L'hypnose au chevet des cancéreux
Publié : 01/12/2010 - 22:00
L'hypnose au chevet des cancéreux
Des infirmières du centre Papin veulent se former à l'hypnose pour améliorer les soins. Un fabricant de perruques les encourage dans cette démarche.
Les infirmiers, aides-saignants et autres manipulateurs en radiothérapie du Centre régional de lutte contre le cancer Paul-Papin pourraient être formées à l'hypnose pour améliorer, d'ici deux ans, la prise en charge de la douleur. Utilisée ponctuellement, avec l'accord évidemment du patient, cette technique ne vise pas à les anesthésier mais plutôt à détourner leur attention avant de leur administrer un soin ou de les manipuler, à l'occasion par exemple de la toilette ou d'un examen. C'est un moyen d'augmenter leur seuil de tolérance à la douleur sans utiliser de moyens médicamenteux, comme la morphine ou un gaz euphorisant.
« On ne les endort pas, on les emmène ailleurs » résume joliment Sabine de Bourmont, médecin anesthésiste, responsable du Comité de lutte contre la douleur de Paul-Papin. « On modifie leur perception en les amenant à fixer leur attention sur quelque chose de plaisant » détaille Claudie Bernicot, infirmière générale.
Une aide de 1 000 €
Cette dernière a reçu des mains de Stéphanie Rigolt, responsable du réseau Any d'Avray, et de sa franchisée à Angers, Yvette Dernoncourt, deux chèques d'une valeur totale de 1000 €, dans le cadre du Prix infirmier décerné par cette marque, spécialiste du cheveu de substitution, autrement dit de la perruque.
Le centre angevin ne bénéficie pour l'heure que d'un « accessit », comme dix autres établissements français. Le prix de la 16e édition, d'une valeur de 7 500 €, a en effet été attribué à la Clinique de Chartres pour l'organisation d'une journée de détente et d'esthétique. Mais cette récompense a valeur d'encouragement, a justifié Stéphanie Rigolt qui a invité ses hôtes angevines à actualiser leur dossier l'année prochaine.
« C'est efficace ».
Ce coup de pouce devrait permettre à cette équipe d'infirmières de convaincre leur direction de financer une formation interne, démarche qu'a déjà engagée le CHU d'Angers voisin auprès d'une partie de son personnel soignant.
« 95 % des collègues que nous avons interrogés, tous services confondus, sont volontaires pour apprendre les techniques de l'hypnose » rapporte Claudie Bemicot qui constate que de nombreux patients ont « déjà recours par eux-mêmes à des prises en charge complémentaires, comme l'hypnose ou la sophrologie », pour soulager leurs maux .
« L'hypnose de soin, c'est efficace, conclut Sabine de Bourmont. Même si on ne veut pas y croire, on finit par y croire quand même ».
Anthony PASCO Courrier de l'Ouest
anthony. pasco@courrier-ouest.com
Des infirmières du centre Papin veulent se former à l'hypnose pour améliorer les soins. Un fabricant de perruques les encourage dans cette démarche.
Les infirmiers, aides-saignants et autres manipulateurs en radiothérapie du Centre régional de lutte contre le cancer Paul-Papin pourraient être formées à l'hypnose pour améliorer, d'ici deux ans, la prise en charge de la douleur. Utilisée ponctuellement, avec l'accord évidemment du patient, cette technique ne vise pas à les anesthésier mais plutôt à détourner leur attention avant de leur administrer un soin ou de les manipuler, à l'occasion par exemple de la toilette ou d'un examen. C'est un moyen d'augmenter leur seuil de tolérance à la douleur sans utiliser de moyens médicamenteux, comme la morphine ou un gaz euphorisant.
« On ne les endort pas, on les emmène ailleurs » résume joliment Sabine de Bourmont, médecin anesthésiste, responsable du Comité de lutte contre la douleur de Paul-Papin. « On modifie leur perception en les amenant à fixer leur attention sur quelque chose de plaisant » détaille Claudie Bernicot, infirmière générale.
Une aide de 1 000 €
Cette dernière a reçu des mains de Stéphanie Rigolt, responsable du réseau Any d'Avray, et de sa franchisée à Angers, Yvette Dernoncourt, deux chèques d'une valeur totale de 1000 €, dans le cadre du Prix infirmier décerné par cette marque, spécialiste du cheveu de substitution, autrement dit de la perruque.
Le centre angevin ne bénéficie pour l'heure que d'un « accessit », comme dix autres établissements français. Le prix de la 16e édition, d'une valeur de 7 500 €, a en effet été attribué à la Clinique de Chartres pour l'organisation d'une journée de détente et d'esthétique. Mais cette récompense a valeur d'encouragement, a justifié Stéphanie Rigolt qui a invité ses hôtes angevines à actualiser leur dossier l'année prochaine.
« C'est efficace ».
Ce coup de pouce devrait permettre à cette équipe d'infirmières de convaincre leur direction de financer une formation interne, démarche qu'a déjà engagée le CHU d'Angers voisin auprès d'une partie de son personnel soignant.
« 95 % des collègues que nous avons interrogés, tous services confondus, sont volontaires pour apprendre les techniques de l'hypnose » rapporte Claudie Bemicot qui constate que de nombreux patients ont « déjà recours par eux-mêmes à des prises en charge complémentaires, comme l'hypnose ou la sophrologie », pour soulager leurs maux .
« L'hypnose de soin, c'est efficace, conclut Sabine de Bourmont. Même si on ne veut pas y croire, on finit par y croire quand même ».
Anthony PASCO Courrier de l'Ouest
anthony. pasco@courrier-ouest.com