Le plus étonnant c'est qu'il n'y ai aucune photo dévalorisante, et aucun mot injurieux.
Du progrès, enfin!
Source:
http://www.lepoint.fr/slideshow/view_slide?id=189
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L'article:
Meeting de Jean-Marie Le Pen au Palais des sports de Paris, c’est l’avant-dernier rassemblement des sympathisants du Front national avant le premier tour le 22 avril. Ambiance.
Texte : Jamila Aridj - Photos : Antoine Bonfils - Coordination : Olivier Bruzek
Venus en nombre, ils étaient massivement présents à l’extérieur du Palais des sports de Paris avant le début du discours. Certains des anciens combattants de la Guerre d’Algérie sont venus soutenir leur candidat. Jean-Marie n’a pas manqué de rappeler dans son discours qu’il avait quitté son poste de député de Paris pour s’engager à vingt-sept ans dans les parachutistes en Algérie.
Le numéro 2 du Front national donne le ton de ce rassemblement. Devant une poignée de journalistes, il évoque le meurtre de la jeune Nantaise Sophie Gravaud : « Nicolas Sarkozy porte une part de responsabilité dans la mort de cette malheureuse. Le suspect sous le coup d’une mise en examen pour viol aurait dû être reconduit en Bosnie à coup de pied aux fesses mais ce n’était pas possible à cause de l’abolition de la double peine. » Son pronostic pour le premier tour ? « Un duel entre Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen », avant d’ajouter : « Il (NDLR : Jean-Marie Le Pen) a toujours été sous-estimé dans les sondages ».
La vice-présidente du Front national a dénoncé à la tribune « le projet immigrationniste, atlantiste, communautariste et guerrier » du candidat UMP. Elle veut mettre ainsi fin aux rumeurs d’un quelconque rapprochement avec Nicolas Sarkozy. « Nous ne serons jamais les supplétifs de votre politique ou de votre personne », a-t-elle ajouté. Avant de céder la parole à son père, Marine Le Pen s’adresse directement à lui : « C’est aussi parce que je suis ta fille papa que je suis fière de mener ce combat. »
Il est loin le temps de la rupture. Le temps où Bruno Mégret voulait reprendre les rênes du Front national. Le président du Mouvement national républicain était présent dimanche, au Palais des sports. Assis au premier rang, il confirme son engagement pris en octobre dernier de former une « union patriotique » appelée par Jean-Marie Le Pen. Dans cet esprit d’union, il a également pris pour cible le candidat de l’UMP. « J’appelle tous mes électeurs à voter pour Le Pen. Le président du Front national a raison d’attaquer Sarkozy qui essaie de tromper nos électeurs. Voter Sarko, c’est voter pour un bonimenteur de foire qui vous vend un appareil électroménager dont on s’aperçoit une fois rentré chez soi qu’il ne marche plus », a-t-il déclaré.
L’adjoint de Bruno Gollnisch, Martial Bild, a ouvert le meeting parisien. Pour chauffer la salle, il rappelle que 22 millions de documents ont été collés et distribués depuis le début de la campagne. « On travaille assidûment à préparer les documents qui devront être imprimés dès le lendemain du premier tour. Documents qui sont tous conçus pour un Le Pen finaliste », a-t-il ajouté.
Député au Parlement européen et membre du bureau politique du Front national, Carl Lang était lui aussi présent ce jour. Assis à côté de Jany Le Pen, il est l’un des plus fidèles collaborateurs du président du Front national. Il a adhéré au parti dès 1978.
Ils sont tous là. Assis au premier rang, les fidèles de Jean-Marie Le Pen écoutent attentivement leur candidat, donnant même le tempo des applaudissements. Jany Le Pen, Carl Lang et Bruno Gollnish. Au second plan (premier en partant de la gauche), le député européen Philip Dewinter.
Jean-Marie Le Pen commence par renvoyer dos à dos ses rivaux, « les trois pieds nickelés qui sont les enfants politiques de ceux qui ont conduit la France au désastre : Bayrou celui de Giscard, Royal celle de Mitterrand et Sarkozy celui de Chirac ». Il poursuit en revenant une nouvelle fois sur les origines étrangères de Nicolas Sarkozy : « Le sang français que vous méprisez, il a coulé beaucoup pour la liberté et l’indépendance de la France. Vous n’avez qu’une seule nationalité, a-t-il déclaré, la nationalité sarkozienne. »
Cinq mille militants ont assisté à l’avant-dernier meeting de leur candidat avant le premier tour de l’élection présidentielle. Venus souvent en famille, les militants ont été, comme toujours, encouragés à avoir une influence sur leurs amis, entourage ou voisinage. « Dites-leur que demain sera trop tard », a lancé Jean-Marie Le Pen depuis la tribune.
Le sociologue et écrivain Alain Soral exulte après le discours de son candidat. « Il est le seul candidat sérieux. Jean-Marie Le Pen est le seul à pouvoir rassembler les militants qui ont dit non au traité européen. » Il se lèvera et applaudira longuement le discours du président du Front national avant de faire le « V », symbole de la victoire.
Il a relevé le pari d’emmener le président du Front national en banlieue. Farid Smahi a organisé l’incursion de Jean-Marie Le Pen sur la dalle d’Argenteuil le 4 avril dernier. Membre du FN autoproclamé « Français, patriote et musulman », il a imaginé son initiative comme un pied de nez au candidat UMP qui sur cette même dalle avait prononcé les mots « karcher » et « racaille ». Une façon aussi de faire un appel du pied aux électeurs de banlieue.
Le président du Front national n’oublie pas son ennemi de toujours : Jacques Chirac. « Le mois de mai sera heureux », annonce-t-il, « il verra le départ de ce personnage maléfique. » Concluant son discours d’une heure vingt, il lance : « Ce scrutin est un référendum solennel, oui ou non êtes-vous contre le système des trois complices du déclin ? »
Selon une organisation parfaitement orchestrée, Jany le Pen rejoint son mari sur scène. Entouré d’enfants le couple entonne, avec le public, le quatrième couplet de La Marseillaise, « amour sacré de la patrie », sous une pluie de drapeaux tricolores. Le meeting s’achève dans les cotillons et une musique « jazzy », digne d’une ambiance de thé dansant.





