La grippe A, descendante de la grippe espagnole, cousine du choléra et de la peste noire ?
Qu'on l'appelle grippe porcine, grippe mexicaine, ou dans un registre plus scientifique grippe A H1 N1, on ne parle plus que d'elle, elle court sur toutes les antennes, sur toutes les chaînes, dans toutes les têtes et toutes les bouches.
Le monde entier a contracté l'épidémie.
On l'annonçait, on l'attendait ; et pourtant, elle a surpris. Car la grippe A, comme le constatait au début du mois Roselyne Bachelot elle-même, ne se présente pas du tout telle qu'on l'avait prévue. La grippe sera bénigne, mais très contagieuse. Bénigne, mais pas pour autant inoffensive : il semble que le taux de mortalité, que certains épidémiologistes avaient évalué à 1 pour 100, soit en fait du même ordre que celui de la grippe saisonnière : 1 pour 1000. Si l'on se réfère aux prévisions de l'Organisation Mondiale de la Santé, qui fait état de 30 % de pénétration de la population par le virus, on arrive, pour les 64,3 millions d'habitants que compte la France, au nombre de 19 000 morts, assez voisin des 20 000 que prévoyait Roselyne Bachelot. Faut-il y croire ? Jusqu'à présent, le virus a démenti les prévisions de l'OMS.
Aussi important que ce chiffre puisse paraître. si on le rapporte aux 543 500 décès enregistrés en France en 2008, nous ne sommes tout de même pas menacés par l'apocalypse. La « banale » grippe saisonnière provoque elle-même 7 500 morts par an.
Le professeur Patrick Berche, doyen de la faculté de médecine Paris V Descartes et chef du service de bactériologie-parasitologie-virologie de l'hôpital Necker, à Paris, appelait d'ailleurs à la raison, le 15 septembre dernier, dans Le Monde : « Des morts sans antécédents médicaux, nous en recensons tous les ans au cours de l'épidémie de grippe saisonnière, mais j'admets qu'il y en a peut-être un petit peu plus avec la grippe A. Cela dit, nous n'avons pas d'argument pour affirmer que la situation s'aggrave. Actuellement, la mortalité liée au H1 N1 reste inférieure à celle de la grippe saisonnière. Certains pays comme l'Argentine ont enregistré une mortalité particulièrement forte, mais il se peut que l'accès aux soins soit en cause, même si ce n'est probablement pas la seule explication. Si les décès de personnes jeunes et en bonne santé se multiplient dans les semaines à venir, alors il sera justifié de s'alarmer. Dans l'histoire des virus, les scientifiques ont remarqué que ceux-ci changeaient de virulence à peu près au même moment partout dans le monde. Lorsque les cas mortels de grippe A chez des sujets sains se multiplieront à plusieurs endroits du globe, des mesures plus drastiques devront être prises. »
Et si l'on fermait les écoles ?
Selon un bilan de l'Organisation Mondiale de la Santé, depuis l'apparition du virus au printemps dernier jusqu'au 11 septembre, la « pandémie » avait tué « au moins » 3 205 personnes sur l'ensemble de la planète. En comparaison, le Sida est chaque année responsable de plus de deux millions de morts sur le continent africain, et le paludisme y cause plus d'un million de décès. D'où vient alors la panique qui a saisi le monde entier à l'annonce de cette nouvelle épidémie de grippe ?
En premier lieu, l'OMS, qui considère aujourd'hui « la gravité globale de la pandémie grippale comme modérée », a donné l'alerte en termes alarmistes, ne serait-ce qu'en utilisant le terme « pandémie », que le Petit Robert définit ainsi : « Epidémie qui atteint un grand nombre de personnes, dans une zone géographique très étendue », exemples à l'appui : « Pandémie de choléra, de peste ».
Le Dr Margaret Chan, directeur général de l'OMS, s'en est justifiée en invoquant le principe de précaution : « Je ne prédis pas l'apparition d'une pandémie, mais si je passe à côté et que nous ne sommes pas préparés, alors j'aurai failli à ma tâche ». Les gouvernements - y compris le gouvernement français échaudé, si l'on ose dire, par la canicule de l'été 2003 - ont eu la même réaction.
Cette réaction s'est traduite par l'annonce de mesures extraordinaires si le gouvernement français décidait de passer du cinquième au sixième niveau du plan de lutte contre la pandémie : fermeture des établissements scolaires (sans structure de garde de remplacement) ; mise en place d'un système de « cartable électronique » par France 5 et Radio France pour assurer le suivi scolaire des élèves (certains professeurs ont voulu y voir une manière déguisée de convaincre l'opinion de la possibilité de réduire le nombre des enseignants) ; limitation des rassemblements ; modification ou arrêt des activités associatives ; annulation des spectacles, concerts, cinémas, et manifestations ; mesures de protection du personnel au sein des entreprises.
Un virus de bonne souche
On échappait encore au couvre-feu, mais on apprenait récemment que le ministère de la Justice envisageait de mettre en place, « dans le cas où l'on serait dans une situation catastrophique » précisait le garde des Sceaux Michelle Alliot-Marie, un certain nombre de mesures qualifiées de « liberticides » par le très gauchisant Syndicat de la Magistrature, prévoyant entre autres de généraliser le huis clos, de confier à un juge unique les audiences en correctionnelle ou en cour d'appel, d'envoyer les mineurs en correctionnelle, ou encore de prolonger les délais de détention provisoire de quatre à six mois sans débat contradictoire.
Il était naturel que de telles annonces stimulent les imaginations de nos compatriotes. Les rumeurs et les supputations n'ont pas tardé à courir, concernant par exemple la possibilité que le virus mute et devienne beaucoup plus meurtrier - on avait déjà eu droit à ce scénario catastrophe lors de l'épidémie de grippe aviaire.
Mieux : une étude publiée dans le New England Journal of Medicine en juin et évoquée en France au mois d'août par l'Express, fait du virus H1 N1 un descendant de la grippe espagnole qui fit 20 millions de morts dans le monde entre 1917 et 1920, échappé d'un laboratoire dans les années 70 et qui court, depuis, autour de la planète « sous de multiples variantes, animales ou humaines », explique le journaliste de l'Express. Heureusement, le descendant semble moins pernicieux que l'ancêtre.
Mais il est décidément dit que personne, non personne n'échappera à la nouvelle épidémie. Au mois d'août, à la veille du Ramadan, le Conseil français du culte musulman a dissuadé les fidèles du Prophète en France de se rendre en pèlerinage à La Mecque, pour cause de pandémie, l'Arabie saoudite étant touchée par le virus. Pour un bon musulman, mourir de la grippe porcine serait évidemment un comble !
Hervé Bizien monde & vie 21 septembre 2009
La grippe A, descendante de la grippe espagnole,......
Re: La grippe A, descendante de la grippe espagnole,......
ne vous inquiétez pas, l'année prochaine on va nous sortir la grippe du dindon car il aura des stocks à écouler...
Si la grippe du connard arrive, il va y avoir un génocide!
Si la grippe du connard arrive, il va y avoir un génocide!
Doucement mais sûrement.... Dr Jekyll est devenu Mr Hyde
- Tireur_isolé
- Modérateur principal
- Messages : 9036
- Inscription : 25/05/2006 - 15:48
- Localisation : Paris
- Contact :
Re: La grippe A, descendante de la grippe espagnole,......
*
_ Et la grippe du
... c'est pour quand 
_ Et la grippe du
... c'est pour quand ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
- Prodeo
- Décédé
- Messages : 9209
- Inscription : 25/03/2006 - 8:52
- Localisation : La Défense - Royaume de France
- Contact :
Re: La grippe A, descendante de la grippe espagnole,......
Corinne a écrit :ne vous inquiétez pas, l'année prochaine on va nous sortir la grippe du dindon car il aura des stocks à écouler...
Si la grippe du connard arrive, il va y avoir un génocide !
Ils essaient depuis longtemps de mettre au point la peste (grippe) du pélican rebelle, mais ils n'ont pas encore trouvé. Heureusement que les pélicans c'est du lourd et du sauvage, même si la plupart sont moins lourds et sauvages qu'ils ne sont rebelles.
_
« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité
