La menace Ebola est à nos portes et que faisons-nous ? A priori, rien de spécial. Pourtant, dès le mois d’avril dernier, les autorités sanitaires avaient été alertées. On ne dénombrait qu’une « poignée » de morts : cinq en Sierra Leone, six au Liberia. Aujourd’hui, la situation serait devenue incontrôlable. D’après l’ONG Médecins sans frontières, l’épidémie risque de s’étendre dans d’autres pays et même de gagner le reste du monde. Les facteurs socio-culturels expliquent en particulier l’explosion de cette épidémie : conditions de vie et d’hygiène, peu de protection sanitaire, tissu rural dense qui favorise le « réensemencement » de la maladie. En plus, les Africains rechignent à se faire soigner, de peur de se faire voler leur âme par les Blancs…
À l’heure où ces lignes sont écrites, plus de 1.300 cas ont été recensés et plus de la moitié des personnes contaminées sont décédées, ce qui en fait l’épidémie la plus importante depuis la découverte de cette maladie (encore incurable) en 1976 à Yambuku (République démocratique du Congo). Encore ne parle-t-on que des cas dûment recensés. Combien en existe-t-il d’autres en sursis qui ne se manifestent pas ? Car la maladie incube pendant 21 jours avant de se déclarer et la mortalité approche les 90 %. La menace est estimée très sérieuse par le Premier ministre David Cameron. Des mesures de mises en quarantaine sont envisagées.
L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a consulté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur ce sujet et des compagnies aériennes africaines ont interrompu leurs liaisons avec les pays en question. Des cas, jusqu’à présent négatifs nous dit-on, ont été signalés en Angleterre, en Espagne et à Hong Kong. Apparemment maîtrisés.
Je ne suis pas sûr que nous soyons prêts à combattre cet autre virus, certainement plus puissant que le SIDA car, pour le moment, il ne connaît aucun rempart.
Pour notre ministre de la Santé, Marisol Touraine, cette menace n’est pas une priorité majeure. Pas de restrictions de voyage envisagées vers ces pays. Nos professionnels et nos laboratoires ont, d’après elle, les capacités pour faire face.
Pour ceux qui ont la mémoire longue, le monde a combattu la grande pandémie du SIDA qui, en 2007, avait déjà tué plus de 33 millions de personnes, sachant que de nombreux pays (notamment la Chine) continuent de dissimuler les vrais chiffres des personnes contaminées et décédées. Le monde n’était pas prêt à combattre cette pandémie. Je ne suis pas sûr que nous soyons prêts à combattre cet autre virus, certainement plus puissant que le SIDA car, pour le moment, il ne connaît aucun rempart.
Manuel Gomez dans Boulevard Voltaire
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Ebola à nos portes : que faisons-nous ?
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Re: Ebola à nos portes : que faisons-nous ?
Ebola sera-t-il pire que la peste ou le choléra ?
L’épidémie actuelle, bien qu’étant la plus importante depuis la découverte du virus, reste cependant modérée et localisée, si on la compare à des épidémies plus banales telles que celles de la grippe.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété, le 8 août, que le virus Ebola représentait « une urgence de santé publique de portée mondiale », estimant qu’il fallait une réponse internationale coordonnée pour arrêter sa propagation. Rien de plus normal car cette épidémie est la plus importante qu’on ait connue depuis la découverte du virus en 1976, date à laquelle elle avait causé la mort de 431 personnes.
Le virus se transmet par contact avec des tissus, le sang ou des sécrétions biologiques de sujets infectés. Le risque est donc important pour les soignants et l’entourage du malade, mais relativement faible pour le reste de la population, et en aucun cas comparable à la contagiosité du virus de la grippe, qui est heureusement moins dangereux mais cependant responsable, rappelons-le, de 3.000 à 5.000 morts par an en France. Ces notions devraient rester présentes à l’esprit de nos responsables médiatiques afin d’éviter, à l’avenir, des commentaires aussi délirants que ceux auxquels nous avons eu droit en 2009 lors de l’épidémie de grippe H1N1.
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/jacquesmichella ... lera,98493
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L’épidémie actuelle, bien qu’étant la plus importante depuis la découverte du virus, reste cependant modérée et localisée, si on la compare à des épidémies plus banales telles que celles de la grippe.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété, le 8 août, que le virus Ebola représentait « une urgence de santé publique de portée mondiale », estimant qu’il fallait une réponse internationale coordonnée pour arrêter sa propagation. Rien de plus normal car cette épidémie est la plus importante qu’on ait connue depuis la découverte du virus en 1976, date à laquelle elle avait causé la mort de 431 personnes.
Le virus se transmet par contact avec des tissus, le sang ou des sécrétions biologiques de sujets infectés. Le risque est donc important pour les soignants et l’entourage du malade, mais relativement faible pour le reste de la population, et en aucun cas comparable à la contagiosité du virus de la grippe, qui est heureusement moins dangereux mais cependant responsable, rappelons-le, de 3.000 à 5.000 morts par an en France. Ces notions devraient rester présentes à l’esprit de nos responsables médiatiques afin d’éviter, à l’avenir, des commentaires aussi délirants que ceux auxquels nous avons eu droit en 2009 lors de l’épidémie de grippe H1N1.
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Re: Ebola à nos portes : que faisons-nous ?
Ebola : les pays africains ferment leurs frontières, pas nous
Tandis qu’au Kenya, où aucun cas d’Ebola n’a été référencé, le ministre de la Santé James Macharia – dans un souci de santé publique – prend la décision de suspendre l’entrée sur le territoire des voyageurs en provenance de Guinée, de Sierra Leone et du Liberia infectés par le virus, tandis que le Koweït, l’Arabie saoudite et la Libye ferment leurs frontières, la Cour européenne annonce la suspension des vols de retour des immigrés arrivant d’un pays où sévit l’épidémie. Autrement dit : le gouvernement kenyan et les pays arabes s’attachent à protéger leurs populations, alors que la Cour européenne expose les nôtres au contact d’immigrés illégaux potentiellement à risque !
Déroutante est la raison invoquée par l’agence FRONTEX (chargée de la coopération inter-pays sur les frontières extérieures de l’Union européenne) : la suspension pourrait durer plusieurs mois selon les prévisions des experts. « Jusqu’à ce que nous ayons l’assurance que l’épidémie est sous contrôle, l’agence n’organisera pas de vols de retour vers ces pays », a averti le directeur adjoint de l’agence.
La fermeture provisoire des frontières, ce serait logique et humain. Mais ce ne serait pas socialiste.
« À bas les frontières ! Personne n’est illégal », criait la « Caravane des sans-papiers et des migrants » à Bruxelles, au mois de juin. Personne ne sera plus illégal, mais tout le monde sera malade. C’est une vision progressiste et humaniste, il paraît.
Qui plus est, le contrôle par l’installation de centres d’isolement peut prendre une drôle de tournure : à Monronvia, la capitale du Liberia, sous l’attaque de pillards armés affirmant ne pas croire à la maladie (mais ils volent médicaments, couvertures et matelas), 17 malades atteints de la fièvre hémorragique se sont enfuis dans la nature, démultipliant ainsi les risques de contamination.
En outre, l’interdiction des expulsions est d’autant plus préoccupante que les clandestins, à peine débarqués, se comportent très mal. « Pour beaucoup d’immigrés, l’arrogance et le recours à la violence sont la norme », constate le COISP, un syndicat de police italien. En plus de risquer de prendre des coups, les policiers subissent aussi des crachats ; et quand on sait que le virus Ebola se trouve dans tous les liquides…
Il y a plus alarmant encore : l’entrée en Albanie via la Grèce de quarante Érythréens illégaux placés sous surveillance pendant 21 jours dans un hôpital situé à moins de 140 km du port le plus proche d’Italie. À tel point qu’une réunion de crise vient de se tenir à Nice, qui rapporte une augmentation de 500 % de l’immigration sur le sol italien entre 2013 et 2014. Et entre le 1er janvier et le 30 juin 2014, sur 61.591 irréguliers, 31 % sont originaire de l’Érythrée. Le problème, ce sont les répercussions en France : « Nous les vivons maintenant », explique un agent de la police aux frontières de la zone sud.
Mais pourquoi donc ne pas imiter le bon sens dont font preuve les pays précédemment cités ?
La fermeture provisoire des frontières, ce serait logique et humain. Mais ce ne serait pas socialiste.
Caroline Artus dans Boulevard Voltaire
http://www.altermedia.info/france-belgi ... ore-114465
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Tandis qu’au Kenya, où aucun cas d’Ebola n’a été référencé, le ministre de la Santé James Macharia – dans un souci de santé publique – prend la décision de suspendre l’entrée sur le territoire des voyageurs en provenance de Guinée, de Sierra Leone et du Liberia infectés par le virus, tandis que le Koweït, l’Arabie saoudite et la Libye ferment leurs frontières, la Cour européenne annonce la suspension des vols de retour des immigrés arrivant d’un pays où sévit l’épidémie. Autrement dit : le gouvernement kenyan et les pays arabes s’attachent à protéger leurs populations, alors que la Cour européenne expose les nôtres au contact d’immigrés illégaux potentiellement à risque !
Déroutante est la raison invoquée par l’agence FRONTEX (chargée de la coopération inter-pays sur les frontières extérieures de l’Union européenne) : la suspension pourrait durer plusieurs mois selon les prévisions des experts. « Jusqu’à ce que nous ayons l’assurance que l’épidémie est sous contrôle, l’agence n’organisera pas de vols de retour vers ces pays », a averti le directeur adjoint de l’agence.
La fermeture provisoire des frontières, ce serait logique et humain. Mais ce ne serait pas socialiste.
« À bas les frontières ! Personne n’est illégal », criait la « Caravane des sans-papiers et des migrants » à Bruxelles, au mois de juin. Personne ne sera plus illégal, mais tout le monde sera malade. C’est une vision progressiste et humaniste, il paraît.
Qui plus est, le contrôle par l’installation de centres d’isolement peut prendre une drôle de tournure : à Monronvia, la capitale du Liberia, sous l’attaque de pillards armés affirmant ne pas croire à la maladie (mais ils volent médicaments, couvertures et matelas), 17 malades atteints de la fièvre hémorragique se sont enfuis dans la nature, démultipliant ainsi les risques de contamination.
En outre, l’interdiction des expulsions est d’autant plus préoccupante que les clandestins, à peine débarqués, se comportent très mal. « Pour beaucoup d’immigrés, l’arrogance et le recours à la violence sont la norme », constate le COISP, un syndicat de police italien. En plus de risquer de prendre des coups, les policiers subissent aussi des crachats ; et quand on sait que le virus Ebola se trouve dans tous les liquides…
Il y a plus alarmant encore : l’entrée en Albanie via la Grèce de quarante Érythréens illégaux placés sous surveillance pendant 21 jours dans un hôpital situé à moins de 140 km du port le plus proche d’Italie. À tel point qu’une réunion de crise vient de se tenir à Nice, qui rapporte une augmentation de 500 % de l’immigration sur le sol italien entre 2013 et 2014. Et entre le 1er janvier et le 30 juin 2014, sur 61.591 irréguliers, 31 % sont originaire de l’Érythrée. Le problème, ce sont les répercussions en France : « Nous les vivons maintenant », explique un agent de la police aux frontières de la zone sud.
Mais pourquoi donc ne pas imiter le bon sens dont font preuve les pays précédemment cités ?
La fermeture provisoire des frontières, ce serait logique et humain. Mais ce ne serait pas socialiste.
Caroline Artus dans Boulevard Voltaire
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Re: Ebola à nos portes : que faisons-nous ?
Ebola : le FN réclame la suspension des vols d’Air France
Pour « protéger les Français contre le risque de propagation », le FN estime qu’Air France doit suspendre ses vols vers les pays affectés par le virus Ebola.
Le Front national estime jeudi que la compagnie Air France doit suspendre ses vols vers les pays affectés par l’épidémie du virus Ebola pour « protéger les Français contre le risque de propagation », selon un communiqué. « Marine Le Pen et le Rassemblement bleu Marine pressent le gouvernement français à prendre toutes dispositions pour obtenir » d’Air France « la suspension de ses liaisons aériennes en provenance ou à destination des pays à risque, dont la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia ».
Pour le FN, la France « doit prendre notamment exemple sur l’Afrique du Sud qui vient de fermer ses frontières aux vols provenant de trois pays particulièrement touchés par la maladie », évoquant la « nécessité de protéger les Français contre le risque de propagation de cette maladie contagieuse ». Le parti d’extrême droite rappelle que « seules trois compagnies internationales continuent de desservir régulièrement les pays affectés : Royal Air Maroc, Brussels Airlines et Air France ».
Des personnels navigants d’Air France ont déjà refusé d’embarquer pour des vols vers des destinations à risque.
source: Le Point
http://www.altermedia.info/france-belgi ... ore-114593
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Pour « protéger les Français contre le risque de propagation », le FN estime qu’Air France doit suspendre ses vols vers les pays affectés par le virus Ebola.
Le Front national estime jeudi que la compagnie Air France doit suspendre ses vols vers les pays affectés par l’épidémie du virus Ebola pour « protéger les Français contre le risque de propagation », selon un communiqué. « Marine Le Pen et le Rassemblement bleu Marine pressent le gouvernement français à prendre toutes dispositions pour obtenir » d’Air France « la suspension de ses liaisons aériennes en provenance ou à destination des pays à risque, dont la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia ».
Pour le FN, la France « doit prendre notamment exemple sur l’Afrique du Sud qui vient de fermer ses frontières aux vols provenant de trois pays particulièrement touchés par la maladie », évoquant la « nécessité de protéger les Français contre le risque de propagation de cette maladie contagieuse ». Le parti d’extrême droite rappelle que « seules trois compagnies internationales continuent de desservir régulièrement les pays affectés : Royal Air Maroc, Brussels Airlines et Air France ».
Des personnels navigants d’Air France ont déjà refusé d’embarquer pour des vols vers des destinations à risque.
source: Le Point
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