Déficit de l'assurance maladie les patients mis à contributi
Publié : 06/10/2010 - 18:24
Déficit de l'assurance maladie les patients mis à contribution
Les pistes du gouvernement pour soulager le déficit de l'assurance maladie ont commencé à filtrer : plusieurs mesures touchent aux remboursements des assurés.
L'ampleur du plan de redressement de l'assurance maladie dévoilé hier par « Les Échos » - 2,5 milliards d'euros d'économies en 2011 - ne constitue pas une surprise : c'est l'effort nécessaire pour respecter le cap fixé par Nicolas Sarkozy, qui veut limiter à + 2,9 % la hausse des dépenses de l'assurance maladie l'an prochain.
Mais le quotidien économique entre dans le détail des mesures qui seraient envisagées : elles comprennent la baisse de prix des médicaments, celle de tarifs des radiologues et des biologistes et surtout le recul de certains remboursements pour les patients.
Les médicaments remboursés à 35 % par la Sécurité sociale, les « vignettes bleues », ne le seraient plus qu'à 30 %. Le remboursement pour les consultations de ville (chez un généraliste notamment), passerait de 70 % à 69,5 %.
À l'hôpital, la franchise de 20 % acquittée par les patients sur les actes ne porterait plus seulement sur 91 euros mais sur 120. Des mesures limiteraient par ailleurs les cas de transports sanitaires pris en charge à 100 % pour les patients en Affection longue durée (ALD : cancer, diabète, etc.).
L'ensemble des mesures touchant les patients ne constitueraient pas l'essentiel des économies (autour de 500 millions d'euros, contre plus de 600 millions sur les dépenses de médicaments ou encore 550 millions pour la maîtrise des prescriptions médicales, selon « Les Échos », mais ce sont les plus sensibles.
Hausse des complémentaires
Ce sont « des pistes de travail qui ne sont absolument pas arbitrées et que le gouvernement présentera dans les prochains jours », a dit la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
Cela n'a pas empêché de nombreuses réactions négatives.
Les complémentaires santé, déjà touchées par une hausse de leur fiscalité, estiment qu'elles vont devoir augmenter leurs tarifs en 2011 parce qu'elles sont amenées à compléter les remboursements en baisse de la Sécurité sociale.
Le gouvernement doit présenter le 28 septembre son Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Le Courrier de l'Ouest sept 2010
Les pistes du gouvernement pour soulager le déficit de l'assurance maladie ont commencé à filtrer : plusieurs mesures touchent aux remboursements des assurés.
L'ampleur du plan de redressement de l'assurance maladie dévoilé hier par « Les Échos » - 2,5 milliards d'euros d'économies en 2011 - ne constitue pas une surprise : c'est l'effort nécessaire pour respecter le cap fixé par Nicolas Sarkozy, qui veut limiter à + 2,9 % la hausse des dépenses de l'assurance maladie l'an prochain.
Mais le quotidien économique entre dans le détail des mesures qui seraient envisagées : elles comprennent la baisse de prix des médicaments, celle de tarifs des radiologues et des biologistes et surtout le recul de certains remboursements pour les patients.
Les médicaments remboursés à 35 % par la Sécurité sociale, les « vignettes bleues », ne le seraient plus qu'à 30 %. Le remboursement pour les consultations de ville (chez un généraliste notamment), passerait de 70 % à 69,5 %.
À l'hôpital, la franchise de 20 % acquittée par les patients sur les actes ne porterait plus seulement sur 91 euros mais sur 120. Des mesures limiteraient par ailleurs les cas de transports sanitaires pris en charge à 100 % pour les patients en Affection longue durée (ALD : cancer, diabète, etc.).
L'ensemble des mesures touchant les patients ne constitueraient pas l'essentiel des économies (autour de 500 millions d'euros, contre plus de 600 millions sur les dépenses de médicaments ou encore 550 millions pour la maîtrise des prescriptions médicales, selon « Les Échos », mais ce sont les plus sensibles.
Hausse des complémentaires
Ce sont « des pistes de travail qui ne sont absolument pas arbitrées et que le gouvernement présentera dans les prochains jours », a dit la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
Cela n'a pas empêché de nombreuses réactions négatives.
Les complémentaires santé, déjà touchées par une hausse de leur fiscalité, estiment qu'elles vont devoir augmenter leurs tarifs en 2011 parce qu'elles sont amenées à compléter les remboursements en baisse de la Sécurité sociale.
Le gouvernement doit présenter le 28 septembre son Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Le Courrier de l'Ouest sept 2010

