Médiator : c’est l’Afssaps qu’il faudrait placer sous surveillance
Le scandale soulevé par le Médiator a conduit l'Afssaps, sur intervention de pneumologues du CHU de Brest, à le suspendre le 25 novembre 2009 et l'Agence européenne à l'interdire définitivement le 14 juin 2010. Depuis 1976, date à laquelle il a commencé à être prescrit dans les cas de diabètes asymptomatiques ou aux personnes en surpoids, cinq millions de patients l'auront utilisé dont 2,9 pendant plus de deux mois, délai au-delà duquel son utilisation peut provoquer maladies des valves cardiaques, hypertension pulmonaire, voire décès. Nul ne peut dire encore combien de morts il aura provoqués, le chiffre oscillant entre 500 et 2 000. Mais l'Isoméride, utilisant une molécule analogue à celle du Médiator, avait déjà été retiré du marché en 1997 pour les mêmes raisons. Alors, s'agit-il d'une dramatique incompétence ou d'une perversion criminelle ?
Peut-on cependant s'étonner, puisque l'on évoque des traitements destinés à faire perdre du poids, du silence de l'Afssaps sur l'Aspartame, « la seule arme de destruction massive en vente libre dans les hyper-marchés », qui continue, en dépit de toutes les études mettant en garde contre sa nocivité, à être recommandé par les charlatans du “light“.
Depuis des années nous dénonçons dans ce journal les méfaits de la pharmaco-médecine industrielle et la complicité des organisations de contrôle dont plus personne n'ose nier le financement par les grands laboratoires et la présence dans les commissions d'experts qui appartiennent pour la plupart à ce Système. Le Médiator et les 77 autres médicaments mis « sous surveillance » par l'Afssaps, simplement révèlent l'énormité de la combine qui se fût prolongée indéfiniment si un petit groupe de praticiens courageux n'avait décidé d'arracher le voile.
Et encore ! De la première liste de 59 produits publiée le 18 janvier, Bruno Toussaint, directeur de la revue “Prescrire” qui se bat depuis des années pour une transparence totale dans ce domaine grave, notait que « certains devraient être retirés du marché » et surtout que « pour l'instant, ce sont les laboratoires qui font les suivis d'effets secondaires et les transmettent à l'Agence. Il vaudrait mieux que ce soit fait par des experts indépendants ».
Le Paracétamol est un cas différent. Il ne figure pas sur la liste mais une toute récente étude du FDA américain montre que, pris à hautes doses, il est très toxique pour le foie. Aux États-Unis les cachets de plus de 350 milligrammes seront retirés du marché. En France les cachets effervescents Biogaran-Ig contiennent 1 000 mg de paracétamol. Mais on sait bien quel est le grand argument de la profession unanime : « Tout médicament efficace comporte des risques. Sinon, c'est un placebo ».
Arrêtons-nous en revanche sur le cas dramatique du Gardasil qui se trouve, lui, sur cette liste. Avec au 30 septembre 2009 ce commentaire de l'Afssaps : « Compte tenu de l'ensemble des données disponibles à ce jour, l'Afssaps considère que le rapport bénéfices-risques de ce vaccin reste favorable ». Alors que les dénonciations contre ce vaccin pleuvent de toutes parts.
L'anti-Papillomavirus, encore un vaccin pour combattre un bobard.
Que les vaccins contre le HPV, ou Human papillomavirus - mis sur le marché par Merck et Glaxo-Smith-Kline - possèdent des effets secondaires ne fait aucun doute. Mais ceux-ci ne sont pas aussi bénins que le suggère l'Afssaps. Au point qu'ils sont accusés de survenir en plus grand nombre que le virus lui-même. En Europe, trois morts et 9 000 cas sérieux ont été imputés au Cervarix. Depuis sa mise en service en 2006 le Gardasil aurait fait 72 morts aux États-Unis et provoqué 18 000 cas d'effets secondaires négatifs contre lesquels le fabricant lui-même met en garde : syndromes de Guillain-Barré, lupus, attaques cérébrales, vertiges, nausées, évanouissements, pertes d'équilibre. D'autres réactions sont beaucoup plus graves : paralysies, caillots sanguins, douleurs cervicales, fatigues sévères, accidents cardiaques, difficultés respiratoires, spasmes des bronches etc. Au point que de nombreuses associations de défense on été créées aux États-Unis par les familles de victimes. On citera Truth About Gardasil (< truthabout-gardasil.org >) http://truthaboutgardasil.org/ ou Sane Vax (< sanevax.org >) http://sanevax.org/. Elles rappellent que Merck était également le fabricant du Vioxx qui a été retiré du marché après que 50000 utilisateurs en eurent été morts. Mais la multinationale invoque la nécessité : deux types de HPV seraient responsables de 70 % des cancers du cerveau. Faux : il y a d'innombrables autres causes à ce cancer !
En réalité s'il est vrai que 60 % de la population américaine est affectée par le HPV, 99 % des papillomavirus sont inoffensifs. Quatre souches seulement sont susceptibles par contact sexuel d'entraîner un cancer du cerveau. Ayant été diagnostiqué avec une de ces souches on possède 8 % de chance de développer un cancer du cerveau. 8 % de 1 % ! D'ailleurs 0,3 % des infections génitales évoluent vers un cancer.
De surcroît il y aurait quelque 200 génotypes de HPV et la plupart d'entre eux ne seraient pas sensibles au vaccin, ce qui décrédibilise totalement celui-ci. C'est donc pour un aussi petit risque que l'on entend vacciner toutes les filles de 9 à 19 ans - 12 à 18 ans en Grande-Bretagne -, avec en prime des effets secondaires graves. Ce qui rend d'autant plus suspecte une campagne mondiale de vaccination que l'on envisage d'étendre aux garçons au prétexte que eux aussi peuvent recevoir et transmettre le papillomavirus.
Reste à imaginer l'extraordinaire pactole que représente pour les fabricants un vaccin qui nécessite une triple injection. Le Cervarix, qui contient 500 micro-gr. d'hydroxyde d'aluminium, est commercialisé par GSK et Pasteur au prix de 111,82 € la dose. Il n'est remboursé qu'à 65 % et ne couvre que deux types de HPV représentant seulement 70 % des cas de cancer de l'utérus susceptibles de ne survenir que 40 ou 50 ans plus tard. Quant au Gardasil, il contient du Polysorbate 80 réputé abortif, stérilisant, pouvant provoquer des convulsions et des chocs anaphylactiques ( réaction allergique généralisée) et être mortel. Il renferme aussi du Borate de sodium - détergeant, utilisé comme poison à rats - et utilisé comme adjuvant de l'hydroxy-phosphate d'aluminium (225 micro-gr. par vaccin). Toléré dans l'eau de boisson à moins de 100 micro-gr. par litre.
Partout des associations se constituent pour réclamer l'interruption de la vaccination criminelle contre le HPV faisant justement valoir qu'il faudrait attendre au moins 15 ans pour vérifier son innocuité et son éventuelle efficacité. Celle-ci étant d'ailleurs jusqu'ici loin d'être confirmée par les essais bien que les laboratoires clament une couverture à 70 %. Dans de très nombreux pays des voix s'élèvent contre une intolérable campagne publicitaire et commerciale conduite par des laboratoires pharmaceutiques tout-puissants. Lesquels continuent à recevoir aussi bien de l'Afssaps que du CSHPF un soutien à peine déguisé.
René BLANC. RIVAROL 18 FÉVRIER 2011
Médiator : c’est l’Afssaps qu’il faudrait placer sous survei
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