Quand le Téléthon fait œuvre de mort

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Quand le Téléthon fait œuvre de mort

Messagepar Pat » 07/10/2009 - 22:22

Médecin et catholique, le Dr Jean-Pierre Dickès est d'autant mieux placé pour parler de la myopathie que cette terrible maladie a frappé ses plus proches. Il dénonce ici l'hypocrisie du Téléthon, qui sous prétexte de lever des fonds pour lutter contre la maladie, sert à financer des recherches qui aboutissent à l'élimination des embryons, tuant ainsi le malade pour éradiquer la maladie.

En tant que père d'un enfant myopathe mort voilà 12 ans, grand-père de myopathe et médecin catholique, il m'appartient plus qu'à tout autre de dénoncer les dérives de l'Association de la lutte contre les myopathies (AFM) qui organise le Téléthon. Quand l'opinion publique s'est intéressée à ces maladies, le professeur Demas, ami du professeur Lejeune, consultait ses malades dans une cave de l'Hôpital Cochin. L'association, créée en 1958 connut un développement extraordinaire sous la présidence de Bernard Barataud, un employé de l'EDF qui inventa le Téléthon en 1987, Il avait un fils myopathe qui fut tué par une voiture en traversant un passage clouté pour se rendre à l'Hôpital Necker des Enfants malades. Honnête homme (il ne chercha jamais à s' enrichir), il suscita une dynamique réelle en faveur du traitement de la maladie, mais laissa en revanche s'installer une incroyable dérive : celle qui consiste à tuer les malades pour éviter d'avoir à les soigner.
Emporté par son enthousiasme, il pensa orienter essentiellement les dons du Téléthon vers la recherche génétique. C'était une erreur fondamentale. Car plus les chercheurs du Généthon avançaient dans la connaissance du génome, plus celui-ci apparaissait complexe. Le « tout génétique » a produit une gigantesque bulle qui éclate depuis environ trois ans. Il est facile de l'expliquer. Si une personne a les yeux marrons et qu'elle veut en changer la couleur pour les faire passer au bleu, il suffit théoriquement de bousculer le gène de la couleur initiale. Le programme consistait donc à remplacer le gène de la myopathie, découvert par un britannique du nom de Monaco, par un gène sain. Un gène donnait une information.
Or on s'aperçut vite que ce calcul était faux. Car il existe de multiples connexions très complexes entre les gènes, mais aussi d'autres points d'informations venant de la cellule elle-même en dehors du noyau (ce sont des centres dits d'épigenèse) En outre, les mitochondries, considérées à l'origine comme de simples piles électriques faisant fonctionner la cellule, jouent aussi un rôle important. Mais le dogme « un gène = une information » n'en a pas moins continué d'être exploité, par un souci d'ordre idéologique. Cette obstination, stérilisant toute recherche en France, a notamment été dénoncée par le professeur Ben Ari, de Marseille, spécialiste mondial du traitement de l'épilepsie.

Une orientation idéologique vers l'eugénisme

C'est effectivement un idéologue trotskiste selon son propre aveu au quotidien Le Monde-, du nom de Peschanski, qui fut chargé de la recherche sur les gènes dans le cadre de l'institut I-Stem (Institut des cellules Souches pour le Traitement et l'Etude des maladies Monogéniques), subventionné de manière principale par les dons du Téléthon. Les idéologies produisent toujours des œuvres de mort : Peschanski orienta les recherches vers la détection de la maladie in utero afin de pratiquer des avortements jusqu'à la veille de l'accouchement, selon les possibilités données par la loi Veil.
Un deuxième axe était celui du tamisage des embryons par ce que l'on appelle le diagnostic préimplantatoire effectué sur les embryons dans le cadre des fécondations in vitro ; lesquels embryons étaient envoyés directement dans l'évier au moindre signe permettant de penser que le gène de la myopathie s'y trouvait.
Cet « important progrès pour la vie », à en croire le bulletin de l'AFM du 6 novembre 2006, se complétait par un troisième axe : celui de la recherche sur les cellules souches embryonnaires capables de régénérer les muscles des enfants myopathes. Or cette recherche ne mène à rien, elle non plus.
Le professeur Montagnier découvreur du virus du sida, Wilmut, le père de la brebis clonée, le professeur de génétique Arnold Munnich, conseiller de l'Elysée, Lord Patel, chargé des recherches sur les cellules-souches en Grande-Bretagne, tous ces gens ont condamné ce genre d'expériences. Or l'AFM continue de les subventionner, alors que ces recherches ne débouchent pas sur des traitements, mais conduisent à la mort des enfants in utero, à leur sélection eugénique au niveau embryonnaire, et à la destruction à grande échelle d'embryons au nom de la recherche.
C'est ainsi que le Téléthon est arrivé à faire œuvre de mort. Quand on aura tué tous les myopathes avant leur naissance, il n'y aura plus besoin de les soigner. Ainsi en a-t-il été des trisomiques qui, dans 96 % des cas, sont éliminés avant leur arrivée au monde.
Dr Jean-Pierre Dickès, président de l'association Catholique des Infirmières et Médecins.
monde & vie 13 décembre 2008
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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