Il s'agit d'une retranscription de directives européennes, assaisonée de mesurettes destinées à amuser la galerie...
Le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur l'immigration, en discussion au Parlement depuis le 2 mai répond pour l'essentiel à l'obligation de transposer les directives européennes dans le droit français, a fait remarquer Bruno Gollnisch lors d'une conférence de presse. Et pour masquer cet aspect peu glorieux du recopiage dans la loi française de ce qui a été décidé à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a ajouté quelques mesurettes prétendument destinées à mieux contrôler l'immigration. Et ce sont ces mesurettes qui sont mises en avant, à la fois par Sarkozy pour essayer de récupérer les électeurs du Front national, et par les lobbies et autres évêques qui les dénoncent avec force, tombant ainsi dans le panneau tendu par le ministre de l'Intérieur.
Ainsi, précise Bruno Gollnisch, les dispositions Concernant le regroupement familial sont une transposition de la directive 2003/86. Celle qui prévoit d'octroyer un titre de séjour aux prostituées étrangères qui dénoncent leur proxénète est une transposition de la directive 2004/81. Celles qui concernent la «protection contre l'éloignement» des bénéficiaires du droit de séjour permanent sont une transposition de la directive 2004/38. Celle qui fixe les normes de l'octroi et du retrait du statut de réfugié est une transposition de la directive 2005/85 ...
Même "l'immigration choisie" vient de Bruxelles
Le plus fort est que même les mesures médiatiquement présentées par Nicolas Sarkozy comme étant véritablement originales et sorties de sa brillante cervelle sont également des transpositions de directives européennes: ainsi l'accueil des chercheurs étrangers est une transposition de la directive 2005171, et la fameuse· «immigration choisie» découle de la directive 2003/109.
Telle est la véritable nature de ce projet de loi, qui aligne des dispositions complémentaires à la législation européenne déjà en vigueur, immigrationniste et antinationale : tout étranger doté d'un titre de séjour de longue durée dans l'Union européenne peut s'installer où il veut dans l'Union. Et l'on sait que l'Espagne et l'Italie ont récemment régularisé, chacune de leur. côté, 700.000 clandestins.
Les mesures qui «font hurler la gauche et les associations dont c'est le métier» ne sont « en rien à la hauteur du problème». Ce ne sont que mesurettes « cosmétiques », souligne Bruno Gollnisch. Il s'agit essentiellement de celles qui prolongent divers délais.
Il en est d'autres qui sont purement fictives. Ainsi en est-il du prétendu rétablissement, pour la naturalisation, de la condition de résidence pour les enfants issus de territoires anciennement français. L'article du code civil qui exemptait de cette condition les enfants issus de l'ancien empire français est supprimé. Mais l'article suivant est conservé. Or cet article stipule que peut être naturalisée sans condition de résidence toute personne « qui appartient à l'entité culturelle et linguistique française », ce qui s'étend aux pays dont une des langues nationales est le français. Son application est donc beaucoup plus large que celle de l'article supprimé, puisqu'elle s'étend par exemple aux ressortissants du Zaïre, ex-Congo belge ...
Nuisible
Le projet Sarkozy est donc nuisible, pour la France, et aussi pour les pays d'immigration. L'immigration dite choisie ne fera que s'ajouter à l'immigration subie, et celle-ci continuera de croître puisque rien n'est fait pour la combattre. Or, a conclu la très officielle mission d'évaluation mise en place par Sarkozy lui-même, « la France n'a plus, dans l'état actuel de son économie, les moyens d'accueillir des immigrants ».
L'immigration choisie constitue quant à elle un pillage des compétences du tiers monde, préjudiciable au développement de ces pays, et par conséquent facteur aggravant de l'immigration subie, comme Bruno Gollnisch l'avait longuement exposé à l'université d'été du Front national à Bordeaux, avant que ne s'en inquiètent publiquement des personnalités comme le président Wade du Sénégal ou Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie.
En conclusion, Bruno Gollnisch a rappelé que les solutions au problème de l'immigration sont celles que propose le Front national depuis longtemps: suppression des pompes aspirantes, rétablissement de la préférence nationale, séparation des caisses d'assurance maladie, affectation des cotisations chômage à un plan épargne-retour, affectation du budget de la coopération à la réinsertion des travailleurs étrangers chez eux, création de lycées et d'universités français dans les pays d'émigration au lieu de faire venir chez nous, dans des conditions parfois misérables, des étudiants qui cherchent ensuite à rester sur notre territoire, réforme du système éducatif pour qu'il produise les informaticiens que Sarkozy veut aller chercher en Inde, réforme du code de la nationalité, lancement d'un vaste programme d'accueil de la vie, car c'est sur ses enfants que doit compter la France, et non sur ceux des autres.
Yves Daoudal: National hebdo .

