Messagepar Le Bulot » 28/04/2006 - 17:14
Français d’Abord Quotidien – édition de fin de semaine (par Georges MOREAU) :
A vous de juger !
Marine Le Pen était présente jeudi soir sur le plateau de France 2, invitée d’Arlette Chabot pour le premier grand débat de la campagne présidentielle, « A vous de juger », en compagnie du président de l’UDF François Bayrou, du ministre sarkozyste François Fillon, du socialiste candidat à la candidature Jack Lang, du président du MPF Philippe de Villiers, de la porte-parole des Verts Cécile Duflot, de la représentante des trotskystes, Arlette Laguiller, et de celle de la vieille masure communiste, Marie-Georges Buffet. La vice-présidente du FN a souligné de prime abord le ressentiment de l’établissement pour « le manant Le Pen » qui n’en fait pas partie et vient troubler le partage des rôles, la duplicité d’une classe politicienne « qui a menti sur tous les sujets aux Français », sur les chiffres du chômage, sur l’immigration, sur l’insécurité, sur la situation économique et sociale de notre pays. François Fillon a été le premier à faire les frais de la pugnacité souriante de Marine Le Pen, laquelle n’a pas manqué de pointer le double langage de l’UMP, le porte-coton de Nicolas Sarkozy osant dénoncer le « discours de l’extrême droite » qui a le front d’évoquer le problème de l’immigration. La dirigeante frontiste lui a rétorqué qu’un tel langage est proprement sidérant alors que les sarkozystes s’échinent « à aller sur le terrain du FN », à l’heure où « tout le monde parle d’immigration », ce qui prouve que c’est « un sujet central de la vie politique », que le FN avait raison d’attirer l’attention des Français sur ce problème redoutable. Après la fausse droite, la vraie gauche internationaliste en a pris pour son grade, lorsque Arlette Laguiller et Marie-Georges Buffet ont entamé leur couplet anti-populaire pour appeler à la poursuite de l’immigration et à la régularisation des clandestins. Marine Le Pen a eu beau jeu de souligner que l’immigration massive est instrumentalisée par le « grand patronat » -qui partage d’ailleurs avec les internationalistes marxistes la même volonté de déraciner les peuples et de détruire les Etats nations- « pour faire pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français ». Si toutes les vérités sont bonnes à dire, celle-ci en a fait grimacer plus d’un, plus d’une sur le plateau !
Défense de la communauté nationale
Alors que le sujet de l’intégration des étrangers était évoqué, Marine Le Pen a redit sa conviction que « c’est l’assimilation qu’il faut faire », laquelle a fonctionné parfaitement avec les premières vagues d’immigration qu’a connues la France au XXème siècle, assimilation « qui a permis à un hongrois de devenir Premier ministre » a finement souligné la vice-présidente du FN. Philippe de Villiers a pris la parole à son tour pour exposer, avec ce phrasé si particulier qui le caractérise, le programme du Front National. Ce qui lui a valu de recevoir les félicitations ironiques de Marine Le Pen pour bien avoir appris sa leçon, qu’il débite avec « le zèle des nouveaux convertis ». Encore un peu d’entraînement « et vous ferez un bon ministre de Le Pen ! » a-t-elle déclaré à la fin de la tirade du président du MPF. L’arrogant Jack Lang a été pris quant à lui à ses propres mensonges, cet éminent représentant de la gauche caviar affirmant sans rire qu’il y a 150 000 clandestins sur le territoire national. Ce qui lui a valu d’être ramené à la réalité par la dirigeante frontiste qui a exposé que le rapport du sénateur socialiste Georges Othily estimait à 600 000 le nombre de clandestins pénétrant en France métropolitaine et dans les Dom-Tom chaque année ! (FDA Quotidien du 14/02/2006). Marine Le Pen a pareillement ridiculisé le concept « parfaitement malhonnête » d’immigration « choisie » défendu par Nicolas Sarkozy, dans un pays « qui compte 5 millions de chômeurs ». Ministre-président de l’UMP qui affirme tout aussi péremptoirement que les familles d’immigrés pourront venir s’installer chez nous pour peu qu’un salaire équivalent au Smic soit gagné par un des conjoints. Or, comme l’a souligné la dirigeante FN, il n’est pas difficile de comprendre, au vu de la situation économique, que les familles d’immigrés, qui comportent le plus souvent de très nombreux enfants, seront en fait « à la charge de la communauté nationale ».
Leur mépris du peuple en question
La priorité est de « supprimer le droit du sol », de « réformer le droit de la nationalité », d’inverser les flux migratoires, tant il est vrai que « l’échec de l’intégration c’est l’échec de l’immigration massive » a noté Marine Le Pen. Immigrés qui, et cela est évidemment compréhensible, quittent les pays pauvres, africains notamment, pour les nations (encore) riches. A cette occasion, la vice-présidente du FN a donc plaidé pour « une grande politique de co-développement avec l’Afrique », pour fixer les populations dans leur pays, projet déjà décliné par le candidat Le Pen en 2002. Grand moment de l’émission, la question d’un referendum sur l’immigration a été abordée. Et on a vu, à cette occasion, François Bayrou et les autres représentants des partis immigrationnistes refuser avec horreur cette éventualité. Au motif que le résultat de celui-ci pourrait être « trop dangereux » en ce qu’il remuerait inéluctablement « les bas instincts » de ces salauds de franchouillards, forcément d’ignobles racistes, qui entendent garder la maîtrise de leur destin et préserver leur identité et leur prospérité. « Vous méprisez à ce point les Français que vous ne voulez pas leur demander leur avis sur l’immigration ! » s’est indignée la vice-présidente du FN.
« Ce sont vos idées qui sont à bout de souffle »
En fin d’émission Marine Le Pen a fustigé les discours du « y’ a qu’à faut qu’on » tenus par la droite et la gauche depuis vingt ans, leur mépris des Français. « Souvenez-vous du peuple français ! » s’est exclamée notamment la vice-présidente du Front à l’adresse d’un Jack Lang qui laissait transparaître sa haine du programme de souveraineté nationale défendu par le FN. « Nous vivons une crise de confiance majeure », « une cassure » entre le peuple et les élites politiques, qui démontrent que « ce sont vos idées qui sont à bout de souffle » a déclaré Marine Le Pen s’adressant aux politiciens qui l’entouraient. Elle a redit sa conviction que notre pays est « réformable », les espoirs du FN dans une jeunesse qui a massivement voté Le Pen en 2002, son souhait de mettre en place, la droite nationale aux affaires, « une grande politique de croissance, plutôt que d’organiser la faillite » comme c’est le cas aujourd’hui. Interrogée en conclusion de cette émission par Alain Duhamel sur les trois mesures phares qui seront celles du FN arrivé au pouvoir, Marine Le Pen a cité la mise en place d’une « République référendaire », pour redonner la parole au peuple sur les grands sujets qui concernent son avenir, « la réforme du droit de la nationalité », et bien sûr la sortie du carcan euromondialiste bruxellois « qui étouffe la France ».
de retour...