenir JM Le Pen dans l’affaire de Mantes-la-Jolie.
Mégret écourte sa présence rendu furieux par l’annonce du choix de JC Martinez comme directeur de la campagne des européennes.

JC Martinez met en place son état-major : S Marechal, le couple Stirbois, M. Lehideux, J-M Dubois, Carl Lang et Martial Bild entre autres.

Débute alors la campagne de presse tendant à faire passer Mégret pour un martyre de la démégrétisation.


Octobre1998
Le »Canard enchaîné » publie un dossier très favorable à Mégret, candidat des médias et du système dans le but de casser le FN

A cette même époque Giansilly député européen RPR membre du Club de l’Horloge et dont l’attaché parlementaire Kummetat est l’un des meilleurs amis de D. Barillet rencontre souvent Le Gallou et Mégret.
Proche de l’Elysée, il renseigne les députés FN sur une supposé volonté de JM Le Pen de démégrétiser le FN.
De même depuis plusieurs mois G. Guillet un proche de Mégret et de la mouvance Pasqua reprend lui aussi cette rumeur de purge annoncé


16 17 18 octobre 1998
Réunion des élus à Nîmes
Mégret s’enlise dans la querelle de personne et change de tactique pour lancer le débat de « l’avenir même du FN »

Mégret enfonce à nouveau le clou dans un entretien dans « Présent »

Cet entretien est l’objet de toutes les conversations de couloirs durant cette réunion nîmoise.
Nathalie Debaille distribue un dossier de presse à l’entrée de la salle dans lequel figure l’entretien de Mégret à « Présent » et un ensemble d’articles anti-Le Pen parus durant les derniers jours.

Consigne est donnée aux amis de Mégret de sortir ostensiblement de la salle de réunion avant même que J-C Martinez, le directeur de campagne des européennes ne débute son intervention.

Chacun est obligé de choisir son camp…

Jean-Romée Charbonneau témoigne à cette occasion :
« Je rencontre Bardet, l’éminence grise de Mégret, qui n’emploie pas le langage feutré : ‘Remarque que maintenant, l’obstacle à notre prise de pouvoir, c’est Le Pen. On ne va tout de même pas attendre que Le Pen se pisse sur les pieds’’.
Cette phrase me pétrifie… »


19 octobre 1998
Nomination de J-J Susini au poste de SD des Bouches-du-Rhône.
Mégret et Bariller prennent cela pour une attaque personnelle.

Avertissement verbal avant exclusion pour Bariller (directeur de cabinet de Mégret) et pour Olivier (adjoint de Mégret) après l’envoi d’une lettre critiquant J-C Martinez aux Secrétaires départementaux.


22 octobre 1998
National Hebdo par la plume de Martin Peltier s’insurge :
« … Le discrédit qu’engendrent les manœuvres de division peut hélas rejaillir sur le chef du Front national. C’est pourquoi, je dis à tous : ça suffit ! Les guéguerres d’une succession qui n’est pas ouverte ne m’intéressent pas… IL serait désolant de disloquer nos rangs quand l’Histoire nous donne raison. »


23 24 25 oct. 1998
Guillaume Luyt, adjoint de Samuel Maréchal au FNJ se voit refuser l’entée du 7è congrès du Renouveau Etudiant, seuls les mégrétiste (Vial, Le Gallou et Colombani prennent la parole devant les étudiants nationalistes)


26 oct. 1998
Début de la guerre des fax, selon l’expression de Le Gallou

28 oct. 1998
Interrogé dans la presse sur son choix de J-C Martinez comme directeur de campagne, J M Le Pen répond que Mégret « est un garçon tout à fait remarquable mais Jean-Claude Martinez l’est tout autant »


30 oct. 1998
Rivarol met en garde :
« Jusqu’ »aux dernières élections, le FN a parfaitement fonctionné dans l’ordre de arche qui était le sien. Casser cette magnifique machine serait pis qu’une erreur : une faute »[/i]


31 oct. 1998
S de Beketch est le premier à se prononcer en faveur d’un congrès

ImageImage
Image
Image



20 nov. 1998
JM Le Pen se pourvoit en cassation et annonce qu’il sera tête de liste du FN au européennes


25 nov. 1998
Le meeting du FN annonçant le début de campagne européenne est annulé par Le Gallou qui refuse que JM Le Pen y prenne la parole en compagnie de Mégret.


30 nov. 1998
Des proches de Mégret sont licenciés par Serge Martinez (directeur du personnel)
Nathalie Debaille est licenciée pour faute professionnelle grave : elle avait envoyé aux cadres du FN des coupures de presse nuisible au Front et à son Président.
Fayard est licencié pour raisons économiques.


Voilà c’est tout pour aujourd’hui

Bonne lecture

Demain nous verrons que tous les moyens sont bons pour détruire le FN

Publié : 31/08/2007 - 7:40
par Maguelone
Tous les moyens sont bons…




Déc. 1998
Partout en France les mégrétistes créent des Assoc. de Défense des Adhérents du F N
Cela leur permettra de détourner l’argent retiré des comptes du FN et d’encaisser les chèques de cotisations remontant à plusieurs mois et de financer une partie des activités de Mégret.

1er déc. 1998
« La guerre des fax » connaît son point culminant :
Une liste datée du 27 nov. Censée provenir de la direction de campagne européenne, elle reprend les noms des 15 premiers sur la liste aux européennes.
Mégret y apparaît en 10è position avec la mention « sauf si exit »
Comme par enchantement ce fax atterrit sur le bureau d’Olivier Racouchot, collaborateur direct de Mégret au lieu de parvenir à son frère Bruno directeur de cabinet de JM Le Pen !

Samuel Marechal rapidement mis au courant affirme que ce doc. est un faux grossier.
On aura rapidement la preuve que ce fax provient de la délégation générale.

Le 3 déc. Cette fausse vraie liste est publiée en bonne place dans Libération


2 déc. 1998
Lettre des deux mégrétistes licenciés à tous les membres du Conseil National et aux Secrétaires départementaux pour dénoncer la « purges » dont ils sont les victimes



3 déc. 1998
Péruga conseillé municipal de Frontignan et suspendu de ses fonctions au sein du FN pour manquement répétés à la discipline du mouvement tient à Paris une conférence de presse.

Il y attaque violemment JM Le Pen qui « n’est plus ce qu’il était » et il propose la tenue d’un congrès où les militants désigneraient leur nouveau président.
Il en profite pour encenser B. Mégret.
Et annonce qu’il a le soutient de plusieurs SD et même de membres du Bureau politique

(On se rend compte ici que les méthodes n’ont vraiment pas changé…)



4 déc. 1998
Réunion des mégrétistes à la SERP.
Ils jubilent : « demain on va lourder le vieux »… ! :affraid:

Mégret donne un nouvel entretien au « Monde » dans lequel il estime que le Conseil National du lendemain sera « l’occasion de mettre un terme au grave malaise qui se développe depuis quelques temps à l’intérieur du FN »
(Malaise dont il est en grande partie le provocateur…)


Bernard Antony envoie un courrier à certains cadres du FN dans lequel il dénonce les manœuvres de déstabilisations qui ont court depuis plusieurs mois au sein du FN et il conclut « l’unité autour de JM Le Pen est aujourd’hui la condition de notre survie politique »

Toute la classe politique de la droite à la gauche parie sur l’éclatement du FN et l’annonce dans la presse aux ordres.

Dans le post suivant nous verrons le déroulement de ce fameux conseil national du 5 déc. 1998

Publié : 31/08/2007 - 14:53
par Maguelone
Le Conseil National du 5 déc. 1998


La tension est à son comble.
Mégret et ses « mercenaires » ont tout prévu y compris une camionnette, chargée d’armes, immatriculée dans les B. du Rhône au cas où Mégret aurait besoin de secours si le Conseil national tournait au pugilat…

Mégret est le premier à faire son entrée à la Maison de la chimie et fanfaronne devant la presse

Le Président arrive lui-même vers 9h 30 : « le ciel est bleu, tout va bien … »

Mégret ne prend pas place à la tribune à côté de JM Le Pen.



10h
Le Conseil National s’ouvre à huis clos.
JM Le Pen demande à Mégret de le rejoindre à la Tribune et cède la parole à M. Bild. Celui-ci est contraint de se taire, ses propos étant couverts par des applaudissements mégrétistes à l’arrivée de N Debaille et de JM Le Chevallier.

JM Le Pen demande au service d’ordre de faire sortir les gens qui n’ont pas qualité à être présents.

Des brouhahas et des cris mégrétistes de protestations fusent :
« Démission ! » « Dictateur ! » « Khabila ! »

Roger Holleindre tente de ramener le calme tout en fustigeant ceux qui se voient ouvrir toutes les portes des media lorsqu’il s’agit de vomir sur le FN et il conclut :
Image


Mégret en profite pour demander à JM Le Pen la réintégration de N. Debaille qui quitte la salle et s’adresse aux médias qui attendent rue Saint-Dominique.
Puis c’est au tour de Fayard et Timmermans qui reprennent devant la presse les critiques de la lettre qu’ils ont envoyée le 2 déc. aux cadres du mouvement

Dans la salle JM Le Pen rappelle qu’une minorité activiste ne saurait faire la loi

Vial
laisse libre court à sa colère et attaque violemment JM Le Pen

B. Gollnish rappelle que JC Martinez est celui qui est le plus à même de diriger la campagne des européennes

S. Durbec est violemment pris à parti et traité de « sale négro » par les mégrétistes et il quitte la salle et déclare à la presse : « ils sont en train de commettre un parricide ! Le père fondateur du mouvement c’est Le Pen… Ils veulent tout lâcher pour quelques ministères. Ils ont oubliés qui les a fait rois ! »

Dans un souci d’apaisement JM Le Pen assure bien vouloir étudier les cas des deux licenciés et propose de tenir un Bureau politique extraordinaire.


Image
Image



14h30
Reprise de la séance plénière mais les esprits sont encore surchauffés : chacun sent qu’il va devoir choisir son camps.

JM Le Pen condamne les déclarations de Mégret à la presse et stigmatise ces media qui exploitent les oppositions et les commentaires qui dressent les frontistes les uns contre les autres.

JM Le Pen conclut son intervention : « Je vais vous rassurer tout de suite. Président du FN, en pleine forme, je resterai à la barre … »

(Je mettrais en annexe cette déclaration de JM Le Pen que je trouve très éclairante sur les manipulations médiatiques actuelles concernant notre mouvement) ;


16h00
Mégret reprend la parole et se défend de vouloir « mettre de huile sur le feu » et s’en tient au sujet qu’il devait traiter à savoir le Traité d’Amsterdam.


JM Le Pen clôt la séance
en appelant à l’unité.

Yvan Blot demande à Mégret de rejoindre J M Le Pen pour la conférence de presse.
Mégret perd son sang-froid et lui lance « Décidément, toi tu es un grand naïf ! »
C’est à ce moment que Y. Blot comprend que Mégret veut la scission


17h15
Mégret et ses affidés quitte la Maison de la Chimie avant que ne commence la conférence de presse de JM Le Pen.



Vers 18h
Mégret et une cinquantaine de ses amis se retrouve à l’hôtel Ibis-Cambronne où Mégret s’adresse à eux et leur demande de se tenir prêt pour les tous prochains jours

Tout le monde sait qu’il s’agit d’un appel au congrès mais seule une poignée de cadres savent que Serge Martinez a déjà fait imprimer plus de 50 000 formulaires de demande de congrès. Ces formulaires ont déjà été envoyés aux militants du FN…

------------------------------------


Voici maintenant quelques réflexions des témoins directs de cette journée :

Image
ImageImage
Image
ImageImage
Image


Prochain post : comment la scission se met en place peu à peu

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 19/02/2009 - 15:59
par Pat
Bruno Gollnisch : « Le mouvement national de Bruno Mégret est sans avenir...»

National Hebdo Bruno Gollnisch, quelle réflexion vous inspire la réunion qui s'est tenue le week-end dernier à Marignane ?
Bruno Gollnisch - Les amis de Bruno Mégret ont fini par élire Bruno Mégret à la présidence du fan-club de Bruno Mégret. Ce n'était pas vraiment une surprise. C'était, depuis le début, le but de cette opération, et je suis certain que cela n'ouvre pas le vaste espace politique dont rêvent beaucoup.

- C'est tout ?
- C'est tout.

- Mais que penser de la prétention de cette réunion à s'ériger en « congrès extraordinaire du Front national » ?
- Il y a vingt raisons, au moins, qui, prises chacune séparément, suffiraient à ruiner cette prétention. Elles sont maintenant bien connues. Laissez-moi vous en rappeler quelques-unes :
1) Un congrès extraordinaire ne peut être réuni qu'en cas de circonstances exceptionnelles. Or il n'y avait, jusqu'au 5 décembre, aucune circonstance de nature exceptionnelle à le justifier. Tout au contraire, l'arrêt de la cour d'appel de Versailles, permettant à notre président d'être de nouveau candidat, faisait cesser tout débat interne, ainsi d'ailleurs que s'y étaient formellement engagés les chefs de la sédition, qui jamais, ni en privé, ni en public, et surtout pas dans les instances dont ils étaient membres, n'ont fait part du moindre dissentiment, ni du moindre trouble à cet égard. Au moment où ils routaient l'appel de la félonie, il n'y a donc aucune circonstance exceptionnelle.
2) Fraus omnia corrumpit (La fraude corrompt tout), l'appel en question a été routé, je vous le rappelle, sur un fichier volé qui n'est pas seulement celui du Front national mais aussi celui du journal Français d'abord, et sur un papier à en-tête qui abuse de la qualité du secrétariat général.
3) Compte tenu des milliers de rétractations qui nous sont parvenues, mais aussi des signatures émanant de personnes qui ne sont pas adhérentes, sans compter celles qui sont purement et simplement des faux, le nombre statutaire de demandes tendant à solliciter du président qu'il soit organisé un congrès n'a pas été atteint.
4) A supposer même qu'il l'ait été, le président, et lui seul, aurait eu trois mois pour en fixer la date au terme de l'article 24 des statuts : un alinéa de cet article qui a été «gommé» dans l'appel au congrès.
5) En toute hypothèse, le congrès ne pouvait être convoqué que par le président, et non pas par un « conseil national extraordinaire » convoqué, de l'aveu même de ses organisateurs, dans le plus grand secret, et en présence de leurs seuls partisans, qui ne constituent qu'une faible partie de cette instance.
6) En outre, un congrès doit être statutairement précédé par des précongrès départementaux. Ceux-ci ont été organisés par des responsables auto-proclamés, et, très souvent, d'une façon dérisoire : à Saint-Etienne, sur une fédération de sept cents adhérents, seuls deux dizaines d'entre eux se sont réunis dans une cave. Statutairement, ces réunions doivent se tenir sous le contrôle d'un membre du Bureau politique. Qu'à cela ne tienne ! Dans ma région, «on» a nommé membres du Bureau politique des personnes qui n'en avaient jamais fait partie, comme M. Dugelay, ou comme M. Breuil, alors que les statuts prévoient que le Bureau politique, qui est le conseil d'administration de l'association Front national, est élu par le Comité central sur présentation du président, etc ... etc ...
Tout ceci n'est qu'une suite d'usurpations, qui ont pour effet d'alimenter un bluff médiatique. Cet aspect-là, il faut le reconnaître, a été relativement réussi. Mais un coup comme cela ne se répète pas tous les huit jours. Les organisateurs de cette opération ont mangé leur pain blanc. Ils sont à présent en première ligne, responsables de la nouvelle formation politique marginale qu'ils ont créée, et ils savent que leur coup a échoué. Ils le savent si bien qu'ils ont dû ajouter l'appellation «Mouvement national» à leur tentative d'usurpation de notre sigle, dont ils ont bien compris qu'elle ne tenait pas la route.

- A votre avis comment tout cela va-t-il évoluer ?
- C'est assez prévisible. Avec l'extraordinaire aplomb qu'ils affichent, les organisateurs de cette opération vont à présent prétendre qu'ils représentent le «Front légal». Tout cela contre la volonté des sept huitièmes du Bureau exécutif tel qu'il était constitué avant la crise, des trois quarts du Bureau politique, et des quatre cinquièmes des adhérents. Sans parler des électeurs, qui restent massivement fidèles au Front national. Cela leur fournira matière encore à quelques esbroufes, pour lesquels l'intérêt médiatique ira décroissant. Quand les problèmes judiciaires seront réglés (contrairement à ce qui a été affirmé, le jugement du tribunal de référé ne donnait pas raison à nos adversaires, il déclarait essentiellement que la contestation devait être tranchée au fond par une procédure plus longue), les choses seront définitivement clarifiées : il y aura d'un côté le Front national rénové, et de l'autre une nouvelle formation politique marginale, qui s'intitulera Mouvement national. Elle est sans avenir pour de multiples raisons, dont la première est tout simplement qu'elle n'a aucun espace politique.

- Pouvez-vous préciser votre pensée ?
- C'est simple. Dans toute la phase préparatoire de son opération, Bruno Mégret a laissé entendre qu'il était, lui, l'homme d'un certain recentrage du Front national, qu'il présentera un visage «respectable», ce qui lui permettrait de passer des alliances à droite, et ainsi, laissait-il entendre ou faisait-il dire, d'amener le Front national aux marches du pouvoir. C'est ainsi par exemple qu'il s'est abusivement attribué le mérite de la politique suivie dans certaines régions qui avait conduit à l'éclatement du RPR et de l'UDF, et à placer le Front national en position d'arbitre. J'avais été frappé par le fait que, le lendemain de l'élection régionale, lorsque le lundi soir notre président lance le mouvement par une déclaration solennelle, MM. Darmon et Carpentier sur France 2 la commentent en déclarant froidement « Si Jean-Marie Le Pen lance un appel à la droite parlementaire pour sauver les régions de la gauche, c' est évidemment qu'il a été mis en minorité au Bureau politique par Bruno Mégret. » Naturellement, il n'y avait pas plus de mise en minorité que de beurre en broche, et l'initiative n'appartenait pas à Bruno Mégret. Mais il l'a laissé dire. Or, aujourd'hui, que constatons-nous ? Ce «créneau» qui vise un certain électorat conservateur, soucieux de «respectabilité» bourgeoise, comporte effectivement 10 à 12 % de l'électorat. Mais il est déjà occupé par Pasqua, Villiers, sans doute Madelin et demain Charles Millon. Autrement dit, il est impossible d'y prospérer.
Alors, avec cynisme, comme il s'agit de détacher du Front national, à défaut d'adhérents ou d'électeurs, la part de cadres la plus importante possible, on change de politique à 180 degrés : et les mégrétistes, que se soit en région Rhône-Alpes ou en région Picardie, ont assuré, sur ordre, la victoire de la gauche. En d'autres termes, ils sont aujourd'hui condamnés à essayer de paraître plus «purs et durs» que Le Pen. C'est encore moins crédible, et cela les mettra eu porte-à-faux par rapport aux espoirs qu'ils ont fait naître chez certains.
A ce sujet, en voyant certains visages qui apparaissaient à la tribune de Marignane ou dans la salle, et en sachant ce que les uns disaient des autres, pour avoir, durant des mois si ce n'est des années, essayé de calmer l'hostilité qu'ils se manifestaient, je pense que les querelles de personnes ne tarderont pas à l'emporter sur l'unanimité de façade qui nous a été présentée. Quand on a pris le pli de contester l'autorité, d'aiguiser les appétits, de jouer sur des ambitions parfaitement contradictoires, il est rare que l'on s'arrête en si bon chemin.
National Hebdo du 28 janvier au 3 février 1999

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 20/02/2009 - 23:35
par Pat
CONGRES DE MARIGNANE : une suite d'illégalités

A la veille du congrès de Marignane, organisé les 23 et 24 janvier, par Bruno Mégret et ses amis, le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, assisté de C.L, délégué général, a tenu à faire une mise au point quant à la validité juridique de ce congrès
Le président du Front national a tout d'abord rappelé que la demande de convocation d'un congrès extraordinaire ne peut se faire qu'en vertu de l'article 24 des statuts, qui sont « la Loi des associations ».
Un article, très précis, qui fixe les conditions de tenue d'un congrès extraordinaire qui peut être convoqué « en cas de circonstances exceptionnelles » par le Président. Une convocation de son propre chef, ou sur demande écrite d'un cinquième des membres inscrits, déposée au secrétariat général. En ce dernier cas, « la réunion doit avoir lieu dans les trois mois qui suivent le dépôt de la demande » .
Or, comme l'a démontré Jean-Marie Le Pen, cette condition n'a pas été remplie. Les signatures ont été déposées par Serge Martinez le 19 janvier suit quatre jours avant le congrès.
Les premières vérifications effectuées montrent qu'une grande partie de ces demandes émanent soit de personnes non adhérentes du Front national, soit ne traduisent pas la volonté d'organisation d'un congrès ayant pour dessein la modification des organes dirigeants et l'élection d'un nouveau président.

Démarche illégale
Autre point abordé, celui de la responsabilité de l'organisation d'un congrès. Seul, le président du mouvement est habilité à le faire. Rendant ainsi illégale toute démarche visant à l'organisation d'une assemblée générale extraordinaire par toute autre personne que le président du Front national.
Les différents aspects de l'action menée par Bruno Mégret et ses partisans ont été passés en revue. La nomination de Franck Timmermans comme administrateur national ? « Seule la justice pouvait nommer un administrateur. » Timmermans a été désigné par un collège de personnes n'ayant aucune qualité pour prendre ce genre de décision.
L'organisation de pré-congrès départementaux ? « Parallèlement à l'illégalité de fond sur la tenue même de ces pré-congrès, de multiples illégalités de forme ont été relevées. » C'est ainsi que des pseudo-membres du bureau politique ont présidé ces pré-congrès départementaux. Que des délégués ont été élus ou désignés sans jamais avoir fait acte de candidature. Enfin, les délais de convocation et de dépôt des candidatures des délégués n'ont pas été respectés.
Questionné sur la régularité des exclusions prononcées à l'encontre de Mégret et d'un certain nombre de ses amis, Jean-Marie Le Pen a rappelé qu'en vertu de l'article 8 des statuts, Bruno Mégret et ses amis ont été convoqués par lettre recommandée avec accusé de réception devant le bureau exécutif qui devait prononcer leur exclusion. Ils ont tous refusé de se présenter devant cette instance. Par conséquent, ils ont été exclus. Une exclusion incontestable parce qu'aucune des personnes sanctionnées n'a saisi le tribunal pour en contester la validité, tant sur la forme, que sur le fond. Saisi d'une question sur l'illégalité de l'utilisation du nom et du sigle du Front national par l'équipe Mégret, le président du Front national a cité la jurisprudence constante qui condamne sans hésitation les dissidents ou les exclus d'un parti qui entendraient utiliser le même nom ou le même sigle que le parti auquel ils appartenaient.
National Hebdo du 28 janvier au 3 février 1999

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 29/05/2009 - 23:01
par Pat
Première déclaration de Jean-Marie Le Pen, suite à la trahison des mégrétistes, dans National Hebdo.

LE PEN GARANT DE L'UNITE
J'ai beaucoup vu, en quarante ans de vie politique dans une opposition soumise à tous les tracas, les menaces, les violences, les persécutions. J'ai toujours opposé à l'adversité un front impavide, m'efforçant de tenir la bonne direction, la tête haute et les mains propres.
Mais l'histoire prouve que si l'on a jamais atteint le pire, avec de la volonté et du courage on en triomphe aussi.
Le spectacle, le 5 décembre, d'un groupe d'une trentaine de conseillers régionaux et secrétaires départementaux du clan Mégret regroupés du même côté de la salle, hurlant, menaçant, insultant le président du FN, lui coupant la parole et l'empêchant de prononcer son discours, médusait l'assistance, provoquant en elle un véritable choc.
Que cela puisse venir de l'intérieur du Front était pour eux, comme pour moi, inimaginable, scandaleux. Cette méthode de commando, habituelle aux groupuscules d'extrême droite généralement d'ailleurs manipulés par la police, n'avait jamais eu cours chez nous.
Ceux d'entre eux, rares, que nous avons admis, nous pouvions penser que l'âge les avait assagis. la caque sent toujours le hareng.
On sait maintenant qu'il s'agissait de l'aboutissement d'une agitation concertée, préparée secrètement dans les départements par les émissaires de Bruno Mégret, délégué général, ancien cadre RPR et de Jean-Yves Le Gallou, ancien cadre UDF, selon les techniques en usage dans leurs partis d'origine.
Dieu merci, je résistai à l'offensive, appuyé sur les fidèles et sur la majorité du Conseil scandalisée.
Ceux qui ont tenté un putsch dans le dos de ceux qui combattent l'euro-mondialisme se trompent lourdement s'ils croient m'influencer.
Cette basse manœuvre est non seulement un cadeau inespéré pour la Droite de capitulation, un mauvais coup contre le Front national, elle est un crime contre la France.
Le FN est la seule force politique nationale, cohérente, respectable. En pleine guerre politique contre l'euro-mondialisme, c'est une véritable trahison.
Car ce qui est en jeu dans cette campagne, c'est l'avenir de notre pays, et même sa survie. En effet, avec Amsterdam, c'est la mort programmée de notre pays qui se joue. Or, nous refusons de toutes nos forces que notre pays disparaisse dans le marigot fangeux de l'Europe mondialiste de Bruxelles. C'est parce que l'enjeu à ma grande stupéfaction est essentiel, capital, vital, que nous devons serrer les rangs. Et donc, c'est pour rassembler large que j'avais, dans un premier temps, songé à placer ma femme Jany en tête de liste, afin qu'elle incarne symboliquement la réponse à l'interdiction qui m'était faite de me présenter. A ma grande stupéfaction, il paraît que cette idée de bon sens a heurté certains militants et quelques lecteurs ! Pour ma part, je ne vois vraiment pas ce qu'une telle démarche pouvait avoir de scandaleux, puisque, quand le marin est en mer, ou le soldat à la guerre, c'est la femme qui tient le foyer et fait tourner la maison. Ceux qui contestaient cette idée auraient dû, d'ailleurs, se souvenir que je ne faisais pourtant là que reprendre la démarche qui avait été celle de Bruno Mégret à Vitrolles et de Jean-Marie Le Chevallier à Toulon.
Quoi qu'il en soit, cette candidature n'avait plus lieu d'être, puisque, m'étant pourvu en Cassation, je pouvais prendre la tête de la liste européenne, selon le vœu unanime des quarante membres du Bureau politique et de l'ensemble du Front national.
Tout aurait dû alors marcher pour le mieux dans le meilleur des mondes. Hélas ! C'est alors que sous le fallacieux prétexte que j'avais choisi Jean-Claude Martinez pourtant notre plus brillant député européen, comme directeur de campagne, les amis de Mégret et Le Gallou animaient en sous-main contre moi une campagne haineuse et sournoise à base de commentaires fielleux, de lettres anonymes, de faux fax, de documents truqués, selon les techniques les plus élaborées de la subversion. Des articles de la presse ennemie (Libération, L'Express, L'Evénement du Jeudi, Le Monde) étaient expédiés sous enveloppe à des centaines de nos cadres, articles ayant tous pour trait commun, l'hostilité à Le Pen.
Sortis tous de l'anonymat, ils réclament aujourd'hui à grands cris la tenue d'un Congrès extraordinaire pour, disent-ils, « donner la parole à la base » alors que j'ai été élu, l'an dernier, pour trois ans, à l'unanimité du Congrès de Strasbourg, et ceci à quelques mois des élections européennes, en pleine campagne où nous avons convenez-en beaucoup mieux à faire.
Il semble qu' aux yeux de certains ambitieux prêts à tout pour faire carrière, je sois l'unique obstacle à de fructueuses alliances électorales avec la Droite.
Puisqu'on n'arrivait pas de l'extérieur à faire plier le FN, et son président, on allait s'efforcer de l'abattre de l'intérieur. D'où cette agitation politicienne dont le but et le résultat seraient, si nous ne la jugulons, de nous plonger dans de vaines querelles, au moment où les forces de tous les patriotes doivent s'unir pour triompher du complot euro-mondialiste ourdi contre la France.
Ce qui en d'autres temps, n'aurait été qu'une pitoyable magouille au service d'ambitieux et de carriéristes est aujourd'hui un véritable crime contre la France.
Car le Front national est la seule force politique cohérente capable, avec l'aide de Dieu, de faire échec au complot euromondialiste soutenu par les loges et les lobbies.
Parce que son président est le symbole de cette force et de cette volonté au service de la Patrie, on cherche à l'abattre. Pendant des décennies, on s'est efforcé d'y arriver de l'extérieur, aujourd'hui c'est de l'intérieur en manipulant un certain nombre de cadres, qu'on espère y arriver.
Nous devons vaincre cette manœuvre criminelle, rétablir l'unité au plus tôt, après que soient partis ou qu'aient été exclus les trublions, des groupuscules extrémistes que j'ai peut-être eu le tort d'accepter dans nos rangs quand ils montraient patte blanche.
Quand un navire traverse une zone de turbulences, quand ça roule fort et ça tangue sec, l'équipage s'il veut survivre et arriver à bon port, doit suivre les ordres du capitaine. Ce n'est pas pour rien que l'on dit alors de lui qu'il est à bord le seul maître après Dieu.
J'appelle tous ceux qui se battent à mes côtés depuis tant d'années, à me faire confiance, à s'unir et à redoubler d'efforts pour que cette élection soit une étape décisive de la lutte contre la décadence et la trahison, pour le salut et le renouveau de la Patrie.
Vive le Front national !
Jean-Marie Le Pen Président du F.N National Hebdo du 10 au 16 décembre 1998

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 31/05/2009 - 20:44
par Pat
Parlons-en une fois pour toutes...
Image
L'affaire Mégret, comme croient devoir l'appeler certains, n'est pas l'affaire Dreyfus. On peut en parler. Et on doit même en parler une bonne fois pour toutes, avant de se tourner vers d'autres sujets, plus importants quant au fond, plus urgents et plus dramatiquement vitaux en cette période où les dangers pesant sur notre pays et sur son indépendance et sa liberté n'ont jamais été plus pressants.
De toute manière, parlant pour une fois en mon nom personnel, je ne suis pas sorti de ma retraite et de ma coquille, je n'ai pas rompu six ans de quasi-silence politique, je n'ai pas soudain repris ma place parmi mes camarades de National Hebdo, pour me dérober devant les obstacles, jouer de la neutralité pontifiante et louvoyer entre les problèmes. Si vous voyez brusquement réapparaître mon nom et ma prose dans ce journal auquel j'ai consacré des années d'efforts et auquel je conserve tout mon attachement, c'est précisément parce qu'il y a des problèmes, et que si je puis contribuer si peu que ce soit à les résoudre, il est de mon devoir d'essayer de le faire. En cas de conflit, on rappelle les réservistes, et même s'ils sont un peu rouillés, beaucoup restent relativement bons soldats.
Alors, après ce trop long préambule, allons-y et parlons franchement et carrément. Au plus fort d'un combat crucial pour la sauvegarde et l'indépendance nationale, alors que s'amorçait la campagne en vue des élections européennes, un très mauvais coup a-été porté au Front national. Je n'entrerai pas dans les détails de l'opération car ils sont maintenant bien connus de tous. Le fait est qu'un groupe de notables au sein du FN a tenté de "démissionner" en cours de mandat le président du mouvement et, faute d'y parvenir, s'est efforcé de le mettre en accusation devant des médias aussitôt pris à témoin et érigés en tribunal. Pourquoi cette démarche soudaine ? Pourquoi cette aussi soudaine condamnation d'un homme qu'on faisait, la veille encore, profession d'aduler ?
Je regrette beaucoup pour les signataires de la condamnation et pour ceux qui ont cru devoir les appuyer, mais je ne puis, quant à moi, avec mes faibles lumières politiques mais mon gros bon sens berrichon, voir qu'un motif à cette tentative de putsch un peu asthmatique : le fait que le président du Front national s'obstinait à préférer la stricte défense des idées et des principes de son mouvement à des compromis dont il savait qu'ils risquaient de devenir très vite des compromissions.
Il faut dire que, la progression électorale du Front national aidant, des voix et des sièges devenant possibles à monnayer, il était brusquement tentant d' essayer de "faire de la politique", au sens le plus bassement professionnel et le plus restreint du terme, de devenir gentil avec cousin Pasqua, tonton Juppé et grand-papa Chirac, et de "jouer le jeu", quitte à trahir quelque peu au passage ses idées et ses adhérents.
Mais il fallait, pour cela, écarter du chemin un homme à la forte carrure, qui n'était pas et n'aurait jamais été, on le savait, d'accord. Un homme convaincu que le plus court chemin d'un point à un autre demeure la ligne droite et qu'en politique, le jeu des compromis est presque toujours un jeu de dupes. Surtout avec des "partenaires" qui gardent au cœur la haine de tout ce qui est national. Et puis, de toute manière, on ne vend pas son âme pour un strapontin ministériel. Ce n'est pas seulement immoral, c'est idiot.
Reste que cette manœuvre a durement ébranlé un mouvement et une famille politique qui il' avaient certes pas besoin de cela dans la difficile période de combats que nous vivons. A cet égard, le moment était particulièrement bien choisi. Si bien choisi qu'on a peine à croire au hasard.
Il est certain que l'épisode laissera ses tristes traces de chagrin, d'amertume et de rancœur. C'est pourquoi il faut le dépasser d'urgence. Plus vite l'affaire sera expédiée, moins risqueront de persister ses déplorables séquelles. Egarés par les raisonnements spécieux de quelques technocrates en bouton, les séditieux de la bouteille à l'encre ne sont certes pas les mutins de la mer Noire. Il y a, parmi eux, nombre de gens courageux et honorables, amis d'hier, d'aujourd'hui encore, quoi qu'ils puissent en penser, et certainement de demain. Et ce n'est assurément pas en cette période de Noël qu'il faut jeter des anathèmes et prononcer des condamnations définitives.
Ce n'est pas, non plus, au moment où un Bill Clinton tente de détourner l'attention de ses problèmes de braguette en faisant, à plusieurs reprises, assassiner des innocents à grands coups de fusées Cruise qu'il faut trop longtemps s'attarder sur les turpitudes de nos voisins de palier. Et ce n'est surtout pas au moment où une classe politicienne unie dans la malfaisance remet en cause l'indépendance monétaire - et donc politique - de la France que l'examen des nombrils est la grande priorité.
Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Les autres, qu'ils se débrouillent...
Jean BOURDIER National Hebdo du 24 au 30 décembre 1998

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 04/06/2009 - 17:25
par Pat
YVAN BLOT : « J'ai été trompé par Bruno Mégret »

Comme nous l'annoncions en dernière minute dans notre numéro précédent, Yvan Blot, vieil ami personnel de Bruno Mégret, élu en 8e position au Bureau politique mégrétiste lors du "congrès" de Marignane, a abandonné les scissionnistes pour retourner vers Jean-Marie Le Pen : « avec Le Pen qui défend la France depuis toujours sans compromission et sans mensonge ». En nous expliquant pourquoi il quitte Mégret, il révèle ce qui se trame chez les mégrétistes.

National Hebdo - Yvan Blot, pourquoi êtes-vous parti en décembre chez Mégret pour revenir moins de deux mois après chez Le Pen ?

Yvan Blot - J'ai été sciemment trompé par Bruno Mégret. Il savait que j'étais pour la réconciliation entre Le Pen et Mégret mais il n'en voulait absolument pas. Il ne le disait pas et cherchait à passer pour une victime du président le Pen. Il m'a attiré, prétextant de notre longue amitié passée, parce qu'il avait besoin de moi, tout en me cachant la vérité sur son vrai projet politique. J'ai découvert ce projet entre-temps : casser le Front national. Réintégrer à terme la droite molle. Dès que j'ai eu l'intime conviction de cela, je suis retourné chez le président Le Pen que je n'ai d'ailleurs jamais attaqué à aucun moment.

- Bruno Mégret dit que vous allez disparaître de la scène politique !

- C'est révélateur de son obsession de la "scène". Il ne dit pas Blot s'est trompé, ou bien Blot ne défend plus la France. Car la vérité ou l'intérêt national ne le concernent qu'à titre subsidiaire. A force d'être en scène et d'aller sur l'avant-scène. Mégret va tomber dans la fosse d'orchestre et ne s'en relèvera pas !

- Quelles preuves avez-vous que Mégret a un projet personnel qu'il cache aux militants qui l'ont suivi ?
- Des preuves financières, politiques et idéologiques. Mégret m'a demandé d'aller trouver des soutiens financiers. Ceux-ci m'ont dit : on a déjà donné ! "On", c'est un grand industriel proche de Jacques Chirac.
Par ailleurs, des secrétaires départementaux mégrétistes comme Jacques Gérard en Seine-et-Marne, Rohmann dans l'Aube ou Gérard Freulet dans le Haut-Rhin prennent contact avec les chefs locaux du RPR dès maintenant pour préparer les élections municipales. Bruno Mégret m'a demandé de lui organiser de tels contacts à Strasbourg, en secret, toujours en secret. Et il a le culot de réclamer une gestion transparente du FN.

- Et idéologiquement, si l'on peut dire, que veut Mégret ?
- Mégret se moque totalement des idées sauf, si ce sont des outils pour aider à sa propre promotion. A son bureau politique, il a marginalisé les idéologues comme Bardet ou Pierre Vial. L'homme fort est Philippe Olivier, chargé de l'image du Mouvement. Je prédis d'ailleurs un conflit Olivier/Le Gallou que Le GaIIou perdra car ce dernier n'est pas assez cynique.

- Quelle image Philippe Olivier veut donner au FN de Mégret ?
- Une image ouverte "à l'américaine", la main sur le coeur quand on chante La Marseillaise, il a exigé cela au Congrès de Marignane mais la moitié du bureau politique national a refusé d'obéir ! Pour lui, il y a les modernistes à la Clinton et les franchouillards ringards. Ces derniers seront éliminés.

- Pourquoi Mégret a-t-il déclenché la crise au FN six mois avant les européennes ?
- Chaque fois que le FN atteint 15 ou 20 % dans les sondages un coup est monté pour qu'il retombe. La fois d'avant ce fut le coup de Carpentras. Cette fois, c'est Mégret qui casse en deux le Front ! A qui cela profite sinon à Chirac ? Mégret a prétendu que le Front ne pouvait gagner avec Le Pen ? Mais il pourra encore moins gagner contre Le Pen ! C'est absurde ! C'est Le Pen qui a permis au Front d'atteindre 15 %. En fait, Mégret a cassé le Front sciemment pour être le chef d'une faction qui négociera ses voix avec la droite molle dans un an ou deux. Mais il se trompe, Mégret. Il va s'effondrer dès les Européennes car son parti n'a pas été fondé sur les aspirations propres aux électeurs mais sur un rejet de Le Pen organisé de façon artificielle donc éphémère.

- Mégret échouera donc ?
- C'est sûr ! Les CAR, qui fut son parti autrefois, ont échoué. Le journal qu'il a lancé, Le Français, a échoué. Son FN-MN échouera. Mégret est un constructiviste. Il croit avec orgueil faire plier la réalité à sa volonté. Mais la réalité se vengera. Et Mégret souffrira. Pour son bien car la sagesse des anciens Grecs disait :
« la souffrance rend la lucidité aux insensés ! » Mais en attendant, il aura fait du tort au Front national. C'est criminel !
Propos recueillis par Yves DAOUDAL National Hebdo du 11 au 17 février 1999

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 07/06/2009 - 16:44
par Pat
Image
Image

Dès le 17 décembre, c'est-à-dire moins de deux semaines après la tentative de putsch au conseil national du FN (le 5 décembre), trois procbes de Bruno Mégret, dont sa secrétaire Géraldine Le Vert, déclaraient la constitution d'une association intitulée , Mouvement national et en déposaient les statuts. Cette déclaration a été publiée dans le Journal Officiel du 2 janvier.
C'est la preuve évidente que Mégret et ses affidés n'avaient aucunement l'intention d'organiser un congrès de "l'unité" du Front national : au moment même où ils faisaient signer pour ce congrès, ils déposaient les statuts d'un autre mouvement, en prévision de la future interdiction qui leur serait faite d'utiliser le nom "Front national".
On remarquera qu'en déposant les statuts de leur parti, les mégrétistes confirment qu'il n'existe qu'un seul Front national : le mouvement que préside Jean-Marie Le Pen.

National Hebdo du 25 février au 3 mars 1999

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 16/06/2009 - 13:41
par Pat
Du "plan politique" au complot
Libération contre Bruno Mégret, tout contre...

Les ouvrages consacrés au Front National tendent à devenir un genre littéraire à part. Les récents événements ayant secoué la maison lepéniste avaient de quoi inspirer nombre de plumitifs. Deux livres sont déjà sortis sur le sujet. L'un, parfaitement dispensable ; l'autre, révélateur de la façon dont les médias ont toujours traité le mouvement national.
Glissons vite sur Front contre Front, de Michaël Darmon et Romain Rosso, deux « spécialistes du Front national » ayant signé un opuscule de circonstance, laborieuse resucée d'articles parus dans toute la presse et d'informations si confidentielles qu'elles étaient, depuis longtemps, étalées sur la place publique. Dupond et Dupont devaient avoir des arriérés d'impôts à régler. Il faut bien vivre. C'est humain.

Qui manipule qui
Plus intéressant, en revanche, est l'ouvrage de Renaud Dély, chargé du Front national à Libération. Quelques mois avant que n'éclate la crise, une plaisanterie courait dans les couloirs du siège du FN : « Pourquoi s'embêter à être élu au bureau politique alors qu'il suffit d'acheter le Libération du mardi pour savoir ce qu'il s'y est dit ? » Il est vrai qu'à la virgule près, toutes les délibérations de cette instance s'y voyaient scrupuleusement retranscrites. Le lendemain de la scission, les articles de Renaud Dély étaient déjà nettement moins fournis. En quittant le Front national, Bruno Mégret semblait être parti avec son attaché de presse. Quoi d'étonnant alors, que ce livre en forme de feuilleton privilégie une seule version des faits : celle de l'ex-délégué général ayant permis à l'auteur de prendre du galon à peu de frais dans le quotidien de Serge July ?
A ce genre de petit jeu, une question se pose immanquablement. Qui manipule l'autre et qui roule pour qui ? En la matière, Bruno Mégret a visiblement quelques progrès à faire. Il faut en effet être singulièrement naïf pour croire que Renaud Dély, très en pointe sur le sujet des mois durant, ait pu faire la promotion du brillant polytechnocrate pour ses seuls beaux yeux. D'où l'intérêt de ce livre, résumé de tant de campagnes médiatiques, où il est aisé de comprendre que le principal ennemi du système demeure, encore et toujours, Jean-Marie Le Pen. Ainsi ne faut-il pas se montrer grand clerc pour comprendre que si Bruno Mégret a bénéficié d'une promotion médiatique sans précédent, c'est parce qu'il était, à l'évidence, le seul homme susceptible d'enrayer une mécanique nationale, par ailleurs créditée de 16 %, plus de six mois avant l'échéance européenne, il y avait donc péril en la demeure. Laquelle devait commencer à brûler de suite, du fait de l'alliance circonstancielle de faux pompiers et d'incendiaires patentés. D'où cette partie d'échecs à échelle nationale dans laquelle Bruno Mégret semble n'avoir été qu'un pion ; pion utile, pion nuisible certes, mais pion tout de même.

Les petits et les grands ...
A en croire Renaud Dély, une des principales raisons de la mésentente entre Le Pen à Mégret se résoudrait à une simple histoire de taille. Bien... ça, c'est de l'argument. Il a dû aller le chercher loin. Puis, vient le problème majeur de cet ouvrage, problème d'ailleurs décelable dans tous ceux l'ayant précédé : de tels livres ne sont point écrits pour expliquer le Front national au lecteur, mais pour le dénoncer, au risque, involontairement assumé par l'auteur, de n'y rien comprendre. Là, le limier Dély avait un bel os à ronger ; le GRECE, mouvement créé, entre autres, par Alain de Benoist en 1968. On peut ou non être d'accord avec les thèses développées par celui-ci. il est licite de le rejoindre sur tel ou tel point ou de se trouver en désaccord sur tel ou tel autre. Mais encore faut-il au moins se donner la peine de se pencher sur les multiples écrits issus de cette mouvance. Peine que Renaud Dély ne s'est manifestement pas donnée. Pour lui, le GRECE se résume à une vision biologique de l'homme, destinée par nature à déboucher sur un racisme à front de bœuf, en l'occurrence paré d'oripeaux scientifiques. Cela n'est pas entièrement faux, mais ne représente qu'une infime partie des travaux du GRECE. Nonobstant c'est celle qui intéresse Renaud Dély, parce que cadrant avec l'idée préconçue qu'il se fait du Front national. Une fois de plus, il ne cherche pas à comprendre, mais à dénoncer.
Se faisant, l'auteur du livre commet deux erreurs majeures.
Il surestime l'importance du GRECE dans la crise du Front national, sachant qu'Alain de Benoist n'a pas été partie prenante dans l'affaire et que notre ami Jean Mabire, chroniqueur de National Hebdo et l'un des principaux fondateurs de ce mouvement, est demeuré fidèle à Jean-Marie Le Pen. Bien sûr, il y a Pierre Vial et Jean-Claude Bardet. Mais, dans l'organigramme de la nouvelle droite, le moins qu'on puisse dire est qu'ils n'y occupaient pas une position de premier plan. En ce sens, le mégrétisme fut pour eux une promotion inespérée.

Et toujours... la conception de la nation
Pis, tout occupé à traquer le racisme comme d'autres passent leurs vacances à chasser le dahu, Renaud Dély néglige le principal clivage ayant toujours opposé le GRECE au Front national : la nation. Le premier milite pour une Europe des régions faisant fi de toute souveraineté nationale. Le second se place avant tout dans une perspective franco-française, position n'excluant pourtant pas une dimension européenne, celle de l'Europe des nations, en totale contradiction avec celle des régions, précisément prônée par Alain de Benoist et ses amis.
Le lecteur de ce livre aurait pu se trouver intéressé par de telles lignes de rupture, aurait probablement aimé être éclairé sur la nature de tels débats. Bref, le lecteur aurait aimé être informé au lieu de se trouver désinformé. Pourtant, à force de mentir, il est fatal de se prendre, à un moment ou à un autre, les pieds dans le tapis. Ce qui arrive à Renaud Dély. Lequel, raillant la thèse du complot fomenté contre le Front national, met les mots suivants dans la bouche de Bruno Mégret : « Il ne s'agissait pas d'un complot, mais d'un plan politique. » Un « plan politique » ourdi de longue date. Un « plan politique » programmé depuis plus de dix ans. En bon français, cela se nomme un complot, lequel fut d'ailleurs déjoué par Jean-Marie Le Pen. C'est bien ce que Bruno Mégret et Renaud Dély semblent lui reprocher .
Nicolas GAUTHIER National Hebdo du 6 au 12 mai 1999

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 25/10/2009 - 18:44
par Pat
MÉGRET-LE PEN : PLUS QU'UNE QUERELLE DE PERSONNES ET DE STRATÉGIE, UNE OPPOSITION D'IDEES

Il est fort probable que le 24 janvier, Mégret créera son parti et qu'aux élections européennes, sa liste affrontera celle de Jean-Marie Le Pen. Tous les militants de la cause nationale déplorent cette situation. Beaucoup d'entre eux, même s'ils condamnent les procédés de l'ancien délégué général, estiment que cette division est d'autant plus malheureuse que rien sur le fond ne sépare Mégret de Jean-Marie Le Pen.
En réalité, contrairement à ce qu'affirment les médias, le conflit qui a éclaté le 5 décembre à la Maison de la Chimie, ne portait pas uniquement sur une querelle de personnes et de stratégie. Les aigris et aussi les personnes abusées ont été agrégées derrière Bruno Mégret par un noyau dirigeant d'hommes formés à l'école du GRECE, le laboratoire de la Nouvelle Droite. Ce conflit n'a pas éclaté plus tôt parce que pendant des années, ces gens ont avancé masqués dans le Front National, prétendant avoir changé.


LE COMPROMIS NATIONALISTE EST-IL POSSIBLE AVEC LA NOUVELLE DROITE ?

Le Front National réunit dans un heureux compromis nationaliste des personnalités aussi différentes que Georges-Paul Wagner de l'Action Française, le «républicain» Jean-Claude Martinez, nostalgique des Hussards noirs de la IIIe République, des catholiques militants, mais aussi des agnostiques, des protestants ...
Est-il possible avec la Nouvelle Droite ? Pour cela trois conditions sont nécessaires : la franchise entre les parties ;
l'accord sur l'essentiel, la sauvegarde de la nation française ; quelles que soient les convictions religieuses de chacun, la reconnaissance du rôle essentiel joué par le catholicisme dans la construction de la civilisation française.
Mais la Nouvelle droite est une école de pensée qui mérite bien mal son nom : d'une part, son idéologie est un condensé de toutes les vieilleries de la gauche anti-chrétienne et anti-française, d'autre part, ses méthodes ne sont pas fondées sur la droiture, la franchise, mais sur la dissimulation, « l'entrisme ».

UNE HAINE DU CATHOLICISME SEMBLABLE A CELLE DES FRANC-MAÇONS

C'est en 1968 qu'Alain de Benoist a créé avec Pierre Vial le GRECE, Groupe de Recherche et d'Étude sur la Civilisation Européenne, le laboratoire idéologique de la Nouvelle droite qui a formé messieurs Mégret, Blot, Le Gallou, Bardet...
Benoist voue au christianisme une haine digne de celle des franc-maçons du début du siècle. Comme Robespierre qui avait imposé le culte de la raison, Benoist veut lui substituer une religion artificielle : un paganisme desséché, intellectuel, n'ayant aucun rapport avec le polythéisme vigoureux de nos ancêtres. Ce polythéisme témoignait d'une attente qui trouvera sa réponse dans le christianisme. Le paganisme néodroitiste n'est qu'un masque : comme Nietzsche, l'un de ses maîtres à penser, mais aussi comme Marx, Benoist prétend remplacer Dieu par un homme nouveau, le surhomme.
Ce que la Nouvelle Droite rejette dans le christianisme c'est son universalisme, sa certitude qu'il existe une nature humaine et que par conséquent, devant Dieu, tous les hommes, quelle que soit leur race sont égaux. De même, relativiste, elle refuse la notion de bien et de mal. Cette haine de vingt siècles de christianisme épargne en revanche l'Islam et le Judaïsme. Vial écrivait ainsi dans le numéro 33 d'Éléments : « Ma critique ne vise pas la culture juive, dont les siècles n'ont cessé de prouver la richesse et la singularité. Elle vise explicitement le christianisme. »

L'EUROPE DES RÉGIONS CONTRE LA FRANCE

La France présente à leurs yeux trois tares : elle est la Fille aînée de l'Église ; les rois capétiens ont construit notre nation contre le saint empire romain germanique, c'est-à-dire contre l'Europe ; contrairement à l'Allemagne, la France n'est pas une race, mais une civilisation qui, après avoir agrégé des peuples aussi différents que les Gaulois, les Latins et les Germains, s'est étendue en Afrique, en Asie et en Amérique.
Or les gens de la Nouvelle droite refusent la conception à la fois enracinée et universaliste du nationalisme à la française. Leur seule ambition est le repli frileux sur le petit continent européen, à l'ombre de l'Allemagne. Ce qu'ils aiment ce n'est pas l'Allemagne catholique rhénane ou bavaroise, l' Allemagne qui christianisa l'Europe orientale, mais « la superbe brute blonde » de Nietzsche, la Germanie sauvage qui refusa la civilisation romaine, l'Allemagne de Luther dans ses aspects les plus agressifs et les plus révolutionnaires. Cette attirance pour notre ennemi héréditaire est aussi une constante de la gauche française.
Leur idéal, une Europe des régions dans laquelle disparaîtraient les États nations et notamment la France.
Ces idées sont complètement étrangères à la mentalité française. Les gens de la Nouvelle droite le savent. C'est pourquoi pour les imposer à l'opinion, ils pratiquent «l'entrisme» dans des organisations plus vastes, reprenant à leur compte la maxime léniniste « la fin justifie les moyens », y compris le mensonge.

LA NOUVELLE DROITE UNE FRANC-MAÇONNERIE DANS LE FRONT NATIONAL

De 1975 à 1985, elle a pratiqué l'entrisme dans les milieux de la fausse droite : au Spectacle du Monde, au Figaro-Magazine. Au RPR, son principal agent a été Blot, à l'UDF, Le Gallou dans un rôle plus modeste. Quant à Mégret et à Bardet, ils ont tenté de créer un parti, les Comités d'Action Républicaine, les CAR.
En 1985, constatant leur échec, ils investissent un parti, que jusqu'alors ils méprisaient, le Front National, mais qui depuis 1984 s'affirme comme une force politique d'avenir.
Sur la photographie de leur « Conseil national extraordinaire », réuni en secret dans un hôtel parisien, le 13 décembre, figurent au premier rang : Mégret, Le Gallou, Blot et Bardet. C'est-à-dire le noyau dirigeant (Vial est légèrement en retrait). Les autres personnes présentes sont, soit issues de la même écurie, soit des ambitieux à qui on a promis des places, soit des naïfs abusés. Ces derniers déchanteront vite, quand ils s'apercevront que leur ambition ou leur naïveté auront été mises au service d'une idéologie bien particulière.
En effet, depuis leur arrivée au Front National, Mégret, Blot, Le Gallou, Bardet, et même Vial... ont tous affirmé qu'ils n'avaient plus rien à voir avec la Nouvelle droite.
En réalité, ils reconstituaient des réseaux plus ou moins discrets, en réactivaient d'autres, où ils se retrouvaient, tels Domus, Europe Jeunesse, Nouvelle Résistance, Terre et Peuple ...
Dans le Front National, ils constituaient une tendance organisée, visant selon la terminologie marxiste à s'emparer de l'appareil du Mouvement. Mégret nommait à la tête de la délégation générale des anciens du GRECE : Bariller, rédacteur en chef de La lettre, Bardet d'Identité, Vial, directeur adjoint de l'IFN, les frères Olivier à la propagande ... Au secrétariat général ils détenaient des postes clés : les fédérations avec Timmermans, les élus avec Le Gallou ... En 1993, ils obtenaient la dissolution du Cercle National des Étudiants de Paris au profit du Renouveau étudiant, dont le président d'honneur était Vial.
Nous avons tous été plus ou moins leurs dupes, allant parfois jusqu'à être émus par leur prétendue évolution, Nous ayons été nombreux à croire que Mégret, pur pragmatique, admirateur de Bonaparte était complètement détaché d'eux, que Blot était sincère... Vial ne nous a pas trompés longtemps. Dès 1994, il créait son association Terre et Peuple, dans laquelle se retrouvaient sous une forme vulgarisée tous les lieux communs et toutes les outrances de la Nouvelle droite. Mais Vial était peut-être l'arbre qui cachait la forêt.
Cependant, lorsque la crise a éclaté, ils se sont tous retrouvés dans le même camp, celui de Mégret.
Aujourd'hui, leur tentative de conquête du mouvement ayant échoué, ils quittent le Front National. Est-ce un bien ? Oui, car ces gens n'ont renié ni leur idéologie ni leurs méthode d'entrisme. La crise a eu cet effet bénéfique de révéler qui ils étaient. Leur investissement du Front National pendant treize ans a aussi eu une influence négative sur la progression du mouvement. Combien de militants, dévoués et brillants, ont été marginalisés, «barrés», parce que fichés « trop catho », « trop lepénistes »... ? Combien d'électeurs avons nous perdu, déçus par leurs discours technocratique, aseptisé sur des sujets comme les méfaits de l'Europe, l'avortement ? *
Désormais, les néo-droitistes ont l'occasion de défendre au grand jour leurs idées. Qu'ils la saisissent. A défaut d'avoir notre amitié, ils gagneront notre estime.
M.H.
* Bruno Mégret avait interdit dans son quotidien, le Français, que soit abordé le sujet de l'avortement. Dans le même temps, pour se dédouaner auprès des catholiques, il lançait la Ligue pour la vie.
Reconquête décembre 1998-janvier 1999

Re: POUR EN FINIR AVEC MEGRET : RAPPEL DES FAITS

Publié : 26/11/2009 - 19:11
par Pat
POUR CE QUI EST DE LA CONQUÊTE DU FN
L'INÉLUCTABLE ÊCHEC DE MÉGRET

par Bernard Antony

PRÉAMBULE
Une révolution, dit Charles Maurras, est une fronde qui a réussi.
Toute fronde, toute révolution a des causes. Mais elle se développe en succès ou en échec en fonction des conditions qui la portent ou au contraire l'étouffent.
Ainsi, les causes de la révolution française (action des sociétés de pensée, imbécile réaction nobiliaire, échec des réformes, appétit des parlements, etc.) rencontrèrent-elles des conditions favorables (faiblesse du roi, mauvaises récoltes de 1788 et jacqueries, etc.).
De même, les bolcheviks soviétiques n'auraient-ils jamais pu faire la révolution sans « la guerre cet incomparable accélérateur de l'histoire » (Lénine) et sans la défaite des armées russes.
De même encore, l'ayatollah Khomeiny eût sans doute échoué si le Shah d'Iran n'avait pas été faible et indécis, miné par la maladie.
Venons-en à la fronde qui a fortement secoué le Front national.

PRÉCISION
Qu'on me pardonne auparavant une digression nécessaire : sauf projets d'articles, de lettres ou de dossiers, que je puis quelquefois écrire pour Jean-Marie Le Pen, j'ai pour habitude de signer tous mes textes, de mon nom, ou du titre de Chrétienté-Solidarité, dont j'assume la responsabilité nationale.
J'ai donc participé au livre blanc ou noir, je ne sais encore, du Front national, analysant le processus révolutionnaire du complot mégretiste.
Mes pages sont celles que l'on trouvera après cet article.
Je ne cède, je crois, à aucun esprit de vindicte, encore moins à l'invective toujours inutile sinon fâcheuse.
Mais, à ceux qui doutent d'un complot mégretiste, je réponds que moi, je n'en doute pas.
Voici pourquoi.

L'ÉVIDENCE DU COMPLOT
Bruno Mégret, je lui en donne acte, se proclamant partout numéro deux du Front national, ne se cachait certes pas de vouloir succéder un jour à Jean-Marie Le Pen. Je veux citer ici une anecdote :
A la convention de Lyon, les journalistes de la grosse presse nous aperçurent prenant un café, et, nous abordant, s'en étonnèrent, comme s'il n'était pas normal que je prenne un café avec le délégué général de mon mouvement, de surcroît mon collègue au Parlement européen. Et ce n'était en sa compagnie, au demeurant intéressante, ni le premier café ni le premier repas.
Mais, incapables d'imaginer la liberté d'esprit et de fréquentation qui est la mienne, ils en conclurent et écrivirent que j'étais devenu «mégretiste».
Le pire, c'est que Bruno Mégret finissait aussi par le croire. Il me proposa un jour de réfléchir sur l'avenir du Front national. J'acceptais bien sûr. Mais il me précisa que c'était pour éviter toute solution autre que l'unanimité dans un éventuel congrès. Je refusais cette perspective, lui rappelant à nouveau une position que je croyais connue comme irréformable.
Aussi, pour qu'il n'y ait plus aucun doute, je tins à l'exprimer très catégoriquement devant le Bureau politique du Front national.
Je rappelais d'abord que je n'étais pas un «godillot», dans la tradition gaulliste, de Jean-Marie Le Pen, qui a toujours accepté l'expression, au sein de son Bureau politique, de divergences d'analyse ou d'opinion. Jean-Marie Le Pen d'ailleurs, vérifie à nouveau que ceux qui le traitaient hier avec la flagornerie la plus indécente, l'abandonnent aujourd'hui sans complexe.
Mais j'exprimais que ma liberté d'esprit et de réflexion étant respectée, elle fondait justement, ma fidélité et mon entier soutien dans l'action à Jean-Marie Le Pen.
J'ajoutais que si j'étais là, le jour où il faudrait pourvoir à la succession, j'appuierais sans doute auprès des congressistes une autre candidature que celle de Bruno Mégret, à savoir celle de Bruno Gollnisch, précisant même que mon candidat idéal serait une sorte de Mégret recevant beaucoup des qualités de Gollnisch ou un Gollnisch acquérant quelques unes des qualités de Mégret.
Nous n'en sommes plus là !
Car, comme s'il avait été formé au tour d'esprit bolchevique, Bruno Mégret appliquait en quelque sorte à son ambition personnelle, l'une des directives des célèbres « 21 conditions de Moscou » imposées jadis par Lénine aux partis socialistes voulant adhérer à la 3e internationale, l'internationale communiste.
Lénine y ordonnait la combinaison de l'action légale et illégale, de l'action ouverte, et de l'action clandestine.
Bruno Mégret, on le sait, a été principalement amené à la politique, et formé, par les anciens dirigeants du G.R.E.C.E (1) et de Nouvelle école, groupe de réflexion et d'action, intégrant, pour résumer, matérialisme biologique et néo-paganisme, amalgamant des aspects de néo-constructivisme religieux, de vieille haine anti-chrétienne et de néo-scientisme.
M'étant oppose à cette école de pensées dès mes engagements de jeunesse, je la combattais vivement dans les années 75/80 avec le mensuel Présent.
C' est par discipline et avec l'espérance d'une évolution que je côtoyais les ex-leaders et cadres du G.R.E.C.E. de plus en plus nombreux dans les structures du Front et dans son Bureau politique. Pour autant, tous mes amis savent que je ne relâchais point ma vigilance.
L'histoire dira s'ils se servaient de Mégret ou si Mégret se servaient d'eux, ou si encore, il y avait une sorte d'équilibre de projet et d'influence.
Toujours est-il qu'à partir du noyau des anciens de la Nouvelle droite, Mégret sachant tour à tour, séduire, flatter, promettre, développait ses réseaux d'influence et organisait au sein du Front national, où Jean-Marie Le Pen lui avait généreusement beaucoup trop concédé, un véritable état dans l'état.
S'étant vu confier la direction de l'Institut de formation nationale (I.F.N.), il en déposait discrètement les statuts, s'en attribuait la présidence et surtout obtenait en 1994 du ministre de l'Intérieur (Charles Pasqua) l'accord de financement des stages d'élus par les conseils régionaux ou municipaux
Il allait disposer ainsi d'un formidable outil, non seulement de formation, de rencontre et d'influence, mais aussi de financement (le stage de deux jours étant facturé 6 500 francs... par personne !).
Mégret développait donc, au fil des années ; une véritable direction extérieure à celle du Bureau politique, discrète sinon secrète, disposant d'une logistique propre, de locaux et de moyens que l'on mettrait en œuvre soit pour parachever la conquête du Front national, soit en cas d'échec pour construire un autre parti selon la méthode du « fractionnisme révolutionnaire » chère encore à Lénine.
Je ne dirais pas la vérité en écrivant que l'évolution des derniers mois ne m'a pas surpris.
Je croyais en effet que Bruno Mégret pensait avoir une «autoroute» devant lui et qu'il lui suffisait d'attendre pour s'emparer du mouvement.
Or, prenant prétexte de l'hypothèse d'une candidature «Jany» aux élections européennes, il lançait la fronde à Toulon. Il Ia faisait suivre d'une campagne systématique d'envois de «documents» destinés à saper les positions de Le Pen. Enfin, il déclarait, à celui-ci, à Bruxelles, lors de notre réunion de groupe du mois de novembre en ma présence : « La nomination de Jean-Claude Martinez comme directeur de campagne est un acte de guerre civile interne ! ».
Et, le 5 décembre, éclatait la conjuration.
Entre temps, Yvan Blot, certainement inquiet et hésitant, avant de se résoudre à rejoindre sa vieille équipe «gréciste», me confiait que Mégret ne cessait de lui répéter : « Je ne peux plus attendre », ce que je leur rappelais lors du Bureau politique tenu le 5 décembre pendant le Conseil national, pour essayer en vain de trouver une issue à la crise. « Pourquoi Bruno ne peux-tu attendre ? »
Je n'obtenais aucune réponse. Là réside sans doute le secret de l'affaire.
Quoi qu'il en soit de mon appréciation, exacte ou erronée, sur ce secret, j'y viens. Cette pratique du secret, de la hiérarchie parallèle, de la clandestinité dans les relations, je n'ai jamais pu admettre ces agissements en dehors de Jean-Marie Le Pen et du Bureau politique.
Certes, me dira-t-on, vous saviez - et Jean-Marie Le Pen savait - bien des choses sur ces agissements.
Je confie que sur ce point, son indulgence m'agaçait et que j'aurais aimé qu'il agisse face au complot, plus tôt et peut-être différemment. Mais la question n'est plus là.
Quelques uns me reprochent aussi de n'avoir pas moi-même constitué une tendance au sein du Front national. Je m'y suis toujours refusé. On le sait, les objectifs de Chrétienté-Solidarité sont parfaitement spécifiques soutien aux peuples opprimés par le communisme ou le fondamentalisme islamique, formation doctrinale - et complémentaires, à ciel ouvert, à visage découvert, de ceux du Front national.
Enfin, je déteste les coteries, les clans et les tendances à l'intérieur de mon camp et je n'admets, le cas échéant, le secret et la clandestinité que face à un pouvoir antinational oppresseur et totalitaire.
Et si j'avais un jour, ce qu'à Dieu ne plaise, une grave objection de conscience par rapport à Jean-Marie Le Pen, je la porterais franchement devant lui et devant le Bureau politique.
Du complot Mégret, tout est aujourd'hui connu : la stratégie depuis le RPR et les CAR, les objectifs de la création du quotidien Le Français, les conseils de son centre de marketing et de promotion : la société Carnix.
Nous avons vu ensuite les prétextes de la guerre, découvert l'ignoble « document Franck »(2) couronnement de l'entreprise de dénigrement et de diffamation contre Jean-Marie Le Pen, et l'objectif avoué de concéder à celui-ci un honorable statut de président d'honneur...
Mégret abat maintenant ses cartes. De ses locaux d'Asnières, il fait router au mépris de toute procédure légale et normale les lettres de demande d'un congrès extraordinaire. Il convoque un pseudo-conseil national extraordinaire. Et il prépare un extraordinaire congrès au gymnase de Marignane...

A QUI PROFITE LE CRIME
Il faut maintenant aller au-delà de ce qui pourrait paraître à des gens peu informés comme un règlement de comptes entre rivaux au sein d'une même organisation.
D'évidence, Bruno Mégret n'avait pas intérêt, s'il voulait un succès aux élections européennes, à briser l'unité du Front national à quelques mois d'une élection prometteuse.
Alors ? Alors simplement, il faut observer que le grand gagnant de cette affaire s'appelle... Jacques Chirac.
Celui-ci peut en effet, en ce moment, penser qu'il n'aura pas à affronter à la prochaine élection présidentielle un candidat national, tant il sera difficile pour celui-ci d'obtenir les 500 signatures d'élus habilités à patronnée une candidature.
D'autres travaillaient jadis pour le roi de Prusse, on peut se demander, aujourd'hui, si Bruno Mégret n'a pas travaillé pour Jacques Chirac ?

(1) Groupe de recherche et d'étude sur la civilisation européenne fondé par Alain de Benoist, ainsi que la revue Nouvelle école.
(2) Texte de Frank Timmermans, bras droit de Bruno Mégret - secret et confidentiel - découvert dans la malette malencontreusement égarée par le Conseiller régional Jean-Pascal Serbera. Celui-ci déclara naïvement et cyniquement en présence de tous les autres conseillers : « Je ne suis pas la tête du complot, même si j'en suis ». Ce texte constitue le « vade mecum » du parfait dénigreur et diffamateur du Front national.
Reconquête décembre 1998-janvier 1999